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samedi 24 septembre 2011

Monsanto revient


Monsanto récidive. L'Europe cède

"L'Europe va-t-elle contraindre la France à autoriser de nouveau la culture du maïs génétiquement modifié MON 810 ? La décision d'interdiction prise en février 2008 a en tout cas été jugée illégale, ce mardi, par l'avocat général de la Cour européenne de justice qui s'exprimait à la suite d'une plainte de la firme américaine Monsanto, fabricant de l'OGM..."

__________Les institutions européennes sont devenues les ventres mous de la puissante multinationale américaine, lobby influent jusqu'auprès de nos parlementaires.
La pression de la firme sur Bruxelles est constante.
__On en est à se demander si l'Europe ne finit pas par être au service de Monsanto:
"
Monsanto va bien, très bien. De 2003 à 2009, son chiffre d’affaire est passé de 5 à 12 milliards de dollars, et ses profits ont été multipliés par 20, à 2 milliards. Bref, Monsanto a beaucoup d’argent pour essayer de peser sur les décisions de cette europe, qui semble particulièrement ouverte à l’influence financière des lobbys et autres intérêts privés._Pire, il est question de conflits d’intérêts entre les autorités européennes chargées des avis scientifiques sur les OGM.
En clair, certains des décisionnaires européens travaillent directement pour les industriels, ce qui permet de questionner leur indépendance et leur perméabilité à l’avis de ces mêmes grands industriels, gouvernés par la seule logique du profit maximal et non de la sécurité maximale. D’ailleurs, c’était l’Europe qui avait imposé à la France la commercialisation du Red Bull
"
__Un mauvais feuilleton continue:
"...Malgré l’opposition des peuples et des gouvernements, cette Europe cherche absolument à faire valoir les intérêts de Monsanto. Après un feuilleton incroyable, la Commission Européenne avait trouvé le moyen d’interdire aux Etats d’interdire la culture d’un certain nombre de plantes OGM. Mais les Etats avaient bloqué la manœuvre en réunissant 75% des voix contre le projet de Bruxelles (il faut noter qu’en-deçà de deux tiers, le projet de la Commission passait !)._Mais cet échec n’a pas découragé Monsanto, qui tente une nouvelle manœuvre par le biais de la Cour Européenne de Justice. Son avocat général a tranché dans le sens de Monsanto, jugeant illégale l’interdiction faite par la France de la culture du maïs Monsanto. Il aurait fallu demander à la Commission, dont on connaît bien les penchants pour les produits transgéniques, ou même pour les farines animales, qu’elle essaie d’autoriser de nouveau...
Il est assez incroyable que les institutions européennes fassent autant d’effort pour essayer d’imposer la commercialisation des semences Monsanto aux pays européens qui ne le souhaitent pas. Elles utilisent toutes les ficelles les moins démocratiques des traités européens pour le faire. C’est ainsi que la Commission a récemment tenté de faire passer un texte qui n’a du son rejet qu’au fait que plus des deux tiers des voix s’y sont opposées.En clair, si seulement 65% des voix l’avaient fait, Monsanto aurait gagné. Mais cet échec n’a pas refroidi l’entreprise qui essaie désormais de passer par la Cour de Justice Européenne pour imposer la commercialisation de ses produits aux Etats réticents. Le dernier rebondissement de cette affaire pourrait par conséquent remettre en cause le moratoire français, qui a pourtant été le fruit d’une décision démocratique, soutenue par la majorité..."(L Pinsolle)

Le lobbying continue. Les élites démissionnent. Le contrôle démocratique s'efface.
Il n'est pas inintéressant de savoir au sujet de Monsanto que: "L'Association européenne de l'agroalimentaire (CIAA), basée à Bruxelles, a nommé son nouveau Directeur général, l'Irlandaise Mella Frewen, pour remplacer Daniela Israelachwili le 2 juillet prochain. Mme Frewen a plus de 20 ans d'expérience dans le secteur, et notamment le lobbying Europe et Afrique pour Monsanto, depuis 2002"
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Semences vitales

lundi 1 février 2010

L'Argentine, le soja et Monsanto

-Agrobusiness et désastre social, sanitaire et écologique

Comment mettre le vivant en coupe réglée et faire main basse sur l'économie d'un pays


___Les saigneurs de la terre:Un pays en otage
-Le soja de la faim
[Paraguay et Brésil sont aussi concernés, comme le Mexique pour le maïs-MM Robin:Le monde selon Monsanto]


-
Le Soja argentin, ce fléau que l’on a béni
ou Le monde selon monsanto:
-Les crimes contre l'humanité de Monsanto: de l'agent orange au soja transgénique en Argentine
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-Argentine, un cas d’école
-"En 1996, la multinationale Monsanto introduisait en Argentine ses semences de soja transgénique. Dix ans après, le pays peut tirer le bilan des OGM : boom économique d’un côté, catastrophe sociale, sanitaire et écologique de l’autre.
...
Le soja, c’est la success story de tout le pays. Ou plutôt conviendrait-il de préciser : le soja transgénique. Car, aujourd’hui, la quasi-totalité de la production argentine de soja appartient à cette variété.
L’histoire a commencé en 1996 lorsque la transnationale américaine Monsanto a introduit le fameux soja Roundup Ready (RR) en Argentine. Sa particularité est de posséder un gène qui lui permet de résister à un puissant herbicide développé également par Monsanto, le Roundup. L’argument de vente est simple : moins de pulvérisations nécessaires, moins de dépenses et plus de rendements
.En quelques années, le soja RR va connaître un essor exponentiel, planifié par la firme américaine. « Dès le départ, l’Argentine a été choisie par Monsanto pour expérimenter massivement la production de ses semences transgéniques, explique M. Jorge Rulli, fondateur du Groupe de réflexion rurale. La multinationale n’a pas fait breveter ses semences dans notre pays. De cette façon, les gens se sont passé les graines les uns aux autres, et le périmètre du soja transgénique s’est étendu rapidement. » Ce qui arrangeait tout de même les affaires du géant américain, puisque les agriculteurs devaient lui acheter son herbicide. Mais l’entreprise ne s’est pas arrêtée là pour assurer le succès de ses nouvelles semences : « Elle a vendu ici son herbicide au tiers de la valeur pratiquée dans les autres pays. Les associations d’agriculteurs américains ont alors dit que Monsanto subventionnait les Argentins. C’était la vérité : nous étions subventionnés. »
Des facteurs externes vont aider au développement rapide du soja génétiquement modifié (GM). Tout d’abord, la préoccupante érosion des sols observée dans la Pampa, la région la plus fertile du pays. Le soja de Monsanto est cultivé sans recours au labour, ce qui apporte une solution à court terme. Ensuite, la crise de la vache folle en Europe. Le remplacement des farines animales par des tourteaux de soja fait grimper les cours de l’oléagineux, suscitant l’intérêt des agriculteurs argentins. Enfin, à partir de janvier 2002, la dévaluation du peso de 70 %, combinée à une flambée des cours mondiaux exprimés en dollars – flambée due notamment à la demande croissante de la Chine –, transforme l’oléagineux en poule aux œufs d’or...
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En quelques années, l’agriculture argentine a ainsi complètement changé de visage. La ruée vers l’« or vert » a fait du soja la première culture du pays : alors qu’il couvrait, au moment de l’arrivée des semences GM en 1996, quelque six millions d’hectares, il en occupe aujourd’hui 15,2 millions, soit plus de la moitié des terres cultivables . Dix ans après l’introduction de la variété transgénique dans le pays, un premier bilan peut être réalisé. Et il n’est certainement pas aussi positif que l’Argentine aimerait à le penser. Premier problème majeur : la déforestation. « Le soja transgénique n’est qu’un nouveau chapitre de l’expansion de l’agriculture industrielle, mais c’est le plus puissant et le plus sauvage, décrit M. Emiliano Ezcurra, directeur de campagne de Greenpeace en Argentine. La déforestation actuelle est bien plus rapide que celles dues à la “fièvre du coton” ou à la “fièvre de la canne à sucre”. Les bulldozers rasent littéralement les bois. »
La plus grave conséquence de l’arrivée du soja GM n’est pourtant pas là. Pour le cultiver, les agriculteurs n’ont recours qu’à
un seul herbicide : le glyphosate, commercialisé notamment par Monsanto sous le nom de Roundup. Dans sa fiche consacrée à ce produit, la très officielle Agence américaine de protection de l’environnement (US Environmental Protection Agency, EPA) détaille les effets nocifs sur la santé que pourrait provoquer l’exposition à de fortes doses : « Congestion des poumons, accélération du rythme de la respiration » à court terme, « endommagement des reins, effets sur la reproduction » à long terme .
Médecin à Buenos Aires, le docteur Jorge Kaczewer en pointe également les dangers. Répertoriant soigneusement depuis plusieurs années les travaux scientifiques explorant les effets négatifs du glyphosate sur la santé, il tient une liste à la disposition de ses visiteurs. Parmi les symptômes d’un empoisonnement dû à l’herbicide, il note : « Irritations de la peau et des yeux, nausées et étourdissements, œdème pulmonaire, baisse de pression sanguine, réactions allergiques, douleurs abdominales, perte massive de liquide gastro-intestinal, vomissements, perte de conscience, destruction de globules rouges, électrocardiogrammes anormaux, dégât ou défaut des reins
».
Subtilité importante :
le glyphosate vendu aux agriculteurs n’est pas pur. « Dans les formules commerciales, des ingrédients inertes sont ajoutés pour que le produit pénètre mieux dans la plante », précise M. Kaczewer. Ces ingrédients-là peuvent aussi avoir des conséquences sur la santé. Mais ce qui préoccupe le médecin, c’est leur combinaison avec le glyphosate. « Il se crée une synergie qui produit des symptômes nouveaux, non explicables par la symptomatologie de chacun des produits. »
Au début, les épandages d’herbicide s’effectuaient par avion. Avec cette technique, la dispersion des produits chimiques ne s’arrêtait pas à la limite des champs, mais touchait un périmètre alentour de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de mètres. Ce qui avait pour conséquence de tuer les autres cultures voisines non résistantes au glyphosate, et surtout d’affecter la population, les champs se trouvant à quelques mètres seulement des habitations. Si, aujourd’hui, des machines au sol remplacent progressivement l’avion, les ouvriers agricoles, eux, continuent à travailler pieds nus et sans gants, par manque de moyens. « Un de mes patients, en traitement depuis un mois déjà, n’arrive pas encore à récupérer la peau de ses pieds, raconte le docteur Darío Gianfelici, médecin de la petite ville de Cerrito, située au cœur d’une campagne plantée de soja. Personne ne se protège. Les gens ne comprennent pas. »
_______...Les agriculteurs, eux, s’inquiètent d’autres problèmes. Ils assistent à la
concentration des terres, qui s’est fortement accélérée avec les OGM. « Pendant que le volume de production du soja augmente, nous nous retrouvons avec de moins en moins d’exploitations, commente M. Alfredo Bel, ingénieur agronome de la Fédération agraire argentine (FAA). Le soja exclut les petits et moyens producteurs. » Le nombre d’exploitations dans le pays est tombé de 422 000 à 318 000 entre 1988 et 2002 – soit une réduction de 25 %.
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L’érosion du sol redevient par ailleurs un sujet préoccupant. M. Walter Pengue, ingénieur agronome à l’université de Buenos Aires, et M. Miguel Altieri, de l’université de Berkeley, ont exposé dans un article le désastre provoqué en Amérique latine par la culture du soja transgénique. « En Argentine, notent les deux universitaires, sa culture intensive a mené à un épuisement massif des éléments nutritifs du sol. On estime que la production continue de soja a extrait environ un million de tonnes d’azote et 227 000 tonnes de phosphore en 2003. Compenser une telle perte avec des engrais coûterait, selon des évaluations, 910 millions de dollars . »
___________Les deux chercheurs mettent également en pièces l’argument de Monsanto selon lequel le soja GM réclame peu de pulvérisations de son herbicide. « Alors que les promoteurs des biotechnologies prétendent qu’une seule application de Roundup est nécessaire pour le contrôle des mauvaises herbes sur une saison entière, des études montrent que, dans les régions de soja transgénique, le volume total et le nombre d’applications de l’herbicide ont augmenté . »
L’absence de rotation des cultures – qui entraîne l’utilisation année après année du même herbicide –, combinée à une augmentation régulière du volume appliqué, a une conséquence inévitable : le développement d’une résistance à l’herbicide par les mauvaises herbes. « Dans la Pampa, huit espèces de mauvaises herbes (...) montrent déjà une résistance au glyphosate », d’après les recherches de M. Pengue. Le cercle vicieux commence ici. Car, pour combattre la capacité d’adaptation de la nature, il faudra augmenter toujours plus la consommation d’herbicide... Jusqu’à ce que Monsanto ou une compagnie concurrente mette sur le marché un nouveau produit, plus puissant, et probablement plus dangereux...
__Sans mesures radicales, la tache de soja transgénique continuera à se répandre dans le pays. D’après les derniers chiffres disponibles, la superficie semée de cette culture augmentera en 2006 de 5,6 % par rapport à 2005. Les promoteurs mondiaux des OGM s’en réjouissent. Ainsi, M. Clive James, président de l’International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications (ISAAA), organisation favorable aux cultures transgéniques, jubile dans son dernier rapport annuel : « L’impact collectif croissant des cinq principaux pays en voie de développement est une tendance continue importante ayant des implications pour la future adoption et acceptation des cultures biotechnologiques dans le monde entier. » Le message est clair : le développement des cultures transgéniques là où elles sont autorisées doit être massif pour renforcer la pression sur les pays qui disent encore non aux OGM.__Le développement des nouvelles technologies agricoles fondées sur la génétique répond à un impératif de profit. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dont l’objectif est de libérer la planète du fléau de la famine, le souligne elle-même dans ses travaux. Si elle reconnaît que les OGM pourraient être un outil de lutte contre la faim, elle déplore fortement qu’ils ne soient pas utilisés en tant que tel, après une décennie d’existence. Dans son rapport annuel 2003-2004, dont le thème central était les biotechnologies agricoles, la FAO réprouve le seul développement des OGM à des fins commerciales : « Les recherches sur les cultures transgéniques sont, pour la majorité, le fait de sociétés privées transnationales. Cette situation est lourde de conséquences pour le type de recherches effectivement engagées, ainsi que pour les produits élaborés. (...) Les plantes et les caractéristiques présentant un intérêt pour les pauvres sont dédaignées "
(PL.Viollat)
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Le soja RR en argentine
-Monsanto et le soja argentin>Monsanto et le soja
-Conséquences de l'agrobusiness en Argentine
- La filière du soja : excès et dérives de l'agrobusiness
-Paysans contre l'agrobusiness
- Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre
-Les putschistes de l’agro-business en Argentine
-Les putschistes de l’agro-business en Argentine
-L’HORREUR MONSANTO
-Soja de la faim
-Isabelle Delforge : Monsanto
-La menace du complexe génético-industriel

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- Agrobusiness___- Le sénateur et Monsanto____-Déréglement agroalimentaire?___- Multinationales et agriculture-______- Semences vitales

mardi 21 février 2012

Retour sur Monsanto

Paul fait de la résistance

__Contre la pieuvre Monsanto, prétendant améliorer la qualité de vie des agricultures et préserver les ressources naturelles (sic!).
David a gagné un point contre Goliath.
Pour lui-même et pour ceux qui, atteints du même mal, sont sans voix ou n'osent pas, il tient tête à Monsanto et fait plier la firme," gazé (en 2004) par le monochlorobenzène. Une molécule qui entre dans la composition du désherbant qu'il utilise pour traiter ses champs, le Lasso". Un produit interdit au Canada, au Royaume-Uni, en Belgique, retiré officiellement du marché français en 2007.
Monsanto est condamné, pour la première fois en France.
"La reconnaissance de la responsabilité de Monsanto dans cette affaire est essentielle : les firmes phytosanitaires savent dorénavant qu'elles ne pourront plus se défausser de leurs responsabilités sur les pouvoirs publics ou l'utilisateur et que des comptes leur sont demandés", a déclaré François Veillerette, porte-parole Générations futures, une ONG qui se bat contre l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture.
__On dira que François a cherché les ennuis, l'intoxication (grave) par manque de précaution, mais "A l'audience, le 12 décembre 2011, devant la 4è chambre civile du TGI de Lyon, son avocat, Me François Lafforgue a reproché à Monsanto d'avoir «tout fait pour laisser le Lasso sur le marché» alors que sa dangerosité avait été établie dès les années 1980, d'où son interdiction au Canada, en Angleterre et en Belgique. Ce n'est qu'en 2007 qu'il a été retiré du marché français. Selon Me Lafforgue, Monsanto aurait aussi manqué à son «obligation d'information» en ne détaillant pas la composition du produit sur l'étiquette, et en n'avertissant pas des risques liés à l'inhalation, ni de l'obligation de porter un masque"
___Monique Robin avait attiré courageusement l'attention sur le pouvoir de nuisance de la multinationale américaine, à travers un ouvrage très informé sur les pratiques et les méthodes de la firme de Indianapolis, qui cherche à se rendre indispensable au niveau mondial: Le monde selon Monsanto.
Il y a tellement à savoir sur Monsanto...
De l'agent orange au brevetage du vivant, les méthodes du géant sont bien connues.
Malgré une communication tous azymuts, un lobbying constant, la firme a à son actif un demi siècle de scandales sanitaires
Les Procédures et les critiques contre Monsanto ne manquent pas.
Régulièrement, elle essaie de relancer ses projets, en faisant pression sur les gouvernements, notamment sur Bruxelles.
La société Monsanto est fière...

mercredi 18 juillet 2018

Ne m'appelez plus Monsanto

Monsanto n'est plus.
                            Vive (Monsanto) Bayer
                                                       Bruxelles bénit le mariage. Washington  consent.
    L'occasion pour la firme US de se refaire une santé.
     Mais les concurrents font-ils mieux?
  On a eu peur pour le Roundup et autres glyphosates, que l'on retrouve un peu partout, jusque dans les urines et les cheveux de nombreuses personnes, même éloignées des épandages.
    Un mariage hors nature? Non, tout à fait intéressé.
   Une bonne opération, qui détourne l'attention et peut être pleine d'avenir:
             Si le groupe allemand s'est lancé dans l'aventure, c'est qui il y voit "une étape stratégique essentielle". L'objectif est notamment de réaliser une synergie permettant à la nouvelle entreprise de contrôler toute la chaîne agricole, grâce à la puissance de Bayer dans le segment des pesticides, notamment en Europe et en Asie, et à celle de Monsanto sur les marchés des semences et des herbicides, en particulier dans le continent américain. Après la fusion, Bayer, qui aura doublé ses activités agricoles, détiendra 20% du marché global (semences et phytosanitaires), devant Syngenta (15%) et Dow-Dupont (15%).....
           Le boulet devenait trop lourd à traîner pour la firme de Saint-Louis, il fallait passer la main dans le secteur de l'agrochimie:
   ...L’allemand Bayer devient seul actionnaire de son rival américain Monsanto. Les noces du siècle dans la chimie, enfin conclues à l’issue de deux ans de tractations. Elles s’accompagnent d’un avis de décès : Monsanto, ce nom honni des écologistes, disparaît définitivement. Trop lourd à porter pour le nouveau propriétaire. Entre le DDT, l’« agent orange » et le glyphosate, trois des poisons qui ont marqué son histoire, « Monsanto avait l’image du diable », résume Franck Garnier, le patron de Bayer en France.                      L'opération s'imposait:
              ...Par ce toilettage a minima, le groupe allemand s'efforce de prendre ses distances avec l'image sulfureuse de sa cible, honnie des organisations paysannes comme des écologistes. Monsanto a aussi été mêlée à une litanie de procédures judiciaires autour de scandales sanitaires et de nuisances à l'environnement.
Mais sur le fond, Bayer prend le plus grand pari de son histoire en avalant le groupe de Saint-Louis pour près de 63 milliards de dollars, un montant sans précédent pour une acquisition d'un groupe allemand à l'étranger - dans le but de faire grossir sa branche agrochimie, second pilier du groupe après la pharmacie.    Pour boucler son plan de financement, Bayer a annoncé dimanche soir une augmentation de capital de 6 milliards d'euros et va également creuser sa dette de plus de 30 milliards de dollars, ce qui a incité lundi l'agence Standard and Poor's à dégrader de "A-" à "BBB" sa note sur le crédit long terme du groupe....
        Mais Monsanto finira-t-il par se faire oublier totalement?
                          Et qui se collera à écrire Le monde selon Bayer?...
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vendredi 12 février 2010

OGM: Barroso s'obstine

Monsanto talonne Barroso ,
____________________qui tergiverse et attend son heure


Une pression constante des firmes agroalimentaires à Bruxelles, capitale du lobying des multinationales
Pespectives de marchés juteux...





-C.Velot contre l'Afsaa:
_______"Comment peut-on assurer que les OGM ne représentent aucun danger potentiel pour la santé alors que l’on a encore jamais observé les conséquences d’une telle alimentation sur des animaux plus de trois mois de suite ! Ca me rappelle les communiqués rassurants et non moins catégoriques de l’Académie de Médecine sur l’amiante. Il faut tout de même savoir que l’une des recommandations essentielles du rapport Le Maho ( CPHA), consistait à demander courant 2008 de nouvelles recherches. Notamment sur les effets concernant les espèces non ciblées. Mais aussi sur la toxine du pesticide Bt introduite dans le maïs transgénique. Car si cette protéine ne se replie pas correctement dans l’espace, elle peut conduire, c’est rare mais possible, à des effets fâcheux. N’oubliez pas que l’agent infectieux de la vache folle, le prion, n’est autre qu’une protéine mal repliée. Demander des études complémentaires, ce n’est tout de même pas exorbitant. Mais, enfin, où est l’urgence ? Le temps marchand n’est pas le temps scientifique. Donnons de la durée aux scientifiques pour qu’ils mènent leurs études sur les conséquences de l’introduction des OGM sur les éco-systémes. Et in fine sur l’homme. Si l’on vivait en Europe une situation de pénurie alimentaire dramatique, je pourrais comprendre qu’on se hâte et qu’on lève le principe de précaution. Ce n’est pas le cas. La seule impatience que j’observe , c’est celle des grandes firmes semencières qui veulent forcer une décision favorable à Bruxelles. Et lever le moratoire français."
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Les OGM, c'est quoi ? C.Velot
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-José Manuel Barroso déterminé à relancer la culture d’OGM en Europe:
"...le chef de la Commission de Bruxelles (qui, avant même l'entrée en scène de sa nouvelle équipe la semaine prochaine,)est déjà prêt à relancer en coulisses le processus d'autorisation de culture de deux semences transgéniques. « L'autorisation de la culture du maïs MON810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités » confie une source anonyme que l'AFP a interrogée au sein de l'exécutif bruxellois. « Nous nous y opposerons » annonce avec fermeté le ministre italien de l'agriculture Luca Zaia.
Officiellement, la Commission Européenne précise par la voix de sa porte-parole que rien n'est déjà arrêté quant aux plans de Bruxelles dans ce dossier au combien délicat : « (...) le programme de travail est encore en cours d'élaboration (...) Le président Barroso n'a aucune intention d'imposer la culture des OGM », indique Pia Ahrenkilde-Hansen, à un peu plus d'une semaine de la toute première réunion (prévue le 17 février) de la nouvelle Commission qui d'ailleurs a été approuvée par les eurodéputés aujourd'hui, mardi 9 février 2010.
Et pourtant, compte tenu des levées de boucliers et autres « mutineries » de certains pays ces deux dernières années face à José Manuel Barroso, on voit mal comment les débats pourraient se dérouler sans méfiance ni hostilité de part et d'autre : le bras de fer musclé pourrait donc bien reprendre comme avant l'annonce de la candidature du Portugais à sa propre réélection...
pour M. Barroso, ce qui compte avant tout c'est que les règles de la libre-concurrence soient totalement appliquées quoi qu'il arrive, OGM ou pas OGM. « Barroso ne raisonne qu'en termes de marchés et de relations commerciales », souligne la source de l'AFP, toujours sous couvert d'anonymat. « Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l'environnement » déplore ce responsable au sein de la Commission. En effet, les études qui alertent de dangers sanitaires et environnementaux potentiels sont systématiquement ignorées par la Commission.
De nombreuses associations écologistes, relayées par des politiques, dénoncent régulièrement sa «confiance aveugle » dans les expertises de l'AESA, l'autorité chargée d'évaluer les risques sanitaires liés aux applications des plantes transgéniques, et qui a ce jour, n'a délivré que des avis positifs...
Aujourd'hui, six pays (l'Allemagne, la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie ainsi que le Luxembourg) interdisent toujours la culture du MON810 qui reste le seul OGM autorisé à la culture sur le sol de l'Union (108.000 hectares actuellement). Aussi, onze Etats (Autriche, Bulgarie, Chypre, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pays-Bas et Slovénie) réclament par ailleurs le droit d'interdire de leur propre chef toute culture génétiquement modifiée sur leur territoire. Le gouvernement bulgare vient même d'entamer une procédure d'amendement de sa loi sur les OGM pour interdire ce type de culture sur son sol pour une durée de cinq ans, sans demander l'avis de Bruxelles.
De son côté, la France, qui a notifiée à la Commission la clause de sauvegarde pour imposer un moratoire sur la culture du MON810 en février 2008, n'a pas signé cette demande mais la soutient « si elle consiste à refuser la culture »« comporte des ambiguïtés » indiquait la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, en marge d'une réunion avec ses homologues de l'UE. « Nous la soutenons si cela ne dérape pas. Or la subsidiarité peut être à double sens », car selon Mme Jouanno, elle « signifie que chaque pays puisse choisir ce qui se fait sur son territoire. Si cela consiste à refuser les cultures, nous disons oui. Mais si cela permet d'alléger les procédures pour faciliter les cultures, nous disons non », poursuivait-elle. Et les craintes exprimées par Chantal Jouanno semblent justifiées car aujourd'hui, des Etats européens (Autriche et Pays-Bas en tête) font des propositions pour accélérer la procédure d'autorisation ou non des OGM. Elles sont actuellement étudiées par la Commission Européenne. Mais compte tenu du clivage qui oppose les deux camps, il y a un risque de créer un marché à double niveau au sein de l'Union, si effectivement les Etats membres sont autorisés à faire comme bon leur semble, en la matière. précisait Chantal Jouanno en juin dernier à Luxembourg. Car cette nationalisation des autorisations .
."

-Barroso dément vouloir étendre la culture d'OGM à toute l'UE:
"...La première réunion de la nouvelle Commission est prévue le 17 février, "mais le programme de travail est encore en cours d'élaboration", a précisé la porte-parole, Pia Ahrenkilde Hansen. Monsanto attend le renouvellement de l'autorisation pour la culture du MON810, seul OGM cultivé à ce jour dans l'UE, et la société BASF bataille pour sa pomme de terre. D'énormes intérêts financiers sont en jeu. BASF estime entre 30 et 40 millions d'euros par an les revenus dégagés par Amflora, si sa culture est autorisée.
"Barroso ne raisonne qu'en termes de marchés et de relations commerciales"
, a souligné le responsable européen. "Il se fonde sur les avis scientifiques qui disent que ces OGM ne présentent pas de risques pour la santé, mais ne se préoccupe pas des possibles conséquences à long terme sur l'environnement", a déploré la source au sein de la Commission. Le départ de Stavros Dimas, commissaire à l'environnement opposé à la culture des OGM, facilite la tâche à M. Barroso. Mais il doit tenir compte des réticences des Etats. Six pays, dont la France et l'Allemagne, ont interdit la culture du MON810, et onze Etats ont demandé à pouvoir interdire toutes les cultures d'OGM.
.."

-Comment Monsanto vend les OGM:
" Habituées à dicter leur loi aux gouvernements, les sociétés transnationales doivent maintenant compter avec un éveil civique susceptible de contrecarrer leurs projets. D’où la prolifération des « codes de bonne conduite » et autres « chartes éthiques » dont elles se dotent pour occulter ce qui reste leur unique objectif : garder les mains libres à l’échelle planétaire en vue de créer toujours plus de « valeur » pour l’actionnaire.__C’est dans le secteur de l’agrochimie qu’elles rencontrent le plus d’obstacles : les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne « passent » pas dans l’opinion, tout particulièrement en Europe, aucune étude scientifique n’ayant pu conclure ni à leur innocuité ni à l’absence de risques pour la biodiversité liés à leur dissémination accidentelle, ni même se prononcer sur leurs prétendus bienfaits.__Les grandes firmes du domaine, en premier lieu Monsanto, ont donc déployé une stratégie de contournement. Il ne s’agit pas de prouver que leurs produits ne présentent aucun danger, mais de les promouvoir comme autant de remèdes aux problèmes de malnutrition et de santé publique du tiers-monde et, surtout, comme une solution de rechange à un péril, certes bien réel, celui des pesticides. avec des campagnes publicitaires minutieusement élaborées et massivement financées, elles espèrent bien « retourner » les esprits récalcitrants..."
-Combat Monsanto Lobbying
- Le maïs de Monsanto perd une bataille à Bruxelles


-UE: un cas de «portes tournantes» entraîne M. Barroso dans une polémique:
"Arrivée en octobre 2002 dans les locaux de l'autorité situés à Parme en Italie, Suzy Renckens est docteur en biologie moléculaire. Elle avait auparavant travaillé sept ans à l'Institut pour la Santé Publique de Belgique, son pays d'origine. Et si aujourd'hui cette personnalité plutôt discrète se retrouve au cœur d'une polémique risquant d'entraîner le président de la Commission Européenne, c'est suite aux révélations de Testbiotech, un centre de recherche sur l'évaluation des biotechnologies basé à Munich en Allemagne.
En novembre 2009, il a révélé que Suzy Renckens, qui était à la tête de l'Unité OGM de l'AESA d'avril 2003 à mars 2008 (coordinatrice scientifique du Panel OGM, précisément), s'est retrouvée à un poste clé au sein de la société agro-semencière Syngenta dès mai 2008, soit quelques semaines à peine après avoir quitté son poste de fonctionnaire de l'UE. Or, ce que souligne ces ONG, c'est que son ancien employeur n'a émis aucune objection ni restriction sur ce transfert vers l'industrie semencière, alors que le règlement qui s'applique aux fonctionnaires de l'UE l'exige dans ce type de situation, afin de limiter les conflits d'intérêt. Un cas qui n'est pas sans rappeler celui des « portes tournantes » - qui n'est pas propre à la seule industrie des biotechnologies - et qui est le nom donné aux allers et retours d'experts entre des organes officiels de régulation d'un domaine économique vers des entreprises privées qui exercent dans ce même domaine.
Dans le cas de Suzy Renckens, le directeur de Testbiotech, Dr. Christopher Then, souligne qu'elle a de fait reconnu que son nouveau rôle au sein de Syngenta était d'approcher personnellement les autorités afin de promouvoir le développement des plantes transgéniques. En d'autre terme faire du lobbying auprès des autorités européennes. Il dénonce par ailleurs le fait que l'AESA n'ait réagi qu'une fois l'affaire révélée au grand jour en contactant seulement à partir de décembre 2009 l'intéressée, soulignant au passage que son nouveau poste était soumis à approbation jusqu'à deux ans après sa démission de ses précédentes fonctions au sein de l'UE. « Avec une telle proximité à l'industrie, la question est simplement de savoir comment l'autorité peut-elle prendre ses décisions d'autorisation d'OGM, de manières indépendante. La Commission Européenne devrait prendre clairement position sur cette affaire », justifie-t-il. Car en effet, le souci est qu'au sein de l'AESA, Suzy Renckens était la coordinatrice du groupe d'experts (21 au total) en charge précisément de réfléchir sur les applications et risques sanitaires des plantes transgéniques, dans lesquelles un gêne étranger a été introduit pour lui confèrer via une protéine certaines propriétés comme la tolérance à un herbicide et/ou la production d'un insecticide, par exemple..."


-Débat autour des organismes génétiquement modifiés
-OGM : un tour d'horizon complet
-OGM | Greenpeace France
-En Inde, le doux rêve des OGM vire au cauchemar

-OGM : la France obtientun nouveau répit à Bruxelles
________ Les OGM, dangers ou bienfaits ? ________"OGM tout s'explique", par Christian Vélot
-Combat Monsanto _______ Pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre
-
Dailymotion - Christian Vélot
-OGM: dans nos assiettes
-OGM et Consommateurs

-Le principe d'équivalence en substance en question
Le principe d’équivalence en substance (traduction de l’anglais “substantial equivalence”) est un principe utilisé pour réguler la production et le commerce de nouveaux aliments dont les OGM. Il indique que, si un aliment ou un composé alimentaire est essentiellement semblable à un aliment ou à un composé alimentaire existant, il peut être traité de la même manière en ce qui concerne la sécurité.
La mise sur le marché des premiers OGM eut lieu en 1995-1996 aux USA avec le soja Roundup ready, le maïs yield gard et le coton Bollgard. Monsanto a commencé à préparer la réglementation américaine afin d’éviter tout problème lors de la commercialisation de ces produits neuf ans auparavant. Il inventa le fameux principe d’équivalence en substance.

La conjoncture américaine de l’époque favorisait la déréglementation pour des raisons purement économiques. La FDA (Food and Drugs Administration, haute autorité américaine statuant sur l’innocuité des aliments) approuve alors sans difficulté ce principe contre lequel pourtant de nombreux scientifiques se sont opposés.

Une décision politique et non scientifique

Le principe d’équivalence en substance va éviter de nombreux tests des produits OGM…
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-Isabelle Delforge : Monsanto
-La menace du complexe génético-industriel

-OGM : plein la patate ! - AgoraVox
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L'Argentine, le soja et Monsanto___ - Agrobusiness___- Le sénateur et Monsanto____-Déréglement agroalimentaire?___- Multinationales et agriculture-______- Semences vitales

mardi 12 janvier 2021

Exemple mexicain

Vers une souveraineté agricole

           On n'attendait pas une telle avancée de la part de ce pays, aux frontières des USA, fief de Monsanto.    Le Mexique ", sous l'impulsion de son nouveau Président, s'engage à bannir de son sol en trois ans le maïs génétiquement modifié ainsi que le très contesté herbicide glyphosate..." Contre les dures lois de Monsanto. Contre la déforestation galopante et le productivisme aveugle dans certaines contrées.                                                              La richesse génétique du maïs mexicain  "... permettrait d’augmenter la production sans avoir à payer des royalties à Monsanto étant donné que le pays possède 60 espèces locales et des milliers de variétés adaptées à tous les types de terrain et de climat. La multinationale nie le risque de contamination du maïs mexicain par le transgénique qu’elle fabrique bien qu’il soit avéré que la coexistence entre la technologie transgénique et la biodiversité est impossible. Monsanto ment comme d’habitude en faisant passer ses profits avant la santé des personnes, la protection de l’environnement et le bien commun comme cela a été amplement prouvé par les recherches effectuées pendant toutes ces années.   En s’appuyant sur des rapports de la FAO et de l’UNESCO entre autres, la UCCS affirme que les transgéniques, non seulement n’augmentent pas les rendements, mais ils augmentent le niveau de produits chimiques toxiques et détruisent le sol et ne sont d’aucun profit pour les agriculteurs pauvres ni pour les communautés. De plus, ils contribuent à la crise climatique parce qu’ils renforcent un modèle d’agriculture dépendant du pétrole..."  

            Sage et courageuse décision, qui peut faire école. De plus, quand on connaît l'importance de la culture du maïs dans ce pays, qui en vit depuis plusieurs millénaires, cette détermination s'explique parfaitement. Le bon sens reprend ses droits. Espérons qu'il n'y aura pas de retour en arrière, sous la pression du puissant voisin ou comme l'effet d'un gouvernement moins éclairé.    Les luttes individuelles sont utiles, mais ne suffisent pas.     Après trente ans de cultures OGM, la coupe est pleine. Il s'agit de sauver la diversité des maïs du pays, la base de la nourriture ancestrale. La pratique des OGM dans l'agrobusiness est une course sans fin. Monsanto ou Bayer s'efforcent toujours de se présenter comme indispensables, malgré les revers accumulés et les révoltes ici ou là, en Argentine comme en Inde. Il y a beaucoup à faire pour faire plier les puissants intérêts qui animent la firme depuis sa trop longue existence. Sans tergiverser et sans faux semblants.   __________________

mercredi 23 avril 2008

Multinationales et agriculture

Contrôler les semences , c'est contrôler la production agricole...

CRISE ALIMENTAIRE :«Il faudrait déjà que les paysans aient accès aux graines!»
Des ONG accusent: quelques multinationales trustent les semences et le font payer cher aux paysans du Sud.

"Qui veut récolter doit semer... La nécessité de préserver la souveraineté alimentaire est revenue en force dans le débat après les émeutes de la faim. Si on ne peut pas produire de tout partout, des voix s'élèvent pour que les pays puissent diversifier leurs ressources alimentaires, en comptant pour cela sur leurs paysans et leurs semences.
Carin Smaller, responsable du bureau de Genève de l'ONG américaine «Institute of agriculture and trade policy» (IATP) plante le décor: «Les deux-tiers des pays du Sud sont dépendants de leurs importations agricoles et soumis à la volatilité des prix du marché mondial. Il faut les aider à «produire local, régional et national» pour mieux résister.
La Banque mondiale, qui répète pourtant que la solution à la crise alimentaire est un «nouvel accord commercial», reconnaît dans son rapport sur le développement 2008 que «l'agriculture à petite échelle est un moyen puissant pour sortir de la pauvreté». Sauf qu'au départ de la chaîne de production alimentaire, côté semences, la tendance est aussi à la concentration et à l'uniformisation.
Et que sur ce terrain, les pays du Nord poussent ceux du Sud à signer des accords qui leur lient les mains et augmentent le coût de leur agriculture. Illustration avec la brevetabilité des plantes...«De plus en plus de paysans dépendent de cette agriculture industrielle et doivent acheter les semences, les pesticides et engrais qui vont avec, aux Cargil et Monsanto. Or, cette agriculture a un coût largement lié au prix du pétrole. Le prix des graines a augmenté, celui des fertilisants aussi (de 20% l'an dernier) parce que le prix du pétrole augmente», commente Carin Smaller de l'IATP. Et nous revoilà dans une problématique au coeur de la crise alimentaire: le prix des produits agricoles dont l'augmentation profite en bout de chaîne aux mêmes multinationales. Cette logique de la sélection par la rentabilité tend aussi à réduire la biodiversité, explique le représentant d'Oxfam: «En Inde, 30 000 variétés de riz étaient cultivées au début du siècle. Aujourd'hui, dix variétés seulement poussent sur les trois-quarts des rivières indiennes.»

"Monsanto représente 90% des OGM cultivés dans le monde. Elle a racheté un grand nombre de compagnies semencières pour y parvenir. Et les semences constituent le premier maillon de la chaîne alimentaire. C’est cela qui fait sa puissance. Contrôler les semences c’est, à terme, contrôler la nourriture du monde. C’est le projet hégémonique de Monsanto."(http://lalettredejaures.over-blog.com/article-18183809.html)


Agriculture : small is beautiful

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-Comment Monsanto vend les OGM
-Monsanto, la semence à scandales

jeudi 10 avril 2008

Le sénateur et Monsanto


OGM : la lettre accusatrice d'un sénateur contre l'UMP:
Alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi sur les OGM, « Bakchich » publie le contenu intégral d’une lettre au vitriol du sénateur UMP de la Manche, Jean-François Le Grand, à son président de groupe au Sénat. Il avait dénoncé le poids des lobbies des semenciers lors du débat sénatorial sur le projet de loi sur les OGM, ce qui lui a valu une mise au ban. Mais là, il se fâche tout rouge, et affirme ne pas vouloir accepter les « fatalités » et notamment celle « d’un monde selon Monsanto

"...Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre..."(JFLG)
-Marie-Monique Robin contre la désinformation de Monsanto
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-L’UMP vert de rage contre Kosciusko
-Recherche Google : ogm

samedi 28 septembre 2024

Espionnage et décrédibilisation

Un lobbying pas comme les autres 

               C'est plus que du lobbying. Ce n'est pas la première fois que des tentatives de décrédibilisation s'efforcent de semer le doute et de répandre la critique sur des sites dits d'informations ou d'alertes qui remettent en cause certains intérêts douteux bien établis et rentables.  Comme la plate-forme américaine privée Bonus Eventus qui "a accumulé et partagé des informations personnelles sur des scientifiques et des militants critiques des OGM ou des produits phytosanitaires pour mieux les décrédibiliser, dévoilent « Le Monde » et un collectif de médias.."   


                                         Les faits sont graves, relevant de l'espionnage, du fichage et de l'intrusion dans la vie privée de chercheurs ou de journalistes spécialisés: "...
Par le biais d’une plate-forme en ligne privée, des cadres des principaux fabricants de pesticides et des biotechnologies ont accès, depuis plusieurs années, à un vaste fichier de personnalités considérées comme « critiques » de l’agriculture intensive, qui a massivement recours aux intrants chimiques et aux organismes génétiquement modifiés. L’échelle et la précision de ce fichage, opéré sans distinction de nationalité, sont inédites. Informations sur la famille, la vie privée, le patrimoine et les revenus, divulgation d’adresses personnelles, d’antécédents judiciaires éventuels et parfois d’opinions politiques, informations trompeuses et malveillantes : cette base de données accumule les munitions, prêtes à être utilisées pour déstabiliser, décrédibiliser ou nuire.  Obtenus par le média d’investigation Lighthouse Reports et partagés avec Le Monde et plusieurs médias internationaux, les documents internes de cette plate-forme, baptisée « Bonus Eventus », indiquent que plus de 500 scientifiques, militants écologistes, journalistes ou encore experts des Nations unies figurent dans ce registre. Celui-ci apparaît beaucoup plus détaillé et sulfureux que le « fichier Monsanto », révélé en mai 2019 par France 2 et Le Monde.."              Comme par hasard, le patron de la plate-forme en question est un ancien responsable de Monsanto. La pratique de collecte d'"informations " sur des opposants à l’industrie agrochimique rappelle le scandale du fichage de personnalités publiques, journalistes et militants par Monsanto dans le but d’influencer le débat public sur l’interdiction de l’herbicide glyphosate. L’agrochimiste, racheté par le groupe allemand Bayer, a écopé en juillet 2021 d’une amende de 400.000 euros prononcée par la Cnil, gendarme français des données personnelles. Selon ce dernier, le fichier incriminé contenait pour chacune des plus de 200 personnalités référencées une « note allant de 1 à 5 » permettant « d’évaluer son influence, sa crédibilité et son soutien à la société Monsanto sur divers sujets tels que les pesticides ou les organismes génétiquement modifiés ».                                                                                                     Monsanto, ici de manière interposée, continue de semer le doute, et pire, selon ses habitude commerciales...qui ne relèvent pas du bon génie   ______________________

lundi 21 août 2017

Où l'on reparle de Monsanto

En savoir plus sur Monsanto!
                                     C'est ce à quoi nous invite la (trop) célèbre firme de St Louis, spécialisée dans les biotechnologies agricoles, au service de l'agrobusiness, des hommes et du progrès alimentaire.
     Sa récente fusion (contestée) avec l'autre géant Bayer n'est pas à vrai dire une bonne nouvelle. Cette hyperconcentration, ce changement d'échelle inquiètent les agriculteurs, mis sur la voie du digital farming, comme le monde médical.
   ...A l'issue de cette acquisition - annoncée pour la somme de 59 milliards d'euros - la firme pourrait faire état d'arguments économiques bien plus convaincants, auprès de la commission et des membres européens. Cela pourrait sonner la fin de l'exception européenne, alors que les semences modifiées ont atteint à présent 90% du marché américain
      Monsanto, c'est plus de 100 ans de pratiques dévastatrices, qui ne furent reconnues et dénoncées que assez récemment. C'est une suite de scandales qu'il faudra encore du temps et du courage pour les dénoncer.      Comme Marie- Monique Robin en France.
  Diverses  enquêtes  de par le monde ont abouti à des constats assez renversants, non seulement sur les effets ravageurs de divers produits de la toute puissante firme mais aussi sur les silences, les complicités, les lobbying puissants exercés.      Le Tribunal Monsanto permit de rendre publiques certaines pratiques douteuses du groupe.
   Les récentes études sur les effets des perturbateurs endocriniens  ont permis d'aller plus loin dans la remise en question des pratiques du géant de la chimie et de dénoncer l'ambiguïté et la complaisance des autorités, notamment européennes.
     Les pressions sont anciennes et fortes sur des responsables souvent ignorants du cercle vicieux de certaines pratiques du conglomérat américano-européen et du problème vital des semences.
   Les luttes contre certains produits s'élargissent, mais seront encore longs et difficiles, à l'échelle mondiale. D'autant plus que les techniques de marketing de la firme s'affinent et s'adaptent en fonction des circonstances, s'efforçant souvent de semer le doute dans les esprits.
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