Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

mercredi 28 décembre 2011

USA: guerre permanente

Une Amérique toujours en guerre

"De tous temps, les Américains ont aimé se battre...Les Américains aiment les vainqueurs. Les perdants, chez nous, on n'en veut pas. Les Américains se battent pour gagner quel que soit le prix, et nous ne paierons jamais assez cher pour rester des hommes libres. Quoi qu'il arrive. C'est pour ça que les Américains n'ont jamais perdu une guerre. Et c'est pour ça que jamais ils n'en perdront. Tout simplement parce que l'idée de perdre est intolérable aux Américains. " (Général Patton)
_______________

_______________Depuis 1774, c'est une guerre tous les quatre ans en moyenne, mais surtout depuis le début des années 1990, l'intervention armée est régulière. Tenue dans la quasi ignorance de son passé, la majorité des Américains n'en sait rien.
"A l'instar des empires d'antan, de la Pax romana à la « démocratisation du Moyen-Orient », les intérêts stratégiques propres à une grande nation sont indispensables au maintien, voire à l'accroissement de sa puissance. Du Mexique, victime en 1848 de l'expansionnisme américain, au Panama, dont le contrôle offre un atout commercial considérable, en passant par l'Irak, objet de toutes les convoitises depuis que l'or noir y est exploité, les exemples ne manquent pas. Assurer la croissance de son territoire, la maîtrise des matières premières et des débouchés économiques pour la production nationale sont autant d'enjeux qui requièrent parfois l'usage de la force. Le déclin relatif de l'économie américaine, l'explosion d'un déficit commercial apparu dans les années 1970, la contraction de son produit national brut à l'échelle mondiale et l'émergence d'un concurrent comme la Chine rendent, depuis les années 1990, la consolidation et l'extension de ses positions stratégiques plus vitales que jamais. La guerre n'est-elle pas, selon les mots du théoricien militaire Clausewitz, la « politique continuée par d'autres moyens » et un « véritable instrument de la politique » ?
__Cette étude fait un "diagnostic global sur la militarisation de la société américaine. Il étudie tout, avec un enthousiasme de défricheur : le rapport des grandes entreprises à l’armée, la surreprésentation des vétérans au congrès, la place du drapeau à l’école et ailleurs, les jouets et les jeux vidéos, le complexe militaro-cinématographique, utile complément culturel au complexe militaro-industriel dénoncé par le président Eisenhower en fin de mandat. ____ Rabino étudie la contribution de l’armée à la réalisation des films de guerre, la torture dans les séries télévisées, le vocabulaire volontiers barbare des responsables de la communication militaire, le débat sur les éventuels dégâts sanitaires dus à l’uranium appauvri des munitions, nous donnant, chaque fois que c’est possible, des statistiques sur l’évolution de ces phénomènes significatifs. Les fluctuations d’une opinion mobile, patriotique et démocratique, manipulée ou résistante selon les circonstances, adhérant ou refusant le discours officiel, sont saisies et suivies par des sondages. Il le faut : la réalité de l’Amérique est qu’elle est toujours en guerre, ainsi que son immense armée, son gigantesque budget militaire, ses bases, ses interventions incessantes en témoignent. "

__Noam Chomsky l'avait bien analysé: la guerre fait partie intrinsèque de la politique étrangère des USA, et cela dès ses origines.
Depuis la fin de la dernière guerre, le complexe militaro-industiel s'est imposé de manière massive, ce que redoutait le Président Eisenhower : "« Cette conjonction entre un immense establishment militaire et une importante industrie privée de l’armement est une nouveauté dans l’histoire américaine. (...) Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la gravité des conséquences d’un tel développement. (...) nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens. Nous ne devons jamais permettre au poids de cette conjonction d’intérêts de mettre en danger nos libertés ou nos méthodes démocratiques. Rien, en vérité, n’est définitivement garanti. Seuls des citoyens alertes et informés peuvent prendre conscience de la toile d’influence tissée par la gigantesque machinerie militaro-industrielle et la confronter avec nos méthodes et objectifs démocratiques et pacifiques, afin que la sécurité et les libertés puissent fleurir côte à côte. » (1961)
__Les dépenses militaires ont atteint des sommets stratosphériques, ne contribuant pas pour peu à l'endettement abyssal du pays et à la crise qui la mine. Les sommes englouties dans la guerre -à crédit- d'Irak, par exemple, défient l'imagination, avec pour résultat, un pays laissé à un très grand désordre interne.
Une certaine
"fatigue de la guerre" semble cependant aujourd'hui affecter le pays et l'isolationisme gagne les esprits, à l'heure où un américain sur deux est pauvre ou ne dispose que de bas revenus. Il faut choisir: des ponts ou des avions?
Mais les tensions avec la Chine, partenaire et rivale commerciale, semblent lourdes de menaces potentielles futures.
"Républicains et démocrates jugent que ces années de guerre ont épuisé financièrement le pays, au moment où il aurait besoin de réserves pour relancer l'activité. Le message est à peu près le même d'un bord à l'autre du spectre politique, notamment chez les élus de base. Représentant républicain d'un Etat qui ne manque pourtant pas d'académies militaires, le député de Caroline du Nord Walter Jones assure : "Nous ne pouvons pas continuer à policer le monde." Sénateur démocrate de Virginie occidentale, Joe Mandrin assène : "Reconstruire l'Amérique ou l'Afghanistan, il faut choisir."__Plus significatif encore, le NewYork Times rapporte que la Conférence des maires du pays, réunie en juin, a adopté une résolution à tonalité isolationniste. Elle stipule que les impôts des Américains doivent servir à construire des ponts "à Baltimore et à Kansas City, pas à Bagdad ou à Kandahar". Traditionnellement, le Parti républicain porte haut et fort le drapeau de l'engagement à l'étranger. Cette fois, ses deux principaux candidats pour 2012, Mitt Romney et Jon Huntsman, sont les avocats d'un retrait rapide d'Afghanistan.__Est-on encore une superpuissance quand une partie de son budget militaire est prise en charge par un autre pays, en l'espèce, la Chine, acheteur numéro un de bons du Trésor américains ? L'un des papes de l'establishment stratégique du pays, Leslie Gelb, répond : "Ce qui déterminera l'avenir de l'Amérique, ce n'est pas ce qui peut arriver en Afghanistan aujourd'hui ou dans les cinq ans à venir, mais ce qui va se passer à propos d'une dette qui nous écrase."

_Une mutation ou un répit?__________________

- Le faramineux budget de l'armée échappe aux coupes claires

-Le réarmement de l'Allemagne nazie par les banques américaines

mardi 27 décembre 2011

Où va la Syrie?

Massacre à huis-clos

__Tous les jours, c'est le drame en Syrie...
Mais on n’interviendra pas en enfer … alors qu'on avait été si prompt en Lybie, malgré les critiques et les mises en garde. Il est vrai que l'opération était relativement aisée et les intérêts puissants.
Que pourra la Ligue arabe?
Beaucoup d'agitations diplomatiques.
Pourquoi cette non action ou cette inertie? Veut-on empêcher le pire, en estimant qu'un pouvoir fort, même cruel, vaut mieux qu'un désordre durable intercommunautaire et interconfessionnel, dans cette zône sensible, point névralgique du monde arabe, "meilleur ennemi d'Israël", où toute déstabilisation violente d'un régime ne manquerait pas d'avoir des conséquences funestes dans les pays voisins: Liban, Jordanie, Israël... pouvant créer des réactions en chaîne incontrôlables....
Les grands problèmes n'auraient-ils pas de solutions, comme le disait De Gaulle? Faudrait-il appliquer le pire machiavelisme là où la morale est impuissante et l'interventionnisme risqué? Peut-on, au nom des grands principes, pratiquer une ingérence qui semble aller de soi pour beaucoup, au vu de ce que nous pouvons savoir des massacres pratiqués tous les jours, des événements dont nous ne comprenons guère le sens.
_Si l'on en croit certaines sources,
"le choc des photos n’épuise pas la barbarie syrienne. Une autre réalité, en grande partie occultée, participe hélas d’une violence tout aussi mortifère mais moins spectaculaire : le début de guerre civile qui couve depuis des mois. Certes, le régime a une responsabilité certaine dans cette situation, soit en encourageant des assassinats ciblés (dont le fils du Mufti de la République, mystérieusement tué à Alep), soit en tenant un discours auto-réalisateur (« Moi ou le déluge ») qui ne fait qu’accentuer la guerre entre communautés. Il n’empêche, certains faits méritent d’être rappelés. Dès le début du mouvement de révolte syrien, des manifestants scandaient dans la banlieue de Damas : « Les Chrétiens à Beyrouth, les Alaouites au cimetière ! ». On peut s’en désoler, mais la propagande officielle syrienne qui dénonce le confessionnalisme et le sectarisme de larges pans de l’opposition et qualifie les ennemis du régime de « terroristes » n’est pas entièrement dénuée de vérité. A la faveur du chaos qui s’installe un peu plus chaque semaine, des groupes armés salafistes mènent une croisade contre le pouvoir « impie » de l’alaouite Assad. Et si le Conseil transitoire syrien, construit sur le modèle du CNT libyen, se défend de tout ancrage confessionnel, puisque des alaouites et des chrétiens y cohabitent avec des Frères Musulmans, ce gouvernement de l’ombre aurait fort à faire en arrivant au pouvoir. "

__Ce document permet de mieux comprendre les raisons de la non-intervention .
Les effets d'annonce sans suite ont surtout pour but de calmer les opinions publiques traumatisées par les images télévisées et à de provoquer un effet d'intimidation sur les proches du régime.
La paralysie est manifeste. Trop d'intérêts, parfois contradictoires, sont en jeu. Serait-ce aussi que les Occidentaux ont d'autres soucis et que la Syrie n'a pas de pétrole? La Syrie n'est pas la Lybie, et l'Iran est si proche...
Ce qui est sûr, c'est que le régime syrien arrive au bout de ses ressources
:
"...Les ressources du régime sont moindres que le discours officiel et la surenchère sécuritaire ne le laissent entendre.Habitué à survivre dans la confrontation et dans un environnement stratégique hostile, le régime ba’thiste résiste sans rien céder, excluant toute négociation. Les dirigeants syriens comptent encore des ressources dans le système international et régional : le soutien de ses alliés (principalement la Russie, l’Iran, l’Irak et le Liban) et les réticences de ses adversaires à s’embarquer dans une aventure syrienne. Ces dernières pourraient néanmoins s’éroder face aux coups de force répétés de Damas et à son autisme. Or, c’est en s’appuyant sur ces alliances alternatives que le régime a l’habitude de renverser le rapport de force lorsqu’il lui est défavorable. Ces succès en politique étrangère lui ont permis d’imposer sa domination sur la société, lui procurant les ressources économiques pour alimenter sa rente et son appareil coercitif.
Or, pour la première fois de son histoire, le combat se situe simultanément sur son front intérieur et extérieur. «Dans le passé, le régime a su bien gérer l’isolement, disposant de suffisamment de ressources dans les relations internationales, mais obsédé par la contestation, il la réprime en recourant à des méthodes de plus en plus brutales au détriment des éléments de sa capacité de survie», analyse Peter Harling, responsable à l’International Crisis Group (ICG) du bureau Irak-Syrie-Liban (
son dernier rapport est à consulter ici).

De fait, à l’issue de neuf mois de contestations, les ressources du régime s’épuisent dans le domaine sécuritaire. La cohésion de la machine militaro-sécuritaire qui a résisté jusque-là est un élément clé de sa résilience. Mais cette machine sécuritaire est mise à l’épreuve. Sans parvenir à écraser le soulèvement, elle enregistre des pertes de plus en plus nombreuses, sous les coups de l’Armée syrienne libre. «Le bilan officiel dépasse les 1.000 morts, mais il pourrait être plus élevé, estime un intellectuel à Damas, car cette insurrection est amenée à s’amplifier.» Le développement sur l’ensemble du territoire de ce mouvement de résistance, peu armé mais de plus en plus organisé, et disposant d’un soutien populaire, oblige le régime à revoir son dispositif répressif. L’armée, qui intervenait de manière ponctuelle, doit être déployée en première ligne, un ordre de bataille qui est de nature à générer davantage de défections. L’allégeance de ces forces armées, composées majoritairement de sunnites, à la différence des unités d’élite et des services de renseignement contrôlés par des alaouites fidèles au clan Assad, ne résiste pas à l’épreuve de la réalité...

«Le régime a des ressources considérables, l’état policier s’est déployé sur le terrain d’une manière spectaculaire et s’est développé en recrutant de nombreux supplétifs recrutés dans diverses catégories de la société, mais ces ressources sont inadaptées, ajoute Peter Harling. Le régime, en réprimant toute contestation pacifique, a forcé l’émergence de groupes armés et a créé les conditions d’une conspiration internationale, mais il n’a aucune réponse à la crise.»

L’échec de la solution sécuritaire et la brutalité de la répression en viennent à ébranler la forteresse alaouite, clé du verrouillage sécuritaire. «Il y a un nombre important d’officiers et de soldats qui estiment que cette politique ne donne aucun résultat et qui s’inquiètent des pertes croissantes au sein de l’armée», observe un intellectuel alaouite sous couvert de l’anonymat. L’absence de défections significatives dans les rangs alaouites ne vaut pas adhésion, en dépit de la solidarité communautaire sur laquelle s’appuie le pouvoir. L’escalade dans la répression s’adresse aussi à ceux qui seraient tentés de déposer les armes ou qui aspirent tout simplement à regagner leur village pour ne plus avoir à combattre ni à être associés à cette répression brutale. Ils se trouvent en quelque sorte pris en otages, à l’instar d’autres minoritaires, sur lesquels on exerce des pressions considérables pour les empêcher de rejoindre le soulèvement. «En tant que chrétiens, nous sommes exposés à davantage de pressions, comme l’ensemble des minoritaires», explique l’un d’eux, qui a cessé du jour au lendemain ses activités d’opposant pour cette raison.

«La préoccupation principale des soldats alaouites demeure leur avenir en cas de changement de régime: garderont-ils un salaire, et seront-ils menacés? poursuit l’intellectuel. Quant à ceux qui sont derrière les ordres, ils savent qu’ils ne peuvent avoir aucune garantie», ajoute-t-il. Mieux rémunérés, les hauts gradés qui sont aux commandes de la répression ont pleinement conscience qu’ils ont déjà hypothéqué leur avenir et «tuent pour ne pas être tués». D’autres éléments des services de renseignement s’achètent une certaine immunité en collaborant avec les opposants.

À l’issue de neuf mois de soulèvement, la base du régime se réduit et se radicalise. «Le régime s’est recentré sur la famille, entourée de forces loyalistes, disposées à se battre jusqu’au bout», analyse Peter Harling. Ces jusqu’au-boutistes sont formés des centaines de supplétifs désignés sous le vocable de Chabiha, en référence aux gangs alaouites constitués dans les années 80 et qui semaient la terreur sur le littoral côtier. L’émergence de ces nouvelles recrues, qui tiennent en joue à la fois la société et l’armée régulière, est le signe manifeste d’un délitement du régime et de sa machine coercitive. L’appareil sécuritaire produit des milices qui s’autonomisent. Et développent leurs propres ressources financières à travers le racket des populations locales et les enlèvements crapuleux. «À Homs, des notables ont été enlevés dès cet été, non pas parce qu’ils étaient impliqués dans le soulèvement mais pour être libérés en échange d’une rançon», témoigne un représentant des comités de coordination locale de Homs.

Prêtant renforts aux forces de sécurité, l’armée régulière tend à devenir une armée d’occupation
Homs, Bab Amro, destruction d’un tank par l’Armée syrienne libre. 22 décembre 2011
Cette économie de la violence s’installe parallèlement à l’effondrement de l’économie du pays...
Si le régime perd du terrain, il conserve néanmoins de redoutables capacités de combattre, qu’il met en œuvre au fur et à mesure qu’il se trouve acculé. «L’escalade de la répression confirme a contrario l’érosion de ses soutiens et laisse pressentir une plus grande violence», estime un analyste en poste à Damas. Ce qui relève d’une fuite en avant pourrait mettre à nu les capacités de nuisance qui ont établi le régime. Il n’est pas sûr que le temps que les dirigeants gagnent aujourd’hui leur permette de se maintenir au pouvoir demain, mais il aura un coût élevé, surtout si leurs adversaires ne parviennent pas à contenir la régionalisation de la révolution syrienne. Plus le temps passe et plus la machine policière diffuse cette violence milicienne, accélérant le délitement de l’État. " (C.Donati_Mediapart)

Au point où en sont les choses, qui va trouver les bases du moins mauvais compromis possible?
_____________
-
La Syrie un an après

vendredi 23 décembre 2011

Avatars du Père Noël

Non, il n'est pas une ordure

Il épouse l'histoire des hommes sous des formes diverses
De mythe en mythe, selon Claude Lévi-Strauss, ce passeur d'humanité
_____________________
-Une croyance tenace
-
La véritable histoire du Père Noël
-Noël et sa légende
-Une fête imposée?..
-La creche de Noël : origine, traditions
- Histoire et origine du sapin de noël

_________________________________________________
Après examen attentif, je vous informe, fidèles lecteurs, que notre"Accord d'Amitié" est renouvelé en l'an 2012



.........................
…….



......................... …….


Pour renforcer nos liens de fidélité, recevez en cadeau ce petit toutou, à mettre dans votre soulier (pas trop longtemps...)

Il vous accompagnera toute l'année.

Bonnes Fêtes à tous!

jeudi 22 décembre 2011

D'un peu partout

1_Tout est normal à Fukushima...(1)
____Démanteler la centrale de Fukushima doit prendre (officiellement) 40 ans
-
L’échelle du temps nucléaire
-La com de Tepco
-Annonce d'arrêt à froid dépourvu de fondement
-Les effets Fukushima seront durables

______________

2
_Cauchemar de Pékin
___Les révoltes en Chine ne datent pas d'aujourd'hui. Toute une histoire
-Exaspération rurale

-La Chine va-t-elle s'effondrer?
______

3
_L'inoxidable Kim Jong-Il est mort
___Mais bénéficie d'une transparence post mortem..
___Affliction spontanée?
Corée du Nord: citadelle encore mal connue
Ouverture programmée?
Incertitudes...
_________

4
_Les entreprises du CAC 40 vont aux paradis
___On s'y bouscule
_On croyait que c'était fini..
.
_______

5
_L'écrivain-président s'en est allé
______Ni ange, ni Dieu...Un atlantisme discuté.
Une synthèse difficile entre éthique et politique

_________________

6_Israël ne perd pas de temps.
___La Palestine attendra...
Israël en danger de paix

mercredi 21 décembre 2011

Hopital: bouts de ficelles

Alertez les malades!
________________L'hôpital public file un mauvais coton

__Tombé sur un article hier de Médiapart, qui n'a pas l'habitude de faire dans la fiction.
Tombé de haut...De quoi plonger dans la stupeur et la colère.

C'est d'abord l'incrédulité qui domine, tant la dégradation de la gestion, des conditions de vie, de travail dans l'hôpital public paraît kafkaïenne. On espère seulement qu' il y a de nombreuses exceptions au tableau décrit, que l'auteur n'évoque que quelques cas criants, mais les commentaires de professionnels et de patients qui s'expriment à la suite de l'article enlèvent toute illusion et ne rendent pas optimiste.
Depuis des années déjà
, des médecins hospitaliers expriment aussi leur inquiétude. Veut-on la mort de l'hopital public?
En tous cas, les dégradations s'accélèrent, mettant à bout un personnel souvent débordé et stressé, ne se sentant plus toujours capable d'accomplir correctement sa mission, au service du malade.

__Les hôpitaux fonctionnent de plus en plus avec des bouts de ficelles (à lire ici ou )
___________________Ce n'est pas le personnel, souvent trop réduit, dévoué et découragé, qui est en cause, mais la gestion technocratique, les restrictions budgétaires qui sont en train de dénaturer la vocation hospitalière et même d'entamer ses exigences minimales de soins, de suivi, d'hygiène même, et de placer les soignants dans des situations ingérables.
On savait que la dégradation s'installait, que la logique purement comptable qui prévaut produisait des situations insupportables, que la logique mercantile finissait par s'imposer (sans parler de l'état lamentabl
e du secteur psychiatrique), mais à ce point!...
L'hôpital public est bien malade, oui, mais de la rentabilité
, comme on s'en rend compte ici ou .
________________
Comment créer un marché qui n’existe pas ?
________D’abord, en mettant en place un financement par un pseudo prix de marché administré (la tarification par pathologie dite à l’activité ou T2A (*), et surtout en imposant une convergence des tarifs (sorte de prix uniques), d’abord intra-sectorielle (entre tous les hôpitaux confondus), puis inter-sectorielle (public-privé), comme le réclame à corps et à cris la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) (lire «
Traitement de choc pour tuer l’hôpital public », Le Monde diplomatique, février 2008). Cette convergence intersectorielle avait été reportée à 2018 sous la pression du mouvement des personnels soignants médicaux et paramédicaux des hôpitaux publics en avril dernier.
Mais, cédant au lobbying des cliniques privées commerciales et revenant sur la parole donnée, Mme Roselyne Bachelot a décidé de la mettre en place progressivement, dès 2010.
« A titre expérimental », bien sûr. Ensuite, en supprimant, dans la loi « hôpital, patients, santé et territoires » (HPST) adoptée en juillet 2009, les trois secteurs — hôpitaux publics, hôpitaux privés à but non lucratif participant au service public PSPH, et cliniques privées commerciales ; ils sont rassemblés sous le joli nom d’« établissements de santé », ce qui permet ensuite à la ministre de prétendre constituer, sous la houlette des agences régionales de santé (ARS), « un grand service public unifié de santé ». Tout l’art de la communication est dans l’« unifié », qu’il faudrait traduire par « vente à la découpe des missions de service public »

________[(*)La Tarification à l'activité constitue un mode de financement qui vise à la mise en place d'un cadre unique de facturation et de paiement des activités hospitalières des établissements de santé publics et privés, quels que soient leur statut et leur spécialité, dans lequel l'allocation des ressources est fondée à la fois sur la nature et le volume de leurs activités. La logique de moyens qui prévalait jusque-là cède la place à une logique de résultats conforme à l'esprit de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). La T2A est un élément central de la « Nouvelle gouvernance hospitalière » mise en place par les ordonnances de mai et septembre 2005, dans la mesure où ce sont désormais les recettes issues des activités hospitalières qui vont déterminer les dépenses et non l'inverse. -Wiki-]
___________
_-__L'Hôpital sous pression : enquête sur le « nouveau management public »
______________
_L'hôpital mis à mal par le management

-Hopital_en_reanimation
- Personnel débordé, patients négligés : à Poissy
- L'hôpital sud-francilien taille dans les budgets pour financer la privatisation
____________
Merci à Cabu

mardi 20 décembre 2011

Précarité énergétique

Se chauffer en hiver: quoi de plus banal?

Pas pour tout le monde...

_Il est des formes de pauvreté qui se voient, d'autres qui se font plus discrètes, d'autres qui passent inaperçues, même en milieu urbain.
Le manque de ressources ou de revenus suffisants n'est qu'un aspect des nouvelles formes de pauvreté. Le fait de travailler, souvent à temps partiel ou de manière discontinue peut coexister avec une forme de précarité .
Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux.
Nos sociétés s'installent dans une sorte de précarité généralisée, qui peut affecter un jour tout un chacun et cette précarité s'exprime sous diverses formes.
___En cette période hivernale, elle se manifeste par la précarité énergétique
"qui relève d'une difficulté à accéder techniquement pour son logement à des sources d'énergie outre le fait d'avoir des difficultés à les payer."
Se chauffer devient un luxe pour un nombre croissant de personnes et de familles, d'autant plus que l'on assiste à une hausse constante du prix de l'énergie.

On estime que le manque de chauffage, l'inconfort qu'il génère, les maladies qu'il peut engendrer, affectent environ 9 millions de précaires .
Il arrive que se chauffer rend (très) pauvre, du fait de la vétusté de l'habitat représentant souvent un gouffre énergétique, une passoire à KW
.
Selon l'INSEE, plus d'un ménage modeste sur cinq déclare souffrir du froid dans son logement

_Si le gouvernement
commence à de pencher sur la précarité énergétique, c'est bien tardivement et de manière bien trop limitée, sans agir sur les causes. Les outils existent cependant. Pour ce qui est du mal-logement, une des sources du problème, il existe des solutions.
"..Les tarifs sociaux de l'énergie profitaient l'an dernier à moins de la moitié de leurs ayants droit potentiels, estimés à environ 2 millions de personnes, selon la Commission de régulation de l'énergie. Philippe Pelletier, le président du comité stratégique du plan bâtiment Grenelle, avait alors préconisé un plan global de près de 4 milliards d'euros en dix ans, dont 1,7 milliard à la charge de l'Etat, pour aider ces plus démunis à réduire leurs factures de chauffage et d'électricité. A la fin de 2010, le nombre de foyers bénéficiaires du tarif social, qui était encore de 940 000 à la fin de décembre 2009, a encore chuté à 650 000, soit une baisse de 31 %."

lundi 19 décembre 2011

Made in France?

Réindustrialiser, disent-ils...

Pur enjeu électoral?

_Acheter français: un slogan à nouveau d'actualité, vieux de cinquante ans.
Un discours pas toujours cohérent et plutôt incantatoire.
Un thème récurrent sans portée, faute d'analyse
Que vaut le patriotisme économique?

"La seule sincère motivation de Nicolas Sarkozy, c’est l’imminence de la présidentielle et des législatives. Car il y a peu, condamner la désindustrialisation ou les délocalisations au sein de l’UMP était tout bonnement impensable pour ne pas dire interdit. D’ailleurs il n’y a pas si longtemps, le discours était plutôt : « Quant à acheter français, il faut utiliser l’expression avec tact et modération (…) La France est quatrième exportateur mondial, deuxième exportateur européen, nous ne pouvons pas prétendre vendre des locomotives, des trains, des centrales nucléaires, des avions, des produits de luxe… en donnant l’impression d’être frileux et protectionnistes «___Mais subitement le Président s’est rappelé qu’il aime les usines, et qu’il est préoccupé par les problèmes des salariés. Il ne faut pas que le vote ouvrier lui échappe, il a tellement fait pour eux depuis 5 ans : huit millions de pauvres, trois millions de précaires, trois millions de temps partiels, cinq millions de chômeurs, et des salaires de misère pour la grande majorité." (RG)

_Alors, Made in France ou «made in pipeau»? "Si le gouvernement, et la droite en général, s’occupait de l’industrie française, cela se saurait depuis dix ans qu’ils sont au pouvoir"

On aura tout vu. Voilà que Laurent Wauquiez se prononce pour un "protectionnisme moderne", comme s'il avait lu Maurice Allais ou Sapir.

Besoin de suivre les thématiques mariniennes ou d'une certaine gauche?
Réindustrialier? Facile à dire. Mais pourquoi? comment? N'est-il pas trop tard?
«La France doit retrouver l'envie de produire» Comment ne pas être en accord avec ce souhait? Mais rien n'est simple à l'heure qu'il est...où la compétitivité s'érode.
__Les analyses sur les causes et les conséquences de ce qu'il est convenu d'appeler la
désindustrialisation en France ne font pas l'unanimité chez les spécialistes. Certains, surtout les néolibéraux qui ont foi, contre toute évidence, en la vertu du marché et du libre-échange sans limites ni contraintes, applaudissent, estimant que le passé industriel ne reviendra plus, mais qu'il faut tout miser sur l'innovation, selon le slogan: a vous (pays émergents) les usines, à nous les services . D'autres entrevoient déjà un économie quaternaire, d'un type nouveau, surtout organisationnelle.
__D'autres refusent de dramatiser, en examinant les avantages que nous retirons d'un phénomène mal mesuré, et en minimisant les coûts en main d'oeuvre, souvent surestimés à leurs yeux: les effets sur l'emploi seraient plutôt mineurs, comme le pense l'économiste Husson:
« Je pense qu’il faut être absolument catégorique là-dessus : les taux de chômage élevés ne sont pas liés aux délocalisations. La représentation selon laquelle les pays du Sud pomperaient nos emplois est fausse. Il existe des études évaluant à 10 % la proportion du chômage qui pourrait s’expliquer par la concurrence des pays à bas salaires. » Mais ces estimations sont déjà anciennes. "En 2010, l'industrie emploie 500 000 personnes de moins qu'il y a dix ans. Le secteur salarie 3,3 millions de personnes contre 3,8 millions en 2000. Une étude de la direction du Trésor intitulée "La désindustrialisation en France", consultable sur le site Internet du ministère des finances, estime que deux millions d'emplois ont disparu en trente ans".Les tendances actuelles amènent à réfléchir un problème bien souligné par quelques uns: "Un pays qui n’offre pas à ses citoyens suffisamment d’emplois peu qualifiés s’expose à une grave fracture sociale" (F.E.)
_______Patrick Artus pense que la délocalisation d'une bonne partie des fabrications industrielles nationales a été plutôt néfaste, car un pays ne peut vivre durablement de services et quelques grosses industries de pointe, sans maillage suffisant de petites et moyennes entreprises dynamiques et innovantes. Il perd vite de sa substance, la création de la valeur étant le fondement de la richesse d'un pays. Tout miser sur
l'agroalimentaire, la chimie et la pharmacie ne peut suffire. La désindustrialisation de la France n'est pas un mythe. Un certain protectionnisme européen raisonné serait à instaurer.
Les délocalisations sont passées par là, surtout depuis le début des années 80, suite à l'exemple anglo-saxon, qui peuvent prendre bien des formes, qui ont plusieurs sens. Sidérurgie, textile...et surtout machine-outil, mère de toutes les industries, s'exilent ou disparaissent, faute d'investissement et de montée en gamme. Le développement volontariste de l'immatériel ne suffira pas et dans ces domaines certains pays émergents comme la Chine sont déjà sur la ligne ...
_Dans la mesure où la concentration des capitaux a joué à plein, que l'industrie s'est multinationalisée, il était inévitable qu'elle ne reste pas dans le cadre de l'Etat-nation. Toute multinationale par définition cherche le coût de travail le plus bas, les marchés les plus proches, le bas prix du pétrole favorisant les transports des produits d'un continent à l'autre...
_L'Angleterre a commencé plus tôt (après des délocalisations très précoces dans le cadre de l'empire colonial)) et se retrouve aujourd'hui à privilégier surtout l'industrie financière, avec tous les problèmes que pose cette spécialisation.
De 1979 à 1984, M.Thatcher "commence une longue série de privatisations d'entreprises publiques, ce qui s'accompagne d'une forte désindustrialisation : baisse de 30 % de la main-d'œuvre industrielle et fermeture de 55 000 entreprises"
Aux USA , les délocalisations font perdre tous les jours un peu plus des forces vives du pays.
_____________Est-ce une fatalité?
Il y a bien un chantage à la délocalisation, dont les effets négatifs peuvent être contrés, pour aller dans le sens d'un protectionnisme européen raisonné, comme le pensait M.Allais et d'autres aujourd'hui, notamment E.Todd. Mais il est sans doute trop tard...
La démondialisation n'est pas pensable, mais une certaine relocalisation n'est pas irréalisable, comme elle se produit déjà un peu par nécessité dans certains secteurs.
La politique de
l'euro fort, si elle a avantagé l'Allemagne jusqu'ici, n'a pas joué en notre faveur. Comment remettre les investissements en route dans le cadre d'une rupture avec la logique libérale des dernières années?
______________________
-
La crise, arme de destruction massive

samedi 17 décembre 2011

Décalé

.1_Intéressant projet parisien: une aire pour les gens du voyage dans le XVIe
_____Au fait, il y a aussi des logements souvent inoccupés Avenue Foch, comme au numéro 72 ( la résidence parisienne privée du Prince Sultan Ben Abdul Aziz)
__________________


.2_Promis, juré, il ne recommencera plus!
___
_ D'ailleurs il a tout oublié...

D
eux ans de prison ...avec sursis (ouf!)
________

.3_Manque de médecins chez les ploucs?
___La solution: faire appel aux vétérinaires
"...on n'a qu'à mettre les malades dans des étables, cela permettra de régler une fois pour toutes le problème de place dans les hôpitaux. Et les paysans deviendront des infirmières... Après tout, la Vierge Marie a bien accouché dans une étable..." (J.)
_Ce qu'en pense le chien de Léon...Pas bête, le canin!
________________

.4_Et si on remplaçait les traders par des chimpanzés?
_____la bourse se porterait mieux
___________

.5_ Il ne faut pas conseiller aux religieuses de prendre la pilule
______________

.6_Quand le gratuit est payant
______

.7_Une nouvelle espèce d'homo: l' homo candidatus
______________

.8_Excellent pour...les animaux!
____Et encore!

______

.9_C'est bon pour les allocs!
__________

.10_ Dites AAA!...
_________Faut pas pousser!
Perfide Albion !
ça craint...
_______________

___________.Bonus: Faite gaffe quand même en 2012!..

vendredi 16 décembre 2011

Irak: bilan astronomique

Notes sur un départ annoncé

_Très chère payée, l'aventure irakienne, qui devait durer quelques mois.
En dollars, mais surtout en vies humaines. Une dette un peu plus conséquente.

« Les 250 milliards de dollars engloutis de 2002 à 2005 par les Etats-Unis dans leur guerre contre l’Irak auraient permis de répondre aux besoins de santé de l’ensemble de la population mondiale pendant... six années ! »

_Un engagement dont on n'a pas fini de faire le bilan
Une guerre jugée préventive par G.WBush.
["103 933 à 113 552 civils irakiens sont morts dans les violences, constituées essentiellement d'attentats, et au moins 250 000 civils irakiens auraient été blessés, auxquels il faut ajouter 4 484 morts (selon Globalsecurity) et 32 226 blessés dans les rangs américains (4 803 morts pour l'ensemble des troupes de la coalition et plus de 36 000 blessés), les morts des sociétés militaires privées, et parmi les combattants irakiens (armée irakienne et insurgés). La guerre a provoqué l’exode d’au moins deux millions d’Irakiens, réfugiés à l’étranger depuis 2003 (principalement en Syrie et en Jordanie, mais également en Europe et aux États-Unis). L'organisation National Priorities Project estime à plus de 807 milliards de dollars le coût de la guerre."_Wiki_]
_On peut parler d'un énorme gâchis et d'un désastre historique.
Une débâcle selon un ancien responsable du Pentagone, d'où l'image et les finances des USA sortent affaiblies.
_________Un retrait en trompe l'oeil dans une large mesure, car on va bientôt s'apercevoir que l'on a affaire à une occupation sous d'autres formes . Il restera des "experts", des formateurs et tout de même trois bases militaires et la plus vaste ambassade du monde, ce qui suffit à contrôler discrètement mais efficacement un pays et ses voisins, dans le sens des intérêts pétroliers bien compris de l'Oncle Sam.
_Quel avenir pour ce pays dévasté, où la division et la corruption semblent durablement installées? L'occupation a ouvert une boîte de Pandore...Al Qaida a trouvé un boulevard. La destruction créatrice, chère aux néoconservateurs bushiens, a bien produit un de ses effets.
_______________Faisant un bilan sur un héritage empoisonné, qu'il avait condamné naguère, Obama parle de "réussite" ,
avec l'emphase et l' idéalisation d'un général ne voulant pas désespérer ses troupes: "Nous laissons derrière nous un Etat souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple. Nous bâtissons un nouveau partenariat entre nos pays. Et nous terminons une guerre non avec une bataille finale, mais avec une dernière marche du retour"
S'installe un
nouveau partenariat, "solide et fiable", où il sera beaucoup question de pétrole, l'objectif premier mais inavoué de la guerre. Pour Cheney, malgré quelques réserves tardives, les dépenses liées à cette guerre devaient être un investissement. On comprend. Des réserves très importantes, qui valaient le déplacement, malgré les revers et le prix . Les compagnies privées comme Blackwater
et Halliburton (dirigée pas Cheney) ont tout de même prospéré...
"Nous sommes là-bas, car le fait d'importance est que cette partie du monde contrôle les réserves mondiales de pétrole, et quiconque contrôle les réserves de pétrole, surtout si c'est un homme comme Saddam Hussein, avec une grande armée et des hommes sophistiquées, aurait la main-mise sur l'économie américaine, et en fait sur l'économie mondiale" (Dick Cheney)
_Donald Rumsfeld,
ancien Secrétaire à la défense (ministre de la Défense) insistait sur le fait que l’invasion de l’Irak n’avait «rien à voir avec le pétrole». Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale, a rejeté cette explication: «Il est gênant politiquement d’admettre ce que chacun sait», écrit-il dans ses mémoires. «La guerre d’Irak est pour l’essentiel une guerre pour le pétrole.»
Depuis une vingtaine d'années, le problème du pétrole devenait préoccupant pour les USA
"The USA is addicted to oil ") et l'intervention en Irak, programmée bien avant les événements du 11/9, faisait partie d'un plan concerté.
Mission accomplished.
A GW Bush, les compagnies pétrolières, reconnaissantes -(1)...
__________________
-Quand le NY Times fait le bilan d'une guerre et des massacres inpunis
"..
Le Washington Post égrène d'autres drames et erreurs de cette guerre. L'éditorialiste David Ignatius juge ici que la plus grande erreur américaine n'aura pas été de faire tomber Saddam Hussein mais d'avoir détruit les infrastructures d'un pays: America’s greatest mistake in Iraq wasn’t toppling Saddam but detonating the infrastructure of the government, the army and the educational and social institutions that made civilized life possible.___Sur la BBC, l'ancien Secrétaire d'Etat adjoint aux affaires publiques, P.J. Crowley, estime que la plus grande réussite du conflit irakien aura été la création d'un gouvernement démocratique. Mais il ajoute que cette guerre aura coûté tant de vies et elle aura tellement porté atteinte aux Etats-Unis que, finalement, « c'est peut-être trop tôt pour le dire, mais ça n'en valait certainement pas la peine »..."
______________
-
Les problèmes qui restent
-
Le chaos en cadeau d'adieu

-La transition irakienne a-t-elle eu lieu ?
-Inglorious bastards
-Quand la déraison du plus fort fait loi