

Bienvenue chez Jean-Marc Jancovici (ajouts récents)
(Commentaire de lecture : MA VERITE SUR LA PLANETE -de Claude Allègre-)
..où l'on peut être bon géophysicien, mais mauvais climatologue...
Claude Allègre, Chevalier de l’Ordre de la Terre Plate
CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!



on osait le français?!
Récupérations(climatiques)_______-l’International Policy Network, une organisation lobbyiste britannique, reprend la thématique des mythes environnementaux, si chère à Fred Singer et publie « Environment & Health : Myths & Realities » (Environnement et Santé : Mythes et Réalités). Notons au passage que IPN est un nom de marque. La raison sociale réelle de cette organisation est Atlas Economic Research Foundation UK, identique au think tank de Fairfax qui a généreusement hébergé gratuitement le SEPP en 1995. IPN est financé à 75% par les entreprises, avec 450 000 livres sur les 600 000 livres de son budget total 2001. .Entre 1998 et 2005, IPN a reçu du pétrolier ExxonMobil 295 000 dollars, dont 45 000 en 2004 spécifiquement destinés à soutenir son action sur les « questions du changement climatique et de l’énergie ».En 2005, la contribution d’ExxonMobil représentait de l’ordre de 30% du budget total de l’IPN. Le communiqué de presse d’IPN énumère les thèmes abordés: Les pesticides sont bénéfiques pour l’homme___La dangerosité des produits chimiques perturbateurs endocriniens (qui modifient l’équilibre hormonal et les fonctions reproductives) n’est pas établie. (Sur l’état des connaissances scientifiques en la matière, voir Wikipedia Modulateur Endocrinien)___Les nitrates ne sont pas dangereux pour la santé humaine__Les efforts visant à prévenir les irradiations à bas niveau sont inutiles.Les craintes sur la toxicité de la dioxine sont totalement injustifiées.__Le réchauffement climatique aura des effets bénéfiques et l’on ne doit pas s’inquiéter d’éventuelles surmortalités dues aux canicules.."
-En marge de Copenhague
-Fred Singer, l’étrange référence de Vincent Courtillot et Claude Allègre
-Climato-sceptiques : Fred Singer, lobbyiste professionnel__>> Fred Singer, « Prix Nobel » ?
C’est au nom de l’éthique scientifique du doute et de la vérification empirique des faits que les climato-sceptiques aiment justifier leur démarche : ne pas prendre les conclusions du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour acquises, toujours les remettre en cause et douter du rôle du CO2 dans le réchauffement de la planète. Ils oublient le plus souvent de se livrer au même exercice d’autocritique. C’est dommage car il y a beaucoup à apprendre en fouillant les données qu’ils citent pour étayer leurs hypothèses....__________Nicola Scafetta est statisticien à Duke University, et l’un des auteurs du rapport que le think tank a publié pour contrer le Giec et se moquer du panel de chercheurs de l’ONU : « Climate change reconsidered », signé par le NIPCC (« non governemental international panel on climate change »), acronyme en forme de jeu de mots car en anglais le Giec se dit « IPCC ». Epais document de plus de 700 pages, ce texte s’attache à réfuter les méthodes de calcul et les conclusions du Giec. C’est une bible pour les climato-sceptiques, parue en juin dernier, en plein débat parlementaire américain sur la loi sur le climat. Les liens de ces deux scientifiques américains avec le think tank sont donc récents, et précèdent la parution du livre de Vincent Courtillot – sorti en septembre 2009. Sur sa page personnelle, Nicola Scafetta cite le « non-rapport du GIEC » en première ligne de ses publications.
Pour être complet, il faut ajouter que les articles de Nicola Scafetta font l’objet de vigoureuses critiques et même de réfutations de la part de ses pairs. Les auteurs du modèle permettant de mesurer l’éclairement solaire que le statisticien utilise dans un récent article ont rejeté ses conclusions. Et contesté l’usage qu’il fait de leurs calculs. Il continue pourtant de publier dans les revues scientifiques, et pas les plus mauvaises.
*Amiante, plomb, PCB... : des dangers « exagérés »
En fouillant le site du Heartland Institute, on trouve des choses encore plus intéressantes. La relativisation, par exemple, des effets nocifs sur la santé de l’amiante, du plomb, du mercure, des pesticides, du PCB, des perturbateurs endocriniens... « Dans chaque cas, de nouvelles recherches ont prouvé que les menaces avaient été beaucoup exagérées. » Résultat, fort regretté par les lobbyistes : « Le coût des politiques publiques adoptées a de loin dépassé leur intérêt. » En pleine bataille juridique des victimes de l’amiante ou des pesticides de par le monde pour défendre leurs droits, le think tank choisit le camp des pollueurs.
Nombreux sont les domaines couverts par le think tank : l’éducation, l’environnement, l’assurance-santé... et le tabac. Chercher l’erreur. Avec un axe majeur de travail sur ce dernier sujet : dénoncer « l’exagération des groupes anti-tabac ». Joseph Bast, président du Heartland Institute, a publié un livre sur le sujet élégamment intitulé : Please don’t poop in my salad (« S’il vous plaît, ne chiez pas dans ma salade »), pour dénoncer l’excès de taxe sur les cigarettes. L’ouvrage est préfacé par Joel Sherman, président de Nat Sherman International, fabricant de cigares et de cigarettes de luxe. Des centaines d’exemplaires en ont été distribués aux marchands de tabac de la région de Chicago, nous apprend encore le site. Un livre anti-taxation du tabac préfacé par un fabricant de cigarettes... on n’est pas loin du dossier de presse savamment enrobé.
La vitrine web du centre ne nous dit rien sur les financements du Heartland Institute. C’est ailleurs qu’il faut aller voir : sur sourcewatch.org, site consacré au décryptage des groupes de pression américains. Les enquêteurs de Sourcewatch ont eu la bonne idée de jeter un œil à un rapport budgétaire interne de Philip Morris. On y découvre qu’en 1995, le fabricant de tabac finançait Heartland Institute pour les aider à toucher l’opinion publique. Résultat : 25.000 dollars de subventions en 1993, 65.000 en 1995, 50.000 en 1996, idem en 1997 et 1998. Un ancien membre du conseil d’administration du think tank, Roy E. Marden, dirigeait les affaires industrielles de Philip Morris jusqu’en mai 2003, où il s’occupait notamment de lobbying.________________________Autre contributeur de choc aux activités du Heartland Institute : ExxonMobil. Selon des données de Greenpeace, le think tank a reçu 676.500 dollars du groupe pétrolier entre 1998 et 2006. Précision de la multinationale : Exxon ne les finance plus depuis 2006. Ce qui confirme bien qu’il les finançait avant. Difficile ensuite de croire à l’autonomie scientifique et à l’intégrité intellectuelle du centre.
Enrôlé comme agent promoteur de ses sponsors, à l’origine d’un discours anti-protection sociale et environnementale, le Heartland Institute a tous les attributs d’un lobby industriel déguisé sous un vernis pseudo-scientifique. Cela ne suffit pas en soi à discréditer scientifiquement ce que ses auteurs et contributeurs produisent. Mais il y a de quoi jeter la suspicion sur le sérieux des publications du Heartland. Le think tank n’a rien d’un centre de recherche soumis aux règles académiques de la bonne foi et de la vérification des faits. C’est une structure politique avide d’agit-prop libertarienne. Or à l’évidence, Vincent Courtillot puise dans cette littérature pour appuyer sa contestation du rôle du CO2 dans le changement climatique. Sans expliquer la nature idéologique et biaisée de ses sources, il induit en erreur son public. Et offre, indirectement, au Heartland Institute un écho et une influence inédits dans l’Hexagone.
L’affaire dite du climategate met aujourd’hui en cause les méthodes de calcul du Giec. A quand une véritable contre-expertise des climato-sceptiques ? "(Mediapart)


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Eco-pessimisme? Un peu, mais pas trop...
[Quelques notes à titre de petite piqûre de rappel.]Que faire?
Comment sortir de la nasse dans laquelle nous nous sommes enfermés? Comment éviter l'effondrement qui nous guette, ce qu'avait pu anticiper partiellement Diamond? N'est-il pas déjà trop tard? Des combats d'arrière-garde? Ne va-t-on pas dans le mur, vu les décisions tardives, les mesures hypothétiques et les rapports de force? ___La tentation est se laisser aller au fatalisme, qui ne peut que favoriser l'inéluctable. Les luttes sont pourtant engagées internationalement. Le chemin que propose Cyril Dion, dans un petit ouvrage éclairant, va plus loin que les propositions traditionnelles. Les actions individuelles et ponctuelles ne pèsent pas lourd, même si elles sont nécessaires. Sans action d'envergure, au niveau politique et macroéconomique, rien ne pourra avancer de manière significative. C'est le "système" de production/ qu'il faut changer en profondeur. Rien moins qu'une "révolution".
Eco-pessimisme? Un peu, mais pas trop...
Entre paralysie et action malgré tout.
On le dit et on le répète: les choses sont graves et il faut faire vite. Des hypothèses, on est passé aux quasi-certitudes. Trop d'indices convergent maintenant, même si tout ne fait pas système, même si une vision synoptique nous échappe vu la complexité et la diversité des facteurs en cause.
Ce n'est pas la planète qu'il faut "sauver", mais les possibilités de vie humaine future, au vu des mutations climatiques en cours.
Mais comment gérer l'urgence étant donné le poids des habitudes et la puissance des intérêts en jeu, qui ne comprennent guère le long terme. ni même le moyen terme, qui instrumentalise l' ignorance et le scepticisme?
C'est comme vouloir arrêter ou faire virer sur mer un super tanker sur une courte distance.
Si la situation est si critique, si l'irréversible nous guette, que faire?
Certains réfutent la notion de collapsologie, qui, comme les termes au suffixe "logie", semble s'apparenter à une science. Ce qui n'est pas le cas, même si différentes sciences ont leur mot à dire sur cette dénomination vague et anxiogène, si un faisceau d'indices convergents ne permet plus le douter.
L'urgence climatique n'est plus un mythe dénoncé naguère par Claude Allègre et quelques climato-sceptiques qu'on entend de moins en moins, elle est une exigence reposant sur des faits de mieux en mieux cernés, même si beaucoup de causes nous échappent.
Hans Jonas nous avait naguère déjà préparé à la considération des risques majeurs et, pour nous préparer, à donner un nouveau sens au monde qui s'annonce.___________
C'est aux scientifiques, pas seulement aux climatologues de mettre mieux en évidence les mécanismes en cause dans cette évolution globale, qui ne manque pas d'inquiéter. Pour que les décideurs se donnent les moyens d'orienter autrement ce qui est maîtrisable, les grandes tendances négatives de notre système industriel et marchand, sans sombrer dans un fatalisme irrationnel et paralysant, malgré l'aspect titanesque des mutations à opérer.