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lundi 23 janvier 2017

Perturbateurs endocriniens (suite)

Y revenir encore...
                       D'autant plus que, sur la question, le silence dure
   Un dossier déjà très lourd
                                    «  La plupart des scientifiques pensent qu’exprimer publiquement leur point de vue sur des questions politiques et participer aux débats de société pourrait compromettre leur objectivité et leur neutralité ». (…) « Nous considérons qu’il n’est plus acceptable de nous taire. » Dans une tribune publiée le 29 novembre dernier dans Le Monde, un collectif international d’une centaine de scientifiques sort de son silence et prend la plume, acérée, pour dénoncer la stratégie déployée par certains industriels. La manip ? Déformer « délibérément des preuves scientifiques afin de créer une fausse impression de controverse ». Tel est le sort réservé, selon eux, aux perturbateurs endocriniens comme ce fut le cas pour le changement climatique ou les dangers du tabac. La raison qui les pousse à sortir de leur réserve est double. D’un côté, il existe bien un consensus des sociétés savantes sur le fait que « les perturbateurs endocriniens constituent une menace mondiale pour la santé » – nulle controverse en vue ; de l’autre, la seule voie possible et efficace pour s’en prémunir passe par la réglementation. Les mesures individuelles ne peuvent en effet suffire pour réduire l’exposition, précisent-ils.
         Sur le  dioxyde de titane, il faut encore informer et alerter les pouvoirs publics
                                                 C’est une nouvelle mise en garde sur les risques associés aux nanoparticules, ces particules lilliputiennes présentes dans de multiples produits de consommation courante, notamment alimentaires. Une étude sur des rats conduite par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), publiée vendredi 20 janvier dans Scientific Reports, met en évidence un effet non seulement délétère pour le système immunitaire, mais aussi possiblement cancérogène du dioxyde de titane (TiO2), un additif très courant, utilisé par les industriels en Europe sous l’appellation E171. Même si les scientifiques soulignent que leurs résultats ne sont pas directement transposables à l’homme, il n’en s’agit pas moins d’une sérieuse alerte sanitaire à l’adresse des consommateurs et des pouvoirs publics.
          Sous forme nanoparticulaire, le TiO2 est incorporé à de nombreux produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les dentifrices, les crèmes solaires et diverses formulations pharmaceutiques, mais aussi les peintures ou les matériaux de construction. Dans le secteur agroalimentaire, on trouve du E171, notamment dans les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés ou les gommes à mâcher. En juin 2016, l’association Agir pour l’environnement avait révélé sa présence dans des biscuits LU, des chewing-gums Malabar et de la blanquette de veau William Saurin. Tout récemment, le 19 janvier, elle a montré qu’il y en avait également dans les bonbons Têtes brûlées et les chewing-gums NEW’R de Leclerc.
              Les perturbateurs endocriniens ne perturbent pas trop les firmes.
                    C'est plus rentable de nier le problème ou de semer le doute.
                         ...C’est un paragraphe qui n’a l’air de rien, ajouté tout en bas du document à la dernière minute. Il évoque, dans une formulation aussi tortueuse qu’impénétrable, une dérogation pour les produits agissant sur « la mue et/ou la croissance des organismes nuisibles ». Mais, reformulé en langage commun, il s’agit ni plus ni moins d’une concession de la Commission européenne au lobby des pesticides.
      Quelques jours avant Noël, mercredi 21 décembre, avec trois ans de retard, la Commission doit soumettre  au vote sa proposition de réglementation sur les perturbateurs endocriniens, ces produits chimiques omniprésents, capables d’interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses parfois infimes. Cette proposition est censée appliquer une disposition très stricte du règlement européen sur les pesticides : l’interdiction des pesticides qui seront reconnus comme perturbateurs endocriniens.
     Ce sont donc les critères qui permettent de les identifier que la Commission a élaborés et que les représentants des Etats membres doivent adopter ou rejeter Le vote se tiendra au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la sécurité animale après six mois de tractations.
Si le diable se cache dans les détails, le paragraphe inséré par la Commission à la dernière minute n’a, lui, rien d’anecdotique. Alors que le « règlement pesticides » exige de retirer les perturbateurs endocriniens du marché, il crée une dérogation pour tout un groupe de pesticides qui ont justement la particularité… d’être des perturbateurs endocriniens. Certains pesticides, en effet, anéantissent les insectes ou les plantes dits « nuisibles » aux cultures en agissant sur leur système hormonal pour bloquer leur mue ou leur croissance. En d’autres termes, ce sont des pesticides qui ont été conçus pour être des perturbateurs endocriniens. Or, plutôt que de se servir de cette connaissance pour les identifier et les interdire, la Commission propose qu’ils soient épargnés...
      Le lobbying bruxellois ne faiblit pas. 

                                                            Une bombe sanitaire
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vendredi 23 décembre 2016

Points du jour

__ En attendant la baisse des coûts...la route solaire cherche son chemin
                          Pas encore très...lumineux.... Le Wattway profiterait-il surtout  à ...Colas?



__  Entre chaos et richesses, la RD du Congo de nouveau à la dérive.
           Une zône de conflits et de pillage organisé depuis des décennies.

__ EDF: vers des factures qui  explosent?
            Le grand carénage ne sera pas un cadeau.

__ Les banques ne perdent pas le nord.

__ Les mégabanques, vers de nouveaux  exploits.

__ David Thomson,l' homme qui parlait aux  jihadistes, évoque les erreurs de l' Europe.

__ Après le Brexit, on évoque en Allemagne l'’«Exitaly».

__ Les perturbateurs endocriniens ne perturbent pas trop les firmes.
               C'est plus rentable de nier le problème ou de semer le doute.
                         C’est un paragraphe qui n’a l’air de rien, ajouté tout en bas du document à la dernière minute. Il évoque, dans une formulation aussi tortueuse qu’impénétrable, une dérogation pour les produits agissant sur « la mue et/ou la croissance des organismes nuisibles ». Mais, reformulé en langage commun, il s’agit ni plus ni moins d’une concession de la Commission européenne au lobby des pesticides.
Quelques jours avant Noël, mercredi 21 décembre, avec trois ans de retard, la Commission doit soumettre  au vote sa proposition de réglementation sur les perturbateurs endocriniens, ces produits chimiques omniprésents, capables d’interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses parfois infimes. Cette proposition est censée applique une disposition très stricte du règlement européen sur les pesticides : l’interdiction des pesticides qui seront reconnus comme perturbateurs endocriniens.
Ce sont donc les critères qui permettent de les identifier que la Commission a élaborés et que les représentants des Etats membres doivent adopter ou rejeter Le vote se tiendra au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la sécurité animale après six mois de tractations.
Si le diable se cache dans les détails, le paragraphe inséré par la Commission à la dernière minute n’a, lui, rien d’anecdotique. Alors que le « règlement pesticides » exige de retirer les perturbateurs endocriniens du marché, il crée une dérogation pour tout un groupe de pesticides qui ont justement la particularité… d’être des perturbateurs endocriniens. Certains pesticides, en effet, anéantissent les insectes ou les plantes dits « nuisibles » aux cultures en agissant sur leur système hormonal pour bloquer leur mue ou leur croissance. En d’autres termes, ce sont des pesticides qui ont été conçus pour être des perturbateurs endocriniens. Or, plutôt que de se servir de cette connaissance pour les identifier et les interdire, la Commission propose qu’ils soient épargnés...
      Le lobbying bruxellois ne faiblit pas.
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lundi 2 novembre 2015

Perturbateurs endocriniens

Notes sur une bombe sanitaire
                                                 Il y a une chose qui perturbe: c'est le quasi-silence officiel et l'inaction remarquables des divers responsables sur une menace pourtant dénoncée depuis des lustres.
  Si les problèmes climatiques nous préoccupent beaucoup, les menaces hormonales et neurologiques progressent à bas bruit, dans la quasi indifférence d'un grand public laissé dans l'ignorance et des médecins généralistes, souvent pas ou peu préparés à un vrai travail d'information et de prévention, ou simplement à de vrais questionnements.
   Certes des alertes ont déjà été lancées au sujet des effets nocifs des métaux lourds, notamment du plomb, de l'aluminium, du mercure, des solvants et des multiples produits chimiques qui constituent notre environnement souvent quotidien. Marie Robin a fait un formidable travail sur la toxicité des produits phytosanitaires en agriculture et a bien souligné la force des groupes de pression qui s'exercent en faveur de leur développement.
 Les nanoparticules sont aujourd'hui aussi sur la sellette.
___Les perturbateurs endocriniens sont à l'origine d'anomalies, de dysfonctionnements, dont les causes sont parfois certaines ou parfois fortement soupçonnées. 
   Un problème majeur, dont on ne soupçonne guère l'ampleur et la portée, qui mériterait une plus grande mobilisation, avec prudence mais rigueur.
Les enjeux industriels et financiers sont considérables. Le lobbying et la contre-information s'exercent à tous les niveaux.
  Les rapports d'experts sont nombreux. La France est en retard dans la prise de conscience et les applications urgentes, malgré les connaissances acquises en la matière....
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(*)  Dans une enquête édifiante, "Intoxication", la journaliste Stéphane Horel raconte comment, en 2009, le Parlement de Strasbourg a chargé la Commission européenne de définir juridiquement ce que sont les perturbateurs. Car aucun pays ne peut interdire, ni même limiter, l’usage de choses qui n’existent pas dans les textes. Rien de plus simple sur le papier… Sauf que, rapporte la journaliste, les industries chimiques et les fabricants de pesticides ont sorti l’artillerie lourde en matière de lobbying pour contrer une définition qui pourrait leur coûter des millions d’euros. Un rapport très critique contre les perturbateurs est remis en 2012 à la Commission ? Il déclenche illico une contre-attaque : des pseudo-scientifiques prennent la plume dans des revues spécialisées pour le dézinguer, lui et "son approche 'anecdotique' qui ne permet pas d’offrir une 'analyse équilibrée'" de la question. Ces scientifiques œuvrent en réalité au service des grandes entreprises et sont rémunérés pour produire de la sound science ("science sensée"). Ce charabia d’apparence sérieuse ne sert qu’à semer le doute chez les politiques, et donc à retarder toute forme de régulation. Parmi les perles de déni relevées par Stéphane Horel, un texte produit par l’industrie chimique avance même que les perturbateurs n’ont pas plus d’effet sur l’homme que la caféine ou les films d’horreur… Le hic, c’est que ces "doutes" sont opportunément relayés par un certain nombre d’instances bruxelloises, plus désireuses de ménager les industriels que la santé de nos concitoyens. Et toutes ces gesticulations finissent par payer : la définition de ce qu’est un perturbateur endocrinien, qui aurait dû voir le jour en 2013, est restée au fond d’un tiroir.
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- Toxicité à la maison
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mercredi 7 juillet 2021

Mangez des métaux lourds

Mais vous êtes prévenus: 

           Ce n'est pas bon pour la sante. Mais vraiment pas. Et nous sommes plus ou moins touchés. Ils sont partout, même dans les organismes. C'est encore confirmé. Surtout le cadmium. Assez s'études et de rapports convergent sur ce point. La neurotoxicité de ces métaux ne fait plus de doute.                                                                                                                                        Cela fait déjà longtemps que l'on parle et que l'on met en garde contre les perturbateurs endocriniens, qui ne sont pas sans effet sut notre organisme, notre système hormonal. Une menace souvent ignorée, tue ou oubliée.  Il y a une chose qui perturbe: c'est le quasi-silence officiel et l'inaction remarquables des divers responsables sur une menace pourtant dénoncée depuis des lustres.

     Si les problèmes climatiques nous préoccupent beaucoup, les menaces hormonales et neurologiques progressent à bas bruit, dans la quasi indifférence d'un grand public laissé dans l'ignorance et des médecins généralistes, souvent pas ou peu préparés à un vrai travail d'information et de prévention, ou simplement à de vrais questionnements.
   Certes des alertes ont déjà été lancées au sujet des effets nocifs des métaux lourds, notamment du plomb, de l'aluminium, du mercure, des solvants et des multiples produits chimiques qui constituent notre environnement souvent quotidien. Marie Robin a fait un formidable travail sur la toxicité des produits phytosanitaires en agriculture et a bien souligné la force des groupes de pression qui s'exercent en faveur de leur développement.
 Les nanoparticules sont aujourd'hui aussi sur la sellette.
___Les perturbateurs endocriniens sont à l'origine d'anomalies, de dysfonctionnements, dont les causes sont parfois certaines ou parfois fortement soupçonnées. 
   Un problème majeur, dont on ne soupçonne guère l'ampleur et la portée, qui mériterait une plus grande mobilisation, avec prudence mais rigueur.
Les enjeux industriels et financiers sont considérables. Le lobbying et la contre-information s'exercent à tous les niveaux.
  Les rapports d'experts sont nombreux. La France est en retard dans la prise de conscience et les applications urgentes, malgré les connaissances acquises en la matière....
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(*)  Dans une enquête édifiante, "Intoxication", la journaliste Stéphane Horel raconte comment, en 2009, le Parlement de Strasbourg a chargé la Commission européenne de définir juridiquement ce que sont les perturbateurs. Car aucun pays ne peut interdire, ni même limiter, l’usage de choses qui n’existent pas dans les textes. Rien de plus simple sur le papier… Sauf que, rapporte la journaliste, les industries chimiques et les fabricants de pesticides ont sorti l’artillerie lourde en matière de lobbying pour contrer une définition qui pourrait leur coûter des millions d’euros. Un rapport très critique contre les perturbateurs est remis en 2012 à la Commission ? Il déclenche illico une contre-attaque : des pseudo-scientifiques prennent la plume dans des revues spécialisées pour le dézinguer, lui et "son approche 'anecdotique' qui ne permet pas d’offrir une 'analyse équilibrée'" de la question. Ces scientifiques œuvrent en réalité au service des grandes entreprises et sont rémunérés pour produire de la sound science ("science sensée"). Ce charabia d’apparence sérieuse ne sert qu’à semer le doute chez les politiques, et donc à retarder toute forme de régulation. Parmi les perles de déni relevées par Stéphane Horel, un texte produit par l’industrie chimique avance même que les perturbateurs n’ont pas plus d’effet sur l’homme que la caféine ou les films d’horreur… Le hic, c’est que ces "doutes" sont opportunément relayés par un certain nombre d’instances bruxelloises, plus désireuses de ménager les industriels que la santé de nos concitoyens. Et toutes ces gesticulations finissent par payer : la définition de ce qu’est un perturbateur endocrinien, qui aurait dû voir le jour en 2013, est restée au fond d’un tiroir.
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- Toxicité à la maison    _____________________________

vendredi 18 décembre 2009

Savoir et lobbying

Récupérations(climatiques)

De la science aux enjeux politiques et économiques

Dans ce problème complexe sur le climat, au delà des débats d'experts de bonne foi, se livrent des conflits d'intérêts, le plus souvent masqués, dans un sens ou dans l'autre
Comment repérer l'instrumentalisation de l'écobusiness ou de l'écophobie?
Pas toujours facile...
Un discours brouillé

-_______« McDonald's et ses partenaires s'engagent dans la lutte contre le réchauffement climatique. A l'occasion de la conférence de l'Onu à Copenhague, nous pensons que c'est notre responsabilité de chefs d'entreprise et de citoyens de prendre position clairement contre le réchauffement climatique. »La chaîne de fast-food, qui réfléchit déjà à comment réduire les rots des vaches pour polluer moins, rappelle son « bilan depuis 1992 » et annonce ses propres objectifs de réduction pour 2020, en précisant :« Réduire de 60% nos émissions de gaz à effet dans nos restaurants et de 20% sur le périmètre global de nos activités »... on découvre la pub de Renault pour sa nouvelle voiture électrique (Z.E.) annoncée pour 2012, un sujet qui fait polémique parmi les écolos. On tourne encore la page, et EDF Suez nous parle de Cofely, son système de chauffage par le sol qui nous promet 30% d'économies d'énergie..."
_______-l’International Policy Network, une organisation lobbyiste britannique, reprend la thématique des mythes environnementaux, si chère à Fred Singer et publie « Environment & Health : Myths & Realities » (Environnement et Santé : Mythes et Réalités). Notons au passage que IPN est un nom de marque. La raison sociale réelle de cette organisation est Atlas Economic Research Foundation UK, identique au think tank de Fairfax qui a généreusement hébergé gratuitement le SEPP en 1995. IPN est financé à 75% par les entreprises, avec 450 000 livres sur les 600 000 livres de son budget total 2001. .Entre 1998 et 2005, IPN a reçu du pétrolier ExxonMobil 295 000 dollars, dont 45 000 en 2004 spécifiquement destinés à soutenir son action sur les « questions du changement climatique et de l’énergie ».En 2005, la contribution d’ExxonMobil représentait de l’ordre de 30% du budget total de l’IPN. Le communiqué de presse d’IPN énumère les thèmes abordés: Les pesticides sont bénéfiques pour l’homme___La dangerosité des produits chimiques perturbateurs endocriniens (qui modifient l’équilibre hormonal et les fonctions reproductives) n’est pas établie. (Sur l’état des connaissances scientifiques en la matière, voir Wikipedia Modulateur Endocrinien)___Les nitrates ne sont pas dangereux pour la santé humaine__Les efforts visant à prévenir les irradiations à bas niveau sont inutiles.Les craintes sur la toxicité de la dioxine sont totalement injustifiées.__Le réchauffement climatique aura des effets bénéfiques et l’on ne doit pas s’inquiéter d’éventuelles surmortalités dues aux canicules.."
-En marge de Copenhague
- Comment les entreprises profitent de Copenhague
-Copenhague 2009: quels enjeux?

-Prophétisme écologique?-
__
Plus vert que vert-__ Ecologie et société de coopération-__Pour un "localisme" ouvert-__G8 : Ecobusiness ?- __Développement durable ou décroissance soutenable ?

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Climat et Lobbying : Ramifications françaises:
"Mythes écologiques, version anglaiseEn 2004 l’International Policy Network, une organisation lobbyiste britannique, reprend la thématique des mythes environnementaux, si chère à Fred Singer et publie « Environment & Health : Myths & Realities » (Environnement et Santé : Mythes et Réalités). Notons au passage que IPN est un nom de marque. La raison sociale réelle de cette organisation est Atlas Economic Research Foundation UK, identique au think tank de Fairfax qui a généreusement hébergé gratuitement le SEPP en 1995. IPN est financé à 75% par les entreprises, avec 450 000 livres sur les 600 000 livres de son budget total 2001. .___Entre 1998 et 2005, IPN a reçu du pétrolier ExxonMobil 295 000 dollars, dont 45 000 en 2004 spécifiquement destinés à soutenir son action sur les « questions du changement climatique et de l’énergie ».___En 2005, la contribution d’ExxonMobil représentait de l’ordre de 30% du budget total de l’IPN. __Le communiqué de presse d’IPN [3]énumère les thèmes abordés : Les pesticides sont bénéfiques pour l’homme ---- La dangerosité des produits chimiques perturbateurs endocriniens (qui modifient l’équilibre hormonal et les fonctions reproductives) n’est pas établie. -(Sur l’état des connaissances scientifiques en la matière, voir Wikipedia Modulateur Endocrinien)__Les nitrates ne sont pas dangereux pour la santé humaine__Les efforts visant à prévenir les irradiations à bas niveau sont inutiles. __ Les craintes sur la toxicité de la dioxine sont totalement injustifiées. __Le réchauffement climatique aura des effets bénéfiques et l’on ne doit pas s’inquiéter d’éventuelles surmortalités dues aux canicules....."

-Fred Singer, l’étrange référence de Vincent Courtillot et Claude Allègre

-Climato-sceptiques : Fred Singer, lobbyiste professionnel__>> Fred Singer, « Prix Nobel » ?

-La Servitude Climatique : un livre qui tombe à pic - AgoraVox
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- -L’offensive libertarienne contre le Giec n’est pas dénuée d’arrière-pensées et d’appuis financiers:
"... l’Institut de physique du globe et membre de l’Académie des sciences, proche de Claude Allègre( Il)vient de publier un livre, Nouveau Voyage au centre de la terre, où il veut tisser des liens entre géologie et climat. A l’occasion du sommet de Copenhague, France Culture (l’émission « Science publique ») l’invite pour exposer son point de vue : ce n’est pas le CO2 mais le soleil qui joue un rôle majeur dans le changement climatique. Selon lui, comme il s’en explique dans une vidéo promotionnelle (voir ci-dessous) tournée par son éditeur, Odile Jacob : « Au lieu que le gaz carbonique soit le premier effet sur le climat, et le soleil un petit effet, c’est peut-être le contraire. C’est l’hypothèse que nous faisons. » Il croit savoir que « le réchauffement climatique ne se poursuit pas, il s’est interrompu depuis dix ans » et que « pour l’instant les prévisions qui associaient à la température, non pas le soleil, mais le gaz carbonique, se trompent beaucoup. » Une analyse très contestée par ses pairs, sur le fond et sur la forme (la parution d’un article dans une revue scientifique tronquant des données, voir ici les articles de Sylvestre Huet dans son blog Science 2 et ceux du site realclimate, ici et là, sur cette ténébreuse affaire)
Sur quels travaux de recherche s’appuie Vincent Courtillot pour relativiser à ce point le rôle du carbone dans la crise climatique ? Dans cette vidéo, il cite deux sources
: Richard Lindzen, « climatologue très célèbre du MIT (Massachusetts Institute of Technology) », et Nicola Scafetta, « physicien du soleil reconnu ». Qui sont ces deux chercheurs américains ? En les pistant sur internet, on retrouve leurs traces dans les publications du Heartland Institute, un think tank dédié à « la découverte, le développement et la promotion des solutions du libre marché aux problèmes économiques et sociaux ». Par exemple, en matière d’éducation, d’assurance-santé, de protection de l’environnement et de privatisation des services publics.____
Richard Lindzen a participé au printemps dernier à une conférence « internationale » du Heartland Institute à New York sur le changement climatique (voir ici comment le Heartland Institute organise ses « conférences internationales »). C’est un scientifique reconnu, quoique « de plus en plus idéologique »

C’est au nom de l’éthique scientifique du doute et de la vérification empirique des faits que les climato-sceptiques aiment justifier leur démarche : ne pas prendre les conclusions du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour acquises, toujours les remettre en cause et douter du rôle du CO2 dans le réchauffement de la planète. Ils oublient le plus souvent de se livrer au même exercice d’autocritique. C’est dommage car il y a beaucoup à apprendre en fouillant les données qu’ils citent pour étayer leurs hypothèses....__________Nicola Scafetta est statisticien à Duke University, et l’un des auteurs du rapport que le think tank a publié pour contrer le Giec et se moquer du panel de chercheurs de l’ONU : « Climate change reconsidered », signé par le NIPCC (« non governemental international panel on climate change »), acronyme en forme de jeu de mots car en anglais le Giec se dit « IPCC ». Epais document de plus de 700 pages, ce texte s’attache à réfuter les méthodes de calcul et les conclusions du Giec. C’est une bible pour les climato-sceptiques, parue en juin dernier, en plein débat parlementaire américain sur la loi sur le climat. Les liens de ces deux scientifiques américains avec le think tank sont donc récents, et précèdent la parution du livre de Vincent Courtillot – sorti en septembre 2009. Sur sa page personnelle, Nicola Scafetta cite le « non-rapport du GIEC » en première ligne de ses publications.
Pour être complet, il faut ajouter que les articles de Nicola Scafetta font l’objet de vigoureuses critiques et même de réfutations de la part de ses pairs. Les auteurs du modèle permettant de mesurer l’éclairement solaire que le statisticien utilise dans un récent article ont rejeté ses conclusions. Et contesté l’usage qu’il fait de leurs calculs. Il continue pourtant de publier dans les revues scientifiques, et pas les plus mauvaises.
*Amiante, plomb, PCB... : des dangers « exagérés »
En fouillant le site du Heartland Institute, on trouve des choses encore plus intéressantes. La relativisation, par exemple, des effets nocifs sur la santé de l’amiante, du plomb, du mercure, des pesticides, du PCB, des perturbateurs endocriniens... « Dans chaque cas, de nouvelles recherches ont prouvé que les menaces avaient été beaucoup exagérées. » Résultat, fort regretté par les lobbyistes : « Le coût des politiques publiques adoptées a de loin dépassé leur intérêt. » En pleine bataille juridique des victimes de l’amiante ou des pesticides de par le monde pour défendre leurs droits, le think tank choisit le camp des pollueurs.
Nombreux sont les domaines couverts par le think tank : l’éducation, l’environnement, l’assurance-santé... et le tabac. Chercher l’erreur. Avec un axe majeur de travail sur ce dernier sujet : dénoncer « l’exagération des groupes anti-tabac ». Joseph Bast, président du Heartland Institute, a publié un livre sur le sujet élégamment intitulé : Please don’t poop in my salad (« S’il vous plaît, ne chiez pas dans ma salade »), pour dénoncer l’excès de taxe sur les cigarettes. L’ouvrage est préfacé par Joel Sherman, président de Nat Sherman International, fabricant de cigares et de cigarettes de luxe. Des centaines d’exemplaires en ont été distribués aux marchands de tabac de la région de Chicago, nous apprend encore le site. Un livre anti-taxation du tabac préfacé par un fabricant de cigarettes... on n’est pas loin du dossier de presse savamment enrobé.
La vitrine web du centre ne nous dit rien sur les financements du Heartland Institute. C’est ailleurs qu’il faut aller voir : sur sourcewatch.org, site consacré au décryptage des groupes de pression américains. Les enquêteurs de Sourcewatch ont eu la bonne idée de jeter un œil à un rapport budgétaire interne de Philip Morris. On y découvre qu’en 1995, le fabricant de tabac finançait Heartland Institute pour les aider à toucher l’opinion publique. Résultat : 25.000 dollars de subventions en 1993, 65.000 en 1995, 50.000 en 1996, idem en 1997 et 1998. Un ancien membre du conseil d’administration du think tank, Roy E. Marden, dirigeait les affaires industrielles de Philip Morris jusqu’en mai 2003, où il s’occupait notamment de lobbying.
________________________Autre contributeur de choc aux activités du Heartland Institute : ExxonMobil. Selon des données de Greenpeace, le think tank a reçu 676.500 dollars du groupe pétrolier entre 1998 et 2006. Précision de la multinationale : Exxon ne les finance plus depuis 2006. Ce qui confirme bien qu’il les finançait avant. Difficile ensuite de croire à l’autonomie scientifique et à l’intégrité intellectuelle du centre.
Enrôlé comme agent promoteur de ses sponsors, à l’origine d’un discours anti-protection sociale et environnementale, le Heartland Institute a tous les attributs d’un lobby industriel déguisé sous un vernis pseudo-scientifique. Cela ne suffit pas en soi à discréditer scientifiquement ce que ses auteurs et contributeurs produisent. Mais il y a de quoi jeter la suspicion sur le sérieux des publications du Heartland. Le think tank n’a rien d’un centre de recherche soumis aux règles académiques de la bonne foi et de la vérification des faits. C’est une structure politique avide d’agit-prop libertarienne. Or à l’évidence, Vincent Courtillot puise dans cette littérature pour appuyer sa contestation du rôle du CO2 dans le changement climatique. Sans expliquer la nature idéologique et biaisée de ses sources, il induit en erreur son public. Et offre, indirectement, au Heartland Institute un écho et une influence inédits dans l’Hexagone.
L’affaire dite du climategate met aujourd’hui en cause les méthodes de calcul du Giec. A quand une véritable contre-expertise des climato-sceptiques ?
"(Mediapart)

samedi 8 juin 2013

En vrac

* Il voulait gagner de l'argent...
____"Je pars faire du fric." pour Goldman Sachs.
Seulement  100.000 dollars.
Les banquiers sont redevenus fréquentables.
 Comme  Blair, Schröder...
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* Avec le «cloud housing», l’Espagne tente de réinventer le logement. 
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* Politique familiale : «Le pire a été évité»?
__Conjuguer solidarité et justice sociale.
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*Capitale Istanbul.
 Le gouvernement turc confronté à un accroissement de la contestation.
Sous la bannière de l'Islam
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 *L'Europe trop laxiste face aux dangers de centaines de perturbateurs hormonaux.
___Perturbateurs endocriniens

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* Le procès du soldat Manning ou l’honneur perdu de l’Amérique
__ Le 21 janvier 2010, Hillary Clinton, alors secrétaire d’Etat, avait prononcé un important discours sur la liberté d’Internet. A cette occasion, elle avait repris à son compte le credo de l’actuel président : « Plus l’information circule librement, plus les sociétés deviennent fortes ».
_ Sept mythes sur Bradley Manning
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* Grèce : les aveux calculés du FMI 
__" Tout faux ou presque. C’est le constat qui s’impose après la lecture du rapport interne du FMI, publié le 5 juin, sur la politique imposée à la Grèce depuis le début de la crise euro. Rarement une institution internationale se sera livrée à un exercice d’autocritique aussi décapant. Le seul vrai résultat que le FMI reconnaît dans la gestion des trois années de crise, c’est que la Grèce est restée dans la zone euro.
Pour le reste, aucun objectif n’est atteint, à en croire le rapport. « Il y a eu des échecs notables. La confiance des marchés n’est pas revenue, le système bancaire a perdu 30 % de ses dépôts, et l’économie subit une récession bien plus profonde que prévu avec un taux de chômage exceptionnellement élevé. La dette publique reste trop haute et devra éventuellement être restructurée », écrit le rapport en préambule. « La crise et la récession ont eu de terribles conséquences pour la Grèce en terme de chômage et ont provoqué un malaise grandissant dans la société, les partis extrêmes gagnant de plus en plus d’influence », conclut-il.
Ce constat est bien éloigné de celui dressé par la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, elle-même ou par les autorités européennes, qui ne cessent de répéter en boucle depuis quelques semaines que la Grèce est sur la voie du redressement et que le pire est passé. Une façon de se persuader et surtout de persuader les Européens qu’ils ne se sont pas trompés..."
___Autocritique? __"...La fuite organisée d’un document présenté comme confidentiel dont a bénéficié le « Wall Street Journal » peut être comprise comme une pression en faveur d’une nouvelle restructuration de la dette grecque, qui devrait atteindre cette année 175% du PIB, selon les calculs de l’Union européenne. Cette éventualité est en discussion, comme l’a dernièrement reconnu Jeroen Dijsselbloem, le leader de l’Eurogroupe. Le sauvetage de la Grèce continue d’être un gigantesque fiasco, n’ayant obtenu comme résultat que de mettre le pays à genoux..."
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*Mort aux jardiniers?
__ Cultiver son jardin pourrait devenir un acte délictueux grâce à la nouvelle loi proposée par la Commission 
 Graines rares et anciennes : Kokopelli condamné, la biodiversité en danger 
Préserver la biodiversité. 
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vendredi 17 juin 2016

Points du jour

*  Contrairement à ce qui est dit parfois, Hillary Clinton n'est pas "la première femme candidate à la présidence".

*  Une fusillade de plus. 
              Les armes à feu, nouvel enjeu de l’affrontement entre Trump et Clinton
                      Les tueries se suivent...

*  EDF renvoie le démantèlement de ses vieux réacteurs... au siècle prochain(?)
            Un cadeau empoisonné laissé aux générations futures.
              Insuffisances des provisions d'EDF pour financer les démantèlement à venir.

*  Bruxelles : la définition des perturbateurs endocriniens par la Commission européenne provoque un tollé.:
        Une bombe à retardement.

*  Certains métiers ont de l'avenir...

*  Le blasphème,  hier et aujourd'hui.

*   Les gouvernements ont démissionné face aux marchés financiers.
                ...Une contre-révolution fiscale s’est déployée depuis plus d’un quart de siècle. Son fil directeur a été de baisser par de multiples moyens les impôts payés par les ménages les plus riches et par les entreprises, en particulier les plus grandes. L’impôt sur le revenu est devenu de moins en moins progressif avec la diminution du nombre de tranches et les baisses successives du taux marginal supérieur. L’impôt sur les sociétés, véritable peau de chagrin, pèse trois fois plus lourd sur les PME que sur le CAC 40. Résultat imparable, l’Etat s’est appauvri : ses recettes représentaient 15,1% du PIB en 2009 contre 22,5% en 1982. On trouve là une des raisons de l’accroissement régulier de la dette publique avant même la crise financière. Car, contrairement à une antienne dont on nous rebat les oreilles, ce n’est pas l’explosion des dépenses publiques qui a creusé les déficits. Avant la crise, elles avaient même tendance à baisser : 55% du PIB en 1993, 52% en 2007. La crise, dont il faut rappeler qu’elle trouve son origine dans les délires de la finance, a évidemment gonflé la dette. Baisse des recettes fiscales dues à la récession, plan de relance pour éviter la dépression et, enfin, sauvetage des banques se sont combinés pour arriver à ce résultat...

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jeudi 24 septembre 2020

Mal-bouffe

 Surtout pour les plus démunis

        Si la nourriture représente un petit pourcentage de dépenses contraintes dans le budget d'une famille aisée, il n'en n'est pas de même pour ceux qui ont des fins de mois des plus difficiles                   Ce serait autour de 10% de la population, qui serait particulièrement victime de ce que l'on appelle la malbouffe, pour estimer le pourcentage des plus démunis. Ils n'ont pas le choix. Même un kilo de pommes est rarement à portée de leur bourse et ils ont souvent obligés de se rabattre, parfois durablement, sur l'aide alimentaire, le plus souvent non vendue par les grandes surfaces et qui n'est pas du haut de gamme.                                                                                                                                             Ce n'est pas de la charité publique de la part de celles qui donnent ce qu'elles jetteraient autrement. La défiscalisation les arrange beaucoup. Et ce ne sont pas les produits de meilleure qualité qui partent vers les organismes d'aide caritative: souvent les plus toxiques, ceux qui contiennent le plus de perturbateurs endocriniens notamment, sans parler des sucres et du sel en surabondance. 

    Ce qui n'est pas sans conséquences sanitaires à court ou à moyen terme. La ne-fast food fait des ravages un peu partout. Les produits hyper-industrialisés, ultra-transformés, n'y sont pas pour rien. Le bien manger serait-il un luxe? Tandis que certains ont la hantise de leur ligne, d'autres subissent souvent un surpoids très préoccupant, sans le savoir. Même si le surpoids a de multiples causes. Une sorte d'épidémie, a-t-on dit, qui affecte lé plupart des pays, même peu développés, comme le Mexique. Et il n'y pas que la partie visible du corps qui est affectée.                                                                      La faible valeur nutritive de beaucoup d'aliments de nos supermarchés commence à préoccuper et la Junk Food a de l'avenir...Maladie du siècle, à l'origine d'autres.  Manger varié, pas forcément très cher, a tout de même un coût, que certains ne peuvent s'offrir. Mais cela est loin des préoccupations de la plupart des Hypers, tout heureux de se débarrasser de ce qu'ils auraient dû jeter à grand frais.__________________________________

mercredi 13 mars 2024

On les appelle "éternels"

A cause de leur durabilité

                                 "  C’est une menace invisible qui ne cesse de se propager. Alors que leur présence est déjà largement documentée dans l’eau ou les sols, les « polluants éternels », généralement désignés par le sigle PFAS (pour « substances per- et polyfluoroalkylées »), se retrouvent aussi de plus en plus dans les assiettes. Selon une étude menée par plusieurs ONG et donc les résultats sont publiés ce mardi 27 février, la présence de pesticides contenant ces substances chimiques a explosé entre 2011 et 2021 dans les fruits et légumes consommés en Europe..." 


        Arkéma est, parmi d'autres, en cause. Des produits chimiques présents dans la pluie, dans notre corps, ce qui est plus problématique. Une dispersion impressionnante, même là où ne l'attendrait pas. Un défi sanitaire majeur. Les victimes collatérales sont nombreuses.                                     Depuis longtemps déjà, ce qui n'était qu'un soupçon ou une hypothèse est devenu une certitude, réfutée seulement par ceux qui, à différents niveaux, ont intérêt à la poursuite de ses usages variés et parfois encore massifs. Sans parler de la pratique de certains pays comme le Brésil, dont nous importons maints produits agricoles. On sait que l'on a affaire à une bombe à retardement. Mais les perturbateurs endocriniens ne perturbent pas trop les Monsanto-Bayer et les autres, qui en font commerce et parfois usage massif, malgré les interrogations et les scrupules qui se font jour ça et là. Les effets sur la santé, commencent à inquiéter plus d'un producteur, dans la logique commerciale dans la quelle ils se trouvent insérés, gros céréaliers, betteraviers ou viticulteurs. Rendement oblige. Les enjeux économiques, à l'échelle internationale, étouffent la voix des chercheurs ou on minimise le risque, en revenant sur les engagement pris. Le fameux "plan écophyto" notamment se voit remis en cause, contre les engagements de l'Etat.                                                                                                       Cette annonce s’inscrit à rebours des engagements pris, des objectifs du plan Écophyto et des attentes de la population. ____« La réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques (c’est-à-dire les pesticides dans le langage courant, ndlr) constitue une attente citoyenne forte et une nécessité pour préserver notre santé et la biodiversité », peut-on ainsi lire sur la page dédiée du ministère de l’agriculture. Les organisations non gouvernementales (ONG) de défense de l’environnement déplorent, de leur côté, « le signal désastreux » envoyé par la suspension du plan Écophyto.  Nombre d’ONG et d’associations militent, en particulier, pour la reconnaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux pesticides chez les agriculteurs et au sein de leurs familles".                                                                                                                           Nos belles campagnes françaises ne sont pas seulement comme marginalisées, trop souvent loin des avantages des services publics, ou de qu'il en reste. La paysannerie, de plus en plus réduite en nombre, sur des terres de plus en plus concentrées, subit, quand elle ne reste pas traditionnelle ou semi-traditionnelle, des pressions fortes pour s'insérer dans le monde des multinationales ou de l'industrie alimentaire locale, qui ont souvent une puissance insoupçonnée, non seulement pour fixer les prix de production sans négociation, mais aussi pour imposer l'achat  des produits phytosanitaires et des intrants. C'est le monde de l'agrobusiness, qui fait beaucoup de perdants, sous la pression de puissants lobbies, qui se sont installés jusque dans le monde des coopératives agricoles, avec l'appui de syndicats puissants, au nom du "progrès". Un système qui s'est imposé, notamment en Bretagne, qui produit ses winners et trop souvent ses loosers, quand le poids des dettes se fait trop fort et que la course au rendement produit des effets délétères.                   ____ L'accoutumance à l'emploi encore systématique du glyphosate, notamment, est devenue persistante, malgré les mises en garde, les études qui aujourd'hui ne permettent plus de douter de leur nocivité pour la santé des utilisateurs et de l'environnement, sans parler de la qualité des sols. Que ce soit des produits de Bayer-Monsanto ou d'un autre. Leurs effets nocifs sur le système endocrinien sont maintenant bien connus, surtout après les études sur le sujet, en France ou ailleurs, notamment les travaux de Marie Robin. Malgré les dénégations des vendeurs ou le doute constamment instillé.                                ___________