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vendredi 10 avril 2026

Chère télé!

Une liberté dévoyée

                  Le problème de l'information en France par le biais radio-télévisuel arrive à un point critique. Surtout depuis que règne la loi de l'info en continu,  dominée par une publicité de plus en plus envahissante et d'intérêts privés influenceurs, ce qui n'est pas sans conséquence sur les contenus. L'ouverture à la privatisation sans exigences réelles et les exemples burluconiens ont ouvert la voie à un PAF insignifiant, le plus souvent purement voué au divertissement ou à des dérives dont certains commencent à 'inquèter. Le verrou médiatique s'est installé, sauf rares exceptions.                                                                                                              Avec la contitution de grands goupes comme Vivendi, l'empire médiatique se renforce jour après jour, comme celui du richissime Breton, dont les objectifs culturels et politiques ne font plus mystère: mettre de plus en plus en plus de moyens au service de ses idéaux et de ses projets, sans que l'Arcom ou l'Etat ne réagisse à la hauteur des finances investies, par peur ou par complaisance. Le RN a de solides appuis au coeur de cette chaîne influenceuse, qui passe beaucoup de temps à dénoncer la "partialité" du service public, qui perd pourtant en qualité informationnelle, mais où le débat contradictoire et informé reste encore présent.                                                                                                            C'est la Chaîne si contestée qui est en question et l'audience qu'elle prend auprès de certaines couches de la population, malgré certaines critiques, dissensions et critiques peu médiatisées. C'est récurrent...   


                                                                                                                                                                         Point de vue:                "....C'est le fonds de commerce de l’empire médiatique de Vincent Bolloré : diffuser et amplifier, de CNews au Journal du dimanche, en passant par Europe 1, le poison de la haine et de la division, principalement sur le dos des personnes noires et arabes, pour mieux vendre au public la fusion de la droite radicale et de l’extrême droite.      C’est donc mécaniquement que la machine s’est emballée avec l’élection, qui plus est dès le premier tour, de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Un maire noir, candidat de La France insoumise (LFI), issu d’un quartier populaire de banlieue parisienne : un tel concentré des obsessions de la fachosphère ne pouvait que faire du nouvel élu la cible idéale de la chaîne amirale du groupe, CNews, qui s’est élancée lance sur fautre, comme au temps des croisades.   Expression d’une domination blanche arc-boutée contre l’immigration, les émissions « 100 % politique » des 27 et 28 mars ont symbolisé l’acmé de son offensive réactionnaire, les propos ouvertement racistes prenant le pas sur les déclarations à relents racistes rabâchées à longueur d’antenne depuis près d’une décennie.                                       Pour caractériser les premières heures du mandat du vainqueur de Saint-Denis, le psychologue Jean Doridot a estimé nécessaire d’en passer par les « mammifères sociaux », les « grands singes » et les « chasseurs-cueilleurs [qui] vivaient en tribus ». Son collègue philosophe Michel Onfray a surenchéri le lendemain en prêtant à Bally Bagayoko une attitude de « mâle dominant » pour avoir appelé à faire « allégeance » après son élection. « Ça, c’est très tribal. On fait allégeance au mâle dominant. Mais on n’est pas dans une tribu primitive », a-t-il insisté pour être sûr d’être bien compris.                                                                                                                           Message reçu 5 sur 5. Sauf par l’exécutif, dont la réaction a été aussi tardive que poussive, alors même que la déferlante raciste avait débuté avant, et s’est poursuivie après, jusqu’à toucher le 2 avril quatre autres élus noirs LFI, destinataires d’un message teinté de références à Tintin au Congo et au « zoo de Beauval ».  Pis, les membres du gouvernement ont d’abord participé à la meute, en instrumentalisant les huées ayant accompagné certains maires déchus au Blanc-Mesnil, à Saint-Denis ou à Creil (Oise), pour ensuite convenir, à la suite des propos diffusés à l’antenne de CNews, qu’il fallait s’en distancier.         Face à l’évidence, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, les a jugées « ignobles » et « absolument inacceptables », tandis que le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est contenté de dénoncer, à l’Assemblée nationale, la « banalisation du mal et du racisme ». Ni l’un ni l’autre n’ont estimé nécessaire de pointer la responsabilité d’une chaîne qui, malgré ses nombreuses récidives, semble toujours bénéficier d’une certaine mansuétude, voire d’une large impunité, au regard de la régularité de ses hors-pistes à l’antenne.                                                 Si le président de la République, aux indignations sélectives, a jugé préférable de se taire, le parquet de Paris a indiqué le 1er avril avoir ouvert une enquête après le dépôt de plainte de Bally Bagayoko. Cette fois, les auteurs des propos, mais également CNews, sont visés. Pour faire bonne figure, le préfet de Seine-Saint-Denis s’est constitué partie civile à la demande du premier ministre.     Mais aucun membre du gouvernement ne s’est présenté au rassemblement citoyen contre le racisme organisé par le nouveau maire de Saint-Denis le 4 avril. L’absence de la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a été particulièrement remarquée par des manifestant·es muni·es d’écriteaux aux slogans affûtés : « Bolloré, Macron, Arcom tous complices », « CNews = Mensonge, Pascal Praud-Pagande », « Plus de Bally, moins de Bolloré »…          Et l’autorité compétente, dans tout cela ? Après un silence assourdissant, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) continue d’éluder, sans que le gouvernement trouve à y redire. Saisie par des responsables politiques de gauche et des associations antiracistes, elle s’est simplement résolue à « instruire les séquences qui lui ont été signalées ». Et, le 7 avril, son président, Martin Ajdari, devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a annoncé que l’Autorité avait saisi le rapporteur indépendant, étape indispensable en vue de prononcer une sanction contre la chaîne.              Compte tenu de la gravité et de l’antériorité du préjudice sociétal, alors que l’article premier 
de la Constitution est frontalement attaqué, cette ébauche de position publique est aussi lâche que complice. "  ______

C’estle fonds de commerce de l’empire médiatique de Vincent Bolloré : diffuser et amplifier, de CNews au Journal du dimanche, en passant par Europe 1, le poison de la hai ne et de la division, principalement sur le dos des personnes noires et arabes, pour mieux vendre au public la fusion de la droite radicale et de l’extrême droite.                                                              C’est donc mécaniquement que la machine s’est emballée avec l’élection, qui plus est dès le premier tour, de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Un maire noir, candidat de La France insoumise (LFI), issu d’un quartier populaire de banlieue parisienne : un tel concentré des obsessions de la fachosphère ne pouvait que faire du nouvel élu la cible idéale de la chaîne amirale du groupe, CNews, qui s’est élancée lance sur fautre, comme au temps des croisades.Expression d’une domination blanche arc-boutée contre l’immigration, les émissions « 100 % politique » des 27 et 28 mars ont symbolisé l’acmé de son offensive réactionnaire, les propos ouvertement racistes prenant le pas sur les déclarations à relents racistes rabâchées à longueur d’antenne depuis près d’une décennie.                          Pour caractériser les premières heures du mandat du vainqueur de Saint-Denis, le psychologue Jean Doridot a estimé nécessaire d’en passer par les « mammifères sociaux », les « grands singes » et les « chasseurs-cueilleurs [qui] vivaient en tribus ». Son collègue philosophe Michel Onfray a surenchéri le lendemain en prêtant à Bally Bagayoko une attitude de « mâle dominant » pour avoir appelé à faire « allégeance » après son élection. « Ça, c’est très tribal. On fait allégeance au mâle dominant. Mais on n’est pas dans une tribu primitive », a-t-il insisté pour être sûr d’être bien compris.                                                                                                           Message reçu 5 sur 5. Sauf par l’exécutif, dont la réaction a été aussi tardive que poussive, alors même que la déferlante raciste avait débuté avant, et s’est poursuivie après, jusqu’à toucher le 2 avril quatre autres élus noirs LFI, destinataires d’un message teinté de références à Tintin au Congo et au « zoo de Beauval ».                                     is, les membres du gouvernement ont d’abord participé à la meute, en instrumentalisant les huées ayant accompagné certains maires déchus au Blanc-Mesnil, à Saint-Denis ou à Creil (Oise), pour ensuite convenir, à la suite des propos diffusés à l’antenne de CNews, qu’il fallait s’en distancier.               Face à l’évidence, le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, les a jugées « ignobles » et « absolument inacceptables », tandis que le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est contenté de dénoncer, à l’Assemblée nationale, la « banalisation du mal et du racisme ». Ni l’un ni l’autre n’ont estimé nécessaire de pointer la responsabilité d’une chaîne qui, malgré ses nombreuses récidives, semble toujours bénéficier d’une certaine mansuétude, voire d’une large impunité, au regard de la régularité de ses hors-pistes à l’antenne.                   Si le président de la République, aux indignations sélectives, a jugé préférable de se taire, le parquet de Paris a indiqué le 1er avril avoir ouvert une enquête après le dépôt de plainte de Bally Bagayoko. Cette fois, les auteurs des propos, mais également CNews, sont visés. Pour faire bonne figure, le préfet de Seine-Saint-Denis s’est constitué partie civile à la demande du premier ministre.                                                  Mais aucun membre du gouvernement ne s’est présenté au rassemblement citoyen contre le racisme organisé par le nouveau maire de Saint-Denis le 4 avril. L’absence de la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a été particulièrement remarquée par des manifestant·es muni·es d’écriteaux aux slogans qui visaient juste : « Bolloré, Macron, Arcom tous complices »« CNews = Mensonge, Pascal Praud-Pagande »« Plus de Bally, moins de Bolloré »

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