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dimanche 20 avril 2025

Résurrection?

Incontournable Pâques

            Dans le sillage des vieux mythes de la Résurrection.

              Ce qui est sûr, c'est l'explosion printanière...ou la nature fait des "miracles":



Le printemps s'écrivait au XIIIe siècle printans, mot composé de prins et tans, du latin primus tempus : c'est le premier temps, c'est à dire la première saison. On trouve aussi l'expression tens prin. Le mot prin désigne le début, le commencement :
el prin d'esté
, c'est le début de l'étéLe latin primus se retrouve dans le qualificatif prime, employé dans certaines expressions comme la prime jeunesse. Ces mots latins se retrouvent dans l'expression anglaise prime-timeque le monde français de la téloche, qui singe tout ce qui vient d'outre-Atlantique, a repris pour désigner une émission de début de soirée.De la même origine, printanier désigne ce qui concerne le printemps.

Le printemps a remplacé l'ancien français primevere (variante premevaireprimevoire). Ce mot vient de la forme latine tardive prima vera, construite d'après la locution primo vere : au début du printemps. L'italien, l'espagnol et le portugais ont conservé cette origine pour désigner le printemps : primavera.

En français, on a conservé ce mot pour désigner la fleur de primevoire, parce qu'elle fleurit au début du printemps. Elle porte aujourd'hui le nom de primevère. Ne peut on trouver plus beau symbole pour fêter le début du printemps ?
Le nom latin (botanique) de cette fleur est primula. C'est aussi le terme utilisé en italien, en espagnol (prímula).
Le latin utilisait ver (génitif : veris), d'où l'adjectif vernalis : printanier qui a donné en français vernal. Ce terme s'emploie surtout dans le domaine de l'astronomie : le point vernal, c'est l'équinoxe de printemps.
ver sacrum, c'est la consécration du printemps.
Chez les Romains, l'équinoxe ne désignait pas le début du printemps mais le milieu de la saison : le printemps romain commençait donc vers le 8 février.


[primevère ou primula]
L'allemand utilise Frühling composé à partir de früh (tôt, de bonne heure) : ce terme est l'équivalent allemand de prime.L'anglais est plus poétique : springtime (autrefois springing time) formé à partir de spring : la source, du verbe to spring : bondir, jaillir. On emploie spring pour désigner aussi bien la source que le printemps : springwater, c'est l'eau de sourcespring flowers, ce sont les fleurs printanières.Ce terme a remplacé le mot lent (de lengthening days : allongement des jours) qui désigne aujourd'hui le carême (période qui s'étend du mercredi des cendres à Pâques).Deux expressions :

to spring in the existence : naître (surgir dans la vie)
to have spring fever : être amoureux (avoir la fièvre du printemps)

Elle court, elle court, la fièvre du printemps...Elle chante, elle chante, la rivière insolente...           ________________________

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__ Réindustrialisation douteuse              ______________________

samedi 19 avril 2025

Tel qu'en lui-même...

    Echos de Bétharram, dont il ne sait rien...

          Influences de jeunesse?

                        Un euto-libéral béat

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Les copains et les coquins

Un capitalisme de malfrats?

               L'ère des boss mafieux?  Une démocratie malade livrée à Demolition Man, nouveau parrain...et à ses acolytes. Le Boss n'est pas un idiot; c'est là le problème...

   ____________   [Notes de lecture]   


 "...Le président des États-Unis, dont la récente décision de suspendre une partie des droits de douane a violemment fait rebondir les marchés, salue dans le bureau Ovale, pouce en l’air et sourire aux lèvres, un financier avec ses mots : « Il s’est fait 2,5 milliards de dollars ! » Elle est pourtant réelle.     Le 10 avril, Donald Trump a tapé dans le dos d’un des plus grands financiers de Wall Street, Charles Schwab, en le félicitant de son pactole de 2,5 milliards de dollars encaissé la veille. Un bénéfice sans doute dû au plus grand des hasards, alors que, selon le Wall Street Journal, c’est ce même Charles Schwab qui, lors d’un déjeuner, aurait convaincu le président états-unien de revenir en arrière.     Pour les milliardaires les plus proches de Donald Trump, la Maison-Blanche est maintenant une sorte de tripot où le patron accepte de truquer les machines à sous pour leur garantir les gains. Et cette anecdote, aussi énorme soit-elle, n’est pas la seule preuve que les malfrats peuvent être directement au pouvoir....                                                                       la fonction de chef de l’État est utilisée pour gagner de l’argent rapidement, grâce à des procédés illégaux ou à la limite de la légalité. C’est bien ce qui différencie ces méthodes du classique « capitalisme de connivence ». Car, bien sûr, il n’a jamais existé de capitalisme moralement pur ailleurs que dans le cerveau des économistes. Les chefs d’État et de gouvernement et leurs proches trempent régulièrement dans des affaires de corruption où certains intérêts sont favorisés. Les lecteurs de Mediapart le savent bien.                                                      Mais ces pratiques étaient cachées. Elles étaient couvertes derrière des mécanismes qui nécessitaient des enquêtes lourdes pour dévoiler l’ampleur des malversations et du favoritisme. L’ère néolibérale était ainsi très corrompue, mais cette corruption était placée sous la chape de plomb d’une justice issue du marché. La version officielle de l’État néolibéral racontait que le marché fonctionnait comme une institution de justice qui attribuait à chacun son dû selon son mérite. Il fallait donc des instances de surveillance de ces marchés. Cela n’empêchait nullement la corruption, mais elle devait se faufiler derrière ce récit officiel.                                                                      Avec Trump et Milei, il n’est plus question de s’embarrasser d’une telle fiction. Il suffit d’être proche du pouvoir pour rafler la mise au vu et au su de tout le monde. On ne s’encombre même plus de concepts tels que la « méritocratie ». Le mérite, c’est celui d’être à la bonne place au bon moment, avec le bon entourage. Le mérite, c’est finalement de réussir à faire du chef de l’État son protecteur.       La logique n’est pas si éloignée d’un fonctionnement mafieux. C’est un capitalisme de malfrats qui renvoie un autre récit à la population : la « magouille » est une forme plus que légitime d’enrichissement et l’État est une proie comme une autre. On pourra, si l’on veut, considérer que ce « capitalisme de malfrats » joue plus franc-jeu que la pseudo-justice du marché néolibéral. Mais c’est aussi et surtout un cran au-dessus dans la violence. Car, dans cette logique, tous les coups sont permis et, dès lors, le pouvoir acquis devient incontournable.                                                                                                                                                           En réalité, il n’y a pas là de surprises. Les « barons voleurs » de la fin du XIXe siècle sont une référence pour Donald Trump. Et quand on essaie de saisir le contexte qui a créé Trump et Milei, les choses deviennent claires. Les déficiences du néolibéralisme et sa corruption ont affaibli son récit central. Les péronistes argentins et les démocrates états-uniens n’étaient pas les derniers à patauger dans la corruption.              Plus profondément, l’échec économique du néolibéralisme a conduit au renforcement de la rente, donc de la nécessité de contourner le marché comme source de revenus. Ce capitalisme prédateur vise la rente suprême, celle de l’État, qui permet toutes les malversations. Et logiquement pour faire de l’État cette proie ultime, il faut en finir avec l’État de droit, avec l’indépendance de la justice et avec les régulations.               On comprend alors comment ce nouveau régime mafieux s’est mis en place. En jouant sur l’échec complet des néolibéraux, les secteurs rentiers de l’économie ont dressé l’opinion contre l’État de droit – souvent en utilisant le levier xénophobe – pour s’emparer du pouvoir politique. Les clowns d’extrême droite arrivés au pouvoir servaient parfaitement cette stratégie : leur excentricité apparaissait comme « antisystème » et le caractère un peu « rebelle » de leur personnalité venait flatter la partie de la population qui s’estimait la plus déçue et trompée par le système.                                                                                           C’est de cette façon que de véritables gangsters ont pu se présenter comme les défenseurs des opprimés, avec un discours simple : nous allons vous permettre de devenir riche par tous les moyens et nous allons vous servir de modèle. Pour commencer, nous allons donc pratiquer l’arnaque à grande échelle avec la bénédiction de l’État. La pseudo-justice du marché laisse alors place à la loi du plus fort, c’est-à-dire du plus apte à tromper son prochain pour gagner le plus d’argent.      On ne doit donc pas s’étonner si, parmi la centaine de décrets présidentiels signés par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, une grande partie vise à faire sauter les régulations, les protections et les agences qui étaient chargées de faire respecter les règles.                                                                                                                                                                          L’agence de l’environnement a ainsi pris une trentaine de mesures dans une seule journée pour éliminer une partie des réglementations. Cela va des centrales électriques à l’exploration pétrolière et gazière, en passant par l’eau et la sauvegarde de la nature. L’agence qui chapeaute la construction a été priée de libérer des milliers d’hectares de terres fédérales pour permettre de nouvelles opérations de promotion immobilière. La SEC, le gendarme boursier états-unien, n’a plus le droit de demander la publication des engagements en matière de respect climatique. La Federal Deposit Insurance, un des régulateurs, ne peut plus superviser les mégafusions bancaires.           Et, sans surprise, c’est sur la question de l’argent sale que le pouvoir trumpien s’est particulièrement attardé durant ses premiers cent jours. En février, Trump a signé un décret demandant une révision approfondie des lois anticorruption, vieilles de près de cinquante ans. Il estime que ces dispositions constituent un handicap pour les groupes états-uniens par rapport à leurs rivaux étrangers. Un nouveau texte doit être établi par le ministère de la justice. D’ores et déjà, il vise à supprimer les délits de corruption par agent étranger, les délits de pots-de-vin et de commission occultes, le blanchiment d’argent, et le contrôle de la provenance des capitaux. La fameuse règle du « KYC » (« know your customer », pour « connais ton client ») pourrait disparaître à plus ou moins brève échéance.                                               La SEC a également dû renoncer à toutes les mesures et règlements existants ou en préparation sur le contrôle des cryptoactifs. Alors que le groupe Trump a passé un accord d’association avec la plateforme Binance, dont le patron a fait quatre mois de prison après avoir été condamné pour fraude, la Maison-Blanche a décidé de favoriser le développement des actifs, et particulièrement de la plateforme Binance. Il a même été décidé d’inscrire les cryptoactifs dans les réserves monétaires fédérales.       Pour finir, Donald Trump s’est empressé dès son arrivée de changer les responsables des autorités antitrust. Son but est de supprimer un certain nombre de verrous légaux sur les concentrations d’entreprises, en particulier pour les grandes firmes technologiques. Google fait actuellement l’objet d’un procès pour monopole et violation des lois antitrust et, avant l’élection de Donald Trump, la justice envisageait son éclatement. Le procès semble maintenant à l’arrêt.                                                                  Ces différentes mesures ont conduit à de nombreuses démissions des responsables de la SEC, des autorités antitrust, estimant qu’ils n’étaient plus en mesure de faire leur travail. De son côté, Elon Musk, dans le cadre de Doge, le département de l’efficacité gouvernementale, s’emploie à diminuer le pouvoir d’enquête et de contrôle de toutes ces autorités et agences fédérales. La SEC a déjà perdu 12 % de ses effectifs. Elon Musk ambitionne désormais de supprimer 25 % de ses effectifs.        Ce type de logique s’inscrit dans une aggravation des tensions internes au capital. Dans un article publié dans le magazine états-unien The Brooklyn Rail d’avril, l’économiste argentin Rolando Astarita évoque l’idée que Trump et Milei représentent une « lumpenbourgeoisie ». Dans Les Luttes de classes en France, Marx avait déjà parlé de ce concept en remarquant que « l’aristocratie financière n’est rien d’autre que la renaissance du lumpenprolétariat dans les hauteurs de la société bourgeoise ». Le terme « lumpen » ne décrit pas la partie la plus pauvre ou désœuvrée d’une classe, mais bien plutôt celle qui choisit de vivre de la rapacité, de la prédation, celle qui est toujours et partout à vendre, celle qui est destinée « au banditisme le plus vulgaire et à la corruption la plus honteuse ».                                 Pour Rolando Astarita, elle représente la fraction de la bourgeoisie « qui cherche à s’enrichir sur la base de manœuvres spéculatives, d’une utilisation de l’État, de la fraude dans les marchés publics ». Sa richesse n’est pas issue de l’activité productive, mais du pouvoir qu’ils ont acquis et qui leur permet la captation de la valeur privée. « Ils ne sont pas experts dans la direction des entreprises capitalistes, mais de toutes sortes de malversations avec une absence de honte sans précédent », résume l’économiste. On comprend mieux comment un Donald Trump qui a fait maintes fois faillite peut chanter les louanges de son acolyte financier qui vient, avec son appui, de réaliser un « bon coup » sur les marchés.    Au reste, les deux têtes actuelles de l’exécutif états-unien incarnent parfaitement cette classe. Elon Musk aime de longue date publier des posts, bien avant d’être le propriétaire de X. Depuis des années, il ne manque pas de s’épancher sur le réseau social pour prodiguer son point de vue, y faire des annonces, fêter les résultats de ses sociétés. Les informations qu’il y donne, en général bien avant d’en faire part à ses actionnaires, vont toujours dans le même sens : elles visent à faire monter les cours.                                                                                                                                                    En 2018, le milliardaire trouvait ainsi que le cours de Tesla se traînait trop par rapport à ses prévisions, en dépit des nouvelles qu’il annonçait (augmentation de production, tests réussis pour la voiture sans chauffeur, etc.). Sur le réseau social, il proclama son intention de retirer Tesla de la bourse et d’en faire une société privée. Il affirmait avoir réuni les 20 milliards de dollars nécessaires pour réaliser l’opération. L’effet fut immédiat : le cours grimpa de 3 dollars dans la journée, soit une hausse de 20 %. Évidemment, le projet de retrait de la cote fut mis au rancart.                Poursuivi par la SEC pour fausse information et manipulation de cours, le milliardaire a passé un accord avec l’autorité boursière pour éviter des poursuites pénales en avril. Il a payé en 2019 une amende de 20 millions de dollars et a dû consentir à renoncer à son poste de président de Tesla. Ce qu’il a ensuite contesté estimant que l’autorité de régulation était partiale à son égard. La SEC avait demandé également qu’il soit interdit de tout poste de responsabilité ou de direction dans une entreprise publique, ce qu’elle n’a pas obtenu.                        Par la suite, Elon Musk s’est lancé à l’assaut de Twitter en 2022. Mais là, silence. Ce n’est qu’après avoir acquis 9 % du capital de la société et s’être vu offrir un poste au conseil d’administration qu’Elon Musk a dévoilé ses positions. La SEC l’a poursuivi pour non-respect des règles d’information boursière. Une plainte d’autres actionnaires a été déposée. Entre-temps, Elon Musk a pris le contrôle total de Twitter fin octobre 2022. Le procès est toujours en cours, mais vu la tournure des événements, plus personne désormais n’ose s’opposer frontalement à lui.                         Quant à Donald Trump, héritier de la société familiale de promotion immobilière, il a fait six fois faillite et est accusé de fraude. En 2023, un procès civil s’est ouvert à New York pour fraude et irrégularités comptables. Il lui était notamment reproché d’avoir multiplié par trois la surface de son appartement dans la Trump Tower afin d’augmenter ses garanties financières. La procureure avait demandé que Trump soit reconnu coupable, paie une amende de 250 millions de dollars et que lui et ses enfants se voient retirer toutes leurs licences d’exploitation dans l’État de New York.     Dénonçant un procès politique pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle, Trump avait réfuté toute faute, expliquant que ce qui était inscrit sur ses états financiers n’avait pas d’importance puisqu’ils comportaient une clause de non-responsabilité indiquant qu’il ne fallait pas s’y fier.                              En février 2024, le juge Arthur Engoron a néanmoins condamné Trump à payer une amende de 355 millions de dollars et l’a interdit de tout exercice commercial dans l’État de New York pendant trois ans. Mais il n’a pas prononcé la dissolution de la Trump Organization. Le juge Arthur Engoron fait, depuis, l’objet d’une enquête administrative.    Enfin, juste avant d’entrer à la Maison-Blanche, le groupe Trump a lancé son mème Trump. Dès son lancement, des avocats et des responsables politiques ont mis en garde sur les risques de corruption, y compris par des puissances ou des intermédiaires étrangers, puisque la crypto supprimait tout contrôle sur l’identité des acheteurs et la provenance des fonds. Dans une enquête, le FT dénonce les conflits d’intérêts sous-jacents à la Maison-Blanche. Le règne de la « lumpenbourgeoisie »                                                                                                                                                         Cette « lumpenbourgeoisie » n’hésite pas, comme son équivalent prolétarien, à se retourner contre une partie de la classe dominante. Dans sa recherche permanente de l’argent rapide par l’usage de la violence la plus décomplexée, elle n’entend pas accepter les règles qui, d’ordinaire, permettent à la classe capitaliste d’assurer son pouvoir. « À un certain point, elle peut même être dysfonctionnelle pour les affaires du capital », souligne Rolando Astarita. En s’empressant de vouloir assurer les profits de certaines entreprises par les droits de douane, Donald Trump est ainsi venu causer le chaos dans une économie mondiale déjà sous pression. Mais pour ces malfrats, le chaos fait partie du projet parce qu’il multiplie les proies possibles pour la spéculation, la rente et la corruption.                 Que devient l’État aux mains de cette « lumpenbourgeoisie » ? Il change entièrement de fonction. Dans le néolibéralisme, il pouvait être une forme d’arbitre entre les intérêts de la classe dirigeante. Désormais, c’est une arme dans les mains d’une partie de cette dernière, celle qui est sans foi ni loi et qui a accès au président. La destruction en règle de l’appareil administratif sous couvert de « libération » n’a d’autre fonction que de permettre cette évolution en faisant disparaître tout contre-pouvoir et en réduisant à néant toute redistribution sociale. En étant une proie des intérêts des secteurs rentiers, l’État devient lui-même un point d’appui des malfrats qui s’en sont emparés. Il leur garantit des revenus et des protections.     Là encore, il est logique qu’une partie de la classe dominante soit effrayée par cette prise de pouvoir qui vise explicitement à l’affaiblir. Mais il ne faut pas non plus oublier que cette lutte est le produit même de l’incapacité du néolibéralisme à produire du bien-être pour les masses et à redresser la croissance pour le monde du capital. C’est sur cet échec que cette « lumpenbourgeoisie » a prospéré et a pu s’emparer de la première économie du monde.                                                                                                                                                                                    Lorsque les conditions de vie sont de plus en plus difficiles, que le gâteau grossit moins vite et que les parts des plus riches augmentent, une partie de la population n’a aucune difficulté à se tourner vers ceux qui se présentent comme des « rebelles », des « outsiders » et des marginaux dans le monde du capital. Puisque les lois renforcent le pouvoir des plus riches, certains électeurs estiment logiquement qu’il faut briser les règles pour vivre mieux. ..La position de ces malfrats est donc ambivalente vis-à-vis de la classe dominante. Cette dernière les présente comme des ennemis et ils le sont souvent concrètement. Mais ils ont aussi une fonction de sauvegarde de la domination du capital. D’abord par les politiques qui sont menées, par exemple en Argentine ou par les mesures de dérégulation évoquées plus haut.   Ensuite parce qu’ils permettent de concentrer la lutte entre ces deux pôles du capital. La fonction principale de Donald Trump est de faire regretter le temps d’avant le chaos, celui de la domination néolibérale. Et de cette façon, l’échec du néolibéralisme est oublié. Mieux encore, une unité défensive se forme dans la société contre les bandits pour revenir au statu quo ante qui est une sorte de dénominateur commun entre les oppositions. Mais ce monde de gangsters qui est celui de Donald Trump n’est pas le fruit d’un malheureux accident. Il est le produit de ce faux « paradis perdu » du néolibéralisme.  " [Merci à Mediapart, à Romaric Godin et Martine Orange ]              __________________

vendredi 18 avril 2025

Revolving Door

 Bien commode

                 Des allers et retours fructueux

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Trump et les banques

       Vers de nouvelles crises?

              Malgré les  difficultés du moment, les grandes banques se portent bien. Pout l'instant... Merci qui?   Certains voient cependant venir une possible crise financière. Mais le somnambulisme touche aussi les géants de Wall Street, où on fait de bonnes affaires. A court terme.   


                                                                                                                                                                                   Pourvou que ça doure, comme disait la mère de Napoléon. "...Grâce aux impressionnants revenus de trading, la banque d'affaires mondiale Goldman Sachs a annoncé une hausse de 15% de son bénéfice, atteignant 4,74 milliards de dollars...    BlackRock, a également profité de cette agitation. Avec 12% de hausse du chiffre d'affaires, des afflux nets records et plus de 11.500 milliards de dollars d'actifs, la multinationale américaine confirme que la nervosité des marchés financiers peut rapporter gros à certains..." Mais "Les antécédents rappellent que l'euphorie du trading est souvent éphémère. Il a fallu des années aux banques pour retrouver leurs niveaux d'avant la crise de 2008. Et même en 2020, malgré l'explosion des revenus liée à la pandémie, cela ne s'est pas traduit par une surperformance boursière durable."     Black Rock, une maison pas comme les autres...                                                                                                                                          La Fed fait de la résistance. La régulation financière se trouve mise en question, comme avant, dans le sillage de Clinton...pour le pire?  Car Donald est plein de sollicitude pout le monde de la finance, oubliant que le capitalisme bancaire dérégulé peut mener à la faillite. La prédation continue...avec brutalité.   


                                                                                                                    Malgré la volonté politique de prédation, le maître de la Maison Blanche n'est pas un  idiot. C'est le problème.  Il faut l'écouter:      " Donald Trump a bâti sa réputation, de façon certes discutable, sur ses capacités de négociations. Et il les a développées dans le milieu ultra-sauvage de l’immobilier new-yorkais, comme le rappelle l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce : « M. Trump a appris à faire des affaires sur le marché immobilier new-yorkais influencé par la mafia et ses tactiques sont basées sur l'extorsion ». Pour lui, un « deal équilibré », obtenu après des négociations brutales, c’est quand il a obtenu 90 et l’autre 10…Sans compter ceux en lien avec son entrée en politique après 2015, Donald Trump a écrit 18 livres, la plupart sur les affaires et la négociation. Son premier ouvrage, publié à 41 ans en 1987, est d’ailleurs le plus emblématique. Mêlant autobiographie et conseils pratiques, il est intitulé « The Art of The Deal » (« L’art de la Négociation »). Il s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Petit florilège :« Ma façon de traiter les affaires est simple et directe.
 Je vise très haut et puis j’augmente de plus en plus la pression sans m’arrêter – jusqu’à ce que j’atteigne mon but. Parfois, je me contente de moins que ce que je souhaitais, mais dans la plupart des cas, je finis quand même par obtenir ce que je veux. […] Je suis le premier à admettre que je suis très compétitif et que je ferai presque n’importe quoi dans les limites légales pour gagner. Parfois, une partie de la conclusion d’un accord consiste à dénigrer vos concurrents. […]Un des secrets pour voir grand est de se concentrer entièrement sur l’objectif. […] Et c’est particulièrement vrai dans le domaine de l’immobilier new-yorkais où vous avez affaire aux gens les plus malins, les plus durs et les plus vicieux du monde. J’ai appris à aimer me mesurer à ces types et à les écraser. […]                                                                  Les gens croient que je suis joueur. Je n’ai jamais joué de ma vie. […] Il se trouve que je suis prudent en affaires. Je m’engage toujours en prévoyant le pire. Si vous prévoyez le pire, si vous vous donnez les moyens de l’assumer, alors le meilleur ira toujours de soi. […]La pire approche à adopter quand vous voulez conclure un accord est d’avoir l’air d’y tenir à tout prix. Votre interlocuteur, encouragé par l’odeur du sang, sent alors qu’il vous tient et vous êtes mort. La meilleure façon de s’y prendre est d’être en position de force. […] En un mot, il vous faut convaincre l’autre qu’il a vraiment intérêt à trouver un accord avec vous. […]La touche finale, que j’utilise souvent pour achever en beauté la promotion de mes projets, est la bravade. Je joue avec les fantasmes des gens. [...] Un peu d’exagération ne nuit pas. Les gens aiment croire que quelque chose est ce qu’il y a de plus grand et de plus spectaculaire au monde...»_________________

jeudi 17 avril 2025

Une dette odieuse

  Haïti et nous (Point d'histoire)


           

                         Le pire continue


              Une fatalitéSurprise douteuse...Amnésie


                       Une double dette odieuse

    

        C'était une colonie heureuse..... 

                              ______________________________

Varia

__ Hi! hi!

__ Cadeau!

__ Galère

__ Exode

__ Précarité

__ Iniquités             

__ Omerta

__ Engrenage

__ A quel prix?

__ Et les bébés?

__ Bukele en question

__ L'incontournable

__ Désobéissance         

__    Secteur public >>

__ Science en danger

__ Extension du conflit

__ Investissements en France

__ Consommateurs menacés

__ Nouvelles connexions mondiales          __________________________

mercredi 16 avril 2025

Il a dit "déficit..."

     Faudrait peut être expliquer pourquoi...

             ...on en est arrivé là...                

   ___  Aveuglement? ...  Hémiplégie?

                          

                 Refaire du Macron?




                           Qu'en pense Bercy?

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Gaza: l'insoutenable

 Le pire continue

              ___ Le gouffre est sans fin. On arrive à un stade, avec les dernières interventions israëliennes, où c'est: partez ou mourez Une hécatombe. L' expansionisme qui se dessine, conformément aux voeux explicites de l'extrême droite, laissent présager un avenir sombre au Proche-Orient.  Israël Katz est assez clair.   Malgré les protestations venues du pays, au sein même de l'armée et même du Mossad.  Ne parlons pas du monde empêché du journalisme.  L'indignation est souvent hémiplégique...                        ___ Le morcellement à Gaza est manifeste et cruel. La Cisjordanie est livrée à l'arbitraire des colons armés, soutenus par l'armée.  Dix-huit mois après l’attaque terroriste menée par le Hamas, le 7 octobre 2023, l’Etat hébreu s’est fait résolument expansionniste. Ses soldats occupent de nouveau Gaza et annexent de facto la Cisjordanie. Ils aménagent aussi deux « zones tampons » au-delà des frontières nord, au Liban et en Syrie. L’aviation israélienne bombarde Beyrouth, et l’infanterie stationne à quarante minutes de Damas. Jamais Israël n’avait mené une guerre si longue, sur autant de fronts. Mais le pays enchérit encore : il menace de frapper les sites nucléaires iraniens ; voire d’entraîner Washington dans une tentative de changement de régime à Téhéran.   Ce moment israélien au Proche-Orient est un résultat direct du 7-Octobre. Une image inversée des plans que le Hamas avait échafaudés. Ce jour-là, le mouvement palestinien avait espéré entraîner ses alliés libanais, syrien et iranien dans une confrontation finale avec l’Etat hébreu. Tous s’y sont refusés. Le Hezbollah s’est contenté d’une lente escalade, avant d’être broyé par la riposte israélienne, durant la guerre de l’automne 2024.                                   Privé de la protection du groupe armé libanais, le régime syrien de Bachar Al-Assad s’est écroulé en décembre 2024. Israël en a été le premier surpris. Mais il a vite saisi cette opportunité. Voilà quatre mois que ses soldats intimident et cooptent les Druzes du Golan. Ils s’aventurent bien au-delà de la ligne où leurs aînés s’étaient arrêtés, lors de la conquête de ce haut plateau, occupé depuis 1967. Dans le même temps, l’Etat hébreu saisit toute occasion de déstabiliser le nouveau régime de Damas, rivalisant avec son parrain turc. « J’ai demandé à nos commandants militaires : quelle est la principale leçon du 7-Octobre ? », rapportait en février, dans un discours, le ministre de la défense, Israel Katz. « Ils ont dit que nous ne permettrons plus à des organisations radicales d’exister près des frontières d’Israël, que ce soit à Gaza, au Liban, en Syrie et près des implantations [les colonies de Cisjordanie]. Et c’est désormais notre politique. » En clair : il n’est plus question de considérer que le Hamas puisse être « dissuadé », ni de laisser le Hezbollah renforcer ses positions...   « J’ai demandé à nos commandants militaires : quelle est la principale leçon du 7-Octobre ? », rapportait en février, dans un discours, le ministre de la défense, Israel Katz. « Ils ont dit que nous ne permettrons plus à des organisations radicales d’exister près des frontières d’Israël, que ce soit à Gaza, au Liban, en Syrie et près des implantations [les colonies de Cisjordanie]. Et c’est désormais notre politique. »En clair : il n’est plus question de considérer que le Hamas puisse être « dissuadé », ni de laisser le Hezbollah se renforcer.."                                                                                              Israël repousse ses frontières. Dix-huit mois après l’attaque terroriste menée par le Hamas, le 7 octobre 2023, l’Etat hébreu s’est fait résolument expansionniste. Ses soldats occupent de nouveau Gaza et annexent de facto la Cisjordanie. Ils aménagent aussi deux « zones tampons ...                  _____      "...L’aviation israélienne bombarde Beyrouth, et l’infanterie stationne à quarante minutes de Damas. Jamais Israël n’avait mené une guerre si longue, sur autant de fronts. Mais le pays enchérit encore : il menace de frapper les sites nucléaires iraniens ; voire d’entraîner Washington dans une tentative de changement de régime à Téhéran.   Ce moment israélien au Proche-Orient est un résultat direct du 7-Octobre. Une image inversée des plans que le Hamas avait échafaudés. Ce jour-là, le mouvement palestinien avait espéré entraîner ses alliés libanais, syrien et iranien dans une confrontation finale avec l’Etat hébreu. Tous s’y sont refusés. Le Hezbollah s’est contenté d’une lente escalade, avant d’être broyé par la riposte israélienne, durant la guerre de l’automne 2024..."

    _____   "... Privé de la protection du groupe armé libanais, le régime syrien de Bachar Al-Assad s’est écroulé en décembre 2024. Israël en a été le premier surpris. Mais il a vite saisi cette opportunité. Voilà quatre mois que ses soldats intimident et cooptent les Druzes du Golan. Ils s’aventurent bien au-delà de la ligne où leurs aînés s’étaient arrêtés, lors de la conquête de ce haut plateau, occupé depuis 1967. Dans le même temps, l’Etat hébreu saisit toute occasion de déstabiliser le nouveau régime de Damas, rivalisant avec son parrain turc« J’ai demandé à nos commandants militaires : quelle est la principale leçon du 7-Octobre ? », rapportait en février, dans un discours, le ministre de la défense, Israel Katz. « Ils ont dit que nous ne permettrons plus à des organisations radicales d’exister près des frontières d’Israël, que ce soit à Gaza, au Liban, en Syrie et près des implantations [les colonies de Cisjordanie]. Et c’est désormais notre politique. » En clair : il n’est plus question de considérer que le Hamas puisse être « dissuadé », ni de laisser le Hezbollah se renforcer..."                                                                                         Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, s’est exprimé lors de son arrivée au Conseil des affaires étrangères à Luxembourg, formation du Conseil de l’Union européenne rassemblant les chancelleries des États membres. « A Gaza, la situation est plus dramatique que jamais », a-t-il déploré, rappelant que « l’aide humanitaire n’accède plus à l’enclave depuis plus d’un mois » et appelant à un retour d’un cessez-le-feu, après qu’un dernier a été rompu par Israël le 18 mars, et à la libération des otages.                                                                                                                ___      Comment sortir de la confusion sciemment entretenue?                              ___     Pour Haaretz:  "...Selon la logique de Netanyahou père et fils, le tweet du président français Macron, qui reprend les arguments des Premiers ministres israéliens Ehoud Barak et Ehoud Olmert, serait alors tout aussi réprimandé. C'est absurde ! En réalité, non seulement des millions de Juifs et d'Israéliens approuveraient la création de deux États pour parvenir à la paix, mais aussi la majorité des nations du monde. Mais comme le rappelle Noa Limone, nous sommes exigeants : « Les déclarations produites par une industrie vouée à brouiller les pistes ne sont pas examinées pour déterminer si elles contiennent du vrai ou du faux. » Netanyahou a répliqué au tweet de son fils en affirmant que les Palestiniens veulent détruire Israël et qu'un État est donc impossible – c'est son argument depuis des décennies, malgré les avancées diplomatiques. La propagande de Netanyahou n'a pas changé depuis des décennies. La question est : les Israéliens continueront-ils à la croire, tout comme l'administration Trump ?.."          ____________