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vendredi 26 janvier 2024

Après Gaza(suite)

 Le brouillard...

    Et le piège. Mais peut-être quelques (faibles) lueur d'espoir... 


                                                                                               Dans les coulisses, une possible sortie de guerre. IL en faudra forcément une un jour. Mais "...La présence du Hamas arrange bien Israël. «C'est une aubaine pour Netanyahou», explique Jean-Paul Chagnollaud, directeur de l'Iremmo (Institut de recherche sur la Méditerranée et le Moyen-Orient). «Tant qu'il y a le Hamas, la Palestine reste divisée sans gouvernement unifié avec la Cisjordanie et donc, pas de négociation possible. Un cessez-le-feu serait le prélude à une solution politique qu'il contourne par tous les moyens diplomatiques», poursuit l'auteur de La Défaite du vainqueur.                                      D'autre part, Israël a «entretenu» pendant des années le mouvement terroriste né en 1987 contre lequel il combat aujourd'hui. C'est la stratégie du «diviser pour mieux régner», comme l'a souligné Ami Ayalon, ex-directeur du Shin Bet (renseignements intérieurs israéliens), pour la première fois devant les caméras d'Arte dans le documentaire Hamas: la fabrique d'un monstre«À l'époque, notre idée était de diviser les Palestiniens entre nationalistes et libéraux pour empêcher tout processus de paix. Comme il était dans notre intérêt que le Hamas ne s'effondre pas, Netanyahou s'est appuyé sur l'aide du Qatar en acceptant que la pétromonarchie fasse rentrer 30 millions de dollars en cash chaque mois dans la bande de Gaza. Cette politique du “cash for peace” a permis de maintenir le Hamas au pouvoir. Aujourd'hui, cela se retourne clairement contre Israël qui joue un double jeu.» Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell l'a rappelé le 19 janvier à l'Université de Valladolid, en Espagne: «Nous pensons qu'une solution à deux États doit être imposée de l'extérieur pour ramener la paix. Même si, et j'insiste, Israël réaffirme son refus et, pour l'empêcher, est allé jusqu'à créer lui-même le Hamas qu'il a financé pour tenter d'affaiblir l'Autorité palestinienne.»...Au vu des combats intenses, il semble prématuré de parler d'«après-Gaza». Mais «à quoi servirait un cessez-le-feu sans même réfléchir à ce que l'on va faire après? Il ne peut y avoir de sortie de guerre sans envisager de scénarios d'après. L'après-Gaza, du moins à court terme, doit être décidé maintenant», affirme Élie Barnavi, historien et ex-ambassadeur d'Israël à Paris, à Slate. On le sait: dans les coulisses américaines, arabes et même israéliennes, on parle d'un «après...».                                                                                                                                                       
À Washington, la proposition est «la sécurisation du territoire par une force multinationale à dominante arabe et de préférence sous mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, et la mise en place d'une administration palestinienne provisoire sous l'égide de l'AP, seule entité palestinienne reconnue par le monde entier, Israël compris..."                                             Le plan israëlien reste indéfini. L'armée s'enlise, selon Barnavi. La colère est souvent vive à l'égard de Bibi. Le pire peut arriver, selon Ami Ayalon, qui veut sortir du manichéisme.  _______________

lundi 7 octobre 2024

365 jours

Un an déjà

     Quel bilan?

           Après cet épouvantable carnage, ayant enclenché de si terribles dérives, toujours en cours. Des intellectuels et hommes politiques israëliens s'interrogent, comme David Grossman, Amos Oz. Les enfants de Gaza, eux, ne se posent pas de telles questions(*)... Certains vont plus loin dans l'interrogation: Omer Bartov met en garde (*). Elie Barnavi avait proposé très rapidement un premier diagnostic des événements. Certains Juifs sont cependant tiraillés. Le journaliste de Haaretz, Gideon levy n'y est pas allé par quatre chemins, très critique à l'égard de la politique de Netanyahou, que Didier Fassin ne ménage pas non plus. Comme Yaniv Icskovits. De simples voix ont su garder une distance critique en gardant le ton et la mesure qui s'imposaient.... difficilement. Peur er confusion.                                    


                      L'aveuglement ou la complicité (*) de nos sociétés n'ont rien arrangé. L'intoxication est à son comble. Les délires d'extrême-droite ont pignon sur rue. Le pays est fracturé pour longtemps. Les consciences sont à l'épreuve.    _______(*)" Comme le notait l’historien Vincent Lemire le 4 septembre au micro de France Inter, quelques jours avant l’offensive sur le Sud-Liban et Beyrouth : « On ne connaît pas les histoires et les visages des morts à Gaza. Au moins 40 000 morts, dont au moins 30 000 femmes et enfants à Gaza, innocents par définition… Ces chiffres ont pratiquement une capacité anesthésiante sur nous. Il y a quelques mois, on programmait des émissions parce qu’on parlait de 30 000 morts et non plus de 20 000. Mais aujourd’hui ces chiffres ne nous disent plus rien. On est obligé de les rapporter à une réalité française pour qu’ils continuent de nous frapper. »...." Un mois après les massacres du 7 octobre, nous écrivions que « rapportés à la population israélienne, il a été dit que les massacres du 7 octobre ayant fait plus de 1 300 victimes équivalaient, en France, à un Bataclan qui aurait coûté la vie à 9 500 personnes. Si l’on prolonge ces calculs sordides, et qu’on rapporte les 9 000 morts de Gaza à une population totale d’environ 2,3 millions d’habitant·es, c’est comme si, en quatre semaines, la France avait perdu 264 000 habitants, dont plus de 100 000 enfants ». 
      ___En société 
            ___ Elie Barnavi  : vers la crise?
                        ___  Un an après___ Gazacide________ 

mardi 3 juin 2025

Libres propos

      D' Israëliens de divers horizons

                                 Face aux exactions continues à Gaza et à l'accélération de la colonisation

               Barnavi vit très mal l'affrontement qui s'éternise:          J’ai honte, je suis humilié d’être citoyen d’un pays gouverné par un tel gouvernement. C’est un sentiment difficile à exprimer. D’ordinaire, on n’est pas forcément d’accord avec tel ou tel gouvernement. C’était mon cas pendant longtemps, mais bon. Et là, on a changé d’échelle. On a affaire à des gens — il faut bien comprendre de quoi il s’agit — ce sont des ministres qui, en France, seraient derrière les barreaux.
Il s’agit d’ « une bande de suprémacistes, de fascistes, de fondamentalistes » et des ministres qui « devraient être derrière les barreaux ». Et il demande avec force à  à l’Europe de, enfin, se mobiliser tous ensemble. Lors de l’année que nous avons passée, nous avons passé notre vie à manifester contre la réforme judiciaire. Avant même le 7 octobre. On nous menaçait de nous transformer en Hongrie. Ce n’est pas la Hongrie, c’est la Hongrie plus les fondamentalistes religieux. Vous vous rendez compte, on serait plus près de l’Iran que de la Hongrie. Donc voilà, il ne s’agit pas seulement de ce qu’ils disent, il s’agit de ce qu’ils font, de la manière dont ils justifient ce qu’ils font.

On est dans une espèce de bulle d’horreur qui, pour des citoyens comme moi, est absolument insupportable. Alors, beaucoup s’en vont. Nous avons perdu entre 60 000 et 80 000 Israéliens qui ont quitté le pays parce qu’ils n’ont pas supporté. Et ce ne sont pas n’importe quels Israéliens : ce sont des gens jeunes, des professionnels qui portent l’économie de ce pays sur leurs épaules, et ils ont décidé que ça suffisait comme ça.
Il y a une caricature « amusante » dans le journal Haaretz : nous sommes dans un avion de la compagnie El Al (israélienne) et l’hôtesse demande : « Y a-t-il un médecin dans l’avion ? » et tous les passagers lèvent la main ensemble. C’est une plaisanterie amère, mais tout à fait juste : les gens votent avec leurs pieds.

Q : Vous savez que ce que vous dites peut être récupéré par des gens qui détestent Israël depuis toujours ?
Oui, mais ils n’ont pas besoin de moi, vous savez. Ceux qui nous haïssent, ils nous haïssent. Ce n’est pas à eux que je parle. Ce n’est pas à eux, c’est à vous, c’est à des gens normaux, des amis, des gens qui n’ont jamais été anti-israéliens, qui ne sont certainement pas antisémites.
Et si je parle à ces gens-là, c’est pour leur dire : nous avons besoin de vous pour nous aider à nous en sortir. Et là, je dois dire que cela fait des années que je crie dans le désert, que je supplie les Français, les Européens, les gouvernants, de faire quelque chose, de sortir des rituels, des phrases entendues. Tout ça, ça n’a plus aucun sens. Et je le demande : mais il faut, si vous êtes amis d’Israël comme vous le prétendez, : aidez-nous et aidez Israël maintenant. Ce n’est pas aider Netanyahou ! La confusion stupide, criminelle, qui ne cesse d’être faite entre le peuple d’Israël et son gouvernement est absolument insupportable et nous mène à la ruine.


Nous aider aujourd’hui ? Cela veut dire mettre le gouvernement d’Israël et le peuple d’Israël devant leurs responsabilités, et dire : voilà ce qui risque de vous arriver si vous continuez comme ça. Et nous ne sommes pas… vous savez, les Israéliens ne sont pas la Corée du Nord. On ne peut pas vivre seuls. Sans l’Europe — sans même parler de l’Amérique — l’Europe pourrait être un acteur de poids. C’est notre principal partenaire commercial, le principal partenaire scientifique, touristique, tout ce que vous voulez. C’est notre hinterland. L’Amérique est loin, l’Europe est à côté.
Si l’Europe avait voulu… Mais il faudrait pour cela que l’Europe existe d’abord. »


      Élie Barnavi est un historien, essayiste, chroniqueur et ancien ambassadeur d’Israël en France. Né en 1946 à Bucarest (Roumanie). Professeur émérite d’histoire de l’Occident moderne à l’université de Tel Aviv, il est aussi le créateur et conseiller scientifique auprès du musée de l’Europe à Bruxelles.

           Omer Bartov:            _______ La colère et la peur  _____

Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’CENOZIDS PALESTIN Omer Bartov, historien: "Israël se cache derrière la Shoah pour justifier l'indéfendable" LEcho’

samedi 5 juin 2010

Gaza (suite)


Les mots, les medias , la réalité

Réactions, analyses, hypothèses et points de vue (suite)

-« Un engrenage mortifère »(Dr Hervé Rehby)
__-« Israël a déjà perdu la bataille des opinions » déplore le quotidien israélien Maariv
__-Plus de 5.000 manifestants ont défilé dans le calme au centre de Tel Aviv, dénonçant un «gouvernement qui coule Israël, au lieu de naviguer vers la paix»
___-Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France : « La politique de Netanyahou risque d’entraîner la fin de l’Etat juif tel qu’il a été rêvé et façonné par ses pères fondateurs en le transformant en un ghetto surarmé ».
__________________________

-"Le grand aveuglement", par d'autres moyens?...
(C.Enderlin)
-D'autres voies possibles
-Une détresse explosive
-USA-Israël: doutes persistants
-
Gaza Blockade Isn't Really About Stopping Weapons
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-La "flottille de la liberté" : humanitaire ou politique?:
Par delà les querelles de mots:
"...une assistance légitime et utile peut être inspirée par d'autres considérations qu'humanitaires.
Certains des manifestants maritimes sont animés par des considérations humanitaires, d'autres par une sympathie politique ou politico-religieuse, mais tous se rejoignent dans la dénonciation d'une politique d'État. Ce registre les propulse inévitablement dans le champ politique, comme bien d'autres avant eux à qui on ne l'a pas nécessairement reproché. L'usage des mots n'étant pas soumis à copyright, on est bien obligé d'accepter leurs emplois variés et parfois incohérents mais on n'est pas tenu de s'y soumettre. En l'occurrence, la question n'est pas de savoir si cette flottille est humanitaire ou politique mais quelle politique elle poursuit et il n'y a, sur ce point, aucune ambiguïté: «Réveiller la conscience internationale sur la fermeture de la Bande de Gaza», selon la formulation de Freegaza. Convenons que cette spectaculaire diplomatie non-étatique, humanitaire ou non, a réussi là où les diverses chancelleries ont à ce jour échoué." (Rony Brauman)

-Cargo irlandais : la vengeance posthume de Rachel Corrie
"...En milieu d'après-midi, vendredi, le MV Rachel Corrie se trouvait à 215 kilomètres de la côte de la bande de Gaza, soumise par l'armée israélienne à un blocus aussi bien naval que terrestre.___Après le tollé mondial et la condamnation du Conseil de sécurité de l'ONU, provoqué par son intervention dans la nuit de dimanche à lundi, faisant neuf morts -huit Turcs et un Américain- et des dizaines de blessés, Israël ne peut répéter le même scénario.
___D'autant qu'il s'agit cette fois d'un cargo battant pavillon d'un Etat membre de l'Union européenne, dont le Premier ministre a mis en garde Israël contre l'usage de la violence sur un équipage animé par des intentions non violentes.
_
__A l'opposé, malgré le début de débat qui se déroule en Israël même sur la validité du blocus de Gaza, l'Etat hébreu ne veut pas permettre qu'une initiative de ce genre défie son autorité et son armée.
___Ce n'est pas l'humeur du moment en Israël, ni celle du gouvernement actuel dont le centre de gravité est très à droite.
___
L'épopée du MV Rachel Corrie, qui va se retrouver dans les prochaines heures dans l'œil du cyclone, permet en même temps de redécouvrir l'action de ces humanitaires qui, depuis des années, s'engagent dans ce conflit.__« Rachel Corrie », le nom qui a été donné à ce cargo irlandais, n'est pas inconnu des lecteurs de Rue89 . Il y a sept mois, nous hébergions le blog de Simone Bitton, cinéaste franco-israélienne engagée, qui sortait un documentaire intitulé « Rachel », justement consacré à cette jeune volontaire américaine écrasée par un bulldozer militaire israélien, en 2003 dans la bande de Gaza, alors qu'elle et ses camarades tentaient d'empêcher la destruction de maisons palestiniennes..."

>"L'entrée en zone palestinienne, un danger mortel"

______________________-Ankara-Gaza-Brasilia :
Bavure ou calcul cynique risqué?
"....Au-delà du cynisme des autorités de Tel-Aviv, par-delà leur art consommé de la tromperie, en dépit du chœur des pleureuses de la presse israélienne qui se lamente sur l’honneur perdu de Tsahal, le devoir de tout observateur lucide et honnête de la chose internationale, est de dire que la démonstration de force de l’État hébreu est un « succès ». Et il faut certainement s’attendre à d’autres manifestations de son ire car les hommes de fer qui le dirigent, n’accepteront pas que la politique israélienne (laquelle associe in fine la droite religieuse, les likoudistes et la gauche travailliste) puisse être désavouée de quelque façon que ce soit par quelqu’État que ce soit.
__Il faut donc tempérer l’optimisme de ceux qui crient victoire, pensant que l’État hébreu s’est - avec une bavure de trop - définitivement plombé. Le proche avenir devrait, en toute logique, démentir, cette prévision bien prématurée. Certains ont cru à un dérapage incontrôlé de l’hybris israélien (son absence de mesure), alors que tout indique au contraire que cette opération (même si elle est allée un peu loin) est à l’arrivée un franc succès, en particulier auprès de ceux qui sont capables de décrypter les messages. Après tout la crispation internationale n’est-elle pas montée de quelques degrés ? Et n’est-ce pas ce que veulent ceux qui souhaitent voir le monde entrer en guerre ?
Il existe à ce propos un précédent et de taille. Ignoré des Européens, la mémoire en restée vive chez les vétérans de la Marine des États-Unis. Il s’agit du lamentable épisode de l’USS Liberty qui le 8 juin 1967, lors de la guerre des Six jours, fut l’objet d’attaques, par mer et par air, pendant plusieurs heures de la part de l’armée israélienne, cela sans que les bâtiments américains croisant à proximité n’interviennent. Un bilan lourd, 34 morts, 171 blessés, une plaie loin d’être refermée chez les militaires américains. Apparemment le « message » avait été entendu à Washington qui s’était contentée à l’époque d’une poignée de plates excuses…
Tous les analystes craignent à présent que des « provocations » (telles ces rencontres fâcheuses, faussement fortuites, entre des intercepteurs rapides lourdement armés et une flottille de pacifistes non-violents) ne servent à un moment ou à un autre de déclencheur à un affrontement direct avec l’Iran.
Car comment ne pas imaginer qu’en semant le vent, Tel-Aviv n’espère récolter la tempête ? C’est un jeu dangereux certes, à double tranchant..."

-Israël, entre déni et paranoïa :
"...un déni puissant doublé d’un sentiment de paranoïa qui confine au pathologique. Et ce ne sont pas les dernières déclarations faites par Benyamin Netanyahou qui pourront infirmer cette affirmation, ce dernier s’enfermant dans un positionnement quasi criminel tant le rapport de force est à sens unique. Si, dans le domaine de la psychologie, le déni représente un mécanisme de défense face à un risque de décompensation, alors il vaut ici parfaite métaphore quant à la posture affichée par les autorités israéliennes. Quant à la notion de légitime défense, elle ne tient pas car elle présuppose une réponse proportionnée.
L’aveuglement est donc total, l’auto-critique inexistante, et le sens de la raison ne cesse de s’éloigner, de sorte que les plus pessimistes des annotateurs prédisent un avenir encore plus ténébreux pour la région. La chronologie de ce conflit doit nous rappeler à notre bon souvenir, notamment dans le bouillonnement présent du monde où les turbulences géostratégiques, économiques et sociales annoncent bien des bouleversements improbables.
A cela s’ajoute le sentiment d’impunité totale au regard du droit international, corpus largement foulé aux pieds avec constance et arrogance par une nation qui impose sa force d’airain à l’ensemble de la région [7]. Mais, sur ce plan encore, le déni prévaut et s’érige en véritable mode de fonctionnement qui tend à induire une escalade qui peut mener à un chaos irréversible avec un effet de contamination dont il convient de s’inquiéter.
A l’évidence, l’État israélien est gravement malade, comme atteint d’une paranoïa – essentiellement démographique - qui infère l’agressivité unanimement observée par l’ensemble des scrutateurs avisés, Israéliens y compris...
"

- Gaza, un an après , dossier à lire sur le site Youphil.com
-Quel Avenir pour le rapport Goldstone ? , Sylvain Mouillard, Libération, 29 janvier 2010
- Gaza : 1,5 million de personnes en proie au désespoir, rapport du CICR 2009.
-Bradley Burston, Ha’ Aretz, in Courrier international
- A regarder sur LCP
-Alain Gresh, Israël, l’impunité jusqu’à quand ? Les blog du monde diplomatique.
Le site btselem.org
- Esther Benbassa, Être juif après Gaza, éditions CNRS.

___________-ISRAËL • "Gaza sera notre Vietnam"
___-Elie Barnavi : Netanyahou, le nul !

_-Political Israel does not understand the new world
-Juifs de gauche du monde entier, unissez-vous
-A Tel Aviv aussi, 5000 manifestants contre le blocus
___________________
-Gaza: jours ordinaires
-Israël: impunité

samedi 16 mai 2026

Quel avenir pour Israël?

La politique de Netanyahou a mis le pays en danger

    C'est ce que disent  de nombreuses personnes même juives, même israëliennes, souvent déchirées, mais soucieuses, voir tourmentées par l'avenir d'un Etat auquel ils tiennent et qui se présente sous les jours les plus sombres du fait d'une dérive qui ne commence pas d'aujourd'hui, mais qui explose de  manière inquiétante à l'égard des Palestiniens et des esprits critiques de l'intérieur, personnels ou collectifs, comme le journal Haaretz surtout, qui a su rester indépendant. Le "Grand Israël" est en jeu.


 Le pays est en danger, comme des historiens du pays l'avaient déjà craint, notamment Marius Schattner ou Barnavi, ancien responsable politique.   La notion du Grand Israël  est un mythe destructeur, comme le Lebensraum.  La démocratie, instrumentalisée par Bibi, qui joue avec le feu, est en  danger. La haine  prend le dessus, de manière parfois terrifiante. La violence de certains jeunes effraie. L'extrême-droite est en pays conquis. Qui va l'arrêter, elle qui veut repousser les limites des frontières. ____________

samedi 28 juin 2025

Netanyahu en ses oeuvres

 Un rare débat, instructif, lucide et terrible, sans langue de bois. A discuter et à prolonger...

            Par delà les préjugés, les idées simplistes et la propagande.

__ Tragédie sans fin __
   

 __ Golan; une image équivoque

     __ Barnavi: un historien lucide et déchiré

        __ Soldats indignés

                     ___ Le brouillard de le piège                      ______________________

mardi 4 mai 2010

Israël: rompre l'engrenage

Un appel à la raison

Effet Obama
après un coup de froid entre les Etats-Unis et Israël
?

- Guerre ou paix?
_____________ Des Juifs se manifestent pour sauver Israël de lui-même, de son aveuglement , de sa surdité, de son intransigeance, du piège dans lequel il s'est enfermé...
[-
A welcome Jewish voice - Haaretz ]
Mais la diaspora s’écharpe sur la politique d’Israël

« Le temps n’est plus, n’en déplaise à l’ancestrale loi mosaïque et autres pharisiens épris de sentences tout aussi dogmatiques, à l’obsolète et encore plus condamnable loi du talion : œil pour œil et dent pour dent ! C’est là, de plus, un très cruel et dangereux engrenage. Pis : une très périlleuse et irrationnelle spirale de la haine dont les conséquences pourraient s’avérer tragiques, à long terme, pour l’ensemble de notre planète. ».(DSS)

- « La diversité qui caractérise la nation israélienne, le monde juif doit la revendiquer pour lui-même pour qu’il puisse y être débattu de tout, à légitimité égale, sans que les uns soient traités de fascistes et les autres d’antisionistes car nulle part, il doit être dit que celui qui questionne est moins pertinent que celui qui affirme. »(P.Klugman,Patrick Klugman, ancien président de l’UEJF (« Union des étudiants juifs de France)

-
"Je signe (...) l'appel de J-Call. Parce qu'il est urgent de s'engager dans la voie de la paix, et de le faire savoir, aujourd'hui encore plus qu'hier, étant donné l'impasse actuelle, grosse de nouveaux conflits meurtriers. Je le fais sans illusion et sans naïveté, pour que cet appel, malgré ses défauts, ne se délite pas, comme se sont délités « La Paix Maintenant » et les « accords » de Genève.Pour qu'il ouvre sur autre chose, devienne une force de persuasion, passe de l'état de pétition à celui de force agissante. Signons-le malgré nos réserves ou nos doutes, pour faire entendre la voix de la sagesse et de l'éthique, notre bien commun. Le radicalisme ne réussit pas aux juifs. Ni d'ailleurs aux autres."(E.Benbassa)
__________________________________
-Israël, les intellectuels et la raison :
"L’ « Appel à la Raison » : tel est le nom que les initiateurs, le Jcall (« European Jewish Call for Reason »), pour la paix au Proche-Orient ont donné, au grand dam notamment du Crif (« Conseil représentatif des institutions juives de France »), à une pétition osant critiquer publiquement la politique étrangère actuellement menée, au vu de ses colonisations en Cisjordanie et à Jérusalem Est, par Israël.
Le contenu, en substance, de ce texte qui se verra présenté officiellement, ce lundi 3 mai au soir, au Parlement Européen de Bruxelles afin que l’Union Européenne aussi bien que les Etats-Unis fassent réellement pression tant sur les Juifs que sur les Palestiniens ? Ce point, particulièrement sensible : « L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’Etat d’Israël ». Et ladite pétition de critiquer alors ouvertement « l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale ».
Soit. Jusque-là, rien à redire, pour ma part, même si une tout aussi légitime contre pétition, intitulée « Raison Garder » et signée par des intellectuels aussi prestigieux que Raphaël Draï, Pierre-André Taguieff ou Shmuel Trigano, a aussitôt vu le jour, attribuant, quant à elle, la responsabilité de l’échec du processus de paix aux seuls Palestiniens. Mais ce qui frappe, en revanche, dans la première pétition, lancée donc par le Jcall (dans la foulée de Jstreet, la branche alternative des juifs américains), c’est que, parmi ses signataires, se retrouvent également, toutes tendances politiques confondues et par-delà tout clivage idéologique, des noms (outre ceux d’Elie Barnavi, de Daniel Cohn-Bendit ou d’Ivan Levaï) tels qu’Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, ardents et même inconditionnels défenseurs, jusque là, d’Israël.
Car, en ce qui concerne ces deux derniers, on ne les entendit guère, sauf pour justifier envers et contre tout Israël, lorsque Tsahal bombarda de façon disproportionnée, durant l’été 2006, le Sud Liban pour se protéger des roquettes lancées sur son territoire par les fanatiques du Hezbollah. C’est d’ailleurs là ce qui me poussa à écrire, le 20 juillet 2006, dans un important quotidien belge, un article intitulé, précisément, L’assourdissant silence des intellectuels : papier où je faisais alors allusion notamment, quoique sans jamais les y mentionner nommément, à un Finkielkraut et à un Lévy !.."


-Pourquoi je signe l'« Appel à la raison » du collectif J-Call
"Lancé depuis peu par des personnalités, associations et membres d'associations juives européennes, cette pétition intervient dans le sillage de J-Street, apparu il y a peu aux États-Unis. Ce dernier, plus pragmatique, s'est immédiatement présenté, ainsi que le permet le contexte nord-américain, comme un lobby. Il cherche à contrer l'influence du puissant American Israel public affairs commitee (AIPAC), dont les positions unilatérales et inconditionnellement favorables à Israël sont depuis quelque temps entrées en contradiction avec la direction que tend à prendre la politique d'Obama -parfois ferme- sur cette question.J-Street entend peser concrètement sur le monde politique et médiatique afin d'obtenir à moyen terme des résultats. Sa force de frappe, encore modeste, pourrait gagner en importance vu son impact en progression dans le monde universitaire, à savoir au sein des élites juives du pays.

Selon une enquête menée en 2007 par Stephen Cohen et Ari Kelman, plus de la moitié des jeunes juifs non religieux aux États-Unis, de moins de 35 ans, ne verraient pas la disparition éventuelle d'Israël comme une tragédie individuelle. Plus généralement, la grande masse des jeunes juifs américains manifeste un net manque d'intérêt pour le judaïsme.___Dans les campus américains, où Israël est souvent comparé à une puissance coloniale oppressive, nombre d'entre eux préfèrent ne pas y être associés. Ces constats n'ont pas laissé indifférentes les futures chevilles ouvrières de J-Street.__Un peu de la même façon que le mouvement libéral ou réformé a sauvé le judaïsme américain de l'assimilation en donnant leur place aux femmes, aux gays, aux couples mixtes et aux enfants qui en sont issus, J-Street pourrait aider à pallier l'affaiblissement des deux marqueurs de l'identité juive que sont le judaïsme et le soutien à Israël en offrant à une large partie de la diaspora juive, hors pratique religieuse, le moyen de se rassembler et de se reconnaître sous une bannière faisant d'elle, face à Israël (ce qui ne signifie pas contre lui), une interlocutrice à part entière.

J-Street n'élude nullement la question des réfugiés palestiniens, ni celle du Hamas, partenaire incontournable dans de futures négociations.__Selon un sondage, 69% des juifs américains interrogés soutiendraient sans réserve les efforts de leur pays pour aboutir à un accord de paix associant un gouvernement d'unité nationale, réunissant le Hamas et l'Autorité palestinienne.__Lorsque j'avais écrit cela, avec François Burgat, dans une tribune parue dans Libération en 2006, et que j'y étais revenue en 2009 dans Le Monde au moment de l'offensive contre Gaza, quel tollé de protestations et d'insultes n'avais-je pas soulevé, la doxa communautaire et la propagande israélienne considérant qu'on ne négocie pas avec ses ennemis mais seulement avec ses amis !__Tout cela comme si le Fatah n'avait pas été, dans le passé, un mouvement terroriste et n'avait finalement pas reconnu l'existence d'Israël sur le tard. Aujourd'hui devenu Autorité palestinienne, le Fatah est soudain considéré comme le seul interlocuteur fréquentable, malgré la victoire électorale du Hamas dans les Territoires. On ne choisit pourtant pas ses ennemis, et s'il veut vraiment la paix, Israël ne pourra pas longtemps faire comme si le Hamas n'existait pas.En soulignant fortement le rôle que les Etats-Unis pourront jouer dans le processus de paix, J-Street est réaliste. De ce côté-ci de l'Atlantique, il est difficile de croire que l'Europe ait les capacités d'agir concrètement à l'instar des États-Unis. On connaît la tiédeur de l'Union européenne dès qu'il s'agit de pousser Israéliens et Palestiniens à la paix. L'Europe n'a de toute façon pas ce pouvoir pour la simple raison qu'elle a été le lieu du crime, celui de l'extermination des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, et que cette culpabilité-là l'empêche de critiquer la politique d'Israël avec toute l'énergie nécessaire...." (Esther Benbassa)

-JCall, analyses d'un appel
-Palestine: la fin d'Oslo et le début d'autre chose ?

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-Nethanyou humilie Obama
-USA-Israël: relations particulières

mardi 19 décembre 2023

Israël/Palestine: Utiles rappels

On n'y reviendra jamais assez

                      Sur la grande confusion, souvent volontairement entretenue, concernant le fond du débat: la critique (légitime) de la politique israëlienne, telle qu'elle peut s'exercer à un moment donné -comme celle de n'importe quel pays -n'a rien à voir avec  l'antisémitisme, qui peut s'exercer malheureusement partout. Certaines voix juives tiennent à le répéter, en France, mais aussi en Israël, où l'on ne craint pas de critiquer une  manipulation déjà ancienne, entretenue pour justifier les dérives du pouvoir. La presse d'opposition,  comme Haaretz, est vigilante sur ce sujet. Le journaliste Gideon Levy ne fait pas dans la langue de bois, pas plus que Amira Hass ou Eli Barnavi.Des reporters paient de leur vie le courage d'enquêter sur le terrain, à Gaza comme à Jénine


                                                                                                                                                On peut comprendre les dires de l'écrivain Ams Os: "...dans Une histoire d'amour et de ténèbresl'écrivain israélien Amos Oz se met en scène en jeune combattant sioniste au moment de la guerre d'indépendance d'Israël en 1948. Son compagnon, plus âgé, lui dit en parlant des Palestiniens : « De leur point de vue, nous sommes des extraterrestres qui avons envahi leur pays, mais, continue-t-il, personne ne veut de moi nulle part. C'est l'unique raison pour laquelle je porte une arme. »                                                              Il suffit de relire les livres de Charles Enderlin, ancien chroniqueur franco-israëlien de France 2, pour se rendre compte que le problème tragique d'aujourd'hui vient de loin, s'enracine dans une évolution lente où le Likoud, qui s'est extrême-droitisé, sous la pression d'un radicalisme d'occupation. On le sait, le régime de Netanyahou est condamné, mais qui pourra redresser la barre à son départ? Là est la question la plus cruciale pour les Israëliens lucides d'aujourd'hui, plus nombreux qu'on ne le croit, même après la dévastation subie. ______________



dimanche 8 juin 2025

Petit billet du dimanche

 __ Rapatriés

__  Opacités

__  Blocages

__ Stupidité

__ Danger

__ Formatage

__ On recrute

__ Que faire?

__ Déclassement

_____   Anéantissement    >>            

__ Tous les moyens...

__ Accords cyniques

__ Allemagne malade?

__ Formation enseignante

__ Thorium convoité

__ Armes israëliennes

__ Paroles de Barnavi

__Israël: impasses?

__ Monétiser le pouvoir

__ Mirage technologique?

__ Fabrique à élites?

__ Galaxies médiatiques

__ Gouvernance marine

__ Présidence monétisée

__ Fin du dollar-roi?

__ Surproduction électrique

__ Japon en reconstruction

__ Bombe à fragmentation

__ Vers une droite Terra Nova?

__ Nucléaire: nouvelle donne

__ Gaza: instrumentalisation de l'aide

                                     _________   Revue de presse   _________________

samedi 25 novembre 2023

Espoirs et désespoirs israëliens

                A l'heure où Bibi sape les derniers fondements démocratiques du pays, en donnant la parole à ceux qui déclarent que les Palestiniens n'existent pas, en engageant le pays dans une tragique impasse...


....Certains résistent encore par la plume ou l'action, en Cisjordanie ou ailleurs: un rabbin s'obstine, la presse critique est menacée, Zeruya Shalev dit son désarroi, une victime surmonte la soif de vengeance...et Barnavi ouvre une porte( symbolique).      ______________________

samedi 14 octobre 2023

Deux mots sur le terrorisme

 Une notion peu claire

                        Du bon usage du mot. __  Condamner parfois, comprendre souvent. _  De l'importance des guillemets__                                                                                                                               On se souvient du discours de De Gaulle, au tournant historique de 1967 au Moyen-Orient. Des propos mal compris à l'époque ou qui ont pu choquer " "Israël ayant attaqué, s'est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu'il voulait atteindre. Maintenant, il organise, sur les territoires qu'il a pris, l'occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s'y manifeste contre lui une résistance, qu'à son tour, il qualifie de terrorisme."   Propos contestés par l'ambassadeur israëlien de l'époque Barnavi (voir ici) et Raymond Aron. Propos ambigüs et en contradiction avec d'autres (son admiration pour Ben Gourion). Les relations de la France avec l'Etat hébreu ont toujours été compliquées, étant donné les relations particulières entretenues avec certains pays arabes jusqu'à une certaine époque.                                                                     ___  Que le projet sioniste, programmé par Théodore Herzl, contienne en puissance un projet d'expansion sans limites définies sur une "terre sans hommes", comme disait Mme Golda Meir, est une évidence. Projet d'abord incertain et patiemment élaboré jusqu'à la forme d'ultra-sionisme, inspiré de Jabotinski, fortement contestée aujourd'hui surtout par une frange d'Israëliens éclairés et des organes de presse, comme Haaretz ou  Local Call.     . Beaucoup d'ouvrages, certains israëliens (adeptes notamment de la nouvelle histoire), retracent dans le détail l'élaboration d'un projet longuement muri pour prendre le contrôle de la majeure partie du pays, par grignotages successifs, surtout en Cisjordanie et à Jérusalem Est, accélérés surtout depuis Sharon, en donnant à croire encore que deux Etats sont possibles, conformément au projet onusien, alors que les faits établis montrent que c'est devenu une chimère.       


             Une excellente synthèse de cette montée par étapes vers la situation d'aujourd'hui et l'inévitable radicalisation palestinienne, qui a pris des formes variées, extrêmes comme à Gaza plusieurs fois, est présentée avec détails dans l'excellent livre: Israël face à Israël, de Jean-Paul  Chagnolaud, pour n'en citer qu'un, parmi une longue liste d'ouvrages d'historiens, israëliens ou non, qui font le bilan de l'aventure sioniste, de son flou initial de ses projets et de ses dérives depuis la fin du XIX° siècle.  Les différentes révoltes palestiniennes, répondant aux implantations, sont passées par de multiples formes depuis le début du XX° siècle, aboutissant aux différentes intifadas et à la constitution de la zône finalement fermées de Gaza, qui devint la terre où s'implanta le Hamas radical, profitant de la détresse engendrée par la pauvreté et le sous-emploi et aussi le bon-vouloir du voisin israëlien. Le désespoir, surtout instrumentalisé, peut mener au pire et certains Israëliens, ouverts et critiques, quoique choqués, n'ont pas été trop surpris de l'action terrorisante de la franche dure de Gaza sur leur territoire, surtout en cette période de montée des extrêmes à Jérusalem.          ___Certains se souviennent des actions "terroristes" de certains pionniers sionistes à l'égard de la force occupante, qui toucha des civils et des actions de nettoyage parfois incontrôlées de la Nakba avant, pendant et après la reconnaissance de l'Etat d'Israël, qui a su profiter de toutes les occasions pour étendre son pourvoir au-delà de ce qui était prescrit internationalement, jusqu'à la colonisation accélérée d'aujourd'hui, toujours illégale.  Qui parle encore de paix? La vengeance exacerbée ne peut produire que des fruits amers...
"... Gaza ne reviendra pas à ce qu’elle était avant. Nous éliminerons tout.» C'est ce qu'a déclaré le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant, à propos de l'offensive terrestre prévue dans l'enclave palestinienne.
Il a aussi affirmé : «Nous avons aboli toutes les règles de la guerre, nos soldats n’assumeront aucune responsabilité, il n’y aura pas de tribunaux militaires.» C'était ce ministre qui avait estimé qu'il combattait des «animaux humains». Autant de propos déshumanisants qui visent à justifier des massacres. ..."                                                                                                                                    Malgré l'horreur provoquée par les actions condamnables qui ont eu lieu, il ne faudrait pas oublier que les actions répétées de Gaza contre son voisin, qui détient l'essentiel des clés de sa survie économique et qui se met forcément en danger par sa réaction terrible contre les populations civiles forcément victimes essentielles. Le "terrorisme" est donc une notion à relativiser, à contextualiser  (Jean Moulin fut un "terroriste"), à mettre en perspective historique. Un grand flou entoure encre cette notion, qu''il faut manier avec prudence.                                                          __Point de vue: La logique d'un rapport de forces.                                            Témoignage .____________