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vendredi 9 avril 2010

Souveraineté alimentaire

En finir avec une agriculture ultra-productiviste et essentiellement exportatrice

-Souveraineté alimentaire ,
agriculture durable
: conditions essentielles

-Riposte paysanne

-Des sols menacés
____.... au bord de l'épuisement





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Souveraineté alimentaire. Que fait l'Europe ? Pour une nouvelle politique agricole et alimentaire européenne.
"...À qui profite à présent son démantèlement(PAC), sur fond de libéralisation des marchés agricoles ? Aux pays exportateurs les plus riches, qui ont contraint les pays pauvres à supprimer leurs protections aux frontières, tout en versant des subventions massives à leur agriculture exportatrice. Aux multinationales, qui peuvent maintenant s’approvisionner à moindre coût. 2008 aura été marquée par la crise mondiale des prix alimentaires et les « révoltes de la faim ». L’Union européenne n’en est-elle pas une des premières responsables, elle qui se tient aux avant-postes de l’Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, chantres de la dérégulation des marchés agricoles ? Le démantèlement de la PAC est une des pièces centrales de ce jeu mortifère.
Le mythe néolibéral est à bout de souffle. Il ne peut résoudre les graves crises planétaires qu’il a créées. Refonder la PAC en faveur d’une agriculture paysanne, écologique et pourvoyeuse d’emplois et d’une alimentation de qualité pour tout le monde : ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité, face aux crises alimentaire, écologique et économique.
Des alternatives crédibles existent : Elles impliquent le respect du droit de souveraineté alimentaire et une régulation internationale des échanges, basées sur la solidarité et la préservation des ressources naturelles..."
>Mission d'animation des Agrobiosciences
>Faut-il supprimer la PAC ?

- Coline Serreau, la belle verte-AgoraVox:
"...l’Île de France. Dans cette agglomération de 12 millions d’habitants, il n’y a plus que 150 maraîchers quand on en comptait 350 il n’y pas si longtemps. On perd entre 30 et 35 000 exploitations par an en France. Comment ferons-nous quand nous aurons besoin de l’agriculture pour subvenir à nos besoins ?
Le pétrole va finir par manquer. La France dépend des camions et des avions qui chaque jour alimentent Rungis. Nous disposons de 3 ou 4 jours d’autonomie. Les politiques ont-ils réfléchi à des solutions ? Il s’agit de se retrousser les manches pour mettre en place un modèle de développement qui respecte l’homme et son environnement. La cinéaste a tourné, caméra sur l’épaule, en France, au Maroc, au Brésil, en Inde, en Ukraine. Durée du tournage : un an. Durée du montage : deux ans. 170 heures de rush. De quoi faire 6 films d’une heure et demi chacun.
Elle donne la parole à ceux qui agissent : des représentants du Mouvement des sans terre, le créateur d’une Amap en région parisienne, un agriculteur ukrainien qui cultive bio depuis 30 ans, le fondateur de l’association Kokopelli qui conserve des semences et les distribue partout dans le monde, des chercheurs (voir leur liste complète ci-dessous, après la vidéo). Leurs propos, toujours passionnants, ouvrent la porte des possibles.
Coline Serreau les a laissés s’exprimer. Leurs idées, leurs initiatives, pour l’heure parcellaires, se développent. Leur point commun ? Ils ont compris qu’on ne changerait pas la société si l’on ne changeait pas aussi la façon dont nous nous nourrissons. Utopique ?.."

-Solutions Locales pour un désordre global
-Plutôt que le protectionnisme, la souveraineté alimentaire

____Ces accords que Bruxelles impose à l’Afrique
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-Agriculture durable
-André Pochon : Les vingt ans de l'agriculture durable
-Pochon agriculture durable - Recherche Google
-Cet autre modèle agricole français qui rend les paysans heureux - Face au productivisme
>Recherche sur«Agriculture»

- PAYSANS PRATIQUANT L'AGRICULTURE DURABLE
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Errements agricoles
-Terres à vendre
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-OGM: Barroso s'obstine__-Colère paysanne___- Semences vitales___-Pesticides:bombe à retardement___-L'Argentine, le soja et Monsanto___-Déréglement agroalimentaire?___-Nourrir la planète ou gonfler les profits ?
Posted by Etienne Celmar at 06:57 Aucun commentaire:

dimanche 1 février 2009

Agriculture : autre régulation

Le droit à la souveraineté alimentaire doit être inscrit dans le droit international. Il implique le droit effectif de chaque pays ou groupe de pays, dans le respect des autres règles de droit, de satisfaire ses besoins alimentaires de la façon qui lui paraît la plus appropriée, sans perturber les échanges internationaux et les autres pays.

Pour d’autres politiques agricoles et alimentaires en Europe : une nouvelle régulation internationale !

-Les crises alimentaire et écologique, qui engendrent dans le monde toujours plus de pauvreté, de faim et de destruction des ressources naturelles, exigent d’autres politiques agricoles, tant au niveau international, qu’européen et national. Le changement des règles internationales est indispensable pour pouvoir élaborer des politiques agricoles et alimentaires satisfaisantes en Europe et dans toutes les régions du monde. L’Union européenne peut et doit jouer un rôle essentiel dans le changement de ces règles...
"Depuis quinze ans, selon les règles de l’idéologie néolibérale, les régulations publiques des marchés agricoles internationaux ont peu à peu été démantelées, en particulier, à partir de 1995, sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Cette libéralisation a été accentuée par les programmes d’ajustement structurel du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ils ont conduit à un abaissement des tarifs douaniers des pays pauvres, souvent bien au-delà des exigences de l’OMC, et une suppression des outils de régulation dont disposaient ces gouvernements. Ces politiques ont pu être imposées aux pays pauvres sous la pression du remboursement d’une dette croissante. L’Union européenne a une responsabilité centrale dans cette libéralisation, qu’elle a soutenue dans l’intérêt notamment des multinationales européennes. C’est dans ce sens notamment que, depuis 1992, elle a choisi de réformer sa propre Politique agricole commune (PAC), pour démanteler progressivement tous ses outils de maîtrise des volumes de production et des prix agricoles.

Les conséquences sont multiples et terribles :
- Une volatilité des prix de plus en plus forte. En période de flambée des prix, ce sont les pays et les consommateurs les plus pauvres qui sont gravement touchés. Les intermédiaires, les industries agroalimentaires et la grande distribution, en profitent pour spéculer et augmenter considérablement leurs marges. Ainsi, les grands négociants de céréales tels que Cargill ou Bunge ont multiplié leurs profits lors du premier semestre 2008 de façon scandaleuse. En période de chute brutale des prix, cela aboutit, dans un contexte de mise en concurrence des agricultures du monde, à une sélection des systèmes de production les plus productifs et/ou les plus subventionnés, au détriment des agricultures paysannes.
- Une fragilisation des économies et une dépendance alimentaire des pays en voie de développement de plus en plus importante. Elles résultent du démantèlement des tarifs douaniers et de la mise en concurrence directe des agricultures des pays pauvres avec les agricultures ultra-modernisées des pays du Nord. Elles découlent également de l’incitation de la Banque mondiale et du FMI à développer les cultures d’exportation, au détriment des cultures vivrières. Les agricultures des pays riches sont fortement subventionnées, alors que celles des pays pauvres ne peuvent bénéficier d’une protection des marchés pour se développer.
- Une destruction des agricultures paysannes, y compris au Nord. Elle conduit à une destruction de l’emploi agricole dans un contexte de chômage de masse. La mise en concurrence poussant à diminuer toujours plus les coûts de production, c’est la course à l’agrandissement, la substitution du capital au travail, l’hyper-spécialisation en productions végétales et l’intensification en productions animales, la spécialisation spatiale des activités agricoles et la diminution relative des surfaces en herbe. Tandis que sont défavorisés les systèmes agricoles porteurs d’effets positifs (en matière de paysages, de biodiversité...), s’accentuent la déforestation, l’épuisement des sols, la perte de biodiversité domestique et naturelle, le bio-piratage... Sans compter que ces systèmes mettent en danger la santé des travailleurs et des consommateurs comme le potentiel productif.

Cette libéralisation des marchés est accompagnée de stratégies productivistes, qui détruisent l’emploi et accentuent la pression sur les ressources naturelles.
De nombreux pays, notamment émergents, mettent en concurrence leurs propres agricultures et laissent faire les tentatives de dépossession du sol pour d’immenses exploitations ultra-spécialisées. Les pays les plus riches jouent la carte d’aides massives, tournées vers l’exportation et la compétitivité des agricultures sur les marchés mondiaux.. Flambée des prix agricoles et domination de la logique financière

La flambée des prix agricoles depuis deux ans est alimentée par la spéculation des investisseurs.
Suite à la crise financière et immobilière, les spéculateurs se sont tournés vers les marchés à terme de matières premières. Alors qu’en 2003, 13 milliards de dollars étaient investis en bourse dans les matières premières aux États-Unis, en 2008, ce chiffre s’élevait à 260 milliards de dollars [1]. Or, les fonds d’investissement achètent des futures, c’est-à-dire les récoltes des années à venir. L’objectif n’est pas de sécuriser un approvisionnement en produits agricoles, mais plutôt de gagner de l’argent en revendant plus tard et à un plus haut prix ces droits sur la production.
Les fonds d’investissement et les entreprises de l’agrobusiness placent également leurs excédents de liquidités dans l’achat de milliers d’hectares au Brésil ou encore en Afrique et en Asie du Sud-Est.
Assurés de super profits dus aux tensions durables sur les biens agricoles, ils développent les productions d’exportation ou d’agrocarburants.

À cela s’ajoute la constitution de stocks, soit au mieux de précaution, soit spéculatifs.
Des pays exportateurs freinent ou même arrêtent leurs ventes aux pays importateurs, de peur d’être eux aussi en rupture et de voir leurs prix intérieurs augmenter fortement [2]. Dans le même temps, des négociants en profitent pour spéculer en constituant des stocks pour accroître leurs marges.
C’est par exemple le cas pour le riz : première céréale mondiale, elle est beaucoup moins échangée que le blé et a très peu d’usages hors alimentation humaine. Comment expliquer, autrement que par les spéculations, que le 27 mars 2008, à Bangkok, le prix de la tonne de riz thaï soit passé de 580 à 760 dollars (+ 31 %) en quelques heures ?

Le développement des agrocarburants a joué un rôle important dans cette flambée des prix Sous l’impulsion des entreprises de l’agrobusiness, puis des États-Unis, de l’Union européenne et d’autres grands pays producteurs, toute une partie de la production agricole a alors été déviée de l’usage alimentaire vers les agrocarburants. En découle une baisse de l’offre, notamment en maïs, qui nourrit la spéculation vers le haut sur les marchés des produits agricoles.

Ce déséquilibre des marchés financiers résulte directement de la libéralisation des marchés financiers entamée depuis les années 80, notamment par l’Union européenne et ses États membres.
La conséquence, ce sont 850 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, auxquelles se sont ajoutées 100 millions de plus selon la Banque mondiale suite à la flambée des prix. Déjà, cette bulle a commencé à éclater, tant sur le pétrole que sur les produits agricoles, le prix mondial des céréales ayant baissé d’un tiers depuis leur plus haut niveau de 2008. Là encore, ce seront avant tout les agricultures paysannes et surtout celles des pays les plus pauvres qui seront touchées de plein fouet.

Dans un tel contexte, la crise alimentaire mondiale ne doit étonner personne.
Elle est la conséquence de choix économiques et politiques désastreux. Mais le cynisme des élites n’a pas de limites : elles persistent à louer les bienfaits de la libéralisation des marchés de biens et de services. Cette politique est pourtant de plus en plus insupportable, pour les populations et pays pauvres, comme pour la planète elle-même. La crise écologique, sur fond de crises énergétique et climatique, introduit une donne radicalement nouvelle, en remettant en cause l’ensemble de nos modes de production et de consommation et en exacerbant les tensions internationales. Dans cette situation, le doute sur les bénéfices à attendre de la libéralisation des marchés se répand de plus en plus largement. Les évolutions récentes soulignent les impasses de cette politique : échec (certes peut-être provisoire) des négociations à l’OMC, bloquées par la Chine et l’Inde afin de protéger leur agriculture, nouvelle réforme de la politique agricole des États-Unis pour un retour à des outils forts de régulation...
En pleines crises alimentaire, écologique et financière, il est urgent que les citoyens, consommateurs et paysans, se mobilisent pour une rupture avec l’ordre néolibéral et pour la mise en place de nouvelles règles internationales.

Résister et proposer -permettre à chaque pays un développement plus équitable et plus soutenable, fondé sur des échanges solidaires et une agriculture familiale répondant à des fonctions environnementales et sociales (emplois et revenus des travailleurs de l’agriculture).Ce qui implique de :

- réduire drastiquement l’instabilité des prix et des volumes disponibles sur les marchés internationaux, instabilité particulièrement dommageable aux producteurs et consommateurs pauvres et aux pays en difficulté ;
- permettre des prix rémunérateurs à la production, satisfaisant à la fois les différents types de producteurs et de consommateurs.

Pour atteindre ces objectifs, une régulation publique forte du secteur agricole est à repenser aux échelons, mondial, régional, national et local.

Un autre cadre international de régulation publique des marchés :
- Avant tout, l’Union européenne doit refuser et dénoncer les accords de libre-échange multilatéraux (OMC) et bilatéraux (dont les Accords de partenariat économique). Un développement agricole durable dans les pays pauvres, répondant aux besoins alimentaires de tous, nécessite l’annulation de leur dette, notamment par l’Union européenne et ses États membres.
- Le droit à la souveraineté alimentaire doit être inscrit dans le droit international. Il implique le droit effectif de chaque pays ou groupe de pays, dans le respect des autres règles de droit, de satisfaire ses besoins alimentaires de la façon qui lui paraît la plus appropriée, sans perturber les échanges internationaux et les autres pays.
- Un nouveau cadre multilatéral de régulation des marchés (dont les marchés agricoles) doit être mis en place et incorporé au système des Nations unies (l’Organisation des Nations unies étant elle-même à réformer pour donner aux pays du Sud leur poids légitime). Cette organisation des marchés internationaux doit être fondée sur l’intérêt général et la coopération entre pays, garantir l’accès de tous aux droits humains fondamentaux et respecter le droit à la souveraineté alimentaire.

Ces nouvelles bases doivent concrètement permettre :
- aux pays et régions de se protéger et de mieux contrôler les firmes agro-industrielles ;
- de favoriser des accords par produit, en priorité sur les produits tropicaux, mettant en place des prix minimums et des quotas d’exportation, négociés régulièrement en fonction des conditions économiques globales et des pays concernés ;
- d’établir des accords préférentiels favorables aux pays pauvres grâce à des règles commerciales asymétriques.

Cette régulation internationale doit prendre la mesure de la crise écologique et favoriser des échanges, des systèmes de production et de consommation capables de nourrir le monde et de préserver pour l’avenir la vie sur terre et les ressources qui y contribuent.
La relocalisation des activités et l’autosuffisance alimentaire doivent devenir des objectifs centraux. Néanmoins, l’inégale répartition des populations et des terres agricoles rend inévitable le maintien d’échanges agroalimentaires. Les ressources naturelles n’étant pas illimitées, le mode de production agricole (plus ou moins autonome et respectueux des ressources naturelles) et le type d’alimentation des populations (notamment la part de l’alimentation carnée) concernent tout le monde. La destruction, le gaspillage ou le détournement de l’espace agricole productif et les équilibres ville-campagne ne peuvent plus être étroitement l’affaire de la souveraineté nationale, ils doivent être soumis à des objectifsNos propositions contre la domination de la logique financière et des spéculations agricoles :
- interdire les fonds spéculatifs sur les matières premières ;
- sanctionner les opérateurs qui manipulent les cours des matières premières, ce qui va au-delà de leur surveillance, prônée par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) ;
- fermer les marchés à terme sur les matières premières alimentaires, comme cela a été fait en Inde, moyennant quoi le prix intérieur du blé n’a pratiquement pas augmenté depuis un an ;
- favoriser une régulation internationale par des stocks publics minimums aux niveaux national et régional.

Ce cadre doit permettre, au sein des États et des ensembles régionaux, des politiques régulatrices et protectricesLes fondamentaux de la PAC, aujourd’hui toujours appliqués, ont généré une agriculture productiviste et une destruction de l’environnement et de l’emploi ; ils sont à remettre en cause. L’Union européenne et ses États membres doivent viser la reconquête d’une véritable autonomie alimentaire, tout en prenant leurs responsabilités en matière de solidarité avec les pays pauvres et de sécurité alimentaire au niveau mondial.

Ces fondements peuvent être respectés avec les outils de régulation suivants à l’échelle de l’Union européenne :
- une taxation variable des produits importés en fonction de prix intérieurs reflétant les coûts réels de production, avec des standards environnementaux et sociaux minimaux ;
- un système de gestion des marchés, qui garantisse aux producteurs européens des prix rémunérateurs, basés sur « le coût de production total moyen », complétés par des aides aux producteurs à faible revenu du fait de leur situation ;
- des outils de maîtrise et de répartition des volumes de production.

En retour, seraient exigées :
- une pénalisation plus forte et plus stricte des pratiques de production destructrices des ressources naturelles ;
- dans le cadre de l’élargissement à des pays souvent beaucoup plus pauvres, de réelles politiques de transition et une redistribution significative, par les fonds structurels, au profit des agricultures et des régions les moins favorisées. Pourraient ainsi être couverts les différentiels de productivité et maintenue, dans ces régions, l’activité agricole ;
- une modification complète des aides et des règles pour favoriser :
• les systèmes agricoles autonomes, économes en énergie fossile et en intrants et soucieux de préserver le patrimoine naturel commun (eau, biodiversité, fertilité des sols…),
•l’emploi agricole, qui implique de ne plus subventionner en fonction de la surface, mais du travail,
•les circuits relocalisés de transformation et de distribution.Aux niveaux national et régional, d’autres politiques doivent pouvoir restaurer le lien entre agriculteurs, consommateurs et territoires :
- une politique de répartition équitable des marges entre les différents acteurs de la filière ;
- une politique alimentaire nationale ambitieuse, favorisant la santé et les consommateurs les plus pauvres ;
- une régulation du foncier visant l’installation de nouveaux agriculteurs et la transmission des exploitations ;
- un soutien significatif des pratiques de production écologiques, de l’agriculture biologique, des filières courtes ;
- une démocratisation des instances de débats et de décisions.Une nouvelle politique agricole et alimentaire européenne passe par une redéfinition complète des règles internationales. Cette redéfinition ne se fera pas sans une volonté claire de l’Union européenne, qui conserve un poids considérable, économique et politique, dans les négociations internationales. Ces changements passent par une mobilisation de chacun pour agir collectivement aux différents niveaux de décisions politique, du local au global. Ils passent aussi par une convergence de tous les mouvements citoyens, qu’ils soient écologiques, de paysans, de solidarité internationale ou de consommateurs

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-Prix alimentaires : le vrai et le faux
- Agriculture et spéculation
- Famine mondiale : causes, remèdes ?
- Emeutes de la faim
Posted by Etienne Celmar at 07:43 Aucun commentaire:

mardi 7 juin 2022

La faim, problème politique

Famines en question

              Les famines qui menacent régulièrement de par le monde ne sont pas une fatalité. Il n'est pas besoin d'être ingénieur agronome pour le constater. Cela tombe sous le sens, même quand ce ne sont pas des guerres qui en sont à l'origine, comme au Yemen et aujourd'hui dans une partie de l'Afrique du Nord, dépendant pour son blé de l'Ukraine et de la Russie. Les émeutes de la faim, récurrentes, n'ont pas que des causes naturelles, quand il y en a. La nature a bon dos. Les causes climatiques sont rarement les seules en question. La finance dérégulée peut y jouer un rôle majeur, comme on l'a vu assez souvent, comme la spéculation sur les matières de première nécessité. Les causes structurelles de la faim ne sont plus guère évoquées. Même à l'intérieur des pays développés.   


                                                                                      "... Sur une planète  
qui produit assez pour nourrir toute sa population , 690 millions de personnes ne mangent pas à leur faim chaque jour . Après des décennies de baisse, l’insécurité alimentaire s’est aggravée depuis 2014, sous l’effet de la multiplication des conflits armés, des phénomènes climatiques extrêmes et des crises économiques à répétition. Elle résulte également de la défaillance structurelle d’un système agricole et alimentaire mondial profondément inégalitaire.   Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre de personnes sous-alimentées dépassera les 840 millions en 2030  entraînant plusieurs pays dans la famine. Il est urgent de changer de cap et de repenser en profondeur nos modes de production agricole et de distribution alimentaire, dans le respect de la nature et de l’humain. La FAO estime actuellement que 690 millions de personnes souffrent sévèrement de la faim et sont en situation de sous-alimentation chronique, c’est-à-dire dans l’incapacité d’accéder de façon régulière à de la nourriture en quantité suffisante et couvrant leurs besoins essentiels  Toutefois, si l’on évalue l’insécurité alimentaire dans son acception la plus vaste, à savoir les difficultés d’accéder à une alimentation saine et équilibrée, ce sont en réalité 2 milliards de personnes , soit environ le quart de la population mondiale, qui n’ont pas les moyens de se procurer une nourriture de qualité et suffisamment nutritive  L’insécurité alimentaire se traduisant par une détérioration de la qualité du régime alimentaire, elle accroît le risque de malnutrition, ce qui peut entraîner dénutrition ou à l’inverse, surpoids et obésité, en augmentation dans toutes les régions du monde..."                                                                                                                                                         L'OMS fait un rapport accablant, dans l'indifférence des nantis. La question des prix et de la terre est au coeur de nombreuses crises alimentaires. Comme la question, cruciale , de la souveraineté alimentaire et de la marchandisation des matières premières. _________

https://www.oxfam.org › communiques-presse › la-fai...

Posted by Etienne Celmar at 08:03 Aucun commentaire:

mercredi 22 août 2012

Prix alimentaires: la faute à qui?

La nature a bon dos...

___La sécheresse: phénomène récurrent, touche cette année sévérement les USA, le Canada, l'Australie, la Russie, le Nord du Brésil, ...
Conséquences: défaut de récoltes,  flambée des prix, les pires difficultés alimentaires pour les pays pauvres, des menaces pour l'équilibre alimentaire mondial...
On a vite fait de faire cette déduction simpliste.
__Les phénomènes climatiques extrêmes ont évidemment leur place dans ces réactions en chaîne, comme causes premières, mais moins aujourd'hui qu'hier. Les époques de famines d'antan n'ont plus lieu d'être aujourd'hui. Le problème n'est plus simplement climatique, mais surtout économique et politique.
Déjà au Moyen-Age en France, les famines n'étaient pas toujours que la conséquence de mauvaises récoltes. ( Les famines au Moyen Âge interviennent lorsque les récoltes sont mauvaises, en particulier pendant la soudure. Le facteur météorologique est aggravé par la guerre et le passage dévastateur des soldats dans les champs (comme durant la guerre de Cent Ans). Les pauvres sont toujours les plus touchés. Les villes organisent le ravitaillement en blé, venu parfois de loin et à fort coût....)
 Les nouvelles famines. ne sont pas des catastrophes seulement naturelles...Les prix ne s'embrasent pas mécaniquement.
  Il n'y a pas de fatalité à la pénurie, à la hausse des prix agricoles.
___ La spéculation joue un rôle important, ce n'est pas seulement la conséquence d'un déséquilibre entre l'offre et la demande.. Déjà en 2008, le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation disait:« Il n'y aurait pas eu de crise alimentaire sans spéculation  Ce n'était pas la seule cause de la crise, mais elle l'a accélérée et aggravée. Les marchés agricoles sont naturellement instables, mais la spéculation amplifie les brutales augmentations, tout comme les chutes des prix, qui sont aussi très dommageables pour les pays producteurs. Cela rend difficile la planification de la production et peut brutalement augmenter la facture alimentaire des pays importateurs de denrées. »
 L'agriculture a été sacrifiée sur l'autel du marché et les mêmes  mêmes causes produisent les mêmes effets. La souveraineté alimentaire est le problème-clé.
La responsabilité humaine, le type d'agriculture, le mode de gestion de la planète sont  largement en cause. Il est urgent de repenser l'agriculture et il y aurait beaucoup à dire sur la fragilisation et la dégradation des sols engendrée par l'agriculture intensive
La famine est un crime contre l’humanité, comme le souligne Jean Ziegler._(1)
__________________________Si la gabegie alimentaire ne cesse pas, le problème s'aggravera dans les années qui viennent:
"... La moitié du blé mondial et les trois quarts du maïs et du soja ne servent pas à faire du pain, des pâtes, du couscous, des tortillas ou du tofu, mais du poulet, des œufs, du porc, du lait et du bœuf ! Est-ce bien raisonnable à l'échelle mondiale ?
Ces crises à répétition ne vont-elles pas nous inciter à nous interroger sur la durabilité de notre système alimentaire, qui nous amène à manger en France chaque année 85 kg de viande et 90 kg de laitage ? Et que dire des Etats-Unis (125 kg de viande), sans compter la Chine qui rejoint notre gabegie alimentaire ? En tous les cas, à court terme, soit nous acceptons une forte hausse du prix de ces produits, soit les éleveurs seront dans la rue, avant de goûter aux charmes de Pôle emploi (ou du suicide malheureusement...). La saga du groupe volailler Doux qui nous a tenus en haleine risque de n'être que le premier chapitre d'une crise plus profonde.
Les politiques de soutien aux agrocarburants de première génération (éthanol à base de maïs aux Etats-Unis, biodiésel à base de colza en Europe ou d'huile de palme dans de nombreux pays du Sud) vont à nouveau être fortement questionnées. Est-il bien raisonnable de continuer à... brûler une ressource aussi essentielle et dorénavant rare que les grains de céréales ou d'oléagineux, et de défricher à grande échelle la forêt vierge pour pouvoir poursuivre ?..
"... Prendre conscience que l'agriculture représente dorénavant une question-clé pour la paix du monde, et qu'elle a besoin d'un effort collectif très important et d'investissements considérables pour être à la hauteur du défi.
S'organiser entre les différents Etats pour prévenir les crises, avec une limitation de la spéculation, la constitution de stocks-tampons sur tous les continents, et la circulation de l'information (ce que le G20 a, soi-disant, décidé de faire !).
Revoir nos habitudes alimentaires : moins d'obèses ici et moins de mal-nourris là-bas, tout le monde finirait par y gagner. Et promouvoir sur tous les continents une agriculture qui réconcilie écologie et agriculture (en particulier agroécologie ou agriculture écologiquement intensive), qui permette aux paysans du monde de produire eux-mêmes, suffisamment (c'est-à-dire beaucoup) et de façon plus durable, même en prenant en compte les effets délétères du réchauffement planétaire."
_______________________________
- L’agriculture et l’alimentation ne peuvent être laissées aux rapaces de la finance
- « Après les subprimes, on spécule sur la nourriture »
- Quand le riz devient un produit financier
-Les banques et les bulles 
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-Paru dans Agoravox
Posted by Etienne Celmar at 02:23 Aucun commentaire:

jeudi 20 avril 2023

Notre pain quotidien

Certains se font du blé...sur le blé

                                        Considéré depuis longtemps, dans le plupart des cultures, comme le produit nutritif le plus basique, le plus vital. Le blé traditionnel qui se récoltait à l'échelle de la ferme la plus modeste autrefois, comme celui, modifié, qui couvre d'immenses hectares, en Beauce, en Ukraine ou au Canada. Le marché de ce céréale s'est aujourd'hui internationalisé, comme d'autres produits, qui se vendent à grande échelle, à des prix qui peuvent connaître d'énormes variations, devenant si parfois rares et si chers qu'ils peuvent engendrer des famines locales. Les événements réduisant la production sont souvent mis en cause, mais on parle moins de la spéculation de la part d'institutions internationales qui font monter artificiellement les prix pour leur plus grand bonheur boursier Les transactions spéculatives, à Chicago ou à Genève, échappent au pouvoir des nations. Il n'y a pas que les variations climatiques. La nature a parfois bon dos. Les famines ont souvent des causes humaines. Certaines banques commencent à le comprendre. Les assauts spéculatifs étranglent aussi les producteurs, poussés à disparaître, à s'endetter à outrance, ou à se concentrer encore.   Le pain n'est pas une denrée comme les autres... 


                                                                                                                                        Déjà en 2008, le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation disait:« Il n'y aurait pas eu de crise alimentaire sans spéculation  Ce n'était pas la seule cause de la crise, mais elle l'a accélérée et aggravée. Les marchés agricoles sont naturellement instables, mais la spéculation amplifie les brutales augmentations, tout comme les chutes des prix, qui sont aussi très dommageables pour les pays producteurs. Cela rend difficile la planification de la production et peut brutalement augmenter la facture alimentaire des pays importateurs de denrées. »

 L'agriculture a été sacrifiée sur l'autel du marché et les mêmes  mêmes causes produisent les mêmes effets. La souveraineté alimentaire est le problème-clé.
La responsabilité humaine, le type d'agriculture, le mode de gestion de la planète sont  largement en cause. Il est urgent de repenser l'agriculture et il y aurait beaucoup à dire sur la fragilisation et la dégradation des sols engendrée par l'agriculture intensive
La famine est un crime contre l’humanité, comme le souligne Jean Ziegler._(1)
__________________________Si la gabegie alimentaire ne cesse pas, le problème s'aggravera dans les années qui viennent:
"... La moitié du blé mondial et les trois quarts du maïs et du soja ne servent pas à faire du pain, des pâtes, du couscous, des tortillas ou du tofu, mais du poulet, des œufs, du porc, du lait et du bœuf ! Est-ce bien raisonnable à l'échelle mondiale ?
Ces crises à répétition ne vont-elles pas nous inciter à nous interroger sur la durabilité de notre système alimentaire, qui nous amène à manger en France chaque année 85 kg de viande et 90 kg de laitage ? Et que dire des Etats-Unis (125 kg de viande), sans compter la Chine qui rejoint notre gabegie alimentaire ? En tous les cas, à court terme, soit nous acceptons une forte hausse du prix de ces produits, soit les éleveurs seront dans la rue, avant de goûter aux charmes de Pôle emploi (ou du suicide malheureusement...). La saga du groupe volailler Doux qui nous a tenus en haleine risque de n'être que le premier chapitre d'une crise plus profonde.
Les politiques de soutien aux agrocarburants de première génération (éthanol à base de maïs aux Etats-Unis, biodiésel à base de colza en Europe ou d'huile de palme dans de nombreux pays du Sud) vont à nouveau être fortement questionnées. Est-il bien raisonnable de continuer à... brûler une ressource aussi essentielle et dorénavant rare que les grains de céréales ou d'oléagineux, et de défricher à grande échelle la forêt vierge pour pouvoir poursuivre ?..
"... Prendre conscience que l'agriculture représente dorénavant une question-clé pour la paix du monde, et qu'elle a besoin d'un effort collectif très important et d'investissements considérables pour être à la hauteur du défi.
S'organiser entre les différents Etats pour prévenir les crises, avec une limitation de la spéculation, la constitution de stocks-tampons sur tous les continents, et la circulation de l'information (ce que le G20 a, soi-disant, décidé de faire !).
Revoir nos habitudes alimentaires : moins d'obèses ici et moins de mal-nourris là-bas, tout le monde finirait par y gagner. Et promouvoir sur tous les continents une agriculture qui réconcilie écologie et agriculture (en particulier agroécologie ou agriculture écologiquement intensive), qui permette aux paysans du monde de produire eux-mêmes, suffisamment (c'est-à-dire beaucoup) et de façon plus durable, même en prenant en compte les effets délétères du réchauffement planétaire."
_______________________________
- L’agriculture et l’alimentation ne peuvent être laissées aux rapaces de la finance
- « Après les subprimes, on spécule sur la nourriture »
- Quand le riz devient un produit financier
-Les banques et les bulles 
___________________________
Le problème de l'autosuffisance alimentaire se pose encore:
- Du riz, des hommes et du marché>>> Emeutes de la faim>>>Multinationales et agriculture>>>Famine mondiale : causes, remèdes ?>>> Agriculture et spéculation>>>Prix alimentaires : le vrai et le faux

__________________________________
Posted by Etienne Celmar at 08:49 Aucun commentaire:

mercredi 23 avril 2008

Multinationales et agriculture

Contrôler les semences , c'est contrôler la production agricole...

CRISE ALIMENTAIRE :«Il faudrait déjà que les paysans aient accès aux graines!»
Des ONG accusent: quelques multinationales trustent les semences et le font payer cher aux paysans du Sud.

"Qui veut récolter doit semer... La nécessité de préserver la souveraineté alimentaire est revenue en force dans le débat après les émeutes de la faim. Si on ne peut pas produire de tout partout, des voix s'élèvent pour que les pays puissent diversifier leurs ressources alimentaires, en comptant pour cela sur leurs paysans et leurs semences.
Carin Smaller, responsable du bureau de Genève de l'ONG américaine «Institute of agriculture and trade policy» (IATP) plante le décor: «Les deux-tiers des pays du Sud sont dépendants de leurs importations agricoles et soumis à la volatilité des prix du marché mondial. Il faut les aider à «produire local, régional et national» pour mieux résister.
La Banque mondiale, qui répète pourtant que la solution à la crise alimentaire est un «nouvel accord commercial», reconnaît dans son rapport sur le développement 2008 que «l'agriculture à petite échelle est un moyen puissant pour sortir de la pauvreté». Sauf qu'au départ de la chaîne de production alimentaire, côté semences, la tendance est aussi à la concentration et à l'uniformisation.
Et que sur ce terrain, les pays du Nord poussent ceux du Sud à signer des accords qui leur lient les mains et augmentent le coût de leur agriculture. Illustration avec la brevetabilité des plantes...«De plus en plus de paysans dépendent de cette agriculture industrielle et doivent acheter les semences, les pesticides et engrais qui vont avec, aux Cargil et Monsanto. Or, cette agriculture a un coût largement lié au prix du pétrole. Le prix des graines a augmenté, celui des fertilisants aussi (de 20% l'an dernier) parce que le prix du pétrole augmente», commente Carin Smaller de l'IATP. Et nous revoilà dans une problématique au coeur de la crise alimentaire: le prix des produits agricoles dont l'augmentation profite en bout de chaîne aux mêmes multinationales. Cette logique de la sélection par la rentabilité tend aussi à réduire la biodiversité, explique le représentant d'Oxfam: «En Inde, 30 000 variétés de riz étaient cultivées au début du siècle. Aujourd'hui, dix variétés seulement poussent sur les trois-quarts des rivières indiennes.»

"Monsanto représente 90% des OGM cultivés dans le monde. Elle a racheté un grand nombre de compagnies semencières pour y parvenir. Et les semences constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire. C’est cela qui fait sa puissance. Contrôler les semences c’est, à terme, contrôler la nourriture du monde. C’est le projet hégémonique de Monsanto."(http://lalettredejaures.over-blog.com/article-18183809.html)


Agriculture : small is beautiful

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-Comment Monsanto vend les OGM
-Monsanto, la semence à scandales

Posted by Etienne Celmar at 08:08 Aucun commentaire:

mercredi 23 juin 2010

Sahel en détresse

Souveraineté alimentaire compromise

Une urgence absolue



« Le Sahel est l'une des régions les plus pauvres au monde et la pression de la faim pousse de plus en plus de personnes à quitter les campagnes pour les villes afin d'y trouver de la nourriture pour leurs familles » a indiqué le Directeur régional du Programme alimentaire mondial (PAM) pour l'Afrique de l'Ouest, Thomas Yanga, dans un communiqué publié vendredi. « Ces populations ont perdu leurs récoltes, leur bétail et leur capacité à surmonter les chocs alimentaires », a-t-il ajouté.
-Le Programme alimentaire mondial (PAM) a mis en garde vendredi contre le risque de famine dans la région ouest-africaine du Sahel, où la sécheresse et de mauvaises récoltes ont créé un besoin urgent de nourriture pour 10 millions de personnes"
-Cri de détresse-
-Crise alimentaire au Sahel
____________________

- Solutions: la maîtrise de l'eau ( contre la désertification au Sahel) et des prix agricoles , contre la logique de l'OMC-
______________

-Le Sahel meurt de faim:
"...Dix millions de Sahéliens souffrent d'«insécurité alimentaire», dans une relative discrétion. La situation, jugée «critique» par le Plan alimentaire mondial (PAM), menace surtout le Niger et le Tchad. Le nord du Cameroun, le nord du Burkina et le nord-est du Mali sont également touchés. Selon des observateurs sur place, joints par Mediapart, l'intensité de cette crise dépasse, pour le Sahel, celle de 2008, lorsque la flambée des prix agricoles avait provoqué des «émeutes de la faim» aux quatre coins de la planète...
La faiblesse des précipitations – et leur répartition – est l'une des explications à la crise en cours. «Il n'a pas plu assez l'an dernier, et surtout pas de manière assez régulière. Les pousses ont vite été brûlées par le soleil», constate Jean-François Carémel, d'ACF, au Tchad. D'où de mauvaises récoltes, mais aussi trop peu de fourrage pour le bétail. Autre facteur pointé du doigt: le niveau toujours alarmant des produits agricoles. Si les cours du blé ou du riz sont retombés de leurs plus hauts niveaux d'il y a deux ans, ils restent très élevés. Dans leurs perspectives sur l'agriculture, publiées le 15 juin, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) et l'OCDE préviennent que les cours moyens du blé et d'autres céréales seront supérieurs, de 15% à 40%, sur les dix prochaines années, à ceux de la période 1997-2006. Pour les huiles, l'augmentation dépassera les 40%.
Mais l'autre grande explication au désordre actuel est plus basique: les promesses n'ont pas été tenues. Après l'échec cinglant du sommet de Rome, en novembre 2009, totalement éclipsé par le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, les investissements dans l'agriculture restent très insuffisants. Ils ont progressé l'an dernier de 6% à l'échelle de la planète, alors qu'il faudrait, pour nourrir neuf milliards d'habitants à l'horizon 2050, les doubler chaque année. Jacques Diouf, le patron de la FAO, s'en est donc pris, en début de semaine, aux Etats membres de l'institution, qui avaient promis, l'an dernier, de débloquer des milliards de dollars contre la faim dans le monde. Au Niger, par exemple, le géographe Harouna Mounkaïla estime qu'à peine 30% des 270.000 hectares irrigables du pays sont aujourd'hui utilisés, faute de moyens..
."
____________-Dix millions de personnes menacées par la faim au Sahel -"Le Marché de la faim" et l''agrobusiness' -Une reféodalisation du monde
____________________________
-Faim au Sommet___-Nourrir la planète ou gonfler les profits ?___-PAC en question____-Agrobusiness et subventions___-Prix alimentaires : le vrai et le faux____- Emeutes de la faim___- Agriculture et spéculation____-Multinationales et agriculture___-Famine mondiale : causes, remèdes ?
Posted by Etienne Celmar at 07:06 Aucun commentaire:

mercredi 11 juin 2008

Prix alimentaires : le vrai et le faux


L'alimentation, un droit fondamental

La Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) proclamait que "Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation".
Au Sommet mondial de l'alimentation, en 1996, les chefs de 185 pays et la Communauté européenne ont réaffirmé, "le droit de chaque être humain d'avoir accès à une nourriture saine et nutritive conformément au droit à une nourriture adéquate et au droit fondamental de chacun d'être à l'abri de la faim." Ils ont également proclamé leur volonté de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d'ici 2015.
Pourtant, la FAO (Food and Agriculture Organization faisant partie des l'ONU) affirme dans son dernier rapport que 862 millions de personnes souffrent de malnutrition à travers le monde.
C'est sur cette toile de fond peu réjouissante que les prix des denrées alimentaires ont significativement augmenté ces derniers temps, provoquant des émeutes de la faim dans une trentaine de pays. Spéculation sur les marché agricoles, production d'agrocarburant à grande échelle, suppression des mécanismes de régulation des stocks et des échanges : les pays riches ont une responsabilité majeure dans ce processus.
( Grain de Sable )
Démêler le vrai du faux - Jacques Berthelot

Economiste spécialisé dans tout ce qui touche à l'agriculture dans le monde, Jacques Berthelot a rédigé une analyse particulièrement bien documentée de la flambée des prix agricoles. Il démontre que ce ne sont ni la Chine ni l'Inde les responsables de cette flambée mais bien l'Union Européenne et les États-Unis. Il souligne aussi que la spéculation financière, comme toujours dans une économie livrée aux seuls marchés, participe très largement aux « émeutes de la faim ». La version proposée ici est un résumé de son travail pour aller directement à l'essentiel. La version intégrale est disponible via cette page : Analyse complète de Jacques Berthelot sur le site d'Attac.
Fausses explication et vraies raisons - CADTM (Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-monde)

Depuis plusieurs jours, des manifestations populaires prennent forme dans de nombreux pays du Sud. Les raisons de ce mécontentement sont partout semblables ; les prix de la nourriture de base ont augmenté de manière aussi brutale qu'importante et les populations, déjà paupérisées par la mondialisation, se retrouvent dans l'incapacité d'assumer cette charge supplémentaire. Les peuples ont faim ! Les causes de cette flambée sont multiples mais elles sont globalement issues des jeux économiques. D'une part, une spéculation de replis sur les denrées alimentaires suite à la crise des subprimes, d'autre part la production d'agrocarburants et le réchauffement climatique. Pourtant, certains journalistes pointent dans leurs articles les autorités locales africaines comme responsables des choix catastrophiques en matière de politiques alimentaires, semblant ignorer que les politiques agricoles des pays du Sud sont soumises aux conditionnalités de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) ou encore aux Accords de partenariat économique (APE). Ceux qui façonnent l'opinion publique font ici preuve d'une légèreté étonnamment orientée. C'est ainsi que l'on peut lire dans la presse écrite belge : « de nombreux pays du continent [africain] importent des aliments au lieu de les produire, parce que les autorités locales donnent la priorité aux cultures d'exportation afin d'en retirer les devises pour acheter ce qu'ils ne produisent pas ». Raccourci étonnant. Aussi étonnant que simplificateur et qui dédouane à peu de frais les politiques néolibérales de privatisation, de plans d'ajustement structurel, imposés depuis bientôt trente ans par les institutions financières internationales (IFI) et les gouvernements du Nord au reste de la planète.
Responsabilités: article tiré de la Valise diplomatique

Le jugement de M. Olivier de Schutter, rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation, est sévère pour le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, les pays riches : « Beaucoup criaient dans le désert depuis des années pour qu'on soutienne l'agriculture dans les pays en développement. Rien n'a été fait contre la spéculation sur les matières premières, pourtant prévisible depuis qu'avec la chute de la bourse, les investisseurs se repliaient sur ces marchés. […] Les plans d'ajustement structurel du Fonds monétaire international ont poussé les pays les plus endettés, notamment en Afrique subsaharienne, à développer des cultures d'exportation et à importer la nourriture qu'ils consommaient. Cette libéralisation les a rendus vulnérables à la volatilité des prix (Le Monde, 3 mai 2008. ). »

Le point de vue de M. Michel Barnier, ministre français de l'agriculture, n'est pas entièrement différent, bien que lui défende la politique agricole de l'Union européenne, souvent mise en cause, en Afrique notamment : « Le choix de cultures d'exportation dans les pays pauvres a détruit les cultures vivrières et fait disparaître les paysans. […] Mettre en compétition des agriculteurs dont les niveaux de compétitivité varient de 1 à 1 000, c'est à coup sûr condamner les plus pauvres (Michel Barnier, « Agriculture : pas question d'autarcie… », Les Echos, 2-3 mai 2008.). »

L'analyse du rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation ne semble pas avoir convaincu les Etats-Unis davantage que celle du ministre français. Répondant à M. Barnier dans Les Echos, l'ambassadeur américain à Paris, M. Craig Stapleton, préfère imputer la crise alimentaire à « certains pays producteurs de céréales [qui] ont choisi de restreindre leurs exportations, exacerbant la tension sur l'offre ». Après avoir fait l'éloge du maïs génétiquement modifié qui, estime-t-il, « pourrait augmenter la production agricole dans les régions arides », il prescrit : « En fait, le moyen le plus efficace pour inciter à produire plus, dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement, serait de réduire les distorsions commerciales. » Ce genre d'ordonnance s'abrite derrière un avis de M. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, qui semble avoir enchanté Washington : « Personne ne devrait oublier que toutes les nations comptent sur le libre-échange pour nourrir leur population (Craig Stapleton, « Agriculture, pas question de limites aux échanges », Les Echos, 2-3 mai 2008). »

Comme le remarque ironiquement un vieux dicton américain, quand on ne dispose que d'un marteau, le monde ressemble forcément à un clou…

Que fait l'Europe ? X CAMPAGNE La PAC est malade, signons la PAC.
En 2008, un « bilan de santé « de la PAC est engagé afin d'évaluer les politiques en place et anticiper les évolutions pour la prochaine réforme de 2013. Dans ce contexte et dans le cadre de la présidence française de l'Union europénne au deuxième semestre 2008, nous demandons un débat de fond sur les objectifs de la PAC.
La PAC doit poursuivre en priorité un objectif de souveraineté alimentaire. Cela signifie que l'agriculture doit donc avant tout assurer l'indépendance alimentaire de l'UE et que la PAC doit se concentrer sur l'approvisionnement de son marché intérieur. Cela va également dans le sens de la reconnaissance du droit des autres pays de se nourrir par eux-mêmes et de l'abandon d'une politique agressive d'exportation ainsi que de dumping.
Ce principe de souveraineté alimentaire doit être mis au service d'une agriculture durable et solidaire c'est-à-dire une agriculture diversifiée et de qualité, satisfaisant prioritairement les besoins des marchés locaux, créatrice d'emploi, répartie sur tout le territoire, respectueuse de l'environnement, ainsi qu'à forte valeur culturelle.
Les effets de la PAC dans les pays du sud : analyse des responsabilités européennes.

Contre sommet d'Annecy - Gilles Lemaire -Un Conseil informel des ministres de l'Agriculture aura lieu à Annecy les 22 et 23 septembre prochain pour discuter de la Politique Agricole Commune d'après 2013. Nous appelons à un rassemblement de toutes les associations et de tous les citoyens concernés les samedi 20 et dimanche 21 septembre.

Organiser la famine et criminaliser ceux qui la fuient- Jean Ziegler --Ancien rapporteur des Nations unies sur le droit à l'alimentation, Jean Ziegler décrit le calvaire des Africains qui tentent de fuir la famine dans leur pays et que l'Europe laisse mourir à ses portes. Chiffres à l'appui, l'auteur dénonce la formidable hypocrisie de l'agence européenne Frontex mise en place par Bruxelles.

OGM, agrocarburants : quels impacts sur l'agriculture ? D'après l'ONU, les OGM ne résoudront pas les problèmes de faim dans le monde, encore un mythe qui s'écroule.

Alors que les appels partisans se multiplient pour le recours massif à la technologie transgénique afin de « résoudre la crise alimentaire mondiale », de nouvelles études scientifiques viennent contredire ces voix et révèlent que la modification génétique diminue la productivité des cultures.

Agrocarburants : les prix montent à la pompe et dans l'assiette ! - Christian Berdot des Amis de la Terre

« Le nouveau dilemme : des carburants chers impliquent des calories chères »Kuantan, Malaisie L'augmentation des prix de l'huile de cuisine oblige les habitants du plus grand bidonville de l'Inde à Mumbai à réduire leur ration. Les boulangeries aux Etats-Unis s'inquiètent de l'augmentation des matières grasses. Et ici, en Malaisie, des usines toutes neuves construites pour transformer l'huile en diesel tournent à vide alors que leurs propriétaires ne peuvent plus se payer la matière première.

Le même auteur a également mis en ligne un article concernant les conditions sociales des paysans brésiliens qui cultivent la cane à sucre pour les agrocarburants. Lire l'article

Livre " Avec les paysans du monde "
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Posted by Etienne Celmar at 10:03 Aucun commentaire:
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Humeurs et humour de toutes couleurs


- Vélovirus
- Restons modestes
- Sur le pied de guerre
- La royauté
- Ne m'appelez pas Président
- Délinquance pondérale
- Virus ultra résistant
- De pape en pape
- Roule ou grève!
- On ne sait pas où on va
- Retraite 2.0
- Personne n'est parfait
- Faute de goût
- Modestes propositions
- Ailes présidentielles
- Black is black
- Macro-incertitudes
- Cliquez pour prier
- Homo ratatinus
- Cochons à la barre
-Macdonaldisation planétaire
- L'Evangile selon Donald
- Back to the Past
- Tant de sollicitude...
- Pas de croissance?!
- Comme j'aime
- Histoires d' O...-pital
- Un sans-culotte culotté
- C'est bien le meilleur
- Reconquista
- Si j'aurais su...
- Rien n'arrête Mr Ping
- Barbe au poil
- Procrastination
- Tout s'explique
- Encore un ver?
- Batifolage
- On en parle
- Benalla, ah! ah!
- J'arrête le vélo!
- Ben OSS117
- Ronds points citoyens
- Civisme topless
- L'essence et l'existence
- Les tribulations de Jean-Claude
- La connerie, son avenir
- Elysée enlisé?
- Boutique élyséenne
- Jupiter et l'horticulteur
- Passé compliqué
- Enfer pour Jupiter?
- Pas si nul que ça!
-Ils sont fous ces Gaulois
- Brigitte en clair
- Abandon
- Pedalo, ergo sum
- On se calme!
- Un putain de pognon
- La paille et la poutre
- Pognon de dingue
- Pas de kawa pour les fatmas
- Tueries US: la solution
- Chers collaborateurs
- Thaumaturgie
- Pauvre cochon!
- Et pont et pont...petit patapon ♪♫♪
- You are fired!
- Miracle en Alabama
- Vandalisme ou trumperie?
- Plantation et plantage
- Echos du Palais
- Pas de chance!
- Ce n'est pas un poisson d'avril
- IL est temps d'investir
- Macron et le loup
- Petit voyage en absurdie
- Le roi du kit nous quitte
- Tout ça pour ça!
- Maussade
- Procrastinez-vous?
- Le ministre et le pizzaïolo
- La 2 CV de Mr HULOT
- Y voir clair
- Cancans du Vatican
- Dieu est-il en RTT?
- Et rebelotte!
- Qui n'aime pas les paradis?
- Cordée en péril?
- Terreur à Washington
- Tempête ...:
- Vie de cochon
- Jamais plus sans mon chien
- En marge
- Pédaler speed and free
- Culottés!
- Barbe chic et choc
- Nobody
- Garder la mémoire
- En avoir ou pas?..
- Vers une assemblée godillot?
- Les tribulations de l' abbé Roux
- Pourquoi pas "Président à vie"?
- Philosophiquement non conforme
- Jeux de mains
- I like!
- Chicken Jail
- Il se veut « jupitérien »:
- Procastinatio
- Riches: une montée "fulgurante"...
- Elle est encore là..
- Familles recomposées
- :Cherche donateur:
- Trouver son chemin
_ Retour au chateau
- L'évangile selon Donald
- Où va-t-on?
- Cuisine pré-électorale
- Débat crucial Outre-Manche
- Barack s'en va:
- Donald à l'école
- Auchan: à fond la caisse!:
- Macronite aiguë?:
- Post-vérité?
- Fessées qui se perdent
- Histoire de chaises
- Christine coupable?
_ La primaire
- Mais, qui va garder le château?
- On a beau dire...
- En rire ou pas
- Facéties préelectorales
- Il Papa, la pizza et the Mc Do
- Hillarant!_

_
Alertez B. Bardot.!_
_
Il a raison, Gérard:
- Les pauvres exagèrent
- So smart!:
- Economies faciles
-
Toujours plus haut
- Tabarnak!
- Etrangeté
- Suffit pas d'être blonde
- Urinothérapie
- Audaces rhétorico-politiques
- Mettez un tigre dans votre smartphone:
- Sans blagues!:
-Bac: l'art d'enfiler les perles
- A tu et à toi
- Humour et politique:
- Brunus Imperator
- Oh-rage!..
- L'habit ne fait pas le ministre
-
Cumulards:
- L'art du défilé:
- Normal!:
- Inépuisable!
- Elle n'en manque pas une!
-
Brocantes présidentielles
-
Jeanne à toutes les sauces:
- Siné: dernière envolée
- C'est ballot!
-
Enquête à "Ménard-ville"
- Police de la croûte:
- Coiffure élyséenne:
- Histoire de brasseurs
- Les pôvres!
- To be or nor to be (happy)
- Paléo et néo-crétinisme
- Pommes trop chères
- Demain je me mets à l'élevage
- Histoire à dormir debout
- Te plains pas..
- Mea culpa
- C'est grave, docteur?
- Mourir cher?
- Histoire à dormir debout
- Pause pipi, c'est fini?
- Le retour des druides
- Petite pédagogie du fouet
- Art hors-sol
- Panique à Passy
- Postures
- Merci pour le séjour!
- Question de standing
- Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?
- Quand on partait de bon matin...
- Pas de kawa pour les fatmas
- Hibernatus 2
- Le bonheur est dans le sable
- Erreur de casting
- Les soucis de Valéry
- Demain peut-être...
- Blanche-Neige au Qatar
- Cachez-moi ces nus!
- De si belles pommes!
- S comme...
- Et mon câlin?
- Relooking
- La bécane de Christiane
- De si belles pommes!
- Cachez-moi ces nus!
- Sarko neuf
- Vodka de la résurrection
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La belle et les Monsignori
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Pamela chez les mangeurs de foie gras
-Brève bafoulle au Trés-Haut
- Pour une bonne année
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Grosse fatigue
-Mange pas ci, mange pas ça...
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Des millions d'amis
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Toussaint: les saints sont à la fête
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Humeur d'août
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Boss de Davos
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Cher Président!
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Gourou de chez nous
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Dangereux vélo
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Sport o no Sport?
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Cachoteries bancaires
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Cons anciens et nouveaux
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Les plus riches coûtent cher
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Ultima verba
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Rien...ou si peu
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Vieux banc
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Ils s'y préparent!
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Do it yourself
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Désespérer le peuple
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Lettre à Elise
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Pourquoi pas le dimanche?
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8 euros pour un dentier
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Un mal étrange
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Scepticisme et ciconspection
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Valse des régions
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Ménage linguistique
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Armes: spéciale braderie
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Chouette, la philo!
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Les barbares à Zemmour
-Ballon pas rond
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Les pompes de la discorde
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Purge grecque
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François au FMI?
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Google en-pire
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Précarité: règime normal?
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La faute aux pauvres
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Un ex-ministre au poil
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C'est décidé, je reste!
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Les vaches!
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Avoir la patate
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La faucille et le goupillon
-Politiquement hilarant
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En rire ou en pleurer
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Tous des singes !
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(Sans) horizons et coup de ...blues
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Marre d'être gentil!
-Elles osent tout
-Vivement Noël!
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Encore un ver?
-Le filon vélo
-Mourir pas cher
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Le retour des blaireaux
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Quand Jésus tweetait...
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De foire en foire
-T'as ti ta e-watch?
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Stop aux taupes!
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Toutoubars, minoubars
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Décalé
-Vive la sieste!
-Royal baby
-Du boulot pour François
-Le tour du Tour
-Histoire de lunettes
-Nouveau voyage en Amazonie
-Ventre plat et tête creuse
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-Petits et grands jouets
-Rond-point
-Mourrez, nous ferons le reste
-De choc en choc
-Pâques aux tisons...
-Pas (très) sérieux...
-On a tout essayé...
-Le vélo: en parler ou en faire
- Certains l'appellent Pancho
-La pluie et le beau temps
-En attendant la fumée..
-Devenir arriviste...pour les nuls
-Mail de Jésus
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Guerre de Hollande
- Belgique: j'y vais, une fois
-Je twitte, mais je me soigne..
- La fin du monde aura bien lieu
-Drôle de bonhomme, le Chat!
-Touche pas à mon pain...au chocolat!
- Braves pigeons!
-La (com)plainte des banquiers
-Que pense Dieu de tout ça?...
- De la pomme: d'Adam à Apple
-Demain, j'apprends le SMS
- L'humour de Dieu
-Homo caniensis
-Qui sont les (vrais) cochons?
-Modestes propositions..
-Billet pour rien..
- Air Sarko One
-
Stop aux taupes!
-Oh! my Dog!..
-Humour noir
-Homo larbinus
-Pendant les fêtes...

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La curiosité est mon plus vilain défaut, le non-conformisme éclairé, ma ligne de conduite et l'humour, mon arme préférée.
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