Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 1 février 2021

Bafdad désastre

 "A l'âge de pierre"

                  Réduire ce pays à l'âge de pierre: ce fut le projet avoué de ceux qui, autour de Busch Junior, Rumsfeld et les néo-conservateurs de l'époque à Wahington, faisaient mine de chercher à Bagdad les traces de Ben Laden et les "armes de destructions massives", qui devaient fournir un prétexte à la guerre, puis à l'occupation du pays. Malgré les déclarations de Villepin à l'ONU. Et le projet aboutit, au delà des espérances, avec les alliés de circonstance, et les effets annoncés par certains ne manquèrent pas de se produire: des destructions dans un pays déjà affamé naquirent des foyers de résistances et de radicalismes politiques islamistes, dont les effets sont encore aujourd'hui bien présents, dans et hors des frontières du pays. Toute cette sinistre aventure, au lendemain du 11 septembre, se fit au nom d' idéaux moraux les plus "noblement" proclamés, de justifications les plus bancales, qui apparurent vite comme des mensonges d'Etat éhontés, comme le reconnut plus tard Colin Powell, des motivations les plus mercantiles: tout ça pour du pétrole!..comme l'avoua plus tard un des responsables de cette "croisade morale".

              Ce fut la Destruction d'une nation. France 5, hier soir, dans un documentaire assez long en retraça l'histoire assez circonstanciée. Un excellent rappel d'une croisade bushienne qui vira au cauchemar humain et politique. Le bilan de cette entreprise funeste fut astronomique. Toutes les conséquences de cette barbarie ne sont pas encore apparues, malgré les "regrets" de quelques-uns.

_____Donald Rumsfeld, ancien Secrétaire à la défense (ministre de la Défense) insistait sur le fait que l’invasion de l’Irak n’avait «rien à voir avec le pétrole». Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale, a rejeté cette explication: «Il est gênant politiquement d’admettre ce que chacun sait», écrit-il dans ses mémoires«La guerre d’Irak est pour l’essentiel une guerre pour le pétrole.»    __le NY Times fit le bilan d'une guerre et des massacres impunis. La "destruction créatrice" eut bien lieu, mais sans l'effet prétendu.

"..Le Washington Post égrène d'autres drames et erreurs de cette guerre. L'éditorialiste David Ignatius juge ici que la plus grande erreur américaine n'aura pas été de faire tomber Saddam Hussein mais d'avoir détruit les infrastructures d'un pays: America’s greatest mistake in Iraq wasn’t toppling Saddam but detonating the infrastructure of the government, the army and the educational and social institutions that made civilized life possible..."_________

dimanche 31 janvier 2021

LU

__ Alibaba et les ...voleurs

__ RSA jeunes

__ Pris au piège

__ Victoire de Lemaire?


__ Navigation à vue

__ Liban: terrible chaos

__ Des rustines...

__ Immunité-impunité

__ Biden et les Gafas

__ Bien commun mondial    _____________________

samedi 30 janvier 2021

Où l'on reparle d'Hercule

Résistances

          Depuis le début de la mise en place du projet, inspiré par les libéraux bruxellois, l'opposition est vive au sein de la maison EDF, tous syndicats confondus. Mais pas seulement les syndicats. Il y a un assez large consensus sur le sujet.    La question est de savoir: comment éviter l'éclatement de la structure d'un ensemble qui nécessite, pour le bon fonctionnement dans ce domaine  stratégique, unité et cohérence. L'opposition ne faiblit pas contre l'oukase de l'UE, qui vent compartimenter les secteurs de production et dissocier la production et la distribution, comme il a été fait dans d'autres domaines. Une production entièrement soumise aux lois du marché, comme dans d'autres domaines. La réforme s'enlise, ne suscite pas l'enthousiasme au sein du gouvernement et les échéances sont prudemment reportées.  L'ouverture aux capitaux extérieurs ne pourraient, comme on l'a vu dans d'autres domaines, qu'engendrer une nette augmentation des prix.

               "...La mise en oeuvre du projet découlerait d'une réforme de la régulation du parc nucléaire existant pour remplacer le système actuel, connu sous le nom d'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), afin de garantir la couverture des coûts d'EDF, un sujet qui fait lui aussi l'objet de discussions depuis plusieurs mois entre Paris et Bruxelles..."   -       ________".. Interpellé sur le projet Hercule par Mme Valérie Rabault, présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, le 15 décembre dernier, le premier ministre Jean Castex tente de rassurer : « Nous n’avons (…) nullement l’intention de démanteler EDF, qui restera un grand groupe public. » Ces propos rappellent ceux prononcés dans le même hémicycle par le ministre de l’économie Nicolas Sarkozy, le 6 avril 2004 : « Depuis 2000, le marché de l’énergie est ouvert à la concurrence à hauteur de 30 % parce que le gouvernement de Lionel Jospin, soutenu à l’époque par le Parti communiste, avec des ministres communistes, a transposé en février 2000 la directive européenne libéralisant le marché de l’énergie… Je redis qu’EDF et GDF [Gaz de France] ne seront pas privatisés. » Élu président de la République en 2007, il privatisa GDF.    À ce jour, l’État détient encore 84 % du capital de l’établissement public transformé en société anonyme en 2004 et introduit en Bourse l’année suivante. Mais pour combien de temps ? Depuis le printemps 2019, le gouvernement français et la Commission européenne négocient en toute opacité la réorganisation du deuxième producteur mondial d’électricité. En mai dernier, alors que le président Emmanuel Macron venait d’évoquer devant les caméras le retour des « jours heureux », en référence au programme du Conseil national de la Résistance, ses représentants négociaient à Bruxelles le torpillage d’une des conquêtes de la Libération, soixante-quinze ans après la nationalisation de l’électricité et du gaz. Le projet Hercule poursuit l’objectif fixé par une directive européenne de 1996 : imposer l’émergence d’acteurs privés en rognant la position dominante d’EDF, tout en demandant à l’État d’assumer les incertitudes et les risques liés à la filière nucléaire...."  ______La logique libérale de la Commission suit son cours...    ________________________

vendredi 29 janvier 2021

Myopie politique

Chères autoroutes

                        Parmi les mauvaises nouvelles du début de février, s'annonce celle de la hausse du coût des péages autoroutiers. La routine... On a fini par oublier les conditions dans lesquelles les incontournables voies ultra-rapides de circulation ont été concédées au secteur privé, il n'y a pas si longtemps, quand tant d'autres pays gardaient la maîtrise de leurs réseaux.                ____On nous annonce que:  ".....Après une évolution de +0,80% en 2020, les prix des péages autoroutiers vont augmenter de 0,44%, en moyenne, au 1er février. Les hausses devraient varier, selon les tronçons, entre 0,30% et 0,65%. Des augmentations limitées cette année, certes, mais qui font toujours ressurgir le débat sur le bien-fondé des concessions autoroutières accordées en 2006. Un récent rapport sénatorial a préconisé de ne pas les prolonger au-delà de leur terme en raison d’une rentabilité trop favorable. Deux des trois groupes autoroutiers pourraient atteindre la rentabilité attendue lors de la privatisation, et ce 10 ans avant la fin des concessions, soit autour de 2022. Pour le rapporteur de la commission, « le statu quo n’est pas possible. Il est impératif de mieux partager les profits des sociétés d’autoroutes avec l’Etat et les usagers, et de rééquilibrer les relations entre le concédant et les concessionnaires ».

           Pour une fois, après les critiques de la Cour des Comptes, le Sénat met tout à plat, confortant les nombreuses critiques émises depuis le début d'une privatisation, dont même Mr Bayrou avait dénoncé l'absurdité. Pout contenter les désiderata des magnats du béton et de la finance. Sont dénoncés la «.... position de faiblesse de l’État dans les négociations la surrentabilité pour le privé et le manque à gagner pour le public. Le rapport sénatorial de la « commission d’enquête sur le contrôle, la régulation et l’évolution des concessions autoroutières » dresse un bilan au vitriol de la gestion des autoroutes, dont les concessions ont été privatisées en 2006.    L’État aurait ainsi perdu environ 6,5 milliards d’euros de recettes potentielles depuis qu’il a ouvert le capital des sociétés d’autoroute au privé (une ouverture commencée en 2002 par l’intermédiaire de Lionel Jospin, puis achevée en 2006, sous Dominique de Villepin)...."                                                                          Malgré certains regrets tardifs de celui-ci. Un bijou vendu au nom de la dette, dans une  optique court-termiste. L'Etat a préféré encaisser plutôt que de gérer. De nombreuses irrégularités ont entaché les contrats dès le départ.   Un bref, ce fut une manne pour ceux qui continuent à profiter de la vache à lait, aux dépends des utilisateurs.       _______________________

jeudi 28 janvier 2021

Une parole forte

Mémoire et résilience

       Le grand inconfort, parfois la grande souffrance  de la situation actuelle, c'est surtout qu'elle ne laisse aucune visibilité. C'est ce qui est matériellement et psychologiquement le plus difficile à assumer. Et pourtant, l'inattendu n'est pas une nouveauté dans l'histoire et un peu de mémoire nous rappelle qu'il fut constant, souvent plus dur et plus durable. Comme le rappelle quelqu'un qui a beaucoup vécu. Tenir bon, tous les jours.

 « J'ai été surpris par la pandémie mais dans ma vie, j'ai l'habitude de voir arriver l'inattendu. L'arrivée de Hitler a été inattendue pour tout le monde. Le pacte germano-soviétique était inattendu et incroyable. Le début de la guerre d'Algérie a été inattendu. Je n'ai vécu que pour l'inattendu et l'habitude des crises. En ce sens, je vis une nouvelle crise énorme mais qui a toutes les caractéristiques de la crise. C 'est-à-dire que d'un côté suscite l'imagination créative et suscite des peurs et des régressions mentales. Nous recherchons tous le salut providentiel, mais nous ne savons pas comment.

Il faut apprendre que dans l'histoire, l'inattendu se produit et se reproduira. Nous pensions vivre des certitudes, des statistiques, des prévisions, et à l'idée que tout était stable, alors que tout commençait déjà à entrer en crise. On ne s'en est pas rendu compte. Nous devons apprendre à vivre avec l'incertitude, c'est-à-dire avoir le courage d'affronter, d'être prêt à résister aux forces négatives.
La crise nous rend plus fous et plus sages. Une chose et une autre. La plupart des gens perdent la tête et d'autres deviennent plus lucides. La crise favorise les forces les plus contraires. Je souhaite que ce soient les forces créatives, les forces lucides et celles qui recherchent un nouveau chemin, celles qui s'imposent, même si elles sont encore très dispersées et faibles. Nous pouvons nous indigner à juste titre mais ne devons pas nous enfermer dans l'indignation.
Il y a quelque chose que nous oublions : il y a vingt ans, un processus de dégradation a commencé dans le monde. La crise de la démocratie n'est pas seulement en Amérique latine, mais aussi dans les pays européens. La maîtrise du profit illimité qui contrôle tout est dans tous les pays. Idem la crise écologique. L'esprit doit faire face aux crises pour les maîtriser et les dépasser. Sinon nous sommes ses victimes.
Nous voyons aujourd'hui s'installer les éléments d'un totalitarisme. Celui-ci n'a plus rien à voir avec celui du siècle dernier. Mais nous avons tous les moyens de surveillance de drones, de téléphones portables, de reconnaissance faciale. Il y a tous les moyens pour surgir un totalitarisme de surveillance. Le problème est d'empêcher ces éléments de se réunir pour créer une société totalitaire et invivable pour nous.
À la veille de mes 100 ans, que puis-je souhaiter ? Je souhaite force, courage et lucidité. Nous avons besoin de vivre dans des petites oasis de vie et de fraternité. »
Edgar Morin_________________

mercredi 27 janvier 2021

Ombres chinoises

Fin de la naïveté?

            La France et d'autres pays européens sont en train de passer de l'admiration-fascination à la distance et à la critique vis à vis d'une Chine dont les avancées apparaissent mieux pour ce qu'elles sont.     La libéralisation/ouverture du régime de Pékin, entrevues un temps, n'est plus un horizon pour un moment. C'est la fin d'unr certaine naïveté libérale, où l'ouvrier du monde participait avantageusement à notre prospérité, grâce à une multitude de produits dont les coûts réduits permettaient notamment de faire pression sur les salaires..     Cette période n'est pas finie, loin de là, mais elle tend à se réduire. Malgré les apparences.     L'affaire du coronavirus n'a rien arrangé. La montée en puissance de l'économie et de l'influence chinoise commence à faire problème. La séduction intéressée. de l'Allemagne connaît, elle aussi, un recul. Le projet complexe de la route de la soie ne suscite plus le même attrait et attire même certaines méfiances au fur et à mesure que le durcissement politique s'exerce à Pékin.

                          Le patronat allemand commence même (par opportunisme?) à être plus critique, comme le patron du géant allemand Siemens: « Nous observons de près et avec inquiétude ce qui se passe en ce moment à Hongkong ainsi que dans la région du Xinjiang, a déclaré Joe Kaeser à l’hebdomadaire Die Zeit, jeudi 10 septembre. Nous condamnons catégoriquement toute forme d’oppression, de travail forcé et d’atteinte aux droits de l’homme. » Venant du patron d’un groupe qui réalise un dixième de son chiffre d’affaires en Chine, pays où il est implanté depuis 1872 et où il compte aujourd’hui plus de 35 000 employés, une telle fermeté aurait été inimaginable il y a encore un an. « L’Allemagne doit veiller à bien faire la balance entre ses valeurs morales et ses intérêts », avait déclaré M. Kaeser, le 8 septembre 2019, après trois jours passés en Chine dans la délégation d’Angela Merkel. « Quand des emplois, en Allemagne, dépendent de la façon dont sont abordés des sujets délicats, il convient de ne pas renforcer l’indignation générale », avait-il alors affirmé en référence à l’inquiétude suscitée en Europe, par le durcissement de la politique de Pékin vis-à-vis de Hongkong..."         Mais pas seulement. Une indignation bien tardive. Malgré tout, le business as usal ne pourra que continuer. La Chine continuera à maîtriser le jeu, souvent avec un pion d'avance. Et pour longtemps encore. Surtout tant que l'Europe restera un nain politique, aux objectifs souvent divergents.
     _______ _____En dehors du champ de l'analyse classique, on peut lire cette approche qui ne manque d'être originale et brillante, malgré la multiplicité des points de vue émis.______

mardi 26 janvier 2021

Terre féconde

La vie cachée des sol

Notre Terre nourricière est faite d'un équilibre riche, complexe et fragile.

 Que nous ne soupçonnons guère.

     La fabrique de la vie qui la constitue demande un autre gestion des sols  que celle, technocratique et court-termiste, que nous lui imposons de plus en plus, sous l'impulsion des marchands de machines et de certains  entrants, qui nuisent aux sols, ne les considérant que comme de simples supports.
  Avec le développement de la culture intensive et de l'agrobuseness, les sols s'appauvrissent de plus en plus. Notamment du fait de la multitude des produis entrants développés par l'agrochimie, qui contribue à réduire ou à détruire les constituants vitaux essentiels à la vie des sols.
    La monoculture sur de grands espaces, souvent par déforestation, accentue cette régression, de Bornéo à l"Amazonie de la Beauce au Middle West.
  Nous avons oublié que la vie des sols conditionne la nôtre.
       Nous sommes des hommes et Homo vient de humus. Nous  retournerons à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine).
   Faute d'humilité et de savoir, nous tuons à petit feu ces sols qui vont devenir improductifs, sous les impératifs, non seulement démographiques, mais surtout les exigences de rentabilité et de mécanisation qui les accompagnent.
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, notamment, ces laboureurs du sol, ses racines sont bien compromises.
    Le déclin de la diversité est une vraie menace, comme l'indique clairement Claude Bourguignon. 
      Le perte progressive des vers de terre, des insectes et des oiseaux n'est pas anodine. La vie microbienne se réduit.
  Le problème n'est pas seulement chimico-commercial, il est aussi politique.
    L'agriculture biologique pourrait nourrir, à certaines conditions, plus d'hommes qu'on ne croit.
A condition que soit revue dans l'urgence la gestion mercantile des ressources agricoles en reconquérant une souveraineté alimentaire, véritable et rapide.
  La biodiversité est toujours menacée
    L'agriculture dite moderne, pas seulement dans le Middle West ou l'Argentine, nous mène à des impasses.
    20% des terres cultivées dans le monde seraient affectées.
      La chimie  c'est bien, mais pas trop et pas n'importe comment. Sans ses obscurs alliés, la terre n'est plus rien.
                  La vie des sols conditionne la nôtre.
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lundi 25 janvier 2021

Désastre à Rio

Tragédie structurelle

                 Dans le plus grand cynisme, Bolsonaro laisse son pays s'enfoncer dans l'épidémie qui s'envole et la misère qui s'installe un peu plus. Un bilan calamiteux où s'accumulent toutes les détresses. S'il n'y avait que l'Amazonie, un peu plus mise à mal!                        "...Le président brésilien Jair Bolsonaro et son gouvernement constituent une véritable calamité pour le Brésil, ses citoyens et la terre qu’ils habitent. C’est ce qui ressort de l’édition 2020 du « Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil » qui sera rendu public ce 19 janvier. Les indicateurs collectés par une coalition d’organisations, qui s’étend de Act-Up au Secours catholique, en passant Attac, l’association Autres Brésils, le CCFD, ou France Libertés, sont alarmants, tant au niveau social qu’écologique..."

               Difficile d'imaginer un tel effondrement. Malgré les colères montantes, les manifestations, le désespoir, faudra-t-il attendre les élections de 2022 pour passer à autre chose?   "... Il y a longtemps que les limites ont été franchies. Arrêter la machine de mort est plus qu’une question d’honneur, c’est une question de survie pour l’ensemble de la société, quel que soit le spectre idéologique.     Le 20 mars 2020, l’économiste et démographe José Eustáquio Diniz Alves a déclaré au Correio: «Le seuil des 100’000 cas doit être atteint le 31 mars, et le seuil significatif d’un million de cas peut être dépassé avant le 30 juin, avec environ 40’000 décès. Nous avons terminé le premier semestre 2020 avec 59’000 décès et l’année avec plus de 200’000 décès [216’450, le 23 janvier 2021 – source: John Hopkins], soit un nombre bien plus élevé que prévu dans le pire des cas. grande grâce à l’engagement de son personnel, il n’a reçu aucune aide officielle qui aurait compensé la casse déjà effectuée.   Car comme l’a écrit notre chroniqueur et sociologue Marcelo Castañeda, «il est difficile de maintenir une certaine sérénité dans la situation où l’on prend conscience de faire partie d’une expérience de politique de la mort».    Même si cela peut sembler être une dystopie cinématographique, nous vivons en réalité une expérience politico-administrative d’élimination massive d’être humains. Les corps non rentables et «inemployables» – oui, Bolsonaro a retrouvé, ces jours-ci, la pensée implacable de Fernando Henrique Cardoso – peuvent et doivent être éliminés. «C’est bon pour l’économie» des sociopathes comme Paulo Guedes et son déni total de la vie en société, au profit de la transformation de tout et de tous en simples actifs financiers.   La tragédie est structurelle. Il n’est pas possible de calculer combien de temps il nous faudra pour nous rétablir en tant que corps social.."                         Le chaos annoncé a bien eu lieu. La maladie qui ronge le Brésil n'est pas que sanitaire...

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dimanche 24 janvier 2021

Aujourd'hui

__ Netanyahou et les Juifs américains

__ Comment peut-on être suédois?

__ Sauver Lagardère?

__ Le début de la fin?

__ Inégalités scolaires

__ Symbolique du voile

__ Sujet virus

__ Les dessous de Pfizer et Israël      _______

samedi 23 janvier 2021

Réseaux de pouvoir

Ils sont partout

                En France, il faut pousser un peu l'investigation pour en découvrir l'ampleur. Ceux qu'un ministre de De Gaulle appelait les "copains et les coquins". Des réseaux parfois informels, parfois quasiment institutionnalisés, basés sur de vieux copinages, des renvois d'ascenseurs pour services rendus, des intérêts croisés de haute volée.  Ce n'est pas seulement dans le monde des affaires qu'on les rencontre, s'ils se révèlent un peu, et ils ne sont pas toujours visibles publiquement. C'est aussi en marge des institutions politiques qu'ils peuvent agir, par des rencontres ou des rassemblements réguliers où s'échangent plus que des banalités ou de vieux souvenirs de prépa, de l'Ena ou autres institutions de prestiges.                                                                  __ Une "institution" en apparence mineure fonctionne en France de cette manière, où les grandes orientations politico-économiques y sont souvent en question, pas seulement sur le mode informatif; Le Siècle : du beau monde, un entre-soi particulier, des réunions régulières où l'on ne fait pas qu'échanger des informations, dans un lieu qui n'est pas un café du commerce, mais un endroit huppé de la capitale, où ne parle pas de la pluie et du beau temps....

          L'affaire Duhamel nous a rappelé son existence et son influence. Certes, ce n'est pas le (grand) siècle, le pouvoir absolu, mais un lieu où des pouvoirs de tous horizons se côtoient et échangent. "...Ce club ultrasélect du Tout-Paris des affaires et de la politique réunit tous les mois, pour un dîner, banquiers, hauts fonctionnaires, ministres, journalistes de cour et universitaires du sérail....  Le Siècle n’est pas un think tank mais un pur lieu de pouvoir. Un point de rencontre obligé pour ceux qui aspirent à diriger et ceux qui veulent continuer à le faire .Infiniment mieux qu’une légion d’honneur, être invité aux dîners du Siècle suffit à signifier une appartenance à cette nomenklatura satisfaite surtout d’elle-même. « Ces agapes transpirent un entre-soi incurable et maladif » raille un éminent membre. Réglés comme un métronome, ces dîners à 250 couverts constituaient jusqu’au 26 février 2020, date à laquelle ils se sont arrêtés pour cause de Covid, les noces mensuelles de cette nouvelle aristocratie...."         ____"....JP. Anselme (2010) parle d'un comité central de l'élite, là où s'organisent rois de l'économie et de la finance, princesde la haute administration, seigneurs de la politique (de droite et de gauche), barons des médias et de l'édition, chevaliers de l'intellectuelle courbette, vassaux du syndicalisme... C'est là que se préparent entre gens de bonne compagnie les contre-réformes libérales qui seront ensuite votées par les "représentants du peuple" et promues par les médias de connivence. C'est là que, depuis plus de soixante ans, les apparatchiks de la classe dirigeante décident de la vie des Français. En toute discrétion...."             ____Une institution où se diffuse et se renforce l'idéologie dominante, où le politique et les affaires savent se conjuguer. Même les Echos lève un coin du voile. Certes, ce n'est pas une loge maçonnique. Pourtant le secret est de rigueur et les complicités, parfois inattendues, se nouent ou se dénouent. ___________