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vendredi 8 mai 2009

Palestine en morceaux



Un Etat palestinien est devenu un leurre,un horizon impossible, malgré les dénégations officielles.
Objectifs atteints pour Israël , qui se prépare un avenir difficile.

Mais il est interdit de critiquer Israël , sous peine d'être accusé d'antisémitisme


-Carte-fiction éloquente-
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« Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre »

« Il n'y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n'ont jamais existé »

Golda Maier Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969

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« C'est le devoir des leaders israéliens d'expliquer à l'opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu'il n'y a pas de sionisme, colonisation ou Etat juif sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres »

Yoram Bar Porath, Yediot Aahronot, 14 juillet 1972.

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L'archipel de Palestine orientale:

"Depuis des années, les Nations unies condamnent régulièrement la politique de colonisation d’Israël. Même l’Union européenne et les Etats-Unis ne manquent pas une occasion de faire savoir que ce grignotage des terres palestiniennes met en danger la perspective de création d’un Etat palestinien indépendant.Cette politique s’est néanmoins poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, sans que jamais aucune mesure ne soit prise, alors que les statuts de la Cour pénale internationale considèrent que c’est « un crime de guerre ». Et jamais aucune sanction n’a été adoptée contre l’Etat qui poursuit cette stratégie. Pourtant, cet archipel de la Palestine peut-il vraiment constituer la base d’un Etat ?"
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>"Toutes les zones aux mains d’Israël, c’est-à-dire annexées (comme Jérusalem) ou occupées par des colonies, sont représentées par de l’eau.Résultat, les terres émergées forment une myriade d’îlots séparés les uns des autres : l’effet «bantoustan» est garanti. Ce document illustre à quel point parler de continuité territoriale palestinienne est de plus en plus illusoire. Kalkiliya, Tulkarem ne sont plus rattachées au reste de la Cisjordanie que par une route. Les zones interdites à la construction sont ironiquement représentées sous la forme de «réserves naturelles» ou de «côte protégée». L’auteur de la carte, qui a travaillé dans l’humanitaire, s’est servi de documents fournis par le Bureau de coordination des Nations unies pour les affaires humanitaires dans les territoires occupés et du travail de B’Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l’homme, qui recense les progrès de la colonisation en Cisjordanie, régulièrement dénoncée par le Quartet (ONU, Etats-Unis, Russie, UE) pour la paix au Proche-Orient."

-Palestine: vérité des cartes
-Settlement expansion seeing biggest boost since 2003
-Israël pourrait intensifier la colonisation en Cisjordanie
-La Palestine rongée par la colonisation
-Israël : nous trompons les nôtres
-Israël Palestine / Un pas de plus loin de la paix
-Palestine : un désastre programmé
-L'Union européenne capitule devant Israël
-Palestine : contradictions et hypocrisie de l'Union européenne
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-Comment Israël confisque Jérusalem-Est
-Les Palestiniens d’Israël, otages de l’extrême droite
-Israël et le racisme : c'est douloureux - AgoraVox
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- Israel: dangereuse dérive
- Etre arabe en Israël
- ISRAEL: opinion captive ?
- Vu de Tel-Aviv
- Israël : crises
- ISRAEL-Gaza: et après ?

--L’appropriation des ressources hydrauliques par Israël:
"...en 2005, les meilleurs puits se trouvaient sous contrôle israélien. Israël s’est ainsi approprié près de 55% du territoire de la Cisjordanie, en particulier les zones C, garantissant ainsi plus de 25 % de ses besoins en eau.
Mais ce faisant, l’État d’Israël réduit un éventuel État palestinien à un confetti de Bantoustans asséchés. Les impératifs hydrostratégiques d’Israël paraissent donc comme un obstacle majeur à la paix avec les Palestiniens."
-ISRAEL A TRANSFORME LA PALESTINE EN « PAYS DE LA SOIF »

lundi 26 novembre 2007

Palestine : paix ou leurre ?



M. Bush s'engage sur le dossier de l'Etat palestinien (Le Monde)
Annapolis: une chance historique d'échouer ?...

Un nouveau mirage, une nouvelle manière de gagner du temps, de donner le change, probablement....alors que la colonisation de la Cisjordanie, jamais interrompue, s'intensifie, créant une situation irréversible et rendant la création d'un Etat palestinien quasiment impossible.Il suffit de regarder une carte pour le comprendre.Le retrait de Gaza était un alibi commode donnant les mains libres en Cisjordanie pour instaurer un fait accompli , qui ne pourrait être mis en question sans drames.Politique coloniale à courte vue et suicidaire d'Israël... Lundi, plusieurs milliers de colons israëliens se sont réunis devant le Mur des Lamentations , afin de prier pour l'échec de cette conférence. Que va faire Yaweh , alors que d'autres prient pour le résultat inverse ?...Négotiations de la dernière chance en tous cas; si elles échouent, le camp modéré palestinien sera anéanti et les chances de créer un Etat palestiniens deviendront nulles. S'il n'y a pas de vives pressions des USA sur Israël, il y a peu de chances d'aboutissement. Mais qu'attendre de Bush, qui a avalisé en 2004, l'annexion future par Israël des blocs de colonies les plus importantes de Cisjordanie?...En paroles, Bush est un sage(ou un opportuniste):" ...Le désespoir est un terreau sur lequel propèrent extrèmistes et radicaux...", vient-il d'affirmer. (zen)

"Bush est en train de se faire une bonne image en faisant croire qu’il veut la paix entre Israel et les Palestiniens (avec un état Juif et les palestiniens dehors... bien sûr). On peut supposer sans trop s’avancer que de l’argent sera distribué. Il n’est en effet pas possible d’ouvrir un front avec l’Iran tant que la poudrière palestinienne menace Israel. Par ailleurs cela assoit le role de protecteur des US vis-à-vis de l’opinion internationale. Israel prépare ses frappes (justifiées pour Bush & co) vers l’Iran, et le protecteur US se tiens prêt à intervenir si nécessaire. C’est de l’avis de beaucoup le scénario le plus vraisemblable..."(commentaire de Hermès sur Agoravox)

Olmert, dans un moment de lucidité::"Si nous ne faisons rien,nous perdrons l'occasion de voir coexister deux Etas. Nous serons alors devenus un Etat d'apertheid et les organisations juives américaines seront les premières à contester notre existence" ( declaration à Yedioth Ahronoth)

http://www.liberation.fr/actualite/monde/293019.FR.php?rss=true
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/cisjordaniedpl2000

mercredi 18 novembre 2009

La Palestine maintenant?          

Forcer le destin ?

Des Israëliens lancent un défi- irréaliste?-

...Pour sortir des
atermoiements, des ambiguïtés , des blocages et des refus

[La remise en question du processus de paix israélo-palestinien est sans précédent]- Obama consterné-

_______________Abbas: électrochoc
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Mahmoud Abbas doit proclamer unilatéralement l’Etat Palestinien::
"C’est précisément maintenant que le président palestinien Mahmoud Abbas ne doit pas perdre espoir, et ce non pas en raison des déclarations vides et doucereuses de Shimon Peres au sujet de l’espoir venant de Ramallah, lors d’une manifestation ce dimanche.Abbas avait raison lorsqu’ il a décidé d’annoncer qu’il allait bientôt démissionner : Il est impossible de mener des négociations « sans conditions préalables », tant que la colonisation se poursuit. Pendant 42 ans, Israël a égrené les conditions préalables et les « faits accomplis », sous la forme de toits de tuiles rouges, réduisant le processus de paix à rien d’autre qu’un processus sans fin.Mais avant qu’Abou Mazen ne quitte ses fonctions, il lui reste encore une mission à accomplir : il doit déclarer unilatéralement la création d’un Etat palestinien indépendant. La Palestine maintenant.Les deux parties ont le droit d’agir unilatéralement. Abbas le doit à son peuple, à lui-même, et à nous. Cette semaine, la presse a indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu considérait cette éventualité comme très effrayante, et qu’il espérait que les Américains la tuent dans l’œuf. Mais son cauchemar est notre seule chance de mettre fin à l’occupation de notre vivant.En déclarant l’indépendance, M. Abbas devrait s’adresser aux Juifs vivant dans l’État de Palestine, afin qu’ils préservent la paix et prennent leur part dans la construction du nouveau pays en tant que citoyens à part entière et égaux, jouissant d’une représentation équitable dans toutes ses institutions. David Ben-Gourion n’aurait pas été fâché par un tel acte de plagiat de sa propre Déclaration d’indépendance.Ainsi, Abbas deviendrait le Ben-Gourion palestinien. La situation n’était pas moins inextricable et les circonstances n’étaient pas plus assurées lorsque Ben-Gourion a proclamé son indépendance en 1948. Mais notre père fondateur a pris ce risque, et nous sommes heureux qu’il l’ait fait.Le risque pris par Abbas serait bien moindre. Sur les 192 Etats membres des Nations Unies, plus de 150 reconnaîtraient une Palestine libre, et elle deviendrait rapidement le 193ème Etat de l’organisation. Bien que la position américaine reste une inconnue, il est difficile de croire que Barack Obama serait d’accord pour laisser l’Amérique s’isoler, maintenant qu’elle a commencé à nouveau à faire partie du concert des nations.Et que pourrait faire Netanyahu ? Envahir et reconquérir la Cisjordanie ? Restaurer le gouvernement militaire dans la Muqata à Ramallah ?Et quels ordres donnerait à son armée Ehud Barak ? La Serbie n’a pas osé envahir le Kosovo après sa déclaration d’indépendance, et même la grande Russie ne s’est pas autorisée à se maintenir sur le territoire souverain de la Géorgie après la guerre.Immédiatement après la déclaration, les célébrations débuteront dans la capitale, Jérusalem-Est, et les gens de partout dans le monde viendront y participer, y compris les Israéliens. Les gens de la maison d’Ismaël festoieront joyeusement à travers les quartiers de la ville, surtout dans ces quartiers d’où ils ont été expulsés par des personnes avançant des prétextes religieux. Cela devra être une joie sans aucune manifestation de violence, sans une seule pierre lancée.Cette semaine, j’ai téléphoné à M. Abbas, pour la première fois depuis au moins quatre ans. Je lui ai dit tout ce que je vous écris aujourd’hui. Je lui ai également dit autre chose : ce qui est advenu au mur de Berlin il ya 20 ans, et à l’apartheid quelques mois plus tard, adviendra aussi à l’occupation : elle va s’effondrer, même si des tentatives dérisoires auront lieu pour la renforcer."
(Yossi Sarid est membre du parti Meretz. Il a siégé plusieurs fois à la Knesset depuis 1973. Il a été ministre de l’Environnement dans le gouvernement de coalition formé par Yitzhak Rabin en 1992 puis ministre de l’Éducation dans le gouvernement de coalition formé par Ehud Barak.)

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Mahmoud Abbas refuse de négocier sans arrêt de la colonisation
-Mahmoud Abbas, l'espoir déchu
-Les Palestiniens demandent le soutien de l'ONU pour proclamer leur Etat
-Israel could annex more of West Bank
-Ban estime qu'Israël devrait mettre fin au blocus de Gaza
-Le puits sans fond : Du prolongement de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie - AgoraVox
- Rapport Goldstone
Paroles d'Israël
Politique israëlienne: vers l'isolement
Etat palestinien compromis?
Israël: pacifisme en recul

mercredi 18 mars 2009

Israel: dangereuse dérive

L'avenir de Tel-Aviv se joue à Washington
Obama ligoté
?...

La politique pour le moins ambigüe de Obama ,en ce qui concerne le Moyen-Orient et notamment la question palestinienne et la politique israëlienne, débouche sur un renoncement de mauvaise augure face aux pressions d'un lobby puissant inconditionnellement attaché à défendre les intérêts israëliens au coeur des institutions américaines.
Les chances de paix au MO paraissent pour l'instant bien compromises...











"Il y a un lobby puissant déterminé à empêcher qu'un autre point de vue que le sien soit émis, encore moins pour prendre en compte la compréhension américaine des courants et évènements au Moyen Orient. Les tactiques du lobby d'Israël touche le fond du déshonneur et de l'indécence, et incluent la destruction d'une réputation, citation erronée sélective, déformation voulue du passé, fabrication de mensonges et un total mépris de la vérité. Le but de ce Lobby est de contrôler le processus politique via l'exercice d'un veto sur la nomination de personnes qui remettent en question la sagesse de ses points de vue, la substitution du politiquement correct à l'analyse, et l'exclusion de toutes les options de décision par les Américains et notre gouvernement exception faite de celles qui ont sa faveur.
" (C.Freeman)
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Proche Orient, en route pour le chaos ? | AgoraVox

"Tout le laisse supposer. Trois évènements très récents, survenus en Palestine, Israël et Washington, laisseraient en effet supposer que la tension dans cette région du monde monte d’un seul coup de plusieurs crans.
Le plus surprenant et le plus menaçant de ces évènements est venu de Tel Aviv, dans la nuit de dimanche à lundi. Une porte parole du Likoud de Netanyahu annonçait la signature d’une coalition avec le parti d’extrême droite Israël Beiteinou. Rien de bien nouveau. Il fallait s’attendre à une telle alliance dès lors que le rapprochement avec le centre s’était avéré impossible. La menace vient du partage des pouvoirs dans cette coalition tel que l’a décrit la porte parole, Miri Rheiman, et tel qu’il a été diffusé lundi par les agences de presse internationales. « Aux termes de cet accord, Israël Beitenou va obtenir le ministère des Affaires étrangères, qui doit revenir au chef de ce parti Avigdor Lieberman, ainsi que les portefeuilles de la Sécurité intérieure, des Infrastructures, du Tourisme et de l’Intégration (des nouveaux immigrants), a ajouté la porte-parole. » révèle ainsi l’AFP. -Avigdor Lieberman, anti-arabe viscéral, se retrouve ainsi chef de la diplomatie israélienne et son parti, excusez du peu, obtient en outre trois autres portefeuilles-clés. Cette distribution « extrémisme de droite » laisse présager que les éventuels accords de paix avec les palestiniens du Hamas et du Fatah auront du plomb dans l’aile, et pour longtemps, que la Palestine en tant qu’Etat ne verra jamais le jour, et que la colonisation de la Cisjordanie se poursuivra à marche forcée. Ce n’est pas tout. Les quatre autres formations, qui devraient également entrer dans la future coalition et qui comptent au total 23 députés, sont toutes ultras nationalistes ou orthodoxes. « Selon la radio publique, M. Netanyahu espère signer d’autres accords de coalitions avec ces partis dans les prochains jours et présenter son gouvernement jeudi pour obtenir l’investiture du parlement » dixit l’AFP...
Charles Freeman, un diplomate chevronné, qui avait été choisi par l’administration Obama pour occuper le poste de « principal analyste des services de renseignements américains (National Intelligence Council), s’est désisté récemment, accusant le lobby israélien de diffamation à son égard et de vouloir « empêcher l’opinion ou le gouvernement américains d’examiner toute option politique opposée au Moyen Orient à la faction au pouvoir en Israël, permettant à celle-ci d’adopter et de maintenir des politiques qui, à terme, menacent les Etats Unis et Israël. »

-Le responsable du NIC de la nouvelle administration de Barack Obama, Charles Freeman, a dû démissionner suite à de fortes pressions du lobby pro-israélien:
"Un proche de l’AIPAC lance la charge contre FreemanLa campagne contre Freeman a été lancée par Steve Rosen, ancien lobbyiste-en-chef du puissant American Israël Public Affairs Commette (l’AIPAC, le riche lobby pro-israélien très proche de l’ambassade d’Israël) dans une série d’articles vicelards sur son blog « Obama Mideast Monitor ».Rosen n’est autre qu’un des dirigeants de l’AIPAC inculpés pour espionnage et dont le procès débute en mai prochain pour avoir subtilisé au Pentagone des renseignements classés « top secret » avec l’aide d’assistants néo-conservateurs de Donald Rumsfeld.Rosen a aussi avoué au Washington Post qu’il avait contacté bon nombre de journalistes pour dénoncer le choix de Freeman. Et bien que le porte-parole de l’AIPAC, Josh Block, prétende qu’il n’a rien fait pour s’opposer à la nomination de ce dernier, le Washington Post du 12 mars a rapporté que Block avait fourni des billes contre Freeman à des journalistes, « mais toujours en off, à savoir que ses dires ne pouvaient pas lui être attribués, selon trois journalistes qui ont parlé avec lui ». ..
Même le Speaker de la Chambre de Représentants, Nancy Pelosi, sous pression des riches donateurs juifs au parti démocrate, s’est opposée à la nomination de Freeman, en déclarant que les critiques du diplomate envers Israël « dépassent les bornes de l’acceptable » !..
Dans le prestigieux quotidien Baltimore Sun, réputé pour sa couverture des affaires étrangères, le chroniquer Ron Smith avait bien raison d’écrire qu’« il y avait beaucoup de supporters de Barack Obama qui ont cru que le message d’“espoir et de changement” du candidat comprenait aussi le remaniement de la politique étrangère de l’Amérique afin d’adopter une vision plus équilibrée du conflit entre Israël et les Palestiniens, une attitude éloignée du soutien inconditionnel et non critique de tout ce que fait le gouvernement israélien… Mais pour ceux qui croient que toutes les mesures prises par Israël ne vont pas dans l’intérêt des Etats-Unis, le retrait de Freeman, dû essentiellement à un véto du lobby pro-israélien, représente la continuation du statu quo et la fin de tout « espoir » de tout « changement »

-Etats-Unis ; Freeman renonce, les pro-israéliens du Congrès triomphent
-Charles Freeman dénonce le lobby israélien aux USA
-Affaire Freeman : le Lobby israélien vacille
-« En guerre avec le peuple palestinien »
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Israël continue de bloquer le transfert de biens essentiels
-Israel annexing East Jerusalem (annexion de Jérusalem Est)
-Colonisation et démolition d’habitations palestiniennes : Les Etats-Unis font pression sur Israël
-Proche-Orient, le choix du chaos
-De la dérive de la société israélienne aux délires du CRIF
-Antisémitisme : l'intolérable chantage
-Gaza : des soldats israéliens racontent leurs crimes
-La Petite Republique:soutenir Tsahal -produits dérivés!
-M. Nétanyahou dit vouloir œuvrer pour la paix - Proche-Orient - Le Monde.fr: "...M. Nétanyahou s'est prononcé en faveur de la 'croissance naturelle' des colonies, et il a clairement précisé ce que serait, à ses yeux, un Etat palestinien : un Etat démilitarisé qui n'aurait pas le droit de signer des accords avec qui bon lui semble. Il n'aurait pas la possibilité de contrôler son espace aérien ni le spectre électromagnétique, ni de disposer de ses réserves d'eau. 'Je pense, avait-il déclaré au Washington Post, le 28 février, que les Palestiniens doivent avoir la possibilité de diriger leur vie, mais pas de menacer la nôtre.'
Benyamin Nétanyahou est partisan d'une plus grande autonomie dans des frontières non définies qui permettront à la colonisation de s'étendre. Dani Dayan, responsable de Yesha, l'organisme représentatif des colons, s'est récemment vanté d'être un proche du futur chef du gouvernement, et de pouvoir ainsi faire progresser de 10 % le nombre des colons en Cisjordanie, alors qu'il a augmenté de 5 % lors des trois années du mandat d'Ehoud Olmert (soit 45 000 personnes supplémentaires)."

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-Palestine: silences d'Obama
-USA: contre-lobby juif...
- Israël :à droite, toute..

vendredi 1 août 2014

Colères israëlo-juives


 "Comment cela va-t-il finir?" demandaient de jeunes Israëliens démoralisés en 1970. Ezer Weisman répondait:"Il faut d'abord savoir comment cela a commencé"

 Les rêves de paix sont désormais vains. L'existence de tunnels creusés entre la bande de Gaza et le territoire israélien devient l'excuse parfaite pour Israël de rester en Cisjordanie, écrit, amer, ce chroniqueur de Ha'Aretz, Zvi Bar'el.
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                   Des Juifs et des Israëliens en colère, mais déchirés, divisés...

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       Une petite tréve-alibi, un cessez-le-feu éphémère ... le massacre continue. L'aveuglement aussi.
A croire que Dieu lui-même semble avoir  abandonné sa terre d'élection... 
        Dans ce que l'Israëlien Zeev Sterhell appelle un désastre sans nom, les USA, enfin, du bout des lèvres, troublés, condamnent, pour la forme, parce que des écoles de l'ONU sont visées et que les morts civils s'accumulent un peu trop médiatiquement, mais réarment par ailleurs.
    Lors de l'opération "plom durci" les instances onusiennes étaient allées jusqu'à parler de crime de guerre. (Rapport Goldstone, finalement édulcoré) (1)
                Aujourd'hui, silence ou bonne conscience....Sans sanction financière, Kerry n'obtiendra rien de Netanyahou, qui se vantait de tenir Washington.. 
      Un Juif modéré s'en émeut, mais sans faire une analyse de la génèse du conflit.
La France, "courageusement", suit l'Oncle Sam. Villepin est une exception...Le silence tue aussi.
       Sauf que là-bas quelques rares voix officielles se manifestent, comme celle de l’ancien secrétaire d’État Zbigniew Brzezinski qui a déclaré sur CNN : « Netanyahu est en train d’isoler Israël. Il met le futur de son pays en danger. Je crois que nous devrions dire clairement que nous désapprouvons ce qu’il fait, que nous ne le soutenons pas, et que cela va nous inciter, avec le reste de la communauté internationale, à prendre des initiatives visant à légitimer les aspirations palestiniennes, peut-être aux Nations unies. »
                                  Pendant ce temps, dans le pays et en dehors, des citoyens israëliens, et des Juifs indépendants de par le monde, le plus souvent minoritaires mais déterminés, essaient de faire entendre leurs voix, pas toujours audibles dans le climat de peur, largement instrumentalisé depuis longtemps par la droite israëlienne et les ultras, qui on pris l'ascendant sur le chef du gouvernement, du fait même de la composition de la Knesset.     La "Maison juive" est le parti symbole de la droite dure. (2)
        Leur plus rude combat est de dissocier la critique de la politique israëlienne du moment de l'accusation d'antisémitisme (ou de juifs honteux) qu'on leur renvoie classiquement, pour neutraliser leurs objections.
                         Les voix dissidentes en Israel , opposées à la propagande de guerre du régime depuis Sharon ne manquent pas, revendiquant souvent le courage de Rabin, mort sous les coups d'un rabbin fanatique.
  Un organe de presse critique comme Haaretz continue de garder ses distances et sa liberté de ton, condamnant l'absence de vision à long terme du gouvernement de coalition et le piège dans lequel il s'enferme.
    Le journaliste Gidéon Levy parle sans peur, contre l' intimidation et la confusion ambiantes entretenues, considérant la solution politique comme la seule possible pour un avenir viable.
    Eros Sana met en évidence le système  d'apartheid qui s'installe de fait.
                  Des Israëliens modérés élèvent la voix, sans oublier les critiques de Leibowitz, de S.Sand, A. Burg, et de bien d'autres.
Même des officiers osent s'exprimer,  des soldats israëliens aussi, certains allant jusqu'à refuser de porter les armes.
  Nous n'avons rien essayé d’autre que la force , dénonce une ONG de soldats israëliens
           Dans un contexte où la droite se radicalise et la gauche est dans l'impasse, la critique devient difficile, étant données aussi les divisions profondes de la société israëlienne, où la politique néolibérale de Netanyahou creuse les inégalités.
                Des Juifs non israëliens, croyants ou non, se joignent à ces voix, par le biais d'organisations comme La Paix Maintenant ou l' UJFP, sans rejoindre toujours la radicalité de certains mouvements juifs antisionistes américains, surtout ultraorthodoxes.
     Norman Finkelstein ne mâche pas ses mots
Esther Benbassa ne cache pas ses choix, contre les ultrasionistes violents, qui ne vivent pas qu'en Cisjordanie. L. Azelard de même, contre les amalgames de Roger Cukierman..
     Certains ne veulent plus retourner en Israël
     Michèle Sibony s'indigne de l'inaction des grandes puissances. Michel Warschawski dénonce la tragédie en cours.

    Richard Wagman montre que la question palestinienne est d'abord une question juive.
   En tous cas, un  nouveau seuil a été franchi.
         La logique d'un système dont ne voulait pas les fondateurs doit être brisée, pour que d'authentiques projets de paix puissent refleurir.  Alors que le Hamas allait entamer son rapprochement avec le Fatah modéré, la solution militaire est une provocation, un échec et une illusion. La solution n'est pas (qu') à Tel-Aviv...(3)
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      (1) Entre la guerre des six jours et celle d'Irak (entre 1967 et 2003), plus du tiers des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies a été transgresssé par un seul Etat; Israël, concernant surtout la colonisation  de territoires palestiniens..
      (2) Le plus inquiétant des leaders actuels du Likoud, rival de Netanyahou est sans aucun doute Moshe Feiglin, aux propos pour le moins sulfureux.
 Comme le fait remarquer Akiva Eldar dans Haaretz du 30 janvier (« Netanyahu or Feiglin, Israel’s future still looks dark »), Feiglin sert aussi à faire apparaître Netanyahou comme un « modéré », alors même que le premier ministre israélien applique à la lettre la politique voulue par ces extrémistes, refuse toute véritable négociation et étend la colonisation. Eldar conclut ironiquement en appelant à voter pour Feiglin-yahou !
 Est-ce le plan de Feiglin qui est en cours à Gaza ? On peut le redouter... 
                  En Israël, l’extrême droite se déchaîne, en toute impunité
31 juillet 2014 |  Par Pierre Puchot
En Israël, il ne se passe désormais plus trois jours sans qu’une manifestation contre la guerre à Gaza ne fasse l’objet d’une violente répression de la part des militants d’extrême droite. Jafar Farah dirige le centre Mossawa, dédié à l’étude des discriminations subies par la communauté arabe en Israël. « Une manifestation de haine à cette échelle, plus seulement de la part des colons de Cisjordanie, je n’ai jamais vu cela, c’est un phénomène nouveau », dit-il..............
       (3) Le 27 novembre 1967, le Général de Gaulle déclarait sur les suites de la guerre israëlo-arabe: "L'occupation ne peut aller sans oppression, répression, expulsion, elle engendre la résistance |[qu'Israël] qualifie de terroriste... 
____ Nelson Mandela, « C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte.. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense » (Nelson Mandela, « un long chemin vers la liberté »).
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- Démystifications  (The Nation) 
-  Journalistes israëliens et la guerre
- Gaza: l'effroi
- Le judaïsme libéral en France

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vendredi 4 septembre 2009

Israël: pacifisme en recul



Raidissement généralisé et inquiétant

-Et la colonisation, comme le double langage, se poursuit...

-"La menace est là. Et surtout la menace de faire taire tous ceux qui refusent la politique israélienne à l’endroit des Palestiniens telle qu’elle se déploie et ses retombées inacceptables pour les citoyens d’un pays peuplé d’hommes et de femmes dont les aïeux ont subi dans le passé les pires persécutions" (Esther Benbassa)

-"Mettre une pression internationale massive sur Israël, c’est le seul moyen de garantir que la prochaine génération d’Israéliens et de Palestiniens – mes deux fils parmi eux – ne grandissent pas dans un régime d’Apartheid." (N.Gordon))
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-Israël : Neve Gordon et les voix pacifistes perdent la bataille | Rue89:
"Le 20 août, l'universitaire israélien Neve Gordon, publie un texte d'opinion dans le Los Angeles Times. Il enseigne à l'université Ben-Gourion du Néguev, qui non seulement diffuse la connaissance et le savoir aux enfants de populations souvent déshéritées, mais a été aussi longtemps un refuge pour ceux qu'on a fini par appeler les « nouveaux historiens », plutôt post-sionistes.Gordon se situe dans la mouvance de l'action non-violente et appelle à la pression internationale pour mettre fin à l'occupation israélienne et à l'« apartheid » qui sévit dans le pays. Il s'est joint dans cette perspective au mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) lancé en 2005, puis relancé à Bilbao en 2008.On peut ne pas être d'accord avec les idées exprimées dans l'article ou avec les choix de son auteur, mais il est difficile de s'identifier à la vague d'hystérie qu'ils ont provoquée en Israël.Si les perspectives de levée de l'occupation s'amenuisent et si le désespoir est devenu le lot quotidien des populations qui la subissent, que reste-t-il à faire à un Israélien comme Gordon, attaché à son pays et qui ne le quitte pas, laissant ainsi de côté les options de facilité ?

L'hystérie fait partie de ces réactions en vogue qui servent à masquer les vrais problèmes, liés au conflit israélo-palestinien et à l'occupation, lesquels à la longue risquent de mettre en danger l'existence d'Israël lui-même.Ces derniers mois, après l'offensive contre Gaza et l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de coalition de droite dure, incluant l'extrême droite, la liberté d'expression est devenue une peau de chagrin dans un pays où, pourtant, dans le passé, des intellectuels critiques avaient encore le droit d'exprimer des opinions allant à l'encontre des thèses officielles.Les persécutions contre les membres de New Profile, une organisation qui œuvre contre la militarisation de la société israélienne, les attaques violentes visant des militants non violents qui protestent contre le Mur de séparation et l'occupation, l'arrestation de l'activiste Ezra Nawi, qui lui aussi sans violence s'opposait à la destruction d'une maison palestinienne (Neve Gordon fait partie de son comité de soutien) dénotent le lourd climat de tension qui règne en Israël et le raidissement consécutif, qui dans tous les cas ne peut qu'être préjudiciable à la liberté d'expression en général.L'université israélienne a été longtemps un havre pour les intellectuels critiques. La donne a manifestement changé.

La publication de l'article de Neve Gordon a suscité les chantages de quelques juifs Américains de Los Angeles, qui ont menacé de couper les dons à l'université Ben-Gourion.Le consul général d'Israël à Los Angeles s'est, quant à lui, ému de tels risques et en a informé la présidente de l'Université, Rivka Carmi.Celle-ci n'a pas manqué de réagir, comme on pouvait s'y attendre, en faisant savoir qu'elle pourrait bien se passer des services d'individus comme Neve Gordon. Elle caractérise de tels actes de « trahison » à l'égard de l'État d'Israël. Et précise que l'université Ben-Gourion « est une institution sioniste qui accomplit jour après jour la vision de David Ben Gourion » :« Des déclarations comme celles-ci, qui expriment une critique brutale et dévastatrice de l'Etat d'Israël, vont à l'encontre de l'excellent travail accompli à l'université Ben-Gourion et dans toutes les universités en Israël. »Elle invite ceux qui pensent comme Neve Gordon à se chercher un autre point de chute personnel et professionnel.Neve Gordon sera-t-il licencié ? En tout cas, la menace est là. Et surtout la menace de faire taire tous ceux qui refusent la politique israélienne à l'endroit des Palestiniens telle qu'elle se déploie et ses retombées inacceptables pour les citoyens d'un pays peuplé d'hommes et de femmes dont les aïeux ont subi dans le passé les pires persécutions.

-[Le mouvement de soutien international à Neve Gordon semble avoir donné des résultats. Dans un article publié dans le Los Angeles Times du 1er septembre, Rivka Carmi, la présidente de l'Université Ben-Gourion du Néguev, déclare ne pas vouloir céder aux appels lancés par certains donateurs juifs américains qui exigent le licenciement de Neve Gordon, enseignant titulaire, en raison de ses déclarations, et ignorent de fait la loi israélienne, qui l'interdit. Elle déplore que son Université soit dans le même temps sous le feu de ceux qui soutiennent Neve Gordon au nom de la liberté d'expression. Elle considère que les appels au boycott mettent en danger le fonctionnement du système universitaire israélien dans son ensemble et que les prises de positions radicales de Neve Gordon ne sont pas de nature à créer l'atmosphère indispensable à l'exercice des missions de recherche et d'enseignement de son institution. En tout état de cause, l'Université Ben-Gourion n'enfreindra pas la loi.]

-Netanyahu veut accélérer la colonisation en Cisjordanie-

__________Esther Benbassa, “comment vais-je être juive après Gaza ?”
-Un professeur israélien menacé par la présidente de son université
-ISRAEL: opinion captive ?
- Israël : entre mythe et histoire
-Palestine:impuissance verbale
-Israel: dangereuse dérive

mardi 26 mai 2009

Israël : divisions et dérives

Une histoire déniée, qui fait perdre la mémoire et la mesure

Une société en danger, bloquée et profondément divisée
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"Comment cela va-t-il finir?" demandaient de jeunes Israëliens démoralisés ,en 1970.Ezer Weisman répondait:"Il faut d'abord savoir comment cela a commencé"
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-Marius Schattner souligne"Le potentiel dévastateur du mélange de nationalisme et de religion, quand brader la moindre parcelle d'Eretz Israël est considéré comme pire qu'une trahison: un sacrilège." (-Histoire de la droite israelienne)
Et dans ce contexte, alors que chacun sait en Israël qu'une paix réelle ne se fera qu'au prix de concessions importantes, y compris dans la ville sacrée de Jérusalem, la montée en puissance de ce nationalisme religieux porte en elle les germes des crises à venir.
"On peut imaginer ce qui risque de se passer quand il faudra évacuer non point 8000 colons de la bande de Gaza, mais au moins vingt fois plus de Judée Samarie (Cisjordanie), territoire avec lequel le lien religieux et historique est beaucoup plus fort, émaillé qu'il est de lieux saints traditionnels comme le Caveau des patriarches à Hébron, ou redécouverts depuis 1967, sans compter le Lieu saint par excellence, le mont du Temple à Jérusalem, site de l'Esplanade des mosquées.Par delà l'attache à des lieux aussi sacrés, la question se pose de savoir pourquoi la religion juive, dans sa version dominante en Israël, se prête à une telle alliance avec le nationalisme le plus extrême... "
Marius Schattner rappelle justement qu'une telle alliance n'est pas inhérente au fait religieux, et cite le regretté professeur Yeshayahou Leibowitz (1903-1993), figure intellectuelle et religieuse majeure, resté célèbre pour avoir pronostiqué dès 1967 qu'Israël commettait une erreur capitale en décidant de profiter de sa victoire militaire pour occuper durablement les territoires palestiniens.Une partie des clés se trouvent effectivement dans l'histoire. Mais aussi dans les compromis historiques noués à la naissance de l'Etat juif en 1948, et qui expliquent pourquoi, jusqu'à ce jour, il n'existe toujours pas de constitution en Israël....


-«Dans les analyses faites en Occident, estime Marius Schattner, on néglige trop souvent les conflits internes à la société israélienne, qui pourraient conduire à la destruction de l'Etat. Il faut examiner par exemple le sort des colons, qui ne sont plus un groupe d'avant-garde. Ce courant est aujourd'hui en retrait par rapport à ce qu'il était dans les années soixante-dix. Mais il a réussi, entre temps, à créer des faits accomplis. De manière générale, le mouvement traditionaliste religieux est en recul, et c'est qui explique sa violence. La population israélienne ne croit plus au mythe du Grand Israël, de la Méditerranée au Jourdain. C'est fini. L'enthousiasme expansionniste est mort, mais il n'y a plus non plus de foi dans la paix. Les blocages ne proviennent donc pas uniquement d'un système politique déficient.» .
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-Israël, la Guerre des Mondes

"...Aujourd’hui, la situation est bien pire qu’en 1991, et il semble qu’aucune conférence ne puisse venir apporter un peu de lumière dans la region. Si solution il peut y avoir, il est évident qu’elle ne peut venir que d’Israel. Les palestiniens n’ont quasiment plus rien à offrir ou à négocier, hormis le retour des réfugiés. Or, en Israël aujourd’hui, la situation politique et sociale n’a plus rien à voir avec celle des « années d’Oslo » pendant lesquelles la jeunesse descendait en masse dans la rue toutes les semaines pour soutenir le processus de paix. Ceux qui la connaissent ou qui s’y intéressent un tant soi peu savent à quel point la société israélienne est formidablement complexe et aujourd’hui plus que jamais divisée sur les questions politiques. Laïcs et religieux, ashkénazes (allemands/russes/polonais/hongrois/roumains/anglais etc), sépharades (espagnols/italiens/marocains/tunisiens/algériens etc), mizrahis (irakiens/syriens/égyptiens etc), éthiopiens, Sabras (natifs israéliens), gauche et droite, au final, cette société est une véritable mosaïque et un vrai mélange des genres. Mais il est aujourd’hui un autre facteur de division en Israël, peut-être celui auquel on a fait le moins attention mais qui peut se révéler être le plus déterminant pour l’avenir, celui du degré d’engagement politique.-En effet, depuis un an ou deux, des signes clairs montrent qu’en Israël, les "laïcs" sont de moins en moins engagés idéologiquement et politiquement, et lorsqu’ils le sont, c’est de plus en plus au profit des partis de droite, voire de droite dure, échaudés qu’ils sont par 9 ans d’une intifada meurtrière et une guerre du Liban qui a laissé des traumatismes sociétaux profonds. Ils sont nombreux à tenter d’échapper au service militaire, pourtant traditionnel creuset de la société israélienne, et leurs préoccupations sont de plus en plus matérielles. Les équivalents israéliens de "Big Brother" et de "Koh lanta" n’ont jamais fait un tel carton.

Les religieux au contraire montrent un engagement idéologique et politique constant. Et si les religieux "haredim" votent avec toujours autant de discipline pour leurs partis traditionnels (Shass et Judaisme Unifié de la Torah) et sont toujours exemptés d’armée, les membres du courant sioniste religieux sont très représentés dans l’armée, leur voix se portant traditionnellement sur le Likoud, l’Union Nationale, le "Foyer Juif" ou d’autres petites formations anecdotiques d’un strict point de vue électoral. Ce mouvement sioniste religieux fait peu parler de lui pour le moment, de par l’éclatement des voix de ses membres. Mais aujourd’hui, les analystes ne s’y trompent pas, ils représentent un peu plus de 25% de la population et ils sont la force qui monte. Comment ? Tout simplement en occupant systématiquement tous les endroits idéologiques désertés par la gauche laïque. Education, Logement, et surtout l’armée.
En effet, un rapport récent indiquait que 40% à 50% des nouveaux officiers au sein de Tsahal sont issus du courant sioniste religieux, et pour beaucoup d’entre eux, habitent dans une colonie. De plus, comme le souligne l’éditorialiste israélien Yaïr Lapid, alors que l’intelligentsia israélienne laïque a déserté le débat et ne s’aventure plus dans les bases militaires que sporadiquement malgré les invitations des commandants de bases, les rabbins du courant sioniste religieux répondent présent systématiquement, et continuent inlassablement à dispenser aide pour les jeunes en difficulté et cours de Torah. Idem dans les écoles.
Cette bataille, elle est gagnée d’avance pour ces rabbins, et ils en sont tout à fait conscients. Ils savent que le public laïc est amorphe et ne fera aucun obstacle sérieux au bouleversement en marche de la société israélienne. Ironie du sort, c’est la gauche israélienne elle-même qui est en grande partie responsable de cette apathie du public israélien. En œuvrant autant pour retirer des manuels scolaires israéliens toute notion d’histoire juive pour essayer d’effacer toute velléité nationaliste en Israël, des gens comme Shulamit Aloni ou Yossi Sarid ont condamné leur parti à une chute vertigineuse et continue dans les sondages et à une claque mémorable aux dernières élections. Et surtout, ont privé le public de son référentiel idéologique. Les médias ont fait le reste en se substituant à ce référentiel, ce qui explique pourquoi aujourd’hui les israéliens qui discutaient il y a 20 ans de géopolitique et de débats idéologiques, parlent aujourd’hui de la dernière émission de Big Brother ou des résultats du foot. L’arroseur arrosé, surtout lorsqu’on sait que la natalité des religieux est presque 3 fois supérieure à la natalité laïque.
Ce qui explique pourquoi plus de 90% des israéliens ont soutenu sans faille la dernière guerre à Gaza (d’autant que même les partis de gauche l’ont soutenue) : le public laïc n’a plus que les médias comme seul référentiel, et le public religieux n’a jamais failli en termes idéologiques et gagne sans cesse du terrain. D’où la percée des partis de droite/droite dure aux dernières élections, notamment celle du populiste Avigdor Lieberman, et la déroute historique de la gauche israélienne (13 sièges seulement pour le parti travailliste et 2 sièges pour Meretz, soit 15 sièges sur 120 !)
Aujourd’hui, ce que montrent certains analystes, c’est que le coup de grâce ne viendra probablement pas de Lieberman, qui reste un populiste aisément malléable par les aléas du pouvoir, mais de la frange dure du Likoud et du mouvement "Manhigut Yehudit" (Leadership Juif) de Moshé Feiglin, qui au contraire de Lieberman, n’a jamais été disposé a la moindre concession. Aux primaires de 2007 pour élire le chef du Likoud, il a réuni 25 % des suffrages face à Netanyahou, (il n’avait obtenu que 3% en 2003 face à Ariel Sharon), et à celles de décembre 2008 pour désigner les parlementaires Likoud de la nouvelle Knesset, il est arrivé à la 20ème position, supplantant plusieurs candidats disposant du soutien de Netanyahou lui-même. Il y a fort à parier que lorsque le courant sioniste-religieux unifiera ses forces, ce sera sous la bannière de Feiglin. Alors, pour ceux qui croiront encore au principe de "2 états pour 2 peuples", il sera définitivement trop tard."
_-_Israël refuse tout gel de la colonisation _______________________
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mardi 3 mars 2009

Palestine: silences d'Obama



C'est des USA seuls que viendra le début d'un réglement des problèmes au M.O. , car eux seuls peuvent peser sur Israel

On savait Obama plutôt discret sur les problèmes du Moyen-Orient , bien avant son élection.
Il avait même essayé de s'attirer les bonnes grâces de l'AIPAC , et affirmant sans retenue son soutien à la politique d'Israël. On pouvait penser à un silence et à une alliance tactiques.
Or,élu, il ne dit rien sur Gaza en ruines, sur l'occupation/colonisation de la Cisjordanie Mieux il choisit comme secrétaire général de la Maison-Blanche, Emanuel Rahm, que le journal israëlien Maariv appelle « notre homme à la Maison-Blanche ».
Où est la rupture? N'y a-t-il pas lieu de s'interroger ?Où est la parole différente attendue du Président, alors que la politique israëlienne prend un dangereux virage vers l'extrême droite?

Les clés du nouveau Proche-Orient entre les mains d'Obama | Rue89:
"...Pour Tzipy Livny, citée par le quotidien Maariv:"Netanyahou ne croit pas au processus de paix et est prisonnier des visions traditionnelles de la droite [hostile à un retrait de Cisjordanie]. Dans ces conditions, la meilleure option est de servir le peuple dans l’opposition."Car le vrai vainqueur du scrutin, c’est bien Avigdor Lieberman, le dirigeant d’un parti, Israël Beiteinu ("Israël notre maison") qui a fait campagne sur le dos des Arabes israéliens dont il a mis en doute le statut au sein d’Israël, et sur l’idée que la guerre de Gaza n’était pas allée assez loin.Et s'il accepte le principe de deux Etats, c'est en procédant à un charcutage territorial qui échangerait les zones arabes de Galilée contre les grandes colonies juives de Cisjordanie difficilement acceptable pour les Palestiniens.Ce futur gouvernement de droite a déjà annoncé la couleur: la question palestinienne n’est pas sa priorité autrement que dans sa dimension économique, et il s’assoit sans complexes sur la "Feuille de route" élaborée en 2007 par le gouvernement sortant avec les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne, qui n'avait, il est vrai, mené nulle part...
Obama peut-il tordre le bras d’Israël ? C’est, au bout du compte, la véritable inconnue de cette équation.Il y a quelques semaines, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, rapportait dans son tchat sur Rue89 une conversation qu’il avait eue avec Henry Kissinger, l’ancien grand architecte de la diplomatie américaine. Kissinger lui avait dit:"Tout le monde sait comment résoudre le conflit du Proche-Orient, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique."Cette volonté politique existe-t-elle cette fois à Washington?..."

-Obama parle d'Israel et de Palestine par CHOMSKY Noam:
"...Obama ne dit pas un mot sur l’extension du peuplement et des constructions en Cisjordanie, ni sur les mesures alambiquées pour contrôler la vie des Palestiniens, dans le dessein de détruire les perspectives d’une solution pacifique à deux états. Son silence est la sinistre réfutation de ses fioritures oratoires sur la façon dont “je ferais tous les efforts pour obtenir deux états vivant côte à côte dans la paix et la sécurité“.Ignorée aussi l’utilisation par Israël d’armes étasuniennes à Gaza, en violation non seulement des lois internationales mais aussi étasuniennes. Oublié l’envoi par Washington à l’apogée de l’attaque israélo-étasunienne de nouvelles armes à Israël, ce que les conseillers d’Obama sur le Moyen-Orient n’ignoraient certainement pas..."

- Le silence complice d’Obama sur Gaza:
"...Obama est toujours en mesure d’exercer une influence, mais plus il attend, moins il en aura le pouvoir, et plus il sera vraisemblablement considéré comme le continuateur de l’échec politique de George Bush au Moyen-Orient...."
-Gaza : le silence d'Obama ternit précocement son auréole | Rue89:
"...A court terme, il n'y aura pas de miracle Obama. On s'en doutait bien sûr; mais avant même que le 44e président ne s'assoie dans le bureau ovale, c'est désormais chose explicite."
-Silence d’Obama, carnage à Ghaza | AgoraVox

-Le silence d'Obama sur Gaza annonce-t-il un changement de politique vis-à-vis d'Israël? | Mediapart:
"...Il y a de plus en plus de voix qui s'élèvent aux Etats-Unis demandant au nouveau président d'être plus ferme avec les Israéliens. «L'ère des liens exclusifs entre les Etats-Unis et Israël arrive peut-être à son terme, expliquait récemment l'ancien conseiller diplomatique David Aaron Miller dans Newsweek. Si la nouvelle administration envisage sérieusement de parvenir à un accord de paix, elle devra être dure, bien plus dure que ne l'ont été Bill Clinton ou George W. Bush [avec les Israéliens].»
-Obama. Proche-Orient : un inquiétant silence:
"...« Il a été élu avec le soutien du monde entier », estime ainsi Hind Khoury, la déléguée générale de Palestine à Paris : « Les peuples qui souffrent de la guerre et de l’injustice, comme le nôtre, attendent de lui un vrai changement. L’enthousiasme qu’a suscité son élection lui en donne la légitimité. Nous attendons que les États-Unis cessent d’être partiaux et imposent à Israël l’application du droit international. La fin de l’occupation, de vraies négociations, et deux États : celui d’Israël et celui de Palestine, avec Jérusalem comme capitale pour les deux. Bush l’a promis tardivement, il ne l’a pas fait. Il faut qu’Obama commence tout de suite par cela. Le monde l’attend là-dessus et il peut s’appuyer sur l’Union européenne et sur le président Sarkozy pour le faire. Je pense qu’il sera plus multilatéral. »...
-Ce qu’a raté Obama au Moyen-Orient

-Comment Barack Obama a appris à aimer Israël:
"J’ai rencontré le candidat démocrate à la présidence, le Sénateur Barack Obama, pour la première fois, il y a près de dix ans, quand il vint parler à l’Université de Chicago en sa qualité de représentant de l’Etat d’Illinois. Je l’ai trouvé progressiste, intelligent et charismatique. Je me souviens très bien avoir pensé : « si seulement un homme de ce calibre pouvait devenir un jour président ».

(JPG)

Vendredi, Obama a prononcé un discours devant le Comité des affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC) à Chicago. Ce discours était très attendu dans les cercles politiques judéo-américains qui faisaient grand bruit de la cour empressée que le candidat faisait aux riches donateurs pro-israéliens de la campagne électorale qui avaient jusque là généralement penché en faveur de sa principale rivale, la Sénatrice Hillary Clinton.

Dans son commentaire sur le discours, Shmuel Rosner, correspondant de Ha’aretz à Washington, a conclu qu’Obama « semblait aussi ferme que Clinton, aussi solidaire que Bush, aussi amical que Giuliani ». Sur le plan rhétorique du moins, Obama avait réussi tous les tests que l’on pouvait souhaiter qu’il passât. Conclusion : il est pro-Israël, un point, c’est tout.Israël est « notre plus grand allié dans la région et la seule démocratie établie » a dit Obama, assurant l’auditoire que « nous devons préserver notre engagement total à l’égard de la relation de défense unique avec Israël en finançant entièrement l’aide militaire et en poursuivant les travaux sur Arrow et les programmes de défense anti-missile apparentés ». De tels systèmes avancés coûtant des milliards de dollars aideraient Israël à « décourager les attaques lancées par missile d’aussi loin que Téhéran et d’aussi près que Gaza », a-t-il affirmé,. Comme si la population de Gaza, affamée, assiégée et traumatisée était sur le point de produire des missiles balistiques intercontinentaux.Pas une critique d’Israël ne sortit de la bouche d’Obama, ni pour ce qui est de la construction ininterrompue de colonies et du mur ou des bouclages qui rendent la vie intenable pour des millions de Palestiniens."

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