HORIZONS ET COUPS DE COEUR (ou de gueule)

CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!

Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

vendredi 8 janvier 2021

Comme dans une république bananière?

         Ebranlement au coeur (notes à chaud)

      Comment trouver encore les mots justes pour qualifier le tremblement de terre de Washington, l'agression du Capitole, événement redouté mais stupéfiant. Un événement entretenu par un Président irresponsable jusqu'au bout. Ses "gars" sont venus de partout, pour contester la chute de leur idole.       Une "farce tragique" pour reprendre un titre de presse, dont les conséquences politiques seront marquantes. Sans doute pour longtemps.     

          Une triste fin de barnum, où se côtoient le grotesque et le tragique, qui s'est terminé par un Go home tardif etpitoyable.. Une sédition bouffonne, qui frappe au coeur des institutions du pays, des institution malades, dont la réforme s'impose urgemment, comme le système électoral. Il n'y a pas de précédent d'une telle sédition. "...Selon les historiens, la dernière attaque contre le Capitole remonte à 1814, quand les soldats britanniques, qui avaient envahi Washington lors de la guerre de 1812, l’ont incendié. Ce 6 janvier 2021, il n’y a point eu d’incendie, mais quatre morts – une femme touchée par balle au torse dans l’enceinte du Capitole et une femme et deux hommes aux alentours. Au total, 52 personnes ont été arrêtées dans la capitale, a annoncé mercredi soir la police de Washington. De nombreux blessés et des images qui en disent long sur l’état des États-Unis en 2021, celles de parlementaires terrifiés allongés sur le sol avant d’être évacués par la police, des agresseurs qui se baladent avec le drapeau confédéré, symbole de la sanglante guerre civile de 1861, dans les couloirs du pouvoir…"                                                                                                                                                    En dehors de l'événementiel, une fois encore, se pose la question de la démocratie aux USA, ou plutôt d'une ploutocratie divisée, qui risque d'en rester une fois de plus à la stupéfaction, à la moralisation sans fin. Rien ne se perd, rien ne crée: l'élection de Trump ne tient pas de l'accident, sa fin bouffonne pouvait être anticipée. Ses soutiens resteront , tant que dureront les maux d'une Amérique de plus en plus inégalitaire et ses germes de violence. Les protestations morales se heurteront toujours à un réel dénié.      Que l'équipe de Biden s'en souvienne....

Le monde a observé ces images consternantes de fanatiques de Donald Trump, suprémacistes et membres de QAnon semant le chaos dans le Capitole à Washington. On relate 4 morts.
Contexte : de nombreux appels à l'insurrection avaient été lancés sur les réseaux de l'extrême droite américaine avec un rassemblement prévu devant le Capitole. Ce jour n'a pas été décidé par hasard. Ce 6 janvier, le Congrès devait valider l'élection de Joe Biden officiellement. La présence d'une masse de partisans radicaux de Trump n'a donc rien de surprenant. Étrangement, la sécurité était inexistante. À titre de comparaison, quand Black Lives Matter a manifesté pour les droits des minorités, l'armée était présente en grand nombre devant le Capitole, comme en attestent les archives.
Quelques heures avant la déferlante, Donald Trump a tenu un discours particulièrement virulent, réfutant une fois de plus sa défaite, accusant son rival d'un vaste complot électoral et promettant "une surprise" pour ce 6 janvier. À l'exception de ces fans radicalisés, Donald Trump est pourtant bien isolé. Tous ses alliés d'hier ont quitté le navire devant ses discours de plus en plus délirants et dangereux. Car il s'agit bien d'un appel à l’insurrection qu'a proféré le président à demi-mot avant l'attaque du Capitole. Il est désormais critiqué autant par les organisations conservatrices que par ses amis de la finance qui le défendaient encore hier. Ce qui n'aura pas empêché le président de faire quelques cadeaux d'adieu à l'industrie pétrolière en allégeant encore un peu plus des réglementations environnementales cette semaine.
Après le fiasco médiatique, le décès d'une femme, et ces images consternantes de fanatiques brandissant des drapeaux confédérés, Gadsden Flag (Tea Party / Libertariens), des sigles QAnon et énormément de slogans pro-Trump, comment vont-ils faire pour retomber sur leurs pattes ? La solution a été rapidement trouvée, une fois encore, dans une théorie du complot alambiquée distillée peu de temps après sur les réseaux sociaux. On en trouve des traces jusque sur le web français. Entendez : "C'est une machination des Antifa et de l’État profond" peut-on lire ici et là sans aucun élément factuel. Mais qui s'en soucie ? Le but est de faire émerger le doute. Pas de chance pour ces complotistes, la plupart des attaquants ont le visage découvert ce qui permet de retracer rapidement leur identité. En tête du cortège, on trouve Q Shaman (Jake Angeli), un pro-Trump radical très actif et connu des autorités, également très actif dans le mouvement conspirationniste QAnon. On observe également Matthew Heimbach, Néo-nazi américain notoire également connu des autorités. De nombreux fakes et intox circulent déjà partout pour brouiller les pistes et éviter de perdre l'opinion.
Les faits sont pourtant tenaces et tristement banals. Des milliers de sympathisants de Trump se sont rassemblés devant le Capitol suite au discours et aux Tweet menaçants du président. Des appels à l'insurrection se sont multipliés sur les réseaux pro-Trump qui refusent la défaite. Devant l'absence de sécurité (toujours sous administration Trump) et devant les discours belliqueux de meneurs identifiés avec haut-parleur, le mouvement a dégénéré. La véritable question, c'est de savoir pourquoi un bâtiment si important où un évènement politique majeur se produisait n'a pas été sécurisé sérieusement alors même que les appels à prendre le pouvoir par la force étaient légion depuis plusieurs jours...
On finira par une note globale sur la pensée manichéenne qui gangrène de plus en plus d'esprits et fonctionne comme ceci : "Si tu es CONTRE Trump, alors tu es POUR l'élite mondialiste (placer ici un mot qui fait très peur)". En fait, le monde est légèrement (beaucoup) plus complexe que ça. Un individu est totalement libre d'être opposé aux idées de Trump ET opposé aux idées de Biden dont le caractère démocrate relève plus d'un conformisme mou avec le capitalisme qu'autre chose. L'esprit humain est pourtant possible de tellement d'imaginaires, de possibilités. En Amérique comme en Europe, il n'y a pas de réelle opposition au système économique. Qu'une seule vague droite, avec des valeurs plus ou moins conservatrices ou progressistes (mais pas trop!), selon. Quand un candidat est trop "à gauche" (au sens de la lutte des classes, pas juste de discours progressistes de surface), il est éliminé du débat public. Pas touche aux marchés.
Les citoyens sont enfermés à vie dans un jeu de ping-pong entre "un peu de capitalisme non-assumé" et "du bon vieux capitalisme à l'ancienne". On se retrouve à devoir subir le moins pire. En nous forçant à choisir un camp, on abandonne également les luttes de fond : parler des structures de la société, le cadre fonctionnel, le grand tableau. Certes, les démocrates ont bien tenté d'instaurer un semblant de sécurité sociale. Dans les faits, énormément d'américains souffrent aujourd'hui pendant que d'autres s'enrichissent outrageusement. C'est un Casino géant a ciel ouvert où les perdants sont broyés par le système. Il y a quelques jours, une mère expliquait comment, après quelques jours à l’hôpital avec ses bébés prématurés, elle avait été facturée d'un montant tellement hallucinant qu'elle devrait travailler jusqu'à sa mort dans la précarité pour espérer pouvoir en payer le dixième. Déjà oublié le Joker, et sa critique en demi-teinte d'un modèle qui méprise les faibles au risque de tout faire un jour péter.
Si on devait repartir d'une page blanche et proposer ce modèle de société profondément injuste à un peuple, personne n'en voudrait. La triste vérité, c'est que nous sommes tous les esclaves d'un modèle économique sans partage, sans opposant, sans alternative autorisée. Et que ce modèle, certains s'acharnent à l'instaurer chez nous, si ce n'est pas déjà fait. Qui peut vraiment croire aujourd'hui qu'un Trump ou un Biden va changer ça ?
Sources : https://www.journaldemontreal.com/.../des-batiments-du...
https://www.vox.com/.../republicans-antifa-storm-the...
Live : https://www.youtube.com/watch?v=r3hfv3o2SDw
https://ici.radio-canada.ca/.../decrypteurs-capitole...
https://www.wric.com/.../horned-shirtless-man-at-the.../
https://twitter.com/IwriteOK/status/1346941723184914436
https://www.rollingstone.com/.../united-states-of-qanon.../
https://www.rtl.fr/.../etats-unis-trump-promet-une...
https://www.theguardian.com/.../trump-lashes-out-pence...
https://foreignpolicy.com/.../qanon-creator-ultimate.../

Posted by Etienne Celmar at 10:17 Aucun commentaire:

jeudi 7 janvier 2021

Vaccino- hésitations

Des hésitations légitimes? 

                             Dans toute période d'innovation qui touche au plus près à notre santé, surtout dans les moments où elle semble menacée pas des périls inhabituels, quand la médecine innove pour essayer de les éradiquer, parfois de manière tâtonnante, il y a une montée des questionnements et des hésitations sur le bien fondé des nouveaux traitement envisagés, sur leur capacité thérapeutique et sur les risques encourus par leur application.    Du côté du corps médical averti, comme du grand public peu ou pas du tout informé. On connaît les résistances que Pasteur a dû affronter et qu'il a su vaincre finalement, à l'aube de la pratique de la vaccination.  Après ce travail de pionnier, il en a eu d'autres, dans diverses circonstances, souvent infondées, reposant sur des préjugés et des ignorances tenaces, parfois fondées, du moins en partie, venant même du corps médical s'interrogeant sur certaines mauvaises pratiques pharmaceutiques ou politiques éventuelles. Le doute légitime, informé, méthodique, a toute sa place dans la recherche en matière de pratique vaccinale notamment, loin des adhésions aveugles ou des rejets conspirationnistes de tous poils.. Il peut y avoir un pari rationnel à pratiquer une vaccination de masse, quand la recherche et l'expérimentation ont été jugées suffisamment poussées par un collège d'experts et surtout quand l'urgence sanitaire s'impose. Si la prudence est de rigueur, si le débat doit se poursuivre, les décisions s'imposent.         __On peut refaire une histoire des doutes qui ont jalonné une histoire parfois compliquée.

                      Point de vue: ..." La France a retrouvé un fragile contrôle de l’épidémie, déjà menacé par le variant anglais plus virulent. Et plus que tout autre pays, elle entre dans la campagne de vaccination dans l’hésitation. « Les politiques sont dans leurs petits souliers », dit l’historienne et philosophe des sciences Annick Opinel, chercheuse à l’Institut Pasteur et membre du comité technique des vaccinations à la Haute Autorité de santé, dont les recommandations guident les priorités de la campagne vaccinale. « Le principe de précaution peut aller dans un sens, ou un autre : faut-il vacciner vite, ou prendre son temps ? Il n’y a pas de réponse précise, il faut une bonne dose d’humilité, c’est impossible d’être sûr de soi. » C’est ce qu’elle déclarait mi-décembre. Depuis, de nombreuses questions sont levées sur les risques du nouveau vaccin ARNm de BioNTech/Pfizer, et la polémique monte sur la lenteur de la vaccination en France : au 1er janvier, seules 332 personnes étaient vaccinées, contre 168 000 en Allemagne, 2,79 millions aux États-Unis, 1 million en Grande-Bretagne et en Israël.   Mais ces derniers jours, le principe de précaution semble basculer de la prudence devant un nouveau vaccin vers l’urgence de vacciner au plus vite pour protéger les plus fragiles et, à moyen terme, arrêter l’épidémie.  Le ministre de la santé Olivier Véran, qui assumait de prendre son temps au journal de France 2 le 30 décembre, a changé de pied : il a annoncé le 31 décembre que la campagne allait « prendre de l’ampleur » : dès lundi, la vaccination sera lancée pour les professionnels de santé de plus de cinquante ans ; début février seront ouverts pour les plus de 75 ans des « centres de vaccination ».      Cela n’a rien d’évident de s’inoculer un virus inactivé, ou désormais une molécule d’ARN contenant un code génétique, pour se protéger d’une maladie. Les vaccins ont toujours suscité des résistances, dès leur apparition à la fin du XIXe siècle : « C’était le cas dans la plupart des pays, explique le psychosociologue Jocelyn Raude. En Grande-Bretagne, aux États-Unis ou au Brésil, on a vu se former des brigades anti-vaccination, il y a eu des manifestations, des émeutes à Rio de Janeiro. »   Mais en France au contraire, il y a eu, pendant un siècle, « un consensus politique et culturel très fort dans l’opinion, qui a duré près d’un siècle », poursuit-il. « La vaccination moderne et la figure de Pasteur étaient des sources de fierté nationale. Les vaccins pouvaient même être considérés un instrument de soft power pour la France. »       Dans le monde, l’efficacité des vaccins a très vite emporté l’adhésion de la population : « La vaccination a fait disparaître la poliomyélite en quelques mois, c’était spectaculaire. Cette maladie infectieuse laissait handicapées de nombreuses personnes, qui étaient visibles dans la société. L’effet sur la rougeole a aussi été très net. Mais les personnes qui ont vu les conséquences de ces grandes maladies infectieuses ont aujourd’hui plus de 70 ans. Cette mémoire est en train de disparaître. »     Depuis la fin du XXe siècle, les controverses autour des vaccins se multiplient. En France, explique Jocelyn Raude, « elles apparaissent autour des vaccins au cours de la campagne vaccinale contre l’hépatite B ».  À partir de 1994, sous l’impulsion du ministre de la santé Philippe Douste-Blazy, la France se lance dans une vaste campagne de vaccination contre ce virus, à l’origine de cirrhoses et de maladies du foie. Elle suit les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, en 1992, recommande la vaccination universelle contre l’hépatite B, en privilégiant les nourrissons et les adolescents.    Si le virus est très présent dans les pays en développement, il l’est beaucoup moins dans les pays riches, la prévalence du virus y est inférieure à 2 %. Pourtant, les autorités françaises ont tenu « des discours alarmistes et mensongers sur la gravité de l’hépatite B en France », se souvient le professeur de pharmacologie bordelais Bernard Bégaud. « Bien sûr, ce virus est à l’origine d’infections hépatiques graves, parfois mortelles. Mais on a entendu que l’hépatite B se transmettait par la salive, que ce virus faisait plus de morts en un jour que le Sida en une année. Tout cela était faux. La campagne de communication a été démesurée, financée par les laboratoires. On a même fait appel à des animateurs de Fun Radio qui ont fait le tour de France en camion pour sensibiliser les jeunes. »  Bernard Bégaud dirigeait alors la pharmacovigilance au sein de l’Agence du médicament et a vu remonter « 640 signalements de sclérose en plaques. Au départ, on ne comprenait pas pourquoi : la campagne ne devait viser, suivant les recommandations de l’OMS, que les enfants et les adolescents. Or la sclérose en plaques se déclare chez les jeunes adultes. Je me suis battu à l’époque pour obtenir le nombre de personnes vaccinées : 33 millions de personnes, dont 10 millions d’enfants et 23 millions d’adultes ont été vaccinés ! La campagne vaccinale a raté sa cible, aucun pays au monde n’a vacciné autant d’adultes contre l’hépatite B !  C’est à cette époque que les médecins, les professionnels de santé ont commencé à douter ».   La France est le seul pays à avoir eu autant de signaux de pharmacovigilance inquiétants, de même qu’une controverse sur cette vaccination. Les autres pays se sont eux contentés de vacciner les enfants, avec beaucoup plus d’efficacité. Alors que la France visait un taux de 80 % d’enfants et d’adolescents vaccinés, seuls 30 % l’ont été à l’issue de la campagne.     Le pharmacologue reste, aujourd’hui encore, « troublé par cette histoire ». Il conserve, à rebours de la communauté scientifique, « un doute sur l’imputabilité de ces scléroses en plaques au vaccin contre l’hépatite B. C’était peut-être une coïncidence, les scléroses en plaques se révèlent souvent à l’occasion d’un stimulus immunitaire : un simple virus, mais aussi un vaccin. Mais il y a eu des cas troublants, où les poussées de la maladie survenaient juste après les injections. Les cas signalés à l’époque n’étaient pas plus nombreux que ceux attendus, mais tous les malades ne se sont sans doute pas signalés. Les études statistiques ne permettent pas de trancher, dans un sens ou dans l’autre. Une vaste étude épidémiologique aurait dû être conduite, pour lever le doute ».      La controverse est si vive que Bernard Kouchner, qui a succédé en 1997 à Philippe Douste-Blazy comme secrétaire d’État à la santé, décide d’interrompre la vaccination en milieu scolaire. Cette décision, ainsi que l’absence d’études approfondies de pharmacovigilance, a alors ancré le doute dans l’esprit des Français, y compris des professionnels de santé.     L’historienne et philosophe des sciences Annick Opinel a travaillé sur les archives du cabinet de Bernard Kouchner : « L’exécutif craint alors un scandale de santé publique. Bernard Kouchner a préféré mettre le holà. La responsabilité de vacciner contre l’hépatite B s’est retrouvée entre les mains des médecins généralistes. Cela a nourri des inquiétudes légitimes de parents, de la suspicion. C’est une forme d’abandon de la santé publique », regrette-t-elle.    Mais le doute ne gagne pas tout de suite l’opinion publique : « La première grande étude nationale sur la confiance dans les vaccins en France est lancée en 2000. Jusqu’en 2005, 90 % de la population française est encore très favorable au vaccin. Les doutes autour du vaccin de l’hépatite B n’ont pas encore gagné les autres vaccinations. Le basculement intervient avec la gestion de la grippe A/H1N1 », estime le sociologue Jocelyn Raude.         Une alerte pandémique mondiale a été lancée par l’OMS après l’apparition, au printemps 2009, au Mexique, d’une grippe jugée alors sévère, et qui frappait un plus grand nombre de jeunes. Finalement, pendant l’hiver 2009-2010, cette grippe s’est révélée peu virulente, autant qu’une grippe habituelle.    Mais une campagne de vaccination d’ampleur mondiale a été lancée et a presque partout échoué.  La France a acheté 94 millions de doses de vaccins, pour vacciner 75 % de sa population avec deux doses. Finalement, la commande de plus de 50 millions de doses a été résiliée, car seuls 5,36 millions de Français se sont fait vacciner, 563 000 personnes seulement ont reçu les deux doses du vaccin.   « Il y a eu plusieurs niveaux de critiques à la suite de cette campagne vaccinale, analyse le psychosociologue Jocelyn Raude. Il y a d’abord une critique économique, sur le nombre de vaccins achetés, qui est tout de suite suivie par la critique sur les liens d’intérêts de plusieurs experts. Ce n’était pas une question nouvelle, mais elle n’avait pas émergé dans le débat public. 2009, c’est aussi le moment de l’explosion des réseaux sociaux, dont se saisissent les milieux conspirationnistes. La vaccination devient le cœur de leur récit, qui est déjà construit autour de la figure de Bill Gates. À l’époque, il est accusé de vouloir contrôler la population grâce à des nanoparticules dans les vaccins. On voit aussi émerger des figures vaccino-sceptiques issues du monde médical – les professeurs Luc Montagnier et Henri Joyeux – qui portent les questions autour des adjuvants dans les vaccins, en particulier les sels d’aluminium. Ces discours sont relayés par les grands médias, Henri Joyeux est invité au journal télévisé de grandes chaînes nationales. »    Très vite, la confiance dans le vaccin s’érode : « Au cours de cette période, on voit grimper le nombre de réticents à la vaccination de 10 à 40 %, poursuit le psychosociologue. Parmi eux, il n’y a pas que des complotistes ou des anti-vaccins, mais aussi des personnes inquiètes qui se posent des questions. Le scandale du Mediator, qui met au jour en 2010 les pratiques du laboratoire Servier, ferme cette séquence et installe l’idée que la vaccination est dangereuse. On voit le taux de vaccination contre la grippe s’effondrer de 66 % à 50 % parmi les personnes âgées. »     Au niveau politique, la vive polémique s’est soldée par des conclusions plutôt sages des deux commissions d’enquête parlementaire : elles ont estimé que le risque était difficile à cerner, et ont plutôt mis en cause les conflits d’intérêts au sein de l’OMS. La principale critique des sénateurs a porté sur les conditions commerciales des contrats passés avec les laboratoires. Roselyne Bachelot a défendu, bec et ongles, le principe de précaution. Il n’y a pas eu de suites judiciaires.     La gestion de la crise A/H1N1 est un traumatisme en France. À tel point qu’elle a égaré le gouvernement comme les médecins dans la gestion de la crise du coronavirus : celui-ci a été qualifié de « grippette », quand les Chinois confinaient strictement la région du Hubei. L’importance des stocks de masques, inutilisés en 2009, a été perdu de vue. Pour vacciner contre le Covid, le gouvernement a d’abord exclu la création de centres de vaccination : Olivier Véran a même raillé les « vaccinodromes », terme utilisé par les contempteurs des centres de vaccination déployés en 2009-2010. C’était pourtant le seul dispositif possible pour vacciner massivement et de la manière la plus sûre, admettaient députés et sénateurs en 2010 dans leurs rapports.    Une seule chose s’est bien passée pendant la campagne vaccinale contre la grippe A/H1N1 : le système de pharmacovigilance a permis de repérer une cinquantaine de cas de narcolepsie associés d’une manière significative à la vaccination : « Nous n’avions pas anticipé ces cas de narcolepsie, mais on a pu les repérer assez vite, se souvient le pharmacologue Bernard Bégaud. Dès lors que les effets indésirables ne sont pas cachés, que la balance bénéfice/risque reste favorable, il n’y a pas de scandale. Il faut tout dire. »      En 2016, est conduite par le professeur d’immunologie pédiatrique Alain Fischer, l’actuel « monsieur vaccin », une concertation citoyenne sur la vaccination. Elle s’est penchée sur les raisons de la baisse de la couverture vaccinale en France, en particulier des enfants. La concertation a auditionné de nombreux experts sur la question des effets secondaires, en particulier des adjuvants avec des sels d’aluminium qui occupent alors le débat public sur le vaccin. Elle se prononce en faveur de la vaccination, jugeant ses bénéfices certains. Mais elle insiste sur transparence des liens d’intérêts des experts, ainsi que sur la formation des médecins sur les vaccins, sommaire. Cependant, la concertation citoyenne ne se prononce pas sur les choix politiques.   La ministre Agnès Buzyn tranche : à partir du 1er janvier 2018, l’obligation vaccinale des enfants est étendue, ils doivent désormais être vaccinés contre onze maladies au lieu de trois pour pouvoir être admis en crèche ou rentrer à l’école. Cette décision est très efficace : la part des nourrissons vaccinés contre l’hépatite B augmente de 8 points, de 11 points pour le méningocoque.    Et paradoxalement, elle restaure un peu la confiance chez les Français. Selon une étude internationale publiée dans The Lancet sur la confiance dans le vaccin dans 149 pays entre 2015 et 2019, la France est le pays le plus défiant au monde, aux côtés de la Mongolie et du Japon. Mais entre 2015 et 2019, la part des personnes confiantes remonte un peu.      Elle s’annonce comme la plus grande campagne de vaccination jamais conduite dans le monde, et elle débute avec un vaccin faisant appel à une technologie nouvelle, l’ARN messager. Les défis sont nombreux : la négociation des contrats avec les laboratoires, la logistique, qui doit permettre une campagne massive et sûre, la pharmacovigilance.    Le pharmacologue Bernard Bégaud, préside aujourd’hui EPI-PHARE, le groupement public en épidémiologie des produits de santé, qui associe l’assurance-maladie et l’ANSM. Il n’est pas inquiet sur la qualité de la pharmacovigilance à venir : « Le Système national des données de santé est un outil exceptionnel, l’une des plus grandes bases de données de santé au monde. On va pouvoir suivre deux cohortes de patients comparables : l’une vaccinée, l’autre pas, et les comparer. Cela va bien fonctionner », assure-t-il..."  __________


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mercredi 6 janvier 2021

Vidéo-surveillance en question

 Fuite en avant

                 Après d'autres pays, la France, à vitesse "grand V", se lance dans l'installation galopante de caméras de surveillance, surtout dans l'espace urbain. Dans le cadre d'une législation défaillante, de façon parfois anarchique et à grand frais, aux dépens du contribuable. Certes, ce n'est pas la Chine et son système de reconnaissance faciale partout développé, en fonction d'un projet politique que l'on connaît, mais cette explosion de caméras tous azimuts pose de nombreux problèmes, pas seulement économiques. Même si on parle parfois par euphémisme de vidéo-protection.

         C'est ce qui était en débat hier soir sur les antennes de France 5, qui mit assez bien en évidence un certains nombre d'excès et de mythes: la course à la sécurité absolue est un mythe par le recours sans frein à cette technologie, les coûts montent en flèche, et surtout le bénéfice attendu est discutable, jamais vraiment établi de manière claire, soumis à caution et toujours en dehors d'une législation défaillante. Seuls les édiles locales décident, parfois sous la pression d'une opinion qui pensent être ainsi à l'abri de toutes délinquances possibles.     Mais quel type de délinquance? Le vol à la tire bien repérable dans la rue ou celle qui se fait à plus grande échelle et bien plus importante, à l'abri des regards des opérateurs, l'oeil sur les écrans? L'élucidation de problèmes policiers ne serait que de 3% par leur biais.  Une efficacité en question, une législation ou réglementation défaillantes, quand elles existent, une vie privée parfois menacée d'intrusion...Il serait temps de mettre un ordre législatif dans une pratique qui s'emballe, qui fait les affaires de compagnies privées, qui incitent à la vente, sans parler de l'aspect éthique que soulève cette pratique. Des caméras "partout" (rêve orwellien impossible), voilà un fantasme dont il faut se débarrasser.     ___________________

Posted by Etienne Celmar at 10:15 Aucun commentaire:

mardi 5 janvier 2021

Justice sous influence

Un procès qui n'en finit pas.

                                           Un acharnement politique.   Malgré la victoire obtenue par la défense, au vu de l'état de santé de l'inculpé. Si c'est un soulagement, il ne peut être que provisoire, au vu de l'entêtement américain à condamner une personne extrêmement diminuée, du fait de son long isolement forcé et de sa détention prolongée.    Une situation pire que celle d'un condamné de droit commun. La pression de la justice très politique de Washington sur Londres va sans doute continuer, même en l'absence de Trump, malgré les soutiens déjà anciens dans la presse internationale.     Assange a été lâché par ceux qui ont profité des information diffusées comme lanceur d'alerte dans les fameux et complexes dossiers wikileaks, qui ont à l'origine fait l'objet d'un long débat.  On constate aujourd'hui un acharnement que plus rien ne justifie, surtout après les multiples soutiens et les déclarations de l'Union européenne. Malgré l'ire de la CIA, malgré les assauts des ultra-conservateurs de la Maison Blanche et du Pentagone. Les menaces de condamnation côtoient la démesure absurde: presque deux cents ans de réclusion...pour un quasi mort vivant. Le Mexique sera-t-il son dernier refuge?

             La volonté de transparence, même si elle ne peut être illimitée, est une exigence qui s'impose à tout journalisme d'investigation, c'est le coeur de son métier. La notion de secret d'Etat est souvent un paravent commode, un rempart pour éviter toute investigation citoyenne ou parlementaire, pour masquer des pratiques discutables méritant des informations, même extorquées (affaire Karachi...)   Les prises de position de Védrine, trop défensives, trop machiavéliennes, ne satisfont qu'à moitié, car on pourrait lui opposer de nombreux contre-arguments. La notion équivoque de "secret" demande à être interrogée. Combien de "sales secrets"-connus maintenant ou pas encore- dans la diplomatie américaine depuis la guerre du Vietnam à celle de l'Irak, dans les relations entre la France et certains pays africains? N.Klein nous en donne une petite idée. La vérité doit souvent être mises au jour, pour des avancées démocratiques nécessaires, même si elle peut être insoutenable. Quoi qu'il en coûte.

  • Aux Etats-Unis, le spectre d’un calvaire carcéral pour Julian Assange
    PAR JÉRÔME HOURDEAUX
  • Assange: ce procès qui nous consterne et nous concerne
    PAR ANTOINE PERRAUD
  • Journalistes et lanceurs d’alerte au secours de Julian Assange_____________
Posted by Etienne Celmar at 08:50 Aucun commentaire:

lundi 4 janvier 2021

Collapsologie, éco-anxiété et action

 Eco-pessimisme? Un peu, mais pas trop...

             [Quelques notes à titre de petite piqûre de rappel.]
                                               Entre paralysie et action malgré tout.
         On le dit et onle répète: les choses sont graves et il faut faire vite. Des hypothèses, on est passé aux quasi-certitudes. Trop d'indices convergent maintenant, même si tout ne fait pas système, même si une vision synoptique nous échappe vu la complexité et la diversité des facteurs en cause.
   Ce n'est pas la planète qu'il faut "sauver", mais les possibilités de vie humaine  future, au vu des mutations climatiques en cours.
  Mais comment gérer l'urgence étant donné le poids des habitudes et la puissance des intérêts en jeu, qui ne comprennent guère le long terme. ni même le moyen terme, qui instrumentalise l' ignorance et le scepticisme?

 C'est comme vouloir arrêter ou faire virer sur mer un super tanker sur une courte distance.

 Si la situation est si critique, si l'irréversible nous guette, que faire?
 Certains réfutent la notion  de collapsologie, qui, comme les termes au suffixe"logie", semble s'apparenter à une science. Ce qui n'est pas le cas, même si différentes sciences ont leur mot à dire sur cette dénomination vague et anxiogène, si un faisceau d'indices convergents ne permet plus le douter.
  L'urgence climatique n'est plus un mythe dénoncé naguère par Claude Allègre et quelques climato-sceptiques qu'on entend de moins en moins, elle est une exigence reposant sur des faits de mieux en mieux cernés, même si beaucoup de causes nous échappent.
  La question est de savoir si l'on n'en fait pas parfois un peu trop et trop mal, au risque de créer un effet de sidération paralysante, compromettant toute réflexion de fond, toute action et réaction. Comme les survivalistes et les autres, plus lucides..
  L'attentisme joue en notre défaveur et l'action individuelle paraît dérisoire. La panique crée la sidération forcément passive et outrancière, défavorisant toute réaction d'ampleur. Les COP se suivent et se ressemblent trop.
 Le climat a toujours été un agent historique majeur. Il l'est devenu avec plus d'évidence. Nous sommes, à n'en pas douter, dans une phase de mutations rapides et les incantations ne suffisent pas.
  Les économistes sont partagés pour l'instant. Les scientifiques ne parlent pas toujours unanimement. La jeunesse est plus sensibles et mobilisée.

   Mais la "fin du monde", vieille antienne, n'est pas un thème mobilisateur. La collapsologie est à la mode, mais source de fantasmes ambigüs. La peur peut être paralysante.

  Les fictions d'apocalypse ne font pas avancer la réflexion. C'est la croissance capitaliste  qui est en question et sa logique financière. Dans ce domaine, c'est souvent le double langage ou le déni.
   Une autre pensée politique est nécessaire. Les enjeux mobilisent trop peu.
  Le pire n'est jamais sûr, mais il faut changer de braquet.
    Hans Jonas nous avait naguère déjà préparé à la considération des risques majeurs et, pour nous préparer, à donner un nouveau sens au monde qui s'annonce.

                                       _________________________________
Posted by Etienne Celmar at 09:15 Aucun commentaire:

dimanche 3 janvier 2021

Méli mélo

__ Bon bonus

__ Le pape et le footeux

__ On efface tout et on recommence

__ Les enfants de l'huile de palme

__ Vaccin et préjugés

__ Question de doses

__ Un préfet pas comme les autres

__ Plastiques en balade

__ De Dakar à Ryiad

__ Détermination et aveuglement   __________________________________________

Posted by Etienne Celmar at 08:49 Aucun commentaire:

samedi 2 janvier 2021

Pour une nouvelle souveraineté?

       Un pari tardif

                                Le ministre l'a déclaré: il est temps de revenir à la souveraineté économique, retrouver la maîtrise de nos grandes décisions, qui conditionne notre présent mais surtout notre avenir.     Voilà qui est bien dit, mais un peu tard et sans expliquer pourquoi nous sommes parvenus à une telle dépendance. La crise pandémique réveille une prise de conscience en même temps qu'une urgence.  Il n'est pas question de productivité seulement et le problème ne peut être que français, à l'heure des offensives sino-américaines. La remise en question effective d'une forme de mondialisation est une des conditions essentielles d'une possible ré-industrialisation innovante, qui fut compromise pendant des années.     "..Face à l'exterritorialité du droit américain des affaires, à l'écrasante domination du dollar, des GAFA, et à la volonté de puissance de la Chine, la France et l'Europe se réveillent enfin et s'apprêtent à riposter sur tous les fronts: juridique, numérique, défense, technologique, et protection des pépites et fleurons européens...."        Le programme est ambitieux, mais n'est-il pas trop tardif? Il ne suffit pas d'être en colère en haut lieu. Il importe de sortir de la  sino-dépendance dans laquelle nous nous sommes engagé naïvement.      La réindustrialisation est une exigence qui demandera du temps et de nouvelles alliances. Une refondation? oui, mais encore faut-il en définir les conditions et les objectifs, sans se contenter d'engagements verbaux. 

        La sino-dépendance n'est pas prête à se réduire à un niveau plus raisonnable, surtout tant que l'Europe restera un nain politique. Les règles du libre-échange actuelles demandent une révision urgente, surtout après certaines affaires, comme celle de General Electric.

                  "...Ceux qui ont abandonné leur appareil productif, et donc vendu leur technologie, leurs savoir-faire, leurs brevets, qui ne défendent pas leurs normes, sont condamnés à être asservis aux projets des autres. C'est pourquoi la domination économique est une perte de liberté politique. Nous sommes devenus sans nous en rendre compte une colonie numérique des États-Unis d'Amérique. Avec la domination numérique américaine d'un côté et la domination industrielle de la Chine de l'autre, deux empires nous tiennent en tenaille et vont finir par dérober ce qui nous reste de création de valeur, dont nous sommes pourtant historiquement et concrètement capables.      La Chine produit en violation des règles sociales et environnementales. On achète des produits low cost à ce pays qui piétine notre propre modèle et nos propres valeurs. Cette prise de conscience est sérieuse et générale. Va-t-elle conduire à d'autres choix ? Chez le consommateur, le "made in France" est un mouvement de société très puissant qui s'est emparé des cerveaux.

T

ous les jours, les citoyens, autant qu'ils le peuvent, selon leurs moyens, votent avec leur carte bleue. Il reste aux pouvoirs publics à obliger à dire ce qu'il y a dans le produit. Car les produits ne sont pas étiquetés de façon loyale et transparente. C'est le prochain combat. Deuxièmement, est-ce que le prix mondial des produits, résultat de la mondialisation est en train de céder le pas à des prix européens, nationaux ou locaux ? La réponse est oui, de plus en plus. Parce que dans les deux cerveaux du consommateur, il y a un cerveau qui protège son pouvoir d'achat, qui veut des prix peu élevés, et il y a un cerveau citoyen qui veut des PME près de chez lui, des emplois pour ses enfants, des lois sociales généreuses et des lois environnementales d'avant-garde...."______________

Posted by Etienne Celmar at 09:29 Aucun commentaire:

vendredi 1 janvier 2021

A vrai dire

 C'est un peu brumeux...

                                                          ___________________________


Posted by Etienne Celmar at 09:33 Aucun commentaire:
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Humeurs et humour de toutes couleurs


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- Restons modestes
- Sur le pied de guerre
- La royauté
- Ne m'appelez pas Président
- Délinquance pondérale
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- De pape en pape
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- Ailes présidentielles
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- Macro-incertitudes
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- Elysée enlisé?
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- Jupiter et l'horticulteur
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- Economies faciles
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