Et de la vie
Les circonstances climatiques que nous vivons devraient nous inciter une nouvelle fois à prendre des mesures rapides et efficaces pour redonner à notre agriculture de nouvelles orientations, qui ne soient pas purement productivistes, au nom de l'exportation et de la baisse des prix, de sortir de l'agrobusiness, dont on voit aujourd'hui les effets sur l'environnement. L'alerte vient de loin et les mesures en cours ne vont pas dans le bon sens., que ce soit en ce qui concerne les problèmes du manque d'eau dramatiquement en cours ou la qualité des sols qui se dégradent, compromettant l'avenir. __ Trop d'intérêts à court terme vont dans le sens contraire de principes souvent proclamés, parfois en haut lieu. Les aides accordées aux exploitations plus écologiques sont peu à peu rognées. La possibilité d'utiliser ou de réutiliser des produits d'ordre phytosanitaires sont élargis. Bref, c'est un grand bond en arrière, qu'applaudissent les lobbies agricoles les plus puissants, profitant d'une représentation au Sénat leur étant plutôt favorable, notamment par la voix de M Duplomb, salué par la FNSEA. Les risques sont déniés. ___ Des mesures souvent contestées. Des lois ou des projets de loi qui rencontrent de moins en moins de résistance dans les milieux affairistes et conservateurs. Les lois dites d'urgence agricole sont à peine débattues ou abordées à la sauvette. Les partisans de l'agriculture productivistes n'ont jamais eu autant le vent en poupe, à l'heure où l'indifférence gagne du terrain. C'est une régression, en attendant que nous en payions les frais du point de vue sanitaire et environnemental. Comme je le signalais il y a peu: Qu'attendre de la nouvelle loi?
Une régression. Le doute rationnel n'est plus un rempart. Les lobbies veillent...
Les risques, bien réels, son déniés. Aux USA: la déréglementation devient totale. L'écologie est en berne.
[_ Des alternatives sont possibles _] |
Aux dépends des agriculteurs eux-mêmes.
" ...Voulons-nous d’un “printemps silencieux” ? C’est la question que devraient se poser ce mercredi tous les parlementaires, alors que se tient à l’Assemblée un débat sur la “loi Duplomb”. Ce texte, qui prévoyait notamment la réintroduction de certains néonicotinoïdes, a été adopté mais censuré par le Conseil constitutionnel.
