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samedi 31 mai 2025

Ecologie en berne

Vers une grande régression?

     En matière de normes écologiques, cela semble se vérifier jour après jour. Comme si cela représentait des contraintes qui empêchaient de vivre et de se développer en rond, sans grand souci d'avenir, d'impacts de nos actions individuelles et collectives sur notre milieu de vie, en fonction des seuls intérêts économiques du moment. Un peu d'écologie, mais pas trop. Pour faire beau, semble-t-il...Or c'est l'avenir de la vie, la nôtre en particulier, dont il est question, si on se réfère au sens étymologique du mot.  La priorité est ailleurs                    Des mesures pourtant fondamentales, acquises de haute lutte, semble avoir aujourd'hui avoir DuPlomb dans l'aile...du fait de la situation économique du moment, des dénis  en cours, non seulement à la Maison Blanche, mais aussi dans les milieux d'affaires, jusque dans nos campagnes, malgré les résistances qui peinent à se faire entendre. La biodiversité est en péril. "... Dès janvier, François Bayrou, fraîchement nommé à Matignon, tapait fort et dénigrait, devant l’ensemble de la représentation nationale, la police environnementale en reprenant les éléments de langage des syndicats FNSEA et Coordination ruraleOnt suivi une loi d’orientation agricole droitisée par le Sénat, des propositions de loi aussi venues de la chambre haute pour réintroduire des insecticides dévastateurs et enterrer les objectifs du « zéro artificialisation nette », un texte pour ré-autoriser l’épandage par drones de pesticides dans les bananeraies des Antilles et les vignes de l’Hexagone, une loi de simplification économique pour supprimer toute une série de garde-fous environnementaux. Et le dernier épisode en date montre que ce pouvoir veut aller vite. Lundi soir, il n’était même plus question de suivre la procédure parlementaire et de donner la parole à l’opposition. Dans une manœuvre concertée entre Les Républicains (LR), le centre et la macronie, une disposition inédite a été actionnée afin de contourner l’Assemblée Nationale, avec le soutien unanime du Rassemblement National (RN).              Et c’est bien ce dernier qui tire son épingle du jeu. Car l’acétamipride, cet insecticide tueur d’abeilles qui revient avec le texte « Duplomb » ne lui est pas inconnu : il y a deux ans, une proposition de loi du RN demandait déjà son retour dans les champs..."                         __   Le grand détricotage est en route. Le grand aveuglement aussi. Il n'y a pas que l'effet des pesticides sur notre santé et notre reproduction. L'affaire de tous. Une dérégulation qui ne sera pas sans conséquences à l'échelle planétaire.       "...Les défenseurs de l’agriculture productiviste n’ont jamais eu autant le vent en poupe. Un an après le début de la colère agricole, rapidement instrumentalisée par les syndicats FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA) et la Coordination rurale pour faire avancer leur agenda, l’heure est au détricotage des réglementations environnementales.                      Objectif ? redonner à la « ferme France » sa « compétitivité » en la libérant des « normes ». Le droit de l’environnement ? une contrainte qui nous empêcherait de produire davantage, là où il s’agit de protéger notre santé – et celle des agricultrices et des agriculteurs en premier lieu –, et de préserver nos écosystèmes. Mais qu’importent les insectes, les arbres, les cours d’eau, les sols… quand il s’agit de faire avancer une politique à (très) courte vue sans égard pour l’intérêt général ?

Image EDITO      C’est ainsi que dans sa version arrivée mardi 4 février au Sénat, la loi d’orientation agricole examinée ces jours-ci introduit une notion nouvelle : la « non-régression de la souveraineté alimentaire ». Comprendre : il faut opposer à la non-régression du droit environnemental une exception pour la production alimentaire.
    Ce principe inscrit dans la loi, qui voulait qu’en matière environnementale, on ne peut qu’aller vers le mieux, pourrait donc être remis en cause, et la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, soutient les sénateurs et les sénatrices sur ce point. « Il nous faut un changement de cap. C’est désormais l’autonomie stratégique que nous visons », a-t-elle dit lors de son discours introductif mardi soir.
    Opposer environnement et production alimentaire est un leitmotiv des syndicats productivistes comme de la droite et de l’extrême droite. Comme s’il fallait choisir l’un ou l’autre. Comme si l’on ne savait pas cultiver de manière écologique, comme si ce mode de production ne se pratiquait pas déjà en France et sur une large partie de la planète.
   Le sénateur Laurent Duplomb, corapporteur de la loi agricole et lui-même ancien président FNSEA de chambre d’agriculture, est l’une des figures de proue de ce clivage. En croisade contre « l’obscurantisme vert », cet élu Les Républicains est parvenu à faire passer, la semaine dernière, sa proposition de loi qui réintroduit – entre autres – les néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d’abeilles.
    Ce clivage est aussi au cœur du discours de la Coordination rurale, qui a mené la danse de la colère agricole, allant au-devant des revendications de la FNSEA-JA jusqu’aux dernières heures de la campagne pour les élections syndicales agricoles. Ce syndicat en guerre contre les « normes », nous l’avons révélé dans notre enquête, s’est profondément métamorphosé depuis deux ans, au prix d’une brutalisation de ses équipes en interne et de rapprochements avec l’extrême droite.
    La stratégie coup de poing de la Coordination rurale portera-t-elle ses fruits ? Sans attendre les résultats du scrutin, une chose est sûre : son discours anti-écolo a gagné énormément d’espace dans les médias et infuse dans la société..." _________

jeudi 6 février 2025

Agriculture et écologie

Arrière, toutes!

    Moins de contraintes... au nom du marché.

                Il n'y a pas que les produits phytosanitaires



Environnement versus agriculture, le faux dilemme
Les défenseurs de l’agriculture productiviste n’ont jamais eu autant le vent en poupe. Un an après le début de la colère agricole, rapidement instrumentalisée par les syndicats FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA) et la Coordination rurale pour faire avancer leur agenda, l’heure est au détricotage des réglementations environnementales.                      Objectif ? redonner à la « ferme France » sa « compétitivité » en la libérant des « normes ». Le droit de l’environnement ? une contrainte qui nous empêcherait de produire davantage, là où il s’agit de protéger notre santé – et celle des agricultrices et des agriculteurs en premier lieu –, et de préserver nos écosystèmes. Mais qu’importent les insectes, les arbres, les cours d’eau, les sols… quand il s’agit de faire avancer une politique à (très) courte vue sans égard pour l’intérêt général ?Image EDITOC’est ainsi que dans sa version arrivée mardi 4 février au Sénat, la loi d’orientation agricole examinée ces jours-ci introduit une notion nouvelle : la « non-régression de la souveraineté alimentaire ». Comprendre : il faut opposer à la non-régression du droit environnemental une exception pour la production alimentaire.
    Ce principe inscrit dans la loi, qui voulait qu’en matière environnementale, on ne peut qu’aller vers le mieux, pourrait donc être remis en cause, et la ministre de l’agriculture, Annie Genevard, soutient les sénateurs et les sénatrices sur ce point. « Il nous faut un changement de cap. C’est désormais l’autonomie stratégique que nous visons », a-t-elle dit lors de son discours introductif mardi soir.
    Opposer environnement et production alimentaire est un leitmotiv des syndicats productivistes comme de la droite et de l’extrême droite. Comme s’il fallait choisir l’un ou l’autre. Comme si l’on ne savait pas cultiver de manière écologique, comme si ce mode de production ne se pratiquait pas déjà en France et sur une large partie de la planète.
   Le sénateur Laurent Duplomb, corapporteur de la loi agricole et lui-même ancien président FNSEA de chambre d’agriculture, est l’une des figures de proue de ce clivage. En croisade contre « l’obscurantisme vert », cet élu Les Républicains est parvenu à faire passer, la semaine dernière, sa proposition de loi qui réintroduit – entre autres – les néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d’abeilles.
    Ce clivage est aussi au cœur du discours de la Coordination rurale, qui a mené la danse de la colère agricole, allant au-devant des revendications de la FNSEA-JA jusqu’aux dernières heures de la campagne pour les élections syndicales agricoles. Ce syndicat en guerre contre les « normes », nous l’avons révélé dans notre enquête, s’est profondément métamorphosé depuis deux ans, au prix d’une brutalisation de ses équipes en interne et de rapprochements avec l’extrême droite.
    La stratégie coup de poing de la Coordination rurale portera-t-elle ses fruits ? Sans attendre les résultats du scrutin, une chose est sûre : son discours anti-écolo a gagné énormément d’espace dans les médias et infuse dans la société..." _________

mardi 14 avril 2026

Des abeilles et des hommes

Si fragiles, si indipensables 

    Nos travailleuses précaires, on ne le sait pas assez, son menacées. La surmortalité les guette, en partie de notre fait. Certains les disent en voie de disparition... La surmortalité les frappe. La pollennisation va-t-elle devenir un problème majeur?                                                                                                                                                   Jusqu'à quand seront-elles en activité, nos fidèles amies silencieuses et laborieuses? Elle se font plus rares depuis des années et cela commence à poser de sérieux problèmes. Pas seulement pour le délicieux nectar qu'elles nous offrent, mais surtout à cause du rôle fondamental qu'elles ont dans la pollinisation des  plantes indispensables à notre alimentation; directement ou indirectement, que ce soit en Chine ou en Europe.  La situation est devenue critique, au point de faire l'objet d'études approfondies et de colloques nationaux ou internationaux. Certains polluants chimiques sont régulièrement mis en question pour expliquer le déclin continu de nos amies des ruches, même si d'autres facteurs doivent jouer, d'ordre climatique et parasitaire.                 ___Le nouveau plan est loin de satisfaire tout de monde, loin de là. Il ne va pas au fond des choses et continue à faire la part belle à l'agrochimie à tout va, qui ne nuit pas seulement aux abeilles,  il n’a été modifié qu’à la marge par rapport à la version présentée en juin. Ménager la chèvre et le choux et tenant compte de puissants lobbies ne résoudra pas la question, vitale pour l'homme. La situation est critique, non seulement pour celui qui en vit. Malgré les mobilisations en cours et les recherches qui s'accumulent. C'est toute l'agriculture "moderne" qu'il faut repenser...

          Il n'y a pas que les abeilles qui sont concernées. C'est tout un monde d'insectes et de vie souvent microscopique en tous genres  qui est affecté.  Ce n'est pas l'expression d'un vague romantisme rousseauiste, même si l'admiration vis à vis de la richesse des sensations qu'elle nous offre et la profondeur de ses ressources infinies peuvent être aptes à nous émouvoir à certains moments. Nous en sommes une partie et nous sommes capables de vibrer avec ses forces profondes, de la manière la plus charnelle. Elle est une matrice, pas un tableau.                                                                                                 La nature n'est pas un décor, ni un spectacleL'écologie , ce n'est pas seulement le sort des ours blancs, sur lesquels on attire souvent nos regards compassionnels. Elle conditionne notre vie, dans des détails que nous ne ne soupçonnons guère. C'est toute la biodiversité qui façonne notre vie et celles des générations futures.  .. Nous sommes tous dans le même bateau, que nous le sachions ou pas. .Même la vie microbienne est fondamentale, vitale. Tout forme système. Dans les égards à l'égard de la nature dans toutes ses composantes, c'est notre sort qui est en jeu.                                              _____Il fut un temps où, depuis la fin de la guerre et les campagnes de démoustication de l'armée américaine, les insectes de toutes catégories n'avaient pas bonne presse, jusqu'à une période récente, où les premières alertes furent lancées.   Et si les petites bêtes qui piquent, qui souillent les pare-brises des voitures  n'étaient pas si inutiles que cela, malgré les gênes parfois occasionnées?

    
                  Une abeille peut piquer, mais qu'est-ce au regard de sa fonction fondamentale dans la pollinisation, comme l'avait déjà suggéré Einstein?         Il a fallu du temps pour prendre conscience de l'importance vitale du foisonnement et de la variété des insectes dans le cycle de la vie, de la chaîne alimentaire. On s'en compte bien tard, quand on constate la baisse sensible du nombre  des oiseaux, la régression de leur population. Un cycle se dégrade à grande vitesse, qui ne manque pas d'inquiéter les spécialistes. Les causes sont aujourd'hui bien connues.       Les insectes sont plus que nos alliés, sont plus que de fantastiques objets d'études. Malgré les inconvénients qu'ils apportent parfois. Ils présentent un monde foisonnant et fascinant. Le plus riche en espèces.

   _________Les insectes du monde entier  sont en voie d’extinction, menaçant d’un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels », s’est alarmé, fin janvier, la revue scientifique mondiale Biological Conservation. Plus de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin et un tiers sont menacées, selon les chercheurs. Leur taux de mortalité est huit fois plus rapide que celui des mammifères, oiseaux et reptiles. Au cours des trente dernières années, la masse totale des insectes existant dans le monde a diminué de 2,5 % chaque année.   A ce rythme, s’inquiètent les scientifiques, ils pourraient disparaître d’ici à un siècle. « C’est très rapide. Dans dix ans, il y aura un quart d’insectes de moins, dans cinquante ans, plus que la moitié, et dans cent ans, il n’y en aura plus », a déclaré au Guardian dimanche 10 février Francisco Sánchez-Bayo, de l’université de Sydney (Australie), qui a collecté les données avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles à Beijing (Chine). La plupart des études analysées ont été réalisées en Europe occidentale et aux Etats-Unis.
                             "...Encore une étude, une de plus, qui documente et alerte sur la dégradation en cours, irréversible, des écosystèmes naturels. Il est cette fois question de coccinelles, de papillons, de bourdons, de pucerons, de mouches, de criquets, ou encore d’abeilles. D’ici un siècle, selon la revue scientifique Biological Conservation, les insectes pourraient avoir totalement disparu. Le constat des chercheurs est vertigineux : le taux de mortalité de ces êtres minuscules est huit fois plus rapide que celui des mammifères ou des oiseaux. Plus de 40 % des espèces sont déjà en déclin et un tiers sont menacées. La faute à l’agriculture intensive, à la surconsommation de pesticides toujours plus performants pour tuer, mais aussi à l’urbanisation et au changement climatique. Cet effondrement a lieu partout autour du globe. A Porto Rico, où 98 % des insectes ont disparu depuis trente-cinq ans, mais aussi en Allemagne, où 75 % d’entre eux ont disparu dans des zones protégées. Bref, il se déroule juste devant nous, jour après jour. Il concerne les êtres auxquels, d’ordinaire, nous accordons le moins d’attention, invisibles à nos yeux et donc à nos consciences. Des êtres minuscules mais essentiels au bon fonctionnement de tous les écosystèmes, des êtres supposés insignifiants tant ils nous sont impénétrables, mais omniprésents et cocréateurs de notre monde. Car oui, humains, coccinelles, papillons, bourdons, pucerons, mouches, criquets ou abeilles, nous sommes tous dans le même bateau." (W.Zarachowicz)
___Un cercle vicieux redoutable.__________________

mercredi 11 février 2026

Duplomb...dans l'aile

Qu'attendre de la nouvelle loi?

             Une régression. Le doute rationnel n'est plus un rempart. Les lobbies veillent...

                       Les risques, bien réels, son déniés.  Aux USA: la déréglementation devient totale. Ecologie en berne.


_ Des alternatives sont possibles _

                                      Aux dépends des agriculteurs eux-mêmes.


                                  " ...Voulons-nous d’un “printemps silencieux” ? C’est la question que devraient se poser ce mercredi tous les parlementaires, alors que se tient à l’Assemblée un débat sur la “loi Duplomb”. Ce texte, qui prévoyait notamment la réintroduction de certains néonicotinoïdes, a été adopté mais censuré par le Conseil constitutionnel.
                2 131 368 ! C’est le nombre de Français qui ont signé la pétition lancée l’été dernier contre la “loi Duplomb”, qui prévoyait la réintroduction de pesticides nocifs pour les insectes pollinisateurs. Le succès de cette initiative populaire a rendu possible le débat qui s’est tenu aujourd’hui au Parlement. Il devait notamment avoir pour objectif d’évaluer les enjeux du principe de précaution et les moyens de protéger les agriculteurs contre la concurrence étrangère… tout en restant seulement informatif. La loi destinée à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” a en effet déjà été adoptée – et la réintroduction de ces pesticides censurée par le Conseil constitutionnel, considérant que le législateur doit “veiller à ce que les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne compromettent pas la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins”. Cette décision fait directement écho à l’impératif du philosophe Hans Jonas, formulé en 1979 dans Le Principe responsabilité : “Agis de telle sorte que tes actions soient compatibles avec la permanence d’une vie authhentiquement humaine sur la Terre” !



      "Le sénateur Duplomb a cependant de l’aplomb… Il a déposé en février une nouvelle proposition de loi pour réautoriser l’usage de deux de ces pesticides. L’élu joue non seulement des incertitudes scientifiques qui entoureraient leurs effets – à la manière des “marchands de doute” dont parle l’historienne des sciences Naomi Oreskes –, mais il réactive aussi une fausse opposition entre l’économie et l’écologie. Or, ce que montrent les études scientifiques, ce sont plutôt les effets délétères de l’usage de ces pesticides pour l’économie elle-même. Le biologiste Marc-André Selosse, dans un bref essai qui vient tout juste de paraître De la biodiversité comme un humanisme (Libelle-Seuil), rappelle d’abord que les maladies liées à la pollution de l’environnement coûtent cher à la communauté. Mais “la perturbation de la fonction de pollinisation par les insectes affecte aussi la rentabilité […]. D’ores et déjà, selon les estimations, de 28 à 61 % des écosystèmes agricoles manquent de pollinisateurs, et cela limite la production, surtout pour les myrtilles, le café et les pommes. Le manque à gagner annuel est estimé, selon l’IPBES [Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques], entre 230 et 580 milliards d’euros par an”. Le problème n’est donc pas que de santé publique, il est aussi économique. Et philosophique ? "... (Philosophie magazine)            ______________________________

samedi 30 mai 2020

Bas de laine

C'est décidé, je vais le vider
                                         Je ne vais pas laisser un Ecureuil croquer mes noisettes ,patiemment accumulées, à la sueur de mon front.  Avec la crise, l'épargne populaire peut en prendre un coup, pas seulement au niveau des taux de rémunération.. Sûr qu'on ne fera pas payer les évadés fiscaux ou ceux qui peuvent s'acheter un troisième yacht; pour ne pas faire fuir les capitaux, donc les investissement, comme ils disent. La sur-richesse ne sera que peu touchée, si elle l'est. Dans certains secteurs, la crise aura même été profitable.

       ...Comme la lessiveuse cachée dans la remise, je vais la vider. J'en garderai un peu sous le matelas, au cas où...Rien que les frais d'obsèques, ça coûte un bras.
  Je vais m'acheter la Harley de mes rêves ou la Rover qui me tente. Las! ce ne sont pas des marques françaises. Ça ne créera pas de l'emploi chez nous. Mais combien de produits industriels made in France intègrent dans leur fabrication des composants venus d'ailleurs?
   Au nom d'un principe bien américain selon lequel un mauvais consommateur est un mauvais citoyen, je vais acheter français et dépenser un max. Comme suggéré: La ministre du travail a appelé vendredi les Français à « ressortir » et à « consommer » les 60 milliards d’euros « mis en épargne » pendant le confinement, afin de « faire repartir » l’activité....
  Acheter français, ils ont dit. Montebourg en tête. Mais quoi?
      Le patriotisme économique ne se décrète pas, mais l'Etat stratège peut réorienter bien des choix, comme on en prône l'exigence en cette période de crise profonde. Verbalement pour le moment.
   La monnaie est faite pour circuler, pour irriguer l'économie, comme le sang pour l'organisme.
Thésauriser est un facteur de stagnation ou de régression à l' échelle macroéconomique.
 Même si un grand nombre de personnes n'ont pas les moyens d'avoir même une épargne de précaution ou si le conditionnement marchand pousse en permanence à surconsommer, jusqu'à l'endettement permanent, jusque dans certains milieux pourtant favorisés. Sans parler de l'argent qui dort dans les paradis fiscaux et celui qui se perd dans les marais de la spéculation boursière internationale.
    L'épargne des Français est une des plus importantes, ce qui n'est pas sain pour l'économie, surtout en cette période, où la relance devient priorité nationale. Comme à certaines périodes, il serait bon que l'Etat, puisqu'il se reproclame "providence", stimule des emprunts garantis mieux rémunérés pour  favoriser l'investissement là où les besoins sont les plus urgents, les plus nécessaires pour l'avenir. .L'argent qui dort ou qui spécule n'a jamais garanti la richesse d'une nation.
   L'investissement productif maîtrisé est une urgence, au lieu d'abandonner des pans entiers de notre économie aux capitaux volatiles internationaux, qui asservissent et affaiblissent le pays à terme. Ce qui suppose de revoir le modèle économique ultralibéral qui sous-tend les dérives et les asservissements constatés et les effets négatifs d'une mondialisation sans contrôle. Réassigner de nouveaux objectifs que commandent les urgence planétaires en matière d'écologie bien comprise, en reconsidérant la question des valeurs, qui ne sont pas que marchandes, quantitatives.
   Nous sommes à l'heure des choix. Les proclamations de tribune ne suffiront pas. Même de gros pansements, comme ceux d'une relance massive, ne suffiront pas à eux seuls à guérir les plaies profondes que la crise révèle.
                                                   ___________________________

mercredi 24 novembre 2021

Des abeilles et des hommes

 Jusqu'à quand?

                  Jusqu'à quand seront-elles en activité, nos fidèles amies silencieuses et laborieuses? Elle se font plus rares depuis des années et cela commence à poser de sérieux problèmes. Pas seulement pour le délicieux nectar qu'elles nous offrent, mais surtout à cause du rôle fondamental qu'elles ont dans la pollinisation des  plantes indispensables à notre alimentation; directement ou indirectement, que ce soit en Chine ou en Europe.  La situation est devenue critique, au point de faire l'objet d'études approfondies et de colloques nationaux ou internationaux. Certains polluants chimiques sont régulièrement mis en question pour expliquer le déclin continu de nos amies des ruches, même si d'autres facteurs doivent jouer, d'ordre climatique et parasitaire.                 ___Le nouveau plan est loin de satisfaire tout de monde, loin de là. Il ne va pas au fond des choses et continue à faire la part belle à l'agrochimie à tout va, qui ne nuit pas seulement aux abeilles,  il n’a été modifié qu’à la marge par rapport à la version présentée en juin. Ménager la chèvre et le choux et tenant compte de puissants lobbies ne résoudra pas la question, vitale pour l'homme. La situation est critique, non seulement pour celui qui en vit. Malgré les mobilisations en cours et les recherches qui s'accumulent. C'est toute l'agriculture "moderne" qu'il faut repenser...

          Il n'y a pas que les abeilles qui sont concernées. C'est tout un monde d'insectes et de vie souvent microscopique en tous genres  qui est affecté.  Ce n'est pas l'expression d'un vague romantisme rousseauiste, même si l'admiration vis à vis de la richesse des sensations qu'elle nous offre et la profondeur de ses ressources infinies peuvent être aptes à nous émouvoir à certains moments. Nous en sommes une partie et nous sommes capables de vibrer avec ses forces profondes, de la manière la plus charnelle. Elle est une matrice, pas un tableau.                                                                                                 La nature n'est pas un décor, ni un spectacle. L'écologie , ce n'est pas seulement le sort des ours blancs, sur lesquels on attire souvent nos regards compassionnels. Elle conditionne notre vie, dans des détails que nous ne ne soupçonnons guère. C'est toute la biodiversité qui façonne notre vie et celles des générations futures.  .. Nous sommes tous dans le même bateau, que nous le sachions ou pas. .Même la vie microbienne est fondamentale, vitale. Tout forme système. Dans les égards à l'égard de la nature dans toutes ses composantes, c'est notre sort qui est en jeu.                                              _____Il fut un temps où, depuis la fin de la guerre et les campagnes de démoustication de l'armée américaine, les insectes de toutes catégories n'avaient pas bonne presse, jusqu'à une période récente, où les premières alertes furent lancées.   Et si les petites bêtes qui piquent, qui souillent les pare-brises des voitures  n'étaient pas si inutiles que cela, malgré les gênes parfois occasionnées?

    
                  Une abeille peut piquer, mais qu'est-ce au regard de sa fonction fondamentale dans la pollinisation, comme l'avait déjà suggéré Einstein?         Il a fallu du temps pour prendre conscience de l'importance vitale du foisonnement et de la variété des insectes dans le cycle de la vie, de la chaîne alimentaire. On s'en compte bien tard, quand on constate la baisse sensible du nombre  des oiseaux, la régression de leur population. Un cycle se dégrade à grande vitesse, qui ne manque pas d'inquiéter les spécialistes. Les causes sont aujourd'hui bien connues.       Les insectes sont plus que nos alliés, sont plus que de fantastiques objets d'études. Malgré les inconvénients qu'ils apportent parfois. Ils présentent un monde foisonnant et fascinant. Le plus riche en espèces.

   _________Les insectes du monde entier  sont en voie d’extinction, menaçant d’un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels », s’est alarmé, fin janvier, la revue scientifique mondiale Biological Conservation. Plus de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin et un tiers sont menacées, selon les chercheurs. Leur taux de mortalité est huit fois plus rapide que celui des mammifères, oiseaux et reptiles. Au cours des trente dernières années, la masse totale des insectes existant dans le monde a diminué de 2,5 % chaque année.   A ce rythme, s’inquiètent les scientifiques, ils pourraient disparaître d’ici à un siècle. « C’est très rapide. Dans dix ans, il y aura un quart d’insectes de moins, dans cinquante ans, plus que la moitié, et dans cent ans, il n’y en aura plus », a déclaré au Guardian dimanche 10 février Francisco Sánchez-Bayo, de l’université de Sydney (Australie), qui a collecté les données avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles à Beijing (Chine). La plupart des études analysées ont été réalisées en Europe occidentale et aux Etats-Unis.
                             "...Encore une étude, une de plus, qui documente et alerte sur la dégradation en cours, irréversible, des écosystèmes naturels. Il est cette fois question de coccinelles, de papillons, de bourdons, de pucerons, de mouches, de criquets, ou encore d’abeilles. D’ici un siècle, selon la revue scientifique Biological Conservation, les insectes pourraient avoir totalement disparu. Le constat des chercheurs est vertigineux : le taux de mortalité de ces êtres minuscules est huit fois plus rapide que celui des mammifères ou des oiseaux. Plus de 40 % des espèces sont déjà en déclin et un tiers sont menacées. La faute à l’agriculture intensive, à la surconsommation de pesticides toujours plus performants pour tuer, mais aussi à l’urbanisation et au changement climatique. Cet effondrement a lieu partout autour du globe. A Porto Rico, où 98 % des insectes ont disparu depuis trente-cinq ans, mais aussi en Allemagne, où 75 % d’entre eux ont disparu dans des zones protégées. Bref, il se déroule juste devant nous, jour après jour. Il concerne les êtres auxquels, d’ordinaire, nous accordons le moins d’attention, invisibles à nos yeux et donc à nos consciences. Des êtres minuscules mais essentiels au bon fonctionnement de tous les écosystèmes, des êtres supposés insignifiants tant ils nous sont impénétrables, mais omniprésents et cocréateurs de notre monde. Car oui, humains, coccinelles, papillons, bourdons, pucerons, mouches, criquets ou abeilles, nous sommes tous dans le même bateau." (W.Zarachowicz)
___Un cercle vicieux redoutable.__________________

samedi 12 juin 2021

Il n'y a pas que les ours blancs

 Le respect de la nature,

           Ce n'est pas l'expression d'un vague romantisme rousseauiste, même si l'admiration vis à vis de la richesse des sensations qu'elle nous offre et la profondeur de ses ressources infinies peuvent être aptes à nous émouvoir à certains moments. Nous en sommes une partie et nous sommes capables de vibrer avec ses forces profondes, de la manière la plus charnelle. Elle est une matrice, pas un tableau.                                                                                         La nature n'est pas un décor, ni un spectacle. L'écologie , ce n'est pas seulement le sort des ours blancs, sur lesquels on attire souvent nos regards compassionnels. Elle conditionne notre vie, dans des détails que nous ne ne soupçonnons guère. C'est toute la biodiversité qui façonne notre vie et celles des générations futures.  .. Nous sommes tous dans le même bateau, que nous le sachions ou pas. .Même la vie microbienne est fondamentale, vitale. Tout forme système. Dans les égards à l'égard de la nature dans toutes ses composantes, c'est notre sort qui est en jeu.                                              _____Il fut un temps où, depuis la fin de la guerre et les campagnes de démoustication de l'armée américaine, les insectes de toutes catégories n'avaient pas bonne presse, jusqu'à une période récente, où les premières alertes furent lancées.   Et si les petites bêtes qui piquent, qui souillent les pare-brises des voitures  n'étaient pas si inutiles que cela, malgré les gênes parfois occasionnées?

    
Une abeille peut piquer, mais qu'est-ce au regard de sa fonction fondamentale dans la pollinisation, comme l'avait déjà suggéré Einstein?         Il a fallu du temps pour prendre conscience de l'importance vitale du foisonnement et de la variété des insectes dans le cycle de la vie, de la chaîne alimentaire. On s'en compte bien tard, quand on constate la baisse sensible du nombre  des oiseaux, la régression de leur population. Un cycle se dégrade à grande vitesse, qui ne manque pas d'inquiéter les spécialistes. Les causes sont aujourd'hui bien connues.       Les insectes sont plus que nos alliés, sont plus que de fantastiques objets d'études. Malgré les inconvénients qu'ils apportent parfois. Ils présentent un monde foisonnant et fascinant. Le plus riche en espèces.

   _________Les insectes du monde entier  sont en voie d’extinction, menaçant d’un « effondrement catastrophique des écosystèmes naturels », s’est alarmé, fin janvier, la revue scientifique mondiale Biological Conservation. Plus de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin et un tiers sont menacées, selon les chercheurs. Leur taux de mortalité est huit fois plus rapide que celui des mammifères, oiseaux et reptiles. Au cours des trente dernières années, la masse totale des insectes existant dans le monde a diminué de 2,5 % chaque année.   A ce rythme, s’inquiètent les scientifiques, ils pourraient disparaître d’ici à un siècle. « C’est très rapide. Dans dix ans, il y aura un quart d’insectes de moins, dans cinquante ans, plus que la moitié, et dans cent ans, il n’y en aura plus », a déclaré au Guardian dimanche 10 février Francisco Sánchez-Bayo, de l’université de Sydney (Australie), qui a collecté les données avec Kris Wyckhuys de l’Académie des sciences agricoles à Beijing (Chine). La plupart des études analysées ont été réalisées en Europe occidentale et aux Etats-Unis.
                             "...Encore une étude, une de plus, qui documente et alerte sur la dégradation en cours, irréversible, des écosystèmes naturels. Il est cette fois question de coccinelles, de papillons, de bourdons, de pucerons, de mouches, de criquets, ou encore d’abeilles. D’ici un siècle, selon la revue scientifique Biological Conservation, les insectes pourraient avoir totalement disparu. Le constat des chercheurs est vertigineux : le taux de mortalité de ces êtres minuscules est huit fois plus rapide que celui des mammifères ou des oiseaux. Plus de 40 % des espèces sont déjà en déclin et un tiers sont menacées. La faute à l’agriculture intensive, à la surconsommation de pesticides toujours plus performants pour tuer, mais aussi à l’urbanisation et au changement climatique. Cet effondrement a lieu partout autour du globe. A Porto Rico, où 98 % des insectes ont disparu depuis trente-cinq ans, mais aussi en Allemagne, où 75 % d’entre eux ont disparu dans des zones protégées. Bref, il se déroule juste devant nous, jour après jour. Il concerne les êtres auxquels, d’ordinaire, nous accordons le moins d’attention, invisibles à nos yeux et donc à nos consciences. Des êtres minuscules mais essentiels au bon fonctionnement de tous les écosystèmes, des êtres supposés insignifiants tant ils nous sont impénétrables, mais omniprésents et cocréateurs de notre monde. Car oui, humains, coccinelles, papillons, bourdons, pucerons, mouches, criquets ou abeilles, nous sommes tous dans le même bateau." (W.Zarachowicz)
___Un cercle vicieux redoutable.___


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lundi 14 juillet 2025

Régression manifeste

 Grand bond en arrière

                      Et rupture démocratique.    ___ Sale temps pour le climat

            Au nom de la croissance...La biodiversité menacée, comme la santé humaine.  Une catastrophe pour beaucoup.   Dans le cadre d'un écologie en berne, les dispositions de la loi portant le nom du sénateur de Haute Loire, dont le contenu est explosif,  ne passent pas dans le milieux où domine le souci d'une agriculture raisonnée, soucieuse d'avenir. "...Les défenseurs de l’agriculture productiviste n’ont jamais eu autant le vent en poupe..." : soutien aux méga-bassines, , réautorisation des néonicotinoïdes tueurs d'abeilles, autorisation de drones pulvérisateurs de pesticides, facilitation d'implantation d'élevage intensif, limitation du contrôle démocratique Une loi qui va alimenter les fractures. La FNSEA a imposé ses règles. aux dépends des risques sanitaires avérés.

        « “Vous êtes les alliés du cancer et on le fera savoir. Ce sont les mots lancés mardi par Fleur Breteau, fondatrice du collectif de malades Cancer Colère, aux 316 députés qui ont voté pour la proposition de loi Duplomb. Cette dernière consiste, entre autres, à ré-autoriser des insecticides comme l’acétamipride, connu pour tuer les abeilles… et pour présenter des risques pour la santé humaine. Ce vote m’évoque une histoire qui contient le mot “saloperie”.    “Mais comment vous faites pour choper des saloperies pareilles ?” Je me souviens très précisément de cette phrase prononcée par l’une des infirmières qui me soignait lorsque je suis moi-même tombée malade, en 2011. Le “vous” désignait tous les patients du service et sans doute plus largement tous les gens très malades. J’avais trouvé la phrase brutale, et en même temps, j’avais conscience que ces mots cachaient en réalité une grande empathie, car cette soignante, certes un peu bourrue, était surtout la gentillesse même. Quand elle disait “Comment vous faites pour choper des saloperies pareilles ?”, je savais qu’elle ne s’adressait pas à “nous”, les malades. Elle faisait comme tout le monde quand la maladie surgit : elle cherchait un coupable.


               Dans mon cas, le coupable tenait en un mot : pesticides. C’est en tout cas la seule raison qui avait été mentionnée par les médecins, à l’époque. Voilà. J’avais ma cause. J’avais un truc à haïr. J’avais le nom de la saloperie qui avait créé l’autre saloperie (celle pour laquelle on me soignait). C’était abstrait, lointain, sans visage, et je suis rapidement passée à autre chose. Pourquoi ? Parce que je n’avais pas que ça à faire. Parce que la maladie est avant tout un drame personnel. Comme l’écrit la philosophe Claire Marin, elle est une expérience intime, elle s’enfonce au cœur du sujet, s’y enlise, au point de se mêler profondément et douloureusement à son sentiment d’identité (La Maladie, catastrophe intime, PUF, 2014).

       Quand les traitements commencent, on n’a plus le temps d’être indigné. On arrête de chercher un coupable. On cesse d’en vouloir à la terre entière (quand bien même ce serait littéralement de la terre, et de ceux qui la rendent toxique, que vient le problème). Petit à petit, on s’approprie une idée insatisfaisante, qui finit presque par devenir apaisante : c’est la faute à personne. C’est injuste, mais c’est comme ça. On ne peut pas se permettre d’ajouter de la rage à la peine. C’est pourquoi les malades ne sont pas des animaux politiques. On n’a jamais vu des manifestations de personnes alitées sur des brancards, avec des pieds à perfusion en guise de pancartes. D’ailleurs, l’image du combat, quand il s’agit de la maladie, m’a toujours parue stupide. J’ai horreur de ces images de crabes géants qu’il faudrait combattre comme de bons petits soldats avec des épées.

              La maladie, je crois, n’est jamais une question de courage. Comme tous les patients, Fleur Breteau n’a pas choisi de tomber malade. Elle n’est pas courageuse parce qu’elle a un cancer. En revanche, hier à l’Assemblée nationale, elle a eu la force de combattre cette idée parfois fausse : celle de la “faute à pas de chance”. Elle a souligné que la catastrophe intime de la maladie était aussi une catastrophe politique, et une question de santé publique. Elle a brisé le cercle confortable du fatalisme. Elle a fait sortir tous les malades actuels et à venir de leur chambre. Enfin, elle a répondu à la question que m’avait posée cette infirmière : “Mais d’où peut bien venir cette saloperie ?” De ceux qui votent les lois Duplomb. »                 ____________________