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vendredi 8 mai 2009

Palestine en morceaux



Un Etat palestinien est devenu un leurre,un horizon impossible, malgré les dénégations officielles.
Objectifs atteints pour Israël , qui se prépare un avenir difficile.

Mais il est interdit de critiquer Israël , sous peine d'être accusé d'antisémitisme


-Carte-fiction éloquente-
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« Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre »

« Il n'y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n'ont jamais existé »

Golda Maier Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969

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« C'est le devoir des leaders israéliens d'expliquer à l'opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu'il n'y a pas de sionisme, colonisation ou Etat juif sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres »

Yoram Bar Porath, Yediot Aahronot, 14 juillet 1972.

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L'archipel de Palestine orientale:

"Depuis des années, les Nations unies condamnent régulièrement la politique de colonisation d’Israël. Même l’Union européenne et les Etats-Unis ne manquent pas une occasion de faire savoir que ce grignotage des terres palestiniennes met en danger la perspective de création d’un Etat palestinien indépendant.Cette politique s’est néanmoins poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, sans que jamais aucune mesure ne soit prise, alors que les statuts de la Cour pénale internationale considèrent que c’est « un crime de guerre ». Et jamais aucune sanction n’a été adoptée contre l’Etat qui poursuit cette stratégie. Pourtant, cet archipel de la Palestine peut-il vraiment constituer la base d’un Etat ?"
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>"Toutes les zones aux mains d’Israël, c’est-à-dire annexées (comme Jérusalem) ou occupées par des colonies, sont représentées par de l’eau.Résultat, les terres émergées forment une myriade d’îlots séparés les uns des autres : l’effet «bantoustan» est garanti. Ce document illustre à quel point parler de continuité territoriale palestinienne est de plus en plus illusoire. Kalkiliya, Tulkarem ne sont plus rattachées au reste de la Cisjordanie que par une route. Les zones interdites à la construction sont ironiquement représentées sous la forme de «réserves naturelles» ou de «côte protégée». L’auteur de la carte, qui a travaillé dans l’humanitaire, s’est servi de documents fournis par le Bureau de coordination des Nations unies pour les affaires humanitaires dans les territoires occupés et du travail de B’Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l’homme, qui recense les progrès de la colonisation en Cisjordanie, régulièrement dénoncée par le Quartet (ONU, Etats-Unis, Russie, UE) pour la paix au Proche-Orient."

-Palestine: vérité des cartes
-Settlement expansion seeing biggest boost since 2003
-Israël pourrait intensifier la colonisation en Cisjordanie
-La Palestine rongée par la colonisation
-Israël : nous trompons les nôtres
-Israël Palestine / Un pas de plus loin de la paix
-Palestine : un désastre programmé
-L'Union européenne capitule devant Israël
-Palestine : contradictions et hypocrisie de l'Union européenne
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-Comment Israël confisque Jérusalem-Est
-Les Palestiniens d’Israël, otages de l’extrême droite
-Israël et le racisme : c'est douloureux - AgoraVox
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- Israel: dangereuse dérive
- Etre arabe en Israël
- ISRAEL: opinion captive ?
- Vu de Tel-Aviv
- Israël : crises
- ISRAEL-Gaza: et après ?

--L’appropriation des ressources hydrauliques par Israël:
"...en 2005, les meilleurs puits se trouvaient sous contrôle israélien. Israël s’est ainsi approprié près de 55% du territoire de la Cisjordanie, en particulier les zones C, garantissant ainsi plus de 25 % de ses besoins en eau.
Mais ce faisant, l’État d’Israël réduit un éventuel État palestinien à un confetti de Bantoustans asséchés. Les impératifs hydrostratégiques d’Israël paraissent donc comme un obstacle majeur à la paix avec les Palestiniens."
-ISRAEL A TRANSFORME LA PALESTINE EN « PAYS DE LA SOIF »

mercredi 9 décembre 2009

L'olivier, le colon et le palestinien


Quand l'arbre de paix devient l'enjeu d'un conflit pour la terre

"La récolte des olives, traditionnellement festive dans les Territoires, est, depuis la deuxième Intifada, l’occasion d’incidents avec les colons qui tentent d’intimider les agriculteurs. Cette année, les Palestiniens disent s’attendre au pire en raison des pressions des Etats-Unis, réclamant un gel total de la colonisation, ce qui a exacerbé l’hostilité des Israéliens implantés en Cisjordanie." (D.M.)

-"Vandaliser les oliviers (ailleurs les amandiers et les citronniers) ou les voler, c'est une manière de forcer les Palestiniens à quitter les lieux. Ceux qui cultivent les oliviers sont parmi les plus pauvres de la société palestinienne. Lorsqu'une terre est de facto abandonnée pendant plusieurs années, elle devient "terre d'Etat", et souvent les colons s'y installent."(Le Monde)

-L'olivier, moyen de survie-
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La guerre des oliviers:
"Branches sciées, arbres brûlés, récoltes volées. Autrefois festive, la récolte des olives est devenue depuis plusieurs années synonyme de violence en Cisjordanie.«
La nuit du Yom Kippour, 25 colons sont descendus du village de Yitzhar et ont coupé les branches de 97 de mes oliviers, après avoir essayé de les brûler », raconte Abed Al- Muhainin, un fermier palestinien du village de Burin, à une dizaine de kilomètres au sud de Naplouse. Dans le champ d’à côté, c’est la récolte de 115 arbres qui a été volée, rapporte un voisin. À Yanoun, un peu plus à l’est, Walid, un fermier palestinien, témoigne : « Il y a plusieurs années, les habitants de la colonie voisine ont coupé les troncs de plus de 200 arbres. Un jour, ils ont tiré sur mon oncle, une balle dans la jambe, juste parce qu’il cueillait des olives sur son terrain, trop proche de la colonie. »______La colonie d’Itamar, fondée en 1984 par un groupe de juifs orthodoxes, s’est établie à quelques centaines de mètres du village palestinien de Yanoun. « Nous sommes venus ici pour faire revivre la terre de nos ancêtres, qui a toujours été la nôtre », peut-on lire sur leur site Internet. Entamée dans les années 1970, l’implantation de colonies israéliennes est considérée comme contraire à la Convention de Genève par une partie de la communauté internationale, l’ONU et la Cour internationale de justice. Israël ne considère cependant pas la Cisjordanie comme un territoire occupé, et ses motivations pour y construire des colonies sont variées : terres données par Dieu pour certains, territoires historiques pour les autres, les colonies sont également considérées comme des avantpostes de lutte contre la menace terroriste.________________Récolte à risque:Depuis le début des années 2000, de nombreuses associations israéliennes, comme Rabbis for Human Rights ou encore Association for Civil Rights in Israel, dénoncent les abus et la violence de la part des colons, au moment de la récolte des olives, période clé pour l’économie des villages palestiniens. Selon la police israélienne, une moyenne de plus de 500 accidents de ce type est enregistrée annuellement en Cisjordanie. Seule une partie des 121 colonies israéliennes est concernée par ces accusations, qui mettent en cause une frange extrémiste de leurs habitants.Selon Vera Reider, membre de Coalition of Women for Peace en Israël, ces terres sont convoitées pour assurer l’extension des colonies israéliennes. Les colons les revendiquent en tant que zones de sécurité, mises en place autour des colonies durant la seconde Intifada (2000-2006) à la suite de la mort de plusieurs dizaines de civils israéliens en Cisjordanie._____ Abandon des terres:Depuis les accords d’Oslo de 1993, l’armée israélienne assure le contrôle des terres en bordure des colonies. « Chaque année, nous devons demander un permis à l’armée pour récolter nos olives dans ces zones. Il nous faudrait 13 jours pour la récolte, mais nous n’y avons accès que 3 jours. Ensuite, les colons viennent ramasser le reste », raconte Walid.Selon l’organisation israélienne B’Tselem, ces permis délivrés au compte-gouttes contribuent, avec les actions violentes de certains colons, à un abandon forcé des terres par les Palestiniens. « Les paysans n’ont accès à certaines zones que trois jours par an. Ils ne peuvent travailler la terre ou élaguer les arbres, qui deviennent alors malades », témoigne Maggie Foyart, de l’ONG anglaise Zaytoun. Les récoltes deviennent alors moins bonnes, ce qui entraîne un manque à gagner pour les familles. Selon Vera Reider, les terres seront abandonnées et éventuellement annexées au bout de quelques années."

-Cisjordanie : la guerre sans trêve des oliviers
-En Cisjordanie, les champs d'oliviers palestiniens, cibles des colons radicaux
-Cueillette des olives en Cisjordanie -CICR
-Les colons, tabou de la politique israélienne
-Colons, armée et police entravent la cueillete des olives
-Le Premier ministre palestinien soutient les cueilleurs d'olives
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Le symbole fort de l'olivier:________Les civilisations qui ont successivement peuplé les bords de la Méditerranée ont toujours incorporé l’olivier au sein de leur société. Cet arbre légendaire a accompagné l’humanité pendant son évolution. Il procura des ressources pour la vie quotidienne, puis il s'intégra profondément dans la société en tant que donnée culturelle. Les symboles représentés par cet arbre permettent de mesurer l’impact culturel fondamental de l’olivier sur l'humanité. Selon les civilisations et l'époque, le symbole de l'olivier est interprété différemment. Cela dit, les notions de paix et de prospérité se dégagent parmi tant d’autres comme symboles récurrents de l'olivier._________De nombreuses civilisations depuis la Grèce Antique ont incorporé des symboles qui se rattachent à l’olivier. L’arbre est entré dans une dimension universelle, alors qu’il est rattaché à des spécifications régionales fortes._______Dans la Grèce Antique: L’olivier entre dans la mythologie Grecque lorsque Athéna, déesse de la Sagesse, affronte Poséidon pour la possession de l'Attique ( Athènes aujourd’hui). Zeus, en tant que médiateur, propose à Poséidon et Athéna de choisir une offrande à l'Acropole. Celui qui proposera l’offrande la plus utile au peuple sera déterminé vainqueur. Poséidon choisit d'offrir une source d'eau salée tandis qu'Athéna propose un olivier. Zeus choisit l'olivier comme offrande qui sera la plus utile au peuple, scellant la victoire d’Athéna. Cet épisode mythologique introduit pour l’olivier les symboliques de victoire, paix et richesse.Les représentations des divinités étaient sculptées dans le bois d'olivier.Les vainqueurs des Jeux Olympiques étaient récompensés avec des branches d'olivier et des jarres d'huile d'olive, en plus de la couronne de laurier.Homère utilise à de nombreuses reprises l'olivier dans ses récits de l'Iliade et l'Odyssée. Par exemple, la massue d'Hercule est taillée dans cet arbre, ainsi que le pieu qu'utilise Ulysse pour vaincre le Cyclope.La symbolique de fidélité s’ajoute aux autres car Ulysse et Pénélope dorment dans un lit en bois d'olivier. Puisque Pénélope patienta fidèlement pendant les 20 années d'absence d'Ulysse, le lit en bois d’olivier symbolise la fidélité.Pour les Grecs, les symboliques principales en rapport avec l'olivier comprennent force et sagesse, longévité et espérance, victoire et gloire, richesse et abondance, mais aussi fidélité.___________L'olivier de Platon: Dans les jardins de l'école Académos d'Athènes, en 400 av. J.C., durant les chaudes journées, c'est à l'ombre d'un olivier que Platon enseignait la philosophie à ses disciples. L'arbre de Platon devint un lieu de culte, puis disparu avec la destruction de l'école lors d'une guerre. En 1931, des fouilles mirent à jour les vestiges de l'arbre de Platon, qui fait désormais partie des vestiges les plus importants du patrimoine de la Grèce Antique._______De la Rome antique à l'Italie moderne:Minerve est l'équivalent d'Athéna dans la mythologie romaine. L’épisode de l’affrontement entre Minerve et Neptune pour les terres de l’actuelle Athènes est similaire à son équivalent dans la mythologie Grecque. Entre la version Grecque et Romaine, les noms des divinités et certains détails changent. Cependant, la substance de l’histoire et la symbolique sont similaires entre les deux versions. L’olivier est un attribut de Minerve, symbole de victoire et de paix. Lors des fêtes annuelles de Minerve, le vainqueur de la grande course à pied était récompensé symboliquement par une couronne de rameaux d'olivier et une jarre d'huile d'olive.L'olivier est un pilier de la trilogie de base qui comporte le blé, la vigne et l’olivier. Ce sont des symboles de santé et de prospérité pour les légionnaires romains qui plantaient du blé, des vignes et des oliviers durant leurs conquêtes. Après la victoire, les soldats portaient des branches de l'arbre de Minerve afin de symboliser le retour de la paix.L'arbre éternel survécu à la chute de l'empire romain, intégrant profondément la culture italienne. C'est au XVIIIe siècle qu'on note l'apogée du commerce de l'huile d'olive car l’Italie devient un exportateur majeur. Les oliveraies se développent sur le territoire italien jusqu'au XIXe siècle. L'olivier est toujours un élément culturel fort et une donnée commerciale notable pour le pays.______Dans la Bible:L’olivier est souvent cité dans la Bible. L’épisode le plus connu concerne le rameau d'olivier que la colombe de Noé tient dans son bec, marquant la fin du déluge et symbolisant le pardon de Dieu et la paix.Par ailleurs, dans la nuit qui précéda son arrestation, Jésus choisit le Mont des Oliviers pour se recueillir et prier. Le sacrifice est ainsi une notion symbolique de l’olivier.C’est un olivier, accompagné d'un cyprès et d'un cèdre, qui surgit des cendres d'Adam.Après sa vision de l'échelle céleste, Jacob enduisit d'huile d'olive la pierre de Beth-El.Les notions symboliques de l’olivier dans la religion chrétienne sont la paix, la réconciliation, la bénédiction et le sacrifice._____Une présence universelle:L'onction à l'huile d'olive, dans une fonction sacralisante, est souvent utilisée dans les rites de diverses religions, dont le catholicisme et le judaïsme.Dans le Coran, l'olivier est un arbre béni, symbole de l'homme universel. Il est l'axe du monde, mais aussi, associé au figuier, il tient le rôle d'arbre sacré du Paradis. L'huile d'olive est la divine source de lumière, servant de guide aux hommes.Au Japon, c'est l'arbre de l'amabilité et de la victoire morale, mais aussi de la réussite professionnelle. Tandis qu'en Chine il joue un rôle protecteur contre le poison.Le rituel de Franc-maçonnerie comporte également des références à l'olivier. Par exemple le bâton que tient l'officier dont le rôle est de porter les messages comporte un embout orné d'une colombe qui tient un rameau d'olivier dans son bec. Lors d’une consécration de loge, le rituel implique l'huile d'olive, avec le blé et le vin.L’olivier symbolise la paix universelle au travers du drapeau de l’ONU qui représente le monde entouré d'une couronne de rameaux d'olivier.__Olivier européen - Wikipédia__

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-Palestine en morceaux
-La Palestine maintenant?
-D'un mur aux autres
-Palestine: histoire(tragique) d'eau
-Etat palestinien compromis?
-Israël: pacifisme en recul---Palestine:impuissance verbale---Israël - Palestine : enlisement-Palestine: silences d'Obama
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Article repris dans Agoravox-Quand l'arbre de la paix devient l'enjeu d'un conflit pour la terre - AgoraVox l

samedi 25 juillet 2009

Palestine:impuissance verbale



Une colonisation qui ne doit rien au hasard

« Il ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. (N.Sarkozy)
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-Palestine : les mots ne suffisent pas pour stopper la colonisation | Rue89:
"Mercredi, le gouvernement français a publié un nouvel appel a l'arrêt immédiat de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens occupés en 1967. Cette déclaration correspond à une réalité indéniable, et je voudrais profiter de l'occasion pour avancer une solution positive sur cette question.A maintes reprises, le président Nicolas Sarkozy a appelé au gel de la colonisation israélienne dans les territoires occupés palestiniens. A l'occasion de son discours prononçé devant la Knesset le 23 juin 2008, le président de la République française a ainsi déclaré qu'« il “ne peut y avoir de paix sans l'arrêt de la colonisation”. L'arrêt de la colonisation israélienne en territoire palestinien constitue un premier pas vers la paix.Après près de 42 années de colonisation des territoires occupés, alors que la viabilité du futur Etat palestinien est aujourd'hui en péril, les condamnations officielles et les résolutions des Nations unies demeurent malheureusement sans effet. Avec près de 500 000 colons résidant aujourd'hui en Cisjordanie, dont 185 000 au sein et aux environs de Jérusalem Est, la situation est devenue insoutenable.
Il y a bien longtemps que les mots ne suffisent plus. Pour sauvegarder la perspective d'une solution de paix basée sur deux Etats, il serait important que la France comme l'Union Européenne se saisissent de ce problème crucial et relèvent le défi. L'urgence justifierait une action sur trois fronts.
Il convient d'abord de constater que l'explosion de la colonisation doit beaucoup aux avantages économiques octroyés aux colons. Selon un sondage de La Paix Maintenant, la grande organisation pacifiste israélienne, 77% des colons (en Cisjordanie, Jérusalem non compris) ont choisi d'habiter en Cisjordanie pour des raisons liées au “mode de vie” proposé. Le plus souvent, ces colons s'installent en territoire palestinien parce que l'Etat d'Israël leur offre des logements de qualité à bas prix agrémentés d'incitations financières.
La construction d'infrastructures et la mise à disposition de services à l'usage exclusif des colons entravent le fonctionnement normal des villes et villages palestiniens. Ce sont l'existence de ces colonies qui justifient largement les restrictions à la libre circulation des Palestiniens imposées par Israël, et matérialisées par les checks points et le Mur de Séparation.
A force de destructions de maisons et de confiscations de terres, mes compatriotes viennent grossir chaque jour les agglomérations palestiniennes existantes, et déjà surpeuplées. Enfin, l'extension des colonies et la main mise des autorités israéliennes sur les ressources naturelles palestiniennes limitent les sources de revenu à la disposition des Palestiniens. Elles privent des centaines de milliers d'entre eux des moyens de mener une vie décente.
La responsabilité israélienne est centrale. On ne peut cependant passer sous silence le comportement de nombreuses sociétés étrangères, qui finalement contribue au développement démographique et économique de ces colonies en Cisjordanie.
Notamment, certaines entreprises françaises, répondant à une commande israélienne, achèvent de construire un tramway à Jérusalem-Est occupé. Cette ligne de tramway ne sert pas le bien-être des Palestiniens mais vise à connecter les colonies israéliennes au centre de Jérusalem. Cette construction atomise un peu plus le tissu socio-économique palestinien tout en consolidant la mainmise d'Israël sur Jérusalem.
-Sans doute est-il nécessaire de rappeler que le transfert d'une population étrangère sur une terre occupée est prohibé par la quatrième convention de Genève du 12 août 1949, dont le Conseil de sécurité des Nations unies a maintes fois réaffirmé la validité. La résolution 465 du 1er mars 1980, affirme notamment que :
“ Toutes les mesures prises par Israël pour modifier le caractère physique, la composition démographique, la structure institutionnelle ou le statut des territoires palestiniens (…) y compris Jérusalem (…) n'ont aucune valeur en droit. ” Les Etats doivent donc “ ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement ”.
Aussi, est-il devenu aujourd'hui indispensable que la France prenne les mesures adéquates afin d'empêcher ses entreprises et ses nationaux d'agir illégalement dans les territoires occupés palestiniens.Second terrain qu'il convient de couvrir : mettre fin à l'importation de biens produits dans les colonies. Au sein de l'UE, la France figure parmi les premiers importateurs de produits israéliens. Parmi ceux-ci, nombreux sont les produits qui proviennent en réalité de colonies situées en Cisjordanie.
Ainsi, des sociétés israéliennes implantées dans les colonies s'enrichissent injustement en exploitant la terre et l'eau illégalement soustraites aux Palestiniens, ressources qui devraient normalement permettre le développement économique palestinien.
L'UE et Israël disposent d'un arrangement qui prévoit que ces biens ne bénéficient pas de l'accord de libre-échange qui les lie. Mais comment peut-on accepter que ces biens, produits sur un territoire usurpé en violation du droit international, puissent même continuer à entrer sur le marché européen.
L'UE jouit déjà d'une relation étroite avec Israël. Elle peut dès à présent utiliser son influence auprès de son partenaire afin d'obtenir qu'il se conforme à ses demandes répétées de geler la colonisation. Il est grand temps d'adopter une nouvelle approche : Israël, comme n'importe quel Etat agissant en violation du droit international, doit comprendre que de tels agissements ont un coût.Seules des mesures concrètes prises par les grandes puissances et notamment l'Etat français et l'UE peuvent mettre fin au morcellement continu des territoires qui torpille les dernières chances de paix entre Israël et le peuple palestinien.
L'UE soutient ces territoires occupés à hauteur de 500 millions d'euros par an. Tout comme il relève de sa responsabilité de vérifier que cet argent sert directement la cause de la paix, il est de son droit de s'assurer que cet investissement n'est pas sabordé par la politique de “fait accompli” menée par Israël en territoire palestinien.
Agir sur le front des colonies, après des décennies de condamnations infructueuses, ce n'est pas favoriser un camp ou l'autre. Joindre les actes à la parole c'est au contraire sauver les derniers espoirs de paix sur la base de la cohabitation de deux Etats."(Hind Khoury)
-Etat palestinien compromis?
-Inquiétant racisme en Israël - AgoraVox

-Israël: le chef d'un parti religieux stigmatise l'administration américaine:
"Le chef spirituel du parti gouvernemental ultra orthodoxe Shass, le rabbin Ovadia Yosef, s'en est pris avec une rare violence à l'administration américaine, à cause de sa demande d'un gel de la colonisation israélienne."De quel droit ils nous disent: ici on construit, ici on ne construit pas, nous ne sommes pas leurs esclaves", a proclamé l'ancien grand rabbin sépharade d'Israël dans son prêche hebdomadaire, diffusé dimanche par les radios israéliennes.

Il a assuré à cette même occasion les fidèles que le jour venu, le "messie les chassera", ainsi que les "méchants qui se trouvent sur le Mont du Temple", en allusion au culte musulman et à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, sur le site du temple biblique.Cette prise de position du fondateur du quatrième parti d'Israël (11 sièges sur 120), positionné très à droite, s'inscrit dans une série d'attaques virulentes de la droite israélienne contre l'administration de Washington, prenant plus particulièrement à partie des responsables d'origine juive tels Ram Emmanuel, le chef de l'équipe de la Maison Blanche.Un nouveau projet d'implantation juive à Jérusalem-est, annexé de facto après son occupation en juin 1967, a provoqué une nouvelle passe d'armes entre Israël et les Etats-Unis sur la colonisation dans les territoires occupés."Nous n'acceptons pas que des Juifs n'aient pas le droit de vivre et construire où que ce soit à Jérusalem-est", annexé de jure depuis 1981, a affirmé dimanche dernier le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu...."
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-Palestine en morceaux

lundi 5 janvier 2009

GAZA : revue de presse


-Les raisons de la guerre :

"Israël a tiré les leçons de son échec à convaincre l’opinion publique durant la guerre du Liban en 2006. Chris McGreal, pour The Observer, raconte le soin qui a été apporté cette fois-ci à construire un argumentaire acceptable, dès lors que l’attaque avait été décidée, voilà plusieurs mois. Israël se présente donc comme le défenseur du camp occidental face au terrorisme, à l’axe du mal rassemblant les extrémismes islamistes. De fait, Israël veut surtout éviter toute référence à l’occupation et au blocus que Gaza a subi depuis le premier jour du retrait israélien, avant même que le Hamas ne se saisisse des rênes du pouvoir. « Nous ne nous attendions pas à ce que nous ayons à mendier l’autorisation de faire entrer de la nourriture », se rappelle Diana Buttu, avocate conseil de l’OLP...
Diana Buttu note que, même avant le Hamas ait été élu il y a trois ans, les Israéliens imposaient déjà un blocus de la bande de Gaza. Les Palestiniens ont du avoir recours à la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, et à James Wolfensohn, le président de la Banque mondiale, pour faire pression sur Israël afin qu’il autorise seulement l’entrée de quelques camions chaque jour dans la bande de Gaza. Israël a accepté, puis est revenu sur sa décision. « C’était avant que le Hamas n’ait gagné les élections. Toutes ces affirmations israéliennes relèvent d’un grand mythe. S’il n’y avait pas déjà eu une politique de bouclage, pourquoi aurions-nous eu besoin de Rice et de Wolfensohn pour tenter de négocier un accord ? » Demande-elle.
Yossi Alpher, un ancien fonctionnaire appartenant au Mossad, le service de renseignements, et ex-conseiller sur les négociations de paix à l’époque où Ehud Barak était Premier ministre, estime que le blocus de la bande de Gaza était un stratégie vouée à l’échec et qui pourrait renforcer le Hamas. « Je ne pense pas que quiconque puisse produire des preuves évidentes montrant que le blocus ait été contre-productif, mais il n’a certainement pas été productif. Il est très possible qu’il ait été contre-productif. C’est une punition collective, une souffrance [au plan] humanitaire. Il n’a pas conduit les Palestiniens dans la bande de Gaza à se comporter de la façon dont nous le voulions. Alors pourquoi le faire ? » déclare-t-il. « Je pense que des gens ont vraiment cru que si on affamait les habitants de Gaza, ils contraindraient le Hamas à cesser les attaques. C’est la répétition d’une politique vouée à l’échec, déraisonnable ».

- Apprendre à vivre sans ennemi:
"...Beaucoup de gens me disent, « Et Gaza ? N’ayez pas tant de compassion pour eux, ne dites pas aux Israéliens d’être gentils dans ce cas là. Dites [aux Palestiniens] d’être gentils ». Je réponds que la bande de Gaza est un cauchemar, que c’est une tache sur ma conscience. Et je suis très troublé par l’attitude des Israéliens contre les Arabes israéliens. C’est une honte. C’est un trou noir dans ma démocratie.."

-Israël a manqué un rendez-vous avec l’histoire:
« Cette guerre l’écrit en lettres capitales : Israël a manqué une chance historique de faire la paix avec le nationalisme arabe laïque. Demain, il pourra être confronté à un monde arabe uniformément fondamentaliste, un Hamas multiplié par mille. » Avnery retrace la séquence qui a conduit à la guerre de Gaza. Ayant tablé sur la faiblesse d’Abbas, se contentant d’un simulacre de négociation, Israël n’a pas compris que le Hamas l’emporterait contre une Autorité Palestinienne discréditée. Après l’échec du blocus à briser la résistance des gazaouis et à les retourner contre le nouveau pouvoir installé à Gaza, Israël espère aujourd’hui pouvoir liquider le Hamas par le fer et le feu, avec la complicité de l’Egypte qui verrouille la seule issue de cette zone de combat où la population civile est piégée, en une réédition de la stratégie de bombardements massifs utilisée sans succès au Liban. Mais au delà de Gaza, c’est toute une génération Arabe, révoltée par la passivité et la corruption de ses dirigeants qui pourrait se tourner bientôt vers l’Islam politique, apparaissant comme la seule force indemne de compromission.

-Gaza: la presse du monde arabe dénonce à tout va:
"«Les images diffusées quotidiennement par des chaînes de télévision ne trouvent pas écho chez les dirigeants occidentaux qui réagissent du bout des lèvres, encore moins chez les gouvernants des pays arabes qui semblent détourner leur regard pour ne rien voir», dénonce ainsi le quotidien algérien La Tribune. Avant de déplorer que «c’est à peine si quelques chefs d’Etat demandent pudiquement “l’arrêt de l’offensive” et que certains autres expriment leur “mécontentement” aux ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.»

- Gaza : la vie quotidienne sous les bombes décrite par l’ONU:
"...Quelle est la situation au quotidien de la population de Gaza prise au piège dans une zone de guerre ? Le 2 janvier, l’ONU publiait les statistiques suivantes : les bombardement ont visé plus de 600 cibles. Des milliers d’habitations sont endommagées. La population vit dans la peur et la panique. 80% des gazaouis dépendent de l’aide humanitaire et les pénuries alimentaires s’aggravent en raison du blocus. La farine, le blé, le riz manquent. Moins de 20 boulangeries fonctionnent encore à Gaza, faute de farine ou de gaz. L’eau courante est disponible une fois par semaine. 250 000 personnes sont totalement privées d’électricité, et pour les autres les coupures durent 16 heures par jour. Le gaz et l’essence manquent. L’ONU ne dispose plus de la trésorerie nécessaire au règlement de ses contractants ou au soutien des familles en grande difficulté...."
-Il faudra toujours parler avec le Hamas, par Esther Benbassa
-Vouloir donner une leçon au Hamas est une grande erreur
-Où sont les vraies causes de la permanence du conflit en Palestine ? | AgoraVox
- Le ballet diplomatique de l’impuissance est en marche ! | AgoraVox
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"...La guerre au Liban, en 2006, avec, à la clé, un pays dévasté et plus de 1 000 morts civils dont 30 % d'enfants ? Là encore, Israël a détruit pour rien. Son butin ? L'échange, en juillet 2008, de deux dépouilles mortelles de soldats israéliens d'un côté, contre cinq détenus et des dizaines de dépouilles mortelles libanaises et palestiniennes de l'autre.Que gagnent les dirigeants du Hamas en poursuivant leurs tirs de roquettes sur Israël ? Pourquoi cet acharnement à donner des coups qu'ils encaissent au centuple, en retour ? Qu'un mouvement de résistance, face à une force d'occupation, se tienne prêt à perdre des hommes pour gagner du terrain, soit. Mais quand le rapport de forces est ce qu'il est ? Quand chaque tir de roquettes est suivi d'un déluge de feu, quand l'action est aussi coûteuse en vies humaines, aussi improductive sur le plan politique, aussi impopulaire sur le plan international ? Quelle est la logique d'une telle obstination ?Il est vrai que la victoire démocratique du Hamas lui a été volée. Vrai, que la négation quasi unanime de son droit au pouvoir l'a dangereusement isolé. Si bien que nous ne saurons jamais ce qu'il aurait fait s'il avait été pris pour interlocuteur. Il n'empêche : un combat politique réclame d'autant plus de vigilance et d'inventivité que l'adversité est grande, les moyens limités. Les deux ont cruellement manqué.Pourquoi les membres du Hamas se croient-ils obligés de surenchérir sans cesse, au prix de leur crédibilité et de la survie des leurs ? Pourquoi cette application à ne rien entendre de la peur israélienne de l'avenir, à rester incompris plutôt qu'à se faire comprendre ? Que gagnent-ils à l'ajournement de la reconnaissance d'Israël ? Une carte à jouer dans de futures négociations ? N'est-ce pas plutôt en posant cette carte sur la table qu'ils pourraient commencer à en gagner d'autres, à remettre le droit au centre du débat ?Qu'a apporté à son peuple le président de l'Autorité palestinienne, en échange de sa totale soumission au pouvoir américain et israélien ? De concession en concession, de poignée de main en poignée de main, il n'a rien obtenu de plus que son maintien au pouvoir. Il a confondu l'ouverture et la capitulation. Il a mis en danger la cohésion de son peuple. Et, durant ce temps, la corruption qui avait causé l'échec électoral de son parti se poursuit impunément.Porte-parole d'une cause en or, d'une cause imparable, Abbas et ses sbires n'ont pas mieux réussi que les membres du Hamas à tenir un discours un tant soit peu cohérent. Digne. Articulé. Un discours qui crée le mouvement, qui frappe l'imagination, qui traite la tête haute - à égalité - avec les Israéliens. Ils ont bradé les acquis de la première Intifada. Ils ont pris goût à la collaboration, aux pourparlers stériles, à ce qui signe, depuis près d'un siècle, la ruine politique du monde arabe.Que gagne le pouvoir américain à soutenir inconditionnellement la politique israélienne ? Le maintien, certes, d'une relation ultraprivilégiée avec un partenaire stratégique qui est aussi le pays détenteur (avéré) de la bombe atomique au Moyen-Orient. Reste la question majeure : en quoi la moisson de la politique israélo-américaine des quarante dernières années est-elle de nature à conforter celle-ci dans ses choix ? Trois de ses axes fondamentaux n'ont cessé de s'avérer inopérants et dangereux :-1) La quête de la domination politique par le recours à la toute-puissance militaire. En Irak, comme en territoires occupés, cette équation n'a pas marché. Ni en 1991, lors de la première guerre du Golfe. Ni, un an après l'autre, en Cisjordanie et à Gaza. Ni en 2006, au Liban. Ni depuis cinq ans, avec la seconde guerre du Golfe.-2) Le choix de la maîtrise par la division communautaire. Outre sa politique systématique de morcellement, d'effritement des territoires occupés, tout indique que le pouvoir israélien nourrit le rêve d'expulser d'Israël ses populations non juives. De prôner partout la séparation. De démembrer la région, en autant de morceaux communautaires. Gaza étant le morceau du morceau du morceau.En avalisant cette politique de fragmentation, foncièrement religieuse, avec ses risques de purification ethnique, les Etats-Unis s'exposent et exposent le monde au pire des scénarios qui voudrait que les populations se retrouvent, un peu partout, contraintes et forcées de rentrer dans les rangs. Chaque entité dans sa ville, son quartier, sa rue, son ghetto. Est-il besoin de fournir des exemples pour affirmer que cette fin de la différence et de la mixité, c'est l'organisation de la mort ?-3) La mise en place de toutes sortes de manipulations et stratagèmes en lieu et place du droit international. C'est ainsi, notamment, que les accords d'Oslo ont sapé la paix dont ils se réclamaient. Comment ? En maintenant toutes les colonies dans les territoires occupés.A force de traiter les Palestiniens (les Arabes en général) par le mépris, à force de ne traiter qu'avec ceux d'entre eux qui sont à la botte, de leur extorquer concession sur concession, de jouer au plus fin, de préférer grignoter encore et toujours du territoire - un bout de Jérusalem par- ci, une colonie par-là -, que gagnent les plus forts ? La rage du plus faible ? Sa défaite ? Pas seulement. Ce à quoi nous assistons avec une ponctualité effrayante, c'est la transformation progressive d'une situation négociable en une situation explosive, ingérable.Si Israël et les Etats-Unis persistent à nier l'humiliation innommable, le désespoir fou, dangereux pour tous, que génère leur politique, alors ce désespoir continuera de se répandre de pays en pays. Et, dans cette escalade, chaque jour sera un jour de trop. S'ils s'obstinent à ne pas s'interroger sur les raisons pour lesquelles un jeune lanceur de pierres, en 1987, s'est métamorphosé sept ans plus tard en bombe humaine, alors les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus nombreux à être candidats à la mort.Pourquoi ne pas dire les choses simplement ? Si les Etats-Unis et Israël réunis n'ont pas réussi, à ce jour, à protéger l'avenir d'Israël, c'est que leur méthode n'est pas la bonne. S'ils n'en changent pas, Gaza, la prison infernale, sera le signe avant-coureur de nos lendemains et des leurs.(Dominique Eddé est écrivain franco-libanaise.)

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"...Israël a toujours cru que les souffrances infligées aux civils palestiniens les retourneraient contre leurs dirigeants. Cette hypothèse s’est révélée fausse, à chaque fois.Toutes les guerres d’Israël ont eu pour fondement une autre hypothèse encore: nous ne faisons que nous défendre. "Un demi million d’Israéliens sous le feu", hurlait le titre qui barrait la une du Yediot Aharonot de dimanche. Comme si la bande de Gaza n’avait pas été soumise à un siège de longue durée qui a détruit les chances d’une génération tout entière de vivre une vie qui vaille la peine d’être vécue.Bien entendu, il est impossible vivre sous des tirs quotidiens de missiles. Mais le Hamas n’est pas une organisation terroriste qui retient les Gazaouis en otages. C’est un mouvement religieux nationaliste, et une majorité d’habitants croit en la voie qu’il a choisie [. On peut certainement l’attaquer, et les élections pour la Knesset à l’horizon, cette attaque pourrait même avoir pour effet un cessez-le-feu, d’une manière ou d’une autre. Mais il existe une autre vérité historique qui vaut la peine d’être rappelée dans ces circonstances: depuis l’aube de la présence sioniste sur la terre d’Israël, aucune opération militaire n’a jamais fait avancer le dialogue avec les Palestiniens.Le cliché le plus dangereux de tous est qu’il n’y a personne à qui parler. Cela n’a jamais été vrai. Il existe même des manières de parler avec le Hamas, et Israël a quelque chose à lui offrir. Mettre fin au siège et permettre la liberté de circulation entre Gaza et la Cisjordanie pourrait remettre sur pied la vie dans la bande de Gaza.Dans le même temps, il serait bon de dépoussiérer les vieux plans préparés après la guerre des Six Jours, qui prévoyaient le déplacement de plusieurs milliers de familles de Gaza vers la Cisjordanie. Ces plans n’ont jamais été mis en oeuvre parce que la Cisjordanie était destinée à la colonisation juive. Ce qui fut l’hypothèse la plus nuisible de toutes."

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Opération israelo-israelienne surtout...

"...Tzipi Livni, vice-premier ministre et ministre israélienne des Affaires étrangères, leader du parti Kadima (centre), brigue le poste de premier ministre, qu’elle décrochera en cas de victoire aux élections. Son principal adversaire est Benyamin Netanyahou, leader du parti Likoud (droite) surnommé Bibi, ancien premier ministre israélien, qui est très bien connu en Israël."La pratique montre qu’en prévision de n’importe quelles élections en Israël, c’est le candidat qui se montre implacable à l’égard des Arabes qui possède les atouts. Les roquettes primitives du Hamas (les « Qassam »), bien qu’elles n’atteignent que très rarement leurs cibles, terrorisent constamment plus de 250.000 Israéliens, dont les maisons se trouvent dans le Sud du pays, à portée des roquettes tirées depuis les positions improvisées dans la bande de Gaza. Pour Israël, 250.000 voix constituent un chiffre très important. Et la cote de popularité de Tzipi Livni a beaucoup augmenté après le lancement de l’actuelle opération anti-palestinienne.Le « facteur américain » poussait lui aussi la vice-premier ministre, ainsi que le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barack, à se dépêcher « d’ouvrir le front » et de lancer une guerre victorieuse contre le Hamas. Les analystes israéliens n’arrivent toujours pas à prévoir la future politique proche-orientale de la nouvelle administration de Barack Obama. Tout le monde ici est très préoccupé par les déclarations qu’Obama avait faites auparavant, et que les Israéliens trouvent trop « pro-palestiniennes »."

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-GAZA: guerre des mots . Maux de guerre

mardi 26 mai 2009

Israël : divisions et dérives

Une histoire déniée, qui fait perdre la mémoire et la mesure

Une société en danger, bloquée et profondément divisée
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"Comment cela va-t-il finir?" demandaient de jeunes Israëliens démoralisés ,en 1970.Ezer Weisman répondait:"Il faut d'abord savoir comment cela a commencé"
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-Marius Schattner souligne"Le potentiel dévastateur du mélange de nationalisme et de religion, quand brader la moindre parcelle d'Eretz Israël est considéré comme pire qu'une trahison: un sacrilège." (-Histoire de la droite israelienne)
Et dans ce contexte, alors que chacun sait en Israël qu'une paix réelle ne se fera qu'au prix de concessions importantes, y compris dans la ville sacrée de Jérusalem, la montée en puissance de ce nationalisme religieux porte en elle les germes des crises à venir.
"On peut imaginer ce qui risque de se passer quand il faudra évacuer non point 8000 colons de la bande de Gaza, mais au moins vingt fois plus de Judée Samarie (Cisjordanie), territoire avec lequel le lien religieux et historique est beaucoup plus fort, émaillé qu'il est de lieux saints traditionnels comme le Caveau des patriarches à Hébron, ou redécouverts depuis 1967, sans compter le Lieu saint par excellence, le mont du Temple à Jérusalem, site de l'Esplanade des mosquées.Par delà l'attache à des lieux aussi sacrés, la question se pose de savoir pourquoi la religion juive, dans sa version dominante en Israël, se prête à une telle alliance avec le nationalisme le plus extrême... "
Marius Schattner rappelle justement qu'une telle alliance n'est pas inhérente au fait religieux, et cite le regretté professeur Yeshayahou Leibowitz (1903-1993), figure intellectuelle et religieuse majeure, resté célèbre pour avoir pronostiqué dès 1967 qu'Israël commettait une erreur capitale en décidant de profiter de sa victoire militaire pour occuper durablement les territoires palestiniens.Une partie des clés se trouvent effectivement dans l'histoire. Mais aussi dans les compromis historiques noués à la naissance de l'Etat juif en 1948, et qui expliquent pourquoi, jusqu'à ce jour, il n'existe toujours pas de constitution en Israël....


Dans les analyses faites en Occident, estime Marius Schattner, on néglige trop souvent les conflits internes à la société israélienne, qui pourraient conduire à la destruction de l'Etat. Il faut examiner par exemple le sort des colons, qui ne sont plus un groupe d'avant-garde. Ce courant est aujourd'hui en retrait par rapport à ce qu'il était dans les années soixante-dix. Mais il a réussi, entre temps, à créer des faits accomplis. De manière générale, le mouvement traditionaliste religieux est en recul, et c'est qui explique sa violence. La population israélienne ne croit plus au mythe du Grand Israël, de la Méditerranée au Jourdain. C'est fini. L'enthousiasme expansionniste est mort, mais il n'y a plus non plus de foi dans la paix. Les blocages ne proviennent donc pas uniquement d'un système politique déficient.» .
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-Israël, la Guerre des Mondes

"...Aujourd’hui, la situation est bien pire qu’en 1991, et il semble qu’aucune conférence ne puisse venir apporter un peu de lumière dans la region. Si solution il peut y avoir, il est évident qu’elle ne peut venir que d’Israel. Les palestiniens n’ont quasiment plus rien à offrir ou à négocier, hormis le retour des réfugiés. Or, en Israël aujourd’hui, la situation politique et sociale n’a plus rien à voir avec celle des « années d’Oslo » pendant lesquelles la jeunesse descendait en masse dans la rue toutes les semaines pour soutenir le processus de paix. Ceux qui la connaissent ou qui s’y intéressent un tant soi peu savent à quel point la société israélienne est formidablement complexe et aujourd’hui plus que jamais divisée sur les questions politiques. Laïcs et religieux, ashkénazes (allemands/russes/polonais/hongrois/roumains/anglais etc), sépharades (espagnols/italiens/marocains/tunisiens/algériens etc), mizrahis (irakiens/syriens/égyptiens etc), éthiopiens, Sabras (natifs israéliens), gauche et droite, au final, cette société est une véritable mosaïque et un vrai mélange des genres. Mais il est aujourd’hui un autre facteur de division en Israël, peut-être celui auquel on a fait le moins attention mais qui peut se révéler être le plus déterminant pour l’avenir, celui du degré d’engagement politique.-En effet, depuis un an ou deux, des signes clairs montrent qu’en Israël, les "laïcs" sont de moins en moins engagés idéologiquement et politiquement, et lorsqu’ils le sont, c’est de plus en plus au profit des partis de droite, voire de droite dure, échaudés qu’ils sont par 9 ans d’une intifada meurtrière et une guerre du Liban qui a laissé des traumatismes sociétaux profonds. Ils sont nombreux à tenter d’échapper au service militaire, pourtant traditionnel creuset de la société israélienne, et leurs préoccupations sont de plus en plus matérielles. Les équivalents israéliens de "Big Brother" et de "Koh lanta" n’ont jamais fait un tel carton.

Les religieux au contraire montrent un engagement idéologique et politique constant. Et si les religieux "haredim" votent avec toujours autant de discipline pour leurs partis traditionnels (Shass et Judaisme Unifié de la Torah) et sont toujours exemptés d’armée, les membres du courant sioniste religieux sont très représentés dans l’armée, leur voix se portant traditionnellement sur le Likoud, l’Union Nationale, le "Foyer Juif" ou d’autres petites formations anecdotiques d’un strict point de vue électoral. Ce mouvement sioniste religieux fait peu parler de lui pour le moment, de par l’éclatement des voix de ses membres. Mais aujourd’hui, les analystes ne s’y trompent pas, ils représentent un peu plus de 25% de la population et ils sont la force qui monte. Comment ? Tout simplement en occupant systématiquement tous les endroits idéologiques désertés par la gauche laïque. Education, Logement, et surtout l’armée.
En effet, un rapport récent indiquait que 40% à 50% des nouveaux officiers au sein de Tsahal sont issus du courant sioniste religieux, et pour beaucoup d’entre eux, habitent dans une colonie. De plus, comme le souligne l’éditorialiste israélien Yaïr Lapid, alors que l’intelligentsia israélienne laïque a déserté le débat et ne s’aventure plus dans les bases militaires que sporadiquement malgré les invitations des commandants de bases, les rabbins du courant sioniste religieux répondent présent systématiquement, et continuent inlassablement à dispenser aide pour les jeunes en difficulté et cours de Torah. Idem dans les écoles.
Cette bataille, elle est gagnée d’avance pour ces rabbins, et ils en sont tout à fait conscients. Ils savent que le public laïc est amorphe et ne fera aucun obstacle sérieux au bouleversement en marche de la société israélienne. Ironie du sort, c’est la gauche israélienne elle-même qui est en grande partie responsable de cette apathie du public israélien. En œuvrant autant pour retirer des manuels scolaires israéliens toute notion d’histoire juive pour essayer d’effacer toute velléité nationaliste en Israël, des gens comme Shulamit Aloni ou Yossi Sarid ont condamné leur parti à une chute vertigineuse et continue dans les sondages et à une claque mémorable aux dernières élections. Et surtout, ont privé le public de son référentiel idéologique. Les médias ont fait le reste en se substituant à ce référentiel, ce qui explique pourquoi aujourd’hui les israéliens qui discutaient il y a 20 ans de géopolitique et de débats idéologiques, parlent aujourd’hui de la dernière émission de Big Brother ou des résultats du foot. L’arroseur arrosé, surtout lorsqu’on sait que la natalité des religieux est presque 3 fois supérieure à la natalité laïque.
Ce qui explique pourquoi plus de 90% des israéliens ont soutenu sans faille la dernière guerre à Gaza (d’autant que même les partis de gauche l’ont soutenue) : le public laïc n’a plus que les médias comme seul référentiel, et le public religieux n’a jamais failli en termes idéologiques et gagne sans cesse du terrain. D’où la percée des partis de droite/droite dure aux dernières élections, notamment celle du populiste Avigdor Lieberman, et la déroute historique de la gauche israélienne (13 sièges seulement pour le parti travailliste et 2 sièges pour Meretz, soit 15 sièges sur 120 !)
Aujourd’hui, ce que montrent certains analystes, c’est que le coup de grâce ne viendra probablement pas de Lieberman, qui reste un populiste aisément malléable par les aléas du pouvoir, mais de la frange dure du Likoud et du mouvement "Manhigut Yehudit" (Leadership Juif) de Moshé Feiglin, qui au contraire de Lieberman, n’a jamais été disposé a la moindre concession. Aux primaires de 2007 pour élire le chef du Likoud, il a réuni 25 % des suffrages face à Netanyahou, (il n’avait obtenu que 3% en 2003 face à Ariel Sharon), et à celles de décembre 2008 pour désigner les parlementaires Likoud de la nouvelle Knesset, il est arrivé à la 20ème position, supplantant plusieurs candidats disposant du soutien de Netanyahou lui-même. Il y a fort à parier que lorsque le courant sioniste-religieux unifiera ses forces, ce sera sous la bannière de Feiglin. Alors, pour ceux qui croiront encore au principe de "2 états pour 2 peuples", il sera définitivement trop tard."
_-_Israël refuse tout gel de la colonisation _______________________
-Israël : crises
- Israel: dangereuse dérive
-Israël :à droite, toute...
- ISRAEL: opinion captive ?
-Etre arabe en Israël
-Israël - Palestine : enlisement
-Palestine: vérité des cartes
-ISRAEL-Gaza: et après ?
- Palestine en morceaux
-Moyen-Orient: un tournant?
-Israël: une armée "morale"?

dimanche 21 juin 2009

Etat palestinien compromis?


[-Une photo qui fait illusion-Un grand bond en arrière au P.O.]

-Discours de Netanyahou: Quand un "oui mais" peut sous-entendre un "jamais"...

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- Centre Israélien des Droit de l’Homme B’tselem :

« Lorsque le Likoud est arrivé au pouvoir en 1977, un changement est apparu dans la politique du gouvernement, et des initiatives ont été présentées pour établir des colonies à travers la Cisjordanie ».

« Israël a créé dans les Territoires Occupés un régime de séparation basé sur la discrimination, en appliquant deux systèmes de loi séparés dans la même région et en basant les droits des individus sur leur nationalité. Ce régime est le seul de ce type dans le monde, et est réminiscent des régimes affligeants du passé, tel que le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud ».

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Discours de Netanyahou : L'Etat palestinien dans mille ans - AgoraVox:(Pr. C.E. Chitour)
"Les évènements s’accélèrent au Moyen Orient. Dans son discours prononcé au Caire, le président américain a poussé l’Etat hébreu à revoir les termes de son alliance avec les Etats-Unis. « Comment réagira le gouvernement israélien ? écrit Allouf Ben (…) Il n’a pas davantage paru tomber dans l’excuse facile ou l’autojustification lorsqu’il a évoqué la nécessité de tourner la page en mettant les erreurs de son prédécesseur, George W. Bush, sur le compte du traumatisme des attentats du 11 sep­tembre 2001. Pour Israël, le “discours du Caire” n’est autre qu’une révolution stratégique. Jusqu’au discours du Caire, Obama ne parlait qu’en termes d’intérêts. Mais, au Caire, il a usé du vocabulaire et du discours de la gauche libérale américaine. Il a parlé sans détour de “l’occupation” et de “l’aspiration des Palestiniens à la dignité, à l’égalité des chances et à un Etat indépendant”. Il a également promis que les Etats-Unis ne tourneraient pas le dos aux Palestiniens. Il a demandé au Hamas de se montrer responsable en reconnaissant à Israël le droit d’exister Nétanyahou devra peut-être prononcer un discours de réponse à Obama et annoncer une rupture idéologique historique. A moins qu’il n’espère que, d’ici là, le discours du Caire se sera enfoncé dans les sables mouvants de la diplomatie du Moyen-Orient ».

Avant même son discours Obama a été traité d’antisémite lors d’une manifestation par l’extrémiste Itamar Ben-Gvir comme le rapporte le journal Ha’Aretz :Il est mauvais pour le peuple et l’Etat d’Israël, et sa politique pourrait nous mener vers un désastre.« Le discours d’Obama au Caire dont chaque terme a été bien pesé a divisé aussi les Juifs américains. On sait que »78 % des Juifs américains ont voté pour Barack Obama. Mais, depuis qu’il a souligné que les Etats-Unis attendaient d’Israël qu’il se conforme à son engagement de geler la construction des colonies dans les Territoires palestiniens et de démanteler les colonies illégales, la plupart de ces électeurs sont maintenant dans l’expectative. Ils se demandent si leur engagement en faveur d’un candidat de gauche aux Etats-Unis n’était pas contradictoire avec leur engagement vis-à-vis d’Israël", souligne Ha’Aretz Mais, du côté des organisations juives de gauche, une campagne a été lancée pour convaincre Obama de ne pas céder sur la solution de deux Etats et de faire pression sur Nétanyahou en ce sens.Quel est justement ce discours ? plusieurs types de lecture ont été faites . celle des Etats-Unis , de l’Europe et celle sans épaisseur des Arabes et curieusement celle plus « courageuse des éditorialistes israéliens.

« Finalement écrit Michel Bôle-Richard du Monde, Benyamin Nétanyahou veut bien d’un Etat palestinien mais à ses conditions, et celles-ci sont telles que les chances de voir cet Etat se créer sont infimes. le premier ministre israélien s’est déclaré prêt à accepter un Etat palestinien démilitarisé, mais à condition qu’auparavant les dirigeants palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif. Si nous recevons ces garanties concernant la démilitarisation et les dispositions qu’Israël requiert pour sa sécurité, et si les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat du peuple juif, alors nous serons prêts lors d’un accord de paix futur à accepter qu’un Etat palestinien démilitarisé existe aux côtés de l’Etat juif. » Nous ne voulons pas d’un autre « Hamastan »« . Ce qui implique notamment que les frontières de cet Etat palestinien soient placées sous surveillance pour empêcher toute contrebande. En outre, le chef du gouvernement israélien a répété avec force que »le problème des réfugiés palestiniens doit être résolu en dehors des frontières d’Israël« , ce qui exclut toute discussion sur le droit au retour, affirmant que »le lien entre le peuple juif et la terre d’Israël existe depuis plus de 3 500 ans. C’est la terre de nos ancêtres !« M. Nétanyahou a également rejeté toute idée de partage de Jérusalem qui »doit rester la capitale unie d’Israël« . Il a insisté sur »la nécessité d’Israël d’avoir des frontières défendables« , repoussant le règlement de »la question territoriale« lors »d’un accord de paix final« . En attendant, il n’est pas question de geler le processus de colonisation Certes, il n’y aura pas de nouvelles colonies ni »d’expropriations de nouvelles terres« , mais »il est nécessaire que les résidents puissent mener une vie normale, c’est-à-dire permettre aux parents d’élever leurs enfants comme toutes les familles dans le monde« . Dernière condition : »L’Autorité palestinienne devra rétablir la loi à Gaza et renverser le Hamas. Enfin , le premier ministre a réagi à la réélection du président iranien, « La plus grande menace pour Israël, le Proche-Orient et le monde entier, c’est la rencontre entre l’arme nucléaire et l’islam radical ». Il appelle « à une coalition internationale contre l’armement nucléaire de l’Iran »". ..

D’une façon remarquable la presse israélienne pratiquement dans son ensemble a été très critique envers ce discours. Pour Ari Shavit, grand éditorialiste à Ha’Aretz, « Benyamin Nétanyahou a franchi le Rubicon. Pour servir le pays, il a quitté le foyer idéologique de son propre père. Shalom Yerushalmi, dans les colonnes de Maariv, se veut lui aussi optimiste. »Certes, ce dimanche, Nétanyahou a en quelque sorte ôté sa kippa politique, mais il ne l’a pour autant pas encore mise dans sa poche arrière. De même, les conditions impossibles qu’il pose aux Palestiniens – et qui reviennent à leur suggérer de se convertir au sionisme – donnent l’impression qu’il cherche plus à esquiver la paix qu’à la prendre à bras-le-corps." (4) Mais la majorité des commentateurs de la presse écrite restent sur leur faim. Dans Yediot Aharonot, Yoram Kaniuk estime que Benyamin Nétanyahou a prononcé « des paroles douces aux seuls Israéliens, mais son discours n’a pas été celui d’un dirigeant généreux et courageux. En outre, si les Palestiniens savent intuitivement qu’Israël est un Etat juif, il est déraisonnable d’exiger qu’ils nous reconnaissent comme ’foyer historique du peuple juif’, dès lors que 1 million d’entre eux vivent dans cet Etat. » Dans le même ordre d’idées, Akiva Eldar écrit dans Ha’Aretz que « le discours de Nétanyahou est de la meilleure veine néoconservatrice, insensible, paternaliste et colonialiste. On doute qu’il se trouvera un seul responsable palestinien digne de ce nom pour accepter cette camelote. » En somme, à qui le discours de Nétanyahou s’adresse-t-il ? Vu les conditions posées aux Palestiniens, Nétanyahou peut rassurer ses adversaires au sein du Likoud : l’Etat palestinien n’est pas pour demain.« Dans Maariv, Ofer Shelah ironise : Ce discours prouve une fois de plus que les choses ne bougent ici que lorsque les Américains nous y contraignent.” Ce que confirme Gidéon Lévy dans Ha’Aretz : »Le discours de Nétanyahou n’a ouvert aucune porte..« L’ancien responsable du parti de gauche israélien Méretz, Yossi Sarid, a évoqué dans le quotidien Haaretz »un discours de pastèque composé de 92 % d’eau"...

Les prédécesseurs de monsieur Netanyahou depuis Isaac Rabin ,en passant par Ehud Barck et Ehoud Olmert ont tous accepté la création d’un Etat palestinien moins cohérent que ce que propose l’actuel premier ministre. Sur le site Internet du quotidien israélien Haaretz Benjamin Hartman, écrit « M. Nétanyahou a clairement affirmé qu’il suivra la ligne de sa coalition et ne fera aucun vraie concession », mais le journaliste note que le chef du gouvernement a mentionné à plusieurs reprises l’idée de deux Etats. « Donc, les Palestiniens doivent reconnaître Israël comme un Etat juif, renoncer à leurs réfugiés, et désarmer leur Etat, le tout dans un territoire non encore défini, et Jérusalem ne sera pas divisée », ironise M. Hartman. Nous ajouterons que sur la Palestine initiale, les 22 % acceptés par Arafat seront une peau de léopard sur laquelle végéteront les Palestiniens sans perspective de réelle indépendance En définitive toute la communauté internationale semble d’accord sur un point : les Palestiniens ont droit à un Etat vivant en paix aux côtés de l’Etat d’Israël. Mais de quoi parle-t-on quand on prononce le mot d’Etat palestinien ?...

Cerise sur le gâteau , on nous dit qu’une forte majorité d’Israéliens soutient la création d’un Etat palestinien démilitarisé, sans toutefois croire qu’un tel Etat verra le jour bientôt, selon un sondage publié par le quotidien Haaretz. Nous y voilà ! les Israéliens et les Palestiniens sont d’accord sur une chose : L’Etat de Palestine sera créé dans mille ans.

Il reste ce rappel lancinant à « l’état juif ». Personne en Occident ne s’offusque de cette idéologie de la race. Il est connu selon les historiens que les Juifs n’ont jamais été une ethnie. Les descendants des Juifs de l’Antiquité sont restés en Palestine et se sont convertis au christianisme et à l’islam : ce sont les Palestiniens d’aujourd’hui. Il n’y a jamais eu d’exil du peuple juif en 70 après la destruction du temple par les Romains. Les Juifs actuels sont les descendants des Hamyarites, des Berbères et des Khazars judaïsés. Pour les défenseurs de la thèse d’un « peuple juif » ayant droit à une terre, le livre du professeur israélien Shlomo Sand « Comment le peuple juif fût inventé » est à lire. Il faut peut être analyser en profondeur cet entêtement « nouveau » à parler de l’Etat juif, qui pour rappel avait un autre sens dans la déclaration du partage de l’ONU de 1947. A moins que cela ne cache le fait qu’à la longue, les Arabes israéliens n’auraient pas vocation à rester dans un Etat « Juif »Ils seraient alors « invités » à rejoindre le Bantoustan palestinien.. Ce sera la deuxième Nekba qui fera oublier la première… Ainsi va le Monde…"

- La réponse « Oui mais ! » de Netanyahu à Obama - AgoraVox
-M. Nétanyahou prépare sa réponse aux exigences américaines
-Netanyahou-Obama : des visions opposées du Proche-Orient | Rue89
-N'est-il pas temps de revoir – enfin sérieusement – la plan de partage de la Palestine ?
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-Israël: l'effet Obama
-Israël : crises
- Israel: dangereuse dérive
-Israël :à droite, toute...
- ISRAEL: opinion captive ?
-Etre arabe en Israël
-Israël - Palestine : enlisement
-Palestine: vérité des cartes
-ISRAEL-Gaza: et après ?
- Palestine en morceaux
-Moyen-Orient: un tournant?
-Israël: une armée "morale"?



mardi 20 novembre 2012

Gaza : résignation?

 Affligeante répétition________

___Vous avez aimé Plomb durci, vous adorerez Pilier de défense...
Malheureusement ce n'est pas du cinéma, mais de tragiques répétitions où la population souffre en première ligne et où sont détruits sélectivement des bâtiments administratifs,  opérations préparant de plus grands chaos futurs...
 S'agit-il de renvoyer Gaza, cette prison à ciel ouvert, au Moyen-Age?
__Rien n'a changé  depuis 2008.
Pas tout à fait. Le désespoir a grandi d'un côté, tandis qu'à Tel-Aviv, Netanyahou, utilisant les vieilles recettes machiavéliques et selon un nouvel agenda, un jeu à plusieurs bandes, s'allie aux ultranationalistes. Le Hamas, produit de l'intransigeance de son voisin surarmé, récolte les colères accumulées.
Dans cette confrontation  asymétrique, la voix de la raison ne se fait plus entendre. L'opinion est devenue captive, par peur ou par lassitude, ne croyant plus à la paix, dont certains s'obstinent encore à rêver, refusant la haine. Haine qui s'exporte dans la communauté juive, elle-même divisée.
___________ "Il y a deux considérations. Une qui relève de la politique intérieure, l’autre de politique extérieure. D’abord, ça devient de plus en plus une tradition en Israël: les campagnes électorales s’accompagnent d’une attaque. La dernière opération contre Gaza en 2008-2009 («Plomb durci»), c’était aussi pendant une campagne. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou est tenté d’être dans une confrontation militaire pour radicaliser la société israélienne. Ils savaient très bien que le Hamas ne manquerait pas de riposter. Ils comptent convaincre un certain nombre d’électeurs que la meilleure option demeure les plus radicaux, eux-mêmes.Ensuite, on est à deux semaines d’un probable vote aux Nations unies sur le statut de la délégation palestinienne pour son admission comme État nom membre. Israël n’en veut pas mais est minoritaire à l’ONU sur cette position. En lançant une confrontation militaire avec Gaza, il soude derrière lui une partie des hésitants tentés de ne pas vouloir se prononcer, pour ne pas donner l’impression de soutenir les Palestiniens contre Israël. Les réactions d’une partie de l’Union européenne montrent que cela fonctionne. Très nuancées, elles renvoient dos à dos le Hamas et Israël..." (J.S.)
Amos Oz
___________Les Etas-Unis ont la clé principale du problème, mais Obama pense à autre chose...et l'Europe se renie.
 " ...L’ère des grands discours sur la paix prochaine dans le conflit israélo-palestinien est aujourd’hui enterrée. Car ce point de vue n’est pas seulement la parole privée d’un candidat conservateur : il est celui de l’administration Obama et de la plupart des dirigeants et analystes du Proche-Orient. En dépit des exhortations publiques et des professions de foi, l’heure est à la résignation...dès le deuxième jour de son mandat, il nommait l’ancien sénateur George Mitchell pour lui servir d’émissaire dans la région et, très vite, Hillary Clinton au Département d’État comme Joe Biden à la vice-présidence faisaient savoir au premier ministre israélien qu’il fallait appliquer le gel des colonies.
Cependant, tout aussi vite, l’engagement Obama est retombé dans les mêmes impasses qu’auparavant : « navette » improductive de son émissaire, baladé d’un camp à l’autre, intransigeance israélienne accrue (avec l’arrive de Benyamin Netanyahou au pouvoir en mars 2009), poids du lobby israélien à Washington, divisions palestiniennes entre Hamas et Fatah. De plus la situation internationale s’est vite focalisée sur d’autres tensions qui ont fait passer le conflit israélo-palestinien au second plan : le nucléaire iranien, puis les révolutions arabes...
  A vouloir congeler ce conflit, ou à l’écarter de ses sens comme les trois petits singes, les États-Unis – et le reste de la communauté internationale – vont devoir faire face à des questions auxquelles il est difficile de répondre. C’est le spécialiste américain des relations internationales Stephen Walt qui les pose le mieux : « Si la solution “Deux États pour deux peuples” est abandonnée, que se passe-t-il ? Abandonnons-nous le principe “une personne, une voix” et entérinons-nous l’apartheid ? Abandonnons-nous notre engagement à l’égard d’un État juif en soutenant un État démocratique pour tous les habitants d’Israël et de Palestine ? Ou encourageons-nous discrètement le nettoyage ethnique ? »
___C'est pourtant Obama qui disait, il y trois ans: « Etant donné notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève une nation ou un groupe au-dessus d’un autre échouera inévitablement. » Mais le poids de l'AIPAC et la diplomatie de Tel-Aviv ont eu raison de ses velléités.[Je veux vous dire ceci très clairement, ne vous en faites pas à propos de la pression américaine sur Israël, nous, les Juifs, contrôlons les États-Unis, et les Américains le savent. (- Ariel Sharon parlant à Shimon Peres, le 3 octobre 2001,]
_Lieberman lui-même devra s'y résigner un jour: on ne négocie qu'avec ses ennemis, sans attendre que les Palestiniens soient des Finlandais, comme disait C.Enderlin. Ce sera la paix ou le chaos.
 _____________La résignation et le fatalisme, fruits du désespoir,  sont les pires ennemis d'un quelconque dispositif de négociation et de  paix,  que ne souhaite pas l'extrême-droite isrëlienne, afin de maintenir la Palestine en morceaux pour mieux continuer à coloniser en Cisjordanie.
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-Plus ça change, plus c'est la même chose... 
-Les occasions manquées de la paix 
-L'armée est devenue une fin en soi 
-Médias, faits et interprétation 
- La tragédie palestinienne continue
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-Un journaliste de The Independant rémoigne