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mardi 4 mars 2014

Précarité: régime normal?

Minijobons
                     Non, il ne faut pas avoir peur des minijobs.
Ils sont créateurs d'emplois, comme ils disent...
    Pas plus que de la précarité, qui permet souplesse et mobilité sur notre bonne planète ouverte à tous les vents du profit à court terme et des capitaux hautement volatiles...Faut pas contrarier  les marchés!
En matière de flexibilité, on peut toujours faire mieux.
    Comme disait Mâme Parisot: « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? »
Que répondre à une telle évidence? Presque un axiôme. CQFD!
   Donc, plus besoin de contrat.Ni CDI, ni CDD, qui sont d'anachroniques contraintes. La notion de contrat tend à disparaître, comme le poussiéreux Code du Travail. Des veilleries..Des obstacles au business.
              Certains pionniers audacieux défendent le contrat de travail zéro heure, condition pour une embauche aléatoire...C'est déjà mieux.
    D'autres, plus visionnaires encore, prônent le travail gratuit. 
Ils poussent un peu le bouchon, mais il faut reconnaïtre qu'il y a vraiment des gens qui pensent...
     Mme Merkel, sur les traces de Schröder, fait ce qu'elle peut..
Du boulot à un euro , du « Kurzarbeit », on peut trouver...  Le système Schröder-Haartz se poursuit sous toutes ses formes, imprimant son innovation partout, inspirant même notre Président.
   Pourquoi même ne pas prendre Emmaus comme  modèle?
Ils sont en avance sur leur temps...
   Ce n'est au fond qu'un retour au bon vieux temps d'autrefois... et même à le bonne vieille antiquité.
                 ...Et dire qu'il y a encore des attardés qui affirment que la flexibilité nourrit le chômage!
Pff!
             Le travail durable et assuré ne devrait plus être de mise. Il génère monotonie, ennui et paresse, habitudes néfastes  des avantages zaquis? La vie, c'est le changement..
   Un ouvrier assuré de son poste devient vite moins performant et s'installe dans le confort d'une vie qui devient vite routinière et terne. Il devient aussi plus exigeant, profitant de la solidarité crée avec ses homologues pour revendiquer plus d'avantages. Il est même prêt à cesser momentanément le travail pour ça afin d'augmenter ses gains, prenant l'entreprise en otage et mettant en péril la production. Il oublie vite que le travail, sans lequel il ne vivrait pas, lui a été accordé par pure générosité. Et puis, en vieillissant, au delà de quarante ans, il perd son efficacité et coûte trop cher....Il faut recycler!
  Le marché, c'est le mouvement, comme la vie, c'est aussi la rationalité, comme disaient Hayek et son disciple Friedman, l'expression de la main de Dieu...
                  Donc, il ne faut pas avoir peur des  mini-jobs
Et puis, l'argent n'est pas tout. Il ne fait pas le bonheur... 
 Il faudrait, comme les sages d'autrefois savoir se contenter de peu en renonçant aux surenchères salariales qui finissent par rendre perpétuellement insatisfait.
            Il importe donc de «détabouïser(sic!)le mot de "flexibilité"», comme ils disent...
.Déjà en Grèce ou en Espagne, par exemple, la précarité est devenue généralisée, au delà même des pratiques américaines. 
Nul doute que ces pays vont sortir ainsi plus vite de la crise, car  en matière de compétitivité, l'Espagne défie la France». On pourrait aussi dire que le Portugal défie l'Espagne, que la Chine défie le Portugal, que le Vietnam défie la Chine, et que le Bangladesh défie le Vietnam, vu que l'on peut toujours chercher un pays où l'on accepte de travailler plus en gagnant moins.."
            La précarité, c'est la norme du futur
La rigidité, la stabilité, voilà l'ennemi!
   C'est du moins ce qu'on dit dans les sphères généralement bien informées intéressées... 
 Jonathan Swift_n'aurait pas raisonné autrement... 
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-Relayé par Agoravox
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lundi 3 mars 2014

Israel et ses lobbies

 Permanences et vicissitudes
           Notes sur des  lobbies  en voie de transformation vis à vis d'un pays en constante mutation.
                                                                       Retour de bâton prévisible: la colonisation, souvent masquée, toujours déniée, mais toujours continuée, ne pouvait que se retourner contre l'extrême droite israëlienne et sa ligne politique constante, quelles que soient ses promesses.
  "Le gouvernement israélien est embarrassé parce que la plupart de ses membres refusent la position de la communauté internationale sur la colonisation. Pour l’ONU et pour la quasi-totalité de ses membres, Israël occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est, conquis durant la guerre des Six Jours en 1967. En construisant des villes, des places fortes, des quartiers, qui abritent aujourd’hui 7 % de sa population – 350 000 habitants en Cisjordanie, 200 000 à Jérusalem-Est, l’État hébreu viole le droit international.    Le gouvernement Netanyahou accepte d’autant plus difficilement ce point de vue qu’il compte plusieurs ministres issus de ces localités. Les colons ont en effet de nombreux relais dans différents partis de droite ainsi que dans l’armée et dans l’administration, qui affecte chaque année des dizaines de millions d’euros aux implantations. Or, à leurs yeux, dénoncer le droit d’Israël à la terre de Judée-Samarie – la Cisjordanie –, c’est porter atteinte au droit à l’existence de leur pays, c’est faire preuve d’antisémitisme. Le hiatus sur cette question cruciale est sans doute davantage perceptible aujourd’hui qu’hier du fait de la forte baisse de la violence en Cisjordanie. Le silence des armes permet de mieux appréhender d’autres formes de contrainte et de violations du droit..."
              L'antisémitisme, reste toujours l'argument instrumentalisé par le pouvoir. Comme le souligne Esther Benbassa: "La thèse de l’antisémitisme a été utilisée comme une arme pour rehausser l’image d’Israël et défendre sa politique"   
                A l'heure même où  Amnesty International dénonce l’impunité d'Israël,   les relations sont de plus en plus problématiques entre l'Union européenne et Tel-Aviv, ce qui constitue une certaine nouveauté par rapport au passé..
Même des tensions commencent à se manifester avec l'Allemagne, généralement plus bienveillante à l'égard d'Israël.(1)  
      Mais le travail des lobbies toujours actifs de par le monde, en France comme au Canada et aux USA surtout, ne cesse pas (même s'il est encore discuté parmi les spécialistes américains).
 L'alliance solide et profonde qui unit les États-Unis et Israël depuis plus de soixante ans est communément attribuée à l'influence d'un lobby juif tout-puissant qui tirerait les ficelles de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient. Or cette vision réductrice néglige un aspect essentiel de la question : aujourd'hui, aux États-Unis, les supporters d'Israël les plus fervents et les plus nombreux sont issus de la droite chrétienne. (1)
Les mouvements plutôt de gauche aux USA se désinvestissent de plus en plus d’Israël et le gouvernement montre son irritation.
                 La société israëlienne, elle, tend à se diversifier toujours plus, sous l'effet de nouveaux migrants, russophones surtout, constituant peu à peu une nouvelle  mosaïque.
  "...Ce qui caractérise la société israélienne en effet, c’est un multiculturalisme de nature antagoniste et engagée en vertu duquel chaque communauté ethnique, linguistique ou religieuse est détentrice d’une vision, d’un rêve et surtout d’une exigence sur la totalité de la collectivité politique. Ainsi, loin de se dissoudre dans l’indifférence de ses parties les unes aux autres, la mosaïque hébraïque demeure à présent cimentée par la force centrifuge de sa conflictualité..."
     Une mosaïque qui ne va pas sans conflits, sans tensions internes parfois. (2)
 Des intellectuels israëliens ne ménagent pas leur critiques par rapport au sionisme revendiqué et les nouveaux penseurs et historiens postsionistes, comme Finkelstein ou Shlomo Sand ne se privernt pas de démystifier certains mythes, pour faire d' Israël un Etat normal, répondant au droit international.
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(2) Comme l'avoue le cinéaste israëlien  Nadav Lapid (« Le policier »), sorti il y a deux ans, et qui, lui aussi, radiographiait les bouleversements de la société israélienne:« À l’étranger, on a souvent une image idéalisée de ce qui se passe en Israël et les films n’y sont pas pour rien… Les Israéliens ne passent pas leur journée à parler de l’Etat palestinien. De façon assez tragique, pour la majorité d’entre eux, le conflit appartient au passé. Une idée basique et terriblement primaire s’est imposée : le camp palestinien est une bonne fois pour toutes celui des méchants. »  Il ajoutait :
     « Le mythe fondateur du “ Tous ensemble contre les autres ”, ressemble à la façade d’un immeuble. Au fil des années, les failles se voient de plus en plus. Et, progressivement, il n’existe plus qu’une gigantesque faille, qu’il faut tenter de masquer par tous les moyens..."

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dimanche 2 mars 2014

Au fil du net

* Not in my Backyard!...dit-il
          Mais au moins 15 millions d'Américains sont concernés

* L'empirisme règne encore en médecine

* Les (modestes) revenus d' une Queen bien aidée

* Les paradis d' Ikéa 

* Qu'est-ce qui crée des emplois?
       La conjoncture ou les entreprises?

 * Gréce: près d’un million de personnes exclues de l’accès aux soins

* Dassault: morceaux choisis 

* L'inversion de la courbe du chômage: de Sapin 1 à Sapin 2
       "Tant que le chômage ne recule pas, c'est que ça ne va pas..."
               C'est ben  vrai, ça!...comme disait le Mère Denis

*  Un cartel mexicain tentaculaire
            Pauvre Mexique!
   
* Une ville verte au pays des gueules noires.      Une lente mutation.
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samedi 1 mars 2014

L'Allemagne soigne sa Chine

Un duo problématique
                                                      Depuis quelques années, on observe un changement d'orientation dans la politique extérieure de notre voisine, notamment en matière économique
   Malgré son ancrage à l'Ouest, les intérêts allemands, qui ont misé sur le tout-export, s'éloignent de la zône d'influence américaine, depuis la chute du Mur et la douloureuse réunification. Il y eu la nouvelle Ostpolitik, initiée par W.Brandt au niveau surtout politique et culturel, mais surtout le brutal  tournant libéral inauguré par Schröder-Hartz, surtout économique et commercial en direction de la Mitteleuropa...jusqu'à la Chine, devenu un des principaux débouchés pour le technologie allemande (machines-outils et voitures en priorité).
   Un partenariat privilégié, qui ne s'encombre pas trop de sentiments ou d'idéologie...
Business first!

  Des relations qui ne sont pas pour autant dépourvues d'ambiguïtés et qui sont mêmes lourdes de conflits potentiels, avec des tensions latentes ou ouvertes au coeur de l'Europe. 
             Berlin a  la tête le porte-monnaie ailleurs...sans se rendre compte (?) qu'elle affaiblit ses partenaires européens.
                             "...Selon Jean-Michel Quatrepoint, qui l’explique dans Mourir pour le yuan, les deux pays ont de nombreux points communs : des modèles économiques ressemblants, faits d’un mercantilisme agressif misant tout sur les exportations et sur l’accumulation d’excédents, visant notamment à palier une tendance rapide au vieillissement des deux populations.
Au-delà des ressemblances, il y existe une complémentarité entre les deux pays, une quasi « symbiose », comme l’expliquent ici Hans Kundnani et Jonas Parello-Plesner. La Chine en plein développement est friande de machines-outils allemandes pour ses usines, et de grosses berlines pour ses nouvelles classes moyennes. Quant à l’Allemagne, elle cherche avec énergie… des débouchés hors d’Europe.
A cet égard, les chiffres sont cruels. Guillaume Duval le rappelle ici : « l’excédent commercial allemand était de 170 milliards en 2007, réalisés aux trois quarts en zone euro. En 2012, cet excédent était toujours de 180 milliards, mais réalisés aux trois quarts hors zone euro » (1). Et Jean-Michel Quatrepoint de rajouter : « L’Allemagne n’espère plus rien tirer de l’Europe, où elle a déjà fait le plein. Elle y a pris toutes les parts de marché qu’il y avait à prendre, et cherche à se réorienter désormais hors de la zone euro »...
 Des intérêts pour l'instant bien compris, sur le mode win-win
  Pratiquement la moitié de toutes les exportations de l'UE vers la Chine proviennent d'Allemagne et près d'un quart de toutes les importations chinoises sont faites avec l'Allemagne. En Chine, la demande en véhicules automobiles des particuliers ainsi que les besoins en machines d'usines chinoises ont été d'une importance capitale dans la capacité de l'Allemagne à sortir si rapidement de la crise économique. Il y a actuellement une sorte de symbiose entre les économies allemande et chinoise ; alors que la Chine a des besoins en nouvelles technologies, l'Allemagne doit trouver de nouveaux marchés. Les Chinois ont le sentiment qu'ils peuvent faire affaire avec l'Allemagne : les autorités chinoises aiment à en parler comme d'une relation "réciproquement profitable". 
                     Qu'en serait-il si une crise majeure frappait au coeur l'économie chinoise?
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-Avantage déloyal 
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mercredi 26 février 2014

La faute aux pauvres

 They won!   On a gagné!
                                                Sont pénibles, les pauvres, ces losers: toujours à se plaindre!
Devraient arrêter...
W.B., source d'inspiration...
   Sont gonflés, d'autant que la plupart ne paient pas d'impôts (oui si peu)
Nous fatiguent...
  Toujours à lorgner sur les beaux quartiers et les solides comptes en banque!
Des envieux, je vous dis, qui pourtant se ruinent à achèter smartphone et champagne à Noël...tout en trouvant les fins de mois difficiles, surtout à partir du 10...
   Toujours à regarder plus haut: la Mercédés du  voisin, sa piscine, son jet privé...
L'herbe est toujours plus verte à côté.
       Devraient enfin comprendre une chose:
 La lutte des classes est terminée: les riches l'ont gagnée !
Warren Buffett l'avait pourtant bien dit, dès 2006, et JLSS confirme:
« C’est ma classe, les riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter » ! avant de confirmer en 2011 que cette guerre avait bel et bien été gagnée : « they won  » – ils ont gagné!
       Les faits lui donnent raison car, s’il fut approprié un temps d’évoquer les fameux « 1% » les plus privilégiés, certaines fortunes ont pu croître de manière exponentielle à la faveur même de la crise..."
       Et pas qu'aux USA. 
Les plus démunis n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes: la pauvreté et la précarité sont le produit de la paresse, d'un manque d'initiative, d'audace entrepreneuriale et boursière. Maggie l'avait assez dit, comme son ami Reagan, et Hartz plus tard, à la suite d'une longue tradition, qui remonte au début de l'ère industrielle.  
       Commme disait le Le pasteur baptiste Russell Cornwel  (1853-1925) « Je dis que vous avez le droit d’être riche, et c’est votre devoir de l’être. L’homme qui devient riche est peut-être l’homme le plus honnête de votre communauté. Je serai clair sur la chose : 98 % des hommes riches vivant en Amérique sont honnêtes et se sont hissés au sommet à la force du poignet. C’est justement la raison pour laquelle ils sont riches. C’est aussi la raison pour laquelle on leur fait confiance en matière de finance. C’est la raison pour laquelle ils ont créé de grandes entreprises et qu’ils ont réussi à inciter des tas de gens à travailler pour eux. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres, même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition. Rappelons-nous qu’il n’y a pas une seule personne pauvre aux États-Unis qui n’a pas été pauvre par ses propres défauts et faiblesses. »

      Quand on veut, on peut!
Chacun a sa chance, disait un Président et l'argent, c'est la liberté.
      Voici venu le temps des riches, des très riches, qui n'ont même plus besoin d'investir.
   .Mais suffit pas de rêver.. et le ressentiment ne mène qu'à la résignation
    Les riches, sans complexes, sont justement récompensés des efforts qu'ils fournissent, des initiatives qu'ils prennent, donnant du travail aux pauvres, contribuant aussi par leurs impôts à leur existence et à leur bien-être, pratiquant même la charity -(business).
    La richesse ruisselle du haut en bas et plus il y aura de riches, moins il y aura de pauvres, du moins de très pauvres. Même si certains prétendent que les pauvres financent les riches.
  Heureusement qu'ils existent! Et on peut les taxer: ils sont si nombreux!
Sans eux, la jouissance de sa fortune serait-elle possible?
     Les très riche se sont faits eux-mêmes, tout seuls, à la force du poignet. Ce ne sont pas des losers.
Voyez tous ceux qui sont partis de rien, ou presque,comme Rockeller, Carnegie, Soros, etc...
     Ils se sont sortis tout seuls de la précarité.
Demain, tous riches! C'est possible!
Pourquoi tu tousses?...
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lundi 24 février 2014

Cher coltan

    L' exploitation des terres rares est devenue un enjeu stratégique majeur dans la course aux nouvelles technologies, la Chine gardant une grande longueur d'avance.
  Le coltan,  dont le prix ne cesse d'augmenter, en fait partie, qui entre notamment dans la fabrication de nombreux produits électroniques, des téléphones portables, tablettes, etc...
                                                                    Le fondateur de l'Opep avait appelé le pétrole l' excrément du diable.
    On pourrait en dire autant du coltan, du moins dans les sites d'exploitation artisanale encore en activité en Afrique centrale, particulièrement au Kivu, dans la RDC, en déshérence depuis la chute du système Mobutu.
  On peut le considérer là comme un  produit maudit, quand on regarde les conditions matérielles et socio-politiques de son extraction, les trafics auxquels il donne lieu, les conflits locaux dont il se nourrit et qu'il contribue à alimenter, les pratiques de certains Etats et de certaines grandes compagnies.
   Il y est souvent décrit comme un désastre humain et écologique, dénoncé dès 2001 par certaines organisations internationales.   (voir Coltan rf.pps et là)
                             "Aujourd’hui, tout le monde est presque unanime (pour reconnaître )que le « coltan » est au cœur de la guerre en République démocratique du Congo (RDC), l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs rapports, dont celui des Nations Unies, des ONG et les témoignages des évêques et missionnaires qui travaillent dans cette région, ont mis à nue la réalité de la guerre comme un conflit beaucoup plus vaste qui a des implications économiques et stratégiques qui vont bien au-delà du Congo et de l’Afrique même. Les différents mouvements de guérilla qui agissent dans les deux provinces congolaises se disputent le contrôle des gisements miniers. Il y a derrière ces mouvements plusieurs états africains, dont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Certaines multinationales telles que Nokia, Alcatel, Apple, Nikon, Ericsson sont mises en cause de financer indirectement les guerres par les taxes payées aux groupes rebelles. Doit-on continuer à parler simplement de guerre « ethnique » ou « tribale » ? N’est-ce pas là une manière d’occulter la réalité et, ce faisant, se rendre complice de ceux qui veulent continuer à exploiter impunément cette région au détriment de ses habitants?"
       Le document suivant, aux nombreux liens, cherche à dénoncer certaines approximations énoncées sur cette question, permet de se faire une idée plus complète, plus large, mais aussi plus nuancée  sur les lieux et les conditions actuelles de son exploitation.
  Culpabiliser le consommateur et l'usager n'est ni juste ni efficace. Il s'agit d'abord d'analyser, d'informer, de dénoncer, d'agir...
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Quelques liens en vrac:
-« Pour une poignée de coltan »
-Le coltan congolais a rapporté 250 millions de dollars au Rwanda
( enquête de l'Observatoire des ressources naturelles en Afrique australe (SARW), citée par l'agence de presse associée (APA) - http://www.7sur7.be [archive] le 04/12/08)
-  Quand les smartphones tuent les congolais [archive], sur le site jssnews.com du 17 février 2011
-Du sang dans nos portables, Jeudi Investigation, Canal Plus. Patrick forestier, 2007.

    Le vert se vend

     Le vert, ça peut rapporter
                                                  On connaît la valeur attractive de la couleur verte dans notre culture, symbole de vie, de renouveau, d'authenticité naturelle, de santé, de jeunesse...Le vert c'est l'espoir.
    La dimension symbolique de cette couleur est devenue omniprésente dans  notre univers consumériste.
       Plus vert que moi, tu meurs... L'étiquette verte sur tel produit alimentaire, le fond vert ressortant de tel produit laitier, le logo vert, comme rappel de quelques exigences écologiques et citoyennes, voilà qui est devenu commun, expression d'un souci environnemental récent, de produits sains, se détachant de ceux qu'une agriculture industrielle, de ses normes et de ses dérives phytosanitaires et productivistes, surtout soucieuse de produits à bas coûts, ont fini par imposer.
      Le vert est devenu symbole de protestation et de ralliement  contre ce qui est devenu hyperindustrialisé, hors-sol, sans qualité ni saveur, toxique parfois...
       Fort bien. Sauf que, comme cela se produit souvent, ces nouvelles exigences sont allègrement récupérées par les producteurs et le business en général, alimentaire en particulier, qui se situent parfois à des années-lumières de ce que l'on recherche derrière l'étiquette au couleur de la nature.
      Le détournement de couleur, l'instrumentalisation du vert à des fins purement commerciales, voilà qui crée la confusion dans l'esprit de la recherche du "bio", du durable, du sain...
      Cela fait un moment que des firmes de tous poils, aux pratiques et aux finalités peu écologiques, se sont mises au vert...
      Une certaine écologie superficielle ou mondaine (non pas l'écologie scientifique) flirte souvent avec l'ambiguïté attachée à une couleur qui aurait valeur d'étendart militant.
      Cela fait un moment que l'on met le vert à toutes les sauces.
    Le consumérisme vert, avec toutes ses ambiguïtés et ses contradictions, se porte bien, pas seulement dans une certaine presse superficielle et racoleuse, où, "dans le royaume enchanté du « capitalisme vert », l’argument de la sauvegarde de la planète se mue ainsi en simple recette publicitaire, un argument de vente parmi d’autres et grâce auquel il s’agit de rassurer le consommateur, ou ici la consommatrice, sur les conséquences de ses achats..."
      On connaît mieux les techniques et les procédés du greenwashing, ou de l' écoblanchiment, qui tendent à introduire confusion et brouillage  dans les esprits les moins informés, les plus poreux à une publicité faussement moderniste et scientifique, qui sait s'adapter pour mieux nous séduire, qui sait habilement renouveler son discours, en se référant souvent à la notion-piège de développement durable.
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    vendredi 21 février 2014

    Epidémie bancaire?

                                 “Si vous voyez un banquier se jeter par la fenêtre, sautez derrière lui : vous pouvez être sûr qu'il y a quelque profit à prendre.” (Voltaire) 

               Pas sûr que le conseil (sarcastique) de Voltaire, qui ne valait que pour les banquiers (ou financiers) suisses de son époque, vaille aussi pour la nôtre... vu la dimension des banques et le rôle qu'elles jouent aujourd'hui.

    On pourrait même dire qu'il y aurait lieu de s'inquiéter...étant donné l'impact des grandes crises financières sur l'économie réelle.

    Comme ce fut le cas lors de la grande crise de 29, même si on en exagéra sans doute l'importance.

         Comme on le vit en 2009 

    Comme en  Allemagne plus récemment 

          Une série d'autres , surtout chez JP Morgan, la banque qui sent le soufre.

    Est-ce la crainte d'un nouveau krach boursier qui serait à l'origine du mal? 

          Ou/et l'annonce de suppressions d'emplois massives?

    L'image de la City, cet empire dans un royaume, se dégrade..

          Cette vague de suicides, qu'il reste encore à élucider, pose en tous cas un problème de fond.

    Il ne s'agit pas (seulement) d'un certain mode de management.

         Mais elle touche au mode de fonctionnement  dans la financiarisation de l'économie, à un système qui se serait criminalisé, et au risque d'un nouveau krach possible.

           Si rien n'est écrit, les risques sont grands 

    Donc, attendons un peu avant de suivre notre banquier dans sa chute fatale...

          L'histoire ne se répète pas, mais elle peut bégayer...

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    jeudi 20 février 2014

    Taxer les transactions financières

              Les transactions financières en tous genres ont atteint un tel volume, une telle diversité, 'une telle rapidité  qu'elles échappent au contrôle des Etats,  qui  ont puissamment contribué à leur développement dans  le cadre d'une finance mondialisée totalement libéralisée.
         La taxe Tobin fut un  premier projet, jugée comme utopie réaliste, pour tenter de freiner ce développement anarchique et de détourner un petite fraction des sommes immenses en mouvement à des fins utiles de développement et d'investissement. 
       Le Président Sarkozy, d'abord hostile à cette mesure jugée antiéconomique, finit par reconnaître en paroles la nécessité de son principe: [«on ne règlera rien, si on ne règle pas d'abord la question du capitalisme financier qui impose à l'économie et à la société son propre système et ses propres normes», a affirmé le Président, selon lequel «les réunions du G20 à Washington et à Londres resteront dans l'histoire comme des étapes décisives, à condition que les engagements qui y ont été pris soient tenus». Mais Nicolas Sarkozy estime que «dans beaucoup de domaines, il faudra aller beaucoup plus loin pour reconstruire un système financier qui finance davantage les entrepreneurs que les spéculateurs».]
                                                                Si ce type de taxe peut être jugé complexe à mettre en place, surtout de la part de places financières qui ont intérêt à traîner les pieds, son  principe s'impose sous une forme ou sous une autre.
       Malgré les belles paroles, l'inertie est massive. Plusieurs pays européens s'étaient engagés à précipiter la décision . Mais les désaccords sont encore importants et les résistances sont grandes, quand on  mesure le lobbying des banques, certains intérêts puissants   ainsi que les ambiguïtés de Bercy.(1)
         "Six ans après le déclenchement de la crise, les institutions financières continuent de bénéficier d’un soutien sans précédent : pas moins de 4 500 milliards d’euros d’aides publiques, soit 37% du PIB de l’Union européenne, ont été injectés pour permettre au secteur financier de sortir de la crise. Parallèlement, les bénéfices générés sur les marchés financiers échappent à toute contribution fiscale et exonèrent les spéculateurs de toute participation au coût de la crise. Plus grave, les pratiques les plus spéculatives et la course aux profits de court terme perdurent. Or, la grande majorité de ces gains n’est pas réinjectée dans l’économie réelle..."
              Dans le grand jeu bancaire, l'industrie financière casino, il est devenu urgent de définir des moyens de contrôle plus importants et plus généraux pour stopper les dérives maintenant bien connues et enfin mettre la finance au service d'investissements d'avenir..
       On peut toujours rêver, mais....
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    -Hier, ils en ont parlé...dans le plus grand flou. 
    - Notre gouvernement  de gauche  freine à nouveau la réforme des banques et la taxe  Tobin  en Europe.
    - L'analyse du groupe "Banques" du Collectif Roosevelt
    - Les banques spéculent sur les devises, manipulent le marché des changes et la taxe Tobin est dans les limbes
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