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mardi 22 septembre 2009

Coaching à la F.-Télécom


De si gentils managers...

«Certains n'arriveront jamais au bout»

-Les ravages de l'idéologie managariale-
__Discutable coaching
-Stage France Telecom : "courbe du deuil" et casse du salarié

-"On a laissé les managers gérer les conséquences psychologiques de l'organisation du travail en méconnaissant qu'elles pouvaient être sources de passage à l'acte. Or toute entreprise, publique ou privée, est tenue par le code du travail (article L4121-2, ex 230-2) à une obligation de résultat concernant la santé physique et mentale des salarié. France Télécom ne peut s'en exonérer. Il me semble que ces documents pourraient intéresser un juge. Je ne comprends pas pourquoi dans cette entreprise personne n'a rien dit. Pourquoi ni le CHSCT, ni les syndicats, ni les médecins du travail ne se sont emparés de ces documents! Ça nous donne la mesure de la peur et du climat qui régne dans cette entreprise... Pour diffuser et observer ces modes de management, il faut que les managers soient dans un état effrayant de soumission, de docilité et d'adhésion à l'idéologie managériale... " (Marie Pezé-psychologue-)

_______________"...Au début de chaque année, les médecins du travail de France Télécom (ils sont 80) remettent un rapport d'activité. Ces documents sont compilés par un médecin coordonnateur, puis largement diffusés dans l'entreprise, notamment aux élus du personnel. Mediapart s'est procuré le rapport du docteur Catherine Korba pour l'année 2008 (cliquer pour l'afficher). Ce médecin du travail, salariée de France Télécom, exerçait à Nice et Toulon. En 2008, elle a vu près de 1300 salariés.Catherine Korba a démissionné au début de l'été et, depuis, changé de région. Comme elle, huit médecins du travail ont démissionné de France Télécom depuis le début de l'année, signe d'un malaise grandissant. Avant de quitter Orange, elle avait présenté ce rapport au printemps au sein d'un comité d'entreprise où elle n'avait pas hésité à dire tout ce qu'elle avait sur le cœur, racontent plusieurs témoins..."(Mediapart)

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-Comment France Télécom a formé ses cadres à l'art du dégraissage | Mediapart:
"Depuis dix ans, France Télécom est en restructuration permanente. En 1998, elle était encore une administration publique. Depuis, elle est une société privée, cotée en bourse, détenue seulement à 27% par l'Etat, ballottée par la féroce compétition internationale que se livrent les opérateurs télécoms. Les nouvelles technologies (Internet, le mobile, les fibres optiques) ont encore accéléré les changements.-En 2006, l'entreprise lance le programme Next. Objectif : 22.000 départs (les plus âgés ou, par exemple, les mères de trois enfants), 6.000 recrutements dans les secteurs de pointe et 10.000 «mobilités» (des changements de poste et de service) vers des secteurs en manque de bras : les boutiques et les centres d'appel, les réseaux informatiques, le multimédia. Le programme s'est terminé fin 2008, l'objectif atteint. -Mi-2006, France Télécom avait demandé à 4000 cadres dirigeants de suivre un module de formation (dix jours au total, répartis sur plusieurs mois) pour accompagner cette vaste restructuration. Objectif : faire des chefs d'équipe des relais du changement permanent et de la «mobilité». En clair, les aider à présenter à leurs équipes les réorganisations de service sous un jour positif. Pas évident. «Lors de ce séminaire dont l'essentiel des cours se tenait à Paris, se rappelle un cadre qui a suivi le cursus de formation, 80% des managers présents avaient eux-mêmes été changés de service ou de région.»-Pour cela, ils étaient invités à participer à des jeux de rôle ou à se laisser évaluer par leurs chefs et leurs collaborateurs (l'évaluation à 360°). Mediapart publie l'intégralité des modules de ce séminaire. Ces dix jours de formation pour 4000 cadres, s'ils ont peut-être permis d'éviter à certains managers de se montrer trop brutaux lors de l'annonce des restructurations, n'ont malheureusement pas porté les fruits attendus: très récemment, deux salariés, Michel D. à Marseille, et Stéphanie, une jeune femme de 32 ans à Paris, ont explicitement relié dans des courriers leur suicide aux conditions de travail.
["S'approprier Next" (cliquer ici pour le télécharger en pdf): en 61 pages, les principes du programme Next (réduction d'effectifs, mobilités...) sont présentés. ]«Votre leadership, notre futur», proclame ce texte. L'objectif est écrit noir sur blanc : les managers doivent «développer leur leadership et piloter la transformation» de l'entreprise. Le mouvement est impératif, assène-t-on encore aux cadres: «Notre productivité, en régression constante, reste une des plus dégradées des opérateurs européens.» Malheur au manager qui travaille dans les services d'assistance technique, s'occupe du réseau téléphonique ou travaille au service finance : son activité est marquée d'une croix descendante, symbole de métier en déclin. Le voilà prévenu : son service sera massivement restructuré.
["Réussir Act" (pour le pdf, cliquez là) ]: quelques semaines plus tard... Cette fois, voilà notre manager plongé dans le vif du sujet : la restructuration. Il s'agit en réalité d'un module assez général sur l'écoute, la façon d'évaluer le travail d'un collaborateur (sa «valeur professionnelle» et son «employabilité»). La présentation n'en fait pas mystère : c'est au manager que reviendra la lourde tâche d'aider celui qui devra quitter son service, sa région, ou tout simplement France Télécom à réaliser le «deuil» de son poste.... L'entretien avec le collaborateur (de 10 minutes) est méthodiquement découpé en séquences que les managers sont invités à respecter.
Un saisissant guide de 6 pages résume les bonnes attitudes à adopter. Intitulé Guide pratique : accompagner un collaborateur en processus de changement (cliquer ici pour l'afficher), c'est le viatique indispensable d'une restructuration en douceur. Il explique au responsable d'unité comment gérer les réactions suscitées par l'annonce d'un changement de poste. Par exemple, si le salarié trépigne de rage dans le bureau de son chef : «Si la personne manifeste de la colère ou de la déception, laisser le temps nécessaire à l'expression de cette émotion.»-Le guide fournit d'autres conseils. «Ne pas avoir peur des silences, dans les échanges avec le collaborateur ; il faut accepter ces temps de respiration.» Rappeler, une fois de plus, le mot d'ordre de l'entreprise : «L’insécurité, dans un environnement changeant, serait, pour nous tous, de ne pas bouger.» Redire que tous dans l'entreprise sont confrontés de la même façon au changement, rendu inéluctable : «Insister sur le fait que la mobilisation concerne tout le monde, y compris le manager.» Et gare à ne pas se laisser berner par la rage de son collaborateur : «Le niveau d’"énergie" exprimé n’est pas toujours représentatif du niveau de résistance réel !»Le «schéma des phases de deuil» (ci-dessous : il faut le lire du centre vers la gauche, puis de la gauche vers la droite) aidera avantageusement le cadre à savoir où en est son subordonné sur la longue route de l'acceptation de son changement de poste...
Les cadres doivent encore assister à un module de formation de deux jours, toujours dispensé à l'Ecole du management, en Ile-de-France. Séance concoctée par les cabinets Lesire Partners (qui compte parmi ses clients, selon son site internet, le géant de l'aluminium Alcan ou Leroy-Merlin) et Insep Consulting (spécialiste du développement de la «performance managériale» qui revendique 500 clients «issus du secteur privé et des principales administrations publiques»).-Dans un jargon bourré d'anglicismes (coach, feed-back, leadership, etc.) et d'épithètes ronflantes («l'écoute active», le «questionnement efficient»), les consultants donnent les derniers conseils. lls rappellent aux managers leur rôle : «Écouter et mobiliser» (objet du premier module d'une journée), puis: «S'engager et faire s'engager». On ne leur cache pas que leur mission sera difficile : face à un changement, «les collaborateurs se sentent mal à l'aise et inquiets, rappellent-ils. Ils pensent d'abord à ce qu'ils vont perdre, ils se sentent seuls (...) ils ne peuvent pas supporter trop de changement», etc. Pourtant, pas question de lâcher la bride! «Si on arrête le mouvement et retire la pression, les collaborateurs ont tendance à revenir à leurs anciennes habitudes et comportements.»> [Pour télécharger les deux modules, cliquez ici (le premier) et là (le second)]

C'est en suivant tous ces préceptes que le manager et ses ouailles traverseront sans encombre la «vallée du changement»» (sic!). Sans encombre? Pas totalement. Page 24 du module numéro 2, on trouve une phrase extrêmement troublante :
"Certains n'arriveront jamais jusqu'au bout"Par son caractère définitif, cette phrase alors couchée noir sur blanc par les consultants ès management résonne aujourd'hui tragiquement..."


-Le stress censuré sur l'intranet de France Télécom
-Un cadre de France Télécom : "On a tous été robotisés"
-Didier Lombard aux salariés d'Orange : «La pêche aux moules, c'est fini» | Mediapart
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- Fait(s)divers: souffrance au travail

dimanche 30 novembre 2008

Le Président et ses chaînes


Une brève histoire de la télévision fait apparaître qu'elle a toujours présenté des enjeux politiques
Quel pouvoir représente-t-elle pour qu'elle soit à ce point objet de la sollicitude du chef d'Etat ?
Quelle sens a la réforme en cours?
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"Le projet de loi sur l’audiovisuel, dont l’examen a débuté mardi 25 novembre à l’Assemblée nationale, ne se contente pas de faire de France Télévisions une entreprise unique débarrassée de ses contraintes publicitaires après 20 heures. Il est aussi largement inspiré par la défense des intérêts de TF1, dont les recettes s’érodent. Histoire d’une grande réforme qui aurait pu garantir l’avenir du service public télévisé, si elle n’était prisonnière d’arrière-pensées politiques et de liens opaques avec le lobby des grandes chaînes privées, singulièrement bien représenté à l’Assemblée nationale dans les rangs de la majorité. "MD)

"...Comme annoncé par Nicolas Sarkozy, qui tient à cet apanage présidentiel, la restructuration à l’œuvre s’accompagne en effet d’une reconquista politique («redonne à l’État actionnaire la responsabilité légitime de nomination du président de France Télévisions»), favorisée par la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République. Celle-ci précise en effet dans son article 5 : «Le président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission présente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions.» En clair, la volonté présidentielle ne peut être contrée par un simple vote à la majorité qualifiée, ce qui constitue donc un verrouillage de l’expression démocratique.Le pouvoir politique imposera son candidat grâce au sas du conseil d’administration de France Télévisions (article 4), ce qui en fera de facto un «représentant de l’État». La présidence de France Télévisions n’est aucunement réservée à un fonctionnaire estampillé: tout journaliste suffisamment en cour, tout représentant du monde de l’entreprise habilité par l’Elysée, garde ses chances dans un processus de désignation parfaitement contrôlé.À l’instar de la fable de La Fontaine, La chauve-souris et les deux belettes, ce projet de loi permet donc au pouvoir politique d’exercer ses prérogatives (je suis oiseau : voyez mes ailes), tout en prétendant fonder un «secteur public de l’audiovisuel soumis, comme le secteur privé, à une obligation de résultat» (je suis souris : vivent les rats!)...." (A.Perraud-Mediapart)

TF1 veut imposer ses choix aux chaînes publiques | AgoraVox:

"...Le lobbying de TF1, ça marche ! La chaîne a réussi à trouver une poignée de députés UMP (Yannick Paternotte, Philippe Boënnec, Jean-Philippe Maurer, Philippe Morenvillier, Bertrand Pancher) pour déposer un amendement dictant à France Télévisions sa programmation du prime time. L’amendement dit ceci : "Les créneaux libérés par les messages publicitaires sur les chaînes publiques seront dédiés à la diffusion de spots ayant pour thèmes : l’éducation sanitaire et sociale, le développement durable, l’instruction civique et citoyenne et l’Union européenne." En d’autres termes, il est impératif que les programmes de France 2 soient le moins possible divertissants, qu’ils soient même rebutants, afin que cela ne fasse pas d’ombre à l’audience de TF1. Les thèmes imposés (social, Europe, instruction civique) ne captent pas l’intérêt des foules et cela TF1 le sait bien.
L’exposé des motifs du projet d’amendement se fait précis et comminatoire : ces spots doivent être diffusés à des "heures de forte audience (tel que le créneau précédent le programme de première partie de soirée – entre 20h30 et 21 h)". Autrement dit, là aussi pour traduire sans langue de bois, il faut que le créneau de forte audience profite prioritairement à TF1.
La réforme de l’audiovisuel public "mériterait une motion de censure", a estimé François Bayrou, passé maître dans l’art de débusquer les manoeuvres sournoises des puissances d’argent en direction des médias. "On revient plus de 30 ans en arrière. C’est un manquement si grave que l’Assemblée nationale devrait déposer une motion de censure", a-t-il déclaré. Il a appelé les députés à déposer une motion qu’il soutiendra. Mais l’opposition socialiste n’est-elle pas occupée à régler des querelles autrement plus urgentes ? Et à propos d’urgence, comment interpréter la volonté du président Sarkozy de faire voter en grande priorité une réforme de la télé alors que le monde est en crise et que la France souffre d’une grave...(non) récession ? S’il n’y a pas récession, au moins y a-t-il régression et Bayrou qualifie le projet de "régression qui doit être insupportable à tous ceux qui veulent que la France soit une démocratie respectueuse des principes permettant au peuple d’être librement informé, et donc plus responsable".
Le texte est tellement réactionnaire qu’il revient sur un acquis remontant à Mitterrand, et même au-delà : à Giscard ! Puisque ce dernier avait rompu avec le système ORTF. Mais Sarkozy veut restaurer la nomination et la révocation des présidents de l’audiovisuel public par l’Exécutif (= Lui !).
Alors, puisque cela nous fait remonter le temps, souvenez-vous de ces mots d’un générique de vieille série télévisée :
"Ce n’est pas une défaillance de votre téléviseur ! N’essayez pas de régler l’image ! Nous contrôlerons tout ce que vous allez voir et entendre."

-Un projet de loi sur l'audiovisuel inspiré par TF1:
"... On se souvient que Nicolas Sarkozy a eu plusieurs fois maille à partir avec France 3, lui reprochant tantôt l’attitude des personnels [4], tantôt l’honnêteté d’un reportage . Il y a aussi la mise au pas attendue du service public à travers la nomination d’un patron sous contrôle. Pourtant, c’est sans doute moins la maison de verre en instance de se vider qu’il faut regarder que la tour d’en face sur le point de se remplir. Car la loi sur l’audiovisuel n’est pas qu’une législation sur la télévision publique. Elle impacte aussi directement TF1, dont elle va grandement contribuer à sauver les recettes publicitaires en 2009 grâce à une suite de mesures transposant une directive européenne (Service de médias audiovisuels). Un nouveau comptage plus favorable du temps de publicité, qui fait notamment passer de 144 à 216 minutes le volume publicitaire autorisé sur 24 heures, a pour conséquence de gonfler de moitié les capacités d’accueil en publicité de TF1 (comme de M6). Pour parvenir à cette fin, une deuxième coupure de publicité est du reste prévue dans les films, les séries ou les téléfilms. TF1, détenu par l’actionnaire ami Bouygues, tout comme M6, présidé par Nicolas de Tavernost que Nicolas Sarkozy a fréquenté au sein du Club Neuilly Communication, vont donc recevoir la plus grosse part du gâteau public..."

-TF1 ou la parabole de Frankenstein
-Retour sur investissement pour le groupe Bouygues

-La télévision publique libérée de ses chaînes:
"... La position du chef de l’Etat a semé la confusion auprès des défenseurs du service public, qui désespéraient de voir la gauche s’emparer d’une réforme jusqu’alors si taboue que l’ancien premier ministre Michel Rocard a attendu près de vingt ans avant de révéler qu’il l’avait proposée sans succès à François Mitterrand . Dans l’esprit de M. Sarkozy, chef d’un clan médiatique auquel il doit une bonne part de son élection, une telle mesure est pourtant non seulement habile mais logique.
Elle lui permet d’abord de payer de retour la première chaîne privée du pays, TF1, dont l’actionnaire Martin Bouygues festoyait avec lui au Fouquet’s le soir de sa victoire, au moment précis où le champagne coulait à flots dans les locaux du journal télévisé de la chaîne . L’idée de financer la future télévision publique par une taxe sur les chaînes privées et une ponction « infinitésimale » d’environ 1 % sur le chiffre d’affaires des opérateurs de télécommunications (dont Bouygues Telecom) n’est rien en regard des 300 millions d’euros de recettes supplémentaires qu’est susceptible d’apporter un report de la publicité de France 2 ou de France 3 vers TF1, dont l’action a baissé de plus de 30 % en 2007. Dès la seconde quinzaine de janvier, le gouvernement s’attachait d’ailleurs à élargir l’assiette de prélèvement en y incluant non seulement les fournisseurs d’accès à Internet – c’était prévu –, mais aussi les produits d’électronique grand public et les catalogues publicitaires.M. Laurent Solly, ancien directeur adjoint de la campagne du candidat Sarkozy, qui a rejoint l’état-major de la chaîne, peut se montrer satisfait. Tout comme MM. Bolloré et Arnaud Lagardère, autres amis du président, qui ne peuvent voir dans ce remodelage qu’un effet d’aubaine pour leurs chaînes numériques gratuites (Direct 8 d’un côté, Virgin 17 et Gulli de l’autre). Quant à M. Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, l’autre grand gagnant de ce transfert publicitaire, il connaît M. Sarkozy depuis plus de vingt ans en tant qu’ancien membre de son club Neuilly Communication..."
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-La forêt des médias>>>>La forêt des médias - Groupe TF1
-Télé : vous avez dit information ?

samedi 5 mars 2011

CAC40: tout va bien...

On pavoise au CAC40

On ne s'y attendait pas forcément, surtout si tôt. Mais c'est affirmé, claironné. Les profits en hausse de 85 % pour les groupes du CAC 40:
"Les grands groupes français ont quasiment effacé le creux de la crise économique. En 2010, les sociétés composant l'indice CAC 40, ont réalisé globalement un chiffre d'affaires de 1 262 milliards d'euros, en augmentation de 6,92 % par rapport à l'année précédente. Une performance proche du point haut de 1 293 milliards d'euros atteint en 2008, selon les données compilées par le cabinet d'audit et de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) en exclusivité pour Le Monde, en partenariat avec France Info. Même constat en ce qui concerne les bénéfices : le résultat cumulé des quarante sociétés de l'indice atteint 82,5 milliards d'euros, soit 85 % de plus que l'année passée. Il reste en deçà du record enregistré en 2007 (101,4 milliards d'euros), mais s'en rapproche. Les investisseurs peuvent se réjouir : leurs dividendes, qui étaient déjà restés à des niveaux élevés en 2009, vont augmenter, mais moins rapidement que les profits. Cette nouvelle période de croissance se poursuivra-t-elle en 2011 ? Oui, prévoyaient les analystes..."

Tout semble donc aller pour le mieux, pour l'instant, dans le monde des très grandes sociétés.
" ...+ 6800 % pour la Société générale, + 120 % pour Suez, + 113 % pour PPR, + 70 % pour Veolia, + 45 % pour France Telecom et + 38 % pour BNP Paribas. Cette envolée des profits donne une idée des marges de manœuvre considérables qui existent pour augmenter les salaires. Et a contrario elle indique que le partage de la richesse créée va continuer à se dégrader au détriment du travail..."
-Surprofits du CAC 40: mais pourquoi la gauche est presque muette?

_Des salaires, créateurs de valeur, parlons-en : il y a urgence pour les plus bas ...
"...Le quart des salariés, soit 6,25 millions de personnes, gagnent moins de 750 euros nets par mois. Ils subissent de manière cumulée la faiblesse du SMIC et le fléau du temps partiel contraint. Le gouvernement laisse cette situation s'aggraver en refusant tout coup de pouce au SMIC et en subventionnant le temps partiel avec des dispositifs comme le RSA._Une fois de plus, au 1er janvier, le gouvernement a décidé de n'appliquer aucun coup de pouce au SMIC. Ce dernier n'a progressé que de 1,6 % au 1er janvier 2011, c'est à dire l'augmentation automatique liée à l'inflation. Aucune amélioration donc pour les plus de 3 millions de salariés payés au SMIC, dont une bonne partie des 1,5 millions de salariés à temps partiels contraints. La très grande majorité sont des femmes salariées de la grande distribution ou d'entreprises de nettoyage. Pour elles, le cumul d'un SMIC horaire faible et de durées du travail restreintes conduit directement à la pauvreté, qui frappe désormais 40 % des salariés à temps partiel contraint. Bien qu'à temps partiel, ces salariés se voient souvent imposer les contraintes d'un temps plein, notamment dans la grande distribution qui abuse des horaires fractionnés..."
La paupérisation des Français fait son chemin...
__Qui peut vivre avec 750 euros par mois?_"Lorsque tu as un loyer de 45O Euros, l' EDF 30 Euros, le téléphone environ 5O Euros, les assurances 6O euros ? un crédit de 89 Euros encore à rembourser pendant deux ans, que vous reste t-il pour la nourriture, pas grand chose . Alors question loisirs, rien du tout. Pas moyen d'avoir des aides quelconques lorsqu'on est seule." (Une assistante maternelle 50 ans)
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Pour faire baisser un peu plus les salaires, des tas de solutions sont possibles, dont celle-ci, assez "ludique", le jobdumping: que le plus bas salaire gagne !...
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-Travailleurs pauvres en France
-L'Europe sociale n'aura pas lieu
-Dévalorisation du travail
-Travailler autant pour gagner ...pas plus
-France:inégalités croissantes
-Précarité à l'américaine

vendredi 13 mai 2022

Management brutal

C'était à France Télécom 

          Ils ne comprennent pas encore ce qu'on peut leur reprocher. Ils ont fait leur travail...Il fallait bien passer par là pour que vive Orange. La machine à exclure était devenue une machine à broyer, mais ils n'ont rien vu...Trop haut , trop loin de la base peut-être.... Pour Lombard : "France Télécom n'a pas agi contre ses salariés"

 ________Ben voyons, c'était juste du coaching cool à la France-Telecom. Mais il y avait bien une politique globale de lean management, il fallait dégraisser le mammouth, et on ne privatise pas sans douleur. Et quelle douleur!   "...D’avril 2008 à juin 2010, l’entreprise avait connu une vague de suicides, au plus fort d’un plan visant à réduire ses effectifs de 22 000 personnes, et à en déplacer 10 000 autres, sur 120 000 salarié-es à l’époque. La volonté de transformer l’entreprise, et notamment de se débarrasser des fonctionnaires qu’on ne pouvait pas licencier avait commencé dès 2002, alors que le groupe, croulant sous les dettes, menaçait de sombrer.   Courant 2006, la direction de France Télécom, privatisée deux ans plus tôt, a réellement mis en œuvre sa politique de réduction massive des effectifs. C’est l’époque où Didier Lombard explique aux cadres que les départs doivent se faire « par la fenêtre ou par la porte ». Trois ans plus tard, le 15 septembre 2009, après une réunion avec Xavier Darcos, alors ministre du travail, le PDG aura encore ses mots funestes : « Il faut marquer un point d’arrêt à cette mode du suicide qui, évidemment, choque tout le monde"                       L'obligation de résultats! disaient-ils... C'était une valeur sacrée, quels que soient les résultats (connus) au niveau humain. "Certains n'arriveront jamais jusqu'au bout...Par son caractère définitif, cette phrase alors couchée noir sur blanc par les consultants ès management résonne aujourd'hui tragiquement..."                                                                                                                 La gestion par le stress faisait florès à l'époque. La souffrance au travail est toujours là, loin d'être toujours visible..Le management peut parfois être brutal. La gestion par le stress est encore ça et là d'actualité.                                                                                                                                              Il y a management et management. Il n'y a pas si longtemps que l'on parle de management,  mot emprunté aux pratiques anglo-saxonnes, qui dérive lui-même d'un vieux mot français, issu du mot main.    Il y a bien des façons de prendre les hommes en main. Ici, dans leurs tâches productives. L'idée était là avant le mot, dès les premières formes d'organisation industrielle, puis s'est étendu à d'autres champs d'activité, tertiaires notamment.   La notion de management a connu bien des aléas et des variations jusqu'à devenir aujourd'hui un terme à la mode, parfois abusivement utilisé, souvent miroir aux alouettes. Si la direction des hommes s'est toujours imposée, parfois de manière rigide et très hiérarchique, elle tend à prendre aujourd'hui un sens généralisé, attractif, un peu enchanté, recouvrant une pratique devenue souvent insidieusement anxiogène, où l'individu tend à s'impliquer pleinement dans ses tâches en pensant se réaliser dans un système qui le dépasse et le contraint intérieurement.

     Nous avons hérité du nouvel esprit du capitalisme anglo-saxon, qui a introduit un peu partout, même dans les hôpitaux les méthodes de nouvelles formes d'organisation et d'évaluation, qui ont leur logique propre dans le système, celles du new public management.
    La standardisation des tâches et les nouvelles exigences de rentabilité, dans un système de production mondialisé, à produit ce que certains appellent les petits soldats du nouveau management:
     ...Ils s'appellent Bernard, Philippe, Céline, Eric ou Laurence. Leur mission ? Implanter dans un hôpital un progiciel à destination du personnel soignant supposé saisir à l'intérieur chaque acte effectué, développer le self-scanning dans un hypermarché pour éviter les gestes inutiles, envoyer à des chefs de service des lettres d'objectif et des tableaux de bord... Dans des cabinets de conseil et d'audit, ils élaborent des dispositifs standardisés pour améliorer la rentabilité des grandes entreprises privées comme des institutions publiques.
    Le lean management (le management «sans gras») qui vise à supprimer les temps morts et les tâches superfétatoires, c'est eux. Le benchmarking qui repose sur des indicateurs de performance permettant de classer les établissements et les services et de déterminer les budgets affectés à chacun, encore eux. Ces acteurs de l'ombre sont au cœur de l'ouvrage de la sociologue Marie-Anne Dujarier. Le Management désincarné réalise en effet une surprenante plongée dans les lieux où se fabriquent les prescriptions qui s'imposent aujourd'hui aux cadres d'entreprise comme aux employés administratifs, aux médecins comme aux infirmiers, aux informaticiens comme aux universitaires, aux policiers comme aux assistantes sociales. Il braque le projecteur sur la main invisible de ceux qui œuvrent, dans de lointains bureaux, à la propagation d'outils de gestion qui rythment le quotidien de nombreux salariés, sans épargner les dirigeants de proximité chargés de les faire appliquer....
       De nouvelles règles qui, sous prétexte d'efficacité, sont souvent sources de tensions, de concurrence exacerbée, de perte de temps, de stratégies absurdes  et contre performantes...
   Quand l'efficacité devient une fin en soi, c'est la qualité du travail ainsi que ses résultats, les relations dans le travail qui en souffrent. Beaucoup de formes de souffrance au travail en sont issues.
    Le lean management s'installe même au coeur de certains services publics, masquant les objectifs économiques sous-jacents.    ________________________
                                             

samedi 7 juillet 2012

Juste en passant...

________Ben voyons, c'était juste du coaching cool à la France-Telecom
_______"L’Europe avance masquée", a dit un jour Jacques Delors, alors président de la Commission européenne. Pendant des années, cette stratégie a fonctionné. Mais aujourd’hui, en plein chaos économique et monétaire, cette méthode élitiste, qui n’associe pas les citoyens aux processus décisionnels, révèle toutes ses limites.
A tel point que bon nombre d’électeurs imputent la crise à un excès d’Europe et non au manque d’instruments dont disposent les institutions de l’Union. Et, avec la montée de mouvements extrémistes opposés à l’Europe, le risque d’une désintégration semble réel.
Nous nous trouvons donc à la croisée des chemins..."



*5)__La régulation financière, c'est quand les poules auront des dents?...
______Le «Liborgate», un scandale financier qui ébranle la City: on n'a pas tout vu... 
 « La fraude est un crime quand il s’agit des affaires ordinaires – pourquoi devrait-il en être autrement quand il s’agit de la banque ? ».


____Effets pervers du journalisme business

*8)__Rachida en guerre contre les barons 

*9)__A quoi joue le Qatar, grand investisseur en France?   

vendredi 8 septembre 2023

Alertez les bébés!

 Businesse as usual

                                    On connaissait Orpéa et ses pratiques financières douteuses, dans le secteur de l'"or gris". Une affaire toujours en cours. Un gestion scandaleuse des plus âgés, sur laquelle les services de l'Etat se sont enfin penchés, après des révélations fracassantes sur des pratiques scandaleuses. Un gestion purement mercantile derrière une façade avenante. La cotation en bourse se présentait sous les meilleurs jours. Côté jardin, c'est la détresse, amplement décrite.  Business is business...                                                         Gérer les anciens étaient d'abord une affaire de gros sous; l'appât du gain attirait les investisseurs sur ce marché d'avenir, que l'Etat subventionnait. Mais cette affaire mercantile ne s'est pas arrêtée là.. Voilà que le domaine  de la petite enfance se révèle elle aussi touchée par la même logique intéressée. On a laissé proliférer des crèches à gestion privée, pour le plus grand profit de groupes commerciaux parfaitement intéressés. Ce furent des abus en tous genres, notamment en matière de personnels défaillants et d'alimentation à flux tendu...Gérer les bébés est devenu une activité comme une autre, sans grand souci des soins spécifiques que nécessite cette période cruciale. On assista, dans certaines villes, à une marchandisation de la petite enfance, une gestion à flux tendu. Comme toujours, quand on ouvre les portes à une libéralisation des services sans vigilance, on aboutit aux mêmes effets. Peut-on demander à des investisseurs et à des actionnaires sans vision d'avoir un souci quelconque de l'humain? Une fois encore, l'Etat a failli en laissant libre cours aux forces du marché, comme à des époques plus anciennes de privatisations pures et dures. La liquidation de France Telecom, pas exemple ou, plus grave, la privatisation rampante du secteur hospitalier. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.


                     ".... Comme le signalent  Mathieu Périsse et Daphné Gastaldi,  " ...qu'ont en commun l’autoroute A2 en Pologne, la concession de l’aéroport de Venise, les maisons de retraite irlandaises CareChoice et le groupe de crèches Grandir, la maison mère des Petits Chaperons Rouges ? Tous figurent dans le portefeuille du fonds d’investissement Infravia Capital Partners. Basé à Paris, ce poids lourd européen du « capital‐risque » injecte des milliards d’euros dans des infrastructures de toutes sortes, pourvu qu’elles assurent des rendements intéressants. En 2023, il a par exemple lancé une levée de fonds de près de 2 milliards d’euros pour investir dans des métaux stratégiques comme le nickel ou le lithium. Mais en 2021, c’est une autre mine d’or qui a suscité son appétit : celle de la petite enfance.    Cette année‐là, alors que le Covid provoque encore des fermetures à répétition dans les crèches françaises, Infravia rachète une bonne partie du groupe Grandir. Le fonds vient de lever 5 milliards d’euros, provenant principalement de compagnies d’assurances, de fonds de pension, de banques privées ou de « family offices », c’est-à-dire de gestionnaires de patrimoine de grandes fortunes du Vieux Continent. Au moment de ce rachat, Infravia valorise le groupe Grandir à près de 850 millions d’euros.                                                                             Dans un communiqué, le fonds explique être très intéressé par les « perspectives de croissance régulière » qu’offre cette entreprise, dans un contexte de manque de places de crèche un peu partout en Europe. De son côté, le président des Petits Chaperons Rouges rappelle être passé de 250 crèches en France en 2016 à plus de 650 établissements en Europe et en Amérique du Nord en 2021 et se réjouit de cette « nouvelle étape » dans la vie de son entreprise. Peu après, Grandir‐LPCR frappe fort en France en rachetant les quelque 300 crèches du groupe Sodexo pour plus de 200 millions d’euros. Un coup d’accélérateur qui lui permet de devenir le leader du secteur dans l’Hexagone.                          ____Ces dernières années, ces opérations de rachats et de fusions se sont multipliées. Au point que l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) estime, dans son dernier rapport, que les crèches lucratives ont suivi « le même type d’évolution que celui du secteur des personnes âgées », marqué par la constitution de mastodontes comme Orpea ou Korian. Cette valse des millions a été pointée du doigt en 2021 par le Syndicat national des professionnels de la petite enfance (SNPPE), première organisation interprofessionnelle du secteur, créée en 2020 dans la foulée de la crise du Covid. « Les bébés ne sont pas des transactions financières », mettait‐il en garde.                                                   Combien de parents ont conscience de la grande industrie financiarisée qu’est devenu le secteur ? En vingt ans, des empires du berceau se sont constitués en France, de rachats en levées de fonds. Peu à peu, ils se sont exportés jusqu’en Chine, en Argentine ou aux États‐Unis. Si ces entreprises cultivent encore une image familiale, le temps des pionniers à la tête d’une poignée d’établissements paraît bien loin.                                                       Dans le monde de la finance, on parle des « Big Four » pour désigner les quatre plus grands cabinets mondiaux d’audit et de conseil financier, les Ernst & Young, Deloitte, KPMG ou PwC. L’expression pourrait aussi s’appliquer aux quatre réseaux qui dominent actuellement le marché des crèches privées en France : le groupe Grandir‐Les Petits Chaperons Rouges, Evancia et sa marque principale Babilou, La Maison Bleue et People&Baby. À elles quatre, ces entreprises représentent près de 65 % du secteur marchand. Des incontournables avec qui les pouvoirs publics doivent désormais composer.    Quelques minutes après le début de notre entretien, la voix de Catherine se trouble. « Je suis tenace mais ce n’est plus possible. Ce système malmène tout le monde. C’est ma responsabilité de témoigner », lâche‐t‐elle, au bord des larmes. Son parcours ressemble à celui de nombreuses professionnelles de la petite enfance : une carrière sur le terrain, puis l’envie de progresser. Un poste de cadre en tant que coordinatrice d’une quinzaine de crèches dans la région Auvergne‐Rhône‐Alpes pour un grand groupe. Des journées à rallonge, le sentiment de perte de sens, la pression, l’épuisement permanent et le burn‐out qui explose « logiquement », comme une fatalité. En arrêt maladie lorsque nous l’appelons, Catherine sait déjà qu’elle ne reviendra pas.                                                                                 Cette quinquagénaire ne découvre pas la crise majeure qui traverse le secteur : manque de professionnelles qualifiées, pénurie de places ou salaires « au lance‐pierre ». Tout cela, elle l’a intégré depuis longtemps. Mais son quotidien a été chamboulé il y a quelques années, quand son entreprise de crèches a été rachetée par un « mastodonte » du secteur. Dans leurs bagages, les nouveaux dirigeants ont amené de nouveaux mots : des « process » pour optimiser la performance de l’entreprise, qui écrasent tout sur leur passage et dépouillent les professionnelles de leur marge de manœuvre. Des « revues mensuelles d’activité », pendant lesquelles les directeurs de crèche sont passés au gril par leurs « N+1 ». Des fiches d’objectifs et leur cortège de données chiffrées. Des primes de résultats, liées au remplissage de la crèche ou à d’autres indicateurs de performance.  En tant que coordinatrice, Catherine est la courroie de transmission entre le siège du groupe et les équipes sur le terrain. « Entre le marteau et l’enclume », dit‐elle. Bien sûr, il y a la pénurie de personnel, le stress de gérer des crèches avec des budgets serrés, le turnover permanent. « Dans mes quinze crèches, seul un quart des équipes sont stables depuis deux ans, comment voulez‐vous construire un accueil correct dans ces conditions ? » Mais ce qui plombe le plus Catherine, c’est ce sentiment de ne pas être en accord avec ses propres valeurs.                                                                        « On vend du rêve aux familles. » Les jolis prospectus de son employeur parlent de respect du rythme de l’enfant, de pédagogies innovantes, de crèches écolos ou bilingues. « Aux yeux du public, nous passons pour des passionnées avec un dévouement presque religieux, mais derrière, ça ne suit pas. Je suis heurtée dans mes convictions profondes que la petite enfance est là pour assurer de bonnes fondations aux tout‐petits. Si on ne peut plus le faire, tout s’effondre », soupire‐t‐elle.  En toile de fond, la peur de l’erreur ou du drame irréparable. En juin 2022, Catherine a été secouée par le décès d’un enfant de onze mois au sein d’une crèche du groupe People&Baby à Lyon. « Quand vous avez la tête dans le guidon, vous ne pouvez plus garantir la sécurité des enfants. Je pense que beaucoup de directrices se sont dit “ça aurait pu arriver dans ma crèche”. 

        […] Dans le milieu, le Graal est de signer un contrat avec de grandes entreprises ou des ministères présents sur tout le territoire. Faire affaire avec L’Oréal, Total, le ministère de l’Intérieur ou EDF, c’est la garantie de centaines de places commercialisées. Mais pour y parvenir, les groupes doivent être implantés partout en France, voire à l’étranger, pour que chaque salarié de ces multinationales puisse disposer d’une structure proche de chez lui. « Le nerf de la guerre, c’est le maillage territorial », confirme Amaury Chaumette [ancien directeur des ventes aux Petits Chaperons rouges – ndlr].    Afin d’augmenter ce maillage, les groupes rachètent, créent des structures ou bien nouent des partenariats avec d’autres crèches. Certaines entreprises comme Ma place en crèche ou Crèches pour tous (le réseau de People&Baby) se sont spécialisées dans cette activité. Elles deviennent alors des « bookers », que l’on peut comparer à des entreprises de courtage. Ces apporteurs d’affaires proposent les places de leurs crèches partenaires à des employeurs ou à des particuliers, moyennant une commission. Des grossistes en berceaux, en quelque sorte.    Car il faut remplir, coûte que coûte. Quelle que soit l’entreprise, la moindre place vacante, même une demi‐journée, est vue comme un manque à gagner. Qu’importe si les professionnelles sont déjà à bout de souffle. « C’est comme un avion : vous avez des charges fixes pour un trajet, donc il faut remplir au maximum », détaille Clémentine. Les directrices de crèche sont donc incitées à « faire de l’occasionnel », c’est-à-dire à faire signer des contrats à des familles pour quelques heures éparpillées çà et là. « On cherche des bouche‐trous », résume notre interlocutrice « Les consignes sont orales, parce que nous sommes parfois en dehors des clous. »                                       Selon la jeune femme, les marges nettes des crèches qu’elle pilotait étaient « importantes » sans que rien ne soit redistribué au personnel souvent payé au Smic, qui sert pourtant de « variable d’ajustement », déplore‐t‐elle. Et d’évoquer, elle aussi, les « revues de périmètres », ce moment où les directrices rendent des comptes à leurs supérieurs. « Ça se fait avec un enrobage de bienveillance. On ne leur dira jamais : “Il faut que tu rationnes les enfants” », raconte Clémentine. « Mais elles n’ont pas beaucoup de leviers, à part ne pas remplacer quelques absences ou grappiller sur quelques fournitures. Sauf que les filles sur le terrain le prennent en pleine tête ! »  « Les consignes sont orales, parce que nous sommes parfois en dehors des clous », souffle Bertrand (le prénom a été modifié). Jusqu’au début de l’année 2022, ce cadre a été le coordinateur de sept crèches d’un des plus gros groupes du secteur, en Bourgogne. « L’obsession de la direction, c’est de ne pas avoir de gras, pas de personnel en trop », raconte‐t‐il. Quitte à flirter avec la ligne rouge. « Régulièrement, sur certaines plages horaires, on arrivait à douze enfants pour une professionnelle, au lieu de six autorisés. La direction était parfaitement au courant. Elle disait que le directeur devait donner un coup de main, voire l’agent de service. L’idée d’un recrutement ou d’un intérimaire n’était jamais envisagée. »                                                                                                         Comme ses concurrents, Babilou a une obsession : ne pas faire travailler plus de professionnels que le minimum nécessaire. La masse salariale représente près de 80 % des coûts de fonctionnement d’une crèche. Tout le jeu consiste à ajuster en permanence le nombre de salariés présents dans la crèche en fonction du remplissage plus ou moins élevé de l’établissement. Tout en maintenant le taux d’encadrement prévu par la loi en atteignant les objectifs fixés par la CAF, pour bénéficier du niveau de subvention publique le plus haut. Il s’agit de ne pas laisser de « gras », pour grappiller un peu plus de marge.   Pour cela, l’entreprise dispose d’outils comme le Babilog. Un tableau de bord numérique où sont centralisés, jour par jour, les indicateurs de ses crèches : nombre d’heures facturées, places disponibles, taux d’occupation… Les statistiques de chaque crèche sont scrutées par le groupe, en temps réel, pour ajuster les effectifs au nombre d’enfants présents. Si la crèche n’est pas assez pleine, l’entreprise n’hésite pas à réduire le nombre de personnel auprès des enfants, pour rester au strict minimum légal...."   ____________

dimanche 12 octobre 2008

Crise : Et la gauche ?...

La crise de la gauche , la gauche et la crise

Gauche titanisée...?

Crise mine..?

Comment les "modernistes" du PS préparèrent le lit des déreglementations-privatisations-financiarisations, qui ne comptèrent pas pour peu dans l'émergence de la crise que nous vivons aujourd'hui

Droit d'inventaire..

"...La gauche française, celle qui a longtemps incarné la réforme ou la transformation sociale, est plus inaudible que jamais. Parce que certains grands médias n'ont d'attention que pour Nicolas Sarkozy? C'est ce que déplorent beaucoup de dirigeants socialistes, et ils n'ont sûrement pas tort. Il reste que cette crise prend aussi à revers une gauche qui a elle-même beaucoup contribué , depuis le début des années 80, à la cascade de mesures de déréglementation dont les effets se font sentir aujourd'hui. Une gauche qui, au lendemain de sa débâcle de 2002, n'a jamais voulu dresser un véritable bilan de son action passée.
Ce bilan-là, ce devoir d'«inventaire» dont Lionel Jospin avait un jour parlé au sujet des années Mitterrand mais qu'il a refusé dans le cas de sa propre action, la gauche ne pourra pourtant pas longtemps l'écarter si elle veut parvenir à refonder sa critique du capitalisme. Comme si l'essor du nouveau capitalisme, auquel on a assisté tout au long des années 1980 et 1990, avait eu un effet de mithridatisation sur la gauche.
Ce bilan doit certes être interprété avec circonspection car, dans le flot des mesures de déréglementation, certaines étaient peut-être nécessaires ou inévitables, tandis que d'autres ne l'étaient pas. De surcroît, tous les socialistes n'ont pas la même part dans l'héritage. Si Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, dans le prolongement de Pierre Bérégovoy, ont été aux avant-postes des mesures de déréglementation, d'autres n'y ont pris aucune part ou ont combattu ces évolutions.
Sous ces réserves, voici un bilan succinct de l'action de la gauche et des grandes réformes dont elle porte la paternité, qui ont contribué, faiblement pour certaines, fortement pour d'autres, à la financiarisation de l'économie et sa déréglementation.

Un homme politique ne peut évidemment être jugé au regard de la trajectoire de ses anciens collaborateurs. Dans le cas de la gauche, le nombre des ex-hauts fonctionnaires qui ont servi des socialistes de premier plan, avant d'aller faire fortune dans le privé, sont si nombreux que cela finit pourtant, forcément, par prendre une signification. Cela suggère à tout le moins une très forte porosité entre les deux mondes. Et, a posteriori, cela donne aussi quelques clefs de compréhension de certaines réformes dites de gauche.A l'heure du bilan, il faut donc faire aussi celui-là: après avoir participé à la conception de réformes politiques majeures, de nombreux serviteurs de la gauche sont passés avec armes et bagages dans un autre camp. Par commodité, appelons-le le camp du cAC40.Dressons une liste rapide (et non exhaustive) de quelques grandes figures du capitalisme parisien. Par les cabinets de Pierre Bérégovoy, le «Pinay de gauche», quelques grands noms sont ainsi passés: tel Jean-Charles Naouri, qui en fut le directeur de cabinet, et qui est le président et l'actionnaire principal du groupe Casino; tel Guillaume Hannezo, qui a fait ses classes au même endroit avant d'être le principal collaborateur de Jean-Marie Messier, l'ex-PDG de Vivendi Universal, et de passer ensuite comme associé-gérant dans la grande banque d'affaires, Rothschild et Compagnie.

Avant qu'il ne prenne la direction du Fonds monétaire international (FMI), le socialiste Dominique Strauss-Kahn avait, lui aussi, essaimé un grand nombre de ses plus proches collaborateurs de ses anciens cabinets à quelques-uns des postes les plus prestigieux du gratin de l'industrie et de la finance française. Stéphane Richard, qui a travaillé avec lui, a ainsi fait fortune en organisant un LBO sur le pôle immobilier de l'ex-Générale des eaux (transformée en Nexity), avant de diriger Veolia-Transports, puis devenir le directeur de cabinet de Christine Lagarde.L'ancien directeur de cabinet à l'industrie, Paul Hermelin, est directeur exécutif de Capgemini. Directeur de cabinet lui aussi, mais aux finances, François Villeroy de Galhau est maintenant le président de Cetelem et l'un des grands barons de BNP Paribas.Et dans le cas de Laurent Fabius, la liste est encore plus impressionnante. Son ancien directeur de cabinet, Louis Schweitzer, qui préside le conseil de surveillance de Renault et celui du Monde, a figuré en 2006 en deuxième rang au hit parade des patrons les mieux payés en France, grâce à de très abondantes stock-options. Un autre de ses anciens collaborateurs et ami, Serge Weinberg, a longtemps dirigé l'empire Pinault (PPR) avant de créer son propre fonds d'investissement, Weinbergcapital.

Le conseiller spécial de Laurent Fabius, Marc-Antoine Jamet, est maintenant secrétaire général du groupe LVMH. Ancien directeur adjoint de cabinet, Bruno Cremel a lui aussi pantouflé chez PPR. Quant à Matthieu Pigasse, ancien directeur adjoint des cabinets de «DSK» puis de Laurent Fabius, il est devenu l'une des grandes figures de la banque Lazard.La porosité entre les deux mondes, celui de la politique et celui des affaires, ne fonctionne pas d'ailleurs que de cette manière. Il existe d'autres passerelles. Le cas de Laurent Fabius est de ce point de vue très révélateur. Avec cinq de ses amis, dont l'actuel président d'Arte Jérôme Clément ou encore Serge Weinberg, il a racheté voici quelques mois à Artémis (la holding personnelle de François Pinault) la société Piazza, qui est l'une des maisons d'enchères les plus connues en France.

Si le capitalisme français est l'un des plus ouverts aux grands fonds d'investissement étrangers et notamment des grands fonds anglo-saxons; si les entreprises sont ainsi contrôlées à près de 45% par ces fonds, à comparer à des taux de 20% à 30% aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne; si donc le capitalisme français est l'un des plus fragilisés par les évolutions récentes, c'est évidemment à cause des privatisations conduites à marche forcée, en France, depuis le milieu des années 1980 par la droite d'abord, mais aussi par la gauche.Si l'on dresse par exemple un bilan des privatisations conduites en France de la mi-1986 jusqu'à la mi-2002, c'est-à-dire du gouvernement de Jacques Chirac jusqu'à celui de Lionel Jospin, le bilan est en effet éloquent. Le montant total des cessions d'actifs publics dépasse légèrement la barre des 70 milliards d'euros (valeur 2002). Et ce montant se décompose approximativement de la manière suivante: 13 milliards sous le gouvernement Chirac de 1986 à 1988, 17 milliards sous le gouvernement Balladur de 1993 à 1995, 9,4 milliards sous le gouvernement Juppé de 1995 à 1997 et 31 milliards sous le gouvernement Jospin. Pour la gauche, et particulièrement pour Lionel Jospin, le bilan est donc accablant : en tête du hit-parade, le dirigeant socialiste se distingue aussi pour avoir trahi sa parole de ne jamais ouvrir le capital d'une entreprise du service public. Il avait en effet promis de ne pas ouvrir le capital d'une entreprise publique, mais sous la pression de quelques-uns de ses amis, dont Dominique Strauss-Kahn, il renie son engagement dans les semaines qui suivent son installation à Matignon et organise la privatisation partielle de France Telecom.

Les derniers mois du gouvernement de Lionel Jospin donnent même lieu à un véritable concours Lépine de la privatisation. C'était à qui proposera l'idée la plus sulfureuse. On se souvient ainsi que le ministre des finances, Laurent Fabius, à deux mois des élections législatives prend la responsabilité de lancer la privatisation des autoroutes en France, en commençant par ASF – privatisation qui constituait jusque-là, et pour de bonnes raisons, un tabou.Et le même Laurent Fabius se livre, à la même époque, à une surenchère avec son rival en social-libéralisme, Dominique Strauss-Kahn, pour sceller le sort d'EDF: l'un propose l'ouverture de son capital, tandis que l'autre va encore au-delà en souhaitant que la part détenue par l'Etat tombe même sous les 50%.

Depuis 2002, la gauche a certes évolué. Alors que le candidat Nicolas Sarkozy, avant l'élection présidentielle a défendu la privatisation de GDF, la gauche s'y est opposée. De même qu'elle s'oppose au projet actuel de privatisation de La Poste. Il reste qu'elle est encore prisonnière de son histoire. Aujourd'hui toujours, c'est un petit peu le «ni-ni» mitterrandien qui commande: ni nationalisation; ni privatisation.Dans la confrontation ancienne entre l'Etat et le marché, le balancier a donc été très loin, ces dernières années, au détriment du premier et à l'avantage du second. Et la gauche a grandement contribué à cette évolution. Faut-il donc que le balancier reparte dans l'autre sens? Terrible clin d'œil de l'histoire: on retiendra qu'en 2008, l'Amérique de Bush a pris des mesures de nationalisations – pour sauver des actionnaires menacés de faillite – que la gauche socialiste n'a plus l'audace de suggérer depuis plus de 25 ans.Dans les outrances qu'a connues le capitalisme anglo-saxon ces dernières années, le système des stock-options est l'un des symboles les plus forts. Et l'un des symboles aussi des dérives dans lesquelles se sont laissé prendre certains socialistes. A preuve, le premier ministre des finances qui a osé proposer une très forte défiscalisation des stock-options a été un dénommé... Dominique Strauss-Kahn. On se souvient du tollé que cela a suscité au début de 1999. Après beaucoup d'hésitations, Lionel Jospin a enterré finalement le projet.

Mais, repris quelques mois plus tard, il a fini par voir le jour, sous une forme amendée, sous la responsabilité d'un autre ministre des finances, un certain... Laurent Fabius. Plus généralement, la gauche s'était alors lancée, dans ces années 1997-2002, dans une course «au moins-disant» fiscal, qui l'avait conduite, sur proposition de Laurent Fabius, jusqu'à abaisser le taux marginal de l'impôt sur le revenu.Avec le recul, peut-être a-t-on oublié les dérives dans lesquelles certains socialistes se sont laissé aller. En veut-on un petit échantillon, il suffit de se replonger dans les derniers jours de la campagne présidentielle, au début de 2002.Le 22 janvier, Dominique Strauss-Kahn, est l'invité de RTL: «Le vrai débat, est entre ceux que justement on appelle – à tort ou à raison – "les modernistes", et ceux, que j'appellerai "plus conservateurs"... C'est ça le vrai débat!» Les conservateurs, qui ne sont jamais nommément désignés, apprécient... Le lendemain, 23 janvier, nouvelle attaque d'un proche de Laurent Fabius.Didier Migaud, rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale (aujourd'hui président de la commission des finances), fait la "une" du Figaro-Economie. Il a une suggestion à verser au débat: dynamiter l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF): «Prenons l'exemple de l'ISF, dit-il: c'est un acquis désormais peu contesté dans son principe depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir et il faut s'en réjouir. Mais cet impôt a des effets pervers qui incitent de nombreux contribuables à délocaliser leur fortune ou leur patrimoine professionnel, au détriment de l'emploi dans ce dernier cas. Il semble nécessaire de remettre sur le métier cet impôt, de modifier son assiette et son taux pour le rendre économiquement supportable et mettre ainsi fin à ses effets pervers.

Le patron des patrons, Ernest-Antoine Seillière, en tombe à la renverse. «Une partie de la gauche actuellement est en train de s'intéresser aux idées du Medef, par exemple la gauche qui se veut plus moderne», relève-t-il le 27 janvier, lors du Grand jury RTL-Le Monde-LCI, citant Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius. «Nous sommes très heureux de la mise en débat de nos idées à laquelle nous assistons actuellement», dit encore le président du Medef, dont le mouvement a adopté, quelques jours plus tôt, en congrès à Lyon, neuf résolutions destinées à «harceler» la classe politique . «Le débat politique s'installe, et à gauche comme à droite, beaucoup commencent à se mettre sur un terrain que nous avons nous-mêmes défriché avec le syndicalisme réformateur, Nicole Notat et la CFDT», poursuit-il, relevant que Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn «sont convertis à la modernité actuellement, comme le risque, les fonds de pension. Tout ceci nous fait plaisir».

En somme, pendant plus de deux décennies, les coups de boutoirs du modèle anglo-saxon ont ébranlé le modèle français. Et au passage, ils ont aussi mis à mal le vieux modèle de transformation sociale, qui a longtemps été le fonds de commerce de la gauche. Maintenant que ce capitalisme-là est en crise grave, cette gauche-là saura-t-elle refonder sa doctrine?" (Laurent Mauduit)-Mediapart-

Michel Beaud, La politique économique de la gauche.

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Vers un retour de la question sociale au coeur de la crise
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- http://lafrancelibre.20minutes...

180 milliards d’Euro chaque année sont volé par les RICHES FORTUNE DE ET LES SPECULATEURS/PILLEURS DE France
Depuis 1982, le PIB a vu fléchir la part du revenu salarial de 10 % au profit d’un transfert vers le revenu du capital, soit la modique somme de 180 milliards d’euro pour notre pays et qui chose incroyable est révélé par l’association internationale des banquiers dans leur dernier rapport qu’il vienne de publier et qui est passé sous silence en France.

180 milliards piller aux salariés directement par les spéculateurs, le holdup du siècle organisé non pas une fois mais chaque fin d’année ou la France dont le PIB et de 1800 milliards d’euro se voit ponctionner sur les revenus des salaries cette somme faramineuse de près de 1200 milliards de Francs ! 180 milliard de cadeaux fait aux milliardaires

180 milliards serait suffisant pour:
ø Combler le déficit de la sécurité sociale ( et cela définitivement)
ø Combler la totalité des régimes de retraites et les rendre excédentaires a vie
ø Combler l’assurance chômage
ø Découvrir de nouvelles molécules pour la recherche (parkinson, sida..)
ø Lancer un véritable plan pour les vieux (vrai maison de retraite publique)
ø Lancer un vaste projet de réaménagement du territoire (sncf, poste hopitaux..)
Ces 180 milliards ponctionné en cadeaux fiscaux doivent être rendu !
Même l’ancien président de la banque fédérale américaine, Allan Greenspan a révéler qu’il y a un danger en Europe et au USA, qui provoquerait un crash sans précédent par une révolte voir des révolutions des peuple y compris au USA et qu’il fallait stopper ce prélèvement.
Ainsi de 66 % le PIB n’est plus constitué que de 53 % des revenus du travail.
Euromiliardaire, comment devenir plus riche que riche: un séjour en France de dix ans suffit.