Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

dimanche 23 décembre 2018

Algorithmes (suite)

Des outils comme les autres?
                   Pouvoir et danger méconnus.
                                       Il importe de démystifier le big data.
 Tout juste des outils imparfaits, surtout dans le domaine des choses humaines.
    Que ce soit dans celui de la justice, de l'éducation, etc...
       Qui peut être un danger pour la démocratie:
       Révoltée par la responsabilité des algorithmes dans la crise des subprimes, elle (Cathy) a ensuite démissionné pour rallier les rangs d'Occupy Wall Street, dont elle fut une figure. Depuis, cette militante sonne l'alerte sur les méfaits méconnus de ces outils mathématiques de sélection ou d'évaluation dans les services publics ou, pour nous cibler, dans les bureaux des multi nationales. Elle était de passage à Paris à l'occasion de la publication de son livre en français.
Une critique de la "raison numérique" s'impose plus que jamais, comme le souligne Eric Sadin ou Dominique Cardon.
         Une emprise qui peut être "totalitaire"...
   Les algorithmes investissent insidieusement nos vies et leur transparence pose problème dans de nombreux domaines.
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samedi 22 décembre 2018

Une justice algorithmique?

En voilà une idée qu'elle est bonne!
                            A la place des juges qui coûtent cher et pour faire encore des économies là où sommes pourtant dans les derniers de la classe,
    On va numériser/économiser sur certains. frais de justice.
 Il fallait y penser. Le logiciel peut juger pour vous. Après la peine plancher, pour expédier certaines affaires...
       Pour rester dans les clous budgétaires, il n'y a pas de petites économies..
   C'est la révolution Belloubet. Place au numérique, à la justice prédictive. Il faut être de sont temps.
 Même si l'algorithme est un outils ambivalent et imparfait, surtout en matière des affaires humaines.       Il  peut être même souvent  pervers.
   Il faut être de son temps. Tant pis pour les sous-doués en informatique qui devront suivre un contentieux.
  Comme dit un professionnel de la justice, on s'achemine vers une privatisation:
         "...Si la réforme passe, ce sera la fin de l’accès du justiciable à son juge. Tout est fait pour qu’on ne voie pas le juge. Par numérique, on peut avoir une décision sans rencontrer son juge, mais il ne peut pas rendre une bonne décision sans vous avoir rencontré." "La saisine se fera en ligne par algorithme, ce sera une justice déshumanisée. Un juge connaît la vie. Une justice rendue par une machine ce n’est pas de la justice", déplore aussi Marie Pierre Ogel. Même constat pour un avocat du barreau de Paris : "Il n’y aura plus d’audience, on va utiliser le big data pour déterminer la décision la plus appropriée à la demande du justiciable. On veut mettre en place une justice de masse."
      On va droit vers une justice à double vitesse et forcément mal encadrée
           Qui s'y retrouvera?
 La numérisation va entraîner l'éloignement, voire la disparition de tout contact avec le juge
      "Si la réforme passe, ce sera la fin de l'accès du justiciable à son juge. Tout est fait pour qu'on ne voie pas le juge. Par numérique, on peut avoir une décision sans rencontrer son juge, mais il ne peut pas rendre une bonne décision sans vous avoir rencontré", ajoutait ainsi Stéphane Dhonte, bâtonnier de Lille.
   On ne s'étonnera pas que ce projet rencontre de vives oppositions.
       Au dépens de la qualité, les économies sont-elles déterminantes, la où la France a consacré 65,90 euros par habitant, en 2016, à la justice, bien loin des 122 euros par habitant de l’Allemagne et même des 82,30 euros de la Belgique....
    Si un pays peut être jugé à l'état de ses prisons, il l'est tout autant par la qualité de sa justice.
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vendredi 21 décembre 2018

Ronds points citoyens

De nouvelles bastilles à prendre.

         Ils sont partout, les ronds-points.
    On ne peut les éviter.
  Ils tournent rond. Point de priorité à la papa.
 Ils symbolisent par leur fluidité la mondialisation des biens et des capitaux.
Ils ont devenus les Alésia de Gaulois en colère.
Des bastions visibles où se refait le monde.
   La parole s'y libère, parfois jusqu'à l'excès, la cervoise aidant parfois.
 Ces lieux investis, parfois inutiles, on sait qu'ils ont coûté cher...au contribuable.
    Parfois très cher. La peau des fesses. De l'art dit-on (?)
  Pour satisfaire surtout les baronnies locales.
Surtout les improbables structures qui les dominent un peu partout.
  Qu'on peut visiter en circuit organisé et même y faire du camping.

Malgré tout, ça tourne...
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jeudi 20 décembre 2018

Climato-questions

 Un tournant?
                    C'est souvent ainsi que les médias qualifient les grands rassemblements de Paris, Copenhague, etc...
     Arrive-t-on à une phase nouvelle dans la prise de conscience?
    En un sens oui, mais pas partout et pas au même degré. Et de façon bien formelle et politico-centrée.
   Ce ne sont pas les rappels qui manquent, pas plus que les mises en garde. Mais qui les entend et qui veut vraiment mettre en oeuvre sans tarder les mesures appropriées?
       Les sommets se suivent et se ressemblent par leurs discours édifiants, mais sans véritable portée réelle.
    Après la COP 21 et ses désillusions, quand Fabius disait : Nous sommes presque au bout du chemin, je suis optimiste. malgré le pessimisme chez les élus...Ce fut l'oubli ou le greenwashing.
...Voici la COP 24, dont on peut dire qu'elle laisse des sentiments mitigés.
  Un cri dans le désert, si l'on veut être sévère.
    Un accord a minima en tous cas, Washington freinant de ses quatre fers.
 L'unité est problématique, malgré les grands messes périodiques.
  Aucune réelle obligation pour les Etats. L'attentisme domine.
     Les petits gestes ne suffiront pas.
   Sur le terrain, rien ne semble s'améliorer. Des mesures draconiennes s'imposent. Le charbon a de l'avenir.
     La question est complexe, certes, disent les experts historiens du climat. (*)
       Pour les plus pessimistes, ceux pour qui il est déjà bien trop tard,  il y a lieu tout de même de rester combatif, sous peine de fatalisme assuré menant au désastre annoncé
    
  ...le climat qui se dérègle, la biodiversité qui disparaît, la finance qui devient folle… et si ces événements conduisaient, par un effet domino, à un effondrement de civilisation ? L’hypothèse, hier cantonnée aux seuls milieux survivalistes, devient une certitude pour beaucoup. En France, s’ils sont de plus en plus nombreux à y croire, c’est notamment grâce à un livre des chercheurs Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Paru en 2015 et vendu à 45 000 exemplaires, l’ouvrage a contribué à populariser le terme de « collapsologie », autrement dit l’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle. Trois ans après, le duo, associé à Gauthier Chapelle, propose une nouvelle étape en forme de « collapsosophie », une sagesse intérieure qui permettrait de croire à l’effondrement… tout en continuant à croire à un avenir. « Il faut comprendre qu’en acceptant cette réalité, il reste encore une marge de manœuvre, un élan de vie et la possibilité d’un passage à l’action, nous explique-t-il. C’est la posture du “catastrophisme éclairé” du philosophe Jean-Pierre Dupuy : on doit considérer la catastrophe comme certaine, on doit y croire, pour avoir une chance de l’éviter. »
      Notre histoire est en question dans cet enjeu majeur, l'histoire du climat le montre.
                       Affaire à suivre...
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mercredi 19 décembre 2018

Theresa-met le paquet

Le feuilleton (le plus improbable) continue...
                                      Certains y voient la meilleure série britannique de l'année.
            D'autres prédisent la fin du royaume. Rien que ça!
  My God! Where are we going to? 

    May comment fait-elle pour tenir la barre d'un bateau ivre, perdu dans les brumes de la Manche?
   On peine à suivre le fil des événements, de l'aventure pleine de suspens et de rebondissements, engagée par Boris and Co.
     On y perd son anglais, même dans la presse britannique.
  The Queen, impavide, suit cela de très loin, perplexe comme plus d'un de ses sujets, téténisés par l'allure presque surréaliste que prennent les événements.
      Même Tony a sorti son couteau.
  On n'a pas fini de suivre les épisodes du divorce, dans cette Europe improbable, à géométrie variable et aux règles si protéiformes.
    Le pays va-t-il s'en remettre, malgré son pragmatisme légendaire, et ne va-t-il pas entraîner dans sa chute la cohorte bruxelloise? On est à l'heure où tous les scénarios semblent possibles. Rien n'est sûr. Ce qui l'est, par contre, c'est que l'Angleterre restera une île, qui, comme disait Churchill, préféra toujours le large. A moins que la montée des eaux la réunissent de nouveau un jour au continent, mettant Calais à une heure en vélo de Douvres.
   En tout cas le séisme est profond. La perte de contrôle est évidente. La psychose même, peut-être...
   How to create Havoc? On a trouvé la solution au bord de la Tamise.
    Il devient impossible maintenant de ne pas s'en aller, de ne pas rompre les amarres, souverainement...
    Le pays n'était que pacsé, mais un divorce est tout de même bien là.
 On y voit de moins en moins clair dans le brouillard londonien....Chacun attend avec inquiétude ou avec délectation (c'est selon) l'heure de la séparation  consommée. 
  Pas facile de refaire sa vie, même si on ne manque pas d'atout. Et le parrain d'Outre-Atlantique n'est plus dans les mêmes dispositions.
  Les issues sont réduites, comme dans un drame  shakespearien.

  Les regrets ne servent à rien dans cette aventure hier imprévisible, aujourd'hui irréversible. Et l'Europe, telle qu'elle marche (mal), n'y est pas pour rien, qui a laissé Londres faire ce qu'il voulait, imposer à tous ses règles ultra-libérales, puis tirer sa révérence.(*)
     God save the Queen! quand même...
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(*)   L’état de crise politique permanente dans lequel le Royaume-Uni s’est installé depuis l’été 2016 démontre à quel point il est difficile, pour un État membre, de quitter l’Union. À ce stade, après 18 mois de négociations, rien ne dit encore que cette sortie est techniquement possible (revoir notre débat en mai dernier : le Brexit aura-t-il lieu?).
   Au-delà des guéguerres de pouvoir chez les conservateurs, deux souverainetés s’opposent sur l’île, difficiles à concilier : celle du référendum de juin 2016, où une majorité nette s’est dégagée pour un Brexit, et celle des 650 députés de Westminster, eux-mêmes partagés, non seulement sur l’opportunité du Brexit, mais aussi sur le degré de radicalité du Brexit qu’il faut mettre en œuvre pour l'avenir du pays.
  Au milieu du chaos survit Theresa May, chaque semaine plus affaiblie, et que les journaux ont déjà donnée sur le départ des dizaines de fois. Combien de temps encore va-t-elle pouvoir s’accrocher ? Résumé de la semaine passée, épique : après avoir reporté le vote sur les 585 pages d’accord de divorce au Parlement, faute de majorité sous la main, elle s’est sortie d’un vote de défiance convoqué dans la précipitation, mercredi soir, par des élus de son propre camp. Avant de se rendre à un sommet européen où elle n’a obtenu aucune concession majeure de la part des 27…
   Les partisans d’un second référendum haussent le ton, mais le calendrier ne joue pas en leur faveur. À moins d’obtenir, auprès de Bruxelles, un report de la date butoir du 30 mars 2019. Dans l’opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, qui rêve d’élections anticipées, la presse d’organiser un vote sur l’accord à Westminster, qu’elle est quasiment sûre de perdre. L'impasse semble totale.
    Des partisans de l'UE, sur le continent, y voient matière à se réjouir : le chaos britannique devrait dissuader bien d'autres populations tentées à leur tour de « déserter », selon le mot de Jean-Claude Juncker en 2016. Mais c'est oublier les risques majeurs d'un « no deal », l'absence d'accord d'ici à mars, pour Londres comme pour ses ex-partenaires....
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mardi 18 décembre 2018

Rumeurs et bobards

On n'a pas fini d'en parler....
                                      Remarque sur une notion piégée.
               A l'heure où les grands médias , par la concurrence et la vitesse imposées, servent parfois d'amplificateurs à des nouvelles incontrôlées, mal étayées, parfois infondées. A l'heure où les réseaux sociaux servent de tam tam médiatiques planétaires avec tant de facilité et de rapidité.
      Un phénomène sur lequel il est impossible et dangereux de légiférer.
  L'ignorance, la naïveté, la passion , les préjugés servent de courroies de transmission , de relais et d'amplificateurs.
   Cela peut être grossier ou plus subtil. Plus c'est gros parfois...L'esprit critique peut souvent être pris en défaut, du moins dans un premier temps. Les exemples surabondent.et les fausses nouvelles mettent parfois du temps à montrer leur véritable nature.
   Le mimétisme aidant, certaines fausses nouvelles ont vite fait de faire le tour  de la planète aujourd'hui et la vigilance peut parfois être prise en défaut, du moins momentanément. (*)
   Fake news ou pas, les parades peuvent parfois être disproportionnées ou imprudentes, quand elles ne sont pas biaisées, c'est pourquoi il est téméraire ou impossible de légiférer en ce domaine. Ou mettre le seuil de dangerosité en temps réel et qui jugera les fake news d'Etat? La propagande a joué un tel rôle et continue à le faire ,dans le déclenchement et l'entretien des conflits.
L'incroyable mensonge, lourd de conséquences...
    Le problème est  trop sérieux pour être laissé aux soins de la justice et de l'Etat.
 Le journaliste n'est pas toujours un bon veilleur, surtout quand il faut travailler vite et en situation d'urgence et de concurrence.
  Au risque d'engendre le scepticisme généralisé, il doit veiller à suivre un code de bonne conduite.
         Le débat a encore de beau jour devant lui...
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(*)   On se rappelle les rumeurs ... à l’encontre du leader socialiste Léon Blum, selon laquelle celui-ci mangeait dans de la vaisselle en or. Diffusée par la presse de droite dans les années 1930, elle ne touchait que ses opposants et suscitait des haussements d’épaule chez les autres car elle ne reposait sur aucun fondement sérieux.    On peut classer dans la même catégorie les rumeurs de la Première Guerre mondiale selon lesquelles par exemple les « Boches » coupaient les mains des enfants. Les citoyens croyaient-ils à ces bobards diffusés par les journaux et les cartes postales ? C’est peu probable car ils ne reposaient sur aucun élément avéré. D’ailleurs, on eut vite fait de les qualifier de « bourrage de crâne ». Mais on laissait dire car ces bobards remplissaient une fonction symbolique en légitimant l’effort de guerre et la solidarité de tous contre l’ennemi commun. De la même façon que les « fake news » d’aujourd’hui, ils soudaient les membres de la communauté dans la haine de l’adversaire
...Après la Seconde Guerre mondiale, l’intelligentsia occidentale a témoigné d’un aveuglement maladif vis-à-vis de la réalité soviétique. Ainsi, lors du procès Kravchenko, en 1949, des personnalités aussi réputées que le Prix Nobel Frédéric Joliot-Curie, Louis Aragon, Julien Benda ou encore Vercors sont venus dire à la barre le dégoût que leur inspirait l'accusé, coupable d’avoir médit sur l’Union soviétique.   Comme les islamistes d’aujourd’hui, ces intellectuels étaient enfermés dans leurs certitudes, inaccessibles au doute cartésien et à la recherche de la vérité. Et face à leurs contradicteurs, ils cherchaient un réconfort au sein de leur groupe.
     ...Si les bobards et les « fake news » n’ont jamais à notre connaissance cassé une réputation, c’est parce qu’ils ne reposent au mieux que sur des suppositions vraisemblables et ne contiennent aucun élément avéré. Ils ne convainquent que les convaincus et suscitent chez les autres des haussements d’épaules.  Il en va autrement des lettres anonymes d’antan ou des demi-vérités qui circulent aujourd’hui dans la presse et sur internet. Leur violence vient de la part de vérité qui rend leur contenu plausible. Elles peuvent en conséquence causer des torts irréparables aux personnes visées, comme on le voit dans le film Le Corbeau d’Henri-Georges Clouzot (1943).  Les demi-vérités ou demi-calomnies diffusées dans la bonne presse ont, bien avant l’ère internet, brisé des réputations et des vies. Comme les lettres anonymes, elles ont une issue fatale parce qu’elles contiennent une part de vérité qui leur apporte de la vraisemblance.     C’est le cas du « prêt gratuit » accordé par l’homme d’affaires Roger-Patrice Pelat en 1986 au ministre Pierre Bérégovoy pour l’achat d’un appartement. Révélé par Le Canard Enchaîné le 1er février 1993, ce prêt existait bien et laissait planer un doute sur la probité du Premier ministre de François Mitterrand alors qu’une enquête approfondie aurait montré l’absence d’intention délictueuse.    Patriote et républicain, qui plus est déprimé par l’échec de son camp aux législatives, Pierre Bérégovoy ne supporta pas que son honneur soit mis en cause. Il se suicida le 1er mai 1993.    Comment ne pas faire le rapprochement avec une autre affaire, le suicide de Roger Salengro ? Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Léon Blum, il fut accusé d’avoir déserté vingt ans plus tôt, pendant la Grande Guerre. Il est vrai qu’il avait été capturé par l’ennemi mais c’était en tentant de récupérer le corps de l’un de ses compagnons d’armes, avec l’accord de son chef…    Plus loin dans le temps, songeons à la reine Marie-Antoinette, dont les maladresses firent le miel de ses ennemis. Elle avait renoncé, par souci d’économie, à une somptueuse rivière de diamants. Mais les bijoutiers vendirent ensuite ce collier à un soupirant de la reine sans que celle-ci le sût. Le scandale retomba sur elle et ternit à jamais sa réputation.   L’affaire du collier lui coûta beaucoup plus que l’accusation d’inceste proférée lors de son procès. Par son outrance, cette accusation sans fondement lui valut au contraire l’indulgence du public… pas assez cependant pour obtenir son acquittement.  ....Plus que des rumeurs et des bobards sans conséquence, plus que des demi-vérités qui peuvent tuer, l’Histoire nous invite à nous méfier des mensonges d'État. Dans leur version la plus anodine, ils relèvent de la propagande avec l’inconvénient qu’ils entament la crédibilité des autorités. Ainsi en a-t-il été du « nuage de Tchernobyl ». Le 26 avril 1986, l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl a entraîné des mesures urgentes de prévention partout en Europe. Partout… sauf en France.   Le président Mitterrand et son Premier ministre Jacques Chirac ne tenant pas à affoler la population ni se mettre à dos le lobby nucléaire, il s’en est suivi une politique de désinformation qui relève du mensonge d’État...    ...L'Histoire et l'actualité montrent que la liberté d'expression et la vérité sont davantage menacés par les dirigeants de certains États, fussent-ils démocratiques, que par les bobards qui circulent sur internet et ailleurs.    Quel crédit accorder à la Maison Blanche quand, tant de fois, les présidents américains ont été pris en flagrant délit de mensonge sur des questions stratégiques ? En matière de commerce et de finance (négociations sur le CETA par exemple), quelle confiance accorder à l'Union européenne, adepte de l'omerta et des manœuvres de couloir ?...    Ces mensonges d'État et ces silences contribuent aux rumeurs de complots et nourrissent les « fake news ». L'antidote pourrait se trouver dans une absolue liberté d'expression (hormis la diffamation et l'insulte).    Si les médias se montrent ouverts au débat et à la critique, s'ils acceptent d'aborder les sujets qui fâchent, s'ils se gardent de diaboliser les opposants à la ligne officielle, on peut légitimement penser qu'il n'y aura plus d'espace pour les « fake news ». Mais nous en sommes encore loin. Un exemple parmi d'autres, qui nous a particulièrement frappé : Le Monde du 20 mars 2017 a pu consacrer un dossier très étoffé à l'antisémitisme dans la France d'aujourd'hui sans écrire une seule fois les mots islamiste, islamisme, islam, musulman etc. Troublant déni de réalité....
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lundi 17 décembre 2018

Echos d'Israël

 Point de vue d'un écrivain israëlien
                                                        Au sein du jeune Etat, dont les tensions intestines sont toujours vives, depuis l'assassinat de Rabin, surtout depuis le gouvernement de Sharon et sa politique délibérée mais aussi déniée de colonisation accélérée, périodiquement désapprouvée par les instances internationales, certaines voix, plus fortes que d'autres, viennent en dissonance avec la parole d'Etat.
   La lancinante question de la paix avec les Palestiniens revient périodiquement sous la plume de journalistes, de Haaretz notamment, d'historiens, comme Shlomo Sand, ou d'écrivains, critiquant le discours victimaire de la droite de son pays pour parvenir à ses fins et l'instrumentalisation du thème de l'antisémitisme pour justifier ses buts de guerre et de diplomatie conquérante, en dépit des accords internationaux. Instrumentalisation, qui fait que  “Tout le monde est réduit au silence – les Juifs, parce qu’ils ont l’obligation de soutenir Israël, et les non-Juifs, parce qu’ils ont peur de passer pour des antisémites. Résultat, personne n’aborde le sujet.”
       D'autres dénoncent des confusions entretenues et l'encouragement à la colonisation.

    Aujourd'hui, c'est le romancier David Grossman,qui fait un constat accablant à l'adresse des sionistes les plus offensifs.
    Nous, Israëliens..Sommes impuissants à faire la paix
....Je pense toujours à la facilité avec laquelle nous, Israéliens, nous nous considérons comme des victimes malgré notre puissance. Cela m'est très difficile à supporter, car si Israël a été fondé, et je m'en félicite, c'était précisément pour que les juifs ne soient plus jamais des victimes, qu'ils ne soient plus jamais à la merci des autres... Et regardez : après plus de soixante-dix ans de souveraineté et d'indépendance, après avoir accompli de réels miracles dans l'agriculture, la haute technologie, l'industrie, après avoir ressuscité l'hébreu, nous nous rendons compte que nous sommes impuissants à faire la paix avec nos voisins. Ce n'est pas une politique de vie, mais une politique de survie, d'une catastrophe à une autre.
Israël, censé devenir un foyer pour les juifs, est devenu leur forteresse. Je ne veux pas vivre comme un assiégé ! Nous avons besoin d'une armée puissante, le Moyen-Orient est la région la plus violente et la plus haineuse du monde. L'hostilité des autres pays à l'égard d'Israël est horrible, ils nous dénient le droit de vivre ici, mais cela ne suffit pas à donner un sens à notre présence. Il doit y avoir un équilibre entre avoir une armée puissante et tout faire pour promouvoir un dialogue et la paix avec nos voisins. Seule la combinaison des deux nous garantira un avenir ici.... 
        Malgré la critique, on en voit aussi les limites, fortement marquée par de bonnes intentions et un déni généralisé.
  La critique vise aussi la justification des implantations. qui s'exercent toujours un peu plus, rendant tout projet d'Etat palestinien improbable, voire , disent certains, impossible et qui mettent finalement à terme en péril le bien-fondé de l'Etat hébreu.
     L'annexion rampante se poursuit à bas bruit.
         Si Tel-Aviv est aussi avide de nouveaux territoires, surtout depuis un Netanyahou sans complexe, c'est qu'on sait compter sur des soutiens indéfectibles, surtout celui des USA, malgré les tensions périodiques et les critiques de pure forme, surtout à l'époque d'Obama. Les intérêts géopolitiques dominent. Aujourd'hui pour la défense d'un axe Tel Aviv,Ryiad, Washington.
   L'affaire syrienne a créé des alliances contre nature, dans le grand jeu actuel, qui fait oublier Gaza et la Cisjordanie.
  Les oliviers, symbole de paix, deviennent prétextes à conflit.
     Tant que les lobbies israëliens seront aussi influents aux USA, comme le jugent des experts US, rien n'avancera au MO et la politique du pire risque d'amener au désastre.
   Les critiques régulières de certains responsables US n'aboutissent pas à renverser une influence qui ne peut qu'attiser les conflits, surtout de la part des évangélistes sionistes.
   L'Aipac déploie toute son énergie pour renforcer ses appuis, surtout auprès des élites. La guerre idéologique se poursuit à Washington.
   Une histoire déjà longue, qui mène à un apartheid renforcé et à des impasses.
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-Ehoud Barak : «Je suppose que si j'avais été palestinien quand j'étais jeune, j'aurais fait partie d'un mouvement terroriste»?
-Tzipi Livni : la colonisation ne «nuit pas au processus de paix».___
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dimanche 16 décembre 2018

Civisme topless

Fin de partie ou d' épisode?
                                                           __ Acte V __

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              Armes de dissuasion massive
                                                       A quels seins se vouer?
                                                              C'est la subversion pacifique par la poitrine.
                  Les nouvelles Marianne sont dans la rue.
                 

samedi 15 décembre 2018

Le (tout) dernier empereur?

La Chine de XI
                         A marche renforcée.
                                            Après l'empire de Mao et une succession ténébreuse et chaotique, vint l'ère d'une relative ouverture.
         De nouvelles ambitions se firent jour: défier l'Occident sur son propre terrain, jouer à fond la carte du développement avec les atouts immenses du pays. Renouer avec la période où l'Empire du Milieu était au plus haut dans le concert des nations par sa puissance économique, avant une relatif déclin et une semi-colonisation douloureuse et humiliante.. 
    Le communisme n'étant plus qu'un vernis et un prétexte dans ce pays qui se mit à suivre les voies dures mais efficaces et accélérées du capitalisme européen des premiers temps.
    En quelques décennies, Pékin a atteint un niveau de développement qui à la fois fascine et inquiète, avec sa prétention inavouée de la conquête économique du monde. La Chine étend son influence et ses réseaux. Ses bonds du trésor ligote le trésor américain. On renoue avec les routes de la soie, on achète des ports en Afrique et au Pirée, on tisse des relations de l'Afrique à l'Amérique du Sud, on développe un marché intérieur jusqu'ici négligé, on investit bien au-delà des frontières, on s'assure une influence en Mer de Chine et dans la Pacifique.
       Sous l'ère de XI Jinping, centralisant d'avantage les décisions et les contrôles renforcés, le processus s'accélère et se renforce, devenant plus opaque, mais apparemment pas moins efficace. On force le pas, sous un jour avenant.
         Le souriant président dirige maintenant à vie, d'une main de fer, la grande renaissance.  Jusqu'à l'outrance.  Renforçant les pouvoirs centraux et les contrôles intérieurs, sur les minorités et les opposants réels ou potentiels. La cohérence est une force mais pourrait être un tendon d'Achille, dans le colosse aux pieds d'argile que semble devenir le pays.
    Les commentateurs, fascinés ou critiques, y vont de leurs propos. La Chine n'est plus la grande oubliée mais détermine une partie toujours plus grande de nos choix surtout économiques. Berlin regarde du côté de Shanghaï plutôt que de Bruxelles, et Pékin hante les nuits de Trump.
     Le géant planétaire étend une toile de plus en plus large et dense, donnant des leçons de libéralisme au monde entier, prenant les devants dans de nombreux secteurs, mettant en place le premier EPR, projetant la conquête spatiale, créant ses propres géants, numériques ou pas, bien avancée dans le projet de la fusion nufléaire....
         Les sentiments éprouvés par les dirigeants comme par tout un chacun sont toujours mêlés: fascination et inquiètude alternent vis à vis du nouvel empire du Milieu.
      Le jour où l'empereur mourra, ou avant, verra-t-on se réveiller une autre Chine, où la peuple ne sera plus seulement consommateur et soumis?
         Mais qui connaît vraiment la Chine?
[Le Monde selon Xi Jinping, documentaire de Sophie Lepault et Romain Franklin | Arte]
     ... Xi Jinping, prince rouge dont le père fut l'un des compagnons de Mao avant de subir le contrecoup de la purge, commence (pourtant) sa carrière à travailler la terre dans les campagnes afin d'expier les fautes paternelles. Ces débuts laborieux forgent sa légende: il finit par intégrer le Parti communiste chinois (PCC) et gravit un à un les échelons, aidé par les contacts de son père déchu, jusqu'à arriver au sommet politique. Le 15 novembre 2012, il devient le numéro un du Parti et accède quatre mois plus tard à la présidence de la République populaire de Chine. Après avoir fait profil bas pendant de longues années, il incarne aujourd'hui une figure de pouvoir forte, aussi intraitable avec ses adversaires politiques intérieurs qu'avec les puissances étrangères...
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vendredi 14 décembre 2018

Demain, le vélo

A la reconquête du pavé
                                      L'abus de vélo ne nuit pas à la santé.
           Oui, mais encore faut-il pouvoir le pratiquer dans les meilleures conditions.
      Le vélo, c'est pas pour les prolos, ni pour les aristos ni même pour les bobos.
          C'est pour le populo,pour tout le monde, connecté ou pas.
  Même Edouard s'y met.
    Après Christine et Ségolène.
       Un projet qui n'est pas pour des prunes.
  La vélorution, c'est pour demain.
          Enfin, espérons-le . Wait and see...and ride a bike.
    VAE ou pas, il retrouve sa place, longtemps effacée.
  Ce n'est pas seulement bon pour le coeur.
 Et c'est moins dangereux qu'on ne le croit.
    Tous à vélo, donc, mais il y a des efforts à faire.
   Les bataves ont quelques longueurs de plus que nous.
      Peut-on rêver Paris sans voitures?
Bon physiquement, le vélo est aussi un bon adjuvant pour les neurones.
                                      Même Descartes faisait du vélo.
   Et il continue, comme Eric Fottorino, qui dit justement: le vélo est un jeu d'enfant qui dure longtemps.
                      Il roule et il pense
  Plus ou moins bien, mais il le fait:
          Mais c'est parfois, à un certain niveau, penser ou panser
On peut avoir aussi le nez Nietzsche dans le guidon, c'est possible aussi.
         Dans la lignée d’Alfred Jarry, Jules Renard, Cioran ou encore Maurice Leblanc, grands écrivains cyclistes, Bernard Chambaz allie dans cet essai souplesse des mots et ressort de la pédale. Mouvement, espace, durée, effort : tous les amateurs, passionnés, fous de vélo, trouveront au fil des réflexions de l’auteur de quoi réfléchir à leur tour sur des notions pour eux bien concrètes. Car détrompons-nous : le vélo n’est pas détaché des idées ! De concept en concept, convoquant avec espièglerie les plus grands philosophes – Heidegger, Kant, Spinoza ou encore Husserl –, Bernard Chambaz dévoile une autre facette du vélo : celle d’un objet qui prolonge notre être et nous donne à penser.
         Il n'y a pas que la santé et le loisir qui comptent. Depuis le début, la petite reine occupe souvent la pensée des hommes.
       Comme disait l'autre: Quand je pédale je tourne rond...
                   Le vélo ira loin...
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