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vendredi 8 septembre 2017

Tabler sur les tablettes?

T'as ti ta tablette?...à l'école
                         Face à l'engouement naïf et inconsidéré de naguère, les désillusions viennent peu à peu. Comme les remises en question.
     On voyait dans le tablette et le numérique en général en milieu scolaire, le moyen miracle pour motiver les élèves, les autonomiser, compenser les défaillances du système, peu interrogées.
  Pour les plus ardents frères prêcheurs de la modernité à tout prix, les pourfendeurs du livre, ce devait être l'arme d'instruction massive, du moins dans l'enseignement primaire. 
    Adieu livres, cahiers, crayons, buvards et notes superflues. La tablette allait balayer les vieux outils scolaires de papa et faire entrer la classe dans une ère nouvelle, forcément moderne, où le ludique et le savoir seraient enfin mariés.
     Or, des enseignants, mais pas seulement, ont vite vu les effets pervers de cet engouement et de la généralisation de la sainte tablette, parfois généreusement proposée gratuitement par les instances départementales.
    La logistique fut loin de suivre et les critiques ne tardèrent pas à s'exprimer de l'intérieur.
        Une parole de sagesse vint récemment mettre les choses en place, rétablir un équilibre qui tendait à se rompre, en remettant en cause un mythe:
     A l’école, pour éduquer au numérique, il faut d’abord apprendre aux élèves à s’en passer...
        Comme le font les malins de la Silicon Valley, pourtant numérisés jusqu'à l'os.
  Le tout numérique le plus tôt possible de l'époque antérieure, vu comme le moyen infaillible de rattraper le retard que pointe le rapport Pisa (ce fétiche discutable) est pire qu'une mauvaise chose, du moins avant quinze ans. Et encore, avec modération contrôlée.
   Surtout quand on a drastiquement réduit les heures de français, base de tout apprentissage, que le temps scolaire est colonisé par des activités non fondamentales.
       Il y a bien des raisons de ne pas utiliser les tablettes dans l’éducation et de pas être formatés Microsoft.
  Les enfants ont besoin d’être encouragés à beaucoup écrire pour apprendre, que ce soit en prenant des notes, en rédigeant des devoirs, des rapports, des manipulations de données, des écrits d’invention ou des dissertations....
    La colonisation précoce par le numérique pose plus d'un problème.
  Le salut ne viendra pas du  numérique, si les fondamentaux continuent à être trop souvent négligés et si la médiation est défaillante.
   De plus, les écrans défavorisent les plus défavorisés.
    Certains parlent de désastre ""Pendant que certains cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans, la France s’est lancée, sous prétexte de 'modernité', dans une numérisation de l’école à marche forcée – de la maternelle au lycée. Un ordinateur ou une tablette par enfant : la panacée ? Parlons plutôt de désastre"...
   Si le numérique à l’école est inutile en pédagogie, il est bon pour Microsoft: "« Ce ne sont pas les ordinateurs et les tablettes qui vont permettre aux élèves de mieux apprendre, affirme, de son côté, l’ingénieur Philippe Bihouix, coauteur d’un livre sur l’école numérique. Il est tout à fait possible de mettre en place une pédagogie active et innovante sans avoir recours aux nouvelles technologies. Les arguments pronumériques, qui ne font finalement que prolonger des arguments ressassés depuis la fin du XIXe siècle au sujet de l’innovation pédagogique — concernant la motivation notamment —, sont d’une fragilité extrême », analyse-t-il. Pour lui, l’« école numérique » « incite les enfants à passer toujours plus de temps devant les écrans, à l’école comme à la maison, en plus des heures passées sur les jeux vidéos, les réseaux sociaux ou devant la télévision ». « Pire, elle légitime l’écran », fait-il observer"
   L'innovation n'a pas de valeur en elle-même.
      Bref, un certain sevrage numérique s'impose et un retour rénové à l'essentiel est une urgence.                Intéresser et distraire ne peuvent être confondus.
            Demain un retour vers un peu plus de raison?...
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- Tablettes en question.
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mardi 15 juillet 2014

L'école et le numérique

 Demain, tous programmeurs!
                                                    A vos tableaux tablettes!
L'école doit être moderne, disent-ils...
       On entend ce discours depuis les années 80 , où l'on a commencé à ouvrir l' école sur la vie, c'est à dire à tous les vents. Où elle s'est convertie à l'entreprise, jusqu'à en mimer l'esprit, où la culture de papa devait être délaissée au profit des technologies modernes, où les lettres devaient céder le pas à l'utilitaire, faire la place à la sacro-sainte communication...
    Aujourd'hui s'ouvre l'ère du colonialisme numérique: la culture est au bout de la tablette. Foin des fondamentaux, des apprentissages de base! Place à la magie du numérique, qui sauvera le monde...et l'économie.
    La maîtrise du langage écrit n'est plus assurée, jusque dans les facs et les écoles d'ingénieurs, l'orthographe de base est devenue une vieille lune, la lecture est en chute libre.
        Et en voudrait prendre encore du temps sur le français qui a rétréci comme peau de chagrin, l'histoire, etc... pour enseigner le code informatique à l'école! 
     C'est un académicien qui le dit!     "  L'écolier français fera-t-il bientôt des lignes de code à côté de ses lignes d'écriture ? Dans un monde où l'ordinateur prolonge nos cerveaux, la capacité à programmer et plus largement à maîtriser ce qui se passe derrière l'écran est en train de créer une nouvelle élite. A eux les emplois de demain, certes, mais aussi l'usage plus intelligent des appareils courants. « L'informatique façonne le monde moderne. Il faut casser la frontière entre ceux qui sont capables de créer, et ceux qui resteront des consommateurs d'écrans », résume l'académicien et professeur au Collège de France, Gérard Berry...
Mais  "Est-ce à l'école d'enseigner ces langages que l'ordinateur sait interpréter ? « Oui », répondent 87 % des parents interrogés par BVA pour Syntec Numérique dans une consultation rendue publique mercredi 21 mai. Le 14, un rapport d'information sur le « développement de l'économie numérique », signé par les députées Corinne Erhel (PS) et Laure de La Raudière (UMP), insistait déjà sur la nécessité d'« éveiller les élèves dès l'école primaire » et de créer « un enseignement dans le secondaire ».   A cette convergence de plus en plus large s'opposent les tenants de l'idée que l'école ferait bien d'enseigner à lire et compter à tous ses élèves avant de se fixer d'autres missions… Fût-ce l'apprentissage de ce qui va devenir, selon certains, la langue universelle de demain..."
         Donc, dès septembre, dès le primaire (pourquoi pas la maternelle?), avec des formateurs non formés, on fonce vers le nouvel eldorado de la connaissance, la nouvelle langue de Leibniz... en plus de l'anglais...et diverses matières dites d'ouverture...
     Le ministre a de l'ambition, il envisage aussi "un grand programme en faveur de la filière industrielle française du numérique éducatif". D'ici 2020, "70% des élèves du primaire et de collège et 100% des enseignants" seront équipés "en PC-tablettes dotés de ressources pédagogiques numériques"
   Avec la fin des notes sanctions, qui consacre l'effondrement de l'orthographe (normal, on ne fait plus que trois ou quatre dictées par an...), voici le début du numérique valorisant, qui abolira le traumatisme des mauvaises notes...

     Le colonialisme numérique est en route, nouvelle illusion scolaire.
Vive la logique binaire et la pédagogie de la tablette! 
 ____________ Ce coup de gueule lancé, qui ne relève pas d'un combat d'arrière-garde mené par un papi nostalgique du porte-plume, de l'encrier et du tableau noir, qui passe beaucoup (trop?) de temps devant son écran, l'école doit, bien sûr, dans une mesure raisonnée, intégrer les outils de son temps. Le numérique fait partie de notre horizon et il y a sur ce sujet bien des apprentissages à mener.
    Puisque son usage commence de plus en plus tôt et de manière totalement anarchique, que peu de parents jouent dans ce domaine leur rôle de modérateurs et de pédagogues, il reviendrait d'abord à l'école d'apprendre le discernement dans l'usage culturel de l'outil informatique.
   Apprendre à mener collectivement une recherche en privilégiant la réflexion critique à l'égard des sources où l'on se noie le plus souvent. Développer un sens aiguisé de l'exigence sélective pour mettre de l'ordre dans le désordre immense des données numériques, en évitant les habituelles dérives du copier-coller, hantise des prof de facs, etc...Il y a là-dessus beaucoup à faire, même si certains le font déjà.
      Mais peut-on mener ce difficile et exigeant programme sans bases culturelles solides, sans (osons le mot!) une instruction digne de ce nom? L'esprit ne peut s'enrichir que sur des fondements déjà assurés.
       Avant un plan informatique démesurément ambitieux, un plan pour sauver l'école de ses maux accumulés est la première des urgences....
  Mais la rue de Grenelle, annexe de Bercy, est-elle encore capable d'entendre ce langage-là?
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-Un point de vue par B.Stiegler 
-Le net et ses pièges.
-Comment arriver au web3 critique?. 
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-Relayé par Agoravox
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samedi 5 janvier 2019

Coder ou décoder?

In Code we trust?
                      C'est très tendance, rue de Grenelle: 
                                   Il faudrait apprendre à coder.
                Le plus tôt possible.
    Nous sommes à l'ère du numérique jusque dans les salles de classe et il serait nécessaire d'être soi-même programmeur en herbe, même en culottes courtes.
    
    Mais la question fait débat. Un débat de priorité et un autre de nécessité.
  Alors que les fondamentaux ne sont plus vraiment intégrés dans nos écoles, surtout en français, langue sacrifiée mais décisive pour l'apprentissage pour tout le reste (même des mathématiciens le soulignent), faudrait-il encore en plus s'initier à une nouvelle discipline, vite obsolète d'ailleurs, dans l'éclatement des savoirs et la dispersion des connaissances diffusées?
      Il y aurait un mythe et une illusion à suivre une telle tendance, selon des programmeurs eux-mêmes.Certaines grosses têtes du numérique de la Silicon Valley repoussent le plus possible pour leurs enfants l'usage de la tablette, estimant que l'essentiel est ailleurs, surtout à l'age où les jeunes esprits doivent surtout et d'abord apprendre par eux-mêmes et former leur jugement.
    Certains parents sont prêts à faire le pari, estimant que plus l'apprentissage est précoce, plus la maîtrise sera grande sur les arcanes de la grammaire et de la syntaxe numérique..
            Donc, demain, tous codeurs?
   On n'en voit guère la nécessité, mis à part l'investissement moindre qui en résulterait pour les disciplines comme les mathématiques, bonne école de logique, qui voient leurs exigences se réduire peu à peu, comme pour le reste...     
    Et, pour être un bon chauffeur, faut-il connaître les arcanes de la technologie de plus en plus sophistiquée qui se cache sous le capot de sa voiture?
   Il faudrait au plus vite, dans un école en crise et de plus en plus défaillante, se remettre sérieusement à ses missions: instruire, former le futur citoyen, former le jugement et le goût, développer l'esprit critique, poser les bases des futurs savoirs qui ne finissent jamais. C'est déjà beaucoup.
     Le secrétaire d'Etat au numérique (*) oublierait-il ce qu'il y a de fondamental à l'école, notamment apprendre à vivre et redonner le sens dss valeurs..
 La tablette avant le tableau, est-ce vraiment la meilleure idée?
        Bref, apprendre à "décoder" la vie, par le génie d'un langage bien maîtrisé, n'est-ce pas là l'essentiel des missions de l'école?
          Le numérique à l'école véhicule bien des illusions, s'il sort du rôle de simple appoint.
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 - (*)...Entre l’Education nationale qui l’a inscrit au programme de la primaire et du collège en 2016, les Gafa qui s'expriment de plus en plus régulièrement sur le sujet et le nombre de start-up qui surfent sur la vague, difficile de ne pas avoir un avis sur la question.
  La semaine dernière, le secrétaire d’État au Numérique Mounir Mahjoubi a indiqué à 20 Minutes qu’une épreuve de code au bac « ne le choquerait pas ». Ce mardi encore, Facebook a profité de Connexions, sa première exposition interactive à Station F, pour offrir des ateliers d’initiation à la programmation informatique avec Magic Makers. A croire que si votre bout de chou ne sait pas développer un site Internet et créer une appli avant ses dix ans, il n’a plus qu’à arrêter l’école et pointer directement à Pôle emploi. Le code est-il vraiment la réponse à tous nos problèmes futurs ? Pour certains, il est le salut de la génération Alpha...
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mardi 26 septembre 2023

Ecrans toxiques

 Y revenir. Quitte se répéter

                                     Car le problème n'est pas anodin. Il n'est pas seulement psychologique, il est aussi culturel. Et il est mondial. Le portable n'est pas qu'un outil souvent utile au quotidien, même si la plupart de ses usages relèvent de l'inutile ou du ludique, il est aussi une entrée (trop) facile sur des domaines discutables ou pervers. Des sites non régulés, laissés à des marchands sans scrupules, qui marchent au nombre de clics, mus par le seul business. Ne parlons pas du pire.  Les efforts difficiles de quelques parents militants pour la maîtrise de l'objet tant convoité restent très marginaux.                                                                                C'est plus que le conformisme qui est stimulé dès le plus jeune âge, c'est l'accès sans frein à des données compromettant les capacités d'attention, l'accès graduel à la maturité affective, l'élévation à la lecture en général, à l'exercice de la pensée maîtrisée, diversifiée et nuancée, contre des prêts-à-penser offerts sans réserve. Il n'y a que des inconvénients à exposer aux écrans les plus jeunes, qui sont surexposés, de manière souvent jugée ludique. L'excès en ce domaine se paiera cash. Les jeunes enfants sont les premières victimes.Cela finit par se savoir et par faire consensus: trop d'écrans nuisent à leur santé, pas seulement psychique, non seulement à cause de leur aspect chronophage et de la captation d'attention qu'ils engendrent, mais aussi par leurs contenus, souvent d'une violence banalisée. Le danger n'est pas toujours mesuré de l'usage non maitrisé des écrans de toutes sortes de certains outils numériques.


         Trop d' écrans font écran.    On ne le répétera jamais assez. Leur usage immodéré fait trop souvent obstacle à la réalité, à la perception correcte du monde, forme un filtre par rapport au monde que nous vivons, un frein à la réflexion sur celui-ci, sur nous-mêmes et nos potentialités.  Le virtuel tend à prendre le pas sur le réel.  Utilisés à haute dose, les écrans nuisent à notre capacité d'attention, à notre rapport à la vie réelle et à notre santé aussi, quand ils deviennent chronophages, quand ils se font toxiques. A conseiller avec modération. Pour les enfants surtout.       Les leaders de la Silicon Valley  le savent bien, qui éloignent les leurs le plus possible de ce qui ne remplace pas la présence humaine, la pédagogie vivante, les relations concrètes. Il y a lieu dans bien des cas de s'inquiéter de l'omniprésence des écrans de toutes sortes, de leur envahissement non contrôlé, de la fascination qu'ils procurent très tôt, de la dépendance qu'ils entrainent, de la passivité qu'ils créent, surtout quand la pratique n'est pas encadrée. Et l'on s'étonne que la concentration des enfants pose problème, que son enfermement passif devienne problématique quand la boulimie s'installe...Si rien n'est fait, on prépare (déjà) une génération de zombies, de caractériels et de diabétiques par manque de mouvement.                                                 "....Télé allumée en permanence, dessins animés pour mieux faire avaler les repas, jeux sur appli pour calmer les cris, parents rivés sur leurs téléphones, il en faut peu pour rendre son enfant accro aux écrans. Les Centres médicaux psychologiques sont assaillis de très jeunes enfants, surexposés aux écrans dès le berceau, qui présentent des symptômes en tout point semblables à ceux des enfants autistes, ou avec des troubles massifs de l'attention. Retards important de langage, grande agitation, absence de coopération, manque de concentration, comportements violents et addictifs, isolement, à travers la présentation de nombreux cas de patients, Sabine Duflo, psychologue clinicienne, pousse un cri d'alerte : les écrans sont des retardateurs puissants du développement des compétences cognitives et relationnelles Mais en supprimant ou en régulant fortement leur usage, il est possible de modifier très rapidement et profondément les symptômes de troubles d'allure autistique ou de TDAH. Elle propose ainsi des solutions simples, applicables et déjà testées avec les familles, notamment la méthode des 4 temps sans écrans (smartphone/tablette/TV/Jeux vidéos/ordinateur) : Pas d'écran le matin, Pas pendant les repas, Pas avant de se coucher, Pas dans la chambre de l'enfant..."                                            _____La surabondance des écrans dans la vie quotidienne, dans tous leurs usages et leurs diversités, l'invasion du numérique dans les aspects les plus divers de la vie sociale et intime posent problème à plus d'un titre. L'utilité de la plupart de ces nouvelles technologies n'est pas à discuter dans nombre des secteurs, même si les modalités de leur introduction dans la vie quotidienne peuvent avoir des conséquences d'une grande violence, notamment sur les conditions du travail.  La présence des écrans au coeur de la vie de famille et de la vie personnelle, dans son aspect utilitaire mais surtout ludique, pose plus d'un problème. Du smartphone aux jeux vidéo, il y a un mésusage de plus en plus signalé, qui met en péril les relations familiales et sociales et, par ses aspects chronophages, compromet la disponibilité à d'autres tâches, affecte les dispositions affectives et sociales, les capacités d'ouverture aux autres et d'attention.  Les effets toxiques de la surconsommation du numérique commencent à être mieux connus, même s'il y a toujours débat entre spécialistes. Une addiction qui peut prendre des dimensions inquiétantes, psychologiquement et même physiquementJusqu'à la nomophobie.                                       Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.
Dans son étude fouillée au titre provocateur, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....

          « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents.."
      Un constat sévère, mais sans doute nécessaire  dans l'emploi anarchique de ce qui ne peut que proliférer. Des études incomplètes et encore discutées sur certains points, mais qui semblent bien corroborées par le simple constat empirique. Comme l'usage abusif des tablettes dans le domaine scolaire.
                    __Un décrochage inquiétant.__________

mardi 19 janvier 2016

Formatés Microsoft

 Nos élèves ont de la chance
                                      Gâtés qu'ils sont pas le géant de Redmond, bienfaiteur de l'école pour la circonstance.
  Une coquette somme sur la table.de la ministre.
     Une bonne affaire pour le partenaire américain.
    Mais un système d’exploitation, même quasi-monopolistique, n'est pas la bible. Il y a d'autres choix, moins fermés, plus pédagogiquement intéressants, plus créatifs.
    L'opération s'est faite sans appel d'offre, s'il vous plaît! Pleine de juteux profits pour un système qui écrase les autres.
       ...Le marché du numérique est évalué à 100 milliards d’euros à échelle mondiale. Et on en attend une croissance de 1 500 % sur dix ans ! En France, le ministère de l’Éducation souhaiterait que 100 % des collégiens soient équipés d’une tablette tactile à la rentrée 2018. Un appel d’offres est en préparation, et Microsoft est dans les starting-blocks. Mais, plus important pour le géant, lorsqu’un élève apprend dès l’école à se servir de certains logiciels et outils, il y a fort à parier qu’il souhaite retrouver le même environnement informatique à son domicile et, plus tard, dans sa vie professionnelle. Un apprentissage logiciel, c’est développer une familiarité avec une interface et des mécanismes. Lorsqu’on en change, il faut tout réapprendre. Microsoft, en s’installant fermement à l’école, s’assure ainsi un bel avenir. L’argument est double : le géant explique aussi à l’éducation nationale qu’il faut former les élèves sur les outils les plus couramment utilisés au travail en entreprise, c’est-à-dire de la marque Microsoft…
    Un grand mécène nous est donné
    .     Le numérique devient la loi et les prophètes dans nos salles de classe.Le tout numérique est en route.
   Et la classe immersive, c'est fun.
                                       Pour des résultats douteux...
       En attendant, le lobbying se porte bien.
Tous à vos tablettes!
               ________  Et si on parlait d'instruction (oh! le vilain mot), de culture; de développement de l'esprit critique?
      L'illusion technologique risque de nous mettre sur la voie de l'abandon des missions essentielles de l'école (qui devrait d'abord rester centrée sur la maîtrise de la langue, une bonne culture générale, un esprit critique aiguisé) ), victime de la technolâtrie ambiante.   
          L'informatique d'accord, mais comme outil annexe et intelligemment utilisée
                 Vive le logiciel libre!(*)
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......13 millions! C'est ce que va débourser Microsoft pour le plan numérique du gouvernement! En échange de cette somme insignifiante pour la multinationale, l'Éducation Nationale va lui ouvrir toutes grandes les portes des établissements scolaires. Au menu: mise en place du "cloud" Microsoft, formations "gratuites" pour les enseignants, "charte de confiance" (sic!), mise à disposition de la suite bureautique de Microsoft etc.
          En clair, pour une poignée de lentilles, ce gouvernement veut livrer enfants et enseignants pieds et poings liés à une entreprise qui pratique l'évasion fiscale à grande échelle et continue à pratiquer la vente liée dans un pays où cette pratique est illégale.
Ajoutons que Microsoft pratique l'espionnage systématique de la population, que ses intérêts sont et ont toujours été d'enfermer les utilisateurs dans un éco-système totalement verrouillé au rebours des valeurs d'éducation et d'ouverture que prône l'EN et l'on comprendra la réaction outragée de centaines de professionnels et de dizaines d'associations et de syndicats à l'annonce de cet accord.
Cette décision révoltante démontre de façon éclatante l'ignorance totale dont font preuve nos politiques en matière d'éducation et d'informatique (et la collusion de leurs conseillers avec les puissances commerciales). Nous sommes des milliers de professionnels à nous battre au quotidien contre l'emprise des multinationales du numérique dans l'éducation, d'abord et avant tout parce que cette emprise est contraire à nos missions et aux principes que nous sommes chargés de défendre, la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité.
Obliger enseignants et élèves à utiliser un système aussi verrouillé que Windows, à utiliser une suite bureautique et des formats non interopérables, et par conséquent omettre de leur faire découvrir les fomats et les logiciels libres et ouverts constitue bien une atteinte à leur liberté.
Utiliser des logiciels commerciaux en classe c'est obliger élèves et enseignants à les utiliser à la maison, et ce faisant leur imposer d'acheter des logiciels coûteux, quand des alternatives libres (et gratuites) existent, c'est une atteinte à l'égalité.
Conforter les élèves utilisateurs d'ordinateurs dans leur rôle de consommateurs de logiciels commerciaux, au lieu de leur faire découvrir les vertus des communautés d'utilisateurs de logiciels libres et de la mise en commun de ressources, c'est une atteinte aux principes de fraternité et de solidarité.
Obliger tous les membres de la communauté éducative à utiliser des logiciels et des formats propriétaires dans le monde de l'éducation, c'est une nouvelle offensive des intérêts commerciaux à l'intérieur du service public, et cela constitue donc une atteinte à la laïcité de l'école.
Et le choix fait par le ministère de l'Éducation Nationale n'a même pas l'excuse de l'efficacité: tous les professionnels savent que les produits Microsoft sont de piètre qualité, qu'ils enferment les utilisateurs dans un système qui les rendra dépendants indéfiniment et qui coûte chaque année une fortune à notre pays ...
Si la Ministre souhaite suivre un cours de découverte de la notion de format ouvert et d'interopérabilité, nous serons nombreux à lui ouvrir les portes de nos classes et de nos amphis ...
[-Mediapart: (Bruno Menan, enseignant et membre de l'APRI) -]
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- On peut trouver ici l'acte de mariage: http://cache.media.education.gouv.fr/file/Partenaires/17/7/convention_signe e_506177.pdf
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- Relayé par Agoravox 
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mardi 6 avril 2021

Trop d' écrans font écran

 On ne le répétera jamais assez.

       Trop d'écrans font trop souvent obstacle à la réalité, forment un filtre au monde que nous vivons, un frein à la réflexion sur celui-ci, à nous-mêmes et à nos potentialités, si le virtuel prend le pas sur le réel.  A haute dose, ils nuisent à notre capacité d'attention, à notre rapport à la vie réelle et à notre santé aussi, quand ils deviennent chronophages, quand ils se font toxiques. A conseiller avec modération. Pour les enfants surtout. Les leaders de la Silicon Valley  le savent bien, qui éloignent les leurs le plus possible de ce qui ne remplace pas la présence humaine, la pédagogie vivante, les relations concrètes. Il y a lieu dans bien des cas de s'inquiéter de l'omniprésence des écrans de toutes sortes, de leur envahissement non contrôlé, de la fascination qu'ils procurent très tôt, de la dépendance qu'ils entrainent, de la passivité qu'ils créent, surtout quand la pratique n'est pas encadrée. Et l'on s'étonne que la concentration des enfants pose problème, que son enfermement passif devienne problématique quand la boulimie s'installe...Si rien n'est fait, on prépare (déjà) une génération de zombies et de caractériels.                                         "....Télé allumée en permanence, dessins animés pour mieux faire avaler les repas, jeux sur appli pour calmer les cris, parents rivés sur leurs téléphones, il en faut peu pour rendre son enfant accro aux écrans. Les Centres médicaux psychologiques sont assaillis de très jeunes enfants, surexposés aux écrans dès le berceau, qui présentent des symptômes en tout point semblables à ceux des enfants autistes, ou avec des troubles massifs de l'attention. Retards important de langage, grande agitation, absence de coopération, manque de concentration, comportements violents et addictifs, isolement, à travers la présentation de nombreux cas de patients, Sabine Duflo, psychologue clinicienne, pousse un cri d'alerte : les écrans sont des retardateurs puissants du développement des compétences cognitives et relationnelles Mais en supprimant ou en régulant fortement leur usage, il est possible de modifier très rapidement et profondément les symptômes de troubles d'allure autistique ou de TDAH. Elle propose ainsi des solutions simples, applicables et déjà testées avec les familles, notamment la méthode des 4 temps sans écrans (smartphone/tablette/TV/Jeux vidéos/ordinateur) : Pas d'écran le matin, Pas pendant les repas, Pas avant de se coucher, Pas dans la chambre de l'enfant..."                                            _____La surabondance des écrans dans la vie quotidienne, dans tous leurs usages et leurs diversités, l'invasion du numérique dans les aspects les plus divers de la vie sociale et intime posent problème à plus d'un titre. L'utilité de la plupart de ces nouvelles technologies n'est pas à discuter dans nombre des secteurs, même si les modalités de leur introduction dans la vie quotidienne peuvent avoir des conséquences d'une grande violence, notamment sur les conditions du travail.  La présence des écrans au coeur de la vie de famille et de la vie personnelle, dans son aspect utilitaire mais surtout ludique, pose plus d'un problème. Du smartphone aux jeux vidéo, il y a un mésusage de plus en plus signalé, qui met en péril les relations familiales et sociales et, par ses aspects chronophages, compromet la disponibilité à d'autres tâches, affecte les dispositions affectives et sociales, les capacités d'ouverture aux autres et d'attention.  Les effets toxiques de la surconsommation du numérique commencent à être mieux connus, même s'il y a toujours débat entre spécialistes. Une addiction qui peut prendre des dimensions inquiétantes, psychologiquement et même physiquement. Jusqu'à la nomophobie

       Plus d'un spécialiste de l'enfance et du développement du cerveau se rejoignent: la consultation immodérée des écrans dès la prime enfance et à proscrire, étant donnés les effets néfastes constatés au niveau psychologique et même physiologique: le développement du cerveau, très malléable dans les premières années, est compromis à plus d'un titre.         Les enfants ne devraient pas être abandonnés très tôt  au monde numérique pour des usages ludiques ou même pédagogiques, surtout hors de toute surveillance humaine.       Ce qu'on compris les concepteurs et les vendeurs de ces objets digitaux de la SiliconValley, qui proscrivent les tablettes pour l'éducation de leurs propres enfants.  Les facultés cognitives seraient compromises par un usage abusif des outils numériques. Les recherches se poursuivent sur ce sujet. Mais on sait déjà que le développement affectif et social est atteint à des degrés divers. L'addiction caractérisée aux portables se remarque aussi chez l'adulte, mais l'emprise est bien plus marquée dans les premières années, compromettant les possibilité d' apprentissages multiples et divers et sclérosant l'attention et la vie affective.

Dans son étude fouillée au titre provocateur, La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget remarque que dès deux ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque trois heures d'écran.. Ce docteur en neurosciences parle de "décérébration" au sujet de cette consommation croissante avec l'âge, dans toutes sortes d'activités, même parascolaires.    Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire et humaine des jeunes. Une étude encore en débat, mais qui ouvre des voies prometteuses....___________________

dimanche 9 août 2015

Un époque formidable...

 L'art caché

      Ah! les cachottiers!

On aimerait aussi en profiter..
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Jusqu'où peut aller la paranoïa sécuritaire des (très) riches!
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Opérateurs  et opérés

C'est risqué...

Un appel entre deux coups de bistouri.
Jamais sans mon smartphone...
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 Veinards!
 
Que de sollicitude!


Les habitants du Koweit  sont vraiment gâtés!

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 Nouveaux Robins des Bois

 
Heureusement, les millionnaires sont épargnés!

Ils ont eu chaud!

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Silence, on fouille...

Ne rien laisser trainer sur votre tablette.

Big Brother veille...
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 Alerter Angela!




La pauvreté augmente encore en Grèce en Allemagne.



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lundi 9 mars 2020

Lorsque Jésus tweetait

Hors du tweet, point de salut!
                                                   C'est un cardinal qui nous le dit:  Jésus a été la première personne à tweeter.
 Gianfranco Ravasi, ministre de la Culture du pape, a osé cette formule, sans doute inspirée par l'Esprit Saint, qui lui aurait envoyé un mail sur son Galaxy dernière génération.
     C'est la fin de la technophobie naguère cultivée par l' Eglise frileuse de papa.
Ouverture maximale sur le monde! 
Le Vatican se veut maintenant hyperbranché, à la pointe du progrès numérique. François lance l'Eglise dans le XXIe siècle.
   Benoit, avait  ouvert la voie, avec la médiatisation que l'on sait...
  Habemus Tweeter! s'extasiaient les fidèles, conquis par cette audace ecclésiale.
Mais ce que l'on ignorait, c'est que le divin Patron avait depuis longtemps lancé la mode, du côté du lac de Tibériade. 
Sa vie de bohème faisait de lui un hippie, mais branché 4G.
   Délaissant les antiques tables de la Loi, celle qu'un Dieu lointain avait dictées à Moïse, il optait pour la tablette et la paternelle connexion divine permanente, qui lui inspirait tant de formules édifiantes, qui resteront pour l'éternité.
Tweetamus et salvamus!
Tweetons, mes frères!
C'est en tweetant que l'on peut sauver son âme et rejoindre (peut-être...) un jour le Tweeter Suprême.
Amen!☺ 

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samedi 29 février 2020

La solution

Faits d'hiver aux USA.
                                 Une nouvelle fusillade, comme on ne les compte plus au pays de l'oncle Sam, et de la très influente NRA, qui a pignon sur rue et sur assemblées.
 C'est devenu une routine, là où les armes, parfois les plus lourdes (on n 'est jamais assez protégé!), se vendent encore comme des petits pains.
    Mais une parade radicale a été trouvée.
  Il fallait y penser. Les Zuniens ont du génie.
      Cela va bientôt être la fin des tueries de masse en constante augmentation, notamment dans les établissements scolaires.
  Armer les enseignants et les étudiants ne suffisait pas, comme le préconisait le shérif de la Maison Blanche.
    Offrir ou faire acheter des boucliers pare-balles aux élèves, voilà la solution. Un cadeau utile. A mettre discrètement dans le sac, à côté de la tablette numérique.
    Une offre vraiment bienvenue, après la 291e fusillade dans une école depuis 2013, sans parler des autres.
  Ainsi sont préservés l'esprit du sacro-saint deuxième amendement et...les intérêts philanthropiques de la NSA, qui n'a comme souci que de veiller à l'auto-défense des honnêtes citoyens. Comme elle dit.
    Jamais sans mon arme! Mais aussi jamais sans mon bouclier!
        Que du bon sens. Le GI sur le terrain de combat a bien son gilet pare-balles. Et en Floride, comme dans le Connecticut, c'est la guerre. Pire. L'ennemi est partout. Inattendu, non identifiable. Le voisin, prêt à péter les plombs, le copain renvoyé injustement de son établissement, le déséquilibré hors de contrôle.
   En Absurdoland, il faut s'attendre à tout, partout.
   On est dans l'ordre de l'intime, le marché des armes- pas que des petites!- est grand ouvert et il y en souvent plusieurs dans le salon familial.
     En mars dernier, le New York Times faisait part d'un bien triste constat: depuis la tuerie de l'école primaire Sandy Hook, le 14 décembre 2012 dans le Connecticut, 148 personnes sont tombées sous les balles d'assaillants dans le milieu scolaire. Ces tueries de masse ont boosté le marché des équipements et systèmes de protection aux États-Unis. Rien que l’année dernière, les ventes ont atteint les 2,7 milliards de dollars (environ 2,3 milliards d’euros). Car la sécurité a un coût: les plaques Unequal avoisinent les 130 euros...."
   Gagner sur les deux tableaux, il fallait y penser.
         Les protestations de masse contre l'utilisation aveugle et ultra-permissive des armes de tous calibres n'ont pas produit l'effet escompté. Pas plus que les larmes d'Obama. Dur, dur, d'aller contre le business ambiant. 
     Pray and cry: c'était tout ce qui restait à faire. Maintenant, il y a protect yourself with Unequal.
       Un grand progrès. On a bien des boucliers anti-missibles. A échelle plus réduite, avec les boucliers personnels, nulle doute que la mortalité accidentelle ou volontaire violente va baisser spectaculairement.
  Puisqu'on ne peut pas contrôler le développement  des guns (c'est génétique), on va pouvoir permettre aux fêlés de la kalach'  d'exercer leur passion sans risques.
        En attendant que la civilisation vienne adoucir les moeurs et contrecarrer les habitudes ancestrales, puisqu'il n'y a plus de bisons ou d'Indiens à shooter, sortez votre bouclier!
     On peut toujours s'inspirer des paroles d'EinsteinLa folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent.
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