Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête arnault. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête arnault. Trier par date Afficher tous les articles

mardi 23 septembre 2025

Certains l'appellent Bernard

Le roitelet et ses gueux

                  Si j'avais le talent de J. de La Fontaine, je composerais une fable autour de ce thème, dans le contexte d'aujourd'hui. Une fable actualisée, de ce type ou comme celle-ci, la plus célèbre. En n'oubliant pas que la question de l'impôt fut le principal déclencheur de la Révolution, qui établit un certain, relatif et provisoire équilibre. l'impôt dur le revenu, institué au début du 20° siècle,  théoriquement proportionnel, connut assez vite des  problèmes de répartition, fluctuant selon les périodes et les circonstances. La juste contribution  redistributive connut un renouveau lors des lois sociales de 1945. L'égalité devant l'impôt fut et reste un idéal, un horizon, avec ses hauts et ses bas et ses instruments de mesure aléatoires.                                Le développement du néolibéralisme,  dans le sillage de R.Reagan et M Thatcher, inaugura notamment un ère de désengagement fiscal pour les hauts revenus, jusqu'à notre époque , où les cadeaux fiscaux devinrent souvent la norme et les moyens d'échapper au moins partiellement au fisc se développèrent, avec la complicit passive de Bercy.. Les années Sarkozy et Macron furent une période faste pour les plus riches contributeurs, ce qui a contribué de manière significative à produire une partie du  déficit, qui pèse sur nos épaules aujourd'hui. L'appel aux plus fortunés, largement favorisés de ce point de vue, reçoit un écho parfois favorable, mais le plus souvent une résistance souvent très forte de la part de ceux dont la fortune est devenue ces dernières années exponentielle. Le plurimilliardaire B.Buffet avouait que sa femme de ménage donnait proportionnellement beaucoup plus qui lui au fisc.         Forbes connaît le problème.      Ce n'est pas une histoire belge...                                                                                                                                     Le cas de Bernard Arnault en France et ses propos incendiaires sur la taxe Zucman est un révélateur de  la résistance au fisc observée, saut exceptions, dans les milieux les plus favorisés. IL emble ne pas se souvenir du sort imposé aux plus riches par Roosevelt pour sortir son pays de la crise. C'était autre chose..


    Point de vue:  

S’il                       " S'il fallait une preuve que la société est malade, on pourrait avancer ce fait étonnant qui consiste à prendre Bernard Arnault au sérieux. Dans un entretien au Sunday Times, le magnat du luxe a tenté, une nouvelle fois, de faire passer ses obsessions pour des analyses économiques. La taxe Zucman, qui entend frapper à hauteur de 2 % les plus hauts patrimoines, serait ainsi « mortelle pour l’économie française », et l’économiste, un « militant d’extrême gauche ». Ses propos ont inondé les médias français et étrangers.  Mais à militant, militant et demi. Bernard Arnault ne s’exprime pas en tant que juge impartial : il est un des principaux concernés par la taxe Zucman. Aussi ne doit-on pas s’étonner qu’il en fasse une des sept plaies d’Égypte.    Cependant, le milliardaire ne se plaint pas qu’on le taxe, ce qui serait de bonne guerre mais n’aurait pas grand intérêt par ailleurs. Non, ce qu’il prétend, c’est qu’en s’attaquant à lui, on s’attaque à l’économie française tout entière.      « Il ne s’agit ni d’un débat technique ni économique, mais bien d’une volonté clairement formulée de mettre à terre l’économie française », proclame le vieil homme. Dans sa logique, l’économie française dépend de lui et de ses semblables, ceux qui ont prétendument « réussi », selon le critère du montant de leur patrimoine.                                                                                                                                                 À cette aune, et c’est l’objectif de ces propos, l’économie française qui, chaque année, produit 3 000 milliards d’euros par le travail de près de 30 millions de personnes, se réduit à la volonté de quelques-unes, dont il faut reconnaître la « supériorité ». Le patron de la Banque publique d’investissement (BPI), Nicolas Dufourcq, ne dit pas autre chose lorsqu’il prétend que l’on devrait « ériger des statues à Pinault et à Niel plutôt que de les taxer à 2 % ». Ces grands patrons feraient l’économie française, et les taxer serait la pénaliser.   Cette vision frise pourtant le ridicule. D’abord, parce qu’un patron peut favoriser son entreprise ou sa propre accumulation de richesse, mais il n’a pas de maîtrise de l’ensemble des évolutions macroéconomiques. Cette vision qui réalise une équivalence entre les grands patrons et l’économie nie l’existence d’une réalité qui échappe aux premiers. Un patron n’est pas actif dans la conjoncture, il agit dans un environnement qui le dépasse et sur lequel il n’a aucune prise, sauf sur des points de détail.                                                                                                                                 Bernard Arnault en sait quelque chose, puisque son groupe est, aujourd’hui, au cœur d’une crise profonde du monde du luxe qui met en cause son modèle économique, consistant à vendre des produits de masse hors de prix. Il peut bien faire ce qu’il veut, il ne peut pas, à lui seul, contrer l’évolution de la consommation chinoise, pénalisée par l’explosion de la bulle immobilière. Il n’a même aucune prise sur son « ami » Donald Trump, qui lui a imposé des droits de douane de 15 % sur les spiritueux, malgré sa volonté d’obtenir une taxe allégée.     Il faut donc être clair : les patrons sont des agents économiques comme les autres. Leur situation de domination sociale leur permet, parfois, de faire payer les autres acteurs, principalement l’État, les consommateurs et les producteurs, pour réaliser leur accumulation. Mais on ne mesure pas – et on ne mesurera jamais – la réussite d’un pays au nombre de milliardaires.        Il suffit d’une preuve pour s’en assurer : depuis un demi-siècle, la croissance mondiale a été divisée par deux et le nombre de milliardaires a explosé. En parallèle, le chaos politique, social et environnemental s’est imposé partout. La réussite de ces gens a donc été inversement proportionnelle à celle des économies. Ce qui doit immédiatement interroger sur leur caractère nuisible.                                                                                                                                                       Il en résulte deux conclusions. D’abord, l’économie ne peut absolument pas se résumer à l’intérêt des milliardaires. Ceux qui le défendent ont une position de classe : ils favorisent leurs intérêts par rapport à ceux de la société. Car on se demande bien à quel titre on devrait ériger des statues à ces hommes riches, alors même que l’accroissement de cette richesse s’accompagne d’une détérioration palpable des conditions de vie de la majorité de la population. De là, la seconde conclusion : les milliardaires ne peuvent pas être les mieux placés pour donner des conseils de politique économique.                ___S’agissant de Bernard Arnault, la leçon pourrait même être démultipliée. Que serait-il sans l’État ? Rien ou presque. Une grande partie du succès et de sa fortune est liée au soutien sans faille des pouvoirs publics.                     __________Tout a commencé avec la reprise de l’empire Boussac, vaste empire textile tombé en faillite. Candidat imprévu à la reprise, il réussit à l’arracher avec l’aide d’Antoine Berheim, puissant associé-gérant de la banque Lazard, qui a ses entrées dans tous les cercles du pouvoir. Avec, aussi, le soutien financier du Crédit lyonnais, alors banque nationalisée, qui lui apporte les crédits nécessaires au montage financier de la reprise, Bernard Arnault n’ayant que 90 millions de francs à investir, pris sur les fonds de la société immobilière familiale Ferinel, à l’insu de son père.                    Bernard Arnault s’engage à maintenir 12 000 emplois au moins sur les 15 000 du groupe Boussac, en contrepartie de plus de 1,5 milliard de francs d’aides publiques. Trois ans plus tard, la quasi-totalité des activités du groupe (Peaudouce, Conforama, etc.) ont été liquidées, Arnault ne conservant qu’une partie des participations immobilières jugées les plus intéressantes, aux côtés de Dior Couture et du Bon Marché.     Plus de 11 000 emplois directs sont supprimés dans ce laps de temps. Mais jamais l’État ne lui demandera des comptes, et encore moins le remboursement des aides perçues pour non-respect des engagements. Il faudra l’intervention de la Commission européenne pour forcer l’État français à demander le retour des aides publiques. Et encore ! Bernard Arnault reversera moins de la moitié des aides perçues.

Mais l’aide de l’État ne s’arrête pas. Pendant les débuts du groupe LVMH, le Crédit lyonnais lui consent des lignes de crédit sans limite et prend même une participation. Au moment de la faillite de la banque en 1992, Bernard Arnault (comme Bolloré ou Pinault de leur côté) en profite pour racheter cette participation à vil prix et effacer une partie de sa dette. Dans la panique qui entoure le dossier du Crédit lyonnais, qui a coûté plus de 20 milliards de francs à l’État, on n’y voit que du feu.                                                                                                                                                             Dès cette époque, les pouvoirs publics se mettent en quatre pour « aider ». L’administration fiscale ferme les yeux sur tout, des jeux d’argent en ligne (Betfair) basés dans des paradis fiscaux aux différents montages qui lui permettent d’éluder en grande partie l’impôt, grâce à sa holding et à ses filiales basées dans les paradis fiscaux.      En 2020, le gouvernement Macron va encore plus loin et met le Quai d’Orsay à la disposition des intérêts de LVMH : Jean-Yves le Drian, alors ministre des affaires étrangères, signe une lettre permettant au groupe de suspendre son OPA sur Tiffany. Il en renégocie par la suite les termes et économise plus de 750 millions de dollars.                                                                                                                                                       Aux côtés des pouvoirs publics, de nombreuses collectivités et organismes publics, à commencer par Paris et Versailles, se mettent en quatre pour satisfaire les demandes du groupe, qui réussit à obtenir des contrats et des privilèges dépassant toutes les règles du droit commun, de la concession du Jardin d’acclimatation aux Champs-Élysées, en passant par le jardin de Versailles, l’ancienne École polytechnique, voire le Louvre.   Construisant son succès sur une forme de prédation de l’État, Bernard Arnault aime à se présenter comme une forme de pointe avancée du capitalisme français. Mais c’est là encore une illusion, car si LVMH a prospéré grâce au double soutien de l’État français et du capitalisme d’État chinois, son dirigeant a connu une suite de déboires tragiques qui font douter de ses compétences économiques.

Bernard Arnault est l’exemple de ce qu’il ne fallait pas faire pendant la bulle internet. En 1999, il crée ainsi un fonds spécialisé, nommé Europ@web, et plusieurs sociétés, dont Liberty Surf et eLuxury. En moins de dix-huit mois, le fonds perd plus de 500 millions d’euros. Toutes les sociétés sont en difficulté. Mais la faillite la plus flagrante est celle de Zebank, une plateforme de services bancaires, créée avec la participation de Dexia, banque publique emportée dans la crise de 2008.                       Entre difficultés techniques, projets mal évalués et mauvaises mises en œuvre, la banque ne tient pas sept mois. Elle ferme à l’automne 2001. Elle sera revendue pour moins de 6 millions alors que 150 millions d’euros y auront été investis.   Bien plus attiré par les lumières qu’on ne le pense, Bernard Arnault s’entiche à la même période de Sébastien Bazin, alors dirigeant en France de Colony Capital, coqueluche du monde des affaires, et qui a décidé de prendre une très importante participation dans Carrefour. Bernard Arnault l’imite en 2007 et devient bientôt le premier actionnaire du groupe de distribution, qui est un des premiers bénéficiaires du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).                    __Malgré son talent et les aides publiques, Bernard Arnault n’arrive pas à transformer les pâtes en or, ni à dégager les profits qu’il espérait, preuve, d’ailleurs, de sa piètre connaissance de l’économie française. En 2021, il abandonne piteusement Carrefour en revendant toutes ses actions.

Même dans l’immobilier, son secteur d’origine, Bernard Arnault a connu des déboires. Son expérience de promoteur aux États-Unis a tourné au fiasco. Ferinel, l’entreprise familiale de promotion immobilière, spécialisée dans l’immobilier de loisirs, a disparu dès le milieu des années 1980, n’existant plus que comme holding familiale.

                         La transformation de la Samaritaine, lancée en grande pompe par Emmanuel Macron en 2021, n’est guère plus concluante. Pariant sur les touristes chinois, le groupe n’a pas vu les transformations à l’œuvre depuis le covid. Mal positionné, il ne répond ni aux attentes des Parisiens, ni à celles des touristes.                    Au reste, la preuve que Bernard Arnault, comme les autres milliardaires, se moque profondément de l’intérêt général, c’est son soutien à l’accord passé fin juillet entre l’Union européenne et les États-Unis. Le milliardaire avait clairement exprimé, dans les colonnes du Figaro, qu’il fallait accepter les conditions de Donald Trump, même au prix de mesures douloureuses.   Car ce qui l’intéresse ici, c’est de maintenir son accès au marché états-unien. Peu importe que cet accord sacrifie d’autres secteurs et organise une vassalisation de fait de l’Europe, s’il peut continuer à vendre ses sacs outre-Atlantique. Et pour couronner le tout, LVMH n’hésite pas à investir aux États-Unis, c’est-à-dire à délocaliser une partie de sa production de France, pays dont la marque épuise pourtant l’image dans sa communication.     Ce soutien à Donald Trump, une connaissance de longue date, n’est pas un détail. Il traduit une évolution de l’homme, et plus généralement, de sa classe, vers la nouvelle extrême droite, celle qui s’incarne dans le président états-unien et qui mêle un discours de liberté pour les capitaux avec une tendance autoritaire, xénophobe et réactionnaire.....                                                                                                                                        Ce qui se dessine à travers les déclarations de Bernard Arnault, c’est le nouveau régime dans lequel le capitalisme est sur le point d’enserrer la société.   Dans ce régime, le capital est intouchable, même symboliquement, et la question de la redistribution est limitée à celle entre les catégories de travailleurs, sur des critères ethniques et nationaux. Cette logique induit une destruction systématique des normes, sociales et environnementales, réduites à une bureaucratie inutile. En avril, Bernard Arnault avait d’ailleurs, lors de l’assemblée générale des actionnaires de LVMH, repris la rhétorique classique de l’extrême droite contre la bureaucratie et les normes de l’Union européenne qui « amplifient » les problèmes français.                                                                                  Le débat sur la taxe Zucman constitue, pour les capitalistes français, un moment important. Désormais, leur tolérance au moindre impôt, même le plus modéré comme celui-ci, qui est soutenu par le Parti socialiste et ne modifie aucun grand équilibre de pouvoir économique, est nulle.    Pour augmenter son taux de profit, le capital ne tolère plus aucune frustration, ni équité fiscale, ni norme environnementale, ni droit du travail. La seule contrainte qu’il accepte est celle de la puissance, c’est-à-dire du rapport de force. C’est pourquoi il est prêt à accepter les conditions nouvelles d’accès au marché états-unien. Mais cette concession doit se payer directement par la destruction de l’État social et des protections des travailleurs sur son marché intérieur aux fins de compensation.                  Caricature de la réalité, destruction du lien social et de l’environnement, intolérance à la frustration et glorification de la loi du plus fort : le nouveau visage du capitalisme se confond avec l’extrême droite. Et Bernard Arnault en est l’incarnation. Il n’est certainement pas un parangon de sagesse ou de savoir sur l’économie, il est seulement le porte-voix du capital prédateur radicalisé. Une radicalisation qui nous projette dans le désastre. "  [Merci à Médiapart et à Romaric Godin et Martine Orange]

lundi 10 septembre 2012

Arnault: une histoire belge?

Merci Bernard!!
______________De Roubaix (riche et pauvre) à Bruxelles (où il a déjà une résidence, comme d'autres grandes fortunes françaises): histoire d'un héritier, gâté de la République, aventurier des affaires, belge de circonstance. _On ne naît pas belge, on le devient...

_____________________________ Le bon Mr Fillon déclare que  le choix d'Arnault est le "résultat effrayant" de "décisions stupides". N'est-ce pas là plutôt une réaction "stupide" à une décision "effrayante" ou... consternante?
___BA l'a affirmé, puis (prudemment (dé)menti): il part... comme en 1981, quand il s’était exilé aux Etats-Unis pendant trois ans. Mais non, si on en croit la dernière version
Enfin, il aurait voulu partir...Outre-Quiévrain.
Il s'agirait, dit-il, d'un investissement... sensible. Comme c'est curieux! 
Il irait voir ailleurs...là où les impôts sont  plus verts, là où la fiscalité est plus avantageuse...comme les copains... 
Alors que les fortunes belges préfèrent l'Helvétie....
Chantage ou calcul?
 "Selon un  fiscaliste belge, M. Arnault a un autre projet en tête. "Je ne suis pas sûr qu’il va s’installer en Belgique. Selon moi, il y a deux scénarios. Soit il projette de s’installer à Monaco dans quelques années ou il anticipe le fait que dans cinq à dix ans, la nationalité puisse devenir un critère de taxation." Sur ce dernier point, l’idée n’est pas neuve. M. Sarkozy en avait parlé lors de la campagne, mais le projet est depuis tombé aux oubliettes. Quant à la domiciliation à Monaco, via l’acquisition de la nationalité belge, le processus est connu des avocats. Le chanteur Johnny Hallyday l’a notamment tenté il y a quelques années. Car il existe une convention entre Monaco et la France qui stipule que toute personne de nationalité française, mais résidant à Monaco demeure soumise aux impôts français.
D’après les fiscalistes, l’idée de M. Arnault pourrait ainsi être de se débarrasser d’une nationalité française "encombrante" et lui laisser l’accès au paradis fiscal monégasque par après.." (Libre Belgique).
_____On sait en tous cas que "la fiscalité est plus avantageuse en Belgique qu’en France pour les grandes fortunes, notamment en raison d’une faible taxation du capital et de l’absence d’ISF, mais que c’est la résidence qui prime et non la nationalité...
Proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy et libéral revendiqué, M. Arnault possède une fortune estimée à 41 milliards de dollars par le magazine américain Forbes. Après la victoire de la gauche en 1981, il s’était exilé aux Etats-Unis pendant trois ans." (Libre Belgique)
_______________Comme les exilés de Coblence, sentant le boulet révolutionnaire menacer leurs privilèges, l'enfant de Roubaix a oublié tout ce que grâce à quoi il doit sa fortune. Bien qu'héritier, il a eu beaucoup de chances et a su faire au moment opportun un certain nombre de coups à la Tapie, quoique de manière plus discrète et plus subtile (notamment lors de la liquidation de l'empire Boussac, point de départ de sa fortune, où il a fait preuve, disons, d'une grande habileté...).
___ "A coup d’OPA sauvages, de subventions publiques accaparées et de montages sophistiqués (l’un de ses conseils avisés, Pierre Godé, fut prof à la fac de droit de Lille), Bernard Arnault s’affirme comme le symbole triomphant du capitalisme débridé des eighties et d’après..."__
_" Bernard Arnault s’est fait « Ange exterminateur », selon le titre du livre du journaliste Airy Routier. Parmi ses faits d’armes, peu glorieux, le jeune ingénieur, qui prend goût au rachat d’entreprises en difficulté, n’a pas hésité en 1984 à liquider une grande partie du groupe Boussac, alors que le socialiste de Laurent Fabius lui avait accordé 2 MdsF pour préserver les 16000 emplois du groupe en difficulté. Visionnaire, il conservera la perle du groupe, la maison de couture Christian Dior, embryon de son futur empire du luxe. Autre réussite entachée de critiques, le rachat de LVMH a été obtenu en attisant les rivalités entre les deux familles propriétaires. Enfin, son entrée surprise au capital d’Hermès, en octobre 2010, lui a valu en juillet dernier une plainte des propriétaires pour délit d’initié. L’intéressé a répliqué par une plainte en diffamation. « Les affaires, c’est comme le tennis, aime-t-il à répéter : on se bat et, ensuite, on se sert la main. »
___Il s'insère naturellement dans le nomadisme financier et fiscal que permet un mondialisation surtout favorable à un affairisme débridé et à une évasion fiscale généralisée.
Le paradis des rentiers lui déroule un tapis rouge ..et l'on se scandalise du dumping fiscal, qui contribue à déstabiliser l'Europe où la solidarité n'est qu'un mot...
Le patriotisme social n'a plus de sens pour les très grandes entreprises, comme depuis plus longtemps pour les multinationales.. L'Hexagone n'est plus qu'une plate-forme parmi d'autres  pour faire du big business, qu'on quitte quand  on  est un peu bridé dans sa tendance à spéculer en rond, sollicité pour un minimum de solidarité par gros temps.
 B.Arnault à une avocate de poids. 
Mais ne l'accablons pas trop. Il est un excellent pianiste...
_________
- Haro sur Bernard Arnault ?
- C’est bien en Belgique qu’Arnault prépare son décès
- Curtis Roosevelt : «l’égalité ce n’est pas que le 4 ou le 14 juillet !»
- Exilés fiscaux français à Bruxelles: que fait l'Europe?
___________________
Publié dans Agoravox

mardi 21 octobre 2025

Bernard entre en guerre

 Superprofit et justice sociale en question

           L'enfant de Roubaix a fait du chemin. Mais il n'est pas parti de rien, comme beaucoup d'autres. Il a hérité  et a même bénéficié des faveurs de L.Fabius. Sa fortune fait des bonds spectaculaires en peu de temps. Un cas.  Sa fortune en fait rêver plus d'un, même parmi les super-privilégiés. On s'étonne qu'il s'charne sur le "terroriste" Zucman, dont les projets sont si peu confiscatoires et qui ne font pas bondir d'autres privilégiés, comme Mathieu Pigasse. Beaucoup d'économistes et des journaux économiques sont d'accord sur la nécessité  de mettre à contribution ceux qui paient proportionnellement moins, beaucoup moins que le commun des mortels.

              Le cas de Bernard Arnault en France et ses propos incendiaires sur la taxe Zucman est un révélateur de  la résistance au fisc observée, saut exceptions, dans les milieux les plus favorisés. IL semble ne pas se souvenir du sort imposé aux plus riches par Roosevelt pour sortir son pays de la crise. C'était autre chose..



      Demolition Man fait des envieux, Bernard Arnault en tête            "...Il apparait ouvrir la voie outre-Atlantique à ce qu'ils espèrent pour la France - et à travers elle, surtout pour eux-mêmes : libérer l'esprit d'entreprendre et décomplexer le droit de s'enrichir, en violentant ce qui entrave cette délivrance. Ainsi est applaudi chez Trump ce qui à la fois ferait « désespérément » défaut dans l'Hexagone et honore les attributs de ces louangeurs...."

                  Changer de monde?....

___  LA RÉPONSE DE GABRIEL ZUCMAN A BERNARD ARNAULT:
"Bonjour M. Bernard Arnault, la fébrilité n’autorise pas la calomnie.
Les milliardaires ne paient pas ou presque d’impôt sur le revenu et 86% des français ont raison de vouloir mettre fin à ce privilège.
M. Arnault, j’ai été très surpris par le caractère caricatural de vos attaques.
Vos propos me visant sortent du domaine de la rationalité et sont sans fondement.
Essayons de reprendre un peu de mesure.
Contrairement à ce que vous affirmez, je n’ai jamais été militant dans aucun mouvement ni encarté dans aucun parti.
Je n’ai pour seule activité que mon travail de chercheur et d’enseignant, en tant que professeur des universités à l’Ecole normale supérieure et à Berkeley
Depuis plus de 17 ans mon travail consiste à cartographier la richesse des grandes fortunes
A étudier les paradis fiscaux
Et à objectiver les techniques d’évasion fiscale et d’optimisation des grandes fortunes
Mes travaux sur la mondialisation et la redistribution font référence et sont reconnus partout dans le monde
En parlant de « pseudo compétence universitaire », vous vous attaquez à la légitimité même d'une recherche libre de toute pression financière
Venant de l’un des hommes les plus riches du monde et dans un contexte où les libertés académiques sont remises en cause dans un nombre grandissant de pays, cette rhétorique — guère éloignée de celle d'un Trump ou d'un Musk — devrait tous nous inquiéter
Le constat sur lequel je me fonde — que les milliardaires paient très peu d’impôt sur le revenu proportionnellement à leur revenu — a été établi de façon indépendante et objective par les travaux de l’Institut des Politiques Publiques en France
Ainsi que par de nombreuses autres équipes de recherche aux Pays-Bas, au Brésil et aux Etats-Unis entre autres pays.
M. Arnault : niez-vous ce constat ?
En outre les grandes fortunes ont vu leur patrimoine exploser ces 30 dernières années.
Selon Challenges, en 1996, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes s'élevait à 80 milliards d'euros, soit 6,4% du PIB de l'époque.
En 2024 : 1228 milliards d'euros, soit 42 % du PIB.
Mais ces grandes fortunes ne contribuent pas aujourd’hui à hauteur de ce qui est demandé aux autres catégories sociales — patrons de PME, salariés, cadres, etc.
L’impôt plancher de 2% que je défends vise à corriger cette anomalie.
Cette mesure ne concernerait que les foyers fiscaux possédant plus de 100 millions d’euros de patrimoine, au nombre de 1 800 environ.
Elle est soutenue par de nombreux économistes de renommée internationale au-delà des clivages partisans. Sept Prix Nobel d'économie la soutiennent
Tous ces économistes veulent-ils aussi, selon vous, abattre l'économie de marché ? Sont-ils des militants d'extrême gauche aux "pseudo-compétences universitaires" ?
Cette mesure permettrait simplement de s’assurer que les milliardaires contribuent aux charges communes à la même hauteur que les autres citoyens :
Principe fondamental d’égalité devant l’impôt affirmé par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789
Cette mesure est plébiscitée par une écrasante majorité de Français (86%).
L ’impôt plancher est un instrument de justice, d’apaisement social et de stabilité budgétaire.
Plus vite on l'adoptera, plus vite on débloquera la situation budgétaire.
M. Arnault : votre opposition caricaturale à nos principes d'égalité fondamentaux, inscrits dans notre Constitution, constitue une attaque contre notre contrat social
Quoi que vous en pensiez : le temps est venu de soumettre les milliardaires à un taux minimal d’imposition."
Gabriel Zucman ____________________

samedi 29 août 2026

L'empire

         Dans les empires                                                                                                                                         C'est Forbès qui le dit: B. Arnault fait partie de la prestigieuse galaxie des plus fortunés du monde, qui ne cesse de s'étendre. Il n'est pas en tête du peloton, bien sûr, mais il a de quoi assurer ses arrières. Même s'il vitupère contre l'excès d'impôts dans son pays, contre ceux qui prônent un peu plus de justice fiscale, notion qu'il abhorre. Il est un winner, tient à le faire savoir, lui qui a su faire sa place à l'Académie , vient d'être reçu pas le pape et a eu sa chaise lors de l'intronisation de Trump à la Maison Blanche, au côté de Musk, and Co. Cultiver ses relations ne nuit pas aux affaires, tout le monde sait ça...


  "Monsieur"  n'aime pas trop l'
impôt, qui pourrait venir écorner ne serait-ce qu'une toute petite partie de sa fortune. A chacun son mérite. Il s'est octroyé récemment, entre autres folies, un nouveau yacht, le plus grand et le plus luxueux, de plus exonéré d'impôts. Ce n'est pas une histoire belge!  un nouveau yacht à 500 millions €, qui émet mille fois plus de gaz à effet de serre que toute la consommation d'un français ordinaire pendant 1 an. Mais Monsieur n'est pas un français ordinaire et on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, comme disait ma grand-mère..


__ Une chance pour lui: le "contexte" lui est très favorable, comme le remarque une certaine personne, forcément jalouse:

En        "...En France, la dernière décennie a été marquée, d’une part, par un phénomène d’accumulation des richesses entre les mains de quelques milliardaires (Bernard Arnault, Rodolphe Saadé, Vincent Bolloré, etc.) encore jamais vu auparavant ; et, d’autre part, par le développement à bas bruit d’une finance de l’ombre, non régulée, dont les acteurs, méconnus du grand public, sont les fonds de capital-investissement (KKR, Blackstone, Apollo, Ardian, PAI, etc.).  Ces deux pans du capitalisme financiarisé sont en train de faire main basse sur l’économie française. Ils ont par ailleurs pour point commun de développer une vision libertarienne et autoritaire de la société, faisant craindre qu’ils ne s’accommodent très bien de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir..."                                                                        Si l’on en croit son ami Vincent Bolloré sur le réseau social X, BA est une personne […] d’un grand cœur » (sic), s’est senti profondément blessé par une série de six articles parue dans Le Monde et titrée « L’empire Bernard Arnault ». Encore un journal "communiste", sans doute.... 👺                                                                 Mais faut-il l'envier? Comme disait quelqu'un peut-être un peu jaloux, mais plutôt sage: "...Quand je lis tous les jours la formidable enquête sur la vie de Bernard Arnault dans Le Monde, je suis sidéré par la misère de cet homme. Pas d'amitié, pas d'amour, que des calculs et des méfiances. Sa peur des autres, son horreur des contacts. Son obsession maladives des profits, ses stratégies avec les puissants du monde indépendamment de leurs valeurs morales...Sa peur panique de lamaladie et des malades. Son seul plaisir tous les matins prendre un spa en regardant CNews. je suis bien plus riche que lui, parce que je possède quelque chose qu'il n'aura jamais : Je suis aimé par des gens qui n'attendent rien d'autre que mon affection et mon bien-être . Un trésor inaccessible pour ce pauvre Arnaud...."

Un monde à part.

Qu'est-ce que la richesse? _______________

EFrance, la dernière décennie a été marquée, d’une part, par un phénomène d’accumulation des richesses entre les mains de quelques milliardaires (Bernard Arnault, Rodolphe Saadé, Vincent Bolloré, etc.) encore jamais vu auparavant ; et, d’autre part, par le développement à bas bruit d’une finance de l’ombre, non régulée, dont les acteurs, méconnus du grand public, sont les fonds de capital-investissement (KKR, Blackstone, Apollo, Ardian, PAI, etc.).Ces deux pans du capitalisme financiarisé sont en train de faire main basse sur l’économie française. Ils ont par ailleurs pour point commun de développer une vision libertarienne et autoritaire de la société, faisant craindre qu’ils ne s’accommodent très bien de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir..." ... Ah ça, c'est plus embêtant.

mercredi 22 décembre 2021

Le luxe et le nécessaire

 Champagne!  👍😍

                            La bourse ou la vie (décente);____La Bourse se porte bien. Très bien même. C'est Challenge qui le dit. Pour l'instant...Elle n'est qu'un révélateur, mais elle parle d'elle-même, elle est symptomatique d'une euphorie que l'on n' attendait pas vraiment, malgré les fluctuations et les variations d'un pays à l'autre. En France on peut sabrer le champagne. Noël est bien là, mais pas pour tout le monde....

                       "  .... Le choc provoqué au début de 2020 par l'épidémie de Covid-19 et les confinements en série à travers le monde n'ont finalement été que de courte durée. Dès la fin du mois de mars de cette même année, les cours ont commencé à remonter, et, dès le mois d'août, la bourse américaine battait de nouveaux records. En dépit de quelques phases de repli, le mouvement s'est poursuivi en 2021. Le 17 décembre, la Bourse de Paris enregistrait un gain de 24,7% depuis le début de l'année, ce qui la classe en bonne position par rapport aux autres bourses européennes et même par rapport à la bourse américaine, dont les trois principaux indices enregistrent des progressions un peu plus faibles: 23% pour le S&P 500, 15,5% pour le Dow Jones et 17,7% pour le Nasdaq Composite . Si l'on regarde dans le détail, on constate que l'année n'a pas été excellente pour tout le monde dans les pays développés, avec une hausse limitée à 4% pour le Nikkei 225 au Japon, ni dans les pays émergents, notamment en Chine, avec un indice CSI 300 des grandes valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen qui recule de près de 5%. Mais, globalement, la liste des pays où la bourse est en hausse, et souvent de façon très nette, dépasse largement celle des pays où elle a baissé. Le nombre de milliardaires, qui avait déjà fortement augmenté en 2020, devrait avoir encore progressé cette année... les actions et l'immobilier. Ce qui a pour conséquence d'«accroître les inégalités patrimoniales et l'enrichissement immérité, de transformer les économies en économies de spéculation», ainsi que le constate l'économiste Patrick Artus..".... il est probable que les valeurs des actions vont rester attrayantes, au moins dans les prochains mois, tant que les entreprises continuent d'annoncer des résultats bénéficiaires conformes aux attentes, voire supérieurs à elles...."                                                   ____Restons prudents quand même. Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel....et les bulles sont toujours menaçantes.                                                                                                       __ ___Les performances des produits de luxe sont particulièrement spectaculaires. "Les résultats de ces derniers jours sont tirés par la performance de quelques poids lourds, qui profitent d’un contexte favorable. Les géants du luxe tricolore, par exemple, bénéficient de la ruée des ménages aisés en Chine ou aux États-Unis : une fois le plus gros de la pandémie passé, ces derniers se sont précipités dans les boutiques (ou sur les sites Internet) des grandes marques, pour le plus grand plaisir d’Hermès ou de LVMH. Le groupe de Bernard Arnault a ainsi vu son cours de Bourse grimper de près de 35 % depuis..."

          Selon OXFAM:  La fortune des 10 Français les plus riches est désormais supérieure de presque 100 milliards à celle des 490 autres grandes fortunes françaises ! Un constat similaire à celui que nous dressions un an après la pandémie : entre mars 2020 et mars 2021, les milliardaires français ont gagné 170 milliards d’euros– soit deux fois le budget de l’hôpital public français, la troisième plus forte progression après les Etats-Unis et la Chine ! Pas de quoi se réjouir quand on sait qu’un Français sur 8 a besoin d’aide alimentaire pour vivre. Nous ne pouvons pas accepter que ces deux mondes coexistent, c’est insoutenable dans tous les sens du terme.   Cet enrichissement exceptionnel n’est pas le résultat de la main invisible du marché, ni le fruit d’un talent rare mais bien le résultat de choix politiques et notamment du renflouement des marchés financiers dès les premiers jours de la pandémie.   Ces inégalités indécentes sont inacceptables et rappellent encore une fois l’urgence d’une fiscalité plus juste. Si le gouvernement s’est jusqu’à maintenant toujours opposé à une contribution exceptionnelle sur le patrimoine des 1% les plus riches, il ne peut pas être insensible aux chiffres révélés par Challenges. Emmanuel Macron peut encore changer de braquet ! Comme en Argentine, en Nouvelle-Zélande, et peut-être bientôt aux Etats-Unis, la France doit être au rendez-vous de l’Histoire. »                                                                            Le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 30% en un an, selon le classement à paraître jeudi du magazine Challenges, qui a dénombré 109 milliardaires français cette année, contre 95 l'an dernier. Il y a dix ans, en 2011, le nombre de milliardaires français était de "seulement" 51. Et dans la première édition de ce palmarès en 1996, Challenges n'en dénombrait que 16.   Le classement est dominé pour la cinquième année consécutive par Bernard Arnault, le patron de LVMH, première capitalisation boursière d'Europe. La forte reprise du luxe au second semestre 2020, porté par l'Asie, a fait s'envoler les cours de bourse des géants du secteur dont LVMH (Vuitton, Dior...) et Kering (Gucci, Saint Laurent...), et donc le patrimoine de leurs dirigeants actionnaires.     Selon le magazine, qui a effectué son calcul en fonction des actifs professionnels des personnalités entre juin 2020 et juin 2021, le montant de la fortune des 500 plus riches du pays "tutoie désormais les 1.000 milliards d'euros". "Ce sont les plus fortes progressions annuelles jamais enregistrées par notre palmarès, mis en place en 1996", a indiqué Challenges.    Symbole de cette envolée des patrimoines professionnels, la fortune minimale pour intégrer le classement des 500 plus riches de France ne cesse de progresser. Il faut désormais détenir au minimum 180 millions d'euros de patrimoine professionnel, contre 60 millions d'euros en 2011 et 14 millions en 1996.    La fortune de Bernard Arnault bondit de 57% sur un an    Comme chaque année depuis 2017, quand il a dépassé l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, Bernard Arnault et sa famille sont en tête, avec une fortune estimée à plus de 157 milliards d'euros. Une progression de 55 milliards d'euros, soit 57% par rapport à juin 2020. "Cette hausse représente, à elle seule, un quart de la progression des valorisations de l’ensemble de notre palmarès", souligne Challenges.   Le PDG de LVMH a même été quelques heures en mai l'homme le plus riche du monde, devant l'Américain Jeff Bezos (Amazon), au gré de l'évolution des cours qui font varier leur fortune en temps réel. "Les crises nous rendent plus forts", avait déclaré fin avril Bernard Arnault en commentant les bons résultats financiers de LVMH, numéro un mondial du luxe....😎"      ___Merci Bernard! 

     __Vive la société d'héritiers! Encore un effort!...😟__________