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lundi 11 octobre 2010

Allais s'en est allé

Décès de Maurice Allais, prix Nobel libéral et protectionniste


[Jalons pour comprendre une pensée complexe et mobile]

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Un économiste au parcours atypique. Une pensée souvent paradoxale, mais stimulante.

"La pire erreur de l'Europe a été de ne pas mettre en place une préférence communautaire qui aurait été progressivement levée, au fur et à mesure du rapprochement des écarts salariaux avec le monde émergent"
(M.A.)
Pour un protectionnisme raisonnable ?. Trop tard?

__Un homme à la pensée évolutive, radicale et novatrice dans ses dernières productions, souvent récupérée par les extrêmes
_____________Une certaine mondialisation en question (ou ici)

-Du libéralisme à la critique du néo-libéralisme
-Maurice Allais - Prix_Nobel d'Economie 1988: Son site à visiter en détail pour suivre une pensée à l'oeuvre.
-Contre les tabous
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-Une pensée non conformiste, souvent ostracisée
-Un analyste radical de la religion de la mondialisation
-Maurice Allais, autopsie d’un cadavre

-Maurice Allais, précurseur méconnu et libéral hétérodoxe
-Maurice Allais : redonner aux Etats le pouvoir d'émettre de la monnaie
-Des avis partagés
-Des positions novatrices sur la monnaie

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Une critique radicale du pouvoir des multinationales:

"...La mondialisation, telle qu’elle est mise en œuvre, représente un danger majeur à l’encontre de la civilisation dans le monde entier, et tout particulièrement à l’encontre de la démocratie.__Il faut bien réaliser que les multinationales américaines se sont emparées du pouvoir politique aux Etats-Unis. Aucun représentant, aucun sénateur, aucun président des Etats-Unis ne peut se faire élire sans leur soutien.__Ces multinationales dominent en fait toutes les organisations, qu’il s’agisse du FMI, de l’OMC, de l’OCDE et même de l’Organisation de Bruxelles où partout elles ont placé des hommes dont le soutien leur est acquis.__A l’exemple des multinationales américaines, des multinationales se développent partout dans le monde avec les mêmes objectifs. Cette domination des multinationales qui ne poursuivent que leurs propres intérêts représente aujourd’hui un danger majeur pour le monde entier." (M.Allais)
Les médias le préfèrent mort que vivant
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-Refonder le système bancaire
-Monnaie dévoyée ?
-Mondialisation et désindustrialisation

dimanche 10 octobre 2010

Les Roms valent bien une messe...

..A Rome

Naïveté d'enfant de chœur ou calcul politique?






Jamais encore on n'avait vu un Président de la République laïque faire ainsi allégeance au chef d'une église, de manière aussi ostentatoire, aussi médiatisée. Un pas de plus dans la "diplomatie gesticulatoire"?
Le chanoine de Latran ébranle la laïcité, ce principe essentiel selon lequel l'Etat ne doit favoriser aucune religion, qui doit rester affaire privée.
De toute évidence, il s'agit d'une opération de reconquête , d'une démarche de séduction à l'égard d'une franche de son électorat, choquée par la politique sécuritaire à l'égard des Roms. Beaucoup de catholiques n'avaient pas apprécié la manière avec laquelle elle avait été conduite et certains évêques avaient élevé la voix. Il fallait redorer son blason de ce côté. Les élections se profilent , les sondages sont au plus bas...
Cette démarche fut moyennement appréciée. Même si MAM dit qu'il était souhaitable de "reconnaître le rôle de la spiritualité, de toutes les spiritualités, sous toutes leurs formes. Les Français y sont très attachés.", à l'évidence, cette réponse ne suffira pas à "clore" le débat, comme l'avait demandé François Hollande la semaine dernière. Et accréditera un peu cette réflexion de
François Bayrou, président du MoDem, qui s'exclamait après le discours de Latran: "Ce n'est pas autre chose que l'opium du peuple que dénonçait Marx."

_Ce n'est pas la première fois que Nicolas brouille sciemment les frontières entre croyances privées et engagement politique. Il avait déjà fait sienne la notion discutée et discutable, inspirée par le Vatican, de "laïcité positive".
"Si la polémique enfle avec la fréquence et l'importance des propos présidentiels, ses références à la religion et à ses propres croyances ne sont pourtant pas nouvelles. En septembre, lors d'un entretien accordé depuis l'Elysée à TF1 et France 2, il lui avait été demandé comment il faisait pour tenir le rythme de son hyper-présidence. "Grâce à Dieu", avait-il répondu dans un large sourire. Il y a trois ans et demi, il avait aussi fait publier La République, les religions, l'espérance, réflexion sur la place des religions dans la société et le monde. Et à Neuilly, dont il a longtemps été le maire, il avait habilement conquis les diverses communautés religieuses. La France n'est pas encore les Etats-Unis, où les candidats affichent leurs convictions souvent précieuses en termes électoraux, et où l'actuel président ponctue immanquablement ses interventions d'un "God bless America" ("Dieu bénisse l'Amérique"). Mais le pas qui sépare la France de ce type de mots semble de moins en mois grand, et nombreux sont ceux qui craignent de voir le président le franchir..."

__Remettre la religion au cœur de la vie de la cité, tel est le but avoué du néo-Bonaparte élyséen. Son obsession: sortir la religion de la spère privée.
Si Nicolas Sarkozy et le pape insistent sur le rôle de la religion, c'est pour retrouver de nouvelles formes de restauration d'un certain ordre , les bases perdues d'une nouvelle légitimité, surtout là où le pouvoir semble sans prise .La religion doit-elle devenir l’opium des banlieues ?
-Bonaparte avouait cyniquement que
"toutes les religions ont été inventées par les hommes", mais que «La religion, c’est parfait pour tenir les gens du commun tranquilles»
«
… En tant que je suis concerné, je ne crois pas qu’une personne telle que Jésus Christ ait jamais existé ; mais comme le peuple penche vers la superstition il est de mise de ne pas s’y opposer. »
Nicolas se situe-t-il dans la même configuration?
Voilà qui devrait faire réfléchir les croyants...

-Le père Michel Lahet, directeur du pèlerinage des Gitans à Lourdes, considère, dans une déclaration à l'AFP, que cette visite officielle est un « attrape-couillon » :« Il fait une politique d'exclusion odieuse pour se mettre dans la poche une partie de l'opinion et va se refaire une vertu auprès du pape. » Joint par Rue89, le prêtre commente l'enchaînement de la matinée :« Malgré la prière qu'il vient de faire avec le cardinal Tauran, qui appelle à mieux accueillir les immigrés, Nicolas Sarkozy confirme qu'il ne change pas de ligne : il enfonce le clou et continue de taper sur ses boucs-émissaires.C'est d'un cynisme… Pour moi, c'est simplement de l'affichage. »

M. Bayrou: " Je suis quelqu'un qui a la foi, pour qui c'est important. Je n'aime pas qu'on mélange la religion et la politique. Encore moins que l'on se serve de la religion pour la politique".

Ite Missa est!...

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Article repris dans Agoravox


samedi 9 octobre 2010

Si le FMI le dit ...

Crise: Une autre voie?

Le FMI peut-il encore servir?

Faut-il
aider le soldat Strauss-Kahn ?


L'austérité, mot tabou, dénié, imprononçable, est tout de même dans les faits en action par le biais de la fiscalité, du ralentissement économique et du chômage...

Sans parler de la Grèce, de l'Irlande ou de de l'Espagne, elle se met en place dans nos frontières, contre toute logique économique à moyen et à long terme.

Mais la purge peut tuer le malade. La potion magique peut être létale

Ce que signalent un certain nombre d'économistes et d'observateurs, qui voient plus loin que la gestion à la petite semaine et qui dénoncent les erreurs de la rigueur, qui, de toutes manières, touchent surtout les plus défavorisés.

____________________Ce qui est nouveau , c'est que même le FMI, plutôt partisan jusqu'ici de remèdes de cheval de nature néolibérale, est en train de changer de discours, il se déclare contre l'austérité , sortant de l'orthodoxie habituelle, il ose toucher à un tabou économique, ce que n'apprécient ni la Bundesbank ni la Fed.

__________________Changement de cap?
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Les exploits du FMI:_______"Selon Joseph Stiglitz (Quand le capitalisme perd la tête), les aides accordées par le Trésor américain et le FMI ont contribué à réunir les conditions d’une crise en Argentine. D’après lui, les emprunts concédés à ce pays ont permis aux créanciers d’accorder des prêts sans se soucier de la condition économique réelle des emprunteurs : ils pensaient qu’ils seraient de toute manière renfloués par le FMI (voir à cet effet l'Aléa moral). De leur côté les emprunteurs ont effectué un raisonnement similaire ce qui au final a déstabilisé la situation financière du pays et alimenté la spéculation. Les États-Unis, via le FMI, avaient aussi imposé une libéralisation des flux de capitaux et une déréglementation du système bancaire. Certains pays d’Amérique latine, en particulier l’Argentine et le Chili ont été montrés comme exemples de la bonne mise en application des principes du « consensus de Washington ». Si les deux pays ont connu en effet une certaine réussite, l’Argentine a fini par voir son économie s’écrouler en 2001. Ensuite, c’est au contraire en n’appliquant pas les recommandations du FMI que l’économie du pays s’est redressée. Le Chili continue quant à lui son développement sur un très bon rythme de croissance.Depuis l'année 2005, les crédits accordés par le FMI se sont réduits drastiquement, du fait de la bonne santé économique du monde et des pays d'Amérique latine en particulier. Selon Daniel Cohen, le FMI qui a préconisé pendant un temps un libéralisme très idéologique (au cours des années 1990), est passé depuis à une situation de « pragmatisme absolu " -Wiki-)
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Discours opportuniste ou véritable tournant?
Comment de tels propos pourront-ils s'actualiser,
quand les pays doivent faire la "danse du ventre" devant les marchés?

______________________"Dans la foulée des mobilisations européennes contre l'austérité, et à la veille d'un colloque parisien d'«économistes atterrés» par le retour des bonnes vieilles recettes d'avant la crise, l'étude du FMI tombe à pic. Dans le troisième chapitre de son rapport d'octobre sur les Perspectives économiques mondiales, l'institution de Dominique Strauss-Kahn tord le cou à la doxa sur l'austérité. Non, écrit le Fonds, la rigueur ne sert pas la croissance – c'est même, à court terme, le contraire. Principale conclusion de l'étude, à partir des politiques menées ces 30 dernières années dans le monde: une période de «consolidation fiscale» (baisse des dépenses publiques et/ou hausse des impôts) d'une ampleur de 1% du Produit intérieur brut (PIB) entraîne un repli de 0,5% environ de l'activité deux ans plus tard. Quant au taux de chômage, il grimpe de 0,3%. La demande intérieure (la consommation des ménages, mais aussi les investissements des entreprises) recule de 1%. La France, pour mémoire, a promis 100 milliards d'euros d'économies d'ici 2013. Soit 5% environ de son PIB... C'est la première fois que le FMI dit aussi clairement les choses. Jusqu'à présent, ses prises de position n'étaient pas aussi cohérentes. Aux Etats-Unis, il exhortait à poursuivre la relance, et à se concentrer sur les déficits à moyen terme. En Europe, il conseillait sans détour l'austérité pour éviter une nouvelle crise «à la grecque», à l'exception de l'Allemagne, portée par son généreux excédent commercial. Le Fonds avait par exemple défendu la réforme des retraites en France, en raison de ses effets bénéfiques sur les comptes publics. Autre conclusion d'intérêt: les hausses d'impôt ont des effets plus néfastes sur l'activité que les baisses de dépenses publiques, en cas d'austérité. «Le FMI écrit des choses sensées», s'est félicité mardi sur son blog le lauréat du prix de la banque de Suède à la mémoire d'Alfred Nobel, Paul Krugman, après la publication du rapport..."(L.Lamant.Mediapart)

vendredi 8 octobre 2010

Riches niches

C'est l'automne.

La chasse aux
niches fiscales est ouverte...
pour suppression ou rabotage

Rigueur oblige!

Rabotage équitable?

_Ne pas désespérer Neuilly, tout de même...



_Quelles niches? Celles qui représentent de véritables privilèges ou celles qui peuvent se justifier économiquement, comme certains investissements dans les économies d'énergie?
Certaines sont épargnées. Une logique parfois curieuse...
-Une véritable jungle qui s'est constituée depuis des décennies, par empilement, dans l'anarchie la plus complète, permettant à certaines fortunes d'échapper, parfois complètement, à l'impôt, et qu'il importait de revoir depuis longtemps, mais en remettant tout à plat dans la plus grande transparence, non pas dans la hâte, l'improvisation et les intérêts de castes.

__Pour ce qui concerne les entreprises, le rapport de la Cour des Comptes est sévère

______On n'y parle pas cependant des
SUPER NICHES , des grands cadeaux fiscaux , du fameux bouclier fiscal

__30 milliards d'euros d'économie sont possibles si on touche aux avantages acquis du Medef...C'est 173 milliards de niches fiscales

De grandes économies sont envisageables, si on touche aux niches si favorables aux (plus grandes)entreprises ,certaines, 71 milliards, étant sous le tapis:

"
.... Régime fiscal mère-fille, exonération des plus-values professionnelles, exonération des heures supplémentaires, création d'emploi en zone rurale, zone franche urbaine, allégements divers pour la création d'emploi: vingt ans de mesures fiscales sédimentées, de bricolage fiscal, auxquels ils avaient tous contribué à un moment ou un autre, défilaient.
__«107 dépenses fiscales ont été créées entre 2002 et 2010, soit une douzaine supplémentaires chaque année. Au total 293 dépenses sur un total de 506 concernent les entreprises. Ces dépenses fiscales applicables aux entreprises se montent en 2010 à 35 milliards d'euros. Mais il faut ajouter les mesures dérogatoires déclassées qui sont estimées à 71,3 milliards d'euros, soit 28% des recettes fiscales de l'Etat»
, leur assenait Didier Migaud. A titre de comparaison, l'impôt sur les sociétés, en forte baisse en raison de la crise, a été de 20,9 milliards d'euros en 2009.
__«Mais il y a aussi les niches sociales», reprenait-il. «91 dispositifs concernant les entreprises ont été recensés. Le coût total de ces niches est évalué à 66 milliards d'euros, soit 15% des recettes de la Sécurité sociale.»
__À écouter la présentation du
rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, de nombreux députés semblaient faire le même constat: les fameux «coups de rabot» sur les niches, présentés par le gouvernement comme un effort de rigueur considérable dans l'élaboration de la loi de finances 2011, étaient décidément bien légers. Et ils avaient souvent épargné les entreprises.
l'ensemble des économies possibles à la suite de la suppression ou la révision d'un certain nombre de dispositifs pourrait, malgré tout, représenter entre 15 et 29 milliards d'euros, d'après les évaluations de Conseil des prélèvements obligatoires.
Dans le cadre des suppressions pures et simples, le rapport préconise notamment de revenir sur certaines curiosités oubliées. Le régime mondial consolidé, par exemple, un régime fiscal qui permet au groupe de déduire de son impôt les pertes subies à l'étranger. Cinq groupes en France en bénéficient, selon le rapport: Total, Peugeot, Vivendi, Vinci et Veolia. Mais ce dispositif se révèle une sorte de super bouclier fiscal. Son coût est évalué pour le budget de l'Etat à 302 millions d'euros. Curieusement, alors que le gouvernement, dans une volonté affichée de «bonne gestion», décidait dès l'an dernier de taxer les indemnités pour longue maladie (150 millions d'euros), il n'a pas jugé utile de supprimer ce régime fiscal très favorable, pas particulièrement destiné aux plus nécessiteux. Le rapport revient aussi sur les exonérations sur les bio-carburants, qui représentent un coût de 643 millions d'euros, ou le crédit d'impôt sur la formation pour le chef d'entreprise (18 millions d'euros), le crédit d'impôt sur la prospection commerciale (14 millions), les déductions pour participation au capital des PME, les avantages sociaux exemptés de cotisation sociale (450 millions)...

S'attaquer aux baisses ciblées de TVA dont bénéficient certains secteurs à très forte main-d'œuvre (BTP, restauration, hôtellerie, services à la personne) lui paraît aussi une piste à suivre: cela coûte plus de 10 milliards d'euros à l'Etat chaque année. Ces niches, selon le Conseil des prélèvements obligatoires, sont sensiblement moins efficaces que les allégements généraux des charges sociales. Il préconise donc leur suppression, en tout cas pour la plus emblématique d'entre elles, la TVA sur la restauration (3 milliards chaque année), ou au moins l'instauration d'une TVA intermédiaire de 10 à 12%.
__Cette possibilité, autorisée par la Commission européenne, n'a jamais été mise en œuvre en France. «L'utilisation d'un taux intermédiaire de TVA à 12% dans les secteurs intensifs en main-d'œuvre créerait une ressource fiscale de 4,6 milliards d'euros», assure Didier Migaud
__Pour éviter à l'avenir l'instauration de mesures peu efficaces et ruineuses pour les finances publiques, le Conseil des prélèvements obligatoires préconise une évaluation systématique de toute mesure avant leur adoption. Cela pourrait par exemple prévenir les dérapages, comme celui de l'exonération des plus-values sur la cession de filiales des grands groupes, qui a représenté un manque à gagner de 6 milliards d'euros pour les finances publiques en 2009.De même, il recommande une évaluation systématique des niches au bout de trois ans, afin d'en finir avec l'empilement des dispositifs supposés transitoires mais jamais remis en cause...
Les groupes sont les grands gagnants de ce système. Comme l'a établi un précédent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires, leur taux réel d'imposition n'est pas de 33% mais de 13%, ce qui place la France au même niveau que l'Irlande qui a adopté une fiscalité très favorable pour attirer les grands groupes internationaux. Un chiffre rarement mentionné par le Medef. En revanche, les petites entreprises, peu familières du dédale fiscal français, sont imposées en moyenne à hauteur de 30%." (M.Orange-Merci à Mediapart)
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-
Le MEDEF... 1er assisté de France


jeudi 7 octobre 2010

Trés dur d'être trader !...


Mais qui est Monsieur K.?





-Non pas un BON garçon naïf, entraîné, malgré lui, dans une aventure financière qui le dépassait.

-Non pas une BRUTE, bête de calcul sortant de Centrale, exécutant froid d'un banque qui jouait au casino comme les autres.
-Non pas un TRUAND de grande envergure à la
Madoff, clé de voûte d'un système pervers quoique (provisoirement) juteux.Kerviel n'a rien gagné, il a fait perdre.

___(Ceci n'est pas un film)_____________

-Un "bon petit soldat de la Société Générale", médiocre, qui prenait des risques insensés dans un système qui l'envoyait au feu tous les jours?
-Un calculateur cynique, un peu arrogant et fermé, qui "
savait ce qu'il faisait", comme il fut dit au tribunal, qui " a poussé le système jusqu'au bout", comme il l'affirmait lui-même?

___VOLEUR
-
tricheur isolé ou VICTIME d'un système déréglé , où le risque est un métier, jusqu'à la démesure?
"« Dans une salle de marchés, le modus operandi idéal tient en une phrase : savoir prendre le maximum de risques pour faire gagner à la banque le maximum d’argent. Au nom d’une telle règle, les principes les plus élémentaires de prudence ne pèsent pas lourd. Au sein de la grande orgie bancaire, les traders ont donc juste droit à la même considération que n’importe quelle prostituée de base : la reconnaissance rapide que la recette du jour a été bonne. Une “bonne gagneuse” : le terme ne me choquait même plus, tant était intense le plaisir de rapporter toujours plus à la banque." (J.K.)

Pas si simple, quelle que soit l'analyse qu'on puisse faire de sa personnalité assez déroutante, de ses motivations conscientes ou inconscientes...

___Lucide quand même, quand il dit: «La Société générale ne pouvait pas ne pas avoir vu cette somme, inscrite en trésorerie.» alors que ses "audaces financières" ont duré deux ans... Stimulé par l'aveuglement de toute une équipe et par l'opacité du système devenu si sophistiqué que les banquiers eux-mêmes ne maîtrisaient rien, faisant confiance aux équations de jeunes forts en math, dans un contexte de finances totalement déréalisées, fonctionnant "hors-sol"

La hiérarchie de Kerviel savait tout...." Si Jérôme saute, tout le monde saute!"
Dit autrement:La Société générale ne pouvait pas ne pas savoir
Ou plus clairement: La Société générale savait

_Le tribunal a fait silence sur cette question, n'ouvrant aucune porte qui pouvait éclairer la nature du système et le fonctionnement si particulier d' une finance prédatrice , d'une mécanique délinquante, aux conséquences si lourdes pour beaucoup de particuliers et pour l'économie en général.
Tout s'est passé comme si le procès avait fonctionné comme un paravent pour masquer la responsabilité des banques, de la SG en particulier. Un procès mal engagé, aux conclusions burlesques, surréalistes,
le procès manqué du système financier.
"...Jérôme Kerviel est un pur produit du système. Le baby Frankenstein de la finance. Avec son diplôme de seconde rang, il était entré dans la Banque par la fenêtre, à la force du poignet. Il voulait peut être devenir le fils préféré. Il en ressort menottes aux mains. La presse massée à la sortie de la salle d’audience s’est jetée sur lui, caméra et micro au poing, comme sur une bête traquée. Qu’il est et sera.
En Juin, Maitre Veil qui défend la Société Générale avait conclu sa plaidoirie par un sentencieux « Monsieur le juge, le monde entier vous regarde ». Ce soir, le monde regarde la France. Une France, plus que jamais société de caste, donneuse de leçon et sans aucun courage...
"
Un procès où la SG a trouvé son intérêt: il débouchera sur moins d'impots pour elle.
"...La banque a déjà reconnu que son ex-employé ne pourrait pas la payer. Alors pourquoi réclamer une telle somme? Et pourquoi le juge Dominique Pauthe l’a-t-il finalement accordée? C’est d’abord une mesure symbolique, une «preuve» que la banque est, aux yeux de la justice, totalement innocente dans l’affaire Kerviel. C’est ensuite une mesure fiscale. Si le Tribunal de Paris avait retenu une responsabilité de la banque, elle aurait été contrainte à rembourser 1,5 milliard d’euros à l’administration fiscale, au titre de cette perte. Grâce au jugement, «la banque va pouvoir inscrire ces 4,9 milliards perdus comme des pertes comptables exceptionnelles», poursuit Emmanuel Ludot. «Elle va pouvoir diminuer ses bénéfices annuels.» Et donc payer moins d’impôts.
"
Tout bénéf?

Un scandale énorme...

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-La Société Générale condamnée à quatre millions d'amende : discrétion des JT
-Le Kerviel, nouvelle unité de mesure ?
-Jérôme Kerviel, seul coupable, et pourtant...
-Jérôme Kerviel, Fabrice Tourre : des Français qui gagnent

mercredi 6 octobre 2010

Crise: dernières nouvelles

Guerre des monnaies et aléas bancaires

Vers un protectionnisme monétair
e



_______Mauvaises nouvelles pour l'Europe_____
Pour tenter un redressement économique compromis, les USA essaient un passage en force: "inonder le monde de dollars", pour exporter plus facilement, relancer sa production et réduire son chômage. Au protectionnisme économique, industriel et agricole, va s'ajouter un autre plus redoutable: le protectionnisme monétaire, que le pays ne s'était pas privé de pratiquer avant, mais qu'il va renforcer.
Cette fois,la Fed sort les armes lourdes. La guerre est donc déclarée à l'échelle mondiale.
Commet va réagir le Chine, sommée de réviser le cours de sa monnaie et dont les exportations vers les USA sont vitales? Comment l'Europe, grippée et divisée, sans souplesse monétaire, vouée au dogme allemand de la non-inflation, va-t-elle pouvoir entreprendre les relances nécessaires, d'autant que le pouvoir d'achat est en baisse, étant donné les plans d'austérité en action, créant un cercle vicieux?

_____________________Un dumping monétaire mondial est engagé. L'euro pourrait ne pas survivre ...
"...« Le taux de chômage est encore proche de 10%, l'inflation est vraiment basse... Nous (la Fed) devons jouer notre rôle pour aider l'économie à se ressaisir et faire en sorte que l'emploi revienne aux Etats-Unis
», a déclaré jeudi son président Ben Bernanke, le patron de la banque centrale américaine (Fed).
Dans le langage châtié des grands argentiers, le poids d’une telle déclaration se mesure en multiples de la bombe d’Hiroshima.
Et dans le contexte actuel, elle prend tout son sens : le monde se trouve « au beau milieu d’une guerre des changes internationale », selon les mots de Guido Mantega, le ministre des Finances brésilien.
Une guerre des monnaies internationale et surtout multipolaire.
Maintenant que les effets des stumuli budgétaires nés des plans de relance mis en place partout dans le monde marquent le pas, les pays sont tentés d’utiliser l’autre arme de la politique économique : la monnaie. A commencer par le plan de relance américain qui n’a pas réussi à faire passer le chômage sous la barre des 10%, conséquence de la faiblesse de l’activité industrielle du pays.
C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les déclarations de Ben Bernanke : l’Amérique désire un billet vert encore plus faible qu’à présent. L’outil de Ben Bernanke : la baisse de son taux directeur. La Fed va inonder le monde de dollars. Objectif : faire en sorte que combiné aux mesures protectionnistes, l’industrie américaine retrouve de la compétitivité vis-à-vis de ses principaux concurrent... Entre la Chine et les Etats-Unis, la guerre commerciale et monétaire est donc bien déclenchée. Et elle peut s'étendre très vite au monde entier, malgré le G20 et les discours de Nicolas Sarkozy. On ne sait qui sera le vainqueur. Mais on sait déjà qui est le vaincu : l'Europe qui voit l'euro monter dangereusement et pénaliser ses entreprises à un moment où la croissance ne peut plus compter sur les plans de relance. Apparemment, Wen Jiabao a bien compris la situation. En faisant des offres très généreuses à la Grèce - dont elle achète les ports tranquillement - pour garantir ses Bons du Trésor, la Chine lance un défi à un pouvoir politique européen inexistant. Qui, après avoir menacé de laisser tomber la Grèce au pire moment, ne dit pas un mot contre le dumping monétaire chinois dont souffrent pourtant les sociétés européennes, tout autant que leurs consoeurs américaines."
D'où le changement de tactique de la politique économique chinoise , qui se tourne vers l'Europe
Les Chinois anges et démons?

_Une Europe qui tire encore bien des boulets et qui doit s'attendre à de nouveaux effondrements: l'Espagne, l'Italie ne sont pas épargnées. L'Irlande va très mal et paie lourdement une longue fuite en avant dans un développement anarchique, industriel et immobilier. Le secteur bancaire est en plein marasme après des années d'excès et son économie va droit dans le mur, selon certains analystes. Le redressement sera long. Comme le Portugal, elle est prise dans le piège du surendettement et ne verra sans doute pas le bout du tunnel avant 2012, au prix d'un taux de chômage élevé et d'une baisse drastique du pouvoir d'achat.
______________Rien ne risque de s'arranger, car les banques centrales ne changent pas leurs pratiques : "Les Banques Centrales ont des dogmes qui sont difficiles de changer. D’abord les banquiers sont persuadés que la maitrise d’une inflation faible stable et durable est une condition essentielle de la confiance des acteurs économiques et donc de l’obtention d’une solide croissance économique. Seulement les dernières crises celle de la bulle Internet et des subprimes ont montré que ces politiques de taux d’intérêts directeurs bas ont nourrit des bulles, les marchés d’actions ou les marchés immobiliers, autres inflations que les seuls biens et services dont l’éclatement ont mis en péril tout le système."
De plus, les pratiques banquaires sont encore loin d'être transparentes, c'est un euphémisme: onze banques ont été encore condamnées pour entente illégale -
______________________
-La Chine avance des pions en Europe
-Grèce : pourquoi la Chine se lance dans un plan Marshall

-Chaos pour aujourd'hui, chaos pour demain
-Pour RBS, "le bord de la falaise est proche pour le système bancaire mondial

-Crise et dette en Europe - 10 fausses évidences, 22 mesures en débat pour sortir de l’impasse
-
Quand les contribuables refinancent les bad bank...
-Retour sur la mort de l'étalon-or
-Le dollar US mûr pour une dévaluation catastrophique
-G 20 : le crépuscule de l'Occident
(?)
-» Les vrais débats derrière la « guerre des monnaies »

mardi 5 octobre 2010

Entendez-vous dans nos campagnes?...

...La détresse de certains paysans...

-Traire plus pour gagner moins





Certes, les (grands) céréaliers vont bien.
La hausse du prix du blé, en partie conséquence de la sécheresse et la mévente russes, et une bonne récolte leur donnent cette année de confortables revenus. Pas de problème non plus pour les grands betteraviers .D'autant plus que les subventions agricoles les favorisent particulièrement
Mais pour le grand nombre de petits et moyens éleveurs....
____________________________Le désespoir est dans le pré:
Ce reportage récent de France 4 donne une idée, limitée mais forte, de la difficulté de continuer à gérer leur exploitation et à vivre correctement du revenu de leur travail, sans vision d'avenir.
On ne le dit pas assez: un paysan français se suicide chaque jour.
"...
Ces six derniers mois, 40 000 agriculteurs français ont rempli des demandes d'inscription au RSA, principalement dans le secteur laitier, où les revenus ont baissé de 50 % en deux ans. Plus de 20 % des quelque 600 000 exploitants agricoles encore en activité – ils étaient 1 600 000 en 1970 – peuvent être assimilés à des travailleurs pauvres. Surendettés, lancés dans une course insensée au machinisme et à l'agrandissement, ils sont impuissants à remettre en cause le modèle hyperproductiviste qui leur a été imposé..." (Télérama)
Tout se passe comme si , par le jeu du prix des produits, laitiers notamment, la politique agricole visait à faire baisser encore la population agricole, dans ce grand jeu de concurrence mondiale, malgré les subventions , jugées souvent "humiliantes". La PAC est en question.
L'agriculteur d'aujourd'hui n'a plus idée du (vrai) prix de ses produits, de son travail...
Les agriculteurs ont perdu leurs repères. Certains expriment ouvertement leur dégoût du métier.
-__Le prix du lait s'est effondré, du fait de la marchandisation de l'agriculture. Beaucoup témoignent qu'ils vendent à perte, ne pouvant même plus s'assurer un salaire. Situation encore provisoirement tenable quand l'épouse a un salaire extérieur, ce qui est devenu souvent une nécessité de survie. La pression des groupes laitiers et de la grande distribution, malgré quelques négociations mineures, se fait constante et pousse à la concentration des exploitations , donc à la désersification des campagnes, à l'industrialisation et à la standardisation des modes d'exploitation, et forcément à une baisse de qualité des produits.
Repenser l'agriculture est devenu une urgence

_______________
-Comment nourrir neuf milliards d'hommes en 2050?
-Pour une production alimentaire durable
-Le bio tente de plus en plus d'agriculteurs français
-Permaculture: l'avenir?

samedi 2 octobre 2010

Stratégie de tension ?

"Une menace terroriste majeure"?...Info ou intox?

Crier au loup
?___[AFP/FRED DUFOUR]

_La question se pose, même si le problème est complexe.
"A la question faut-il communiquer sur les risques d’attentats, la réponse, comme toujours, est complexe. Par contre, sur la forme de cette communication, nous pouvons dire que toute déclaration qui stresse et affole la population est non seulement stérile mais surtout dangereuse. Enfin, pour être pris au sérieux sur un sujet aussi sensible, il faut être crédible sur tout le reste. La désaffection et le scepticisme vis à vis du pouvoir et des médias rend suspecte toute déclaration grandiloquente sur le péril terroriste, d’autant plus que le succès des services est synonyme de non événement..."(M.Koutouzis)
_____________________On est en droit de s'interroger.
Non pas que certaines menaces ne puissent pas exister objectivement, mais c'est la crédibilité de certaines annonces qui fait problème ainsi que leurs motivations, dans un contexte donné.
____On peut se demander si le pouvoir n'instrumentalise pas parfois les services secrets.
Pour engendrer ou entretenir certaines peurs, même diffuses et imprécises, susciter la panique, afin d'atteindre certains objectifs, en détournant l'attention et en anesthésiant l'esprit critique. La peur et l'ignorance remarquait déjà Spinoza sont les meilleurs moyens pour contrôler les esprits et gouverner les peuples.
__L'histoire nous offre des exemples de désinformations d'Etat et de manipulations machiavéliques, ce qui devrait nous rendre prudents. Dans l'Antiquité déjà, Hérodote signalait que le pouvoir devait s'entourer de mystère pour se faire accepter. Conditionner les esprits est plus efficace que de les contraindre. Machiavel ne disait pas autre chose.["
...« Combien il serait louable chez un prince de tenir sa parole et de vivre avec droiture et non avec ruse, chacun le comprend : toutefois, on voit par expérience, de nos jours, que tels princes ont fait de grandes choses qui de leur parole ont tenu peu compte, et qui ont su par ruse manoeuvrer la cervelle des gens ; et à la fin ils ont dominé ceux qui se sont fondés sur la loyauté.Vous devez donc savoir qu'il y a deux manières de combattre : l'une avec les lois, l'autre avec la force ; la première est propre à l'homme, la seconde est celle des bêtes ; mais comme la première, très souvent, ne suffit pas, il convient de recourir à la seconde. Aussi est-il nécessaire à un prince de savoir bien user de la bête et de l'homme. (...)]
Plus près de nous, on se souvient de l'opération irakienne menée par
Bush : l'argument des prétendues "armes de destruction massive" et la fameuse et grotesque conférence de presse d'un général US exhibant un faux, reconnu comme tel peu après, ce qui a permis de faire passer des lois répressives , dont le trop fameux et inconstitutionnel
Patriot Act.
Connaissons-nous, par exemple, la véritable nature de l'engagement militaire en Afghanistan?
Il y a quelques années, certaines opérations londoniennes ont suscité le doute.
La Stratégie du choc de Naomi Klein est très éclairant à ce sujet.
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Les mensonges d'Etat sont malheureusement fréquents dans certaines circonstances. Chomsky fait état de dix stratégies de manipulation de masses.
-Quelques exemples dans le désordre:
- http://www.reopen911.info/News/2009/06/11/marchands-danthrax/
-http://www.amnistia.net/librairi/amnistia/dossiers/dosanthr.htm’___ http://www.amnistia.net/news/gelli/gellitex.htm
- http://www.autourdu1ermai.fr/fiches/film/fiche-film-345.html
- http://www.amnistia.net/news/articles/nouvdes/coupdetat/coupdetat_220.htm
-http://www.comite-valmy.org/spip.php?article408http://www.amnistia.net/news/articles/plusnews/dosmadda.htm
-http://www.monde-diplomatique.fr/2003/07/RAMONET/10193

vendredi 1 octobre 2010

Brésil: lulamania?

Dimanche, Lula passe le manche


Continuité ou rupture?


Deux Brésil...Contrastes

-« Là où le Brésil va, l’Amérique latine ira. » (Nixon 1971)
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__Difficile de faire un bilan du lulisme, après huit années, qui ont peu à peu consacré sa popularité et vu le pays s'élever au niveau des grands.
Un bilan survendu?
L'homme d'exception a connu bien des
métamorphoses .
Son mouvement s'est progressivement développé et s'est banalisé . "Historiquement ancré dans le sud-est du pays, autour de Sao Paulo, où il a vu le jour, avec des incursions dans le sud, comme à Porto Alegre, laboratoire de la démocratie participative et berceau du Forum social mondial, le PT pourrait ainsi s'imposer comme la première formation politique du pays à l'Assemblée, avec une forte présence dans le Nord amazonien et le Nordeste. Autrefois, ces zones, les plus pauvres et les plus arriérées, étaient dominées par quelques grandes familles de caciques de droite. Une révolution.
" (Mediapart)
De grandes réussites, surtout au niveau social, mais des points noirs, dans un bilan contrasté. Mais le Brésil partait de bien bas.
On attendait plus tout de même, il aurait pu mieux faire, si on ose un bilan...
Lula a souvent déçu, surtout lors de son premier mandat: trop grande soumission au régime du FMI, alliances et affaires douteuses. Un homme très habile et parfaitement en phase avec la mentalité et les traditions brésiliennes et ses contradictions. On lui a parfois reproché une certaine démagogie. On peut aussi y voir une expression de ses origines modestes. "
En 2002, Lula a revu son look – barbe taillée de près, costumes bien coupés – et surtout adouci son discours. Symbole de ce changement, la «Lettre au peuple brésilien» publiée six mois avant le scrutin. C'est en fait une promesse aux investisseurs qu'en cas d'élection, il respectera les engagements de l'Etat, notamment le remboursement de la dette, et ne bouleversera pas la politique économique. Ce renoncement est un épisode crucial pour le PT, même si certains veulent encore croire à une simple tactique de campagne qui ne remet pas en cause les convictions. «A vrai dire, la modération du discours est en route depuis 1995 au sein du parti», reconnaît Valter Pomar.
(Mediapart)
Parler de "miracle" est exagéré.
Pas de révolution dans le pays, qui n'a toujours pas fait sa réforme agraire, la plaie de l'Amérique Latine, héritage colonial. Les quelques millions de "sans-terre" attendent toujours...
Comme en Argentine, l'agriculture du pays passe aux mains de l'agrobusiness voué à l'exportation, on défriche à tout va, les sols s'épuisent rapidement. Une impasse à long terme.
___Continuité et ruptures sans révolution. Le plan de vol semble tracé. Jusqu'où ira le pays dans les réformes nécessaires, sans leader quasi charismatique, objet d'une sorte de culte dans certaines couches sociales?
Les poches de pauvreté restent importantes, surtout dans le Nordeste et les favelas des grandes villes. A Rio, les contrastes sont saisissants, la violence s'incruste.

Il faudra encore plus d'un Lula pour venir à bout des problèmes de ce pays à deux vitesses...«"...beaucoup reste à faire. Les réformes structurelles capables d’enraciner les conquêtes démocratiques n’ont pas été effectuées et les profondes inégalités sociales qui perdurent depuis cinq siècles dans ce pays sont loin d’être résorbées ».(R.S.)

__________________________"..Le Brésil demeure le pays le plus inégalitaire au monde à peine 1% de la population du pays concentre 50% des richesses. Selon le coefficient de Gini qui mesure la répartition des richesses, le Brésil est l'un des plus mal placés, aux côtés du Honduras, de la Zambie ou de Haïti. Le salaire minimum est de seulement 200 euros..."(R.Soubrillard)

-Brésil | Dossier d'actualité - Yahoo! Actualités
-Brésil 2010 : Observation électorale
-Comment le Brésil est devenu un poids lourd sur la scène internationale
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Article repris dans Agoravox