Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 20 avril 2026

OTAN en question

 Une organisation de défense à re(penser)fonder

    D'un outil politico-militaire au service des intérêts US à une reconfiguration européenne  autonome et efficace dans le contexte géopolitique d'aujourd'hui.                                                                                                                                                                JD Vance, avec cynisme, n'a pas fait dans la dentelle à Munich, en s'adressant à toute l'Europe et ses "passagers clandestins"   "...U: n an plus tard, les déconvenues américaines autour de la circulation dans le détroit d’Ormuz, à l’entrée du Golfe arabo-persique, conséquence de la guerre lancée contre l’Iran, ainsi que le refus des principales nations européennes de prêter leur concours à l’US Navy pour en reprendre le contrôle, n’ont pas incité Washington à plus de complaisance..."     Il n'y a plus rien à attendre de l'Oncle Sam qui se retire sur son pré carré, ayant d'autres relations avec ce qui n'est plus un ennemi. Moscou est souvent accommodant et vice versa...La question du désengagement se pose aujourd'hui de manière aigüe, même si elle a toujours été latente ou affichée. La tutelle militaire d'une puissance qui trouvait dans l'Alliance l'occasion de jouer de son influence écrasante et de faire surtout des affaires est bel et bien remise en question, si on veut une Europe unie au moins sur un point: garantir son indépendance face notamment aux menaces venant de Moscou, qui cache de moins en moins son jeu, objectivement en phase avec Trump sur ce point. Sa dernière attaque verbale a été très claire, malgré les incertitudes: ... il a qualifié l'alliance de "tigre de papier", est intervenue après que les pays de l'OTAN U qui n'ont pas répondu à ses appels à constituer une force navale pour aider à rouvrir le détroit d'Ormuz, bloqué par Téhéran. "Je dirais qu'il n'est plus possible de reconsidérer la question", a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal britannique The Telegraph. "Je n'ai jamais été influencé par l'OTAN. J'ai toujours su qu'il s'agissait d'un tigre de papier, et [le président russe Vladimir] Poutine le sait aussi, soit dit en passant..."                                                                        Comme De Gaulle qui ne croyait guère en l'efficacité du "machin", certains doutent de sa pérennité. Malgré les certitudes ou espoirs de Rutte.


   Mais M. Trump menace de quitter l’OTAN, ou de vider l’article 5 de sa substance, et beaucoup feignent d’y voir une dérive personnelle. L’essentiel est ailleurs. La séquence ouverte dans le détroit d’Ormuz le montre brutalement. Washington lance une guerre contre l’Iran, exige un alignement et découvre que les Européens refusent de suivre. La mécanique se grippe. Ce que M. Trump dit tout haut, c’est ce que la structure contenait depuis l’origine : la garantie américaine vaut tant qu’elle sert la puissance américaine. Le reste relève de la littérature stratégique. L’Europe se retrouve nue au moment précis où elle parle le plus de réarmement, de souveraineté et de sursaut historique. Elle a confondu puissance et équipement. Elle s’est réarmée sans se doter d’une volonté propre. Or une dépendance mieux financée reste une dépendance. Et une alliance dirigée par un protecteur qui se vit en créancier finit toujours par présenter la facture.

« L’OTAN est en voie de décomposition », selon Philippe Leymarie. ________

Aucun commentaire: