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samedi 11 avril 2026

Larges horizons

__ L'Europe face à Trump                                                                                                                                                                                 "...Au-delà de ses positions erratiques, le président américain n’en finit pas de déboussoler l’Union européenne (UE). Les coups de boutoir répétés de Donald Trump sont d’autant plus déstabilisants qu’ils visent les alliés historiques des États-Unis. Le renouvellement de ses menaces, le 1er avril 2026, de quitter l’Otan en réponse au refus des Européens d’aider militairement son armée à débloquer le détroit d’Ormuz est une nouvelle manifestation d’une désinvolture toxique dans l’usage des rapports de force.        Cette politique darwiniste faite de mépris et d’humiliation se prend à cartographier la scène internationale en « espèces étatiques ». D’un côté, des puissances prédatrices, chacune destinée à se reproduire. De l’autre, des proies soumises, toutes condamnées à disparaître. C’est ainsi que, de manière sidérante, le président a pu menacer, le 6 avril, de « faire disparaître la civilisation iranienne...».

__ Nouveau Deal  ?                                                                                                                                                                         "...La perspective d’un accord américano-iranien à Ormuz s’inscrit dans la politique néo-royaliste de l’administration Trump..."

__ Espoir dans le Golfe?                                                                                                                                                                                     Epic Fury n"est pas à son terme. "...Une résolution « Unis pour la Paix » adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies peut pallier l’inaction du Conseil de sécurité...."

__ Kulturweit en question en Allemagne

                                                               Economies budgétaires obligent...

__ Nemesis

                         Bonnes affaires.


__ Eau privatisée:                                                                                                                                                                                     Un peu partout

__ Echos du bolsonarisme                    

                           Un Brésil encore déchiré

__ Loi Yadan                                                                                                                                                                               Sophie Tilk: Le sionisme : des questions, des éléments factuels et historiques, n'en déplaise à Caroline Yadan.

" Le sionisme n'est pas seulement le droit d'Israël d'exister en tant qu'État car si tel était le cas : je n'y verrai absolument aucun problème. Lorsque l'on parle de sionisme, ce qu'il faut regarder et étudier, ce sont les actes, les faits et les conséquences des politiques sionistes menées par les gouvernements israéliens successifs. Depuis 1947, des dirigeants politiques, au nom du sionisme, considèrent que l'existence d'Israël n'est possible que par la colonisation, l'apartheid, les déportations, les massacres de centaines de milliers de civils et le refus systématique de la reconnaissance d'un état palestinien. Dans mes recherches sur le sujet, j'ai lu Theodor Herzl, l'un des pères fondateurs du sionisme politique, il theorisait déjà la colonisation, l'occupation et la déportation. Je le cite : "Lorsque nous occuperons la terre, nous apporterons des bénéfices immédiats à l'État qui nous reçoit. Il faut exproprier en douceur, sur la propriété privée des domaines qui nous a été confié. [...] Nous essaierons de faire traverser la frontière à la population sans le sou en lui procurant un emploi dans les pays de transit tout en lui refusant tout emploi dans notre propre pays [...] Tant le processus d’expropriation que l’expulsion des pauvres doivent être menés avec discrétion et circonspection. Laissons les propriétaires de biens immobiliers croire qu'ils nous trompent, en nous vendant des choses plus chères qu'elles ne valent. Mais en retour, nous ne leur vendrons rien du tout. [...] L'expropriation volontaire sera accomplie par nos agents secrets. [...] Nous vendrons alors uniquement aux Juifs, et tous les biens immobiliers seront échangés uniquement entre Juifs." [...] "Si le propriétaire souhaite vendre la propriété, nous aurons le droit de la racheter à notre prix initialement fixé." Ça c'était la théorie. Puis il y a eu la pratique... bien plus violente. Dès 1947, des centaines de milliers de Palestiniens évacuent en urgence leurs villages pour fuir les milices sionistes et l’armée israélienne. Israël a reconnu avoir expulsé 850 000 Palestiniens, détruit plusieurs centaines de villages. Cet exode forcé a été appelé la Nakba. Traduction : la grande catastrophe. "En 1948, la résolution 194 de l’ONU stipulait, que les réfugiés Palestiniens devaient rentrer, Israël a interdit ce retour et a effacé systématiquement les traces de la Palestine." David Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël disait : « les vieux mourront, les jeunes oublieront ». En 2011 fût votée la « loi Nakba » qui sanctionne financièrement la commémoration de l’expulsion de 850 000 Palestiniens. 77 ans plus tard, aucun Palestiniens n'a oublié. Gaza est désormais rasée à 90%. La totalité des hôpitaux et écoles ont été detruits. Au moins 70000 civils ont été massacrés en 30 mois dont un tier sont des enfants. Autre crime perpétré par les politiques israéliens se revendiquant du sionisme : l'apartheid. Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis consultatif ayant des conséquences importantes pour la protection des droits humains en Palestine. "Cet avis fait suite à une requête de l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2022 demandant à la Cour d'examiner les conséquences juridiques des politiques et des pratiques d'Israël dans le Territoire palestinien occupé. Selon la CIJ, les lois et mesures discriminatoires d’Israël dans le Territoire palestinien occupé sont assimilables aux éléments du crime d’apartheid". En 2014, l'ultrasioniste Ayelet Shaked, ministre de la Justice déclarait : « les mères palestiniennes doivent être tuées et leurs maisons détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroriste ». Le 30 mars 2026, les dirigeants sionistes ont parachevé leur projet d'apartheid, coupe de champagne à la main. Le gouvernement israélien a adopté la peine de mort pour les Palestiniens. Une loi d'exception digne d'un État d'apartheid, une peine capitale raciste. Bien sûr pour justifier une telle loi, les politiques israéliens prétendent que cette sentence ne concerne que les Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes meurtrières. Mais l'excuse du terrorisme pour assassiner ou bombarder des innocents est devenue la norme depuis le 8 octobre 2023. Cette loi est donc bien la légalisation de la peine de mort pour les Palestiniens. Les dirigeants politiques sionistes prétendent depuis des décennies que "antisionisme" et "antisémitisme" ne font qu'un, et ce pour empêcher toute dénonciation des crimes commis au nom su sionisme. Mais les dirigeants israéliens successifs n'ont pas hesité à fréquenter des antisémites noitoires. Lors de l’inauguration de l’ambassade des États unis à Jérusalem, en 2018, étaient presents deux pasteurs évangéliques antisémites et néo-nazis : Robert Jeffress et John Hagee qui pensent que les Juifs iront en enfer pour l’un et qu’Hitler a accompli une mission divine pour l’autre. Israël a également apporté une aide militaire à l’Argentine sous la dictature de Jorge Rafael Videla, malgré la torture et la disparition de 2000 juifs vivant dans le pays. Et aux Etats-Unis, le principal lobby pro-israélien, l’AIPAC, est lié aux néo-conservateurs et aux Chrétiens Sionistes, ceux qui pensent que, pour que le Christ revienne, les Juifs doivent chasser de Terre Sainte le « mal » (Armageddon, les Arabes) puis se convertir à la vraie foi sous peine de disparition. En somme le sionisme peut-il exister sans son fondement colonial, sans la ségrégation, la déportation systématique des Palestiniens ? Comment la critique du sionisme peut-elle être taxée d'antisémitisme alors même des personnes de confession juive dénoncent les crimes commis au nom de cette idéologie, alors même que le régime sioniste est proche de partis d'extrême-droite antisémites à travers le monde ? Lorsque des crimes contre l'humanité sont commis au nom d'une idéologie politique ou religieuse – quelle qu'elle soit – le fait de vouloir museler et criminaliser ceux qui dénoncent ces massacres est un aveu de complicité et d'adhésion à une doctrine violant les droits humains fondamentaux : la loi Yadan est dangereuse. " ________________________

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