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lundi 23 novembre 2009

Pétrole: vers la fin?    

Une déplétion inévitable et proche



Pour quand?





Les avis divergent (à 10 ans près...). Les meilleurs spécialistes -souvent ex-géologues pétroliers- sont les plus alarmistes et dénoncent l'omerta et la falsification des données fournies par les Etats ou les grandes compagnies, compliquant les prévisions-les réserves ayant été surestimées .Certaines
cependant affichent leurs préoccupations et des politiques mettent les pieds dans le plat, non sans arrière-pensées.

Le peak oil pourrait déjà être en cours. Au sein de l’Aspo, nous considérons tous qu’il est probable qu’il interviendra à un moment ou un autre au cours de la présente décennie, dit Laherrère, qui a été longtemps directeur des techniques de prospections du groupe Total, avant de prendre sa retraite. Compte tenu du flou savamment entretenu autour des réserves, on ne sera vraiment sûr qu’il a eu lieu qu’une fois que les prix de pétrole commenceront à augmenter de manière systématique (...) Je crois que d’ici là, nous allons connaître une dizaine d’années au cours desquelles la courbe de la production pétrolière va ressembler à un plateau bosselé, avant qu’elle ne commence irrémédiablement à chuter. »
-Vers la fin du pétrole bon marché-
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La production pétrolière va commencer à décliner dans les 5 ans:
"...Après plusieurs années passées à étudier ce dossier, Robert Hirsch estime aujourd’hui que nous disposons de moins de cinq ans avant que la production pétrolière mondiale ne commence à décliner, provoquant à coup sûr une récession de grande ampleur. Il est grand temps, dit-il, que les responsables politiques aient le courage de faire face aux mauvaises nouvelles en provenance du secteur énergétique et osent enfin aborder cette question de front.

L’histoire du pic pétrolier est certainement l’histoire de mauvaises nouvelles. Il n’y a aucun moyen pour embellir la réalité, à l’exception peut-être de ce que j’ai fait parfois, c’est-à-dire de déclarer qu’en 2050, nous aurons réussi, nous aurons traversé la récession due au pic pétrolier - très probablement une très profonde récession. À un certain point, nous allons nous en sortir parce que nous sommes des êtres humains, et que nous ne nous décourageons pas. J’ai foi dans les gens en fin de compte. Mais ce sont de mauvaises nouvelles et tout responsable du gouvernement qui prendra la parole pour annoncer ces mauvaises nouvelles devra enchainer immédiatement en déclarant « voici ce que nous allons faire à ce sujet ». Mais personne ne semble prêt à cela.Le pic pétrolier est un problème plus important que celui du système de santé, du déficit du budget fédéral, et ainsi de suite. Nous parlons de quelque chose qui, pour prendre une position médiane entre les prévisions apocalyptiques et l’optimisme inconscient de certains, sera extrêmement dommageable pour l’économie américaine et mondiale pour une très longue période. Il n’y a pas de remède miracle.______Question : Comment décririez-vous les enseignements majeurs que vous avez retiré de votre étude de 2005 ?Hirsch : Ce que nous avons fait, consistait à étudier ce que serait un programme mondial d’urgence pour atténuer les conséquences [du pic]. Nous voulions savoir quel était le maximum de ce qui était humainement possible. C’est ce qui délimitait la recherche. Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles, même dans les meilleures conditions, les choses ne peuvent pas et n’iront pas aussi vite que ce nous avions présupposé. Nous savions dès le départ que le système énergétique est énorme et que la quantité de produits finis dépendant du pétrole était considérable. Nous savions que cela ne pouvait pas être transformé rapidement, et que dans un certain nombre de cas, il n’y aurait rien à faire - car il n’existe aucune alternative aux combustibles liquides. Nous savions aussi que l’efficacité énergétique pourrait faire une grande différence, mais nous avons été surpris d’apprendre que l’amélioration des économies en carburants des véhicules serait beaucoup plus lente que ce que nous avions imaginé avant de faire notre analyse. Nous nous sommes aperçus qu’avec un taux de déclin de la production mondiale de pétrole qui allait atteindre plusieurs pour cents par an, cela prendrait très longtemps pour que les mesures de mitigation puissent compenser la baisse de la production mondiale de pétrole. Fondamentalement, notre résultat le plus important, c’était que le lancement d’un programme d’urgence mondial 20 ans avant que le problème n’apparaisse éviterait de graves problèmes. Si on ne commence que 10 ans avant on a beaucoup plus de difficulté, et si on attend jusqu’à la dernière minute, jusqu’à ce que le problème soit devenu évident, alors on est dans le pétrin pendant bien plus longtemps qu’une décennie. Au train où vont les choses, nous ne disposons plus des 10 ou 20 ans de ces deux scénarios..."

- Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d'experts:
"...L’affaire est entendue, le monde devra bientôt se passer de pétrole. Mais quand exactement ? Mystère... Voilà trois ans que BP Amoco a adopté son nouveau slogan : "Au-delà du pétrole". Pourtant, aucune donnée officielle sur la production pétrolière ne mentionne de déclin des extractions avant (au pire) 2030. Depuis quelques mois, un contre-discours officieux s’impose peu à peu de colloques spécialisés en sites web. Il est nettement moins optimiste. Le "peak oil" - c’est-à-dire l’instant à partir duquel la production pétrolière mondiale va commencer à s’effondrer irrémédiablement, faute de réserves suffisantes - ne serait pas pour 2030, mais juste là, "à portée de main". Le pic de production pétrolière pourrait même être déjà en cours sans que personne n’ait encore pu s’en apercevoir !______
L’association qui, depuis 2001, tient ce discours pour le moins iconoclaste sur l’avenir du pétrole mondial s’appelle l’Aspo
: Association for the study of peak oil. Elle rassemble plusieurs départements universitaires européens de géologie autour d’un noyau dur d’une dizaine de retraités bénévoles, tous anciens hauts responsables de la prospection de groupes pétroliers tels que Fina, Total ou Shell.Vers un choc pétrolier permanent.Officieusement admise depuis toujours par les connaisseurs du monde pétrolier, la falsification des données officielles sur les réserves de pétrole encore disponibles serait systématique, clament les membres de l’Aspo. L’accusation concerne à la fois les Etats qui produisent le pétrole, ceux qui le consomment ainsi que les groupes privés qui le vendent.L’Aspo met le monde en garde : le peak oil entraînera un choc pétrolier permanent aux conséquences vertigineuses. Seront touchés non seulement les transports qui, d’après l’OCDE, dépendent toujours à plus de 96% des hydrocarbures, mais aussi les grands équilibres géopolitiques, l’industrie, la production agricole et, in fine, la démographie planétaire._______________
"Pas de plan B"
__"Aujourd’hui, je crois que le peak oil ne pourra être correctement prédit qu’une fois qu’il aura déjà eu lieu. Ce qui est certain, c’est qu’il va arriver. Et mon analyse personnelle me porte à croire que le pic est déjà là, à portée de main, et pas à plusieurs années devant nous. Si j’ai tort, eh bien j’ai tort. Mais si j’ai raison, les conséquences seront imprévisibles et dévastatrices. Si j’ai raison, malheureusement le monde ne dispose d’aucun plan B.
A la fin des années soixante, les humanistes du
"club de Rome" avaient raison de pointer du doigt les "limites de la croissance."L’homme qui s’est exprimé ainsi le 27 mai dernier, lors d’une conférence de l’Aspo organisée dans les locaux de l’Institut français du pétrole (IFP), est tout sauf un écologiste confit de paranoïa. Matthew Simmons, un banquier d’affaires, a été l’un des principaux conseillers du vice-président américain Dick Cheney au sein de la task force chargée en 2001 d’élaborer la politique énergétique de l’administration Bush. Les experts de ce groupe étaient pour la plupart issus des entreprises de l’énergie américaines, et leur partialité en faveur du lobby texan du pétrole est aujourd’hui vivement critiquée aux Etats-Unis.____
Le débat sur l’imminence du peak oil n’est pas cantonné à quelques obscurs laboratoires de géologie indépendants.
Jean Laherrère est le seul français parmi les membres fondateurs de l’Aspo. Aujourd’hui retraité et bénévole, ce géologue a travaillé pendant trente-sept ans pour Total, et a longtemps été le patron des techniques d’exploration du groupe. Il témoigne : "Cela fait 50 ans que les experts tentent d’anticiper le peak oil . Aujourd’hui, tout le landernau pétrolier connaît les thèses de l’Aspo. Mais le grand public, lui, ne les connaît pas encore (...) Les Browne (patron de BP, ndlr), Cheney (ancien patron du géant américain Halliburton) et autres Khodorkovsky (ancien patron du groupe russe Yukos, arrêté par le Kremlin en octobre) sont parfaitement au courant du problème. Voir naître un débat autour de l’authenticité des chiffres officiels sur les réserves de pétrole est sans doute la dernière chose au monde que souhaitent ces gens-là."Pour l’instant, ils n’ont pas à s’en faire. Selon Laherrère, les experts en prospective énergétique du ministère français de l’Industrie ne disposent pas de données fiables sur les réserves pétrolières. Leur niveau d’alerte vis-à-vis de l’imminence du peak oil est "nul", déclare-t-il. Laherrère va plus loin : "Aujourd’hui, il est impossible pour un pétro-géologue de parler ouvertement du peak oil s’il n’est pas à la retraite." L’ancien responsable de la prospection de Total se refuse toutefois à parler d’"omerta"ou de "désinformation". Pourtant..."

-Pic pétrolier : le compte à rebours a commencé
-Reporterre.net - Le pic pétrolier est tout proche
-Oleocene.org | Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
-Peak Oil : sommes-nous prêts ? -
-Peak oil : pour quand ?
-Reporterre.net - Total se prépare
-Dick Cheney, le pic pétrolier et le compte à rebours final
-Terre De Brut
-Pétrole
-Pic pétrolier - Wikipédia
__________________
-Energie: base de tout

mercredi 7 avril 2010

Vers un pétrole rare


_________Avis d' experts
(courbe Aspo)

A plus court terme que prévu?...


-Production en déclin?
__Point de vue:
"Le patron de la prospective au département américain de l’énergie dit qu’il est possible que la production mondiale de pétrole et de ses substituts décline à partir de l’an prochain.

Et alors ? Oh, trois fois rien. S’il y a une matière première dont l’humanité technologique ne sait pas se passer, c’est le pétrole.

D’après l’enquête publiée ici le 23 mars [version anglaise], Glen Sweetnam, directeur de la division internationale, économique et des gaz à effet de serre de l’Administration de l’information sur l’énergie à Washington, avance six faits qui sont à mon sens terriblement lourds de conséquences :

-_ “il existe une chance pour que nous fassions l’expérience d’un déclin” de la production mondiale de carburants liquides entre 2011 et 2015 ;__- l’industrie pétrolière semble cruellement manquer de nouveaux projets d’extraction pétrolière capables de compenser un déclin amorcé ou imminent des plus grandes régions pétrolifères historiques ;__- afin de compenser ce déclin, il faudrait trouver d’ici à 2015 (mais où ?) l’équivalent de la production de l’Arabie Saoudite, 1er producteur mondial ;__- la distillation d’agrocarburants (qui accaparerait déjà un quart de la production américaine de céréales, ndlr) est en passe de devenir vitale face aux besoins de l’économie américaine et mondiale... "...

Le spectre du “peak oil” est-il sur nous ? Le peak oil, c’est l’instant historique futur, incertain mais fatidique, à partir duquel les extractions mondiales seront vouées à décroître inexorablement, faute de réserves nouvelles suffisantes encore intactes sous terre...
. Glen Sweetnam évoque des problèmes économiques conjoncturels, un simple défaut provisoire d’investissements. D’autres experts du pétrole (diable, ce qu’ils sont nombreux !) clament que nous faisons face à une limite géologique absolue : sur l’arbre fruitier, on cueille d’abord les fruits les plus beaux et à portée de main, avant de se résoudre à aller chercher ceux qui sont gâtés, là haut, sur les branches les plus difficiles à atteindre
..." (M.Auzanneau)
-
Le Pentagone s’attend lui aussi à un choc pétrolier imminent
-Washington envisage un déclin de la production de pétrole mondiale à partir de 2011

-Pour quand le pic pétrolier?

-Le peak Oil - Géopolitique
-Pic pétrolier : le compte à rebours a commencé ___
-
Reporterre.net - Le pic pétrolier est tout proche____
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Oleocene.org | Site dédié à la fin de l'âge du pétrole___-Peak Oil : sommes-nous prêts ? -___-Peak oil : pour quand ?___-Reporterre.net - Total se prépare___-Dick Cheney, le pic pétrolier et le compte à rebours final ___-Terre De Brut___-Pétrole___-Pic pétrolier - Wikipédia

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-Energie: base de tout
-Pétrole: vers la fin?
-Energie : notre plus grande épreuve ?__- Impasse énergétique ?__-Aujourd'hui , le peak oil ?__- Penser la crise pétrolière ?__-Pétrole et géostratégie US__-Le PETROLE , toujours le pétrole...__-Pétrole : vraie pénurie ou spéculation ?__-Pétrole : "excrément du diable" ?

dimanche 3 mai 2009

Energie: base de tout    

Quand l'énergie peut faire défaut

Après la Crise Financière, la Crise Energétique ? (AgoraVox)
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La production agricole et industrielle n'ont pu et ne peuvent se développer sans l'énergie humaine couplée à des formes d'énergie naturelle, animales , physiques ou fossiles. La production et le développement des marchandises en sont étroitement dépendantes, ce que l'on a tendance à oublier. L'économie ne peut être dissociée de la thermodynamique.
[
De l'économie thermodynamique]
Comment imaginer un monde sans pétrole, par exemple?
Le temps est venu de réfléchir aux pénuries qui s'annoncent et de préparer des modes de développement acceptables socialement et écologiquement , basés sur une réduction drastique des sources d'énergie qui ont été à la source de nos société industrielles.
Des mutations encore difficiles à imaginer , que l'on ne prépare pas vraiment, sauf marginalement...Il serait temps de réaliser que "nous mangeons du pétrole"
Il y a urgence absolue. Les vingt ans qui viennent vont être décisives
.
Il importe de mettre en oeuvre rapidement une sobriété nouvelle pour sortir de l'état d'ébriété pétrolière qui nous a été imposé depuis une centaine d'années. Pourrons-nous le faire sans drames , sans secousses politiques majeures? Tel est le défi. Enorme .
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" La décennie 2010-2020, c'est la décennie de tous les dangers...C'est une rupture de civilisation. Il faut apprendre à penser l'impensable. A changer totalement notre mode de vie. Il faut l'anticiper si l'on veut sauvegarder la démocratie, sinon elle en mourra." (Y.Cochet)
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L’énergie est le véritable moteur de l’économie:
"Sommes nous victimes de l’illusion consistant à croire qu’une quantité d’énergie infinie est à notre disposition ? Le véritable moteur de la croissance, souligne Michael Lardelli, c’est la quantité d’énergie disponible. Dans les scénarios couramment utilisés, le renchérissement des énergies fossiles devrait permettre la rentabilisation de sources de plus en plus onéreuses en terme d’extraction. Mais qu’en sera-t-il du bilan énergétique global de l’humanité ? Serons nous à mêmes d’augmenter indéfiniment la ressource ? Dans cette équation, intervient la rentabilité énergétique. Celle-ci décroit avec le temps. Il faut de plus en plus d’énergie pour extraire des ressources primaires raréfiées et difficiles d’accès. Ainsi, si nous n’y prenons pas garde, nous pourrions nous trouver dans une situation de goulot d’étranglement énergétique, avec une quantité globale disponible stagnante - ou pire déclinante - une population qui continue à croître et élever son niveau de vie, et une auto-consommation du secteur énergétique devenant non négligeable. Dans une telle situation, les trajectoires de conversions aux nouvelles formes d’énergies seraient-elles soutenables ?...
La source d’énergie la plus importante dans l’économie mondiale, ce sont les hydrocarbures - molécules composées d’ atomes d’hydrogène et de carbone. Les petites molécules d’hydrocarbure forment des gaz tels que le gaz naturel. De plus grandes forment le liquide que nous connaissons en tant que pétrole brut. Des hydrocarbures peuvent être brûlés pour fournir l’énergie calorifique aux groupes électrogènes et aux moteurs. Presque tout le transport repose sur l’énergie liquide des hydrocarbures. Ils sont également incroyablement nécessaires pour fabriquer les matières plastiques. Il est difficile de trouver actuellement un produit manufacturé qui n’inclurait pas de plastique. Le pétrole et le gaz naturel fournissent presque les 2/3 de l’énergie utilisée dans l’économie mondiale. Une manière plus simple de dire la même chose, c’est que les hydrocarbures représentent les 2/3 de l’économie mondiale....
Quand une source d’énergie finie est trouvée qui rapporte un bénéfice d’énergie (par exemple des combustibles fossiles), la partie la plus facile à produire de cette ressource (exigeant le moindre investissement énergétique) est extraite d’abord puisqu’elle fournit le plus grand bénéfice net d’énergie. Alors que cette ressource finie s’épuise elle devient de moins en moins énergétiquement profitable puisque de plus en plus d’énergie doit être investie pour fournir progressivement moins d’énergie. Finalement aucune énergie ne peut être plus être extraite à partir de cette ressource. La production énergétique mondiale est maintenant en déclin, et la rentabilité de la production énergétique diminue simultanément. Ceci signifie que la part d’énergie nette disponible pour soutenir des activités autres que celle de la production d’énergie diminuera beaucoup plus rapidement que la production énergétique totale...."
Lire aussi
-Jancovici : il faut se "désintoxiquer" du pétrole
-La prospérité sans la croissance ? inventer une alternative
- Développement durable ou décroissance soutenable ?
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-Energie : notre plus grande épreuve ?
- Impasse énergétique ?
-Aujourd'hui , le peak oil ?
- Penser la crise pétrolière ?
-Pétrole et géostratégie US
-Le PETROLE , toujours le pétrole...
-Pétrole : vraie pénurie ou spéculation ?
-Pétrole : "excrément du diable" ?

vendredi 28 mai 2010

BP(ollution): fin du début...?

Barack Obama englué dans la marée noire

-Des dommages immenses et durables, en surface et en profondeur, une "catastrophe terrible" (Obama)...mais pas une fatalité
__Déjà en Alaska, en 2006



-Une pollution longtemps sous-estimée(sans doute l'équivalent d'un Exxon Valdez par semaine), des dégâts sans doute minimisés par la Compagnie _-L'impact environnemental de la marée noire sera "très modeste" selon le patron de BP_, des problèmes sanitaires graves ("L’environnement n’est pas le seul à payer le prix de la corruption, de l’indifférence et des agissements criminels du gouvernement et du secteur privé. Tout comme dans le cas du 9/11, c’est les travailleurs et les équipes de secours qui s’intoxiquent suite à l’utilisation de produits toxiques sans qu’on leur apporte les protections nécessaires. Des pêcheurs rapportent aussi des malaises causés par les produits chimiques utilisés par BP.-François Marginean)
Des conséquences économico-politiques prévisibles...

________-Même si la fuite de pétrole a officiellement cessé dans le golfe du Mexique -[Opération "top kill"]- , ce qui n'est pas encore assuré, les dégâts sont déjà considérables
-Les négligences coupables de BP sont maintenant clairement et publiquement soulignées
-Sous la pression d'une campagne de presse devenue virulente et d'une opinion révoltée, Obama va créer une commission d'enquête, après avoir beaucoup tergiversé, et commence à évoquer la question du tout pétrole et de l'addiction à l'"excrément du diable"...
-Début d'une réflexion majeure sur l'american way of live ou posture de circonstance?
______-
Opération 'Top Kill' pour Obama
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-L'insupportable impuissance face à la marée noire-
-Le trou noir du Golfe
-BP achète des mots de clé sur Google et Yahoo
-Les marées noires oubliées du delta du Niger
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Deepwater Horizon Le geyser de pétrole se poursuit
"Tel que vu dans l’article « Le Tchernobyl des pétrolières », la situation dans le golfe du Mexique n’est guère reluisante. En fait, il pourrait s’agir de la pire catastrophe pétrolière jamais connue. Et cela se poursuit de plus belle : le geyser de pétrole perforé par l’avarice des pétrolières dans une des réserves les plus profondes et pressurisées de la planète continue de jaillir sans arrêt dans le fond du golfe.-Requiem pour le golfe du Mexique-..._
_Les compagnies pétrolières... ont profité d’une protection provenant du Oil Pollution Act qui inclut une limite maximale de $75 millions en responsabilité civile pour les dommages que BP, ou tout autre compagnie pétrolière pourrait être forcée de payer les coûts autres que le nettoyage du pétrole, qui demeure sous leur entière responsabilité.__Pour mettre ce $75 millions en perspective, il faut noter que BP a fait $93 millions de profits chaque jour lors des trois premiers mois de 2010. En d’autres mots, il faut moins d’une journée de profit à BP pour couvrir les frais qui leur sont imposés. Le coût des dommages causés par BP sont enlevés de leurs épaules pour être ensuite placés sur le dos des gens et de la communauté qui doivent alors payer pour ce désastre corporatif. (Source)
__Il y a eu des tentatives aux États-Unis pour faire augmenter ce plafond de $75 millions en responsabilité civile des compagnies pétrolières à $10 milliards, mais elles ont été contrecarrées par la Républicaine de l’Alaska, Lisa Murkowski, qui a opposé son objection.

by SkyTruth

Cette fuite constante de pétrole pourrait être 19 fois pire qu’il a été initialement estimé. Des images vidéos du geyser de pétrole situé dans les profondeurs du golfe du Mexique ont été rendues publiques il y a environ une semaine. Il apparait que ce serait autour de 95 000 barils de pétrole, soit un peu plus de 15 millions de litres, qui s’échapperaient quotidiennement, selon ce qu’a indiqué un professeur en ingénierie au Congrès américain la semaine passée.__________Ces images vidéos ne sont pas venues immédiatement après l’explosion de la plate-forme du Deepwater Horizon, comme il aurait dû logiquement se passer, mais bien un mois plus tard, seulement après que des scientifiques et membres du Congrès aient forcé BP de le faire. BP a d’ailleurs été accusée, en consultation du Congrès, de retenir des informations pertinentes concernant le fond marin, ainsi que de bloquer les efforts de scientifiques indépendants pour déterminer la quantité réelle de pétrole brut s’échappant quotidiennement dans le golfe du Mexique...

__BP a concédé qu’effectivement, il y a beaucoup plus de pétrole qui se disperse dans le golfe du Mexique qu’ils ne le présageaient, alors que le pétrole brut lourd commence à toucher les zones humides de la Louisiane, 35 jours après l’explosion du Deepwater Horizon. D’ailleurs, il semble que ce qui est visible à la surface n’est que la pointe de l’iceberg. En effet, des scientifiques ont découvert qu’il existait de vastes colonnes de pétrole à la dérive sous la surface, dont une mesurant plus de 16km de long, 4km de large et 100 mètres d’épaisseur.__Des chercheurs de l’Institut national de la science et la technologie sous-marine disent avoir détecté plusieurs nappes de pétrole tentaculaire se déployant juste sous la surface de la mer et à des profondeurs de 1200 mètres. Les scientifiques ont déclaré que les dispersants chimiques utilisés par BP dans le golfe du Mexique semblent avoir pour effet d’empêcher le pétrole de faire surface. Essaient-ils de dissimuler le pétrole sous le tapis ?...

Une chose est certaine, ces corridors sous-marins de pétrole s’étendant sur des kilomètresempoisonner et suffoquer le vie marine à travers la chaîne alimentaire, entrainant des dommages pour les décennies à venir. Une menace non seulement à la faune marine, mais aussi pour la pêche commerciale et l’industrie touristique de la Louisiane jusqu’en Floride. Selon Samantha Joye, professeur en science marine à l’Université de la Géorgie, les chercheurs ont trouvé davantage de colonnes de pétrole sous l’eau qu’ils ne peuvent compter. Les principales conséquences de celles-ci sont de retirer de vastes quantités d’oxygène de l’eau par les microbes qui consomme le pétrole, un phénomène amplifié par les dispersants chimiques qui nourrissent ces microbes. Ainsi, cette eau mélangée au pétrole est toxique pour certains organismes et néfaste pour la quantité d’oxygène contenu dans l’eau et cela peut interrompre la chaîne alimentaire à son plus bas échelon, ce qui aura un impact sur les autres organismes qui en dépendent. C’est pourquoi l’écosystème pourrait bien prendre des années, ou même des décennies pour s’en remettre.__le pétrole brut a fait ses premières apparitions sur les berges et dans les marais de la LouisianeEn Floride, on se prépare d’ores et déjà à l’arrivée de ce cauchemar et des impacts sérieux à leur industrie du tourisme. La côte Atlantique est maintenant menacée au fur et à mesure que le pétrole se répand dans la région. et une partie de ce dégât est entrée dans un puissant courant qui pourrait le porter vers la Floride, Cuba et au-delà.

Mais BP insiste qu’il s’agit d’un déversement modéré.__Pourtant, le pétrole visqueux se retrouvant dans le dédale de marais le long de la côte du golfe pourrait se révéler impossible à nettoyer, laissant un ragoût toxique mortel pour les poissons et la faune, selon des fonctionnaires et des scientifiques indépendants. Les fonctionnaires envisagent des solutions radicales et risquées : ils pourraient mettre le feu à des zones humides, ou inonder des zones dans l’espoir de faire flotter l’huile et la récupérer.
Ils ont averti qu’un nettoyage agressif pourrait ruiner les marais et faire plus de mal que de bien. La seule option viable pour de nombreuses zones touchées est de ne rien faire et laisser la nature dissoudre le pétrole. C’est précisément ce que la déréglementation dans le secteur pétrolier a finalement créé : des ravages écologiques.

L’environnement n’est pas le seul à payer le prix de la corruption, de l’indifférence et des agissements criminels du gouvernement et du secteur privé. Tout comme dans le cas du 9/11, c’est les travailleurs et les équipes de secours qui s’intoxiquent suite à l’utilisation de produits toxiques sans qu’on leur apporte les protections nécessaires. Des pêcheurs rapportent aussi des malaises causés par les produits chimiques utilisés par BP. Mais d’un autre côté, les médias ignorent le fait que Goldman Sachs, le Blackstone Group et Apollo Management sont propriétaires de Nalco, le fabriquant du dispersant Corexit utilisé par BP. La question posée par la journaliste Paula Quinlan du New York Times est bien simple : pourquoi utilise-t-on Corexit alors qu’une douzaine d’autres dispersants sont moins toxiques et plus efficaces...___Mais BP a refusé les demandes de l’EPA d’utiliser des dispersants moins nocifs, alors la Maison-Blanche a donné l’ordre à BP de couper de moitié les quantités de Corexit dispersées dans l’eau du golfe du Mexique. Le problème est qu’il y a déjà plus de 2 500 000 litres de dispersants chimiques déversés dans l’eau.___La Garde côtière américaine assure désormais la protection des intérêts financiers des sociétés privées en essayant de censurer une histoire que le public a besoin de connaitre. Comme l’a rapporté CBS News : « Quand CBS News a tenté de rejoindre la plage couverte d’huile, un bateau d’entrepreneurs de BP, avec deux officiers de la Garde côtière à bord, nous a dit de faire demi-tour sous la menace d’arrestation."
La Garde-côtière affirment qu’ils agissent sous l’autorité de BP
: "Ce sont les règles de BP, pas les nôtres". Voir cette vidéo. Ainsi, la Garde-côtière menace des journalistes d’arrestation pour vouloir documenter ce désastre pétrolier.

Conclusion:Personne ne semble savoir quoi faire pour colmater ce puissant geyser de pétrole. BP a essayé différentes solutions, mais aucune ne fonctionnent, et selon la American Association of Petroleum Geologists, on peut envisager que cette situation perdure pendant des années. Une nouvelle donne est le benzène qui s’évapore continuellement dans l’atmosphère et qui présente un danger non seulement pour les personnes âgées et les gens ayant des problèmes respiratoires, mais aussi pour la population vivant dans la région du golfe du Mexique en entier."___.-Par François Marginean

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-Pétrole à tout prix ?


samedi 23 janvier 2010

Le dollar, l'empire et la monnaie

Le dollar sur la défensive ?

Chute programmée?

-Une monnaie dévoyée
_________ Le dollar et l'Empire
"« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »
Nathan Rothschild, 1791
_________
"L'Empire des dettes"



____Au vu des choix économiques adoptés par La Maison Blanche et les lobbies financiers, rares sont ceux qui parient sur la pérennité du dollar et sa suprématie durable, dans une Amérique devenue insolvable
Si la chute du dollar est en partie due à la volonté d'exporter dans de meilleures conditions et de renforcer la difficulté d'importer, donc de faire payer aux autres pays une partie de la dette abyssale, elle est aussi et surtout l'effet d'une dégradation de fait d'un système qui s'épuise à se recomposer et à durer, mais dans les conditions à peu près identiques qu'avant l'éclatement de la crise. On conserve la même logique que celle qui a mené au désastre, ce qui laisse présager de nouvelles déconvenues.

____________________________De l’émergence et du déclin du règne de l’étalon-dollar-

"...Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d’assurer leur gigantesque source de revenu qu’est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l’euro, tels l’Irak, l’Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l’augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme «réserves monétaires». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n’est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde.
.."

-Le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l’argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l’ensemble des biens-fonds des Etats-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu’à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel («executive order number 11110»).
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Point de vue

-La fin de l'hégémonie du Dollar - AgoraVox:

______"Il a été dit, très justement, que celui qui détient l’or fait la loi. Dans des temps plus reculés, il était communément admis qu’un commerce honnête et équitable nécessitait qu’une chose pourvu d’une réelle valeur soit obtenue de l’échange. Au départ était donc le troc. Et puis, on découvrit le pouvoir d’attraction universel de l’or et sa commodité pour l’échange des denrées les plus encombrantes. Non seulement l’or facilite les échanges de biens et services, mais il sert également comme réserve de valeur pour celui qui souhaite épargner en cas de temps durs. Bien que la monnaie se développait naturellement dans le marché, les gouvernements, gagnant en puissance, prirent le contrôle exclusif de celle-ci. En certains temps, les gouvernements réussissaient à garantir la qualité et la pureté de l’or, mais au fil du temps, ils apprirent à dépenser plus que leurs revenus. L’augmentation des impôts ou l’invention de nouvelles taxes provoquaient éternellement l’ire de la population, rois et césars apprirent donc rapidement à gonfler leurs devises en réduisant la quantité d’or de chaque pièce, et ce en espérant toujours que leurs sujets ne découvriraient pas l’escroquerie. Mais le peuple le fit toujours, et signifiait son mécontentement. Cela poussa les gouvernants à rechercher davantage d’or par la conquête d’autres nations. Les gens s’accoutumaient à vivre au dessus de leurs moyens, appréciant le pain et le cirque. Financer des folies par la conquête de terres étrangères semblait être une alternative logique à un travail plus dur et plus productif. D’ailleurs, la conquête ne rapportait pas seulement de l’or mais également des esclaves. L’imposition des habitants des territoires conquis apportait elle aussi une motivation pour la construction d’empires. Ce système marcha correctement pendant un temps, mais le déclin moral de la population conduisait à une fainéantise, une réticence à produire par soi-même. Le nombre de pays pouvant être mis à sac était limité et cela menait toujours les empires à leur chute. Quand l’or ne pouvait plus être obtenu, la puissance militaire s’écroulait. En ces temps, ceux qui détenaient vraiment l’or faisaient les lois et vivaient bien. Cette règle générale perdura au travers des époques. Quand l’or était utilisé, et que les lois protégeaient le commerce honnête, les nations productives prospéraient. Mais quand les nations riches – avec des armées puissantes et l’or – ne concentraient leurs forces qu’à la construction d’empires pour faire de l’argent facile elles déclinèrent.
Aujourd’hui les principes restent les mêmes, mais le processus diffère : l’or n’est plus la devise du royaume, mais le papier. Désormais, « celui qui imprime la monnaie fait la loi » ; du moins pour le moment… Bien que l’or n’est pas utilisé, les buts sont donc les mêmes : contraindre les pays étrangers à produire ; financer l’Etat par le biais d’une supériorité militaire et le contrôle des machines à imprimer la monnaie. Puisque l’impression de papier-monnaie n’est rien de moins que de la contrefaçon, l’émetteur de la devise internationale doit toujours être le pays disposant de la puissance militaire pour garantir le contrôle du système. Ce plan semble idéal pour obtenir une richesse perpétuelle. Le problème, cependant, est qu’un tel système détruit la morale de la nation contrefactrice, comme c’était le cas quand l’or était la monnaie et qu’elle était obtenue par la guerre. Cela détruit la volonté de produire et d’épargner, en même temps que cela encourage à la dette. Quand le papier-monnaie est rejeté, ou quand l’or s’épuise, richesses et stabilité politique sont perdues. Le pays passe alors d’une vie au dessus de ses moyens à une autre en dessous, jusqu’à ce que le système économique et politique s’ajuste aux nouvelles règles ; - des règles qui ne sont cette fois plus écrites par les détenteurs de la défunte presse à papier...______« La diplomatie du Dollar », une politique instituée par William Howard Taft et son secrétaire d’Etat Philander C. Knox, fut conçue pour promouvoir les investissements commerciaux U.S en Amérique latine et en extrême orient. McKinley fomenta une guerre contre l’Espagne en 1898 et le pendant de Theodore Roosevelt à la doctrine Monroe précéda l’agression de Taft pour utiliser le dollar et l’influence diplomatique pour sécuriser les investissements à l’étranger. La signification du changement opéré par Roosevelt était que nos interventions pouvaient maintenant être justifiées par la simple faiblesse apparente d’un pays (nous intéressant) vis-à-vis de l’influence de l’Europe. Non seulement avons-nous revendiqué un droit, mais également une obligation pour le gouvernement de protéger nos intérêts commerciaux des européens. Cette nouvelle politique talonna la diplomatie « gunboat » de la fin du 19eme siècle et signifiait que nous pouvions acheter de l’influence avant de menacer d’utiliser la force. A ce temps la diplomatie du dollar de William Howard Taft était clairement mise au point. Les semences d’un futur empire américain étaient plantées et destinées à grandir dans le terreau politique fertile d’un pays qui perdit son amour et son respect pour la république léguée par les auteurs de la constitution. En effet, en peu de temps, la diplomatie se transforma en hégémonie, dans la seconde moitié du 20eme siècle. Cette transition ne pu se réaliser qu’avec un changement dramatique dans la politique monétaire et dans la nature du dollar lui-même..._____L’accord de Bretton Woods de 1944 « figea » le dollar comme monnaie de réserve mondiale, remplaçant ainsi la livre anglaise. Grâce à nos forces politiques et militaires, et parce que nous avions une masse importante d’or, le monde accepta notre dollar (fixé à 1/35ème d’une once d’or) en tant que monnaie de réserve mondiale...

Le 15 aout 1971 : Nixon met fin à la convertibilité dollar-or

Tout ceci finit le 15 aout 1971. Nixon ferma le robinet et refusa de payer la moindre once des 280 million restantes. Fondamentalement, nous avions déclaré notre insolvabilité et chacun reconnaissait qu’un autre système monétaire devait être conçu pour stabiliser les marchés. Etonnamment, un nouveau système fut conçu autorisant les USA à faire marcher la planche à billet pour la monnaie de réserve mondiale, et ce sans restrictions ! – même pas un semblant de convertibilité avec l’or. Alors que la nouvelle politique était encore plus profondément défectueuse, on permettait malgré tout à l’hégémonie du dollar de s’étendre
._______ « Pétrole payable en dollar exclusivement ».Réalisant que le monde s’embarquait dans quelque chose de nouveau l’élite des gérants de fonds (« money managers ») avec un fort soutient de la part des autorités, trouvait un accord avec l’OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole) pour fixer le prix du pétrole en U.S dollars exclusivement, pour toutes les transactions mondiales. Le dollar gagna ainsi une place particulière parmi les devises mondiales, et fondamentalement, le dollar était ainsi garanti par le pétrole. En retour, les Etats-Unis promirent de protéger les divers royaumes riches en pétroles du golfe persique contre les menaces d’invasions ou de coup d’états intérieurs. Cet arrangement contribua à alimenter l’islamisme radical parmi ceux qui rejetaient notre influence dans la région. L’accord donna au dollar une force artificielle avec d’extraordinaires bénéfices financiers pour les USA. Cela nous permit d’exporter notre inflation monétaire en achetant du pétrole et d’autres biens avec une importante ristourne tandis que l’influence du dollar prospérait....
la relation dollar/pétrole doit être maintenue pour sauvegarder la prééminence du dollar. La moindre attaque contre cette relation sera énergiquement arrêtée, comme cela a déjà été fait. En novembre 2000, Saddam Hussein demanda des euros pour son pétrole. Son arrogance était une menace pour le dollar, son manque de puissance militaire n’a jamais été une menace. Lors de la première réunion du cabinet de la nouvelle administration en 2001, déclara le secrétaire du Trésor Paul O Neill, le principal sujet abordé était de déterminer comment nous allions pouvoir nous débarrasser de Saddam – bien qu’il n’y avait pas de quelconques indices selon lesquels il représentait une menace. Cette forte inquiétude au sujet de Saddam surprenait et choquait O Neill....
C’est un bénéfice inestimable pour nous d’importer des biens de valeur et d’exporter des dollars qui se déprécient.

Les pays exportateurs sont devenus accro à nos achats dont dépend leur croissance économique. Cette dépendance les rend complices pour continuer l’escroquerie, et leur participation maintien la valeur du dollar artificiellement élevée. Si ce système était viable à long terme, les citoyens américains n’auraient jamais plus besoin de retravailler. Nous aussi nous pourrions apprécier le « pain et le cirque » comme les romains le faisaient, mais leur or s’épuisa finalement et l’impuissance de Rome à continuer le pillage des nations conquises mit fin à leur empire...

La même chose nous arrivera si nous ne changeons de cap. Bien que nous n’occupons pas de terres étrangères pour piller directement, nous avons néanmoins répandu nos troupes dans 130 pays à travers le monde.
Notre effort intense pour déverser nos forces dans le Moyen orient riche en pétrole n’est pas une coïncidence. Mais contrairement aux vieux jours, nous n’affirmons pas notre droit de propriété direct sur les ressources naturelles ; - nous insistons juste sur le fait que nous puissions acheter ce que nous voulons en payant avec notre propre papier-monaie.
N’importe quel pays qui conteste notre autorité le fait à grand risque...

les pays qui contestent ce système – comme l’Irak, l’Iran et le Vénézuela – deviennent les cibles des changements de régimes que nous planifions.Ironiquement, la supériorité du dollar dépend de notre force militaire, et de même, notre force militaire dépend du dollar. Aussi longtemps que les bénéficiaires étrangers prennent notre dollar en l’échange de leurs biens et acceptent de financer notre consommation extravagante et notre militarisme, le statu quo continuera peu important l’importance que notre dette extérieure prendra....
La loi économique selon laquelle un commerce honnête nécessite une monnaie fondée sur des choses disposant d’une réelle valeur ne peut pas être abrogée. Le chaos qui un jour résultera de notre expérience longue de 35 années de monnaie mondiale basée sur la confiance (« world fiat money ») nécessitera un retour à une monnaie ayant une réelle valeur. Nous saurons que ce jour approche quand les producteurs de pétrole demanderont de l’or, ou son équivalent, plutôt que des dollars ou des euros. Le plus tôt sera le mieux."
_________________["La suprématie du dollar ne va pas sans domination militaire et politique des pays producteurs de pétrole et vice versa. Mais l’objectif n’est pas seulement de maintenir l’empire, mais de saper de manière préventive deux puissances commerciales et économiques potentiellement concurrentes : l’Union Européenne et la Chine.Pour la première, les Etats-Unis procèdent par division politique au moyen du Royaume-Uni et de certains pays de l’Est nouvellement intégrés dans l’UE, sans oublier le basculement récent de la France de Sarkozy et de l’Allemagne de Merkel dans l’internationale libérale dirigée par la finance étasunienne.Pour la Chine, il n’y a qu’à méditer les récents évènements : troubles dans le Xinjiang, privation de la Chine de toute relation avec les pays du Moyen-Orient ou d’Asie centrale qui pourrait mettre en danger les intérêts américains ; la guerre d’Afghanistan sert en premier lieu à cela (empêcher la chine de mettre pied en Asie centrale riche en pétrole ) et il n’y a pas que les EU qui y ont des intérêts géostratégiques mais aussi l’UE, l’Inde, la Turquie et le régime d’Arabie Saoudite, par exemple. L’Iran est dangereux pour les EU en ce sens qu’il pourrait nouer des liens stratégiques à terme décisifs avec la Russie et la Chine. Les récents évènements du Yemen visent aussi la Chine dans ce sens qu’il faut maîtriser le circuit d’approvisionnement de cette dernière en pétrole (40% du pétrole transite par la mer rouge).On voit bien donc que le fragile nouvel ordre mondial repose désormais sir la relation Etats-Unis – Chine : La Chine doit travailler pour les Etats-Unis si elle veut que son économie puisse continuer à croître et de l’autre côté, les Etats-Unis doivent être à même d’asphyxier financièrement ou de priver la Chine de pétrole à tout moment.-B.K.]

-Système monétaire mondial – crise du dollar
>Système monétaire mondial – crise du dollar.<
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_____________Michael Moore bouge encore!-
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