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lundi 9 décembre 2024

Les vers et la vie

De très discrets alliés

      Ils peuplent nos sols, discrètement mais efficacement, pour leur fertilité, comme de silencieux laboureurs. Il n'est pas besoin d'être philosophe pour reconnaître leur travail souterrain. Des obscurs travailleurs du sol, dont Darwin souligna le premier l'importance.           Ils sont souvent en péril, avec le développement de l'agrobusiness et son cortège de produits de synthèse en tous genres. _____Il faut sauver nos amis les vers.  Ils sont in-dis-pen-sables. Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.

     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation, qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste    On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.

On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.
        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.

   "
Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 


      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôt
re.       



_______________________________     

lundi 24 avril 2023

Echos de la terre

 Comment vont les sols?

                       Plutôt mal. On ne dira jamais assez ce que l'on doit aux sols, qui sont trop souvent l'objet d'une agriculture non raisonnée, qui subissent souvent à notre insu d'énormes pressions liées entre autre aux contraintes forcées, aux dégradations liées surtout à une agriculture ultra-productiviste. Encore mal connus, les sols ne sont pas de simples supports, ils peuvent se dégrader, parfois rapidement, sous l'effet de divers facteurs. Nous avons peu conscience de l'importance et de la complexité de notre terre nourricière, qui a mis tant de temps à se constituer et qui reste un fragile équilibre. Un bien rare et précieux. Un problème politique au sens large. Pas seulement étroitement écologique. Il y a des prises de conscience à développer et des urgences devant nous.                                                                      Nous sommes enfants de la terre. Notre Terre nourricière est faite d'un équilibre riche, complexe et fragile.

           Que nous ne soupçonnons guère....
     La fabrique de la vie qui la constitue demande un autre gestion des sols  que celle, technocratique et court-termiste, que nous lui imposons de plus en plus, sous l'impulsion des marchands de machines et de certains  entrants, qui nuisent aux sols, ne les considérant que comme de simples supports.
  Avec le développement de la culture intensive et de l'agrobusness, les sols s'appauvrissent de plus en plus. Notamment du fait de la multitude des produis entrants développés par l'agrochimie, qui contribue à réduire ou à détruire les constituants vitaux essentiels à la vie des sols.
    La monoculture sur de grands espaces, souvent par déforestation, accentue cette régression, de Bornéo à l"Amazonie de la Beauce au Middle West.
  Nous avons oublié que la vie des sols conditionne la nôtre.
       Nous sommes des hommes et Homo vient de humus. Nous  retournerons à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine).
   Faute d'humilité et de savoir, nous tuons à petit feu ces sols qui vont devenir improductifs, sous les impératifs, non seulement démographiques, mais surtout les exigences de rentabilité et de mécanisation qui les accompagnent.
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, notamment, ces laboureurs du sol, ses racines sont bien compromises.
    Le déclin de la diversité est une vraie menace, comme l'indique clairement Claude Bourguignon. 
      Le perte progressive des vers de terre, des insectes et des oiseaux n'est pas anodine. La vie microbienne se réduit.
  Le problème n'est pas seulement chimico-commercial, il est aussi politique.
    L'agriculture biologique pourrait nourrir, à certaines conditions, plus d'hommes qu'on ne croit.
A condition que soit revue dans l'urgence la gestion mercantile des ressources agricoles en reconquérant une souveraineté alimentaire, véritable et rapide.
  La biodiversité est toujours menacée
    L'agriculture dite moderne, pas seulement dans le Middle West ou l'Argentine, nous mène à des impasses.
    20% des terres cultivées dans le monde seraient affectées.
      La chimie  c'est bien, mais pas trop et pas n'importe comment. Sans ses obscurs alliés, la terre n'est plus rien.
                  La vie des sols conditionne la nôtre.
                                         _________________________                                                                           

vendredi 1 juin 2018

Sans vers, bonjour les dégâts!

Il faut sauver nos amis les vers.
                                                     Ils sont in-dis-pen-sables.
      Les obscurs travailleurs du sol, modestes et cachés, labourent en permanence les terres en les rendant fertiles, aptes à produire ce qui conditionne les bases de notre vie.
     Mais ils sont menacés par les nouvelles pratiques agro-alimentaires (labours profonds, tassement des sols, produits phyto-sanitaires...) et par la mondialisation,qui introduit de nouvelles espèces peu sympathiques à l'égard de nos amis.
    Il faut sauver les vers de terre!
        Ils sont des éléments clés de la fertilisation des sols et donc pour la vie humaine.
            ....Ils représentent la première biomasse animale terrestre. Mais comme le ver de terre est le premier marqueur de la bonne santé des sols, son absence indique clairement que les sols sont malades. Et un sol en mauvaise santé et à l'image d'un sein à sec, il n'est plus nourricier. Entendez, nos enfants vont souffrir de la faim... 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, une érosion amplifiée par l’absence de vers de terre... nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un dessein funeste...
   On peut dire plus, nos discrets amis les vers représentent les moteurs de la transition écologique, les principaux acteurs de la vie des sols.
   On le sait mieux depuis Darwin, qui s'est penché sur nos collaborateurs cachés et souvent méprisés.
        Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
  "La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
   Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
   Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
     Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.

   "
Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)

    Nos obscurs alliés méritent bien un éloge pour leur travail inlassable. De plus, ils peuvent s'inviter généreusement dans nos assiettes.
   Il faut en rabattre de notre prétention et de notre mépris.De notre anthropocentrisme aussi. Homo vient de humus. Il retournera à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine). 
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, ses racines sont bien compromises.
            La vie des sols conditionne la nôtre.
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mardi 1 septembre 2020

Sols vitaux

La vie cachée des sols
                       Nous sommes enfants de la terre. Notre Terre nourricière est faite d'un équilibre riche, complexe et fragile.
           Que nous ne soupçonnons guère.
     La fabrique de la vie qui la constitue demande un autre gestion des sols  que celle, technocratique et court-termiste, que nous lui imposons de plus en plus, sous l'impulsion des marchands de machines et de certains  entrants, qui nuisent aux sols, ne les considérant que comme de simples supports.
  Avec le développement de la culture intensive et de l'agrobuseness, les sols s'appauvrissent de plus en plus. Notamment du fait de la multitude des produis entrants développés par l'agrochimie, qui contribue à réduire ou à détruire les constituants vitaux essentiels à la vie des sols.
    La monoculture sur de grands espaces, souvent par déforestation, accentue cette régression, de Bornéo à l"Amazonie de la Beauce au Middle West.
  Nous avons oublié que la vie des sols conditionne la nôtre.
       Nous sommes des hommes et Homo vient de humus. Nous  retournerons à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine).
   Faute d'humilité et de savoir, nous tuons à petit feu ces sols qui vont devenir improductifs, sous les impératifs, non seulement démographiques, mais surtout les exigences de rentabilité et de mécanisation qui les accompagnent.
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, notamment, ces laboureurs du sol, ses racines sont bien compromises.
    Le déclin de la diversité est une vraie menace, comme l'indique clairement Claude Bourguignon. 
      Le perte progressive des vers de terre, des insectes et des oiseaux n'est pas anodine. La vie microbienne se réduit.
  Le problème n'est pas seulement chimico-commercial, il est aussi politique.
    L'agriculture biologique pourrait nourrir, à certaines conditions, plus d'hommes qu'on ne croit.
A condition que soit revue dans l'urgence la gestion mercantile des ressources agricoles en reconquérant une souveraineté alimentaire, véritable et rapide.
  La biodiversité est toujours menacée
    L'agriculture dite moderne, pas seulement dans le Middle West ou l'Argentine, nous mène à des impasses.
    20% des terres cultivées dans le monde seraient affectées.
      La chimie  c'est bien, mais pas trop et pas n'importe comment. Sans ses obscurs alliés, la terre n'est plus rien.
                  La vie des sols conditionne la nôtre.
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vendredi 28 juin 2019

Terre féconde

La vie cachée des sols
                       Notre Terre nourricière est faite d'un équilibre riche, complexe et fragile.
           Que nous ne soupçonnons guère.
     La fabrique de la vie qui la constitue demande un autre gestion des sols  que celle, technocratique et court-termiste, que nous lui imposons de plus en plus, sous l'impulsion des marchands de machines et de certains  entrants, qui nuisent aux sols, ne les considérant que comme de simples supports.
  Avec le développement de la culture intensive et de l'agrobuseness, les sols s'appauvrissent de plus en plus. Notamment du fait de la multitude des produis entrants développés par l'agrochimie, qui contribue à réduire ou à détruire les constituants vitaux essentiels à la vie des sols.
    La monoculture sur de grands espaces, souvent par déforestation, accentue cette régression, de Bornéo à l"Amazonie de la Beauce au Middle West.
  Nous avons oublié que la vie des sols conditionne la nôtre.
       Nous sommes des hommes et Homo vient de humus. Nous  retournerons à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine).
   Faute d'humilité et de savoir, nous tuons à petit feu ces sols qui vont devenir improductifs, sous les impératifs, non seulement démographiques, mais surtout les exigences de rentabilité et de mécanisation qui les accompagnent.
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, notamment, ces laboureurs du sol, ses racines sont bien compromises.
    Le déclin de la diversité est une vraie menace, comme l'indique clairement Claude Bourguignon. 
      Le perte progressive des vers de terre, des insectes et des oiseaux n'est pas anodine. La vie microbienne se réduit.
  Le problème n'est pas seulement chimico-commercial, il est aussi politique.
    L'agriculture biologique pourrait nourrir, à certaines conditions, plus d'hommes qu'on ne croit.
A condition que soit revue dans l'urgence la gestion mercantile des ressources agricoles en reconquérant une souveraineté alimentaire, véritable et rapide.
  La biodiversité est toujours menacée
    L'agriculture dite moderne, pas seulement dans le Middle West ou l'Argentine, nous mène à des impasses.
    20% des terres cultivées dans le monde seraient affectées.
      La chimie  c'est bien, mais pas trop et pas n'importe comment. Sans ses obscurs alliés, la terre n'est plus rien.
                  La vie des sols conditionne la nôtre.
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mardi 26 janvier 2021

Terre féconde

La vie cachée des sol

Notre Terre nourricière est faite d'un équilibre riche, complexe et fragile.

 Que nous ne soupçonnons guère.

     La fabrique de la vie qui la constitue demande un autre gestion des sols  que celle, technocratique et court-termiste, que nous lui imposons de plus en plus, sous l'impulsion des marchands de machines et de certains  entrants, qui nuisent aux sols, ne les considérant que comme de simples supports.
  Avec le développement de la culture intensive et de l'agrobuseness, les sols s'appauvrissent de plus en plus. Notamment du fait de la multitude des produis entrants développés par l'agrochimie, qui contribue à réduire ou à détruire les constituants vitaux essentiels à la vie des sols.
    La monoculture sur de grands espaces, souvent par déforestation, accentue cette régression, de Bornéo à l"Amazonie de la Beauce au Middle West.
  Nous avons oublié que la vie des sols conditionne la nôtre.
       Nous sommes des hommes et Homo vient de humus. Nous  retournerons à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine).
   Faute d'humilité et de savoir, nous tuons à petit feu ces sols qui vont devenir improductifs, sous les impératifs, non seulement démographiques, mais surtout les exigences de rentabilité et de mécanisation qui les accompagnent.
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, notamment, ces laboureurs du sol, ses racines sont bien compromises.
    Le déclin de la diversité est une vraie menace, comme l'indique clairement Claude Bourguignon. 
      Le perte progressive des vers de terre, des insectes et des oiseaux n'est pas anodine. La vie microbienne se réduit.
  Le problème n'est pas seulement chimico-commercial, il est aussi politique.
    L'agriculture biologique pourrait nourrir, à certaines conditions, plus d'hommes qu'on ne croit.
A condition que soit revue dans l'urgence la gestion mercantile des ressources agricoles en reconquérant une souveraineté alimentaire, véritable et rapide.
  La biodiversité est toujours menacée
    L'agriculture dite moderne, pas seulement dans le Middle West ou l'Argentine, nous mène à des impasses.
    20% des terres cultivées dans le monde seraient affectées.
      La chimie  c'est bien, mais pas trop et pas n'importe comment. Sans ses obscurs alliés, la terre n'est plus rien.
                  La vie des sols conditionne la nôtre.
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samedi 1 décembre 2018

Sols en agonie

Des sols qui se dégradent
                             Avec le développement de la culture intensive et de l'agrobuseness, les sols s'appauvrissent.de plus en plus. Notamment du fait de la multitude des produits entrants développés par l'agrochimie, qui contribue à détruire les constituants vitaux essentiels à la vie des sols.
    La monoculture sur de grands espaces, par déforestation, accentue cette régression, de Bornéo à l"Amazonie de la Beauce au Middle West.
  Nous avons oublié que la vie des sols conditionne la nôtre.
       Nous sommes des hommes et Homo vient de humus. Nous  retournerons à la terre, comme humus. Le mot "homo" est lui-même apparenté à "humus",la terre,le sol,le grec "khamai" signifiant "à terre". Les Romains nommaient donc l'homme "le terrestre", par opposition aux dieux (cf. humilité, de même racine).
   Faute d'humilité et de savoir, nous tuons à petit feu ces sols qui vont devenir improductifs, sous les impératifs, non seulement démographiques, mais surtout les exigences de rentabilité et de mécanisation qui les accompagnent.
      L'homme oublie trop souvent qu'il ne peut vivre hors-sol. Sans les vers, notamment, ces laboureurs du sol, ses racines sont bien compromises.
    Le déclin de la diversité est une vraie menace, comme l'indique clairement Claude Bourguignon. 
      Le perte progressive des vers de terre, des insectes et des oiseaux n'est pas anodine.
  Le problème n'est pas seulement chimico-commercial, il est aussi politique.
    L'agriculture biologique pourrait nourrir, à certaines conditions, plus d'homme qu'on ne croit.
A condition que soit revue dans l'urgence la gestion mercantile des ressources agricoles en reconquérant une souveraineté alimentaire, véritable et rapide.
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lundi 5 mars 2012

Obscurs alliés

Stars du sol

Revenir un instant au terre à terre...royaume de l'humble ver de terre.
__Que serions-nous sans lui?

_____Ils sont bien plus nombreux que nous, qui ne sommes que quelques milliards.
Ils creusent sans fin, en modifiant les sols physiquement et chimiquement.
Obscurs travailleurs de la terre, ils sont aussi aussi indispensables à la vie que les innombrables microorganismes qui nous entourent ou qui nous habitent, que les fourmis travailleuses ou que les actives petites abeilles, que nous avons tendance par ignorance et absurde dédain anthropomorphique à classer dans le registre moralisant des sales bêtes, méprisées.
_Le premier, Darwin, en fin observateur, avait compris leur rôle fondamental:
"La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus préc ieuses de l'homme, mais longtemps avant qu'elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l'être encore. Il est permis de douter qu'il y ait beaucoup d'autres animaux qui aient joué dans l'histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d'une organisation si inférieure." _Charles Darwin 1881_
Il "a été l'un des premiers a réhabiliter le ver de terre alors considéré comme nuisible à l'agriculture. Darwin avait observé que les vestiges archéologiques étaient souvent protégés par leur enfouissement assez rapide sous la terre produite à partir de la végétation mortes et par les organismes du sol. Il a contribué à faire connaitre l'importance des organismes fouisseurs tel que le ver de terre pour les sols.
Dans un ouvrage publié le 10 octobre 1881 et intitulé « "The formation of vegetable mould through the action of worms with observations on their habits" », traduit en Français en 1882. (son dernier livre scientifique, qui s'est vendu à 2000 exemplaires immédiatement, et en quelques mois à 3 500 exemplaires puis à 8500 exemplaires en moins de trois ans, soit plus rapidement et en plus grand nombre que son œuvre principale ,«L'origine des espèces»), il a traité de l'importance du travail de bioturbation des vers terre sur la genèse, l’érosion et la fertilité du sol..."
Ces étonnants et indispensables animaux méritaient bien les éloges du fondateur de l'idée d'évolution, qui détrône l'homme de sa prétention d'être exceptionnel dans la nature et lui enlève son mépris des êtres dits inférieurs.

"
Ces ingénieurs du sol modifient le sols via des processus physiques, chimiques et biologiques, tout comme les termites, les fourmis.... Peut être appelé ingénieur du sol tout organisme qui par son activité modifie son habitat dans un sens qui lui est « favorable » mais également favorable aux autres organismes inféodés à cet habitat (en l'occurrence les bactéries ou les champignons du sol, etc.)." (Wiki)
Les agriculteurs avisés savent bien que ces modestes bestioles sont leurs charrues essentielles.
Les bons jardiniers les entretiennent comme d'utiles alliés , qui font un travail invisible mais précieux.

"
Les vers de terre sont parmi les plus célèbres habitants du sol. Ils représentent la première biomasse animale terrestre : une tonne par hectare en moyenne, et près de quatre fois plus dans une prairie normande, soit l'équivalent de 3 vaches par hectare ! (densité de 1 à 4 millions d'individus par hectare). Dans leur habitat, tous les vers ne remplissent pas les mêmes fonctions. Sur 150 espèces en France - environ 10000 estimées dans le monde - on en distingue 3 types :
  • les premiers - les épigés (petits) - agissent en surface, se nourrissent directement de matière organique et de végétaux en décomposition ;
  • les deuxièmes - les endogés (moyens) - creusent de profondes galeries et se nourrissent de terre mélangée à la matière organique ;
  • les troisièmes - les anéciques (gros) - cherchent leur nourriture à la surface du sol puis la distribuent en profondeur grâce aux galeries verticales qu'ils creusent.
En moyenne sur un hectare, 250000 vers de terre passent entre plusieurs centaines de tonnes de terre dans leur tube digestif par an (entre 300 et 600 tonnes) ..."
L'agriculture intensive les décime, car le sol est une matière vivante
Les labours profonds sont les ennemis des vers de terre, ils affectent la qualité des sols et accentuent l'érosion
.

mardi 2 juillet 2024

Nos chers vers

               On connait à peine le monde caché des lombrics, souvent ignorés, voire négligés, ces laboureurs discrets mais indispensables, dont Darwin a démontré pour la première fois l'importance pour la vie des sols et notre vie en général, relayé par maints chercheurs agronomes comme Bourguignon, pour qui la vie des hommes en dépend in fine. Contre l'agro-industrie, dont l'usage des intrants chimiques et souvent toxiques compromet la régénération des sols. Des amendements naturels peuvent aider nos petits laboureur naturels A l'heure où les voix écologiques sont sommées de se mettre en sourdine, même à Bruxelles, on ne peut que s'inquiéter. Darwin avait vu juste. Des amis au service de la diversité  


                                                                                                                                                                                                                 La qualité des sols, c'est fondamental, pour aujourd'hui et surtout pour demain. Un problème politique au sens large.

           


Au service de la diversité

  Le déclin de la diversité est une vraie menace, comme l'indique clairement Claude Bourguignon. 
      Le perte progressive des vers de terre, des insectes et des oiseaux n'est pas anodine. La vie microbienne se réduit.
  Le problème n'est pas seulement chimico-commercial, il est aussi politique.
    L'agriculture biologique pourrait nourrir, à certaines conditions, plus d'hommes qu'on ne croit.
A condition que soit revue dans l'urgence la gestion mercantile des ressources agricoles en reconquérant une souveraineté alimentaire, véritable et rapide.
  La biodiversité est toujours menacée
    L'agriculture dite moderne, pas seulement dans le Middle West ou l'Argentine, nous mène à des impasses.
    20% des terres cultivées dans le monde seraient affectées.
      La chimie  c'est bien, mais pas trop et pas n'importe comment. Sans ses obscurs alliés, la terre n'est plus rien.
                  La vie des sols conditionne la nôtre  ________________