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mardi 25 janvier 2022

Brûler des livres?

 Autodafés et nouvelle inquisition?

                                       Quand on en vient à vouloir détruire des livres, à les mette au pilon, comme sous l'inquisition ou le nazisme...La barbarie n'est pas loin. C'est la pensée qui dérange que l'on veut effacer. C'est le dogmatisme intolérant que l'on veut imposer.   Comme aujourd'hui aux USA, où la censure bat son plein dans certains cercles. Mais aussi ailleurs: en Turquie, en Afghanistan.....  Une des pires choses que l'on puisse imaginer. Erdogan l'a fait.   Malheureusement, ce rituel sinistre de l'autodafé revient régulièrement.    Quand la pensée gêne, quand la critique menace, quand la dérision se manifeste, même un peu.     On pense à Nüremberg et à toutes les villes du Reich où la pratique fut systématique et encouragée, manifestant une soif de pureté devenue folle et de contrôle absolu du  pouvoir. Même pour les livres les plus anodins en apparence.

Les livres sont dangereux, ironisait déjà Voltaire.

      Mais les autodafés remontent à une époque plus lointaine, parfois plus limitée.
  Daesh n'a cessé d'entretenir la haine des livres,
     A Mossoul, il s'est livré à une destruction systématique de tout de qui symbolisait le mot culture:
          ...Selon Associated Press, les «combattants» ont brûlé depuis un mois des livres pour enfants, des recueils de poésies, des ouvrages de philosophie et des titres scientifiques sur la santé et le sport ainsi que des journaux du début du XXe siècle. Seuls les livres sur l'islam auraient échappé aux flammes.
Cet autodafé n'est malheureusement pas le premier. L'histoire de l'humanité est jalonnée par la destruction des livres. «Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes», disait l'écrivain et poète Heinrich Heine. Car, les livres, comme les biens culturels, sont bien plus que des symboles, ils représentent l'ouverture au monde, la diversité des cultures et des civilisations, des savoirs, les connaissances et les doutes. Tout le contraire d'une idéologie bornée qui veut imposer son point de vue unique...
      A Sarajevo,au Mali, à Tombouctou les manuscrits détruits témoignent de la même haine
Ailleurs, la "talibanisation" des esprits poursuit épisodiquement son oeuvre. Mettre la pensée au pas est toujours la tentation d'un pouvoir qui se sent faible.
Un acte, public ou privé, qui est rarement sans signification
On peut toujours ironiser.


    Demain comme hier, le phénomène peut se reproduire, parfois de façon sournoise et insidieuse.
Nul pays n'est à l'abri de la pensée totalitaire s'attachant à coloniser les esprits part le vide . Parfois au nom de l'esprit divin.
Ecrire peut devenir un délit. La vigilance s'impose.
      Seuls les livres, bien choisis, peuvent nous sauver de nous-mêmes.

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mardi 13 août 2019

Fahrenheit 451 (2019)

Brûler des livres:
                         Une des pires choses que l'on puisse imaginer. Erdogan l'a fait.
    Malheureusement, ce rituel sinistre de l'autodafé revient régulièrement.
  Quand la pensée gêne, quand la critique menace, quand la dérision se manifeste, même un peu.
On pense à Nüremberg et à toutes les villes du Reich où la pratique fut systématique et encouragée, manifestant une soif de pureté devenue folle et de contrôle absolu du  pouvoir. Même pour les livres les plus anodins en apparence.
Les livres sont dangereux, ironisait déjà Voltaire.

      Mais les autodafés remontent à une époque plus lointaine, parfois plus limitée.
  Daesh n'a cessé d'entretenir la haine des livres,
     A Mossoul, il s'est livré à une destruction systématique de tout de qui symbolisait le mot culture:
          ...Selon Associated Press, les «combattants» ont brûlé depuis un mois des livres pour enfants, des recueils de poésies, des ouvrages de philosophie et des titres scientifiques sur la santé et le sport ainsi que des journaux du début du XXe siècle. Seuls les livres sur l'islam auraient échappé aux flammes.
Cet autodafé n'est malheureusement pas le premier. L'histoire de l'humanité est jalonnée par la destruction des livres. «Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes», disait l'écrivain et poète Heinrich Heine. Car, les livres, comme les biens culturels, sont bien plus que des symboles, ils représentent l'ouverture au monde, la diversité des cultures et des civilisations, des savoirs, les connaissances et les doutes. Tout le contraire d'une idéologie bornée qui veut imposer son point de vue unique...
 A Sarajevo,au Mali, à Tombouctou les manuscrits détruits témoignent de la même haine
Ailleurs, la "talibanisation" des esprits poursuit épisodiquement son oeuvre. Mettre la pensée au pas est toujours la tentation d'un pouvoir qui se sent faible.
Un acte, public ou privé, qui est rarement sans signification
On peut toujours ironiser
    Demain comme hier, le phénomène peut se reproduire, parfois de façon sournoise et insidieuse.
Nul pays n'est à l'abri de la pensée totalitaire s'attachant à coloniser les esprits part le vide . Parfois au nom de l'esprit divin.
Ecrire peut devenir un délit. La vigilance s'impose.
      Seuls les livres, bien choisis, peuvent nous sauver de nous-mêmes.
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vendredi 7 mars 2025

En avant, vers plus d' obscurantisme

Eteindre les lumières

        L'ignorance gagne.           STAND UP FOR SCIENCE!


             Une vraie contre-culture est en route...dangereusement.

                 La censure a déjà une longue histoire aux USA, en rapport avec une culture d'origine puritaine. Les Etats républicains sont particulièrement en tête de l'inquisition, Bible Belt en tête.  En 2023, le nombre de titres ciblés par la censure aux Etats-Unis a augmenté de 65% par rapport à 2022. Depuis Trump, le phénomène augmente en flèche. Le monde académique est visé. Une vague inquiétante, malgré les oppositions.                                                                                        Les sciences elles-mêmes sont menacées. Sous la pression notamment des évangélistes. Cela n'est pas nouveau, mais ça s'amplifie. L'information est de plus en plus sous contrôle. Qui veut contrôler les esprits...  comme sous un nouveau maccartisme.    "<... Hannah Arendt note que “le totalitarisme, une fois au pouvoir, remplace invariablement tous les vrais talents, quelles que soient leurs sympathies, par ces illuminés et ces imbéciles dont le manque d’intelligence et de créativité reste la meilleure garantie de leur loyauté”. La présidence Trump ne conduit pas au totalitarisme (il faudrait inventer un mot : le capitalotarisme ? la couillosphère ?) et ne rassemble certes pas que des imbéciles ou des illuminés (tout de même, ils paraissent nombreux) ; en revanche elle incorpore des “éléments” de totalitarisme. Et parmi ceux-ci, il y a cette étonnante mafia qui compose son gouvernement, à commencer par un vice-président qui aime à répéter le mot de Richard Nixon “Les professeurs, voilà l’ennemi.” ...                                                                                                                            Une conjuration antis sccience   _ God bless...                                                                                                                                               Bientôt des autodafés?


    Malheureusement, ce rituel sinistre de l'autodafé revient régulièrement.

  Quand la pensée gêne, quand la critique menace, quand la dérision se manifeste, même un peu.
On pense à Nüremberg et à toutes les villes du Reich où la pratique fut systématique et encouragée, manifestant une soif de pureté devenue folle et de contrôle absolu du  pouvoir. Même pour les livres les plus anodins en apparence.
Les livres sont dangereux, ironisait déjà Voltaire.


      Mais les autodafés remontent à une époque plus lointaine, parfois plus limitée.
  Daesh n'a cessé d'entretenir la haine des livres,
     A Mossoul, il s'est livré à une destruction systématique de tout de qui symbolisait le mot culture:
          ...Selon Associated Press, les «combattants» ont brûlé depuis un mois des livres pour enfants, des recueils de poésies, des ouvrages de philosophie et des titres scientifiques sur la santé et le sport ainsi que des journaux du début du XXe siècle. Seuls les livres sur l'islam auraient échappé aux flammes.

Cet autodafé n'est malheureusement pas le premier. L'histoire de l'humanité est jalonnée par la destruction des livres. «Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes», disait l'écrivain et poète Heinrich Heine. Car, les livres, comme les biens culturels, sont bien plus que des symboles, ils représentent l'ouverture au monde, la diversité des cultures et des civilisations, des savoirs, les connaissances et les doutes. Tout le contraire d'une idéologie bornée qui veut imposer son point de vue unique...
    A Sarajevo, au Mali, à Tombouctou les manuscrits détruits témoignent de la même haine
Ailleurs, la "talibanisation" des esprits poursuit épisodiquement son oeuvre. Mettre la pensée au pas est toujours la tentation d'un pouvoir qui se sent faible.
Un acte, public ou privé, qui est rarement sans signification
On peut toujours ironiser
    Demain comme hier, le phénomène peut se reproduire, parfois de façon sournoise et insidieuse.
Nul pays n'est à l'abri de la pensée totalitaire s'attachant à coloniser les esprits part le vide . Parfois au nom de l'esprit divin.
Ecrire peut devenir un délit. La vigilance s'impose.
      Seuls les livres, bien choisis, peuvent nous sauver de nous-mêmes.

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jeudi 19 novembre 2009

Banques et banquiers (suite)


Du nouveau? Non...

Rien n'a changé

-"Les banques peuvent dormir tranquilles: le gouvernement est prêt à continuer à leur accorder une garantie illimitée sans contrepartie" (M.O)

-Un Prix Nobel critique les banques américaines : "« Nous n'avons rien fait de significatif jusqu'à présent et les banques repoussent les actions..."( M. Stiglitz)
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-Eric Laurent explore la face cachée des banques - AgoraVox:
"Ce livre nous emmène dans les coulisses des établissements financiers et nous brosse le portraits des maîtres de l’Amérique, une poignée d’hommes déterminés qui traversent le temps au rythme des crises et des élections et dans les mains desquels mangent les politiques -et notamment les démocrates - avec une aisance déconcertante.
Ce n’est pas un livre sur la crise, mais sur les banques qui ont traité la crise. « Chaque fois qu’il y a une crise, souligne Eric Laurent que j’interviewe ci-dessous pour Les RDV de l’Agora, des livres qui éclosent et l’on se demande pourquoi la plupart des auteurs n’ont pas publié ces ouvrages avant la crise pour l’annoncer puisqu’ils ont des jugements tellement lucides et péremptoires a posteriori ».
Nous avions interviewé il y a quelques mois Jean Montaldo pour sa Lettre ouverte aux bandits de la finance. La face cachée des banques est lui aussi un outil indispensable pour comprendre les mécanismes financiers.
Cette enquête a demandé huit mois de travail à Eric Laurent. Huit mois à rencontrer des financiers et hommes politiques qui souvent, lorsqu’ils veulent bien répondre, exigent l’anonymat le plus complet. Face à ce livre sorti à la fin du mois d’octobre, la presse reste « inerte et passive », selon les propres mots d’Eric Laurent. Il y a plusieurs raisons à cela, m’explique l’auteur que j’interviewe ci-dessous : « D’abord parce que c’est un sujet compliqué à traiter pour les journalistes. Ces derniers fonctionnent dans l’immédiateté absolue, donc on leur a vendu l’idée que la crise était en voie de Résorption, donc il y a moins d’exigence ou d’obligation d’en parler.
Et puis je crois que pour beaucoup de journalistes aujourd’hui il y a une totale inculture qui fait que c’est un sujet trop barbare. Enfin il y a une une quatrième raison aujourd’hui c’est que l’information circule de plus en plus mal ».
Les banques ont pourtant provoqué une crise d’une ampleur considérable, comparable au
séisme de 1929. Les citoyens du monde entier en payent encore chaque jour les conséquences. La crise de 2008 a commencé sous l’ère Clinton, lorsque ce président supprime d’un trait de plume le Glass Steagall Act, disposition prise sous le gouvernement Roosevelt et destinée notamment à séparer pour les banques les activités de dépôt et de d’investissement.
Aujourd’hui, de rares économistes, comme Frédéric Lordon, demandent qu’on instaure à nouveau cet outil indispensable de régulation.
Depuis, l’influence de la finance sur l’administration américaine est allée grandissante. Le point culminant étant atteint lors de la dernière année du mandat de Georges Bush pendant laquelle la maîtrise de la Maison blanche lui appartenait moins qu’à un certain Henry Paulson...(O.Bailly)

-La loi de Wall Street:__________"Ignorant avec superbe l'ampleur des difficultés dans lesquelles le monde est plongé, Wall Street et la City de Londres renouent avec la fête et les pires habitudes. Et, pratiquement comme toujours, Goldman Sachs donne le ton. Depuis de longues années, les dirigeants de cette banque symbolisent les liens fusionnels existant entre l'univers de la finance et l'exécutif américain. L'un des prédécesseurs de [Henry] Paulson [NDLR : secrétaire d'Etat au Trésor de Georges W. Bush, l'équivalent du ministre des Finances] à la tête de cette firme, Robert Rubin, fut le très influent ministre des Finances de Bill Clinton. [...](OB)___l'interview d'Eric Laurent-:
"En janvier 2009, au moment de quitter la scène politique, Paulson pouvait se montrer rassuré : l'influence de Wall Street demeurait intacte au sein de la nouvelle administration et les hommes choisis par Barack Obama pour l'épauler dans les domaines économique et financier étaient les symboles de la continuité : Tim Geithner, ancien patron de la Fed de New York, associé à Paulson dans la gestion de la crise, et Lawrence Summers, ancien ministre des Finances de Bill Clinton, consultant chez Goldman Sachs, qui dirigeait jusqu'à l'élection présidentielle de novembre le puissant fonds spéculatif Shaw. [...] Il sera nommé par Barack Obama au poste clef de chef du Conseil économique de la Maison-Blanche. Summers possède une longue habitude des allées du pouvoir. Grâce à lui, l'amendement Glass-Steagall qui encadre les banques a disparu du paysage politique. C'est un homme de petite taille, au physique enveloppé et au regard glacial, réputé pour ses colères et son ton méprisant. [...] Il était l'ami de Paulson, qui lui avait demandé de siéger également comme conseiller à la direction de Goldman, et [...] Tim Geithner avait travaillé sous ses ordres durant les années Clinton. Summers est un véritable apôtre de la dérégulation et un défenseur des causes ultralibérales. Barack Obama hérite d'une crise si grave qu'elle exige des hommes qui en connaissent chaque rouage. Summers est un des rares à remplir ces conditions, même s'il fait penser à un pyromane brusquement reconverti en pompier. [...]
Le plan Geithner prévoyait de débloquer jusqu'à 1 000 milliards de dollars pour racheter les actifs toxiques détenus par les établissements financiers. Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, en démonta avec une précision toute chirurgicale les mécanismes et démontra qu'il s'agissait d'un marché de dupes. "[Le plan] est bien pire que la nationalisation. C'est un ersatz du capitalisme, la privatisation des bénéfices et l'étatisation des pertes. C'est un partenariat dans lequel l'une des parties vole l'autre [...]. Alors, quels sont les avantages d'un plan comme celui-ci ? Sans doute est-ce le genre de dispositif qu'adore Wall Street : astucieux, complexe, opaque, autorisant d'énormes transferts de richesses vers les marchés financiers......"

-Faut-il brûler les banquiers ? - AgoraVox
- Où sont cachés les secrets de la finance ?
-La régulation financière joue l'arlésienne - AgoraVox
-Nouvelles subprimes: on efface tout, et on recommence!
-The Money Masters
-Ecureuil: les alertes de la Commission bancaire que personne n'a voulu entendre :"... les Caisses d'épargne, comme nous l'avons vu au cours de notre épisode précédent, ont perdu 751 millions d'euros en octobre 2008 non pas du fait d'un malencontreux « incident de marché » mais du fait d'une cascade de dysfonctionnements ? Le plus étrange dans notre histoire, c'est que le gendarme a précisément fait son office. Il a sifflé les infractions à chaque fois qu'il a vu la banque en commettre. Mais cela s'est passé comme cela se passe si souvent en France – à la différence du système américain – de manière discrète, sans qu'il en soit fait la moindre publicité.Cette histoire des relations entre les Caisses d'épargne et la Commission bancaire, à la fois secrètes et tumultueuses, nous avons essayé de la reconstituer. Pour chercher à comprendre ce paradoxe : pourquoi cette perte des 751 millions d'euros est-elle survenue précisément dans l'une des banques les plus contrôlées en France, placée presque continûment sous surveillance depuis plusieurs années ? Lourde question qu'il est évidemment important de cerner pour essayer de comprendre certaines des caractéristiques françaises de la crise financière..."
-Etats-Unis : pourquoi les banquiers se font casser partout
-Comment Dexia et les autres ont intoxiqué les collectivités locales
-AIG : l’assureur qui n’assurait pas
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- Banques: hold-up sur l'Europe
- Banques choyées

vendredi 10 septembre 2010

Evangélistes de combat

Brûler les livres :

retour à des périodes sinistres de l'histoire?






Le pasteur Jones, dans sa radicalité,ne représente pas la position de tous les courants évangéliques de la Bible Belt, mais il est tout de même l' incarnation d'une tendance commune à ces multiples communautés religieuses ,représentant un électorat incontournable, qui ont pris surtout de l'importance depuis l'accès de Reagan à la présidence,exerçant un lobbying efficace, et surtout depuis le 11 septembre, à partir duquel l'instrumentalisation de l'événement a été exploitée à des fins géopolitiques par l'équipe présidentielle, s'appuyant sur l'idée de Choc des civilisations.
Son intention folle, dangereuse et provocatrice, condamnée assez unanimement, est certes une occasion de promouvoir son groupe très minoritaire, mais il relève aussi sans doute d'une intention: diviser un peu plus les Américains, exacerber les tensions liées à une crise qui dure, contribuer à durcir l'opposition républicaine (1) à un Président fragilisé, parfois stigmatisé comme "musulman", renforcer un peu plus l'amalgame déjà trop répandu entre musulmans et arabes, entre arabes et fondamentalisme musulman et terrorisme ,conforter une islamophobie latente , dans le sillage du slogan manichéen de l'Axe du Mal, thématisé par la présidence Bush, pour préparer les offensives contre l'Irak et l'Afghanistan et diaboliser l'Iran.

(1)"Les principaux leaders républicains ne soutiennent pas Terry Jones, mais ils ne le condamnent pas non plus. Ils sont embêtés par cette affaire, car en s'exprimant contre lui, ils risqueraient de perdre des voix. Ils ne peuvent pas non plus soutenir un personnage aussi ridicule. Leur défi va être de surfer sur cette vague xénophobe sans se salir les mains."(S.Mouillard)

"...L'islam est considéré par ces évangéliques radicaux comme une fausse religion. Selon eux, les juifs sont dans l'erreur, car ils n'ont pas encore reconnu le Christ, mais leur religion a le droit d'exister. Pas l'islam. Fait d'ignorance et de repliement sur des stéréotypes, leur mouvement se fonde, par exemple, sur une représentation démoniaque de Mahomet, un meurtrier considéré comme l'instrument du diable. Pour eux, l'islam est une religion cruelle et violente. Un autre terme très utilisé, c'est celui «d'islamo-fascisme». Remis au goût du jour par l'administration Bush, il permet de faire l'amalgame entre les organisations comme le Hamas ou le Hezbollah et l'islam dans son ensemble.__Ce qui est assez nouveau dans les mouvements comme celui de Jones, c'est l'opposition entre islam et judaïsme. Il y a une cinquantaine d'années, les églises xénophobes étaient antisémites. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le judaïsme est revenu en grâce. Désormais, on s'attaque surtout à l'islam. C'est caractéristique d'une frange radicale du sionisme chrétien._D'un mélange de croyances religieuses et de considérations géopolitiques. La logique est la suivante: les ennemis de ces Eglises - notamment depuis le 11-Septembre - sont les arabes et les musulmans. Israël est le principal allié des Etats-Unis au Proche-Orient. Par conséquent, ces mouvements évangéliques radicaux épargnent les juifs et s'en prennent uniquement aux musulmans..." (S.Mouillard)
_-Quand le Pentagone brûle des livres____________________

-La religion aux USA
-Les évangélistes à l'assaut du monde
-Le puritanisme, des origines à nos jours
-Aspects du sionisme chrétien
-Dieu est-il américain?







jeudi 13 juillet 2023

Mort d'un résistant

   Pas seulement par la plume.

                     Ce n'est une plaisanterie

                             Mieux vaut lire les livres que les brûler...

                                  "Là où l'on brûle les livres, on finit par brûler des hommes." (H. Heine)


Pour liquider les peuples, on commence par les priver de la mémoire. Ils détruisent tes livres, ta culture, ton histoire. Quelqu'un écrit d'autres livres, leur donne une autre culture, invente une autre histoire ; plus tard, les gens commencent à oublier lentement ce qu'ils sont et ce qu'ils étaient.

Milan Kundera

vendredi 7 novembre 2008

Fonds spéculatifs : le pire ?



"Qui contrôle les hedge funds ? Personne. Personne ne contrôlait non plus les banques d'affaires, qui viennent de passer avec le plan de sauvetage d'Henry Paulson sous le contrôle de la Fed, mais les hedge funds, eux, ont la particularité d'être situés, presque tous, dans des paradis fiscaux. Pourquoi dans des paradis fiscaux ? Pour échapper au droit, à l'État, bien entendu et faire profiter les clients de l'absence de contrôle, notamment fiscal. Que représentent-t-il ces hedge funds ? 2500 milliards de dollars. C'est beaucoup. Ils n'ont pas de prêteur en dernier ressort, de banque fédérale pour les sauver, ils n'ont qu'une possibilité, en cas de coup dur : la faillite...."(B.Maris)________

-"Si vous voulez parier, allez à Las Vegas. Si vous voulez traiter les dérivés, que Dieu vous protège"
.

- « Les hedge funds sont le trou noir de la finance mondiale. » (Lebègue) _

-"Liquidant leurs actifs en vitesse, tant qu'ils le peuvent, pour rembourser l'argent emprunté, les "hedge funds", ou fonds spéculatifs, tentent de sauver leur peau en fuyant les marchés, ce qui alimente une chute aveugle des bourses mondiales" (AFP)____________

La mère de toutes les crises | AgoraVox:

Le commencement de la fin aurait-il sonné pour le marché des dérivés ? Les investisseurs qui tentent avec précipitation de se retirer des fonds spéculatifs (hedge funds) ainsi que la valorisation toujours décroissante de ces actifs laisse effectivement redouter le pire. Ce marché éléphantesque estimé à 516 trillions (ou 516 mille milliards) de dollars et représentant dix fois la valeur de la production de l’ensemble du globe est au bord de l’implosion !

Cette bombe à retardement opaque composée d’équations mathématiques raffinées n’est pas vraiment un marché à proprement parler car elle échappe complètement au contrôle de tout Etat, régulateur ou autorité de surveillance. Pire encore : ce système est intégralement fondé sur le "gré à gré", c’est-à-dire sur des accords et contrats privés passés entre deux contreparties, l’acheteur et le vendeur, et représente ainsi un monde parallèle ou, si l’on préfère, un monde de l’ombre... Il suffirait qu’un nombre infime de ces intervenants - le chiffre de 2 % seulement est ainsi évoqué ! - n’honore pas ses engagements et le monde de la finance croulerait alors sous le poids d’un gigantesque jeu de dominos !
De fait, un marché digne de ce nom est généralement soutenu - et parfois garanti - par exemple par une banque centrale qui exige des réserves - ou une marge - en contrepartie de la transaction. Rien de tel en l’occurrence dans le marché des dérivés et pour cause puisque ces transactions ne représentent pas du "vrai" argent, mais des engagements, des contrats, que du "papier" en quelque sorte ! Ainsi, est-il difficile - voire impossible - de chiffrer la masse totale de ces engagements, le chiffre articulé plus haut de 516 trillions n’étant que le montant du notionnel annoncé, en d’autres termes le sommet de l’iceberg...
Notre imaginaire collectif est hanté de conflagrations provoquées par les dérivés ces dix dernières années, signe incontestable de la pression intense qui bouillonne dans une marmite dont le couvercle risque d’exploser d’un moment à l’autre en éclaboussant tout le monde au passage. Est-il nécessaire de rappeler la faillite de Barings due à des pertes d’1,3 milliard de livres sterling du trader Leeson ou le traumatisme de LTCM ayant coûté 5 milliards de dollars et qui a failli emporter l’ensemble du château de cartes ?
Le monde de la finance tremble à la perspective de l’éclatement de cette méga-bulle, y compris le trader de base qui tente désespérément de liquider une partie de ses positions en produits dérivés, mais qui ne trouve pas de contrepartie susceptible de les lui racheter... Il est certainement trop tard à présent pour remettre de l’ordre dans ce marché. De fait, les hedge funds se complaisaient dans cette opacité : ils n’avaient été que 24 sur des milliers à adhérer à un code de conduite délimitant les grandes lignes de leur activité quand le baromètre indiquait encore le beau temps, il y a quelques années !
Il est vrai que la marge de manœuvre de cette "industrie" des fonds spéculatifs à effet de levier était inversement proportionnelle au niveau de compréhension de leurs équations dérivées par les banques centrales et autres organismes de régulation. Lors de la nomination de Bernanke, la Réserve fédérale américaine - consciente instinctivement du problème potentiel - avait certes effectué des tentatives pour percer les énigmes posées par ces dérivés. Rien n’a été fait cependant pour modérer la croissance de ce que Buffet a qualifié "d’armes financières de destruction massive"... En réalité, le marché des dérivés est tout simplement l’instrument ayant permis au monde de la finance - de la banque du coin aux hedge funds en passant par le simple spéculateur derrière son écran - d’engranger les profits par milliards pendant des années.
Et pour cause, quel instrument formidable car tout - tout ce qui vaut un prix du moins ! - peut être négocié sur le marché des dérivés. De fait, un dérivé est un contrat qui porte sur "quelque chose d’autre" et ce quelque chose peut être absolument tout ce dont la valeur peut être observée et mesurée... Il vous est ainsi possible d’acheter un dérivé sur la maison de votre voisin et de toucher une prime si elle venait à brûler, en d’autres termes de vous enrichir si une maison ne vous appartenant pas prend le feu !
Ainsi, le seul marché des dérivés sur obligations et autres instruments de crédit vaudrait 58 trillions de dollars, chiffre qui ne peut être qu’approximatif du fait de l’explosion des volumes à cause d’une réglementation déficiente. Le cœur du système bat cependant au rythme des "Credit Derivative Swaps" (les CDS) qui sont en réalité des assurances contractées contre le risque de défaut de paiement d’un émetteur d’obligation. Comme pour l’exemple de la maison, il n’est pas nécessaire de posséder concrètement le papier-valeur pour acheter une assurance vis-à-vis du défaut de paiement de l’émetteur de ce même papier-valeur ! Pour autant - et c’est précisément ce qui risque de faire imploser le système -, ces assurances ont de moins en moins de valeur par les temps qui courent, quand elles en ont encore une... Effectivement, quelle institution serait-elle capable d’honorer ses engagements sur CDS dans un environnement où les banques, institutions financières et émetteurs d’obligations d’une manière générale risquent la faillite - et de fait tombent parfois en faillite ?
Buffet - encore lui - reconnaissait qu’il n’investissait que dans ce qu’il comprenait. Une blague avait cours il y a quelques années à Wall Street, au temps de sa splendeur : "Si vous voulez parier, allez à Las Vegas. Si vous voulez traiter les dérivés, que Dieu vous protège".

-Recherche Google : hedges funds
-Réguler les « hedge funds »
- Mardi, pour les hedge funds, ça passe ou ça casse
-Crise : les hedge funds, prochaines victimes
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-CRISE : not under control...
- De tout un peu
- Mondialisation implosive ?
- LUNDI NOIR ?
-Crise financière: l’analyse d’Alain de Benoist
-Union sacrée pour sacrée arnaque | AgoraVox

mardi 3 mars 2015

Bibliothérapie

 Lire peut guérir ou aider à le faire
                                                Lire, parfois juste pour aller mieux

 «Il est certains cas pathologiques, pour ainsi dire de dépression spirituelle, où la lecture peut devenir une sorte de discipline curative» (Marcel Proust)
           
       Il existe des livres qui peuvent changer la vie.
 Même si être heureux n'a pas toujours grand sens, tant cette notion de bonheur est relative et subjective, certains livres peuvent contribuer à sortir du malheur, des tourments, de la détresse, de l'ennui...Ou à s'en évader temporairement.
    Il n'y a pas que le corps qui soufre.
    L'esprit a aussi ses carences et ses pathologies...
          Lire peut effacer les bleus se l'âme.
          On lisait même dans les tranchées...pour mettre l'insupportable entre parenthèse.
      C'est plus qu'une compagnie.
Montaigne le disait, pas seulement en été.
   Montesquieu constatait: "Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dispersé".
Lire est une drogue dont on peut abuser.
Le tragique est que l'on puisse brûler les livres.  
Ce qui dit beaucoup sur leur pouvoir.
Le livre est aussi un problème qui dépasses nos personnes. Sans  politique du livre, il ne peut gagner la partie.Le livre a à voir avec la liberté.
La télévision est bien souvent une perte de temps, le schwing-gum des yeux.

« Lecture, une bonne façon de s’enrichir sans voler personne. »
_______________________________ 

mardi 18 février 2014

Un ex-ministre au poil

Si Copé n'existait pas, il faudrait l'inventer...
                                                                   Dans le monde des humoristes où les  vrais talents ne courent pas les rues, notre ex-ministre, sur tous les terrains, est en train de prendre une place de choix, de se préparer une vraie carrière...
     Tandis que l'étoile de  Dieudonné décline, la sienne monte, lentement, mais sûrement.
              Depuis son gag sur le pain au chocolat, on le voit progresser et se révéler capable d'abandonner un jour la scène politique pour celle des cabarets.

   Même si ses premiers pas sont encore mal assurés, un peu lourds et limités, on sent poindre un vrai don de réel comédien qui nous réjouit sous une apparence pince-sans-rire.
     Il faut soutenir le soldat Copé!
                        Par exemple, quand il évoque un petit livre sorti de la poussière dont il vante malgré lui les mérites, on est plié...
Un livre pour enfant, qui ne mange pas de pain, qualifié de marxiste (sic!!)
  Voilà de quoi provoquer l'hilarité des foules.
Même le très sérieux Marchais aurait été mort de rire
          Subtilement, il fait une publicité inespérée pour ce livre, qui a connu grâce à lui un grand succès.  L'éditeur se réjouit de cette belle promotion! 
Comme pour les fameuses viennoiseries, qui se sont vendues comme ...des petites pains...
      Tous à poil, qu'il a sorti de l'anonymat, de la banalité et de l'innocence, a révélé les vrais talents de notre bateleur. Savoir faire rire avec des riens, tout un art...
 Il fait mine de l'avoir lu, d'en avoir compris le sens et parvint à mobiliser le petit monde politico-médiatique dans des réactions outrées ou amusées.  Belle manoeuvre.  C'est trop fort!
     En même temps, il donne indirectement et subtilement à tous les parents, qui ne comprendront pas tous, une leçon implicite de pédagogie: il y a tant de livres, si on les prend à la lettre, avec des yeux d'adultes moralisateurs, qu'on ne devrait pas confier aux enfants!
 
Par exemple,  Les plantes ont-elles un zizi? de Jeanne Failevic et Véronique Pellissier, pour 
initiation camouflée aux différents systèmes 
de reproduction (voir Acte Sud  Junior).
     De quoi faire rougir de honte Marie-Chantal et les contestataires du genre, cette nébuleuse confuse et hétéroclite, réactionnaire  et rance, dont les motivations masquées sont surtout politiques.
Beau travail de sape!
    Il suggère aussi sans le dire qu' il existe un tas de livres pour enfants qu'il faudrait brûler en autodafé devant l'Assemblée nationale.
    Notre François  est vraiment au poil.
Avec son humour corrosif,  son air de ne pas y toucher lui conférant un rôle d'avocat du diable, il a réussi le tour de force de ridiculiser un mouvement qui n'y parvenait pas tout à fait tout seul.
         Chapeau l'artiste! 
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samedi 25 juin 2022

Orwell à Moscou

Quand des lecteurs font de la résistance

              Si l'on en croit certaines sources réputées fiables, on n'a jamais tant lu à Moscou. Mais pas n'importe quoi. Le pays a beau être contrôlé, bridé, surtout en période de guerre, certains auteurs rencontrent un écho puissant. Faute d'opposition réelle possible, des esprits éclairés font de certains auteurs des alliés intérieurs, pour une résistance qui ne put être pour l'instant que symbolique et périphérique.                                                      __ Quand la presse est aux ordres, quand la police veille...que faire?  Une seule voie: entretenir par l'esprit une forme de résistance intérieure pour garder intacte la flamme de la révolte.  Cela ne changera pas le cours de la guerre, hélas!  mais cela peut contribuer puissamment au réveil citoyen quand sonnera l'heure où le Kremlin s'ouvrira.   Pour l'instant, la novlangue  règne au Kremlin...,celle qui ne heurte pas,  inventant d'autres vocables si les besoins (politiques) l'exigent, comme le suggérait Orwell, qui notait que propagande pouvait très bien se transformer  en vérité, par la vertu d'un rhétorique dévoyée   Il y a  les mots, il y a les choses...Quand les choses déplaisent, changeons les mots, pour masquer les maux. Ne parlons pas d'échec, mais de contre-performance, de violence, mais de troubles, d'ouvriers mais de collaborateurs, etc.......   


                             
L'auteur de 1984 est donc bien d'une brûlante actualité, comme l'a pu être Voltaire en son temps...:  "....L’invasion de l’Ukraine par l’armée russe le 24 février 2022 a eu sur le paysage éditorial russe un effet collatéral plutôt inattendu : au milieu des ouvrages de self-help et d’autres fictions plus ou moins consolantes, le grand succès de librairie de cette période est le roman d’anticipation du Britannique George Orwell, 1984. Selon les derniers chiffres, les ventes du roman ont progressé depuis février de 30 % pour les librairies physiques et de 75 % pour les ventes en ligne sur un an et 1,8 million d’exemplaires en ont été vendus depuis le début du conflit.   Un couple d’Ukrainiens de retour dans sa maison d’Irpine après la longue occupation de la ville par l’armée russe a même retrouvé un exemplaire du roman abandonné par un soldat. C’est donc toute la Russie qui semble s’être plongée dans ce classique de la littérature mondiale. Il est vrai que l’embargo a privé les Russes des films hollywoodiens et qu’ils se tournent vers la lecture pour s’occuper – mais le choix de 1984 est tout sauf innocent dans le contexte politique russe....Il n’est pas anodin que l’ouvrage refasse surface précisément au moment où le régime de Vladimir Poutine, qui a souvent révélé la force de l’héritage soviétique dans la Russie contemporaine, connaît une forte poussée autoritaire en contexte de guerre. Déjà, en 2015, juste après l’annexion de la Crimée, le livre était apparu dans le classement des dix livres les plus lus en Russie, avec 85 000 exemplaires écoulés dans l’année. Aujourd’hui plus que jamais, une partie de la population russe a l’impression que la réalité rattrape la fiction.   Une vidéo postée sur TikTok par une jeune exilée russe à Londres et devenue rapidement virale montre bien ce que, à l’occasion de la guerre en Ukraine, certains Russes reconnaissent dans le miroir orwellien. Les pays inventés par le romancier britannique sont non seulement plongés dans un état de guerre perpétuelle avec leurs voisins, mais ils se caractérisent aussi par l’omniprésence d’une propagande qui déforme la réalité pour mieux la faire correspondre au discours du pouvoir et impose à la population un assentiment qui défie la logique. « La guerre, c’est la paix », dit le Ministère de la Vérité dans le roman : de la même manière, le pouvoir russe cherche à rebaptiser « opération spéciale » une guerre qui ne dit pas son nom et a mis en place un lourd dispositif de mesures judiciaires pour punir ceux qui n’accepteraient pas ces éléments de langage...."                                   ____ Certaines lectures apaisent et aident à résister. Elles présentent parfois comme un danger pour le pouvoir, ce qui explique qu'on puisse les brûler...______________