jeudi 10 décembre 2020

Marseille et ses "miasmes"

 Aux premières loges 

                        Grand port méditerranéen, par où transitaient toutes sortes de produits venant du Moyen-Orient et de plus loin, Marseille était une porte d'entrée idéale pour l'arrivée des biens, mais aussi des "miasmes", des germes de toutes sortes que les marins amenaient avec eux. Les pandémies se répétaient, sans qu'on sache leur donner un nom, sans qu'on en connaisse la source ni les mécanismes.     Avec l'expérience, on essayait d'isoler, de confiner comme on pouvait, mais jamais sans le succès escompté. Malgré des mesures mal respectées.   On connaît celle de 1720, qui emporta la moitié de la population dans cette ville prospère et des environs. Un seul bateau, transportant des tapisseries, semble avoir été mis en cause: le Grand St Antoine. Les saignées n'y firent rien. L'aide et le dévouement, non plus. 

        Désespoir généralisé. De quoi relativiser ce que nous vivons aujourd'hui.  Des sépultures de catastrophes sont retrouvées régulièrement. Les rats n'auraient peut-être pas été les seuls propagateurs.  Selon Olivier Dutour, "...le terrifiant pathogène ne venait pas d’Asie, comme on le croyait jusqu’alors, mais descendait directement du responsable de la première pandémie ayant ravagé l’Europe au 14e siècle, connue sous le nom effrayant de "peste noire". Entre 1342 et 1353, elle avait en effet décimé près de la moitié de la population de l’Europe ! Autrement dit, "le bacille de cette peste noire médiévale a persisté localement pendant plusieurs  siècles avant de resurgir brusquement !" 

          Il y eut plus tôt la "grande pestilence" de1347, qui affecta une population déjà fragilisée et se répandit en plusieurs phases successives sur une partie de l'Europe.    ___________________


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