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samedi 10 octobre 2026

Merci les vers!

 De très discrets alliés

      Ils auront un jour notre peau. Mais en attendant, que serions-nous sans eux?..                                                                                        Ils peuplent nos sols, discrètement mais efficacement, pour leur fertilité, comme de silencieux laboureurs. Il n'est pas besoin d'être philosophe pour reconnaître leur travail souterrain. Des obscurs travailleurs du sol, dont Darwin souligna le premier l'importance.           Ils sont souvent en péril, avec le développement de l'agrobusiness et son cortège de produits de synthèse en tous genres. _____Il faut sauver nos amis les vers.  Ils sont in-dis-pen-sables. Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.

     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation, qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste    On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.

On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.

        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.
   "Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 



      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôt
re.       

 
 
 
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lundi 5 octobre 2026

Un certaine justice

 Gabriel Zucman dans la bataille des idées

           Il n'est pas un révolutionnaire, mais un économiste  formé aux meilleures écoles, approuvés par certains de ses pairs, juste soucieux de faire un pas de côté, de ne pas se plier au conformisme du métier. Une activité d'ailleurs à l'objectivité toute relative, où la scientificité pose problème, où doit régner régner le débat interne sur les options de base, les choix fondamentaux inhérents à la recherche. L'économie n'est pas une science exacte et l'unanimité ne peut être que de façade, comme le montre l'histoire de cette discipline humaine, indispensable, mais aux postulats souvent discutables.       


     ___ Zucman a fait des choix et ses calculs, au vu des inégalités  qui se creusent stratosphériquement  en France  en cette période ou l'impôts  devient un  problème de premier plan. Il propose, avec d'autres un  impôt différentiel, adopté par l'Assemblée, mais refusée par le Sénat, pour rétablir une justice minimale. Surtout à une époque où les écarts de revenus se creusent comme jamais, où l'évasion fiscale prend une ampleur inédite, contribuant au déclin des ressources si nécessaires pour investir.    Une  richesse cachée qu'il importe de divulguer et de réduire.  Une régression fiscale, dénoncée depuis déjà des années, s'exerçant dans le dos ou avec la complicité de Bercy?   Un détournement de grande ampleur.                                                     "  ...Les partisans de cette mesure, dont Gabriel Zucman, Olivier Blanchard, Jean Pisani-Ferry et plusieurs lauréats du « prix Nobel » d’économie comme Esther Duflo, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, fondent leur argumentation sur un constat d’inégalité fiscale.  Selon leurs recherches, les ménages les plus riches, et notamment les milliardaires, sont proportionnellement moins imposés que le reste de la population. Gabriel Zucman avance que si le taux de prélèvements obligatoires moyen en France avoisine 52 % du revenu national, le taux effectif d’imposition des milliardaires se situerait plutôt aux alentours de 26 % de leur revenu économique.  Cette différence s’expliquerait par le fait que la richesse des « ultra-riches » est principalement constituée d’actifs financiers et professionnels dont la valeur augmente sous forme de plus-values latentes. Ces gains ne sont imposés que lorsqu’ils sont réalisés (par exemple, lors de la vente d’actions), ce qui permet aux détenteurs de ces fortunes d’afficher un revenu imposable très faible par rapport à l’accroissement réel de leur patrimoine. Pour les promoteurs de la taxe, l’impôt plancher viendrait donc corriger cette distorsion et renforcerait le principe d’égalité devant les charges publiques, un enjeu qu’ils jugent essentiel pour la cohésion sociale et le financement des services publics et de la transition écologique. Les recettes estimées par Gabriel Zucman se situeraient entre 15 et 25 milliards d’euros par an..."                                                                                                        L'auteur s'adressait récemment aux plus hautes instances:                                       "....    Au lieu de faire payer aux milliardaires leur juste contribution, le gouvernement a choisi de s’en prendre d’abord aux retraités : 5 milliards de baisses de revenus pour nos parents et grands-parents. 5 milliards, c’est ce que rapportait l’impôt sur les grandes fortunes (ISF) qui a été supprimé par Emmanuel Macron en 2017. Protéger les milliardaires et s’acharner sur les grands-mères et grands-pères : ce qui se prépare est inacceptable. Mais ce n’est pas tout : fiscalisation des indemnités pour maladies du travail et pour accidents professionnels, nouveaux impôts sur les biscuits et les barres céréalières, baisse de l’allocation rentrée scolaire, etc. Reconnaissons la créativité dont le gouvernement fait preuve pour défendre les privilèges fiscaux des ultra-riches : il n’y a dans ce budget aucune mesure pour les faire rentrer dans le champ de la solidarité nationale. Aucune. Ces derniers ont pourtant vu leur richesse exploser ces 30 dernières années. Selon le magazine Challenges, en 1996, la richesse des 500 plus grandes fortunes s'élevait à 80 milliards d'euros, soit 6 % du PIB de l'époque. En 2026 : 1076 milliards d'euros, soit 35 % du PIB. Ce qui signifie que si ces 500 plus grandes fortunes dépensaient tout leur argent, elles pourraient acheter plus d’un tiers de tout ce qui est produit en France (biens et services) une année donnée. Malgré l’explosion de leur fortune, les milliardaires ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales — salariés, cadres, indépendants, etc.Ils jouissent d’un privilège fiscal qui bafoue le principe fondamental d’égalité devant l’impôt affirmé par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. L’impôt plancher de 2 % que je défends vise à corriger cette anomalie. Cette mesure ne concernerait que les foyers fiscaux possédant plus de 100 millions d’euros de patrimoine, au nombre de 1 800 environ. Elle permettrait simplement de s’assurer que les ultra-riches contribuent aux charges communes à la même hauteur que les autres citoyens. Cette mesure rapporterait de l'ordre de 20 milliards d'euros par an. Pour avoir un ordre de grandeur, mettons cela en rapport avec le budget proposé par le gouvernement. Baisse des retraites : 5,5 milliards d’euros attendus. Baisse des allocations familiales et de l’allocation rentrée scolaire : 1,1 milliardTaxes sur les biscuits : 300 millions Les annonces de M. Lecornu vont perpétuer la rupture de l’égalité devant l’impôt. Elles consolident le triomphe de l’injustice fiscale et sociale. Et mettent en péril nos finances publiques. Car les faveurs consenties aux grandes fortunes et aux grandes entreprise se trouvent au cœur du dérapage de nos finances publiques : contrairement à ce qu’affirment un certain nombre de médias et de responsables politiques, nous avons avant tout un problèmes de recettes publiques et non de dépenses publiques. Le gouvernement a choisi de réduire les recettes fiscales du pays. Depuis 2017, ce sont 2 points de PIB de recettes qui manquent à l’appel, soit 60 milliards d’euros par an. C’est l’équivalent du budget de l’éducation nationale qui s’est volatilisé. D’après les travaux de l’OFCE, ce manque à gagner provient de différentes réformes et cadeaux fiscaux : suppression de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés, “flat tax” sur les revenus du capital, suppression de la taxe d’habitation, etc. Nombreux ont bénéficié aux acteurs économiques les plus privilégiés. D’autres choix budgétaires sont devenus impératifs. Peut-on continuer à tolérer que les grandes multinationales aient des taux d’imposition plus faibles que les PME, artisans et boulangers ? Peut-on continuer à tolérer que TotalEnergies ne paie pas ou presque d’impôt sur les sociétés en France ? Peut-on tolérer que les grands groupes multinationaux, dont les profits explosent, puissent payer encore moins en 2027 qu’en 2026, comme le prévoit le budget ? Non, bien évidemment que non. Il n’y a guère de raison de mettre à contribution qui que ce soit avant de s'être assuré que les milliardaires ne paient pas moins d’impôt que les classes moyennes et que les grandes entreprises ne paient pas moins que les PME. C’est simple, c’est basique. Nous comptons sur la représentation nationale et les partis politiques attachés à la justice pour défendre le principe d’égalité devant l’impôt et l’abolition du privilège fiscal des ultra-riches..."
                         __ Problème climatique                             ________________________


dimanche 4 octobre 2026

Petit billet du dimanche

__ Marges

__ Barbarie

__ Surpopulation?

__ Insupportable

__ Choc chinois

__ TFA: le constat

__ Matheux en danger?

__ Attention! Trackers!

__ Retard américain

__ La même histoire

__ Robots chinois

__ IA et littérature

__ Hypothèses bibliques

__ IA: quelle responsabilité?

__ Sources menacées        

__ Une raison de la colère                       

__ Les centrales et les fleuves

          ________ Une famille pas comme les autres  ___________

samedi 3 octobre 2026

Dérives

 Faut suivre....

                      L’histoire le montre amplement, le mensonge et la politique ont souvent fait bon ménage. Jonathan Swift en avait fait au XVIIIe siècle une savoureuse satire, L’Art du mensonge politique. Plus récemment, en 1972, Hannah Arendt jugeait même (dans un texte intitulé « Du mensonge en politique » publié au moment du scandale des « Pentagone Papers ») que « la véracité n’a jamais figuré au nombre des vertus politiques et [que] le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les affaires politiques »....

                   Un champion...     Pas très malin...      ______________

On ne sait jamais...

 Je prends les devants...

          Sur le déclin de ma vie.    __ La mort n'est "rien", mais c'est la seule certitude absolue. __                                                                J'aimerais dire, arrivé au terme d'une vie passée comme un coup de vent:                                                                                                                                        Ce fut tout de même une belle traversée.        Malgré les gros temps, qu'il a fallu souvent affronter, les erreurs de navigation, les pertes de repères, les incertitudes dues à une boussole parfois déréglée (je voguais à l'ancienne), les périodes sombres où sévissaient les tempêtes, les avaries qu'il a fallu réparer seul, le regret parfois d'avoir tenté cette aventure, les noirs moments...                            Mais aussi les longues périodes de mer calme, les moments de rêve et d'apaisement, de bonheur même et l'euphorie, grand solitaire que j'étais. Par vent favorable et ciel dégagé. J'aurais aimé que cela dure....                                                                             Mais non, il fallait rentrer au port.     Vous êtes arrivé à destination, indiquait mon navigateur, qui là ne se trompait pas. Un peu trop tôt à mon goût. Mais la longue traversée m'a usé et j'aspire au repos.   Ceux que j'ai aimés et qui m'ont rendu la pareille comprendront que toute traversée à une fin, dans la logique des choses. Nous ne sommes pas éternels, disait déjà le curé de mon village. Je l'ai toujours su sans y croire vraiment. Maintenant, c'est intériorisé           Je regrette seulement de partir trop tôt. quoique , au vu du bazar ambiant, il me prend l'envie de quitter le cirque humain, cette histoire de fou raconté par un idiot, comme disait Shakespeare                                   Je rêverai  encore longtemps d'une compagne de bord si aimante, si attentionnée, mettant souvent la main à la barre et donnant un sens à l'aventure.   Ainsi qu'à mes deux jeunes et formidables mousses, que me donna ma compagne, qui assumèrent une présence fidèle et rassurante à mes côtés...                                                                                                Nul besoin de pleurer. L'aventure fut belle. Malgré tout!  Ça devrait se fêter, comme dans certaines sociétés traditionnelles. Une vie, ce n'est pas rien... Champagne!

      Je ferai miennes les paroles sobres et sereines de Marc Aurèle, ce stoïcien qui disait: "  Tu t'es embarqué, tu as navigué, tu as accosté, débarque!...Il est de notre nature de mourir: un instant; l'assemblage de tout son corps: une facile décomposition; son âme: un tourbillon, son destin; difficilement conjecturable.  Sa renommée, une vague opinion. S'il faut penser à la mort, ce n'est pas par son attrition, mais au contraire, quand elle est convenablement affrontée, elle nous rend sereins..."     

         On peut aussi (re)lire Epicure     _____________________

mardi 29 septembre 2026

Larges horizons

__ La "déploration" suffira-t-elle?

__ Trump et les contre-pouvoirs: la partie n'est pas gagnée

__ Delphine et les fantômes                                                                                                               Quand la rabbin reconnaissait l'horreur

__ L'Amérique et les mollahs                                                                                                                                               La responsabilité des USA

__ Problèmes iraniens                                                                                                                                       Le régime a survécu, mais après?...

__ IA: doutes et questions:                                                                                                                                      On en parle. Un acharnement qui questionne...                                      "...Le mécanisme qui s’est enclenché ici n’est pas « n’importe quel racisme ». Il s’inscrit dans une longue tradition où les personnes noires sont « dépossédées de la capacité de réfléchir, de créer mais aussi de produire du savoir, de la pensée et de l’art ».       ___ Dans le champ de la recherche, une autre affaire a fait grand bruit cet été. Jason Arday, un universitaire noir, célébré comme le plus jeune enseignant de Cambridge, a été accusé lui aussi de plagiat dans sa thèse de doctorat. Sa mort est intervenue après une intense campagne de dénigrement lancée par un chercheur états-unien lui-même accusé de racisme. Alors qu’Arday avait été lâché par son université, il apparaît que les accusations étaient infondées, la commission de l’université d’obtention de son doctorat a conclu qu’il s’agissait d’erreurs « honnêtes et raisonnables ».                                     Cette affaire montre à quel point la place des personnes minorisées dans les espaces de savoir au sens large reste friable, quand bien même ils et elles se sont hissées à des postes prestigieux.                                 Pour Dawud Bumaye, éditrice de littérature au sein de la maison d’édition indépendante disparue Métagraphes puis de la revue féministe et antiraciste Dissidente, cette affaire démontre que « pour les auteurs racisés, le siège est toujours éjectable ». Elle poursuit : « Je pense qu’on ne peut pas faire comme si on n’était pas dans le Nord global, en France ou plus largement en Europe, dans un monde où le racisme est omniprésent dans toutes les sphères de la société. Si Thélyson Orélien avait été une personne blanche, la polémique aurait tout à fait pu exister, mais elle n'aurait jamais pris de telles proportions.   Rappelons par exemple le cas Michel Houellebecq, épinglé en 2010 pour des larges emprunts non signalés à Wikipédia pour son roman La Carte et le territoire. La polémique s’est rapidement éteinte et il a même décroché le Goncourt pour cette œuvre dans la foulée.                  De son côté, Fania Noël interroge la position singulière de cet auteur, publié dans l’une des maisons d’édition du groupe Bolloré, Grasset. Celle-ci a racheté à prix d’or les droits français du roman d’abord publié dans une maison québecoise, les Éditions du Boréal. Un groupe qui, dit-elle, « mène une guerre idéologique en France et a eu besoin d’un token [un alibi – ndlr] pour ses publications ».      Diaty Diallo n’est pas loin de penser la même chose. « Il existe un tokenisme “sincère” avec des personnes qui croient sincèrement en nos histoires, mais cela s’accompagne toujours d’une forme de comptabilité sur le nombre d’auteurs racialisés publiés et le type de récits que l’on s’attend à voir. »   Ce soutien, reprend la chercheuse, était factice. « Et aujourd’hui ce même groupe lâche cet auteur face à la meute. Et ce tandis que personne n’ose attaquer ses éditrices ou les correcteurs qui ont travaillé sur ce livre, sans avoir vu aucun problème. Tout le monde est protégé, sauf l’auteur. »      Dawud Bumaye n’est pas très étonnée que « face au harcèlement médiatique », ses éditeurs ne le soutiennent plus. « Pour ces grands groupes, le livre est un marché comme un autre. Tant qu’un auteur fonctionne, ils financent sa tournée et le poussent. Mais dès qu’une polémique éclate et qu’il ne rapporte plus, ils n’ont aucun scrupule à l’abandonner sur le bord de la route, car ils savent qu’ils pourront présenter quelqu’un d’autre. »                                     Elle rappelle aussi que les thématiques liées à l’immigration, au racisme ou même au genre sont aussi considérées dans le monde de l’édition comme des effets de mode ou un créneau éditorial à investir « de manière opportuniste » en se calquant sur les mouvements de la société comme Black Lives Matters en 2020.      Sur Instagram, l’écrivaine franco-camerounaise Hemley Boum a témoigné de son soutien à l’auteur, à qui elle s’adresse. Elle pointe « la logique mortifère qui vous a présenté comme un produit marketing et mis au firmament d’une rentrée littéraire sans vous expliquer les codes et les querelles intestines », soulignant que c’est cette même logique « qui aujourd’hui vous lynche sans âme ». Cette logique d’un monde « qui croit encore maîtriser tous les récits, dominer tous les narratifs et pouvoir choisir ceux qui méritent d’exister, quand et pourquoi, qui on encense et qui on broie ».    La romancière haïtienne primée Yanick Lahens s’est étonnée, sur Facebook, de la « couardise » du milieu littéraire et du traitement réservé à l’auteur incriminé. « Que Thélyson Orélien ait commis des erreurs, c’est une chose. Avoir été livré en pâture à une meute, c’est autre chose. La couardise qui a suivi me laisse pantoise. On ne lui a laissé ni le temps, ni le droit de s’expliquer. Va-t-on passer au même crible tous les auteurs et toutes les autrices en lice pour les grands prix de l’automne ? »   ___L’écrivain Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du prix Goncourt en 2021, dans un entretien à Mediapart, juge que le poison du doute s’instille plus facilement autour des personnes minorisées : « L’histoire littéraire nous enseigne qu’il est plus facile, en France, depuis longtemps d’accuser un écrivain noir, plutôt qu’un autre, de n’être pas l’auteur de son texte. » Son roman primé La Plus Secrète Mémoire des hommes (Philippe Rey, 2021), avec le personnage T.C. Elimane, s’inspire de la mésaventure de Yambo Ouologuem, un écrivain malien récipiendaire en 1968 du prix Renaudot pour son roman Le Devoir de violence. Après avoir été célébré, il est accusé de plagiats, lâché par sa maison d’édition. Il finira sa vie en quasi-ermite, retiré du monde. Le parallèle est tentant car les mêmes mécanismes se mettent à l’œuvre...." (Merci à Mediapart)     __ Remettre l'humain au centre_

                                                                                                         ____ Ce que dit Chat GPT de lui-même, interrogé par mes soins. Un aveu partiel:       


                                                                                                                              "...  
Les dangers de l’IA sont nombreux, et ils ne viennent pas tous de la même chose. Les principaux sont :

  • Désinformation : l’IA peut produire des textes, images, vidéos ou voix très convaincants mais faux, ce qui facilite les arnaques et la manipulation.
  • Erreurs et hallucinations : un système d’IA peut donner une réponse fausse avec beaucoup d’assurance. C’est particulièrement problématique dans la médecine, le droit ou la finance.
  • Atteintes à la vie privée : l’IA peut analyser de grandes quantités de données personnelles et permettre une surveillance très poussée.
  • Discrimination : si les données utilisées pour entraîner un système contiennent des biais, ses décisions peuvent reproduire ou amplifier ces biais, par exemple dans le recrutement ou l’accès au crédit.
  • Emploi et inégalités : certaines tâches peuvent être automatisées rapidement, ce qui peut transformer des métiers et déplacer les revenus vers ceux qui possèdent les technologies.
  • Cybercriminalité : l’IA peut aussi servir à automatiser le phishing, la fraude, la recherche de vulnérabilités ou la création de contenus malveillants.
  • Dépendance et perte de compétences : déléguer systématiquement l’écriture, le raisonnement ou la prise de décision à une IA peut réduire certaines capacités humaines.
  • Concentration du pouvoir : quelques entreprises ou États disposant de grandes quantités de données et de puissance de calcul peuvent acquérir une influence considérable.
  • Risques liés aux systèmes autonomes : lorsqu’une IA est utilisée pour agir directement — par exemple pour contrôler des machines, des infrastructures ou des systèmes financiers — une erreur peut avoir des conséquences importantes.
  • Risques à long terme : des chercheurs étudient également la possibilité que des systèmes futurs deviennent extrêmement capables et poursuivent des objectifs mal alignés avec les intérêts humains. Ce risque est davantage prospectif et fait l’objet de débats.

Le point essentiel est que l’IA n’est pas automatiquement dangereuse : le niveau de risque dépend beaucoup de son usage, de son autonomie, des données, des contrôles humains et du contexte.   _______                                                                                                                       

lundi 28 septembre 2026

Papa-mania

 L'évêque de Rome a fait le job                                                                                                                                        En pope star  

          La papamania fut de retour. Un accueil de rock star. Des critiques émergent déjà. Même au sein du catholicisme.  Sans parler de beaucoup d'autres chrétiens, choqués par tant de fastes: protestants et autres; des Juifs aussi, etc...                                                       Une visite ambigüe.       La papauté a fait et fait encore objet de nombreuses critiques, même au sein de l'Eglise: une hiérarchie obsolète, des pratiques et des modes de vie d'un autre âge, des dénis, des moeurs discutables, aux antipodes de la parole officielle, des ingérences ou des silences concernant la vie politique, l'intrusion dans les lois républicaines, le rôle des femmes réduit à la portion congrue,  les divisions internes, etc...Le doute est là, depuis longtemps. IL faut dire qu'il y eut de drôles de papes dans l'histoire...     Surtout  depuis que la papauté a mimé l'empire , son pouvoir et ses fastes, dont elle a encore du mal à se défaire, surtout depuis l'ère constantinienne .  Le film Conclave laisse entrevoir des pratiques d'un autre âge, Habemus papam met en scène des épisodes bien étranges. Une épine dans le pied. Une autre aussi..

                                                                                La dite fille aînée de l'Eglise n'est-elle pas largement déclassée?  Léon XIII était allé plus loin... Des cathos divisés.  Marine instrumentalise l'événement, invoquant les "racines chrétiennes".                                                                                                                         De pape en pape, ainsi va une Eglise....monarchique.   

          Le chanoine du Latran et la laïcité positive                                                                                    





     


       On peut relire l'abbé Meslier....qui sent le soufre, très fort! Pas en odeur de sainteté à Rome...



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