CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT.
_____________________________________________________
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile."
[Thucydide]---------------------
" Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus]
Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Le MILLION de visites est atteint.
Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
-Souriez, vous êtes filmés Londres est presque entièrement sous vidéo-surveillance.Chaque londonien est filmé plusieurs centaines de fois dans une journéeLes autorités de la ville ont constaté que c’était un échec : trop de données à enregistrer et à interpréter, trop d’informations à traiter pour des résultats dérisoires et beaucoup d’erreurs et de dérapages...Mais bonnes affaires pour les constructeurs[L’appartement oùGeorge Orwella écrit 1984 à la fin des années 1940, à Canonbury Square, dans le nord de Londres, est entouré de plus de 30 CCTV, dans un périmètre de 200 mètres. ] Une idée : si on revenait aux remparts autrefois détruits pour filtrer les entrées des villes... _____________ -"...Les forces (politiques, économiques) qui déterminent l’orientation des technologies disposent d’un pouvoir immense qui échappe au contrôle démocratique. Cette dépolitisation est accentuée par l’érosion de l’attachement à la vie privée que les technologies provoquent (Internet, caméras de surveillance...). Plus on est habitué à être observé, et moins on est sensible aux atteintes à la vie privée. Les gens acceptent maintenant qu’une grande part de leur vie privée puisse faire l’objet d’une surveillance constante, allant jusqu’à exposer eux-mêmes leur vie intime sur Internet. Une question s’impose: arrive-t-on à une situation où, tant que les citoyens ne protestent pas, il ne faut pas freiner ces technologies? Faut-il les protéger sans, voire contre eux-mêmes? Cela nous oblige à repenser les rapports entre droit et technologie et, surtout, à affirmer la nécessité que ces enjeux éthiques, juridiques et politiques puissent être prises en compte dès le stade le plus précoce du design technologique..." -«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée»- ________________________ -La France, pays rance sous vidéo-surveillance - AgoraVox -Souriez vous êtes filmés -Souriez, vous êtes tracés -Une liberté sous surveillance électronique -Caméras de surveillance : tous voyeurs, tous délateurs -Tous sous surveillance ? -ERTA - Awareness: "...L'IAO développe des technologies qui pourraient être grandement utiles entre autres au Department of Homeland Security, le ministère de la Sécurité intérieure nouvellement formé par le gouvernement Bush, et au FBI. Bien que développé par le Pentagone, la stratégie de Total Information Awareness (TIA) n'est pas réservée aux militaires, ni à un usage à l'étranger. Le site de l'IAO utilise d'ailleurs le mot « warfighters » plutôt que « soldiers », ce qui comprend les employés de forces policières, en particulier le FBI, qui sont engagés dans la « guerre contre le terrorisme ».____L'IAO se frotte à plusieurs lois sur la vie privée mais le Homeland Security Act, qui vient d'être ratifié par le Congrès, semble avoir retiré certaines barrières. De plus, il faut noter que le Cybersecurity Enhancement Act, permet aux autorités d'obtenir des informations au sujets d'utilisateurs d'internet conservées par leur fournisseur de services. Autre exemple, la section 215 du USA Patriot Act, qui oblige déjà les libraires et les bibliothécaires à fournir au FBI des renseignements sur les habitudes de lecture de leurs clients..." -Souriez, vous êtes filmés, mais ça ne sert à rien! -Vidéosurveillance : « l'Etat doit faire peur », aurait dit Hobbes -Big Brother-Bernard Lavilliers- -CNIL - Commission nationale de l'informatique et des libertés -La vie privée, un problème de vieux cons? -Vie privée et traçabilité_ ___________________ -Souriez, vous êtes filmés - Internet : dangers ? -Antiterrorisme: banalisation dangereuse - Patriot Act : Orwell à nos portes ?
"Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d'augmenter ce que les spécialistes appellent notre "traçabilité". Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d'intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaitre à tout moment le "profil" de chaque individu._Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée..." (Big Brother) _______________________ -Le système Echelon en question __Aux écoutes...___-Un réseau serré __-Les "grandes oreilles" en accusation _____-Tous les Européens sur écoutes -Télésurveillance globale: "...la mise en orbite d’une infinité de satellites d’observation tend à favoriser la vision globalitaire..."
"ELLES" sont partout dans l'espace urbain, jusqu'à la démesure. Certains les proclament efficaces dans la gestion sécuritaire. Des ministres le confirment. Or, certaines analyses l'infirment ou pointent le caractère contradictoire des enquêtes , le manque de mesures fiables sur le sujet, s'appuyant sur l'exemple anglais, trés discuté (Excès de données finalement peu exploitables, déplacement de la délinquance, gestion trop technocratique et pas assez politique de la délinquance, parfois surévaluée ou mal cernée) La multiplication des caméras fait la joie des fabricants, mais elle pose des problèmes pour la vie privée, qui peut être mise à mal dans certaines conditions - _________________________
-Au Royaume-Uni, un individu peut être filmé par les caméras de vidéosurveillance jusqu’à trois cents fois par jour. Partout célébré, souvent imité, ce « modèle » de lutte contre la délinquance bat néanmoins de l’aile. De l’aveu même de ses promoteurs, il serait un « échec complet ». - ____________________
Technologies de surveillance ou de discrimination?
"Si les statistiques de la délinquance ressemblaient aux personnes les plus surveillées par ceux dont le métier est de regarder les écrans de contrôle des systèmes de vidéosurveillance, les jeunes femmes en mini-jupe ou décolletés pigeonnants deviendraient probablement l’ennemi public n°1, talonnées de près par les personnes vêtues d’accoutrements particulièrement étonnants, ou qui ont des comportements quelque peu anormaux (personnes qui s’arrêtent au beau milieu du flux des gens, repassent inlassablement devant la caméra, s’obstinent à rester sur le quai et à ne pas prendre le métro, et caetera).Ces dernières n’ayant pas précisément le “bon profil” des délinquants, ceux dont le métier est de nous vidéosurveiller se rabattent donc généralement, et de préférence, sur les jeunes (de banlieue / basanés / de couleur / encapuchonnés / rroms / en bande), les SDF et les “marginaux“. Regarder, toute la journée, des images de vidéosurveillance n’est pas particulièrement gratifiant, et pour tout dire relativement ennuyeux. Il y a quelques années, un de ces employés s’était ainsi plaint qu’en plus, “les images sont en noir et blanc“...[Lire la suite:Technologies de surveillance… ou de discrimination ?] >>>-Vidéosurveillance ou vidéodiscrimination ?<<<
Qui interroge. En même temps que le grand ménage intérieur, la donne internationale prend une figure qui en inquiète plus d'un. Du jamais vu...
Selon Iles Ramdani:
"La vie politique française n’échappe pas à l’onde de choc qu’a représenté, vendredi 28 février, l’altercation diffusée en mondovision entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. L’humiliation du président ukrainien par son homologue états-unien raconte bien plus que sa violence: elle acte brutalement le renversement d’alliances à l’œuvre sur la scène géopolitique. Il y a trente ans, toutes les grandes puissances étaient dans le même camp. Il y a quinze ans, les autoritarismes russe et chinois profitaient des erreurs occidentales pour s’affirmer. Désormais, la plus grande puissance du monde semble prête à pactiser avec eux, au prix de la sécurité et de la souveraineté des États européens. Pour la France et pour l’Europe, le moment a donc quelque chose de vertigineux. Il s’agit de repenser un logiciel vieux de plusieurs décennies, de reconstruire une doctrine et des outils de défense… Bref, de penser l’avenir du continent autrement que sous la protection des États-Unis, dont le pouvoir est clairement sur une pente fascisante..."
"...Trump et Vance se sont livrés à une attaque en règle de la personne de Zelensky l’accusant d’être habité par la haine, de manquer de reconnaissance et d’embarquer ceux qui le soutiennent dans une guerre sans fin. Comme l’a relevé ma sœur, cela faisait penser à une scène duParrain où Don Corleone, flanqué d’un de ses acolytes, voulait transformer un interlocuteur récalcitrant en affidé, lui expliquant que son intransigeance mettait en péril l’organisation et qu’il n’avait le choix qu’entre faire allégeance… ou mourir. Tout en n’oubliant pas de lui signifier qu’il venait de participer, malgré lui, à unshowtélévisé. Le lendemain, sur la route du retour, nous avons entendu à la radio l’historienStéphane Audoin-Rouzeaumettre des mots sur nos intuitions de la veille. Cette scène, affirma-t-il avec gravité, équivaut à“une mise à mort transformée en spectacle télévisuel qui acte la défaite ukrainienne… La question n’est plus de savoir si l’Ukraine a perdu, mais quelles seront les modalités de cette défaite”....
"Je me suis alors souvenu de la conclusion du livre d’entretiens que j’avais réalisé il y a un peu moins d’un an, entre le même Audoin-Rouzeau et l’ancien ambassadeur de France aux États-Unis Gérard Araud, intitulé Faire la guerre sans l’aimer ?, paru chez Philosophie magazine Éditeur. Il se terminait par cette prophétie du diplomate sur la fin de la sécurité européenne et atlantique : “Je suis convaincu que si Donald Trump est élu, une véritable révolution géopolitique aura lieu. Les États-Unis, qui déjà nous quittaient sur la pointe des pieds, claqueront la porte au nez de l’Europe. Ils nous diront : ‘Vous n’êtes plus notre problème… Vous êtes devenu une périphérie du monde dont le centre est dorénavant le Pacifique. C’est le siècle du Pacifique, et nous sommes des pragmatiques..”
Aprèsl’admonestation en direct du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche par Donald Trump et J. D. Vance, plusieurs dirigeants d’États membres de l’Otan se sont réunis à Londres dimanche 2 mars. Emmanuel Macron et le premier ministre britannique appellent, à son issue, à une trêve de un mois « dans les airs, sur les mers et les infrastructures énergétiques ».
Frédéric Charillon, professeur de science politique à l’université Paris-Cité, vient de publierGéopolitique de l’intimidation. Seuls face à la guerre ? (Odile Jacob). Un ouvrage dans lequel l’auteur décrypte la brutalisation croissante des relations internationales, y compris entre grandes puissances. Pour Mediapart, il revient sur les événements de ce week-end.
Mediapart : Le clash Trump-Zelensky, face aux caméras, a été commenté tout le week-end. Cet épisode illustre-t-il l’ère de l’intimidation que vous analysez dans votre dernier livre ? Que nous apprend-il de plus sur la nouvelle administration états-unienne ?
Frédéric Charillon : Le style brutal et grossier de Trump visible durant cette séquence n’a rien de surprenant. L’épisode tend par ailleurs à confirmer les suspicions sur sa proximité avec Poutine, dont il reprend la rhétorique à un point confondant. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’un clash de cette nature soit offert aux caméras. Dans l’histoire des relations internationales, il y a eu des dizaines d’épisodes de ce type, c’est-à-dire des négociations orageuses ou qui ont mal tourné, mais ils n’ont jamais été filmés en direct comme cela.
En termes d’intimidation, on a affaire à celle du « fou ». La plus classique est celle du « fort », qui cherche à contraindre un autre acteur en faisant tout simplement valoir sa force supérieure. À l’inverse, l’intimidation du « faible » sert à obtenir satisfaction quand on dispose de moins de ressources mais d’un pouvoir de nuisance – comme quand Viktor Orbán [premier ministre hongrois – ndlr] menace de bloquer des avancées entre Européens si ceux-ci se montrent trop durs envers le régime russe. ___ Trump a explicitement théorisé qu’il intimidait en passant pour un « dingue », au sens où il ne se fixe apparemment pas de limites :« Tout le monde sait que je suis capable de tout. »En l’occurrence, il a offert à son public « Maga » [« Make America Great Again » – ndlr]ce spectacle incroyable d’une altercation en direct, face à un chef d’État étranger. Mais pour la première fois de manière aussi claire, celui-ci a résisté à Trump et au « barnum » qu’il avait mis en scène pour se poser en suzerain faiseur de paix. Cela a donné lieu à l’incident que nous savons.
Il reste que l’intimidation n’est pas forcément la voie du succès. En l’espèce, je pense que la séquence du week-end écoulé signe un suicide stratégique pour les États-Unis.
Les adversaires des États-Unis peuvent se frotter les mains et s’esclaffer après cet épisode. Les puissances émergentes du Sud, qui n’ont déjà pas une grande considération pour les États-Unis et l’Occident, seront d’autant plus convaincues, après ce spectacle, que ces derniers sont entrés en décadence. Et les alliés traditionnels de Washington ont massivement pris fait et cause pour l’Ukraine. La ministre des affaires étrangères allemande a tout de même déclaré que c’était une « ère d’infamie qui commen[çait] ».
En continuant d’en appeler au soutien américain, les Européens […] mettent l’administration Trump face à ses responsabilités.
Trump est en train de démontrer au monde entier qu’il faut se dissocier de l’Amérique, pour se mettre à l’abri de ses menaces ou caprices. De nombreux pays, en Asie ou dans le monde arabe, ont bien compris le message et vont être incités à diversifier leurs liens et leurs dépendances. Ce faisant, Trump ruine quatre-vingts ans de système d’alliances et de diplomatie états-unien.
Comment analysez-vous l’issue du sommet tenu à Londres ce week-end ? Keir Starmer, qui continue d’en appeler à l’implication des États-Unis, s’aveugle-t-il ou force-t-il Trump à assumer le rapprochement américano-russe ?
Je ne pense pas qu’il y ait aveuglement. Les Européens jouent deux cartes à la fois : s’émanciper des États-Unis par principe de précaution (et parce qu’il serait temps de réaliser que notre sécurité ne peut dépendre que de nous-mêmes), et garder Washington à la table des négociations, tout en aidant Zelensky à y revenir.
En travaillant à un accord de cessez-le-feu auquel souscrit Zelensky, en continuant d’en appeler au soutien américain, tout en ravivant la possibilité d’un deal avec Washington sur les minéraux stratégiques, les Européens – mais appelons-les plutôt les alliés, car il y avait à Londres les Britanniques, les Canadiens et les Turcs, mais pas d’autres membres de l’UE – mettent l’administration Trump face à ses responsabilités.
Dès lors, il y aura deux scénarios possibles : soit la Maison-Blanche reprend le dialogue ; soit elle balaie ces tentatives d’un revers de main. Dans ce dernier cas, elle assumera son retournement d’alliance et sa soumission à l’agenda russe, ce qui provoquera un séisme chez ses autres alliés, aussi bien asiatiques, arabes, etc.
Vous constatez un retour à la brutalité dans les relations internationales. Est-ce si sûr si on adopte un point de vue moins européocentré ?
Les relations internationales ont toujours été tragiques. On pourrait remonter à l’Antiquité pour en trouver des illustrations. Ce dont je traite dans mon livre, c’est plutôt de l’échec des espoirs européens et occidentaux nés dans les années 1990 : la puissance états-unienne était à son faîte et se voulait libérale, on travaillait avec les Russes, la paix semblait possible au Proche-Orient, on comptait sur la démocratisation et la montée en puissance de l’Afrique…
Plusieurs jalons ont marqué la fin des espoirs. Il y a eu bien sûr la guerre en ex-Yougoslavie, et de terribles guerres au Sud, dont on a réalisé qu’elles n’avaient pas besoin de la guerre froide américano-soviétique pour exister. Mais surtout, la période néoconservatrice de la politique américaine, dans les années 2000 sous l’administration Bush junior, a été dévastatrice.
Nous sommes revenus à la brutalité naturelle des relations internationales, y compris entre grandes puissances..."..______________________________
"Ce texte - déposé en mai 2009 et sur lequel vient de s’abattre, à l’approche des élections régionales, un déluge d’amendements destinés à le durcir tous azimuts - offre un condensé de l’idéologie primaire et dangereuse qui gouverne depuis plusieurs années le traitement des questions de « sécurité ».En fait de « performance », ses promoteurs ont renouvelé l’exploit de concilier l’inutile et l’inacceptable, au nom d’un projet de société où l’absurde le dispute à la paranoïa. "(Syndicat de la Magistrature)
-«Le gouvernement allemand a préféré renforcer les moyens classiques de lutte à la source contre les contenus pédopornographiques. Il a fait preuve de pragmatisme en reconnaissant l'inefficacité et la dangerosité du filtrage du Net. Alors que l'Assemblée nationale pourrait donner au ministère de l'Intérieur le pouvoir de filtrer Internet, il est urgent de peser les risques qu'un tel procédé fait courir aux libertés fondamentales. Il est encore temps pour les députés de s'opposer à l'instrumentalisation de la protection de l'enfance et prévenir la première étape d'une censure généralisée du Net. Il faut suivre l'exemple allemand !»(Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net). ________________________
-Vidéosurveillance, blocage de sites Web : la Loppsi 2 adoptée par l'Assemblée: "L'Assemblée nationale a adopté, mardi 16 février, le projet de loi de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2). Ce texte vaste, qui doit fixer les orientations des forces de l'ordre pour cinq ans, met principalement l'accent sur les moyens techniques que peuvent utiliser policiers, gendarmes et juges. Elle doit désormais être débattue au Sénat. Tour d'horizon des principales mesures. ____Le développement de la vidéosurveillance. La Loppsi 2 prévoit que l'Etat puisse imposer aux municipalités l'installation de caméras de vidéosurveillance dans trois cas : "la prévention des actes de terrorisme, les sites d'importance vitale, ou les intérêts fondamentaux de la nation". Les frais d'installation pourront être financés jusqu'à 50 ,% par l'Etat, mais les coûts de fonctionnement – élevés et dénoncés par l'opposition et une partie de la majorité – resteront à la charge des communes. ____Confiscation de véhicules. Dans de nombreux cas de récidive pour les délits routiers (conduite sans permis, sous l'emprise de l'alcool ou de drogues), le texte prévoit une peine plancher de confiscation du véhicule si le contrevenant en est le propriétaire. Le juge pourra choisir de ne pas appliquer cette sanction, mais devra alors motiver sa décision. D'après l'association Motards en colère, les confiscations pourraient concerner vingt mille véhicules chaque année. ____Mouchards informatiques. Dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, les forces de l'ordre pourront désormais utiliser des logiciels espions installés sur les ordinateurs de suspects. Une mesure très critiquée par les associations de défense de la vie privée. ___Fichiers policiers.différents fichiers policiers, et leur utilisation dans la lutte contre la petite et la moyenne délinquance. Il prévoit également que dans certains cas, les personnes mises hors de cause puissent voir leurs noms effacés plus rapidement des bases de données, mais la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) note que la mise en application de ce "nettoyage" sera complexe. ____Blocage des sites pédopornographiques. S'appuyant notamment sur les exemples australiens ou d'Europe du Nord, la Loppsi 2 introduit l'obligation pour les fournisseurs d'accès à Internet de bloquer les sites contenant images ou vidéos pédopornographiques, après décision d'un juge. Un filtrage critiqué pour son inefficacité. ___Couvre-feu pour les mineurs. Voulu par le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, et introduit en commission des lois, un amendement prévoit que les préfets puissent décréter un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés, entre 23 heures et 6 heures du matin. ____Vols avec violences contre les personnes vulnérables. Un autre amendement voulu par le ministre de l'intérieur prévoit de porter de sept ans à dix ans de prison la peine encourue pour les auteurs de vols avec violences contre des personnes vulnérables (personnes âgées notamment). La gauche a dénoncé un amendement "d'affichage", en pleine campagne électorale et après le meurtre de deux retraités dans l'Oise. L'opposition avait reçu sur ce point un soutien inattendu de la part de la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, qui jugeait cet amendement inutile. ____Intelligence économique. Le projet de loi prévoit d'encadrer davantage les sociétés d'intelligence économique – ces entreprises qui font de la collecte d'informations. Elles devront disposer d'un agrément délivré par le ministère de l'intérieur, et les anciens membres de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement de l'Etat devront attendre trois ans après leur départ pour travailler dans ce secteur. ___Police municipale. Les agents de la police municipale pourront obtenir la qualité d'officier de police judiciaire, sur décision du maire, lorsque la ville compte plus de quarante agents. ___Garde à vue et juge d'instruction. La réforme envisagée de la garde à vue et la suppression prévue du juge d'instruction se sont également invitées dans les débats, à l'initiative de l'opposition et des associations, alors qu'elles ne figurent pas à proprement parler dans la Loppsi 2. Des voix se sont interrogées sur l'avenir de plusieurs dispositions en cas de suppression du juge d'instruction : mentionné à quinze reprises dans le projet de loi, ce juge sera notamment le magistrat chargé d'autoriser ou de refuser l'utilisation des mouchards informatiques. ___Concernant la garde à vue, qui n'est pas évoquée dans le texte, le PS, les Verts, le PCF et le Parti de gauche ont souligné à plusieurs reprises l'explosion du nombre de gardes à vue et émis des doutes sur la conformité de cette pratique avec le droit européen. Brice Hortefeux estime, pour sa part, que "ce n'est pas au détour de la Loppsi que nous allons engager une réforme aussi importante. Je suis trop respectueux des compétences et des prérogatives du garde des sceaux".