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mardi 9 juin 2009

Israël: l'effet Obama

Une nouvelle donne se prépare-t-elle?

Les réactions sont vives en Israël après les premiers pas timides d'Obama vers un réglemement du contentieux palestinien. Elles prennent parfois un tour violent.Le locataire de le Maison Blanche persévérera-t-il en dépit des groupes de pression internes (AIPAC) et des menaces et atermoiements externes?
Se montrera-t-il comme le De Gaulle du M.O.?
Les mois prochains seront décisifs.
Une partie de l'opinion américaine semble heureusement évoluer:
"
Une anxiété très perceptible a ainsi gagné les rangs de l’Aipac, aiguisée par une prise de conscience de la presse, qui jette un double discrédit sur l’impact de la stratégie du lobby et d’Israël. En janvier, le Time titrait : « Pourquoi Israël ne peut pas gagner », expliquant que son recours systématique à la force pour venir à bout du problème palestinien constitue une faiblesse politique, qui met son existence même en péril.J. J. Goldberg, ancien directeur du journal juif The Forward, atteste de son côté : « On ne perçoit pas combien l’opinion américaine a évolué défavorablement avec la guerre israélienne à Gaza ». Si l’administration Obama semble déterminée à impulser une nouvelle dynamique diplomatique en faveur de la résolution du conflit au Proche-Orient, gageons néanmoins qu’entre Washington et Jérusalem l’heure est plus que jamais aux tractations en coulisses."(Oum)

« Etant donné notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève une nation ou un groupe au-dessus d’un autre échouera inévitablement. » (B.Obama)
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Israël, le sourire de BHO et son “manque de sympathie”:
"...Le premier ministre israélien s’est (en effet )rendu au Congrès après sa rencontre avec Obama, où il a rencontré les principaux leaders parlementaires. La rencontre avait été, comme à l’habitude, largement préparée par le Lobby (l’AIPAC), selon la ligne habituelle de soutien à 100% du Congrès à la ligne dure du gouvernement israélien. Cette fois, le résultat a été notablement différent. Les dirigeants israéliens ont pu découvrir des milieux parlementaires notablement proches des positions de l’administration Obama. Cela confirme une impression surprenante déjà relevée, selon laquelle il semble bien que le Congrès, notamment les démocrates, n’aient pas grand’chose à redire à la nouvelle politique israélienne des USA qui se dessine avec Obama...
Le président US est perçu comme fondamentalement, viscéralement hostile à la politique israélienne, voire à Israël, d’une façon qui constitue un véritable procès d’intention des dirigeants israéliens contre lui et a toutes les chances de marquer leur perception de sa politique. (Cette remarque à propos de la rencontre Obama-Netanyahou, qui montre que les dirigeants israéliens estiment qu’Obama “ne les comprend pas”: «Obama listened and even smiled, but you could see he wasn't empathetic to our needs.») Le passage énigmatique de cette citation concerne “les conseillers juifs” de l’entourage d’Obama («his Jewish advisers»), qui sont paradoxalement mis en accusation, présentés comme jouant un rôle néfaste (du point de vue israélien) en encourageant Obama dans sa position dure vis-à-vis d’Israël. Qui sont ces “Jewish advisers”? On pense bien sûr à Rahm Emanuel, le secrétaire général de la Maison-Blanche, dont on avait vu la nomination comme le signe qu’Obama serait aligné sur une politique pro-israélienne sans faille, et qui pourrait être soupçonné, au contraire, de “trahir” ce qui était perçu comme un “engagement” de facto; ou/et à David Axelrod, actuel conseiller d’Obama après avoir été le chef de sa stratégie de la campagne électorale...
La confiance Washington-Tel Aviv fut, durant les années Bush, quelles que soient les décisions politiques, la pierre angulaire de l’entente serrée entre les deux pays. Cette confiance semble avoir volé en éclats."

-Dedefensa.org : Les à-côtés de BHO:
"Chaque jour qui passe confirme le durcissement spectaculaire dans sa substance de la politique US. Comme on pu le lire, Arnaud de Borchgrave juge que c’est la plus grave crise entre les USA et Israël depuis 1956 (Suez). Disons-le autrement et plus justement, c’est la plus grave crise tout court entre les USA et Israël, parce que cette gravité existe aujourd’hui alors que les liens USA-Israël étaient, il y a quelques mois encore, resserrés comme ils n’avaient jamais été auparavant, et surtout pas en 1956, lorsque les liens USA-Israël n’avaient absolument aucun rapport avec ceux de la période GW Bush. (Tout a basculé, dans la connivence USA-Israël, à partir de 1967, avec accélération irrésistible à partir du début des années 1980, lorsque le Pentagone est devenu le principal inspirateur de la politique militarisée d’Israël.)...
Vis-à-vis d’Israël, aujourd’hui, s’il y a un homme qui pourrait avoir un regard “gaulliste” posé sur ce pays avec sa politique devenue à tous égards nuisible; avec une direction archi-belliciste et complètement conformée à l’orientation politico-militaire du Pentagone et à l’idéologie maximaliste qui soutient cette orientation, – cet homme c’est Barack Obama, – BHO “gaulliste” sur ce point, cela pourrait servir à la compréhension des choses du vaste monde de Sarko. Ce “regard gaulliste” tient dans le fait d’élargir le problème d’Israël à tous les composants de la sécurité de la région, au lieu de s’en tenir à la seule sécurité d’Israël, dont la présentation est faite selon des facteurs répartis en général et à parts à peu près égales entre des dissimulations, des obsessions, des actions terroristes de relations publiques et de lobbying, et ce qu’il y a d’arrangeant dans la réalité pour la cause présentée....
La question de la divergence des “intérêts stratégiques” entre USA et Israël implique que l’administration Obama n’accepte plus la division dramatique et habile que les Israéliens ont toujours fait. D’une part, la question israélo-palestinienne, avec les chicaneries sans fin des implantations, qui est un marais où se perd l’énorme importance de la situation générale du Moyen-Orient avec la question nucléaire iranienne, où Israël peut arguer sans fin et embrouiller le cas dans les arcanes de discussions byzantines, d’où il sortira toujours vainqueur face aux Palestiniens, grâce à la puissance de sa pression et de sa politique brutale. D’autre part la question de l’Iran nucléaire isolée de son contexte, où Israël peut arguer dramatiquement de la “menace existentielle” contre lui, où le sentiment exacerbé et entretenu dans son exacerbation comme l’on sait, écarte la fermeté de la raison...
Le véritable affrontement commencera, notamment avec l’exposition publique des véritables liens d’influence d’Israël aux USA, qui constituent une scandaleuse situation d’influence empiétant sur la souveraineté en matière de sécurité nationale de la première puissance du monde; avec, à l’inverse, l’exposition des liens d’influence du Pentagone et du complexe militaro-industriel sur la direction israélienne. Seront mis en évidence le caractère de gouvernement militariste qui mène Israël et l’action déstabilisante et militariste des milieux du CMI américaniste qui inspirent et soutiennent cette direction israélienne. C’est là l’épreuve suprême et on jugera BHO sur le fond du fond.

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'We're launching a campaign against anti-Semitic Obama' - Haaretz
"... "it appears that we've arrived at a red line, which has already been crossed by the most anti-Semitic American president."


"We are launching a campaign against Barack Hussein Obama. He is bad for the people of Israel and for the state of Israel and his policies could bring about disaster. We expect our prime minister to say 'no' to anyone who tries to harm us," (Ben-Gvir)
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Obama to tell Israel: Form new peace policy by July - Haaretz:
"United States President Barack Obama intends to give Prime Minister Benjamin Netanyahu four to six weeks to provide an "updated position" regarding construction in West Bank settlements and the two-state principle..."
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Obama: la droite israélienne proteste, les Palestiniens notent «un bon début» | Mediapart:
"«Naïf», «obtus», «mensonges»... La droite israélienne n'a que modérément apprécié le discours prononcé, jeudi 4 juin au Caire, par Barack «Hussein» Obama. Officiellement, les réactions sont mesurées, voire inexistantes. Opposé à la création d'un Etat palestinien, contrairement au président américain, le premier ministre Benjamin Nétanyahou ne s'est pas exprimé directement à l'issue du discours de Barack Obama...
Les réactions les plus virulentes viennent des colonies de Cisjordanie, directement menacées par l'intervention d'Obama, qui a déclaré que les «implantations» étaient «contraires» aux accords de paix et à la Feuille de route. Pour les leaders des mouvements de colons, «Hussein Obama» est tombé dans le piège des «mensonges arabes». Dans un communiqué publié jeudi après-midi, le conseil de Yesha a appelé Benjamin Nétanyahou à ne pas céder à «la fabrique de l'histoire façon Obama» et à prendre exemple sur les «actes de résistance» des anciens premiers ministres Shamir et Begin..."
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-Moyen-Orient: un tournant?
- Israël : divisions et dérives

mardi 3 mars 2009

Palestine: silences d'Obama



C'est des USA seuls que viendra le début d'un réglement des problèmes au M.O. , car eux seuls peuvent peser sur Israel

On savait Obama plutôt discret sur les problèmes du Moyen-Orient , bien avant son élection.
Il avait même essayé de s'attirer les bonnes grâces de l'AIPAC , et affirmant sans retenue son soutien à la politique d'Israël. On pouvait penser à un silence et à une alliance tactiques.
Or,élu, il ne dit rien sur Gaza en ruines, sur l'occupation/colonisation de la Cisjordanie Mieux il choisit comme secrétaire général de la Maison-Blanche, Emanuel Rahm, que le journal israëlien Maariv appelle « notre homme à la Maison-Blanche ».
Où est la rupture? N'y a-t-il pas lieu de s'interroger ?Où est la parole différente attendue du Président, alors que la politique israëlienne prend un dangereux virage vers l'extrême droite?

Les clés du nouveau Proche-Orient entre les mains d'Obama | Rue89:
"...Pour Tzipy Livny, citée par le quotidien Maariv:"Netanyahou ne croit pas au processus de paix et est prisonnier des visions traditionnelles de la droite [hostile à un retrait de Cisjordanie]. Dans ces conditions, la meilleure option est de servir le peuple dans l’opposition."Car le vrai vainqueur du scrutin, c’est bien Avigdor Lieberman, le dirigeant d’un parti, Israël Beiteinu ("Israël notre maison") qui a fait campagne sur le dos des Arabes israéliens dont il a mis en doute le statut au sein d’Israël, et sur l’idée que la guerre de Gaza n’était pas allée assez loin.Et s'il accepte le principe de deux Etats, c'est en procédant à un charcutage territorial qui échangerait les zones arabes de Galilée contre les grandes colonies juives de Cisjordanie difficilement acceptable pour les Palestiniens.Ce futur gouvernement de droite a déjà annoncé la couleur: la question palestinienne n’est pas sa priorité autrement que dans sa dimension économique, et il s’assoit sans complexes sur la "Feuille de route" élaborée en 2007 par le gouvernement sortant avec les Etats-Unis et l’Autorité palestinienne, qui n'avait, il est vrai, mené nulle part...
Obama peut-il tordre le bras d’Israël ? C’est, au bout du compte, la véritable inconnue de cette équation.Il y a quelques semaines, l’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, rapportait dans son tchat sur Rue89 une conversation qu’il avait eue avec Henry Kissinger, l’ancien grand architecte de la diplomatie américaine. Kissinger lui avait dit:"Tout le monde sait comment résoudre le conflit du Proche-Orient, la seule chose qui manque, c’est la volonté politique."Cette volonté politique existe-t-elle cette fois à Washington?..."

-Obama parle d'Israel et de Palestine par CHOMSKY Noam:
"...Obama ne dit pas un mot sur l’extension du peuplement et des constructions en Cisjordanie, ni sur les mesures alambiquées pour contrôler la vie des Palestiniens, dans le dessein de détruire les perspectives d’une solution pacifique à deux états. Son silence est la sinistre réfutation de ses fioritures oratoires sur la façon dont “je ferais tous les efforts pour obtenir deux états vivant côte à côte dans la paix et la sécurité“.Ignorée aussi l’utilisation par Israël d’armes étasuniennes à Gaza, en violation non seulement des lois internationales mais aussi étasuniennes. Oublié l’envoi par Washington à l’apogée de l’attaque israélo-étasunienne de nouvelles armes à Israël, ce que les conseillers d’Obama sur le Moyen-Orient n’ignoraient certainement pas..."

- Le silence complice d’Obama sur Gaza:
"...Obama est toujours en mesure d’exercer une influence, mais plus il attend, moins il en aura le pouvoir, et plus il sera vraisemblablement considéré comme le continuateur de l’échec politique de George Bush au Moyen-Orient...."
-Gaza : le silence d'Obama ternit précocement son auréole | Rue89:
"...A court terme, il n'y aura pas de miracle Obama. On s'en doutait bien sûr; mais avant même que le 44e président ne s'assoie dans le bureau ovale, c'est désormais chose explicite."
-Silence d’Obama, carnage à Ghaza | AgoraVox

-Le silence d'Obama sur Gaza annonce-t-il un changement de politique vis-à-vis d'Israël? | Mediapart:
"...Il y a de plus en plus de voix qui s'élèvent aux Etats-Unis demandant au nouveau président d'être plus ferme avec les Israéliens. «L'ère des liens exclusifs entre les Etats-Unis et Israël arrive peut-être à son terme, expliquait récemment l'ancien conseiller diplomatique David Aaron Miller dans Newsweek. Si la nouvelle administration envisage sérieusement de parvenir à un accord de paix, elle devra être dure, bien plus dure que ne l'ont été Bill Clinton ou George W. Bush [avec les Israéliens].»
-Obama. Proche-Orient : un inquiétant silence:
"...« Il a été élu avec le soutien du monde entier », estime ainsi Hind Khoury, la déléguée générale de Palestine à Paris : « Les peuples qui souffrent de la guerre et de l’injustice, comme le nôtre, attendent de lui un vrai changement. L’enthousiasme qu’a suscité son élection lui en donne la légitimité. Nous attendons que les États-Unis cessent d’être partiaux et imposent à Israël l’application du droit international. La fin de l’occupation, de vraies négociations, et deux États : celui d’Israël et celui de Palestine, avec Jérusalem comme capitale pour les deux. Bush l’a promis tardivement, il ne l’a pas fait. Il faut qu’Obama commence tout de suite par cela. Le monde l’attend là-dessus et il peut s’appuyer sur l’Union européenne et sur le président Sarkozy pour le faire. Je pense qu’il sera plus multilatéral. »...
-Ce qu’a raté Obama au Moyen-Orient

-Comment Barack Obama a appris à aimer Israël:
"J’ai rencontré le candidat démocrate à la présidence, le Sénateur Barack Obama, pour la première fois, il y a près de dix ans, quand il vint parler à l’Université de Chicago en sa qualité de représentant de l’Etat d’Illinois. Je l’ai trouvé progressiste, intelligent et charismatique. Je me souviens très bien avoir pensé : « si seulement un homme de ce calibre pouvait devenir un jour président ».

(JPG)

Vendredi, Obama a prononcé un discours devant le Comité des affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC) à Chicago. Ce discours était très attendu dans les cercles politiques judéo-américains qui faisaient grand bruit de la cour empressée que le candidat faisait aux riches donateurs pro-israéliens de la campagne électorale qui avaient jusque là généralement penché en faveur de sa principale rivale, la Sénatrice Hillary Clinton.

Dans son commentaire sur le discours, Shmuel Rosner, correspondant de Ha’aretz à Washington, a conclu qu’Obama « semblait aussi ferme que Clinton, aussi solidaire que Bush, aussi amical que Giuliani ». Sur le plan rhétorique du moins, Obama avait réussi tous les tests que l’on pouvait souhaiter qu’il passât. Conclusion : il est pro-Israël, un point, c’est tout.Israël est « notre plus grand allié dans la région et la seule démocratie établie » a dit Obama, assurant l’auditoire que « nous devons préserver notre engagement total à l’égard de la relation de défense unique avec Israël en finançant entièrement l’aide militaire et en poursuivant les travaux sur Arrow et les programmes de défense anti-missile apparentés ». De tels systèmes avancés coûtant des milliards de dollars aideraient Israël à « décourager les attaques lancées par missile d’aussi loin que Téhéran et d’aussi près que Gaza », a-t-il affirmé,. Comme si la population de Gaza, affamée, assiégée et traumatisée était sur le point de produire des missiles balistiques intercontinentaux.Pas une critique d’Israël ne sortit de la bouche d’Obama, ni pour ce qui est de la construction ininterrompue de colonies et du mur ou des bouclages qui rendent la vie intenable pour des millions de Palestiniens."

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-Israël :à droite, toute...
- Obama: ruptures ?
- Obamadeception : déjà...



mardi 19 mai 2009

Moyen-Orient: un tournant?



Un test majeur pour Obama

Après une inquiétante allégeance préélectorale envers l'AIPAC et une longue période de silence ambigü à l'égard de la politique israëlienne et son engagement à Gaza, il semble qu'Obama, malgré ses équivoques, sa persistance aveugle en Afghanistan, sa dépendance aux lobbies, soit prêt à jouer une carte importante, peut-être décisive...
("Il est dans l'intérêt, je crois, non seulement des Palestiniens, mais aussi des Israéliens, des Etats-Unis et de la communauté internationale de parvenir à une solution à deux Etats", a dit Barack Obama à l'occasion du premier face-à-face entre les deux hommes depuis qu'ils ont pris leurs fonctions.)


Un pragmatisme raisonné, qui peut l'emporter.
Mais on peut s'attendre à une vive résistance des forces de droite en Israël [" Ce gouvernement de droite a déjà annoncé la couleur : la question palestinienne n'est pas sa priorité autrement que dans sa dimension économique, et il s'assoit sans complexes sur la « Feuille de route » élaborée en 2007 par le gouvernement sortant avec les Etats-Unis et l'Autorité palestinienne, qui n'avait, il est vrai, mené nulle part.Benyamin Netanyahu met en avant la « menace de l'Iran » plutôt que la nécessité de trouver un accord avec les Palestiniens : ce sera le ciment de sa coalition avec l'extrême-droite et les religieux" (P.Haski)]...
... si Obama continue à s'appuyer sur le
"plan de paix saoudien, qui propose une reconnaissance d'Israël par tous les États membres de la Ligue arabe, en échange d'un retour de l'État hébreu sur ses frontières de 1967"...

Mais Israël a -t-il le choix s'il veut simplement durer, car le temps ne joue pas en sa faveur ?
Netanyahu devrait relire Machiavel. (
“Rien n'est aussi désespérant que de ne pas trouver une nouvelle raison d'espérer.” )
Comprendra-t-il le sens de son intérêt à long terme?
L'essentiel se jouera loin du tam-tam médiatique. ("La destinée du monde se joue à l'intérieur des salons feutrés des Princes."-Machiavel)
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-«Nous n’accepterons pas la création d’un État palestinien souverain à côté d’Israël.» C’est, en substance, ce que Benjamin Netanyahou s’apprête à dire à Barack Obama ce lundi. (AJ.Mayer)

-« Si Israël temporise sur la solution à deux États ou s’il n’y a pas de vision américaine claire de la façon dont cela va se jouer en 2009, alors la crédibilité énorme d’Obama dans le monde et dans cette région se volatilisera du jour au lendemain », prédit Abdallah de Jordanie
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"Une chose est sûre : si règlement il doit y avoir un jour du conflit au Proche-Orient, ce qui veut dire la création d’un Etat palestinien, il ne pourra se faire sans une implication directe, pour ne pas dire une direction des opérations, des Etats-Unis. Et ce, pour des raisons que l’on connaît bien, comme les liens très étroits qui unissent Israël et les Etats-Unis depuis la fin de la guerre éclair de 1967. Des liens qui dépassent la seule communauté juive américaine, communauté qui représente en nombre la population d’Israël, que l’on appelle à tort le lobby juif puisqu’il s’agit d’un lobby israélien constitué très tôt, avant même l’indépendance, du temps de la Palestine mandataire, dans les années 1920-1930. Les relais de la politique isrélienne, quels que soient les grands partis au pouvoir aux Etats-Unis, sont puissants, ont une influence déterminante sur bien des aspects de la démocratie américaine

.Il ne peut y avoir de règlement du conflit sans une pression des Etats-Unis sur leurs alliés isréliens.C’est un constat de l’histoire : il y a un rapport du fort au faible entre Israël et les Palestiniens et l’on voit mal le fort céder à toutes les demandes du faible. Tant que les Américains n’exerceront pas de demandes pressantes et et n’entreront pas dans un rapport de force avec leur allié, il n’y aura pas de solution. On l’a bien vu pendant la période que nous venons de traverser, avec l’équipe Bush et les néoconservateurs qui avaient une vision diamétralement opposée, celle d’imposer une solution par la force sans de réelles négociations.On connaît le résultat. Les Israéliens, et non les seuls conservateurs, ont vu d’un très bon oeil l’intervention américaine en Irak, pensant qu’elle était le moyen de faire sauter le seul Etat qui semblait piloter, fédérer une majorité du refus d’un accord possible entre Istraël et ses voisins arabes, à commencer par ses voisins des territoires occupé.." (A.Defay)-

>-Résoudre le conflit israélo-palestinien : une priorité pour Obama-<

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-Obama veut imposer à Israël un Etat palestinien:
"...Cette fois, ce ne sera pas un Nétanyahou conquérant qui entrera dans le Bureau ovale. Car le premier ministre israélien sait que les beaux jours de l'Administration Bush, où l'Amérique passait tout à Israël, sont bel et bien terminés. Pour George W. Bush, le conflit israélo-palestinien n'était qu'une affaire périphérique dans le contexte d'un «Grand Moyen-Orient» qu'il convenait de démocratiser en commençant par l'Irak. Faire la paix en Palestine n'était donc pas une priorité pour Washington. Avec Obama, le contentieux israélo-palestinien est redevenu le sujet majeur de la politique moyen-orientale de l'Amérique...
L'Administration Obama s'est engagée dans une politique de petits pas. À la différence de l'Administration Bush, elle accorde beaucoup d'importance au plan de paix saoudien, qui propose une reconnaissance d'Israël par tous les États membres de la Ligue arabe, en échange d'un retour de l'État hébreu sur ses frontières de 1967..."

-Obama-Netanyahu, discussions au sommet
- Round d’observation
-Obama contre Nétanyahou :
"...A la tête du gouvernement le plus à droite qu’Israël ait jamais eu, Benjamin Netanyahou ne se convertira pas, d’un coup, au pacifisme mais, outre que l’armée et l’économie israéliennes dépendent beaucoup des Etats-Unis, il aura du mal à résister à l’offensive de Barack Obama qui ne se contente pas de faire pression sur lui. Le président américain est, parallèlement, en train d’intégrer à sa diplomatie le plan de paix saoudien, proposition de reconnaissance d’Israël par l’ensemble des pays de la Ligue arabe en échange de la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967...."
- Bras d’honneur de Bibi à BHO
-Barack Obama lie le plan de paix d'Israel à un accord sur les frontières de 1967

-Netanyahou-Obama : des visions opposées du Proche-Orient | Rue89:
"... Quand il y a un désaccord entre les Etats-Unis et Israël, la plupart du temps, ce sont les Américains qui renoncent à leur position initiale et non Israël. Ce petit Etat semble être plus fort dans leurs relations bilatérales que son partenaire « hyper puissant ».Un expert britannique a même écrit après la guerre d'Irak que la « relation spéciale », devise de la diplomatie anglaise, n'était plus d'actualité, le Royaume-Uni ayant perdu toute possibilité d'influencer les décisions stratégiques américaines.
Cette capacité appartient désormais uniquement à Israël. Les raisons profondes de cette tendance générale sont d'ordre historique et politique. Mais celle-ci n'avait jamais été aussi forte que sous la présidence de George W Bush, notamment à l'image de la guerre de Gaza à la toute fin de son second mandat et de cette anecdote révélatrice...
Mais les choses peuvent changer dans un futur proche. Les tensions entre les deux pays se creusent et Obama ne semble pas prêt à accepter d'obéir systématiquement aux exigences d'Israël. En fait, les agendas diplomatiques respectifs des Etats-Unis et d'Israël sont assez différents, voire même opposés dans une certaine mesure. Par ailleurs, le fait que le gouvernement actuel d'Israël soit le plus à droite de l'histoire du pays n'arrange pas les choses.La priorité stratégique d'Obama est d'apaiser les rapports entre les Etats-Unis et le monde musulman. Mais pour cela, il sait qu'il faut plus que des discours sympathiques sur le dialogue entre les civilisations, l'éloge du caractère pacifique de l'islam et des sourires adressés aux Arabes.Si un réel progrès sur le conflit israélo-palestinien, avec des apports directs et pas seulement des perspectives vagues à long terme, n'est pas atteint, sa crédibilité et sa popularité -à son apogée actuellement- vont progressivement disparaître.Même si le précédent gouvernement israélien n'a pris aucune mesure particulière dans le sens d'une solution durable, c'est la première fois depuis 16 ans qu'il y a au pouvoir un gouvernement qui renie le principe même d'un Etat palestinien. Il s'agit d'un grand bond en arrière..."

-Etats-Unis et Israël: l'heure du choix pour Obama | Mediapart:
"Netanyahou, à l'image d'une partie de la droite israélienne, apparaît obsédé par la perspective d'un Iran nucléaire et refuse, semble-t-il, la moindre concession à l'égard des Palestiniens tant que la théocratie perse agite cette menace et poursuit sa politique de soutien au Hezbollah et au Hamas. Les Américains, de leur côté, semblent penser, comme l'a déclaré en substance le conseiller à la sécurité nationale, James Jones, la semaine dernière que «la route d'un Iran dénucléarisé passe par la Cisjordanie».Autrement dit : améliorons le sort des Palestiniens et tentons de régler le conflit avec Israël, et nous aurons alors un levier puissant contre les ambitions iraniennes...
L'administration Obama a ensuite fait savoir, de manière fort peu diplomatique, qu'elle ne goûtait pas vraiment la coalition droitière mise en place par Netanyahou, avec l'ultra-nationaliste Avigor Lieberman aux affaires étrangères. Enfin, le fait que les hommes clés de la sphère diplomatique régionale – George Mitchell, James Jones et le chef de cabinet d'Obama Rahm Emanuel – soient restés fort silencieux jusqu'ici, ou que les rares paroles émanant d'eux ayant filtré indiquent une ligne plus dure vis-à-vis d'Israël, témoigne d'une inflexion de l'administration Obama...."

-Quel plan pour sortir de l'impasse politique au Proche-Orient ?
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- L'historien Arno Joseph Mayer dissèque un siècle et demi de sionisme | Mediapart:
" Alors que Tel-Aviv fait tout pour sensibiliser le monde à la « menace de l’Iran nucléaire», Obama demeure farouchement opposé à toute intervention militaire contre un pays dont il espère se rapprocher dans les prochains mois.

«Obama n’a pas le choix, l’empire américain décline, juge l'historien de Princeton, Arno J. Mayer. Et les Etats-Unis ont aujourd’hui moins besoin d’Israël que de l’Iran…» Professeur d’histoire contemporaine, Arno J. Mayer dresse, dans son dernier ouvrage, un portrait sans concession d’un siècle et demi de sionisme qui a abouti, selon lui, au triomphe des idées de Jabotinsky, le père de la droite israélienne, porte-parole d’un sionisme politique pour un Etat Israël ultra-militarisé. Un sionisme à rebours des idées des intellectuels de l'Ihoud, tels Judah Magnes ou Martin Buber, concepteurs de la notion d'orientalisme avant même Edward Saïd, et partisans farouches d'un État binational, d'une confédération à l'image du Canada ou de la Suisse.Motivé par la nécessité de différencier les notions d’antijudaïsme, de judéophobie et d’antisémitisme, De leurs socs, ils ont forgé des glaives est aussi le récit d’un exil, de la construction intellectuelle d’un historien juif né au Luxembourg en 1928, et contraint de fuir en 1940, quelques heures avant l’arrivée des Allemands, pour Hendaye, Montpellier, Oujda, Oran… et finalement New York...

Tout a réussi aux Israéliens. Avec le temps, beaucoup de faits accomplis se sont accumulés parce qu'ils ont ce sentiment d'être les plus forts, ce qu'ils sont effectivement. D'après moi, ils ne veulent pas vraiment une négociation. Ils veulent une reddition, sous la dictée.Là, il y a quelque chose que je trouve très compliqué. Je viens d'un petit pays, le Luxembourg, bien sûr bien plus petit qu'Israël. Mais les petits pays, d'habitude, ont un sens des limites. C'est d'ailleurs la formule de Machiavel, ce nécessaire sens des limites, à la fois en politique intérieure et extérieure. Que les Israéliens soient les plus forts, il n'y a aucun doute. Mais lier cette puissance, comme ils le font, avec celle de peuple élu, quand on sait que la majeure partie de la force militaire et économique d'Israël vient des Etats-Unis, c'est difficilement acceptable.-Il n'empêche, avec Israël, nous avons au Proche-Orient une construction tout à fait unique, une population de 7 millions de personnes, dont 20 % sont arabes, et nous avons la cinquième puissance militaire du monde, avec entre 100 et 200 missiles nucléaires. Tout cela mis bout à bout confère un sentiment d'«Hubris», que je ne sais comment déconstruire. Mais il faut le déconstruire, si l'on veut arriver à la paix. C'est d'autant plus vrai qu'en face, on se sent humilié, et l'humiliation pousse à la vengeance...-L'affaiblissement de l'hégémonie américaine n'arrange pas les Israéliens. Une divergence de fond apparaît aujourd'hui au grand jour, au sujet de l'Iran. Obama veut négocier avec Téhéran, Israël, lui, se braque, et continue à ne rien donner. C'est une fois de plus son «Hubris» qui le guide. Le facteur explosif est du côté d'Israël, qui est prêt à aller au bout et à bombarder l'Iran. D'autant qu'ils savent bien que les Etats-Unis, seront obligés, en ce cas, de se ranger de leur côté...."


mercredi 24 mars 2010

Nethanyou humilie Obama

-Une crise grave, mais prévisible

-Le Quartet demande à Israël le gel des colonisations, banalisées par Tel-Aviv
Après avoir été contesté, Nétanyahou retrouve ses appuis sur l'essentiel
-Obama soutient dans les faits la politique d’Israël -
-Coup de froid entre les Etats-Unis et Israël
-Jerusalem -Pour une intifada de la conscience humaine





- Ramat Shlomo, la colonie qui fâche Israël avec le monde-
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Jérusalem. 1600 nouveaux logements dans les colonies. Et alors ? Oublie-t-on que ce sont aujourd’hui environ 200 000 colons qui vivent à Jérusalem et dans sa périphérie ? Oublie-t-on les dizaines d’expulsions et de démolitions de maisons palestiniennes au cours de ces derniers mois ? Oublie-t-on que le « gel temporaire de la colonisation », annoncé par Netanyahu en novembre, ne concernait pas Jérusalem ? Les 1600 nouveaux logements ne sont pas un accident, ils s’inscrivent dans une logique revendiquée et assumée depuis 1967 : la judaïsation de Jérusalem et son isolement du reste des territoires palestiniens, pour contrer toute revendication de souveraineté palestinienne sur la ville.." (J.S.)

-Certains pensent que , après sa victoire sur le dossier santé, «Obama aurait maintenant davantage de latitude pour mettre la pression sur Israël» , mais il semble que Nétanyahou ne veuille pas entendre parler de la Palestine
Pour le faucon Lieberman, la déclaration du Quartet "éloigne" un accord de paix, ce qui signifie en clair que rien ne doit changer...

______________________-Netanyahu sort de la Maison Blanche, les différends demeurent :
"...Avant de se rendre à Washington, Netanyahu avait offert des gestes de bonne volonté, mais refusé de discuter de Jérusalem. «Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd’hui», a-t-il réitéré lundi soir devant l’AIPAC, le principal groupe d’influence américain pro-Israël réuni en congrès à Washington. L’Autorité palestinienne a jugé mardi que ces propos menaçaient les efforts américains pour relancer le processus de paix.__L’Etat hébreu s’est emparé de Jérusalem-Est lors de la Guerre des Six Jours en 1967, avant une annexion que la communauté internationale n’a pas reconnue. Les Palestiniens veulent faire de cette partie de la Ville Sainte leur future capitale._La position de Netanyahu, habituelle de la part du chef de gouvernement israélien, prend un sens différent dans le contexte de la forte tension entre Israël et les Etats-Unis. Son discours «creuse le fossé entre l’administration Obama et le gouvernement israélien à propos de Jérusalem et des négociations», estime Haim Malka, du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington..."
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-Les coups de gueule de l'administration Obama dans les médias sur une halte aux colonies dans les territoires palestiniens sont plus édentés que jamais:

""Insulte", selon Hillary Clinton ; "Un crachat au visage" d’après un autre conseiller présidentiel : le tollé de l’administration d’Obama sur l’annonce par Israël, pendant la visite du vice-président Joe Biden à l’Etat hébreu, de la construction de 1600 nouvelles habitations exclusivement juives dans la territoire occupé de Jérusalem-Est, n’est qu’une fanfaronnade.Car les belles paroles d’Obama dans son discours de Caire de juillet dernier adressé au monde musulman, dans lequel il disait qu’Israël devrait « cesser » de bâtir des colonies nouvelles, sont caduques depuis longtemps.Aussitôt après le discours du Caire, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou l’avait déclaré « inacceptable » ; la construction de colonies nouvelles dans le Cisjordanie est repartie à toute allure depuis un bon moment, et Obama et Cie n’ont rien fait de concret pour l’empêcher. Les colons israéliens sont très satisfaits, et ils ont donc arrêté leurs manifestations.Certes, Netanyahou a prononcé publiquement des « excuses » à Biden… mais seulement pour le timing de l’annonce. Et dans son discours après l’annonce à l’université de Tel Aviv, dont chaque mot était approuvé d’avance par la Maison Blanche, Biden a signalé clairement que la ligne pro-israélienne des États-Unis n’a pas changé d’un pouce...
Biden avait aussi, à trois reprises, mentionné qu’il était accompagné dans son voyage en Israël par Dennis Ross, le très pro-israélien chef conseiller d’Obama sur le Moyen-Orient et qui, avant d’être nommé par le président, avait fait partie d’un « think tank » sponsorisé par l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee, le lobby pro-israélien). Dans son dernier live, Myth, Illusions, and Peace : Finding a New Direction for America in the Middle East, Ross a proclamé que le processus de paix doit commencer par « trouver ce qui est acceptable par les Israéliens, puis amener les Palestiniens ou les Arabes à s’en accommoder », et il a souligné qu’Israël ne doit jamais être soumis ni a des « pressions » ni à des « surprises » américaines..."


-Vers une "3ème Intifada" ? - AgoraVox:
"... les évolutions dans le domaine économique n’ont pas remis en cause le contrôle israélien sur la Cisjordanie : « L’appareil de contrôle est devenu de plus en plus sophistiqué et efficace quant à sa capacité à affecter tous les aspects de la vie des Palestiniens (…). L’appareil de contrôle comprend un système de permis, des obstacles physiques (…), des routes interdites, des interdictions d’entrée dans de vastes parties de la Cisjordanie, et de manière encore plus notable la Barrière de Séparation. Il a transformé la Cisjordanie en un ensemble fragmenté d’enclaves économiques et sociales isolées les unes des autres ». C’est la Banque Mondiale qui le dit, dans un rapport de février 2010.____Enfin, depuis son annonce d’un « gel temporaire » de la construction de colonies, le gouvernement Netanyahu a autorisé la mise en chantier de 3600 logements, poursuivant une politique de colonisation systématique qui a vu, l’an passé, le nombre de colons installés en Cisjordanie augmenter de 4.9% tandis que l’ensemble de la population israélienne ne croissait que de 1.8%. Last but not least, le 3 mars dernier Netanyahu déclarait que même en cas d’accord avec les Palestiniens, il était exclu qu’Israël renonce à son contrôle sur la vallée du Jourdain…_____Parlons de Gaza, enfin. Coupée du monde et soumise à un blocus renforcé depuis qu’elle a été déclarée « entité hostile » par l’Etat d’Israël en septembre 2007, la Bande de Gaza connaît une situation de catastrophe économique et sociale sans précédent. En l’espace de 2 ans, ce sont 95% des entreprises qui ont fermé et 98% des emplois du secteur privé qui ont été détruits. La liste des produits interdits à l’importation est un catalogue à la Prévert : livres, thé, café, allumettes, bougies, semoule, crayons, chaussures, matelas, draps, tasses, instruments de musique… L’interdiction d’importer du ciment et de nombreux produits chimiques empêche la reconstruction des infrastructures détruites lors des bombardements de 2008-2009, qu’il s’agisse des maisons ou des stations de traitement des eaux usées, avec les conséquences sanitaires que l’on imagine...."
- Le dilemme des Palestiniens qui construisent les colonies
-Jérusalem-Est : «Nous vivons comme des chiens, encerclés»

-En Israël, la Cour suprême justifie les assassinats ciblés
-L’intransigeance israélienne et le coup de semonce du général Petraeus

-Israeli Professor – ‘We Could Destroy All European Capitals’

-Noam Chomsky sur la politique étrangère d'Obama:
"...Le conflit israélo-palestinien est un cas facile. Il y a un consensus international quasi-total depuis 35 ans maintenant sur ce qu’il convient de faire pour résoudre le problème – du moins à court terme - à savoir : deux états avec des frontières reconnues par toutes les parties, avec, selon les termes employés, « des modifications mineures et acceptées par les deux parties ». C’était d’ailleurs la politique officielle des Etats-Unis jusqu’à ce qu’ils décident un jour de s’évader du monde réel, au début des années 70. Et c’est un point de vue très largement partagé. En 1976, il y a même eu une résolution du Conseil de Sécurité appelant à une solution à deux états. Les Etats-Unis ont opposé leur veto. Et ça n’a pas cessé depuis. Je ne vais pas passer toute l’histoire en revue, mais si on en arrive directement au présent, le consensus est désormais quasi-total. Autour de ce consensus, on trouve tous les états arabes, et ce depuis longtemps. On trouve l’Iran, l’Organisation des Etats Islamiques. On trouve le Hamas. En fait, on trouve tout le monde sauf les Etats-Unis et Israël.___Que dit l’administration Obama ? C’est intéressant. Obama a cette grande vision, mais si vous regardez les choses de plus prés, en oubliant la vision et en examinant les faits, les choses changent. D’un côté, il demande poliment aux Israéliens de ne plus étendre leurs colonies, ce qui n’a pas de sens, parce que le problème, c’est l’existence même des colonies, pas leur extension. De plus, ces mots n’ont aucun sens. Il ne fait que répéter les propos de Bush. En fait, il cite ce que l’on appelle la Feuille de Route, le soi-disant accord officiel pour aller de l’avant. Il ne fait que le citer. Ca n’a aucun sens, mais ça fait malgré tout partie de sa grande vision.___D’un autre côté, et qui est plus intéressant, peu de temps après sa prise de fonction, il a donné son premier et jusqu’à présent son unique discours sur le conflit israélo-palestinien. C’était au moment où il présentait George Mitchell comme son négociateur, ce qui est un bon choix, si on lui donne les moyens de réussir. C’est à ce moment-là qu’Obama a expliqué ce qu’il avait l’intention de faire. C’était au moment de la main tendue vers le monde musulman. Il a dit, en parlant de la proposition de paix arabe, eh bien voilà ce que j’appelle une proposition constructive – c’était sa façon à lui de flatter les auteurs de la proposition. Puis il a enchainé, en déclarant, « Il est temps que les Arabes se conforment à leur proposition de paix et commencent à normaliser leurs relations avec Israël. » Obama est un homme instruit, intelligent. Je suppose qu’il choisit ses mots avec soin. Il savait parfaitement que ce n’était pas la proposition de paix arabe. La proposition de paix arabe reprenait les termes du consensus international et disait, dans l’éventualité de deux-états, que les états Arabes iraient même au-delà d’une normalisation des relations avec Israël. Obama en a extrait le corollaire, mais a omis la substance, ce qui est une façon comme une autre de déclarer que les Etats-Unis allaient se cantonner dans leur position de refus. Il n’aurait pas pu être plus clair.____Avec cet appel à cesser l’expansion des colonies, il a été un peu plus loin – pas lui, personnellement, mais ses porte-paroles lors des conférences de presse. On leur a demandé si l’administration allait faire quelque chose si Israël refusait. Ils ont répondu « non, c’est purement symbolique ». En fait, ils ont explicitement dit que l’administration ne ferait pas ce que George Bush père, lui, avait fait. George Bush père avait quelques petites punitions qu’il distribuait lorsqu’Israël s’entêtait à désobéir aux Etats-Unis. Clinton les a adoucies et Obama les a supprimées. Il a dit, « non, c’est juste symbolique. » Ce qui revient à dire à Benjamin Netanyahu « allez-y, faites ce que vous voulez. Nous dirons que nous sommes mécontents mais nous le ferons avec un clin d’œil complice, alors allez-y. En attendant, nous participerons, en vous envoyant des armes. Nous vous accorderons un soutien diplomatique et une participation active. » C’est cela, sa vision. Difficile d’être plus clair..."
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Israël: Netanyahu contesté

mardi 10 février 2009

Israël :à droite, toute...



Une société qui va mal,qui a peur de la paix, qui ne veut pas se regarder dans le miroir

Etant donnés le système électoral , la composition de la Knesset et les conflits internes, le pays risque de devenir ingouvernable, ce qui pourrait avantager un peu plus la prédominance des faucons, favorisés par une opinion publique préparée aux positions les plus dures

"Une majorité d'Israéliens aujourd'hui ne croient plus à la paix. Ils récoltent les fruits de la deuxième intifada, et ceux de l'opération militaire du mois dernier qui n'a évidemment pas aidé à résoudre le problème des relations avec les Palestiniens. Mais il faut mettre la question de la paix en perspective avec le rôle que l'armée joue au sein de la société israélienne, c'est-à-dire un rôle de lavage de cerveau. Actuellement, les recrues hommes font trois ans de service militaire, et les femmes deux ans. L'occupation des Territoires palestiniens, la colonisation et les opérations militaires ponctuelles ont créé un climat de violence dont les effets se font de plus en plus sentir sur la situation interne en Israël. On voit par exemple émerger une extrême-droite, qui n'est pas celle des ultra-orthodoxes, mais celle du parti Israël Beitenou de Lieberman. C'est un signe extrêmement inquiétant pour la société israélienne."(P.Bocco)
>La percée politique de l'ultra-nationaliste Lieberman inquiète en Israël < -Israël: Avigdor Lieberman, l'ultra- nationaliste qui bouleverse la donne :
"Liebermania... Les titres des trois grands journaux israéliens de ce week-end pré-électoral se concentrent sur celui qui pourrait être le grand gagnant des élections. Mardi, les Israéliens iront voter pour l'un des trente-trois partis en lice. Le parti qui aura le plus grand nombre de voix sera désigné pour essayer de former un gouvernement. Que ce soit Kadima et Tzipi Livni ou le Likoud de Netanyahou, placés par les sondages au coude à coude pour la première place, Lieberman pourrait décider qui deviendra premier ministre. Car il sera impossible de former un gouvernement sans Israel Beitenou («Israël notre maison»), le parti de ce Moldave russophone venu en Israël dans les années 1970. Son slogan de campagne ? «Pas de loyauté à Israël, pas de citoyenneté»... Et aussi : «Lieberman est le seul qui sait parler arabe.» L'homme s'en prend régulièrement aux parlementaires arabes qu'il voit comme « plus dangereux que le Hamas » parce que « la vraie terreur est celle de l'intérieur », et a promis : «Je m'occuperai de tous ces terroristes.»Depuis quelques années, la police enquête sur une affaire de blanchiment d'argent et d'escroquerie dans laquelle seraient impliqués Lieberman et ses proches. Lieberman dénonce cette enquête comme une persécution politique et raciste. La semaine dernière, une enquête du quotidien Haaretz dévoilait sa participation au parti de Meir Kahana, KACH, à la fin des années 1970. Ce parti extrémiste a fini par être interdit pour son racisme violent....
Au parti travailliste, certains parlementaires, comme Shelly Yehimovich, refusent l'idée d'une coalition : « Le phénomène Lieberman est obscur et dangereux, il s'agit d'une personne qui joue sur les plus violents désirs de l'opinion israélienne, ses slogans sont un danger pour notre démocratie, c'est la ligne rouge qu'il nous est interdit de franchir.»...
Simah Kadmon: « Dans une semaine, on se demandera où l'on était quand le parti de Lieberman est devenu le troisième parti en Israël (...) Le poids croissant d'Israel Beitenou trouble le système politique, comme en Europe. Là-bas, la source de l'attrait de ces partis est la haine envers les immigrants, ici c'est la haine envers les Arabes. Le public sait que Lieberman ne résoudra pas notre ancienne peur des Arabes israéliens, mais il cherche quelqu'un qui les menacera, qui leur fera peur. »
-Courrier international, ISRAËL -Juifs de Russie • Ivres de guerre et de haine

-Elections en Israël: un fossé de plus entre citoyens juifs et arabes | Mediapart:
"...Qui sont les Arabes d'Israël ? Pour la plupart, des descendants des quelque 160.000 Palestiniens restés dans les frontières de l'État juif au moment de sa création en 1948. En 2005, ils constituaient une communauté de 1.340.000 individus selon les estimations du Central Bureau of Statistics du gouvernement israélien.À l'origine de l'exclusion des deux partis arabes, le parti d'extrême droite Israël Beiteinu et son leader, Avigdor Lieberman, qui préside la commission électorale. Son programme ? Transférer les citoyens arabes hors d'Israël, le rêve de toujours d'une partie de la droite ultra-nationaliste qui considère qu'en 1948, l'armée israélienne n'a pas «fini le travail».Enterrée au cœur des années 1990, l'idéologie du transfert de ces citoyens arabes a reverdi ces dernières semaines avec une ténacité qui surprend les observateurs. Avigdor Lieberman est désormais le troisième homme (avec la possibilité d'emporter 17 sièges dans la future Knesset, il dépasserait Ehoud Barak et son parti travailliste, crédité de 14 députés) d'une campagne dominée par la montée en puissance des partis de l'extrême droite. On ne s'offusque d'ailleurs plus, ou à peine, de ce que ses représentants les plus contestables soient choisis pour venir observer le scrutin dans les villes arabes israéliennes...."

-En Israël, la fin de la gauche? | Mediapart:
"...«Le parti travailliste est en train de couler corps et biens, et Barak n'est pas le moins responsable de cette longue agonie, poursuit Elie Barnavi. La perte d'âme et de substance du parti travailliste date certes d'avant son arrivée. Mais Barak a accéléré le processus après l'échec des négociations de Camp David. Ce fut une catastrophe. L'homme qui est censé se tenir à la tête du camp de la paix et offrir une alternative au Likoud et à Kadima a, au final, contourné Olmert sur sa droite.»....
Daniel Ben-Simon l'avoue franchement: «Le parti travailliste a fait toutes les gaffes possibles. Depuis 1977, lorsqu'il est "tombé", et pendant la montée du Likoud, le parti n'a pas su se réorganiser et, surtout, bâtir une nouvelle identité. Au lieu d'accepter d'aller à l'opposition et de rentrer dans une période de réflexion, ce parti a joint presque toutes les coalitions possibles, et surtout les coalitions de droite. Il a participé à toutes les bourdes possibles, dans les domaines économique, militaire, et même à la deuxième guerre du Liban, pour laquelle le parti travailliste s'est prononcé favorablement. Le parti a aussi grandement contribué au passage de la social-démocratie à cette espèce d'hyper-capitalisme israélien que nous avons aujourd'hui. Après toutes ces gaffes, les gens se sont dit : si on veut un parti de gauche, on préfère aller directement au Meretz. Si on veut un parti de droite, on préfère aller au Likoud. Et le parti travailliste a commencé à perdre ses chefs un par un, ses électeurs et son idéologie. La base de la crise du parti aujourd'hui, c'est qu'il n'a pas su se pencher sur lui-même pour se renouveler, et trouver le temps de présenter un nouveau visage aux électeurs israéliens.»...

-Guerre de Gaza : l’ultime victoire d’Ariel Sharon | Mediapart:

Ariel Sharon est toujours vivant. Depuis trois ans, il est hospitalisé à Tel-Aviv, plongé dans un coma jugé irréversible. Mais l'ancien premier ministre, celui qui a participé ou a conduit toutes les guerres depuis la création de l'Etat hébreu en 1948, pèse encore de tout son poids sur la politique israélienne. La guerre de Gaza peut apparaître comme son ultime victoire, l'une des dernières pages de son testament. Car cette offensive israélienne est la suite logique de l'équation politique que «Arik», comme le surnomment ses proches, a méthodiquement construite depuis 2000.

Alors qu'entre en vigueur un cessez-le-feu à Gaza, un premier bilan peut être dressé. Il recoupe largement tous les objectifs visés par Ariel Sharon lorsqu'il a été premier ministre de mars 2001 à janvier 2006.1.- L'Autorité palestinienne et le Fatah sont les principaux perdants de cette guerre.2.- Défait militairement, le Hamas sort renforcé politiquement de ce conflit.3.- Ce poids redoublé du Hamas rend plus improbable encore la tenue d'élections palestiniennes alors que le mandat présidentiel de Mahmoud Abbas, successeur de Yasser Arafat à la tête de l'Autorité palestinienne, a expiré le 9 janvier. Les instances officielles palestiniennes, reconnues par la communauté internationale, voient ainsi leur légitimité démocratique un peu plus entamée encore.4.- Le processus de paix est sinistré: comment une reprise des négociations pourrait-elle durablement ignorer celui qui est devenu l'un des principaux acteurs, le Hamas ?5.- Après l'échec de la guerre du Liban à l'été 2006, Israël a réussi la démonstration de la supériorité retrouvée de son armée, Tsahal. 6.- La question des frontières de l'Etat hébreu est à nouveau posée. A tous ceux qui pensaient que le retrait israélien de la bande Gaza, en 2005, était définitif, le pouvoir israélien fait savoir que rien n'est acquis et qu'il a pleine capacité à réoccuper ce territoire. 7.- Mettre les Etats-Unis devant le fait accompli en ayant profité de la «période de transition» à Washington pour bousculer la donne...."

-Obama, Israël et la Palestine: où se joue la paix du monde | Mediapart:
"...Une ombre gâche la fête, et elle se nomme Gaza. Après trois semaines d'une guerre israélienne écrasante contre le minuscule territoire palestinien, guerre dont les populations et les infrastructures civiles payent le prix le plus lourd dans une infinie disproportion des forces – 1.300 morts palestiniens, 13 victimes israéliennes –, comment éviter ce sentiment d'irréalité qui nous a saisi le jour de l'intronisation du quarante-quatrième président des Etats-Unis ? Sur notre grand livre d'images médiatiques, une Amérique toute à sa joie, rassemblée et réunifiée, apaisée et enthousiaste, remplaçait soudainement le spectacle de la désolation palestinienne, immeubles éventrés, cadavres d'enfants, foules désespérées. Comme si l'immense espérance du 20 janvier, cette arrivée à la Maison Blanche du président le plus improbable de l'histoire américaine, pouvait, d'un coup de baguette magique, faire oublier l'angoissante inquiétude qui l'a précédée, cette alarme sur la course à l'abîme d'Israël qui, sous l'apparence immédiate d'une force victorieuse, met en péril son existence durable, court à la perte de ses valeurs morales et entraîne le monde dans une guerre sans fin. On se permettra donc de jouer les trouble-fête, et de rappeler à Barack Obama qu'en Palestine se joue la paix du monde et qu'en cette matière comme en cette région, les Etats-Unis ont une responsabilité géopolitique éminente qui, seule, peut faire la décision – jusqu'alors pour le pire, hélas, plus souvent que pour le meilleur. Car seul un journalisme zappeur, chroniqueur oublieux d'une succession d'événements isolés, sans histoire ni genèse, sans liens d'intelligibilité ni contextes de pertinence, pourrait se permettre de ne pas évoquer en résonance ces deux événements, déjà imbriqués par la chronologie même de la guerre de Gaza, cessez-le-feu opportun compris : la guerre désastreuse d'Israël, la marche triomphale d'Obama.Pour deux raisons objectives : l'alliance historique qui lie l'Etat d'Israël aux Etats-Unis d'Amérique ; la dynamique décisive qui a porté Barack Obama à la présidence. La première a constamment été assumée et revendiquée par Obama lui-même. Dans son récent livre programmatique issu de sa campagne électorale, que vient de publier en français Odile Jacob (Change We Can Believe In, 2008), Israël est placé juste après l'Otan dans l'énumération de ces alliés avec lesquels l'Amérique devra «raffermir ses relations». L'engagement pris est d'un classicisme sans failles ni nuances: «Soutenir notre allié Israël. Barack Obama manifestera, à la Maison Blanche, un engagement intransigeant en faveur de la sécurité d'Israël. Il renforcera et approfondira les relations sur les questions de défense entre nos deux pays, isolera les groupes terroristes comme le Hamas, identifiera les sources de leur financement, réaffirmera le droit d'Israël à se défendre contre toutes les menaces et rappellera le droit inconditionnel à la sécurité d'Israël. Afin d'instaurer une paix durable, Barack Obama mettra tout son poids dans la recherche d'une solution permettant la cohabitation de deux Etats : Israël, vivant en paix dans des frontières sûres, et un Etat palestinien viable.»Dans ce chapitre intitulé «Reconstruire le leadership de l'Amérique» et sous-titré «Rétablir notre position dans le monde», c'est la seule mention de la question palestinienne, ainsi devenue simple codicille à la sécurité d'Israël. Que de silences et d'impasses ! L'existence d'un mouvement national palestinien, au même titre que le mouvement national juif – le sionisme avec ses diverses variantes, y compris d'extrême droite, tout comme la politique palestinienne a les siennes, du Fatah au Hamas ; la légitime revendication, portée depuis près d'un siècle par ce mouvement national, d'obtenir cette normalité qui fait les communautés de citoyens – un peuple, une nation, un Etat ; l'injustice flagrante et toujours béante de l'occupation des territoires palestiniens par Israël depuis 1967, tout comme les nombreuses résolutions de l'Onu restées lettre morte au bénéfice d'Israël : rien de tout cela n'est évoqué, ne serait-ce que de façon subliminale, par cet engagement écrit d'Obama..."
-Obama parle d'Israel et de Palestine par CHOMSKY Noam:
"Obama ne dit pas un mot sur l’extension du peuplement et des constructions en Cisjordanie, ni sur les mesures alambiquées pour contrôler la vie des Palestiniens, dans le dessein de détruire les perspectives d’une solution pacifique à deux états. Son silence est la sinistre réfutation de ses fioritures oratoires sur la façon dont “je ferais tous les efforts pour obtenir deux états vivant côte à côte dans la paix et la sécurité“.

-Elections israéliennes: l'analyse d'un spécialiste:
"... la paix ne serait pas sans dangers, car la société israélienne devra se regarder dans le miroir. Par rapport aux violences à l'égard des Palestiniens, la question « qu'avons-nous fait ? » deviendra inévitable. Sur le plan interne, ce serait l'ouverture d'une boîte de Pandore en terme de classes sociales et de 'sous-groupes' nationaux. Personne n'ose aborder certaines questions. Comme le rôle des communautés ashkénazes, qui ont gardé le contrôle de l'économie et du pouvoir, au détriment des séfarades, des Ethiopiens, par exemple. Ensuite, il y a plusieurs problèmes avec les communautés originaires de Russie. En favorisant l'immigration des Juifs de Russie dans les années 1980-90, Israël a également « importé » des réseaux mafieux. Pendant l'été 2008, il y a eu des affrontements qui n'avaient rien à envier à la mafia sicilienne ou calabraise. La contrebande d'armes, de drogue ou de voitures volées, de même que la prostitution, sont devenus des phénomènes inquiétants en Israël. ..."
--Recherche Google : elections israeliennes
-Israël : à droite toute
-Election en Israël : Rien de nouveau sous le soleil | AgoraVox
-Europe2020 : scénarios sur l'avenir d'Israël
- Israël, une société à la dérive
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- Etre arabe en Israël
- ISRAEL: opinion captive ?
- Vu de Tel-Aviv
- Israël : crises
- ISRAEL-Gaza: et après ?

jeudi 9 décembre 2010

Obama: deux pas en arrière...


En arrière, toutes!

_A quoi joue Obama, qui renonce à demander à Israël de geler ses colonies en Cisjordanie ?
Changement de tactique, de stratégie?
Plutôt impuissance et abandon. D'autres chats à fouetter?
L'affaiblissement politique du Président n'explique pas tout.
"Ce revirement sonne comme un aveu d'échec pour Barack Obama, qui a fait de la paix au Proche-Orient son objectif prioritaire en matière de politique étrangère, allant même jusqu'à en fixer la date: septembre 2011. "Quand nous reviendrons ici l'an prochain (…) il y aura un nouveau membre des Nations unies, l'Etat souverain et indépendant de Palestine, vivant en paix avec Israël", avait-il ainsi déclaré à la tribune des Nations unies en septembre dernier. Et ce d'autant plus que les discussions seront désormais indirectes..."(JDD)
___________________L'intransigeance d'Israël est vivement critiquée ... comme d'habitude. Avec les résultats attendus: inertie, oubli, résignation, fatalisme, découragement. Words, words!...
__Il s'était engagé à vouloir prendre l’affaire en main et avait suscité un temps quelque espoir. Il avait même utilisé un ton ferme envers Israël en recevant Mahmoud Abbas.
Pauvre Abbas!, "facile à plumer", comme disait Sharon
____Qui
a finalement le leadership dans le dossier palestinien ? Le centre de décision semble se situer à Tel-Aviv, où la droite israëlienne donne le ton, soutenue par l'AIPAC. L'horizon d'un possible début d'éventuel accord recule encore. On savait que, depuis Sharon, Israël n'en voulait pas, tout en prétendant le contraire, pour gagner du temps,sous la pression de la droite religieuse qui veut continuer comme elle l'entend la colonisation de la dénommée "Judée-Samarie", terminologie qui représente tout un programme.
__« Sharon fera la paix... quand les Palestiniens seront fi
nlandais », prédisait à juste titre Charles Enderlin (Libération, 20 octobre 2004). Autrement dit, quand les poules auront des dents...
___Sidérant, cynique, mais pas étonnant. Dés sa campagne électorale, Obama s'était engagé sans restriction vis à vis de l'AIPAC. Puis il avait fait d'Emanuel Rahm son bras droit, bon connaisseur de la Maison-Blanche et homme d'influence.
("Notre homme à la Maison-Blanche" titrait le quotidien israélien Maariv au sujet de Rahm Emanuel. Et son père, ancien nationaliste d' "Etzel" qui a mené une guérilla contre les Britanniques avant l'indépendance d'Israël insiste: "Il est évident qu'il va influer sur le président pour qu'il soit pro-israélien" assure-t-il."_ L'express_).Barack Obama a appris à aimer Israël.
_Puis, da
ns son discours d'ouverture symbolique du Caire, il avait laissé espérer une future velléité de relancer une possible négociation. Des démarches furent timidement entreprises en ce sens, avant un recul, Obama cédant sous l'intimidation, Israël accusant Obama de penchants propalestiniens. Réactions indignées de la part des conservateurs israëliens. Puis nouvelle proposition...avant un nouveau froid entre Israël et Washington .
Politique
fluctuante, double langage. Deux fers au feu ou jeu de dupes?
_Comment cela pouvait-il en être autrement, quand on pointe ses engagements antérieurs:
"Israël est « notre plus grand allié dans la région et la seule démocratie établie » a dit Obama... « nous devons préserver notre engagement total à l’égard de la relation de défense unique avec Israël en finançant entièrement l’aide militaire et en poursuivant les travaux sur Arrow et les programmes de défense anti-missile apparentés ». De tels systèmes avancés coûtant des milliards de dollars aideraient Israël à « décourager les attaques lancées par missile d’aussi loin que Téhéran et d’aussi près que Gaza », a-t-il affirmé,. Comme si la population de Gaza, affamée, assiégée et traumatisée était sur le point de produire des missiles balistiques intercontinentaux.... Pas une critique d’Israël ne sortit de la bouche d’Obama, ni pour ce qui est de la construction ininterrompue de colonies et du mur ou des bouclages qui rendent la vie intenable pour des millions de Palestiniens.")
___L'
aide américaine, qui pourrait être le moyen de pression décisif, se poursuit.
Les Etats-Unis d’Amérique, accordent chaque année à l’Etat hébreu, de l’ordre de 1,4 milliard de dollar. La colonisation est sans effet sur l'aide des Etats-Unis à Israël. On remarque que l'aide militaire ne connaît pas la crise...et arrange les industriels de l'armement.
La clé du blocage ne se situe-t-elle pas là, dans le cadre du "problème iranien", objet d'attention redoublée de la part du locataire de la Maison Blanche?
-Ne laissons pas faire l'annexion de la Palestine !
-La prochaine guerre?