mercredi 16 décembre 2020

Domestiquer les Gafas?

   La lutte finale?              

                 La question semble enfin d'importance, après des décennies d'indifférence, dans la perspective de libre concurrence internationalisée chère à l'OMC. Ce qui était bon pour les Gafas, malgré leurs excès et leurs prétentions semblait bon pour les marchés.     Mais rien ne va plus depuis peu. Pour les instances européennes, il faut maintenant mette le holà.        Elles représentent de par leur développement une menace pour le système  lui-même. Il est temps de reprendre le pouvoir, comme dit une économiste.  A Bruxelles aussi, on montre ses dents. Cela ne peut plus durer. On va voir ce qu'on va voir. Quoi au fait? On verra.     Une taxe? Pourquoi pas? Mais ce sera comme une égratignure sans effets sur les flancs de géants, qui ne cessent de croître, avec la complicité de paradis fiscaux comme le Luxembourg et l'Irlande, les maillons faibles.             _____Et l'Allemagne rechigne pour ne pas fâcher l'ami américain et il faudrait réformer la législation en matière de fiscalité notamment: "...En l'absence d'harmonisation fiscale européenne, les Gafa peuvent donc implanter leurs filiales européennes – et donc leur présence physique – dans les pays qui proposent les taux d'imposition les plus faibles, tout en limitant leur présence physique dans les autres.     Par exemple, Google France n'a déclaré en 2018 qu'un chiffre d'affaires de 411 millions d'euros et a payé en France 17 millions d'euros d'impôts. Pourtant, les seules recettes publicitaires réalisées en France auraient rapporté à Google environ 2 milliards d'euros, estime le Syndicat des régies internet.     Résultat : en moyenne dans l'UE, les entreprises du numérique sont soumises à un taux d'imposition effectif deux fois moins élevé que celui applicable aux entreprises traditionnelles, selon la Commission européenne. Ce qui crée des conditions de concurrence défavorables et prive les États membres d'importantes recettes fiscales.   Dès lors, la question est de savoir sur quels critères taxer ces entreprises afin qu'elles payent leur "juste part" d'impôt dans les États où elles exercent une activité économique...".

              Une taxe oui, mais pas que...Thierry Breton est déterminé...pour l'instant. Plus d'obligations et plus de transparence. Comme si une unanimité et une volonté  forte étaient là. La guerre économique avec Washington se durcit sur ce point et le nouveau président ne sera sans doute pas plus conciliant sur cette affaire. L'internet ne peut rester un far west, selon Breton, nouveau shérif en matière de commerce équitable. Wait and see....La partie va être dure, c'est le moins que l'on puisse dire... La victoire, s'il y en a une, sera collective ou ne sera pas....._________

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