Comme disait l'ami Umberto...
____________________CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
lundi 16 février 2026
Ehpads (toujours) en question
Repenser le système (notes)
Une nécessité et des risques. Ce n'est pas un investissement comme les autres. Un investissement qui ne pourra que croître. Trop de business, parfois sans contrôles suffisant. Le scandale Orpea a montré certaines dérives majeures et parfois l'absence criant de moyens. Les ambitions ne manquent pas...mais les financements sont à repenser, dans le cadre d'un système de sécurité sociale repensé et élargi. On peut juger uns société au sot qu'elle réserve aux anciens.
Après l'or noir en déclin, voici le temps de l'or gris.
Celui de l'extrême vieillesse et de la dépendance, qui donne lieu trop souvent à un marché lucratif.
Le plus souvent, surtout dans le secteur entièrement privatisé, où il est conseillé d'investir (comme dans le secteur de l'industrie pharmaceutique, le plus profitable de tous).
C'est un "marché" qui ne pourra que grandir un peu partout, vu les évolutions démographiques, notamment en Europe. De très bons dividendes promis très souvent. Des marges confortables. Korian caracole en tête.
Un nouveau business est né et se développe. Des Ehpad privés, parfois de luxe, où les services ne sont pas meilleurs qu'ailleurs, dans le secteur public ou semi-public. L'épisode passée de la crise que nous vivons a montré il y a quelques mois dans quelle situation d'abandon beaucoup se sont retrouvés du point de vue sanitaire et humain.
Une nouvelle poule aux oeufs d'or se développe, sans que l'Etat, malgré ses aides, ne s'oppose. Au contraire, il a laissé la finance investir ce nouveau terrain prometteur..
Il a fallu attendre début avril pour que les résidents décédés commencent à être comptabilisés comme victimes du coronavirus et il a fallu du temps pour que le personnel des Ehpads soient préparés et équipés ne serait-ce que de simples masques. Une imprévoyance? Non, une faute . Certains avaient anticipé une hécatombe possible. Elle n'a pas eu lieu, mais avec le bilan provisoire, très lourd, on peut estimer que les victimes représentent une moitié des touchés mortellement par le virus fatal.
"...Il faudra plusieurs mois, peut-être des années, pour que les experts établissent avec précision le vrai bilan du Covid-19. En attendant, le comptage quotidien de Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, n'est qu'une estimation assez grossière, particulièrement en ce qui concerne les chiffres des Ehpad. « C'est forcément plus. Ne serait-ce que parce que la plateforme de comptage mise en place par le gouvernement fin mars ne repose que sur les signalements des établissements », constate Nathalie Maubourguet, présidente de la Fédération française des associations de médecins coordonnateurs en Ehpad. Ce médecin a interrogé ses confrères. Aucun d'entre eux n'a lui-même effectué de signalements, laissés à la charge des directeurs, pas toujours pressés, selon elle, de « singulariser » ainsi leur site… Autre indice de la sous-estimation : ces témoignages de salariés des pompes funèbres, qui voient pulluler, ces dernières semaines, des certificats de décès comportant la seule mention de « détresse respiratoire », sans la case Covid. « On nous a remonté de nombreux cas », affirme Claudette Brialix, présidente de la Fédération nationale des associations et amis des personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef)....."
Déjà, nos anciens relevaient de soins et de traitements pas toujours exemplaires, vu le manque de moyens, surtout en personnel, et donc le temps à leur consacrer était notoirement insuffisant, pour ne parler que des seuls soins.. La gestion de certains établissements, avec des aides d'Etat, étaient surtout commandée par la loi du profit.
Un juteux marché pour des groupes privés, profitant de la manne commune et parfois d'astronomiques loyers, que beaucoup de famille ne peuvent assurer. Malgré les moyens, ils n'ont pas été traités là mieux qu'ailleurs.
La "gestion" des aînés n'a pas été exemplaire, c'est le moins qu'on puisse dire. Surtout en cette période dangereuse où les précautions auraient dû être redoublées. Certains médecins avaient bien anticipé le désastre potentiel.
Le marché de l'or gris a produit des dérives, malgré les progrès sur la prise en charge des plus dépendants.
Les actionnaires n'ont sans doute aucune idée de ce que leur gain a pu produire indirectement comme désastre humain. La crise sanitaire a agi comme un révélateur. Il y a vieillir et vieillir....
___Depuis la création de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et de la Journée nationale de solidarité (lundi de Pentecôte) après la canicule de 2003, l’argent ne manque pas. Les maisons de retraite se partagent 8,2 milliards d’euros. Une somme qui profite également aux établissements privés, financés par de l’argent public à hauteur de 3,9 milliards d’euros. L’Etat, lui, semble avoir le plus grand mal à contrôler ce qui se passe derrière ces murs. Là où nous conduit cet excellent documentaire, hélas diffusé tardivement, en deuxième partie de soirée. [Maisons de retraite : les secrets d’un gros business, de Xavier Deleu (Fr., 2017, 70 min)] ____________________________________
dimanche 15 février 2026
Petit billet du dimanche
__ Persistances
__ Relay, relai
__ Bassesses
__ Inquiétant
__ Culte du moi
__ Idéologies et fractures
__ Mobilisation 2.0
__ Russie affaiblie
__ Contrôle israëlien
__ Echos trumpiens
__ Solitude ambiguë
__ L'ami marocain >>
__ Rififi dans l'Eglise
__ Crise cubaine
__ Opaques cryptomonnaies
__ Italie devenue toxique?
__ Africains en Ukraine
__ Orban aux abois
__ Lenteur russe
__ Du sable à l'arbre
__ Comme les Aztèques?
___________ Guerre énergétique _______
samedi 14 février 2026
Sacré Montaigne!
Petite leçon de modestie... Au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que dessus notre cul.
_ Un ami indispensable...
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Sordide affaire
Mais révélatrice
Comme à la fin de l'empire romain? suggèrent certains...C'est bien différent, malgré certaines analogies morales possibles. Mais c'est bien plus qu'une affaire morale, c'est un sommet de turpitudes et de corruptions; où des pratiques dissolues interfèrent avec des corruptions de grande ampleur au coeur d'un système financier dérégulé.. Une prédation mondialisée. Un scénario pour les théories du complot qui s'emballent. Un miroir d'un certain élite corrompue, offshore. Autour du comprometteur universel. Du beau monde... Selon Mediapart, " ... Les « Epstein Files » apportent un éclairage supplémentaire. Ils montrent au jour le jour le fonctionnement de cette grande machinerie d’évasion fiscale mise au point pour les riches, où se rencontrent gestionnaires, banquiers, avocats et grandes fortunes. Malgré des honoraires dépassant parfois les 8 500 dollars l’heure, les clients préfèrent payer des fortunes – le total doit dépasser parfois plus que ce que leur demande le fisc – à ces intermédiaires privés plutôt que de s’acquitter des impôts dus. Ainsi, Ariane de Rothschild, dirigeante de la société Edmond de Rothschild, a accepté, outre les commissions versées à d’autres conseils, de payer 25 millions de dollars à Jeffrey Epstein pour lui éviter les pénalités des autorités fiscales états-uniennes..."
| __ L'"affaire"...__] |
Le Wall Street journal, journal de référence du monde financier, ne se trompe pas sur les dangers du moment. « Pour ceux qui se trouvent en dehors du cercle restreint des puissants – les milléniaux antiboomers, la génération Z, les sous-payés et les personnes lésées –, les révélations concernant Epstein confirment une histoire sordide qu’ils soupçonnaient depuis longtemps. Les voilà, les riches et les puissants, certains exprimant leur sympathie pour un criminel parmi eux, souvent pour protéger les leurs », écrit Pamela Paul, une des chroniqueuses du journal, le 6 février. En quelques jours, l’affaire Epstein a changé de dimension. Ce n’est plus seulement un vaste scandale de pédocriminalité, d’agressions et de sévices sexuels impliquant milliardaires, têtes couronnées et puissant·es. La mise au jour des millions de documents, échanges privés, courriels, photos, vidéos concernant pratiquement l’ensemble de ce monde globalisé, où se mêlent financiers, politiques, géants du numérique, vieilles familles de l’establishment, universitaires, conseillers de tous ordres, vedettes, figures médiatiques, agit comme une bombe à fragmentation. Elle tend le miroir hideux et glaç[évélateur d'une corruption devenue une pratique trop courante au plus haut niveau, où la délinquance s'joute au pouvoir parfois sans contrôle, révélateur de les dérives d' institutions démocratiques, cédant à des formes d'enrichissement sans contrôle. "...Ces exemples dessinent des complaisances individuelles. A l’éthique qui imposait de rompre avec un homme fiché comme délinquant sexuel, ces personnalités ont privilégié leurs intérêts particuliers. Elles ont choisi de ne pas se priver du capital social et économique de Jeffrey Epstein, dont l’amitié devait se révéler bénéfique pour leurs affaires, leurs finances personnelles, leur carnet d’adresses. Remplies d’un sentiment d’impunité, elles ont préféré faire vivre un réseau d’influence, dont elles étaient des rouages et des catalyseurs. En l’espace de quelques jours, un nombre impressionnant de ces veuleries individuelles a été mis en lumière. Que dit cette somme d’errements particuliers ? Elle traduit une réalité peu glorieuse pour certains membres des cercles de pouvoir : une indifférence profonde à la question de la criminalité sexuelle, sans doute jugée mineure par rapport à d’autres formes de délinquance. Ce désintérêt revêt diverses formes. Certains avancent l’argument de la « vie privée », pour plaider la sincérité de leur aveuglement, comme Jack Lang l’a fait auprès de la presse. La lecture des écrits de Jeffrey Epstein est aussi pleine d’enseignements. On y voit des personnalités éminentes, prises dans les phares du mouvement #MeToo, s’enquérir auprès du financier américain de la meilleure façon de se défendre. Ainsi en va-t-il du grand physicien Lawrence Krauss en 2018, entre deux saillies antiféministes et misogynes. Intellectuel radical, Noam Chomsky plaint Esptein – en 2019 – pour la façon dont la presse s’est mise à présenter son ami et déplore une époque où « questionner une accusation est un crime pire que le meurtre ». D’autres, tel l’ancien secrétaire américain au Trésor Larry Summers, en 2019, lui demandent des astuces en séduction...."
Regarder dans la bonne direction ...: (Réseau citoyen Jean Moulin) "Voilà ce qui me retourne l’estomac dans la salve de documents liée à l’affaire Epstein : pendant qu’on nous sert en boucle les boucs émissaires faciles ("le chômeur assisté", "le jeune de quartier", "le syndicat qui bloque", "l’artiste subventionné", "le petit fonctionnaire planqué", "la RTBF trop à gauche"), une petite caste d’ultra-puissants continue de vivre au-dessus des lois. De quoi éprouver un profond dégoût. Et là, on ne parle pas d’"un" scandale people. On parle de crimes sexuels systémiques. De femmes brisées. D’enfants détruits. On a maintenant tous les détails les plus sordides sur Little Saint James... Des plaintes et actes de justice décrivent une mécanique de traite et d’abus : des jeunes femmes, parfois mineures, recrutées, attirées, transportées jusqu’à l’île par bateau ou hélicoptère, puis soumises à des violences sexuelles et à une emprise organisée. Des documents évoquent la confiscation de papiers, la peur, le contrôle des déplacements, et même la tentative d’une adolescente de fuir à la nage avant d’être rattrapée. C’est, selon ces procédures, un lieu où l’isolement géographique servait d’arme : éloigner, enfermer, réduire au silence. Je veux rester rigoureux : citer un nom dans un document n’est pas une preuve de crime. Je ne participerai pas au concours de rumeurs, à l’amalgame. Mais précisément : ce qui glace, ce n’est pas seulement le pédocriminel milliardaire, Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. C’est tout le système autour ! Le réseau. Cette densité de connexions entre argent, politique, influence. Et là, un nom saute aux yeux : Trump est mentionné au moins 1 500 fois ! De nouveau, ce n’est pas une condamnation. C’est un signal. Un symptôme de proximité sociale, de gravitation, de monde commun. Et c’est ici que l’hypocrisie devient insupportable. Parce que l’internationale national-populiste se vend partout comme une croisade "anti-élite". Mon œil ! Le populisme de plateau s’excite contre les migrants et les syndicats, pendant que les hommes de pouvoir (ultra-riches, ultra-puissants, ultra-connectés) circulent dans précisément les mêmes salons, les mêmes carnets d’adresses, les mêmes zones grises. Alors oui, le "vrai problème", ce n’est pas la famille afghane qui cherche un toit, ni l’enseignante épuisée qui tient une classe. Le vrai problème, c’est cette oligarchie de l’entre-soi : celle où l’argent achète le silence, où la notoriété sert de bouclier, où la justice arrive trop tard. La lucidité, c’est comprendre que ce n’est pas une "affaire de monstres isolés". C’est un mécanisme de domination : la concentration de richesse fabrique des zones hors-droit, et ces zones hors-droit finissent par contaminer la démocratie. La question n’est pas de chercher un frisson de scandale. La question est : quels contre-pouvoirs sont assez solides pour empêcher que l’argent et l’influence deviennent une licence de tout faire, y compris d’odieux crimes sexuels ? La suite, si on est sérieux, n’est pas le voyeurisme. C’est une justice qui ne tremble pas : des unités spécialisées, des procureurs formés aux violences sexuelles, et la fin des pièges qui protègent les puissants (transactions opaques, accords de confidentialité utilisés comme bâillons, arrangements privés qui effacent les crimes). On nous demande toujours de détourner le regard pour taper en bas sur les plus faibles. Faut refuser. Le vrai courage politique, aujourd’hui, c’est d’oser regarder en haut. " ___________L'ange déchu
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vendredi 13 février 2026
Le début du commencement de la fin?...
Un déclin en route?
Les mauvaises nouvelles semblent s'accumuler depuis peu à la Maison Blanche. Certains Républicains s'inquiètent sérieusement. Jusqu'au Texas, où la défaite et cuisante. Une note d'espoir... Mais Trump a quelques astuces machiavéliques et l'imprévisibililé est sa marque de fabrique, au hasard de ses intérêts à court terme et de son inégalable narcissisme. . Sans foi ni loi. On se souvient encore de l'assaut du Capitole... Prudence e vigilance...
C'est un enchaînement catastrophique pour les républicains. Pas seulement aux USA . Le fatalisme doit être brisé! Le processus de fascisation en cours n'est pas inéluctable.
jeudi 12 février 2026
Marche ou crève...
Les effets de la sédentarité
Alimentation irrationnelle et usage immodéré des portables
Il serait temps de se bouger! Sinon... __________________________________
Varia
__ Dépendance
__ Bagatelle
__ Bore out
__ Starlink
__ En progression
__ Défi iranien
__ Course folle
__ Plan cybersécurité__ Estonie et Ukraine
__ Ukraine: hiver noir
__ Sauver la face?
__ Le vrai Marat
__ Argot d'aujourd'hui
__ Contrôle électoral
__ Livre: contrôle politique?
__ USA: presse en péril__ Des bébés ou des robots?
__ Stratégie israëlienne
__ Do you speak algospeak?
__ Pour un capitalisme différent
_______________ Revue de presse __________
mercredi 11 février 2026
Duplomb...dans l'aile
Qu'attendre de la nouvelle loi?
Une régression. Le doute rationnel n'est plus un rempart. Les lobbies veillent...
Les risques, bien réels, son déniés. Aux USA: la déréglementation devient totale. Ecologie en berne.
_ Des alternatives sont possibles _ |
Aux dépends des agriculteurs eux-mêmes.
" ...Voulons-nous d’un “printemps silencieux” ? C’est la question que devraient se poser ce mercredi tous les parlementaires, alors que se tient à l’Assemblée un débat sur la “loi Duplomb”. Ce texte, qui prévoyait notamment la réintroduction de certains néonicotinoïdes, a été adopté mais censuré par le Conseil constitutionnel.
Cisjordanie. Et après?
Etouffement, destructions, maillage et encerclement
Après l'anéantissement de Gaza, qui en parle? Le projet du "Grand Israël" suit son cours. A bas bruit aujourd'hui, mais selon une logique qui n'a pas varié. La colonisation par la construction, l'implantation, n'est pas nouvelle, mais s'intensifie, depuis la guerre des six jours.« Nous construirons l’Etat juif ici, sur le terrain », déclarait ainsi, le 30 mai, le ministre de la défense, Israel Katz, en saluant la création de nouvelles colonies.. Dans un quasi silence médiatique et diplomatique. A Hébron et ailleurs, on détruit, on construit. Jeunes en tête. Rapidement.
Dans les faits, la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, est déjà annexée. Sur les cartes officielles israéliennes, la ligne verte qui sépare ce territoire palestinien de celui d’Israël n’est pas tracée ; elle n’existe pas davantage dans l’esprit de nombre d’Israélien·nes. Chaque matin, aux checkpoints, de longues files de voitures israéliennes passent d’ailleurs de la Cisjordanie à Israël avec la même facilité que des automobilistes franchissant un péage sur une autoroute française. Tout un réseau de lignes de bus maille le territoire de la mer Méditerranée au Jourdain, reliant les colonies aux grandes villes israéliennes. Les colons « jouissent des mêmes droits et avantages que les Israéliens vivant à l’intérieur d’Israël », rappelait d’ailleurs un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme publié le 7 janvier, et qui met en évidence les discriminations entre Palestiniens et colons juifs en Cisjordanie – y compris à Jérusalem-Est. L’armée israélienne d’occupation mène des incursions quotidiennes dans les villes en zones A et B, censées être sous juridiction administrative de l’Autorité palestinienne, selon les accords d’Oslo. Israël a déjà le plein contrôle sécuritaire et administratif de la zone C, qui représente 60 % de la Cisjordanie et où se trouve l’immense majorité des colonies. «Enterrer l’idée d’un État palestinien». C'est avec ces mots que le ministre fasciste israélien Bezalel Smotrich a salué les nouvelles règles validées par Israël le 8 février. Il a même ajouté : «Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d’Israël». Le ministre de la Défense Israël Katz parle quant à lui d'un intérêt «sécuritaire, national et sioniste de premier ordre». Ce dimanche, le gouvernement d'extrême droite israélien a annoncé une série de «mesures techniques» pour faciliter et amplifier l'implantation de nouvelles colonies sur les territoires palestiniens. Maintenant que Gaza a été totalement anéantie et annexée de facto – puis qu'Israël a déjà imposé de nouvelles frontières, la «ligne jaune», réduisant d'un tiers la surface de Gaza, et s'apprête à prendre le contrôle sur le reste de ce territoire avec le soutien de Trump – il s'agit de voler les dernières terres de Cisjordanie pour liquider ce qu'il reste de la Palestine. Ainsi, ces règles vont renforcer le contrôle militaire, administratif et civil d'Israël sur les territoires occupés de façon illégale depuis 1967. Concrètement, il s'agit de faciliter l'achat de nouvelles terres par les juifs Israéliens : «Les Juifs vont pouvoir acheter en Judée-Samarie [le nom religieux donné à la Cisjordanie par les sionistes] comme à Tel-Aviv ou Jérusalem». Le mouvement des colons, massivement financé par des réseaux internationaux et épaulé par l'armée israélienne, vont utiliser l'immobilier comme une arme coloniale. Le gouvernement liquide également ce qu'il restait des accords d'Oslo de 1993, un texte qui partageait la Cisjordanie en trois zones. La zone A devait rester sous contrôle total de l'autorité palestinienne, la B dans laquelle Israël pouvait intervenir seulement en matière «sécuritaire», et la C sous contrôle israélien. Les nouvelles mesures permettent à l’État colonial d'intervenir partout «dans les domaines de l’archéologie et de l’environnement». Un prétexte cynique : par le passé, des soi-disant «recherches archéologiques» ont permis à Israël de détruire des villages et des maisons palestiniennes officiellement pour réaliser des fouilles, mais pour ensuite les annexer. Il en va de même pour l'écologie : d'un côté, Israël dévaste les champs d'oliviers et les ressources des palestinien·nes, de l'autre, elle utilise l'agriculture et la plantation de nouveaux arbres pour prendre des terres qui ne lui appartiennent pas. Dans la ville d'Hébron, Israël retire à la municipalité ses responsabilités en matière d’urbanisme, afin de développer les colonies situées dans la ville et de pouvoir modifier un site sacré pour les musulman·nes. ___ Le 7 octobre 2023 n'était qu'un prétexte pour organiser la phase finale du nettoyage ethnique de la Palestine. La Cisjordanie n'a aucun lien avec les attaques, et elle subit pourtant une colonisation accélérée et une politique de terreur imposée par Israël. Depuis 2023, des milliers d’hectares de terres palestiniennes ont été volées par les colons, et de véritables pogroms racistes sont organisés régulièrement contre des villages palestiniens. Plus d'un millier de Palestinien·nes ont été tué·es par l’armée et les colons depuis octobre 2023, les arrestations se comptent par dizaines de milliers, des destructions de routes et d'infrastructures sont menées partout par l'armée coloniale, des actes de torture ont lieu dans les prisons.Tout est fait pour rendre chaque parcelle de terre palestinienne restante invivable.
mardi 10 février 2026
L'entremetteur universel
Au delà du complot
Epstein : l'entremetteur universel ? _____________ Si cette "affaire" nous sidère, c'est parce qu'elle place ce personnage sinistre au cœur de plusieurs nœuds de l'histoire récente (le poutino-trumpisme, notamment, mais pas seulement). Un effet Zelig, en quelque sorte. Mais je pense qu'elle révèle surtout la sociologie des élites d'aujourd'hui, qu'a décrite Christopher Lasch dans "La Révolte des élites". "L'entremetteur universel", c'est d'ailleurs la manière dont Marx désignait l'argent.

