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mardi 25 août 2026

Sécheresses et pénuries (suite)

 Point d'histoire 

               __  Le climat a son histoire propre, comme il est naturel. Des cycles longs ou courts, réguliers ou non, selon ce qu'on peut saisir à travers les données de la climatologie, des témoignages indirects de la géologie, des quelques récits plus récents du vécu marquant  des hommes ou de ce qu'il nous en reste.  Il nous semble que nous sommes à un tournant majeur. Il conviendrait de relativiser le catastrophisme ambiant, sans remettre en question les analyses et les signaux du Giec.  La sécheresse récente n'est pas la première.           __ Quand on relit certaines annales, on voit que des canicules parfois terriblement meurtrières ont déjà frappé la France, notamment en 1636 et des années après.  Ce qui est singulier, c'est le fait qu'elles soient si répétitives et qu'elles s'inscrivent dans le cadre d'un réchauffement global, dont les effets se font sentir dans diverses parties du monde, de façon spectaculaire, là où on l'attendait le moins et qu'il est nécessaire d'interroger.    Ce n'est pas seulement la France qui fut touchée par de tels phénomènes extrêmes. En Angleterre, et sans doute ailleurs, des témoignages rapportent des conditions de de sécheresse extrêmes, avant le "petit âge glaciaire":                "En Angleterre, le XIIIᵉ siècle a été marqué par des sécheresses extrêmes, des incendies urbains dévastateurs et des épidémies. L’été exceptionnellement sec de 1212 a notamment favorisé la propagation du grand incendie de Southwark, à Londres, qui a fait des milliers de morts.   Les chroniqueurs médiévaux de l’époque rapportent aussi une sécheresse d’une gravité exceptionnelle en 1252. Le moine bénédictin anglais Matthieu Paris décrit ainsi quatre mois de « chaleur et de sécheresse insupportables », de mars à juillet, sans qu’« aucune pluie ni même aucune rosée » ne vienne soulager les terres.   Les Annales de Tewkesbury, une chronique rédigée à l’époque par les moines de l’abbaye de Tewkesbury (dans le Gloucestershire), confirment que « la sécheresse dura quatre mois, faisant disparaître l’herbe ». Elles rapportent qu’il suffisait de frotter les brins d’herbe entre ses mains pour les réduire en poussière.                                                                                                                             La Chronique des princes (Brut y Tywysogion), un récit médiéval de l’histoire galloise, dresse un constat similaire :

« La chaleur du soleil fut si intense que toute la terre en devint si sèche qu’aucun fruit ne poussa sur les arbres, ni aucune récolte dans les champs ; et l’on ne prit plus ni poisson de mer ni poisson de rivière. »

Matthieu Paris poursuit en décrivant la disparition des pâturages, qui entraîna le dépérissement des bovins et du bétail. Les températures élevées favorisèrent également une « prolifération de puces, de mouches et de moucherons » et s’accompagnèrent d’une recrudescence des maladies, avec des cas de paludisme (alors désigné sous les noms de « fièvre des marais » ou « fièvre intermittente ») signalés dans les zones marécageuses de basse altitude.   Les comptes seigneuriaux confirment les difficultés rencontrées par les agriculteurs. Dans un domaine relevant de l’évêché de Winchester, il est ainsi rapporté que le sol était devenu si dur qu’il fut impossible de le labourer pendant six semaines..."                              Une "anomalie" semblant assez localisée, qui n'est pas du même ordre que celle que nous connaissons aujourd'hui, aux causes passablement différentes.  


       La température à l’échelle mondiale a augmenté de 1.2°C depuis l’époque préindustrielle

          Il y a encore du travail pour les climatologues... Une désinformation en hausse...        ________________

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