samedi 8 mai 2021

Certains l'appellent Mark

      Une image ambivalente                      

                               Malgré les nombreuses critiques externes et parfois internes, Mark reste droit sans ses bottes. Parfois naïf ou faisant mine de l'être, parfois désarçonné par les critiques, il jure de s'amender, corrige quelques détails mais se trouve vite pris en défaut par le "monstre" qu'il a créé et débordé par le travail de titan consistant à gérer sa plate-forme devenue mondiale, victime de son succès et du quasi-monopole qu'elle représente. Les tentatives de démantèlement reviennent régulièrement et pourraient bien aboutir, même aux USA... Le roi de la Silicon Valley poursuit son chemin et oeuvre toujours à une croissance sans fin de son bébé de jeunesse.   


                             Mais quel est réellement le projet de cet homme obstiné et secret, derrière l'image publique qu'il donne ou qu'on imagine? Qu'a-t-il donc "dans le tête"?                             C'est l'objet d'une étude récente qui ne fait pas de psychologie de bazar, mais qui tente de mettre en perspective les projets d'un homme aussi secret qu'efficace dans son domaine, pas si naïf qu'on voudrait le dire, ayant un objectif quasi-messianique, utopique diront certains, ambigü assurément: "....Mark Zuckerberg ne cesse de réaffirmer qu'il souhaite rapprocher les gens, que la mission de son entreprise est de permettre aux uns et aux autres de confronter leurs idées pour qu'apparaisse une forme de méta-entente collective, dans un esprit fukuyamien donc.      Les discours de haine, les fausses nouvelles, la radicalisation des postures ne seraient à ses yeux que des troubles périphériques qu'il serait d'évidence possible de gommer. Mais la fresque qui se dégage au fil des pages est toute différente : celle d'une entreprise mue par cette obsession de rapprocher les gens, à un point tel que les critiques aussi pertinentes qu'elles puissent être, en deviennent secondaires. Zuckerberg se révèle en réalité clairement incapable de comprendre qu'il joue à l'apprenti sorcier, en modérant les contenus à minima, en laissant une place disproportionnée aux algorithmes dans la mise en avant de contenu, en ayant du mal à accepter que les contenus outranciers soient valorisés par sa plateforme en raison de leur potentiel à générer du trafic même, en refusant d'envisager que l'intelligence artificielle, désormais de plus en plus présente, puisse induire une altération de notre libre arbitre..."                                                                                                                              ____Tous copains sur FB? Il serait bien naïf d'y croire encore. La croissance exponentielle de la plate-forme n'est pas sans incidences politiques, comme on l'a vu. Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes quand des monopoles ont pignon sur rue.        ____  Les dérives et la logique intrusive facbookiennes peuvent-elles être modifiéesOu bien: too big to change?

        ____   Elements pour la réflexion:
Facebook et le « paradoxe de la vie privée »
Mark Zuckerberg, le roi du «déso pas déso» 
Le mea culpa de Facebook ne suffira pas
Comment Facebook s’est débrouillé pour que vous ne le quittiez pas:
Facebook : avec 230 likes, l'algorithme vous connaît mieux que votre conjoint
Les réseaux sociaux sont-ils mortels ?:
La pire crise de l’histoire de Facebook en 17 actes
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