Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête excrément du diable. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête excrément du diable. Trier par date Afficher tous les articles

mercredi 17 septembre 2008

Pétrole : "excrément du diable" ?


« Regardons les choses simplement. La principale différence entre la Corée du Nord et l'Irak, c'est qu'économiquement nous n'avions pas le choix pour l'Irak. LE PAYS NAGE DANS LE PETROLE. »

(Le Secrétaire à la défense des USA, Paul Wolfowitz, à Singapour, 31 mai-1er juin, 2003)




"Or noir", "sang de la terre" ou malédiction," excrément du diable" ?
Quelle autre matière première que le pétrole connaît une telle ambivalence ?
Un produit stratégique ,économiquement et politiquement, à la source du développement d'autres richesses et de rapports de force mondiaux...

La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont."(“I call petroleum the devil's excrement. It brings trouble… Look at this madness—waste, corruption, consumption, our public services falling apart. And debt, debt we shall have for years.”)___________

"La ruée vers l’or noir, attisée par les besoins de l’économie ou les calculs géopolitiques, conduit les pays démocratiques à pratiquer une diplomatie des droits humains à géométrie variable."(JP Marthoz)______________________

«You kinda have to go where the oil is!» («Faut bien aller là ou est le pétrole!»). - Lee Raymond, patron d'ExxonMobil-________________________________

Le pétrole, « excrément du diable »:
"... L’or noir a souvent été un cadeau empoisonné pour les pays producteurs dont l’histoire regorge de coups d’État et de coups tordus. Comme le renversement en 1953 du dirigeant nationaliste iranien Mossadegh à l’instigation des services secrets britanniques et américains. Un coup de force qui déboucha sur la dictature du Chah et, en bout de course, sur la théocratie khomeyniste.Même sans intervention étrangère, le pétrole englue la plupart des pays producteurs dans le cycle infernal de la corruption, de l’autoritarisme et du mal-développement. Il suffit de consulter les classements mondiaux de la démocratie – le palmarès de la liberté d’expression de Reporters sans frontières ou le beauty contest de Freedom House – pour constater que les pétro-démocraties comme la Norvège sont l’exception. De l’Algérie à l’Iran, l’arbitraire règne. « Lorsque le prix du pétrole augmente, la démocratie décline », note Larry Diamond dans son dernier livre The Spirit of Democracy. Comme le démontre la Russie de Vladimir Poutine, l’économie des hydrocarbures permet même de faire, dans une large mesure, l’économie de la démocratie. Et elle répand partout la marée noire de la mal-gouvernance... "

-The oil curse - l’excrément noir:
"Le pétrole, on le sait, n’a jamais enrichi un pays.Il suffit de regarder la liste des membres de l’OPEP: pas un seule nation industrialisée, ou même à moitié développée, n’y figure.A contrario, aucun des pays qui se sont tirés de la pauvreté ne l’a fait par le pétrole. Je ne sais pas combien la Corée du Sud produit de barils, mais ça ne doit pas faire beaucoup.Les raisons de ce que les économistes appellent la “malédiction pétrolière” ont été abondamment analysées: découragement du travail, stimulation artificielle de la demande et de la devise, renforcement d’un État prédateur, etc.“Le pétrole, j’appelle ça l’excrément du diable… Ça ne rapporte que des emmerdements,” s’est exclamé un jour Juan Pablo Pérez Alfonso, l’un des fondateurs vénézuéliens de l’OPEP.“Regardez cette folie: le gaspillage, la corruption, et nos services publics en déliquescence. Et la dette, nous la garderons pendant des années..."

- Comment sortir de la dépendance pétrolière ?:
"L’échec de l’expérience de développement algérien est loin d’être solitaire ; l’Arabie Saoudite a vu s’effondrer son revenu par habitant de 28 600 $ en 1981 à 6800 $ en 2001. Pour certains pays pétroliers, l’échec du développement est nettement plus accusé faisant retomber les revenus réels par habitant sous leurs niveaux d’avant les années 1960, quand il n’a pas précipité la plongée des communautés dans l’abîme sans fond de la guerre civile ! Entre 1970 et 1993, les pays en développement ne disposant pas de pétrole se sont développés quatre fois plus que ceux riches en pétrole. Une étude exhaustive conduite par les chercheurs de l’université de Harvard sur un échantillon de 97 pays en développement a montré que les pays dont le produit national brut dépend pour une large part des revenus d’exportation des ressources naturelles ont eu une croissance économique anormalement faible entre 1971 et 1989 par comparaison avec les pays en développement démunis en ressources naturelles. Les résultats de ces travaux ont été confirmés depuis par les économistes de la Banque mondiale et du FMI. Le constat, fondé sur des études quantitatives robustes, est désormais irréfragable : les Etats qui dépendent financièrement des exportations des hydrocarbures (et autres ressources minières) comptent parmi les pays les plus fragiles économiquement, les plus autoritaires, les plus corrompus et, last but not least, les plus exposés à la violence politique ! La corrélation entre richesses en ressources pétrolières et le développement est négative : plus grande est la dépendance pétrolière, plus important est le mal-développement. Le fossé entre les promesses véhiculées par le pétrole et la réalité vécue du développement est devenu abyssal, atterrant. Il entretient ici comme ailleurs la frustration des masses quand il n’alimente pas la violence politique, voire l’effondrement des Etats et la guerre civile..."

-Le pétrole contre les droits de l’Homme!
"...Un survol de la mappemonde, de l’Algérie à l’Arabie saoudite, confirme, sans surprise, que les pétro-démocraties sont l’exception. Comme le démontre la Russie de Vladimir Poutine, l’économie des hydrocarbures permet même de faire, dans une large mesure, l’économie de la démocratie.
Cette malédiction affecte aussi la politique étrangère des pays importateurs du monde occidental, au risque de rendre totalement illusoire un des éléments de leur diplomatie : la défense de la démocratie et des droits de l’Homme. Au risque de rendre contingent, relatif, adaptable, ce qui devrait être essentiel..."

-Cas du Tchad : Peut-on éviter la malédiction pétrolière ?:
"...L’analyse de la performance des économies de la quasi-totalité des pays exportateurs de pétrole révèle un phénomène contre-intuitif : la richesse naturelle limite les opportunités de développement économique. Les pays producteurs de pétrole ont souvent enregistré une stagnation, voire un déclin de leur croissance économique avec l’exploitation de leurs ressources pétrolières. La situation économique des pays producteurs d’Afrique subsaharienne est éloquente : malgré les énormes recettes pétrolières, les indicateurs de développement de ces pays restent parmi les plus faibles au monde. Le Nigeria, premier producteur de la région, a par exemple accumulé plus de 100 milliards de dollars de revenus des exportations pétrolières entre 2000 et 2004, dont 29 milliards pour la seule année 2004, selon le Département d’énergie américain. Pourtant, plus de 70 % de la population continue à vivre avec moins de 1$ par jour, et le PIB par tête n’est que de 430 $. De plus, le pétrole a souvent été associé à des situations de conflits et de violence...">>SITUATION AU TCHAD : Le pétrole et la malédiction du pétrole

Extraction de pétrole au Nigeria. Le pétrole africain constitue plus que jamais à la stabilité des Etats du continent.(Photo: AFP)
Extraction de pétrole au Nigeria. -
"Les prix du pétrole s’envolant, les producteurs d’Afrique sub-saharienne ont le vent en poupe sur la scène mondiale. Les compagnies pétrolières occidentales extraient déjà plus de 9 millions de barils de pétrole par jour en Afrique dont la moitié dans la région du golfe de Guinée, soit 36 % de plus en dix ans. La tendance va s’accélérer avec de nouveaux producteurs comme la Côte d’ivoire ou la Mauritanie et la montée en force des derniers arrivés dans la lice pétrolière, Tchad ou Guinée équatoriale. Pourtant, la bonne fortune pétrolière n’est pas au rendez-vous des consommateurs africains malgré des effets interactifs nouveaux entre prix et intérêt international à propos de la grève au Nigéria par exemple. Reste à savoir si le train du développement passera chez les producteurs. Ailleurs, comme en Erythrée, c’est déjà la panne d’essence. ">> Afrique - Cher pétrole

- Dossier spécial: guerre et sang -La saga du pétrole:
"...Deux événements ont permis ce retour de l'or noir au premier rang des priorités mondiales: ( l'accession à la Maison-Blanche d'un homme tombé tout petit dans un baril de brut; le 11 septembre, qui a fait prendre conscience à l'administration Bush du péril pesant sur les sources d'approvisionnement en brut de l'Amérique – les pirates de l'air étaient Saoudiens.
«You kinda have to go where the oil is!» («Faut bien aller là où est le pétrole!»). La phrase est de Lee Raymond, patron d'ExxonMobil, le numéro un mondial. Elle est crue, directe. A l'image de la philosophie en vogue outre-Atlantique. Car l'Amérique a soif de pétrole comme jamais. Sa consommation en hausse permanente et les terribles doutes sur la duplicité de son vieil allié saoudien, détenteur des premières réserves au monde, l'obligent à multiplier les nouveaux fronts pétroliers afin d'assurer la diversité de ses sources d'approvisionnement. Cette quête frénétique est en train déboucher sur un «nouvel ordre mondial du pétrole», dont la grille de lecture" serait la suivante: pour qu'un pays intéresse Washington, il doit posséder du brut en sous-sol.."

- Le Darfour ? une guerre du pétrole
-Pétrole Monde Diplo
-Malediction du petrole - Recherche Google

lundi 4 mars 2019

Malédiction pétrolière

Le pétrole: une manne ou une frein au développement?
                                                   On l'a parfois appelé l' excréments du diable, alors que sa découverte est considérée comme une bénédiction, source de richesses faciles et durables, à un moment donné.
         Même s'il ne durera pas.

 Sauf exception, comme en Norvège, la production de pétrole quand il devient une rentes essentielle dans l'économie, aboutit assez vite à une sorte de malédiction, à des soubresauts inattendus et à des crises parfois profondes.
      On le constate avec l'Algérie aujourd'hui, modèle à bout de souffle, qui s'est laissée aller trop exclusivement à la rente pétrolière, en négligeant le développement d'autres sources de richesses plus durables.
    L'Arabie saoudite commence à comprendre qu'il lui faut rapidement préparer l'après-pétrole, dont elle dépend exclusivement.
      Une addiction qui parfois n'enrichit pas globalement le pays, au contraire, comme au Nigéria.
    C'est pourquoi, il fut appelé l'excrément du diable
            La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont."(“I call petroleum the devil's excrement. It brings trouble… Look at this madness—waste, corruption, consumption, our public services falling apart. And debt, debt we shall have for years.”
      Le Vénézuela a joué trop longtemps sur un pétrole très abondant et cher, qui représente 96 % des devises (richesse qui en intéresse plus d'un), sans diversifier son économie et préparer l'avenir. Sa fragilité vient aussi des intérêts qu'il suscite, un peu comme l'Irak et la Libye à une époque..
      L'histoire se répète...Trump s'intéresse curieusement au Vénézuela.
  La pénurie est largement programmée. Il n'y a pas que la corruption et la mauvaise gestion.
       Le dessous des cartes est souvent oublié.
     Comme le souligne le Monde, ...Cette lecture est fortement partagée par Pasqualina Curcio Curcio, professeure vénézuélienne de sciences économiques à l’université Simon Bolivar. Statistiques à l’appui, elle démontre que ni la production ni l’importation – qui sont quasi le monopole des entreprises privées – n’ont baissé au Venezuela.  "Les pénuries ne sont donc pas le résultat d’un effondrement de la production nationale et/ou d’une baisse des importations consécutive à une baisse des devises étrangères accordées par l’État", souligne Thierry Deronne, qui s’appuie sur l’étude de la professeur vénézuélienne, avant de conclure : "Les causes réelles des pénuries recensées au Venezuela sont donc dans l’ordre :
– Importations ‘fantômes’ : Diminution des importations malgré un octroi croissant de devises étrangères au secteur privé importateur qui place à l’étranger une part des devises attribuées pour l’import
– Accaparement sélectif de biens de première nécessité".
         Dans la foulée de l’annonce de la victoire de Nicolas Maduro aux élections présidentielles, Donald Trump a signé un décret visant à réduire la capacité du régime de Caracas à vendre ses actifs. Jugeant  son élection illégitime, l’Union européenne emboîte le pas au président américain en annonçant de nouvelles sanctions contre la république bolivarienne. Lundi 28 mars, dans une déclaration adoptée lors d'une réunion à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont annoncé qu’ils préciseront la nature des sanctions en juin prochain.
      Selon un processus devenu classique dans le paysage géopolitique, des relations tendues avec les pays occidentaux débouchent systématiquement sur un rapprochement avec la Russie et la Chine. Le Venezuela ne fait pas exception à cette règle. En effet, le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinoix Xi Jinping ont été les premiers à féliciter Nicolas Maduro de sa réélection. En toute hypothèse, les deux puissances orientales restent prêtes à venir en aide au Venezuela, cela fut d'ailleurs le cas en novembre 2017 quand le pays se trouvait en défaut de paiement partiel sur sa dette.
      Cela sera-t-il suffisant pour sauver le pays d'une inflation qui s'envolerait à 2 000 % au cours de cette année (selon les prévisions du FMI) ? Difficile de pronostiquer là-dessus. Quoi qu'il en soit, Nicolas Maduro s'apprête à gouverner un des pays les plus instables et perturbés de la planète. Et l'issue de la crise vénézuélienne ne restera certainement pas sans conséquence sur le paysage géopolitique de l'Amérique latine, et international même...
      L'excrément du diable?  Oui, bien trop souvent.
        Qu'on se souvienne des précoces visées politiques de certaines puissances occidentales  sur les sources pétrolières du Moyen-Orient et notamment de l'Iran.
_______________________

vendredi 28 mai 2010

BP(ollution): fin du début...?

Barack Obama englué dans la marée noire

-Des dommages immenses et durables, en surface et en profondeur, une "catastrophe terrible" (Obama)...mais pas une fatalité
__Déjà en Alaska, en 2006



-Une pollution longtemps sous-estimée(sans doute l'équivalent d'un Exxon Valdez par semaine), des dégâts sans doute minimisés par la Compagnie _-L'impact environnemental de la marée noire sera "très modeste" selon le patron de BP_, des problèmes sanitaires graves ("L’environnement n’est pas le seul à payer le prix de la corruption, de l’indifférence et des agissements criminels du gouvernement et du secteur privé. Tout comme dans le cas du 9/11, c’est les travailleurs et les équipes de secours qui s’intoxiquent suite à l’utilisation de produits toxiques sans qu’on leur apporte les protections nécessaires. Des pêcheurs rapportent aussi des malaises causés par les produits chimiques utilisés par BP.-François Marginean)
Des conséquences économico-politiques prévisibles...

________-Même si la fuite de pétrole a officiellement cessé dans le golfe du Mexique -[Opération "top kill"]- , ce qui n'est pas encore assuré, les dégâts sont déjà considérables
-Les négligences coupables de BP sont maintenant clairement et publiquement soulignées
-Sous la pression d'une campagne de presse devenue virulente et d'une opinion révoltée, Obama va créer une commission d'enquête, après avoir beaucoup tergiversé, et commence à évoquer la question du tout pétrole et de l'addiction à l'"excrément du diable"...
-Début d'une réflexion majeure sur l'american way of live ou posture de circonstance?
______-
Opération 'Top Kill' pour Obama
-
-L'insupportable impuissance face à la marée noire-
-Le trou noir du Golfe
-BP achète des mots de clé sur Google et Yahoo
-Les marées noires oubliées du delta du Niger
___________________

-
Deepwater Horizon Le geyser de pétrole se poursuit
"Tel que vu dans l’article « Le Tchernobyl des pétrolières », la situation dans le golfe du Mexique n’est guère reluisante. En fait, il pourrait s’agir de la pire catastrophe pétrolière jamais connue. Et cela se poursuit de plus belle : le geyser de pétrole perforé par l’avarice des pétrolières dans une des réserves les plus profondes et pressurisées de la planète continue de jaillir sans arrêt dans le fond du golfe.-Requiem pour le golfe du Mexique-..._
_Les compagnies pétrolières... ont profité d’une protection provenant du Oil Pollution Act qui inclut une limite maximale de $75 millions en responsabilité civile pour les dommages que BP, ou tout autre compagnie pétrolière pourrait être forcée de payer les coûts autres que le nettoyage du pétrole, qui demeure sous leur entière responsabilité.__Pour mettre ce $75 millions en perspective, il faut noter que BP a fait $93 millions de profits chaque jour lors des trois premiers mois de 2010. En d’autres mots, il faut moins d’une journée de profit à BP pour couvrir les frais qui leur sont imposés. Le coût des dommages causés par BP sont enlevés de leurs épaules pour être ensuite placés sur le dos des gens et de la communauté qui doivent alors payer pour ce désastre corporatif. (Source)
__Il y a eu des tentatives aux États-Unis pour faire augmenter ce plafond de $75 millions en responsabilité civile des compagnies pétrolières à $10 milliards, mais elles ont été contrecarrées par la Républicaine de l’Alaska, Lisa Murkowski, qui a opposé son objection.

by SkyTruth

Cette fuite constante de pétrole pourrait être 19 fois pire qu’il a été initialement estimé. Des images vidéos du geyser de pétrole situé dans les profondeurs du golfe du Mexique ont été rendues publiques il y a environ une semaine. Il apparait que ce serait autour de 95 000 barils de pétrole, soit un peu plus de 15 millions de litres, qui s’échapperaient quotidiennement, selon ce qu’a indiqué un professeur en ingénierie au Congrès américain la semaine passée.__________Ces images vidéos ne sont pas venues immédiatement après l’explosion de la plate-forme du Deepwater Horizon, comme il aurait dû logiquement se passer, mais bien un mois plus tard, seulement après que des scientifiques et membres du Congrès aient forcé BP de le faire. BP a d’ailleurs été accusée, en consultation du Congrès, de retenir des informations pertinentes concernant le fond marin, ainsi que de bloquer les efforts de scientifiques indépendants pour déterminer la quantité réelle de pétrole brut s’échappant quotidiennement dans le golfe du Mexique...

__BP a concédé qu’effectivement, il y a beaucoup plus de pétrole qui se disperse dans le golfe du Mexique qu’ils ne le présageaient, alors que le pétrole brut lourd commence à toucher les zones humides de la Louisiane, 35 jours après l’explosion du Deepwater Horizon. D’ailleurs, il semble que ce qui est visible à la surface n’est que la pointe de l’iceberg. En effet, des scientifiques ont découvert qu’il existait de vastes colonnes de pétrole à la dérive sous la surface, dont une mesurant plus de 16km de long, 4km de large et 100 mètres d’épaisseur.__Des chercheurs de l’Institut national de la science et la technologie sous-marine disent avoir détecté plusieurs nappes de pétrole tentaculaire se déployant juste sous la surface de la mer et à des profondeurs de 1200 mètres. Les scientifiques ont déclaré que les dispersants chimiques utilisés par BP dans le golfe du Mexique semblent avoir pour effet d’empêcher le pétrole de faire surface. Essaient-ils de dissimuler le pétrole sous le tapis ?...

Une chose est certaine, ces corridors sous-marins de pétrole s’étendant sur des kilomètresempoisonner et suffoquer le vie marine à travers la chaîne alimentaire, entrainant des dommages pour les décennies à venir. Une menace non seulement à la faune marine, mais aussi pour la pêche commerciale et l’industrie touristique de la Louisiane jusqu’en Floride. Selon Samantha Joye, professeur en science marine à l’Université de la Géorgie, les chercheurs ont trouvé davantage de colonnes de pétrole sous l’eau qu’ils ne peuvent compter. Les principales conséquences de celles-ci sont de retirer de vastes quantités d’oxygène de l’eau par les microbes qui consomme le pétrole, un phénomène amplifié par les dispersants chimiques qui nourrissent ces microbes. Ainsi, cette eau mélangée au pétrole est toxique pour certains organismes et néfaste pour la quantité d’oxygène contenu dans l’eau et cela peut interrompre la chaîne alimentaire à son plus bas échelon, ce qui aura un impact sur les autres organismes qui en dépendent. C’est pourquoi l’écosystème pourrait bien prendre des années, ou même des décennies pour s’en remettre.__le pétrole brut a fait ses premières apparitions sur les berges et dans les marais de la LouisianeEn Floride, on se prépare d’ores et déjà à l’arrivée de ce cauchemar et des impacts sérieux à leur industrie du tourisme. La côte Atlantique est maintenant menacée au fur et à mesure que le pétrole se répand dans la région. et une partie de ce dégât est entrée dans un puissant courant qui pourrait le porter vers la Floride, Cuba et au-delà.

Mais BP insiste qu’il s’agit d’un déversement modéré.__Pourtant, le pétrole visqueux se retrouvant dans le dédale de marais le long de la côte du golfe pourrait se révéler impossible à nettoyer, laissant un ragoût toxique mortel pour les poissons et la faune, selon des fonctionnaires et des scientifiques indépendants. Les fonctionnaires envisagent des solutions radicales et risquées : ils pourraient mettre le feu à des zones humides, ou inonder des zones dans l’espoir de faire flotter l’huile et la récupérer.
Ils ont averti qu’un nettoyage agressif pourrait ruiner les marais et faire plus de mal que de bien. La seule option viable pour de nombreuses zones touchées est de ne rien faire et laisser la nature dissoudre le pétrole. C’est précisément ce que la déréglementation dans le secteur pétrolier a finalement créé : des ravages écologiques.

L’environnement n’est pas le seul à payer le prix de la corruption, de l’indifférence et des agissements criminels du gouvernement et du secteur privé. Tout comme dans le cas du 9/11, c’est les travailleurs et les équipes de secours qui s’intoxiquent suite à l’utilisation de produits toxiques sans qu’on leur apporte les protections nécessaires. Des pêcheurs rapportent aussi des malaises causés par les produits chimiques utilisés par BP. Mais d’un autre côté, les médias ignorent le fait que Goldman Sachs, le Blackstone Group et Apollo Management sont propriétaires de Nalco, le fabriquant du dispersant Corexit utilisé par BP. La question posée par la journaliste Paula Quinlan du New York Times est bien simple : pourquoi utilise-t-on Corexit alors qu’une douzaine d’autres dispersants sont moins toxiques et plus efficaces...___Mais BP a refusé les demandes de l’EPA d’utiliser des dispersants moins nocifs, alors la Maison-Blanche a donné l’ordre à BP de couper de moitié les quantités de Corexit dispersées dans l’eau du golfe du Mexique. Le problème est qu’il y a déjà plus de 2 500 000 litres de dispersants chimiques déversés dans l’eau.___La Garde côtière américaine assure désormais la protection des intérêts financiers des sociétés privées en essayant de censurer une histoire que le public a besoin de connaitre. Comme l’a rapporté CBS News : « Quand CBS News a tenté de rejoindre la plage couverte d’huile, un bateau d’entrepreneurs de BP, avec deux officiers de la Garde côtière à bord, nous a dit de faire demi-tour sous la menace d’arrestation."
La Garde-côtière affirment qu’ils agissent sous l’autorité de BP
: "Ce sont les règles de BP, pas les nôtres". Voir cette vidéo. Ainsi, la Garde-côtière menace des journalistes d’arrestation pour vouloir documenter ce désastre pétrolier.

Conclusion:Personne ne semble savoir quoi faire pour colmater ce puissant geyser de pétrole. BP a essayé différentes solutions, mais aucune ne fonctionnent, et selon la American Association of Petroleum Geologists, on peut envisager que cette situation perdure pendant des années. Une nouvelle donne est le benzène qui s’évapore continuellement dans l’atmosphère et qui présente un danger non seulement pour les personnes âgées et les gens ayant des problèmes respiratoires, mais aussi pour la population vivant dans la région du golfe du Mexique en entier."___.-Par François Marginean

__________________

-Pétrole à tout prix ?


lundi 24 février 2014

Cher coltan

    L' exploitation des terres rares est devenue un enjeu stratégique majeur dans la course aux nouvelles technologies, la Chine gardant une grande longueur d'avance.
  Le coltan,  dont le prix ne cesse d'augmenter, en fait partie, qui entre notamment dans la fabrication de nombreux produits électroniques, des téléphones portables, tablettes, etc...
                                                                    Le fondateur de l'Opep avait appelé le pétrole l' excrément du diable.
    On pourrait en dire autant du coltan, du moins dans les sites d'exploitation artisanale encore en activité en Afrique centrale, particulièrement au Kivu, dans la RDC, en déshérence depuis la chute du système Mobutu.
  On peut le considérer là comme un  produit maudit, quand on regarde les conditions matérielles et socio-politiques de son extraction, les trafics auxquels il donne lieu, les conflits locaux dont il se nourrit et qu'il contribue à alimenter, les pratiques de certains Etats et de certaines grandes compagnies.
   Il y est souvent décrit comme un désastre humain et écologique, dénoncé dès 2001 par certaines organisations internationales.   (voir Coltan rf.pps et là)
                             "Aujourd’hui, tout le monde est presque unanime (pour reconnaître )que le « coltan » est au cœur de la guerre en République démocratique du Congo (RDC), l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs rapports, dont celui des Nations Unies, des ONG et les témoignages des évêques et missionnaires qui travaillent dans cette région, ont mis à nue la réalité de la guerre comme un conflit beaucoup plus vaste qui a des implications économiques et stratégiques qui vont bien au-delà du Congo et de l’Afrique même. Les différents mouvements de guérilla qui agissent dans les deux provinces congolaises se disputent le contrôle des gisements miniers. Il y a derrière ces mouvements plusieurs états africains, dont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Certaines multinationales telles que Nokia, Alcatel, Apple, Nikon, Ericsson sont mises en cause de financer indirectement les guerres par les taxes payées aux groupes rebelles. Doit-on continuer à parler simplement de guerre « ethnique » ou « tribale » ? N’est-ce pas là une manière d’occulter la réalité et, ce faisant, se rendre complice de ceux qui veulent continuer à exploiter impunément cette région au détriment de ses habitants?"
       Le document suivant, aux nombreux liens, cherche à dénoncer certaines approximations énoncées sur cette question, permet de se faire une idée plus complète, plus large, mais aussi plus nuancée  sur les lieux et les conditions actuelles de son exploitation.
  Culpabiliser le consommateur et l'usager n'est ni juste ni efficace. Il s'agit d'abord d'analyser, d'informer, de dénoncer, d'agir...
_____________________
Quelques liens en vrac:
-« Pour une poignée de coltan »
-Le coltan congolais a rapporté 250 millions de dollars au Rwanda
( enquête de l'Observatoire des ressources naturelles en Afrique australe (SARW), citée par l'agence de presse associée (APA) - http://www.7sur7.be [archive] le 04/12/08)
Quand les smartphones tuent les congolais [archive], sur le site jssnews.com du 17 février 2011
-Du sang dans nos portables, Jeudi Investigation, Canal Plus. Patrick forestier, 2007.

    jeudi 6 janvier 2011

    Marées noires oubliées

    Le pétrole de la colère
    _On a encore en mémoire l'immense pollution pétrolière du Golfe du Mexique, qui a duré des mois et dont toutes les conséquences à long terme sur les écosystèmes locaux ne sont sans doute pas encore mesurables.

    _On oublie trop souvent une autre
    pollution d'une plus grande ampleur, beaucoup plus ancienne, quotidienne, qui se passe quasiment dans le silence, moins médiatisée, car concernant un secteur défavorisé de la planète: celle qui concerne le delta du Niger, où des compagnies pétrolières exercent leur activité sans grand souci de l'environnement et des populations, détruisant la pêche côtière,polluant gravement les terres. On estime que autour de dix millions de barils de pétrole ont été déversés dans cette zône marécageuse depuis 10 ans. Des marées noires oubliées
    .
    " “Nous voyons avec quelle énergie on s’efforce de combattre la marée noire aux Etats-Unis”, commente Nnimo Bassey, responsable au Nigeria de l’organisation écologiste Friends of the Earth International. “Mais au Nigeria, les compagnies pétrolières éludent le problème et détruisent les moyens de subsistance des gens et l’environnement. La marée noire du golfe du Mexique est comme une métaphore pour ce qui se passe chaque jour dans les champs pétrolifères du Nigeria et ailleurs en Afrique. Voilà cinquante ans que ça dure ! Les Nigérians sont totalement tributaires du milieu naturel pour l’eau potable, pour l’agriculture et la pêche. Ils sont stupéfaits de voir le président américain prononcer un discours par jour, parce qu’eux n’entendent pas un mot de la part de leur gouvernement.”
    __Mais c'est l'Afrique, n'est-ce pas? Qui devrait s'en soucier?...Les caméras sont peu présentes en ces lieux. Quelques images nous parviennent parfois, montrant l'ampleur du désastre.
    Les sabotages de colère ou de détresse, la guerre des bandes rivales locales et la corruption n'expliquent pas tout. Ce sont plutôt les effets d'une situation explosive, fruits d'une mise en coupe réglée des richesses générées par l'or noir, dont la masse ne profite pas. Un problème politique essentiellement.
    Le pétrole est au coeur d'une violence qui met en péril la stabilité du pays. En l'occurrence, il prend tout son sens d'"excrément du diable"

    « Le peuple du delta sait que le pétrole génère une énorme richesse dont il ne profite pas. (...) [Cette situation] crée aussi des ressentiments, tout autant à l’égard des entreprises qui produisent cette richesse qu’à l’encontre des chefs de communauté, accusés de collusion avec celles-ci. D’autant que des personnes peu scrupuleuses utilisent les griefs de la population pour mener des actions qui mettent en péril les sources mêmes de cette richesse ..." (JC Servant)
    _Une "malédiction" particulière, pour la plupart des pays africains:
    "...
    Les revenus pétroliers posent problème car elle est une incitation forte à la connivence entre les hommes politiques et les hommes d’affaires dans les pays africains producteurs d’hydrocarbures. Cette connivence entretient ainsi l’opacité et la banalisation de la corruption. Au Nigéria, au Congo Brazzaville et en Guinée-Equatoriale, pour ne citer que ceux-ci, la gestion des revenus pétroliers est une affaire privée entre les compagnies pétrolières et le Président. Celui-ci supervise personnellement toutes les transactions financières se rapportant à l’exploitation des hydrocarbures. Au Cameroun les recettes pétrolières n’ont jamais été budgétisées et en Algérie le Fonds de Régulation des Recettes, dont les ressources sont estimées à plus de 32 milliards de dollars à la fin 2007, n’est pas intégré au budget. Par ailleurs, il n’est pas rare en Afrique que les ressources pétrolières soient détournés afin de financer les régimes autoritaires (Nigeria, Tchad), et d’approfondir des tensions ou des conflits armés (Soudan, Angola, Congo Brazzaville). Le pétrole se transforme donc en « carburant » alimentant la corruption et les conflits armés avec pour conséquence une pauvreté endémique, d’où la malédiction pétrolière..."

    mardi 2 décembre 2014

    Du pétrole et des hommes

    Guerre des pétroles
                                   On le sait, même si on se bouche les yeux, on va en manquer.
          Inévitablement.
      Quand? Difficile à dire avec précision. Certains spécialistes pensent que le peak oil est déjà dépassé et que nous nous acheminons vers un pétrole rare, donc cher, de plus en plus cher.
       La baisse actuelle de l'essence à la pompe, qui ne reflète qu'en partie la baisse du brut, ne doit pas faire illusion. Elles est liée à une conjoncture particulière, qui n'est qu'une parenthèse, sans doute de courte durée. Si les producteurs de  l'Opep continuent d'ouvrir les vannes en grand, c'est lié à un contexte géopolitique tendu. (*)
       Il y aura toujours du pétrole, mais les conditions d'exploitation de ce qui en reste et de qui reste à découvrir deviendront de plus en plus difficiles, donc coûteuses.
           A l'heure où le problème de la transition énergétique se pose plus que jamais, avec toutes ses incertitudes, où un  changement de cap  s'impose, où la production ne peut plus augmenter, l'avenir est problématique.
         Difficile d'imaginer un monde sans pétrole. Et pourtant il faudra s'adapter et réserver les hydrocarbures restant à des usages nobles.
      Le pétrole ne disparaîtra pas, mais son prix le rendra quasi inaccessible, à un horizon qui n'est pas si lointain.
        L'ancien monde d'une croissance forte soutenue par des bas prix de l'énergie est désormais mort.
    Inévitablement, le pic pétrolier affectera votre mode de vie.
       Selon JM Jancovici,"...la discussion sur le pic de production est d'une actualité brûlante pour nous autres européens, et si la "fin du pétrole" n'est pas pour demain (et cette expression devrait être bannie du discours médiatique et politique), la mise en place d'un monde avec de moins en moins de pétrole devrait bien être pour tout de suite..."
        Par certains côtés, c'est une chance.  L'excrément du diable est source de pollution,de gaspillage, de spéculation, de corruption, de dépendance, de guerres...
    L'exploitation du gaz de schiste et des schistes bitumineux, notamment en Alberta, fait illusion.
    ________
                    (*) En plus des problèmes d'ordre géologiques et techniques, se greffent des crises, où la spéculation et la  géopolitique  jouent un rôle non négligeable dans la formation des prix.
         Dans le contexte  du moment, le pétrole, plus que jamais,, est devenu une arme.
    Actuellement,  l'Arabie Saoudite utilise son pétrole comme une arme politique
      "Le cours du baril de pétrole est maintenant inférieur à 80 dollars, son point le plus bas depuis 4 ans. Un cours aussi bas soulève des questions. Pourquoi l'Arabie Saoudite n’a-t-elle rien fait pour juguler cette baisse? 
      L’OPEP maintient sa production de pétrole inchangée
    Même si  le  Deal  Secret  US avec les Saoudiens se retourne contre eux.
       Le  Pétrodollar semble être sur la voie du déclin  Le phénomène de dé-dollarisation continue à s’étendre, et cela surtout au profit de la monnaie chinoise.
               Est-on à l'aube d'un nouvel ordre mondial de l'énergie
    _______
    - Gaz de schiste, la nouvelle bulle boursière 
    L'Etat de New York interdit la fracturation hydraulique
    - Gaz de schiste : le film de la bataille de Pologne
    -Un monde de brut 
    - La Grande Réconciliation commence.. avec le pétrole
    Les Etats-Unis ont ouvert une boîte de Pandore du pétrole
    _______________________

    vendredi 6 juillet 2012

    Guyane: quand Shell rassure..

     _________________Forages à trés hauts risques

    ____On connaît les risques importants des forages en eaux profondes, mal maîtrisés .
    SD Amazon
    Les vastes dégâts provoqués par une pollution massive dans le Golfe du Mexique ne sont pas encore bien évalués. BP les a minimisés. Depuis, les forages continuent, après un court temps de panique. Drill, baby!
    Le pétrole à tout prix, c'est la fuite en avant vers de possibles nouveaux problèmes majeurs.
    A forage extrême, risque extrême et les réglementations sont défaillantes.
    L'excrément du diable , on en a encore diablement besoin, tant que ne sera pas entamée une vraie transition énergétique...
    _____________________En Guyane, le projet est alléchant, les investissements seront phénoménaux:
    Le coût total du projet, qui réunit Shell (45 %), Total (25 %) et Hardman Petroleum (27,5 %), a été évalué entre 4 et 8 milliards d'euros. Le site de Zaedyus pourrait contenir jusqu'à 300 millions de barils de pétrole.
    ____Mais pourquoi dramatiser?
    Patrick Roméo, le président de Shell France, lors de réunions publiques en Guyane portant sur ses projets de forages en haute profondeur, en juin dernier, s'est voulu rassurant, jusqu'au grotesque:
    "En cas de marée noire, le pétrole répandu dans la mer ressemble à de la « mousse au chocolat ». D’ailleurs, les particules d’hydrocarbures se révèlent « extrêmement nourrissantes » pour l’océan. Quant aux tortues, étant sourdes, « elles sont merveilleusement équipées » pour supporter le bombardement des fonds marins à coup de sondes acoustiques qui servent à repérer l’or noir en eau profonde...", affirmait-il.
    Les actionnaires de Shell sont pressés, les écologistes demandent un moratoire.
    _____L'enjeu est d'importance, et  les risques ne sont pas niés: « C’est un pari. On a la foi de l’explorateur », ajoute le pétrolier. Pour Total, c’est un forage à « haut risque et haut rendement » : « On accepte la probabilité de tomber sur un puits sec, mais on peut aussi décrocher la timbale. » Les investissements envisagés sont colossaux : entre 5 et 10 milliards d’euros. Le Stena IceMax, le bateau de forage tout droit venu de son chantier sud-coréen, coûte un million de dollars (790 000 euros) par jour. Pour ces multinationales, l’enjeu est énorme alors que la part du domaine minier mondial qu’elles exploitent recule au profit des compagnies nationales, comme la russe Gazprom ou la saoudienne Aramco. Le site guyanais recèle donc potentiellement le plus gros gisement pétrolier français..."
    Golfe du Mexique, il y a un an
    __C'est parti. Le projet est maintenant en route, comme un paquebot lancé à pleine vitesse. Après une valse hésitation, une cacophonie  gouvernementale, un désaveu nié, les travaux préliminaires d'exploration vont commencer, malgré les incertitudes et les propos (faussement) rassurants.
    " Et pourtant, la perspective d’exploiter ces hydrocarbures ne suscite presque aucun débat en France, alors que le pays vient de connaître une ample mobilisation contre les gaz de schiste. Parce que ces recherches exploratoires se déroulent en Guyane, loin des yeux et du cœur des métropolitains ? Ou parce que personne n’ose penser la sortie du pétrole ? Il a fallu la disgrâce de Nicole Bricq, alors que la ministre de l’écologie tentait d’imposer de nouvelles contraintes environnementales et financières au consortium pétrolier, pour que l’attention soit attirée sur les permis de Guyane. Même son cabinet n’imagine pas laisser ces fossiles dans le sol, annonçant une simple « remise à plat ». « Cela aurait été trop coûteux de suspendre ces permis, il aurait fallu indemniser les dépenses très importantes réalisées depuis 2001 », explique un conseiller ministériel. Même chez les écologistes, peu de voix s’élèvent contre les permis guyanais. Ministre du logement, Cécile Duflot juge impossible l’arrêt de ces forages..."
    ___Malgré la dangerosité avérée de ses opérations, puisqu’il s’agit d’extraction non conventionnelle, Shell bénéficient d’une latitude stupéfiante dans la conduite de ses opérations. Cette situation rend difficilement compréhensible la décision du gouvernement français de donner le feu vert administratif qui manquait à la multinationale pour démarrer dans les jours qui viennent cette nouvelle phase de travaux.
    _On découvre aussi qu’au-delà de la perspective de refonte du code minier, c’est contre le risque de remise en concurrence que s’est sans doute mobilisée l’industrie extractive. « Le vrai sujet, c’est comment s’organise le partage entre les pouvoirs publics et l’exploitant, analyse un conseiller ministériel. On peut avoir toutes les discussions qu’on veut sur la loi de finances, s’il n’existe pas de dispositifs précis pour récupérer la rente pétrolière, il risque de ne pas y avoir de transition énergétique, par manque d'argent pour la financer. »
    (" Les royalties que la France sera censée obtenir seront bien inférieures à celles que reçoivent d’autres pays en pointe dans les forages offshore, tels que la Norvège".)
    ____-La Méditerranée est menacée aussi par des forages pétroliers, malgré les démentis de campagne... 
    ____________________________
    Merci à   Mediapart

    mercredi 28 janvier 2015

    Arabie courtisée

    Les charmes (pas toujours très) discrets de la pétromarchie.
                                                                                        Notre grande Christine, reine du FMI, le reconnaît: le roi Abdallah est un grand défenseur des femmes.
                  On s'en doutait....Un féminisme insoupçonné, very discreet, ose-t-elle, règne dans un royaume divisé,  sur la défensive contre de dangereux voisins, pourtant enfant du wahhabisme, et qui commence à s'épuiser, miné aussi par ses divisions internes, pour partie d'origine familiale/tribale.
         La maison des Saoud a, il est vrai, d'exquises manières.
                On salue la mémoire d'un souverain particulièrement humaniste,si l'on en croit certains courtisans proches ou lointains. Là-bas, l'allégeance se fait en un clic.
        Traditions et modernité...On est passé à la vitesse de la lumière du chameau au 4*4 Toyota Cruiser et au portable dernier cri.

    _______Le jeune frère (79 ans quand même..) prend le pouvoir  dans cette monarchie si tolérante et si discreet...Charmante pétromonarchie! Le sabre comme les coups de fouets y sont toujours à l'ordre du jour. On n'abandonne pas des pratiques ancestrales qui ont fait leurs preuves, si moralement dissuasives. Mme Alliot-Marie en serait convaincue.
     Dans les palais, ce n'est que luxe , calme et volupté.
      Les femmes y sont à leur place
    Elles peuvent enfin faire du vélo! Enfin, moyennement...On n'arrète pas la progrès...
    Dernière révolution: elles peuvent voter, à certaines conditions,, mais aux municipales seulement. Faut pas déconner...
           Ce pays est reconnu comme un irremplaçable allié, ce qui explique les courbettes, projets de contrats en main.
     L'or noir, voilà le secret. Mais aussi le talon d'Achille. Un pétrole, cet excrément du diable, comme disait un des fondateurs de l'Opep. Pétrole qui est devenu une arme. 
        Une arme à double tranchant.
    De Roosevelt à Bush, les USA furent à la manoeuvre, au premier plan, malgré le double jeu de l'Arabie, qui a tout de même enfanté Ben Laden, l'enfant terrible.
        Des fissures apparaissent aujourd'hui dans ces vieilles relations, ces chasses réservées,, mais ce n'est pas encore le divorce. Pas fous les Uniens, qui auront toujours besoin de pétrole et de vendre leur quincaillerie militaire dernier cri. Tant qu'il y aura du pétrole...
        Mais ne va-t-on pas inéluctablement vers la fin du pétrodollar?
    _____
    - Le Nouvel Ordre Mondial de l'énergie 
    - Qui manipule qui?  
    L’Arabie saoudite tient la France et les Etats-Unis en otages
    L’Empire du Chaos dans la maison des Saoud
    ______
    - Relayé par Agoravox
    ___________________