CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT.
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" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile."
[Thucydide]---------------------
" Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus]
Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Le MILLION de visites est atteint.
Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
____ Chine: en tête dans la guerre commerciale mondiale? C'est du moins ce qui apparaît pour l'instant, malgré ses faiblesses, les incertitudes, dans sa rivalité avec les USA. De spectaculaires avancées dans le nucléaire
____ Une nouvelle forme de sous-traitance déshumanisée au Japon. Des formes variées, bien illustrées par Ken Loach
____ Poutine: une nouvelle arme de destruction massive. Comme son homologue américain
«Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté» (Confucius)
“La liberté, c’est de transgresser.”À quoi pensait Nicolas Sarkozy lorsqu’il prononçait cette phrase ? Avant l’élection présidentielle de 2007, nous avions pris l’initiative de faire dialoguer le futur président, alors candidat, avec le philosophe Michel Onfray, à qui il avait été proposé de représenter la gauche radicale. Un dialogue détonnant qui nous avait valu des réactions parfois outrées, parfois enthousiastes. Sarkozy s’était notamment attiré – à juste titre – les foudres de l’opinion pour avoir prétendu qu’on “naît pédophile”, comme si des individus étaient génétiquement programmés pour devenir des criminels. Étrangement, le politicien défendait pourtant une certaine forme de liberté, tout en insistant sur la nécessité de mettre en place des lois et une autorité forte. “Sans règles, pas de transgression. Donc pas de liberté”, concluait Nicolas Sarkozy. Le président déchu trouvera-t-il les moyens de défier l’ordre établi depuis sa cellule ? Après tout, “Sarko” a toujours été bravache et semble vouloir le rester jusque derrière les barreaux, lui qui a emporté pour lectures une biographie de Jésus et Le Comte de Monte-Cristo. Rien que ça !
En relisant cet échange, on se pose la question : l’homme naît-il malhonnête, ou se laisse-t-il corrompre par les événements ? Serais-je moi-même devenue un politicien véreux, si j’avais traîné trop longtemps mes guêtres dans les coulisses du pouvoir ? La bataille entre l’inné et l’acquis se joue dans chaque procès de criminel, y compris dans celui de Cédric Jubillar, qu’analyse pour nous Sonia Feertchak. Selon Gaspard Kœnig, il faut être fou pour se porter candidat à l’élection présidentielle. Est-ce une telle déraison qui a emmené Donald Trump au pouvoir ? Et peut-on résister à l’hubris politique autrement qu’en mettant en scène son ridicule ? C’est le sens des manifestations “No Kings”, dans lesquelles les militants se déguisent en grenouilles gonflables, comme s’ils voulaient se faire aussi dingues que leur roi, nous explique Andrea Colamedici. Et vous, quelle est votre folie ?
Néoconservatisme: Hayek en a rêvé, Reagan l'a entamé, Trump le fait.
La parenthèse Biden n'aura pas duré longtemps. Avec le retour de Demolition man s'ouvre une période inédite, de grande incertitude et de périls redoutés. La venue de libertariens d'un nouveau genre, à l'extrême opposé de la ligne de Roosevelt, de lecteurs fervents de Ayn Rand, apôtre de l'individu sans liens. La prise du Capitole représentait un signe prémonitoire et inquiétant. Pur libertarien, Trump? Cela se discute aux yeux des puristes. En tout cas, tout de prépare pour dépecer l'Etat. Sans régulation. C'est en tout cas ce qui est visé. Le marché au au-dessus de tout.
Un peu de libertarisme, du néo-conservarisme, beaucoup d'affairisme et d'aventurisme. Les grandes lignes du programme trumpien se dessinent peu à peu, malgré le flou relatif. Dans l'état actuel, "...le projet présente quatre objectifs principaux dansMandate for Leadership : restaurer la famille en tant que pièce centrale de la vie américaine ; démanteler l'État administratif ; défendre la souveraineté et les frontières de la nation ; et garantir les droits individuels donnés par Dieu pour vivre librement. Le président de la 'Heritage Foundation, Kevin Roberts, écrit dans l'avant-propos duMandate :« La longue marche du marxisme culturel à travers nos institutions est arrivée à son terme. Le gouvernement fédéral est un mastodonte, utilisé comme arme contre les citoyens américains et les valeurs conservatrices, et la liberté est assiégée comme jamais auparavant. » Il est inspiré par lathéorie de l'exécutif unitaire. Le Projet 2025 envisage des changements généralisés au sein du gouvernement, en particulier en ce qui concerne les politiques économiques et sociales et le rôle du gouvernement fédéral et de ses agences. Le plan propose de prendre le contrôle partisan du département de la Justice (DOJ), du Federal Bureau of Investigation (FBI), du département du Commerce, de la Commission fédérale des communications et de la Federal Trade Commission (FTC), ainsi que de démanteler le département de la Sécurité intérieure en le subdivisant en plusieurs ministères. Il prévoit aussi de réduire fortement les réglementations environnementales et climatiques pour favoriser la production de combustibles fossiles. Le projet cherche à instaurer des réductions d'impôts, même si ses auteurs ne sont pas en accord sur le degré de protectionnisme à adopter. Il recommande de supprimer le ministère de l'Éducation, dont les prérogatives seraient transférées à d'autres agences ou supprimées. Ce projet conduirait les États-Unis à réduire leur financement des recherches sur le climat, tandis que les National Institutes of Health (NIH) seraient réformés selon des principes conservateurs..." Sans parler du droit des femmes revu et corrigé....
Qui l'eût cru? L'ère des aventures guerrières à la Bush, c'est fini. Voici venu le temp du repli de l'Amérique sur elle-même. De la Terre de feu au Groënland, c'est (re) devenu un domaine réservé, doctrine Monrë oblige. Le multiculturalisme, c'est fini. Chacun chez soi. Voici venue l'heure des empires! L'artisan de la paix mondiale, qui attend son prix Nobel, oeuvre à reconstruire Gaza pour en faire une attraction touristique de première grandeur. L'ONU, c'est fini! Donald remplacera l'institution internationale désuète avec efficacité. Mais l'histrion de la Maison Blanche n'en est pas à une contradiction près: "...Car malgré“les déclarations tonitruantes”de Donald Trump,“la paix reste loin à Gaza”,renchérit Le Soir.“Depuis la trêve, en octobre, plus de 600 Palestiniens ont été tués dans des frappes ou des tirs israéliens. L’armée n’a montré aucun signe tangible de retrait de la ‘ligne jaune’, tandis que le Hamas a repris le contrôle des zones évacuées, sans intention de désarmement”,constate le quotidien belge. PourHa’Aretz,“tout aussi insignifiant semblait être le fait que Trump ait convoqué une réunion de dirigeants mondiaux alors que les États-Unis déployaient massivement des moyens militaires au Moyen-Orient à un rythme sans précédent, alors qu’une guerre contre l’Iran pourrait éclater d’ici quelques jours..." Comme d'habitude, il a fait du "trés bon travail", selon ses modestes expressions Il suffit de lire son hilarant discours... Burlesque et inquiétant. Tout finira bien, il l'assure, c'est surtout une affaire de business...as usual. Un paradis sur terre, où seront joints l'utile et l'agréable... Alleluia! God bless America!
Demolition Man veut faire le ménage. Radicalement. En élargissant le champ de ses cibles. Les menaces se font plus précises, plus ciblées, plus radicales, plus insensées. Dans tous les domaines. Il n'y aura bientôt plus une voix d'opposition. pour contester l'arbitraire de ses mesures. La montée d'un national capitalisme autoritaire et d'un nouveau maccarthysme se précisent de jours en jours, même contre les critiques les plus mesurées. Les Démocrates sont KO, incapables pour l'instant de réagir collectivement, comme paralysés par la peur. La captation des ressources peut continuer sans règles. Le spectre d'un fascisme numérique se précise. On assiste à une polarisation extrême et dangereuse, __ Quel avenir pour l'opposition aujourd'hui dispersée?...
"...L’assassinat de l’influenceur d’extrême droite Charlie Kirk sert de prétexte à une offensive présidentielle contre la gauche, « radicale » ou pas. Au moment même où le Parti démocrate est bousculé par son aile « socialiste », que reste-t-il des modérés ?...Le parti parti est divisé depuis la défaite de la candidate démocrate Kamala Harris, vice-présidente de Joe Biden, en novembre 2024, face à Donald Trump. Dans un premier temps, les démocrates, sonnés, ont semblé muets face à l’autoritarisme présidentiel. Puis, peu à peu, des voix se sont fait entendre. Notamment celles, à l’aile gauche du parti, des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA, Democratic Socialists of America), qui, constate Mathieu Bonzom, « utilisent de manière un peu opportuniste les primaires », comme à l’occasion de l’élection municipale de New York, mais sont « loin d’avoir accumulé assez de pouvoir pour exister indépendamment avec l’éventualité, un jour, de remplacer le Parti démocrate par un parti véritablement de gauche ».
DepuisDepuis l’assassinat de l’influenceur trumpiste Charlie Kirk, mercredi 8 septembre, Donald Trump et son entourage accusent la « gauche radicale » et promettent de tout faire pour punir celles et ceux qui incitent à la violence. Le Parti démocrate, lui-même visé par la colère Maga (de « Make America Great Again »), a mis en garde contre toute répression des opposant·es. Mais « les cibles sont multiples, l’enjeu va bien au-delà du Parti démocrate », souligne Mathieu Bonzom,maître de conférences en études anglophones à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique, dans un entretien à MediapartLe parti parti est divisé depuis la défaite de la candidate démocrate Kamala Harris, vice-présidente de Joe Biden, en novembre 2024, face à Donald Trump. Dans un premier temps, les démocrates, sonnés, ont semblé muets face à l’autoritarisme présidentiel. Puis, peu à peu, des voix se sont fait entendre. Notamment celles, à l’aile gauche du parti, des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA, Democratic Socialists of America), qui, constate Mathieu Bonzom, « utilisent de manière un peu opportuniste les primaires », comme à l’occasion de l’élection municipale de New York, mais sont « loin d’avoir accumulé assez de pouvoir pour exister indépendamment avec l’éventualité, un jour, de remplacer le Parti démocrate par un parti véritablement de gauche ». On trouve au DSA, outre Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez,en tournée contre l’oligarchie, de nouvelles têtes. La plus emblématique est le candidat à la mairie de New York,Zohran Mamdani. Même s’il tente à mesure qu’approche le scrutin de se démarquer de certaines des positions du DSA, par exemple sur les questions de financement de la police.
L’autre tendance au sein du parti est incarnée par le gouverneur de Californie, Gavin Newsom. Elle a embrassé la théorie du « libéralisme de l’abondance », décriée par ses opposant·es comme une nouvelle manière d’inscrire les démocrates dans le projet néolibéral. Pour se faire entendre, Newsom reprend les méthodes de Donald Trump, notamment en ligne, pour le combattre sur son propre terrain. « Nous allons combattre le feu par le feu », disait-il – avant l’assassinat de Charlie Kirk. Mediapart : Au vu des attaques de Donald Trump et de son entourage contre la « gauche radicale » depuis l’assassinat de Charlie Kirk, le Parti démocrate lui-même est-il menacé ? ____Mathieu Bonzom : Je pense que c’est toute la société qui est prise dans une escalade de la violence politique. Et le terme de « violence politique » caractérise assez bien une bonne partie de ce qui se déchaîne aux États-Unis depuis le retour de Trump : violence de la police de l’immigration qui tend même à s’affranchir de l’État de droit et est parfois utilisée comme véritable police politique ; violence des déploiements de l’armée au nom du maintien de l’ordre (garde nationale...) ; violence des coupes dans ce qu’il reste de services publics, dans les budgets de la santé, violence du saccage d’un grand nombre d’agences publiques, de l’accumulation de pouvoir économique et politique entre les mains de grands capitalistes, notamment de la tech ; violence des entraves à de multiples libertés fondamentales. Face à cela, les démocrates espèrent une fois de plus jouer le rôle de moindre mal. Ils criaient au fascisme pendant la campagne en 2024, leurs actes aujourd’hui ne sont pas en accord avec leurs mots d’hier. Leur prétention à défendre les libertés est minée auprès de la population par leur déni des injustices sociales du capitalisme. Par ailleurs, ils n’avaient pas hésité à piétiner certaines libertés sous l’administration Biden, notamment pour casser la mobilisation d’étudiant·es et d’universitaires contre le génocide en Palestine. Je n’ai pas le sentiment que les démocrates en tant que tels soient le pire ennemi de Trump. Socialement, ce serait plutôt les immigré·es, les musulman·es, les minorités de race et de genre, les salarié·es et les pauvres... et politiquement ce serait plutôt la gauc
L’assassinat de Charlie Kirk sert de prétexte à une surenchère de violence verbale, qui entraîne les États-Unis vers une escalade. Les cibles sont multiples, l’enjeu va bien au-delà du Parti démocrate. Et cette année 2025 n’aura fait que confirmer que ce ne sont pas les structures et les figures du Parti démocrate qui prendront des initiatives de nature à stopper le déchaînement du trumpisme. La gauche se retrouve avec des responsabilités sans doute disproportionnées par rapport à ses forces actuelles. Cependant, des masses de gens pourraient refuser, et refusent déjà, de laisser Trump poursuivre dans sa voie, des occasions d’agir se présenteront forcément.
« Une base politique existe pour une contre-offensive », expliquiez-vous dans un article publié sur le site de la revue « Contretemps ». Qu’entendez-vous par là ?
Je voulais dire par là que si on prend simplement la taille et l’implantation géographique des manifestations « No Kings » du 14 juin, plusieurs millions de personnes dans des villes de toutes tailles et de toutes régions, cela reflète une volonté massive et répartie dans tout le pays – pas seulement dans quelques bastions progressistes – de faire face à Trump et de ne pas se laisser faire. La question plus difficile est de savoir quelle voie pourra emprunter cette contre-offensive, au-delà d’une journée comme celle-là.
C’est bien évidemment une réaction aux premiers mois du second mandat de Donald Trump, mais aussi, il ne faut pas l’oublier, le fruit de tendances de long terme. En effet, depuis dix ans, un espace politique s’est structuré du côté gauche du Parti démocrate, qui a tiré profit des primaires, de manière tactique, pour gagner en popularité et s’organiser en faveur des idées socialistes. On a donc assisté à un double mouvement avec, d’une part, les primaires servant d’espace de diffusion large pour les idées socialistes et, d’autre part, la construction d’une organisation, les Socialistes démocrates d’Amérique, qui n’a cessé de grandir au fil des campagnes électorales pour se maintenir ces dernières années entre 75 000 et 100 000 membres. La campagne de Mamdani est un aboutissement de ce processus, elle en porte les grandes tendances et les pousse encore un peu plus loin. Il a assumé des positions très offensives sur différentes questions : gel des loyers et construction de logements, accès à une alimentation abordable grâce à des commerces municipaux, bus gratuits, le tout financé en proposant de réformer la fiscalité sur les entreprises et les riches, en l’alignant sur celle du New Jersey voisin. La question de la Palestine aussi a joué un rôle important, du fait de l’opposition populaire à l’action des États-Unis, qui n’est pourtant remise en cause par aucun ténor politique : Mamdani a été interpellé pour ses prises de position mais au final elles l’ont renforcé, et non affaibli. Cela permet à un représentant des DSA d’imaginer être élu pour la première fois à un des postes les plus élevés auxquels les nouveaux socialistes ont pu prétendre jusqu’ici, celui de maire de New York. C’est une des particularités du système politique états-unien. De manière générale, les partis ne contrôlent pas eux-mêmes les règles des primaires. Il suffit d’être inscrit sur les listes électorales en tant qu’électeur d’un parti donné pour avoir le droit – et c’est en général le seul droit que ça donne en réalité – de voter aux primaires et de se présenter. C’est l’État qui décide de qui a le droit ou non de se présenter et non le parti. Mais, dans le même temps, vu la configuration politique historique du pays, le système est vraiment dominé par les deux grands partis, les républicains et les démocrates. Et donc il est quasiment impossible, sauf dans certaines régions très particulières, d’arriver à percer hors de l’un de ces deux partis. Bernie Sanders avait montré la voie, même s’il n’a pas été membre des DSA. Ensuite s’est imposée l’idée de systématiser cette pratique, parce que c’est en fait la seule manière de participer vraiment électoralement si on ne veut pas juste être un petit candidat marginal. Je ne pense pas du tout que cette division fasse la force du parti. Le Parti démocrate est en crise. Les deux camps que vous identifiez représentent des forces inégales et des dynamiques opposées. Celui qui reste le plus fort est celui qui, historiquement et encore aujourd’hui, contrôle le Parti démocrate : c’est un camp centriste proche des milliardaires, mais il est en perte de vitesse. Il n’arrive plus à fédérer comme avant les classes populaires. L’autre camp est celui de cette gauche dont je parlais précédemment et qui utilise de manière un peu opportuniste les primaires. Il est loin d’avoir accumulé assez de pouvoirs pour exister indépendamment avec l’éventualité un jour de remplacer le Parti démocrate par un parti véritablement de gauche. Mais il a clairement le vent en poupe. Pouvait-on imaginer il y a dix ans qu’en 2025 New York élirait un maire socialiste ? C’est pourtant à portée de main aujourd’hui. Je pense aussi effectivement que le risque existe. J’ai envie de répondre en me demandant quel est le but final des socialistes. Pensent-ils vraiment pouvoir finalement transformer le Parti démocrate de l’intérieur ou assistera-t-on un jour à une rupture ? Si des figures comme Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez semblent pencher pour la première solution, les DSA considèrent qu’à terme une rupture sera inévitable. Dans tous les cas, je pense que les démocrates ne sont pas en train de prendre le chemin de se réinventer complètement et de rompre véritablement avec leur politique passée. Prenons par exemple Gavin Newsom. Le gouverneur de Californie entretient des liens étroits à la fois avec la tech et l’industrie, notamment pétrolière et gazière. Il se pose en opposant de Trump, mais reprend certaines de ses méthodes… Mais on pourrait aussi revenir à New York et Andrew Cuomo, démocrate qui, comme je le rappelais dans mon texte pour Contretemps, incarne bien tout ce qui fait le discrédit moral et politique du parti. Celui-ci bénéficie aussi bien du soutien de grandes figures de son parti que de celui de Trump, qui semble aujourd’hui manœuvrer pour que Mamdani soit face à un seul candidat : Cuomo.
La question est difficile, à tel point que l’on voit émerger des candidatures indépendantes, comme celle de Dan Osborn dans le Nebraska, un leader syndical qui se présente en prenant la défense des salarié‧es et des petites entreprises (y compris agricoles) contre le sénateur républicain Pete Ricketts, un milliardaire. C’est une démarche parmi d’autres, mais qui pourrait contribuer, au cœur de l’électorat populaire républicain, à faire payer à Trump le prix de sa politique en faveur des riches. [Merci à Mediapart et à François Bougon __souligné par moi . _______________
Toujours plus GREAT! Au marge du pouvoir, le futur maître du bureau ovale a des vues ambitieuses pour son pays...Il rebat les cartes. Malgré leur taille au regard de la petite Europe, les USA manquent d'espace, au regard de la rivale économique chinoise... Dans le sillage de ses anciennes conquêtes territoriales, notamment au dépend du Mexique, la pays a eu pour tâche de faire reculer ses frontières pour une puissance toujours plus élargie. La guerre, ils connaissent le job. Aujourd'hui, Donald renoue avec une vieille tradition: Les USA ont bien acheté l'Alaska (pour une bouchée de pain), ils peuvent bien s'annexer le Canada voisin (rien que ça!) et, pendant qu'on y est, le Groenland et pourquoi pas le Danemark, histoire d'avoir un pied en Europe. Le roi Trump ne recule devant aucune ambition pour son pays...Il y a aussi Panama, si stratégique. Et tant qu'on y est, il pourrait peut-être imposer sa conquête jusqu'à la Terre de Feu...De l'Alaska au Chili... Trump veut redessiner la géographie du monde. La terre est une marchandise. La loi du plus fort...
Après tout, la France a bien vendu la Louisiane au jeune Etat US. Un cadeau!, vu la surface. Demolition Man s'y connaît dans l'art de semer la division et la zizanie. Dieu est avec lui...In God we trust. Dieu veille sur l'Amérique...
Les USA ne sont pas la Suisse ou le Danemark... Des formes de violence particulières s'y manifestent chaque jour, visibles ou non, civiles ou politiques, largement issues de son histoire si particulière, si récente... Elles ont des racines si profondes...
Le contexte d'extrême violence politique et de peur régnant actuellement sur les USA, surtout depuis l'inquiétant assaut du Capitole, interroge. depuis l'investiture de Demolition Man, ignorant toutes règles de droit, confondant intérêts publics et privés, privilégiant les rapports de force en interne et en externe, ne cesse d'interroger. Après crainte et tremblements, la stupeur est toujours bien présente devant le début de ce capitalisme de malfrats. Dans ce contexte et en parallèle s'installe, comme c'é\tait à craindre, un cycle de violence, dont il y a lieu de s'inquiéter. Les mythes du rêve américain et de la destinée manifeste semble bien fondre comme neige au soleil. Comme si une vocation spécifique au bonheur collectif, à l'exemple international , à l'idéal pour tous, depuis les premiers colons et renforcée constamment par la suite avait un quelconque, quand on connaît seulement la longue série des guerres américaines. La violence est constitutive même de l'acte de naissance du pays. Sans parler des diverses formes de la violence interne passées et présentes, dans le pays le plus armés au monde, conformément au deuxième amendement. Presque une religion. L'histoire n'explique pas tout. Le pays est certes né dans la brutalité. Avec les effets que l'on connaît, d'une triste banalité répétitive, faisant le bonheur d'un lobby florissant et influent. Un phénomène culturel et historique, certes, mais tellement intériorisé qu'il en est devenu une sorte de fatalité, malgré des prises de consciences et des réactions sans grands effets. Le pays est malade de la violence et déchiré comme jamais.
"Dommage qu'il l''ai raté", disent certains, tandis que d'autres crient au miracle. Ce qui est clair pour l'instant est que cette tentative d'attentat va à coup sûr créer les conditions favorables d'une possible réélection de celui qui a tant fait pour échapper aux mailles d'une justice défaillante. Dans certaines chancelleries, on s'en réjouit secrètement, de Budapest à Moscou, en passant par Jérusalem.. Depuis Lincoln, en passant par Kennedy, la liste est longue des présidents victimes d'attentats, réussis ou non. __ Pas étonnant, quand on considère le nombre d'armes détenues en toute légalité aux USA et la puissance des lobbies, comme la NRA. La question principale, mais taboue est: comment amender le deuxième amendement?
Plus d'un citoyen lucide aux USA s'interroge et s'inquiète: jamais les armes de toutes sortes n'ont été aussi nombreuses sur le sol du pays. Même des armes de guerre. Et ce ne sont pas des objets de musée ou de collection. La longue tradition qui a enraciné le pays dans la conquête d'espaces toujours plus étendus, où le fusil faisait souvent la loi, a marqué les esprits, a engendré une tradition. La violence initiale se poursuit en violences épisodiques que beaucoup déplorent mais qu'aucune loi ne vient changer, ou si peu. Les ventes d'armesexplosent aux USA, surtout depuis l'épisode Trump. Ce n'est plus de l'autodéfense, c'est du surarmement, incité par la toute puissante NRA. Même les enfants sont sollicités dans cette course folle, dans le contexte de quasi-guerre civile armée que déplorent les observateurs actuellement. Les massacres, les tueriesde masse ont beau se succéder, rien n'y fait. Obama e d'autres ont eu quelques velléités de légiférer sur ce point, mais rien n'y a fait. Avec une hausse spectaculaire des homicides, même la police s'inquiète de cette escalade sans fin. "...Il y a encore eu une hausse de 24 % des homicides au premier trimestre 2021 par rapport aux trois premiers mois de 2020, selon une étude du Council on criminal justice (CCJ) portant sur 34 des plus grandes villes du pays. « Cette hausse, supérieure à la normale saisonnière, est extrêmement troublante », soulignent ses auteurs...." Depuis plus d'une dizaine d'années, c'est la surenchère et l'extension des tueries de masse. Une croissance folle. D'amie intime, l'arme individuelle est devenue l'ennemie intime.
Aux USA, la barbarie est en progrès. Les mouvement anti-armes militent pourtant comme ils peuvent contre cette folie qui ne tarit pas, mais a même tendance à s'aggraver ces dernières années, en quantité et en qualité; les engins automatiques envahissent maintenant les marchés et les armureries. Obama a tenté une réforme pour modifier ce droit, dont l'application dépasse la simple raison. En vain. Il a dû céder devant la force des lobbies. Même résolution du côté de Joe Biden, qui a déjà réduit ses objectifs et est en train de baisser les armes. Les ventes repartent à la hausse . La bible et le fusil, c'est comme la prunelle de leurs yeux. Le contrôle est en perte de vitesse, malgré la montée des tueries de masse dans les écoles e dans l'espace public. Jamais sans mon flingue: telle est la devise dans la plupart de Etats. Les lobbies sont si puissants politiquement. La NRA se distingue particulièrement et sait inlluencer les élections, généreuses avec ceux qui soutiennent son influence. ___________"...En ces temps de réouverture de l’économie après un an de pandémie, beaucoup d’Américains réfléchissent à la tenue qu’ils vont porter pour sortir après avoir passé l’année chez eux en pyjama et en jogging. Certains ont un accessoire singulier en tête : une arme de poing. Plusieurs États du pays ont en effet décidé d’essayer de rendre plus facile pour leurs habitants de porter une arme dans l’espace public sans qu’ils aient à demander un permis, se soumettre à une vérification de leurs antécédents ou suivre une formation au tir. La mode du port d’armes sans permis est en plein boum. Depuis février, cinq États ont adopté de nouvelles lois ou assoupli les anciennes. Certains, comme l’Utah, où le port d’armes sans permis est entré en vigueur le 5 mai, exigent qu’elles soient dissimulées (par exemple dans un étui sous une veste). D’autres, comme le Tennessee, permettront aux gens de porter leur revolver bien en vue. Cinq autres États, dont la Louisiane et la Caroline du Sud, envisagent d’approuver également le port d’armes sans permis, ainsi que le Texas, où le Parti républicain s’est donné pour priorité de faire passer une loi en ce sens. Il y a vingt ans, seul le Vermont autorisait le port d’une arme de poing sans permis. D’ici la fin de l’année, au moins 20 États le feront. Les nouvelles lois font sauter tous les garde-fous. Aujourd’hui, pour porter une arme de poing de façon dissimulée au Texas, il faut demander un permis qui inclut une vérification des antécédents, la prise d’empreintes digitales, une formation, un examen écrit et une épreuve de tir. Si elles sont approuvées, les nouvelles lois feront disparaître toutes ces conditions....
De fait, de plus en plus d’États vont vers davantage de laxisme dans une période où les fusillades de masse et les crimes violents sont en hausse et alors que les ventes d’armes à feu atteignent des niveaux record. En 2020, les vérifications des antécédents des acquéreurs d’arme ont atteint le nombre de 39,7 millions, du jamais-vu. Lors du dernier trimestre de l’exercice 2019-2020, le fabricant Smith & Wesson a enregistré deux fois plus de ventes (et trois fois plus de bénéfices) que l’année précédente...." ________Les causes sont anciennes et profondes: "...Si le droit aux armes est bien un droit individuel, l’arme elle-même est au moins autant un lien social qu’un instrument d’individualisation. Les armes, tout comme l’art de les manier, se transmettent de génération en génération. Comme le note fort justement Robert Spitzer, l’acquisition d’une certaine habileté au tir est une marque de maturité et peut à bien des égards être considérée comme un « rite de passage » du monde des enfants à celui des adultes (8-9). C’est ainsi que « ceux qui sont les plus susceptibles d’embrasser et de perpétuer la tradition des armes sont socialisés tôt dans leur vie par d’autres membres de la famille à travers la possession et la pratique des armes » . De plus, pour l’« Américain honnête », le fait de posséder et de porter une arme peut être ressenti comme un engagement vis-à-vis de la communauté, comme une manière d’exercer sa responsabilité de citoyen...." ___ “Le prix de la liberté c’est la vigilance éternelle." (T. Jefferson) _______________________