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jeudi 18 août 2011

Abolition des privilèges ou enfumage?

Quand Buffet bluffe

Les indignés du ghetto du Gotha vont finir par nous arracher des larmes...

Il est des hyperriches, américains et depuis peu français, comme Bergé ou Lévy, sauf au sein du Fouquet's Club, qui ne manquent pas d'audace verbale. Ou de culot?
La crise financière et économique ne contribue pas seulement à appauvrir les moins favorisés. Elle commence à inquièter les hyperriches et à leur susciter quelques craintes, car ils redoutent sans doute qu'elle finisse par jouer contre leurs propres intérêts à long terme ou seulement par réduire leurs profits faramineux. Un vent de panique
...
Après avoir beaucoup joué cyniquement dans les secteurs les plus juteux et sur la scène financière, avoir aussi bien aidé Goldman Sachs, à une certaine époque, Buffet envisage maintenant un possible retour de bâton, une certaine fin de l'âge d'or.__- [« Nous sommes au sein d’un cauchemar, disait aux siens Warren Buffet. Retournons par la pensée vers l’Âge d’Or où tout allait encore bien et… tout redeviendra comme avant ! »]
...Lui qui disait naguère, au début de la crise financière,"'
C'est quand la mer se retire que l'on voit ceux qui nageaient tout nus" (Autrement dit: avec la crise des subprimes, cette prédiction prend tout son sens. Les grands groupes bancaires américains, qui semblaient extrêmement solides, se sont révélés largement exposées aux défauts massifs de remboursements des emprunts à risques..)
Le voilà maintenant qui se couvre de cendres, qui fait don de sa personne, tel un héros sacrificiel. Sale temps pour les riches !

Sentent-ils les dangers de la situation actuelle?
__Sous le feu de critiques de plus en plus vives et nombreuses à l'encontre de la richesse scandaleusement provocatrice autant qu'illégitimement accumulée, lui et les siens commencent à être saisis par une certaine culpabilité (crainte?), et allument des contre-feux, en continuant à soigner leur image, comme ils le font à travers leurs actions de charity business, de philanthrocapitalisme, quand la bonté privée prend le pas sur la simple justice...
_Comme dit JL Morlie,
"Warren Buffett veut plus d'impôts pour les riches, cette information est reprise partout; Paul Jorion – lui-même – porte Buffet au rang des initiateurs de l’abolition des privilèges : les Aiguillons, Noailles, et Beauharnais. Jorion utilise toutefois le mot « initiateur ».
___Le psychodrame n’était donc pas complet ? Comme le rappelait Vingtras, sur son
blog Mediapart, la nuit du 4 août fut un enfumage. Naturellement, ici, nous penserons que Jorion considère l’affaire Buffet comme une prise élégante, à utiliser dans le but de faire "valdinguer" ce système bien au-delà du tapis, tout évitant de nous laisser réduire en bouillie dans l’inévitable écrasement de ses forces brutales. Dans le but d’entrainer un effet de bord , examinons la manœuvre y appliquant l’algorithme de Debord : Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images..."
Du bluff donc, du grand spectacle... "
S'il y a d'abord une opération de bluff que veut monter Buffet, c'est bien celle-ci, à savoir qu'après avoir voulu se persuader que sa classe avait gagné la guerre et que ça y était, il pouvait à présent dormir sur ses deux oreilles de Mickey, le voici à jouer les "débonnaires", les "papa gâteaux". Comme dirait Soros, un autre "débonnaire" .."Warren est rusé" : il sait que s'il ne lâche pas un peu la corde, elle risque de casser et alors, Adieu la terre ! la classe d'en haut s'envolera à tout jamais." (PIM)
_________________
-
Des riches veulent passer à la caisse
-Rusés richards
-Taxer les riches : cosmétique libérale ou justice sociale ?

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Repris par Agoravox

lundi 17 janvier 2011

La "révolution" du philanthrocapitalisme

Les dollars du coeur

La richesse concentrée par quelques uns sert bien plus la cause du progrès que lorsqu’elle est émiettée en salaires destinés à faire vivre la multitude » (Carnegie)

« 98% d’entre eux (les plus fortunés) se sont hissés au sommet à la force du poignet. Je compatis néanmoins avec ceux qui sont restés pauvres même s’ils doivent, d’abord, à leur propre incompétence de n’avoir pas échappé à leur condition." (Pasteur Russel Cornwell)


__________Les milliardaires américains, de plus en plus nombreux, ont le coeur sur la main.
Merci Reagan! merci Bush!
De 1979 à 2007, la richesse des 1% des Américains fortunés s'est accrue de 281%.
-Ils rivalisent de générosité, à la recherche de nouveaux symboles de prestige. Les "multinationales de la bonté", qui prennent d'un côté pour donner de l'autre, ne manquent pas d'étonner les grandes fortunes françaises, qui lâchent moins facilement leurs millions...
-Comme s'ils avaient mauvaise conscience, ou peur des colères montantes, face à la
pauvreté croissante de larges couches de la population et aux inégalités montantes, à la faveur d'une crise générée par les nababs de Wall Street et à leurs alliés, ils cachent pour un temps leur cynisme (
« La lutte des des classes a repris aux Etats-Unis et ce sont les gens dans mon genre qui sont en train de la gagner, disait naguère W.Buffet) en se sentant sans doute en contradiction avec certaines valeurs affichées ("La voracité d’une poignée de carnassiers mine l’évangile de la richesse pour tous, arc-boutant du rêve américain." (E.Dior))

-Parmi les plus riches que riches, les "barons pillards" du Richistan, c'est à qui donnera le plus dans les fondations humanitaires ou culturelles. Ils veulent "sauver le monde", quand ils ont contribué souvent à le détruire par leurs activités prédatrices...


___Le Charity business n'est pas nouveau Outre-Atlantique, mais il connaît, notamment avec W.Buffer et Bill Gates, une surenchère étonnante. Phénomène opportuniste?

"Faire payer les riches" est un slogan qu'ils s'appliquent à eux-mêmes. Il faut dire que les fortunes arrivent à des hauteurs tellement stratosphériques que le sacrifice d'une partie, même importante, de leur fortune, laisse encore une grande marge de réserves pour vivre plus qu'aisément... Par exemple, "le niveau phénoménal des sommes mobilisées par Bill Gates. Quelques points de comparaison ? Le PNB du Mali : 9 milliards de dollars, Celui de Madagascar, 8,5 milliards. Haïti, 6,5. Le Laos, 5,5…. Bill Gates, sa fondation : 100 milliards. Les dons annuels de la Fondation sont plus élevés que le budget de l’Organisation mondiale de la Santé. Et quand les amis de Bill Gates répondent à son appel, cela donne Warren Buffet et 37 milliards de dollars ! Soit 40% du Viet-nam ou du Maroc !.."

___Une "philanthropie" qui s'inscrit dans une longue tradition. C'est une vieille histoire américaine (1/3)_-(2/3) -(3/3)
Le "rêve américain" se poursuit sous d'autres formes, avec d'autres moyens...

_Une spirale infernale?
"... Ce déferlement de dollars, pour les protagonistes de l’affaire, les Gates, mais aussi leur ami Buffet, l’ont-ils vraiment voulu dans toute l’acceptation du terme ? Ont-ils compris que le big business a pris le pouvoir aux Etats-Unis et qu’ils en sont, bonne conscience ou non, les représentants. Sont-ils conscients que, leur bonté, dans un monde globalisé où les marchés ont été décloisonnés et ouverts, devenu le champ clos des multinationales du profit, va faire émerger des « non profitable institutions » multinationales, autrement dit, des multinationales de la Bonté....Lles Etats-Unis ont été transformés en un « Richistan ». Et ce n’est pas l’économie qui est en cause. C’est la politique. » En 1963, aux Etats-Unis, le taux marginal d'imposition des plus riches était de 91 % alors qu'à l'heure actuelle, avec les avantages consentis par Bush, il n'est plus que de 35 %. A ce compte, il est facile de comprendre pourquoi la part des riches s’est considérablement accrue dans la richesse nationale américaine et, plus généralement, dans le monde. Warren Buffet ne s’y est pas trompé lorsqu’il y a peu de temps, il en a appelé à la taxation des riches. Il n’est pas le seul. Plusieurs « riches Amércains ont fondé l’association « patriotic millionnaires for fiscal strength » qui a lancé ce slogan s’adressant au Président Obama “For the fiscal health of our nation and the well-being of our fellow citizens, we ask that you allow tax cuts on incomes over $1,000,000 to expire at the end of this year as scheduled”. Cette association a rappelé au Président Obama que de 1979 à 2007, la richesse des 1 % des Américains fortunés s'était accrue de 281 % ! Peut-être Warren Buffet a-t-il conscience qu’à ne rien faire, la spirale de la bonté va passer, même aux yeux des pauvres, pour infernale. Des sommes colossales maniées par des personnes privées, pour le bien de l’humanité ? Quel bien ? Au nom de quelle vision de l’homme et de la société ? Celle de Bill Gates, celle de Melinda ou de Warren Buffet ? Ou d’un gourou, qui saura les influencer ? Celle d’un prédicateur évangéliste ? Ou d’un membre de l’église de la Scientologie ?..."
___La gestion de ces fonds privés ne sont pas sans lacunes démocratiques.
Et s'ils payaient leurs impôts?...
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-George Soros, l'homme qui n'est pas à une contradiction près

vendredi 20 mars 2009

Quelle crise?

Il serait temps de faire un geste à l'égard de ceux qui ont beaucoup perdu!...
L'age d'or reviendra-t-il pour eux ?
Faisons un geste!...

Si on en croit les privilégiés du système, ceux qui ont contribué à mener l'économie dans l'état où elle est, et une certaine presse économique, il n'y aurait pas lieu de dramatiser: la crise ne serait que de confiance perdue, il suffirait de continuer comme avant sans renoncer aux privilèges exorbitants de naguère...il suffirait même d'"oublier la crise" !
A l'heure où des économistes américains(et Obama en personne) sonnent le tocsin, où la désindustrialisation s'accélère, ne s'agit-il pas là d'une " pensée" magique, expression de l'aveuglement, du déni de réalité, d'intérêts âprement défendus ?
Faut-il en rire ou en pleurer?

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La crise :Quelle crise?:

"Alors que les usines ploient sous la crise et les chômeurs s’alignent devant les services publics de l’emploi, ils sont une poignée à continuer de suivre la route de briques jaunes du marché. Ces néo-libéraux avancent vers leur Magicien d’Oz sans avoir compris la fable et écoutent l’enchanteur : « Nous sommes au sein d’un cauchemar, leur dit Warren Buffet. Retournons par la pensée vers l’Âge d’Or où tout allait encore bien et… tout redeviendra comme avant ! »
"Comme Buffet, les éditorialistes de The Economist voient bel et bien les demandeurs d’emplois se multiplier. Que conseillent-ils pour résoudre le problème ? Faciliter les limogeages bien sûr : l’hebdomadaire britannique recommandait dans son dernier numéro « des marchés de l’emploi flexibles, d’où seraient abolies toutes les subventions pour l’emploi, tous les privilèges des employés et où les licenciements seraient facilités. » A l’instar du Medef, leur discours ne change en rien : la crise ne sert qu’à accélérer la mise en place des réformes nécessaires pour les patrons.
Et ces derniers ne changent guère de méthode : sauvée par près de 180 milliards de dollars du trésor américain, la société d’assurance AIG, qui avait déjà payé à ses cadres un luxueux séjour en Californie, distribuera 450 millions de dollars de primes à sa filiale londonienne, responsable à elle seule de 99,3 milliards de dollars de pertes en 2008. « Mauvais goût », selon Lawrence Summers, le principal conseiller économique de la Maison blanche, la pratique relève surtout de la mauvaise gouvernance: le bonus étant par nature une rémunération complémentaire « incitative », on n’ose imaginer comment les cadres interpréteront le message pour le prochain exercice. Mais il ne s'agirait pas de bousculer les spéculateurs en perdant les mauvaises habitudes..."

-Pour Trichet, la crise est une maladie psychosomatique!
"« Je dirais que (…) l’année 2009 est très très difficile, sera très très difficile (…). En même temps, je dois dire qu’il y a un accord assez général de toutes les institutions publiques et privées pour penser que 2010 peut être l’année de la reprise modérée de la croissance. Mais cela dépend de nous, cela dépend de la confiance. Ceci n’est pas acquis d’avance. Cela dépend de la manière dont les autorités (…), mais aussi nos concitoyens, mais aussi les entreprises, sauront retrouver la confiance. Car le problème essentiel, ce n’est pas de faire des prévisions dans un monde incertain. Le problème essentiel, c’est de retrouver la confiance. »

Invité ce matin d’Europe 1 , Jean-Claude Trichet a joué les Kaa, le serpent hypnotiseur du Livre de la Jungle (voir vidéo ci-dessous). Comme lui, l’ancien gouverneur de la Banque de France a entonné le fameux « Aie confiance ». Car pour le patron de la Banque centrale, comme pour Alain Minc ou pour Warren Buffet et consorts, la crise n’est finalement qu’une question de confiance, une sorte de « crise de foi » dans le système, une maladie psychosomatique. Mais elle n’a surtout rien avoir avec une crise du système lui-même ! « Nos concitoyens ne sont pas idiots ! »

Et lorsque Monsieur Trichet estime détenir un argument de poids, il le sert à toutes les sauces. Quand viendra la reprise ? « Je ne suis pas un oracle et j’insiste sur le fait que ce qui est important, c’est, aujourd’hui, de retrouver la confiance. Car si on retrouve la confiance aujourd’hui progressivement, on pourra avoir en effet la reprise en 2010. » Les plans de relance européens ? « D’une manière générale, [ce] sont des plans qui sont audacieux (…). Et en même temps, il est évidemment nécessaire de convaincre nos concitoyens que le retour à l’équilibre est dans la perspective stratégique de moyen terme. Parce que sinon, nos concitoyens n’auront pas confiance, ils ne sont pas idiots ! »

-Dangereuse insuffisance de la réaction européenne face à la crise:
"...Le danger immédiat et manifeste pour l’Europe à l’heure actuelle réside ailleurs, dans l’incapacité du continent à réagir efficacement à la crise financière.L’Europe agit trop peu en termes de politique budgétaire et monétaire : elle fait face à une crise au moins aussi grave qu’aux États-Unis, mais elle fait beaucoup moins pour lutter contre le ralentissement économique.Sur le plan budgétaire, la comparaison avec les États-Unis est frappante. Nombre d’économistes, dont moi-même, ont fait valoir que le plan de relance de l’administration Obama était insuffisant, compte tenu de l’ampleur de la crise. Mais les mesures prises aux Etats-Unis surpassent de loin tout ce que font les Européens.La différence en matière de politique monétaire est également frappante. La Banque centrale européenne a été beaucoup moins dynamique que la Réserve Fédérale. Elle a été lente à réduire les taux d’intérêt (et les a relevé en juillet dernier), et a hésité à prendre des mesures fortes pour dégeler les marchés du crédit.Le seul élément qui travaille en faveur de l’Europe est celui pour lequel elle est le plus critiquée : la taille et la générosité de ses Etats-providence, qui ont amorti l’impact de la crise économique.Ce n’est pas peu de chose. La garantie de l’assurance maladie et des prestations de chômage généreuses assure que, du moins jusqu’à présent, il n’y aura pas autant de souffrance humaine en Europe qu’il n’en existe en Amérique. Et ces programmes permettront également de soutenir la consommation durant le marasme.Mais ces « stabilisateurs automatiques » ne peuvent se substituer à l’action...
... il existe une Banque Centrale Européenne. Mais la BCE ne ressemble pas à la Fed, qui peut se permettre de sortir du cadre établi, car elle est soutenue par un gouvernement national unifié - un gouvernement qui a déjà agi afin de partager les risques induits par l’audace de la Fed, et ne manquera pas de couvrir les pertes de la Banque Centrale si ses efforts pour débloquer les marchés financiers tournent mal. La BCE, qui doit répondre de ses actes devant des gouvernements qui se querellent souvent, ne peut pas compter sur le même niveau de soutien..."

-La crise en 2009 sonnera la mort de l’Industrie en France, Sarkozy ne l’a pas annoncé ! | AgoraVox
-Récession d'une ampleur inédite pour la France
-Bouclier fiscal: tout pour les riches | Mediapart:
"«Il n'est pas question de revenir sur le bouclier fiscal. C'est une mesure de justice», assurait Eric Woerth, mardi 17 mars, sur Europe 1. Au moment où le ministre du budget parlait, il ne pouvait ignorer les chiffres des bénéficiaires de la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat). Tous les chiffres et pas seulement ceux transmis par le ministère des finances la veille. Un document issu de Bercy que Mediapart s'est procuré donne la réalité de la mesure. Jamais il n'y a eu mesure fiscale aussi coûteuse, aussi inégalitaire, aussi disproportionnée. Si aucun remède n'est apporté, Nicolas Sarkozy méritera sa réputation de président du Cac 40..."
-SOS richesse en détresse !
-Sauvons les riches !
-Après le champagne, les oligarques russes boivent la tasse




mercredi 15 juillet 2020

C'est trop!

Les très riches et les impôts.           
                                        C'est un scandale de payer des impôts, plus d'impôts, quand on est riche, très riche!
   Car on le vaut bien, on le mérite. On contribue pas sa fortune, même jugée excessive par quelques jaloux, à la prospérité générale. Les moins favorisés  ont ainsi la capacité de sortir de leur condition, grâce au dogme du "ruissellement". Un principe qui a pris un peu de plomb dans l'aile ces derniers temps, mais qui fait l'objet d'une vraie foi Outre-Atlantique.

    Mais, dans la bonne conscience générale des quelques petits % des plus fortunés, certains se sentent pris de remords ou réclament qu'on leur demande une participation(oh! pas trop grosse) aux frais que l' Etat engage à l'égard des plus démunis, sur la base de la masse des impôts communs.. Un "putain de pognon" qui s'envole en cette période de crise profonde, qui risque de durer. Il faut sauver l'économie, les emplois;  la grande pauvreté et l'extrême précarité menacent et certains hyper-riches veulent s'engager.
     Mais on ne les écoutepas.... Déjà lors de la crise de 2008, certains comme B.Buffet et même B.Gates se manifestaient pour contribuer généreusement, même s'ils se firent plus discrets ensuite. Et les voilà qui récidivent Ils ont aussi peut-être un peu à perdre à rester trop discret...
      Et ils le font savoir.   Certains mettent les pieds dans le plat:  «À l’échelle mondiale, les recettes fiscales des ultra-riches et des sociétés ont décliné de façon abrupte. Dans certains pays les plus riches paient en fait des taux d’imposition inférieurs à ceux des personnes les plus modestes», dénoncent les 121 fortunés. Ils fustigent la fraude et l’évasion fiscale, ces fléaux «qui ont atteint des proportions épidémiques». D’après l’étude «Who owns the Wealth in Taw Havens», de Alstadsaeter, Johannesen et Zucman, les signataires indiquent qu’environ «8000 milliards de dollars», soit «près de 10% du PIB mondial» sont cachés dans les paradis fiscaux. Par ailleurs, «beaucoup des plus grandes sociétés du monde abusent des paradis fiscaux. Certaines ne paient aucun d’impôts», soulignent-ils..."
     L'enrichissement sans fin ne mène à rien, disent les plus "engagés" aux USA. On n'entend pas chez nous B.Arnaud dire la même chose...Aux USA, certains se souviennent que le Président Roosevelt, pendant la grande crise, mit un point d'honneur à ne pas épargner les plus riches dans l'effort collectif de redressement du pays.
    Le sujet est sur la table, dépassant la question du charity business, mais quand verra-t-il le jour au pays de l'argent roi et du self made man? Voici venu le temps des patriotes millionnaires?...
    Pas de risque, s'ils s'engagent vraiment, de les voir pointer à la soupe populaire...
         Maintenant que des fortunes atteignent des sommets comme jamais, certains font un petit pas, admettant comme Buffet qu'ils payent relativement moins d'impôts que leur secrétaires.
       On attend donc la révolution des grosses fortunes, de leur audace participative, de leur sacrifices sociaux admirables , de leur héroïsme contributif. ...😁💓     ______Donate, please!
                                                __________________________________

dimanche 24 mai 2020

Philantrocapitalisme

Une bonne crise pour eux...
                                        Jackpot!  La crise que nous vivons, dont nous ne prévoyons pas toutes les retombées, ne fait pas que des malheureux, voire parfois des miséreux, surtout quand aucune assistance sociale ne se met en place pour au moins assurer un minimum de survie. Pas seulement en Inde, mais aussi dans nos cités, où, dans le meilleur des cas ils sont sous perfusion grâce à l'aide alimentaire de tous bords. Bouée de sauvetage qui met en évidence la précarité, parfois extrême qui affectait certaines populations.

     Mais si certains soufrent, comme certaines entreprises, certains font de juteuses affaires, parfois tout en jouant la corde humanitaire, comme c'est une tradition aux USA, où le service public de la santé est défaillant , cher et profondément inégalitaire, où l'assistance sociale est nulle ou faible, où chacun est jugé responsable de sa pauvreté.. Les Gafas, déjà devenues des puissances démesurées, des états dans l'Etat, comme Amazon, Google ou FB ont encore fait plus de profit dans les mois passés.
     Amazon, par exemple, malgré ses difficulté en France, "... a vu ses ventes progresser de 28% au premier trimestre, et l'entreprise a dû embaucher 170.000 personnes en deux mois et les réseaux sociaux de Facebook ont été deux fois plus utilisés qu'auparavant. Pour les Gafam, le confinement est une situation idéale parce qu'elle augmente les besoins de leurs produits et services. Il y a d'ailleurs toutes chances pour que, même après l'épidémie, une partie de cette croissance soit préservée, parce que les habitudes auront changé...."
    Parmi les milliardaires au grand coeur, certains un perdu quelques millions (une paille), comme Bernard Arnaud, mais la plupart ont maintenant de quoi vois venir, plus forts encore face au pouvoir des Etats, dont certains ne font pas le poids ou renoncent.
    De 1979 à 2007, la richesse des 1% des Américains fortunés s'est accrue de 281%.
        -Ils rivalisent de générosité, à la recherche de nouveaux symboles de prestige. Les "multinationales de la bonté", qui prennent d'un côté pour donner de l'autre, ne manquent pas d'étonner les grandes fortunes françaises, qui lâchent moins facilement leurs millions...
     -Comme s'ils avaient mauvaise conscience, ou peur des colères montantes, face à la pauvreté croissante de larges couches de la population et aux inégalités montantes, à la faveur d'une crise générée par les nababs de Wall Street et à leurs alliés, ils cachent pour un temps leur cynisme (
« La lutte des des classes a repris aux Etats-Unis et ce sont les gens dans mon genre qui sont en train de la gagner, disait naguère W.Buffet) en se sentant sans doute en contradiction avec certaines valeurs affichées ("La voracité d’une poignée de carnassiers mine l’évangile de la richesse pour tous, arc-boutant du rêve américain." (E.Dior))   -Parmi les plus riches que riches, les "barons pillards" du Richistan, c'est à qui donnera le plus dans les fondations humanitaires ou culturelles. Ils veulent "sauver le monde", quand ils ont contribué souvent à le détruire par leurs activités prédatrices...
___Le Charity business n'est pas nouveau Outre-Atlantique, mais il connaît, notamment avec W.Buffer et Bill Gates, une surenchère étonnante. Phénomène opportuniste?
    "Faire payer les riches" est un slogan qu'ils s'appliquent à eux-mêmes. Il faut dire que les fortunes arrivent à des hauteurs tellement stratosphériques que le sacrifice d'une partie, même importante, de leur fortune, laisse encore une grande marge de réserves pour vivre plus qu'aisément... Par exemple, "le niveau phénoménal des sommes mobilisées par Bill Gates. Quelques points de comparaison ? Le PNB du Mali : 9 milliards de dollars, Celui de Madagascar, 8,5 milliards. Haïti, 6,5. Le Laos, 5,5…. Bill Gates, sa fondation : 100 milliards. Les dons annuels de la Fondation sont plus élevés que le budget de l’Organisation mondiale de la Santé. Et quand les amis de Bill Gates répondent à son appel, cela donne Warren Buffet et 37 milliards de dollars ! Soit 40% du Viet-nam ou du Maroc !.."
 ___Une "philanthropie" qui s'inscrit dans une longue tradition. C'est une vieille histoire américaine (1/3)_-(2/3) -(3/3)
                Le "rêve américain" se poursuit sous d'autres formes, avec d'autres moyens...



                                              ____________________________

samedi 21 septembre 2024

Jackpot

Taxer les plus riches

                             Il en est question. Certains pays s'y sont déjà engagés.. Le milliardaire américain Buffet avouait qu'il payait proportionnellement moins d'impôts que sa femme de ménage. Cela se vérifie aussi en France. Certes, ce n'est pas la panacée universelle, mais ça peut aider. Si la solidarité a encore un sens. Certaines gros fortunés le réclament régulièrement. Le temps est revenu  de mettre fin aux injustices criantes. Sans parler de l'évasion fiscale. Il est indispensable de taxer les personnes riches pour faire face à cette succession de crises sans précédent et à la montée en flèche des inégalités. "Il détaille comment, dans l’histoire récente, l’imposition des plus riches était bien plus élevée. Il souligne le fait que les discours visant à taxer les personnes riches et à faire payer aux milliardaires leur juste part sont extrêmement populaires. Il met en évidence la manière dont l’imposition des personnes riches permet de limiter le pouvoir des élites et de réduire non seulement les inégalités économiques, mais aussi les inégalités raciales, de genre et coloniales. Il dévoile le montant de l’impôt que les plus riches pourraient payer, ainsi que les solutions éprouvées dont disposent les gouvernements pour lever cet impôt. Il explique comment la taxation des personnes riches peut clairement nous mettre sur la voie d’un monde plus égalitaire, durable et exempt de pauvreté. "                                                                Roosevelt n'avait pas hésité à son époque de crise à  mettre à contribution les plus privilégiés, Roosevelt qui disait publiquement: "...Nous avons dû lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’antagonisme de classe, l’esprit de clan, le profiteur de guerre. Ils avaient commencé à considérer le gouvernement des États-Unis comme un simple appendice à leurs affaires privées. Nous savons maintenant qu’il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé. Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat qu’elles ne le sont aujourd’hui. Elles sont unanimes dans leur haine pour moi – et leur haine me fait plaisir. Je peux dire que lors de mon premier mandat ces forces menées par l’égoïsme et la soif du pouvoir ont trouvé un adversaire à leur hauteur. J’aimerais pouvoir dire à l’issue de mon deuxième mandat qu’ils ont trouvé leur maître..." ____ Il serait temps de réindustrialiser...   L’imposition marginale des très hauts revenus a été supérieure à 80 % pendant un demi-siècle aux Etats-Unis. Sans tuer le capitalisme.                                                                                                                                                 Ils remettent ça, les plus fortunés. Du moins certains...Ce n'est pas la première fois qu'ils se font remarquer en ce sens;  Sens civique?: on peut en douter... Mauvaise conscience, culpabilité ou intérêt bien compris? Il faut dire que la charge de l'impôt leur pèse moins qu'au commun des mortels, même s'ils se plaignent souvent, en faisant valoir leur fonction économique" incontournable" et la légitimité de leurs rétributions qui laissent souvent rêveur. Buffet avouait que sa femme de ménage donnait plus que lui au fisc. Mais il n'est pas toujours cohérent....Tout est question de proportionnalité. "...Les revenus des 75 foyers français les plus riches sont proportionnellement moins imposés que ceux du reste de la population et ne redonnent à l'administration fiscale que 2% de leur fortune en moyenne, souligne une étude de l'Institut des politiques publiques. Les milliardaires ne sont, en effet, imposés qu'à un barème de 26%, en moyenne, contre 46% pour les millionnaires. Comment cela est-il possible tandis que l'impôt en France est censé être progressif, en fonction des revenus ? ..." Qu' en aurait pensé Roosevelt à son époque? 

   Le boulier fiscal n'est plus d'actualité mais on peut toujours contourner la loi, parfois en toute "légalité". De manière simple ou plus sophistiquée: l'évasion fiscale a encore de beaux jours devant elle. La grande évasion continue...._____Ce mouvement de volontarisme  touche d'autres pays, notamment les USA.                                                 Ce serait presque attendrissant. Voilà que de très grosses fortunes de par le monde demandent humblement à être taxés davantage qu'il ne sont actuellement. Quand on sait que beaucoup le sont proportionnellement moins que leur femme de ménage, on peut comprendre...Déjà lors de la crise de 2008, un groupe de philanthro-capitalistes  demandaient au pouvoir d'être imposés en rapport avec leurs revenus stratosphériques. Mais ce ne fut pas suivi d'effets, ils le savaient, et ils se firent ensuite plus discrets, craignant peut-être une nouvelle époque à la Roosevelt, qui pendant la crise de 29 les mit sérieusement à contribution..               Certains cependant persévérèrent à Davos. Cela sentirait-il le sapin ou la révolte, fourches en avant? Les châteaux seraient-ils menacés? La peur pourrait-elle être le commencement de la sagesse?  Ils passent aux aveux, avec parfois quelques accents se sincérité: "...«La plupart d'entre nous peuvent dire que, alors que le monde a traversé d'immenses souffrances au cours des deux dernières années, nous avons en fait vu notre richesse augmenter pendant la pandémie –mais peu d'entre nous, voire aucun, peuvent honnêtement dire que nous payons notre juste part d'impôts», écrivent les signataires. Le groupe soutient que le système fiscal international a créé un manque de confiance entre les gens ordinaires et les élites, ces dernières étant les «architectes de ce système».

                                      Mais pas de suite à ces élans de civisme....comme on s'y attendait. L'héroïsme contributif n'a pas la cote au pays des ultra-riches. Et pourtant le temps est venu de combler l'immense fossé qui se creuse entre les extrêmes, ne serait-ce que pour sauver l'économie réelle, en mettant fin au règne des rentiers improductifs.                     ______ "...La confiance – en politique, dans la société, entre nous – ne se construit pas dans de minuscules pièces annexes accessibles uniquement aux plus riches et aux plus puissants. Elle n’est pas bâtie par des voyageurs spatiaux milliardaires qui font fortune grâce à une pandémie, mais ne paient presque pas d’impôts et offrent des salaires médiocres à leurs employés. La confiance se construit par la responsabilité, par des démocraties bien huilées, justes et ouvertes qui fournissent de bons services et soutiennent tous leurs citoyens.    Et le socle d’une démocratie forte est un système fiscal équitable. Un système fiscal équitable.    En tant que millionnaires, nous savons que le système fiscal actuel n’est pas équitable. La plupart d’entre nous peuvent dire que, si le monde a connu d’immenses souffrances au cours des deux dernières années, nous avons en fait vu notre richesse augmenter pendant la pandémie – mais peu d’entre nous, voire aucun, peuvent honnêtement dire qu’ils paient leur juste part d’impôts.    Cette injustice, inscrite dans les fondements du système fiscal international, a créé un manque de confiance colossal entre les peuples du monde et les élites qui sont les architectes de ce système…      Pour le dire simplement, pour rétablir la confiance, il faut taxer les riches. Le monde – tous les pays qui le composent – doit exiger que les riches paient leur juste part. Taxez-nous, les riches, et taxez-nous maintenant.    Aggravée par la pandémie de coronavirus, la montée en flèche de l’inégalité des revenus et des richesses a été au cœur des récents mouvements de protestation de masse en Amérique du Sud, au Moyen-Orient, en Europe, aux États-Unis et ailleurs – des soulèvements populaires qui se sont souvent heurtés à une répression policière brutale.     « Il est temps de corriger les erreurs d’un monde inégalitaire. »       Mais peu d’actes réels ont été faits ces dernières années pour inverser la tendance de plusieurs décennies d’une accumulation de richesses stupéfiantes au sommet et d’une baisse du niveau de vie pour de larges pans de la population mondiale.    Selon une analyse d’Oxfam publiée en début de semaine, les dix hommes les plus riches du monde ont vu leur fortune cumulée augmenter de plus de 1,2 milliard de dollars par jour depuis que la pandémie de coronavirus a frappé il y a deux ans, alors que des dizaines de millions de personnes dans le monde ont sombré dans la pauvreté.  Les défenseurs et les législateurs progressistes soutiennent depuis longtemps que l’augmentation des impôts sur les riches – bien qu’elle soit loin d’être une panacée pour les maux profonds de la société – contribuerait à réduire les inégalités croissantes et à générer des revenus que les gouvernements pourraient consacrer à la réduction de la pauvreté, à la fourniture de soins de santé universels et à la satisfaction d’autres besoins fondamentaux.     Gemma McGough, une entrepreneuse britannique et membre fondatrice de Patriotic Millionaires UK, a réitéré cet argument dans une déclaration mercredi.   « Une valeur commune à la plupart des gens est que si quelque chose n’est pas juste, alors ce n’est pas bien. Mais les systèmes fiscaux du monde entier intègrent l’injustice, alors pourquoi les gens devraient-ils leur faire confiance ? a déclaré McGough, l’un des signataires de la nouvelle lettre. On leur demande d’assumer notre fardeau économique commun encore et encore, alors que les plus riches voient leur richesse, et leur confort, continuer à augmenter. » « Il est temps que nous redressions les torts d’un monde inégalitaire, ajoute McGough. Il est temps de taxer les plus riches."                        ____Certains hyper-privilégiés sentiraient-ils passer le vent du boulet et finiraient-ils par comprendre qu'il est dans leur intérêt de mettre la main à la poche?... quitte à renoncer à l'achat d'un deuxième yacht ou d'une troisième résidence de luxe.   Chiche! __________

vendredi 9 juin 2023

Impôts à géométrie variable

Tous les hommes sont égaux devant l'impôt

                     Proportionnellement et formellement, bien sûr. Mais certains sont tout de même plus égaux que d'autres...pour pasticher G.Orwell.    On s'en doutait...     Certains voudraient bien pourtant, même si cela reste purement intentionnel.....Plus on est riche, moins on paie d'impôts

              C'est un scandale de payer des impôts, plus d'impôts, quand on est riche, très riche! En France, mais pas seulement.
   Car on le vaut bien, on le mérite. On contribue pas sa fortune, même jugée excessive par quelques jaloux, à la prospérité générale. Les moins favorisés  ont ainsi la capacité de sortir de leur condition, grâce au dogme du "ruissellement". Un principe qui a pris un peu de plomb dans l'aile ces derniers temps, mais qui fait l'objet d'une vraie foi Outre-Atlantique.


    Mais, dans la bonne conscience générale des quelques petits % des plus fortunés, certains se sentent pris de remords ou réclament qu'on leur demande une participation(oh! pas trop grosse) aux frais que l' Etat engage à l'égard des plus démunis, sur la base de la masse des impôts communs.. Un "putain de pognon" qui s'envole en cette période de crise profonde, qui risque de durer. Il faut sauver l'économie, les emplois;  la grande pauvreté et l'extrême précarité menacent et certains hyper-riches veulent s'engager.
     Mais on ne les écoute pas.... Déjà lors de la crise de 2008, certains comme B.Buffet et même B.Gates se manifestaient pour contribuer généreusement, même s'ils se firent plus discrets ensuite. Et les voilà qui récidivent Ils ont aussi peut-être un peu à perdre à rester trop discret...
      Et ils le font savoir.   Certains mettent les pieds dans le plat:  «À l’échelle mondiale, les recettes fiscales des ultra-riches et des sociétés ont décliné de façon abrupte. Dans certains pays les plus riches paient en fait des taux d’imposition inférieurs à ceux des personnes les plus modestes», dénoncent les 121 fortunés. Ils fustigent la fraude et l’évasion fiscale, ces fléaux «qui ont atteint des proportions épidémiques». D’après l’étude «Who owns the Wealth in Taw Havens», de Alstadsaeter, Johannesen et Zucman, les signataires indiquent qu’environ «8000 milliards de dollars», soit «près de 10% du PIB mondial» sont cachés dans les paradis fiscaux. Par ailleurs, «beaucoup des plus grandes sociétés du monde abusent des paradis fiscaux. Certaines ne paient aucun d’impôts», soulignent-ils..."
     L'enrichissement sans fin ne mène à rien, disent les plus "engagés" aux USA. On n'entend pas chez nous B.Arnaud dire la même chose...Aux USA, certains se souviennent que le Président Roosevelt, pendant la grande crise, mit un point d'honneur à ne pas épargner les plus riches dans l'effort collectif de redressement du pays.
    Le sujet est sur la table, dépassant la question du charity business, mais quand verra-t-il le jour au pays de l'argent roi et du self made man? Voici venu le temps des patriotes millionnaires?...
    Pas de risque, s'ils s'engagent vraiment, de les voir pointer à la soupe populaire...
         Maintenant que des fortunes atteignent des sommets comme jamais, certains font un petit pas, admettant comme Buffet qu'ils payent relativement moins d'impôts que leur secrétaires.
       On attend donc la révolution des grosses fortunes, leur audace participative, leurs sacrifices sociaux admirables ,  leur héroïsme contributif. ...😁💓     ___ On peut toujours rêver.....__________________

samedi 4 décembre 2010

Terres convoitées

Razzias sur terres cultivables (suite)

_____Main basse sur la terre


Acheter des terres. Se faire du blé hors frontière.
Un phénomène qui prend de l'ampleur et s'accélère, à l'échelle mondiale, surtout depuis la crise alimentaire de 2008 .

L
a crise alimentaire et la crise financière se sont réunies pour provoquer un nouvel « accaparement des terres » à travers le monde, et surtout dans les pays les plus pauvres. D’une part, certains gouvernements, qui ne peuvent nourrir le
ur population que grâce à l’importation de nourriture, cherchent de vastes territoires agricoles à l’étranger pour assurer leur propre production alimentaire. D’autre part, des sociétés agro-alimentaires et des investisseurs privés, en recherche de profits rapides dans le contexte de crise actuelle, veulent investir dans des terres agricoles à l’étranger car c’est là une source de revenus importants et rapides. Aussi, c‘est une véritable course à la terre qui s’engage entre nombre de pays qui dépendent des importations alimentaires et ont des liquidités à placer. Ils n’achètent pas seulement des récoltes, mais des régions entières, dans des pays qui peinent déjà à alimenter leur propre population."

____Cela concerne des pays riches sans agriculture significative, comme certains pays du Golfe soucieux de placer d'immenses rentes et de préparer l'après-pétrole...
"La stratégie saoudi
enne visant à délocaliser la production alimentaire sera au cœur des discussions quand plusieurs chefs d’État et des délégations de hauts responsables des pays africains arriveront à Riyad pour une conférence de l'investissement le 4 décembre 2010. Dans certains de ces pays, des investisseurs saoudiens acquièrent déjà des terres agricoles et commencent à mettre oeuvre la politique du Royaume. Les terres rizicoles d’Afrique de l’Ouest sont l’une de leurs cibles principales. De nouvelles informations obtenues par GRAIN révèlent que les hommes d’affaires les plus puissants du Royaume sont en train de négocier des transactions, au Sénégal, au Mali et dans d’autres pays ; ces transactions leur assureraient le contrôle de plusieurs centaines de milliers d’hectares des terres à riz les plus fertiles de la région et la production serait exportée en Arabie Saoudite. Ces transactions ne peuvent que saper dangereusement la sécurité alimentaire de millions de paysans et d’éleveurs et détruire leurs moyens de subsistance. Tout ceci se concocte à huis clos avec les gouvernements africains, sans que les populations concernées ou le grand public soient mis au courant..." ...
__...Ou bien des pays à la croissance démographique importante, soucieux d'assurer leur avenir alimentaire, confrontés parfois à l'érosion des sols, comme la Chine. Ce peut être enfin des multinationales de l'agrobusiness ou, pire, des groupes financiers prédateurs, qui veulent mett
re la main sur des régions entières, avec l'appui de groupes bancaires puissants, pour garantir, en investisseurs terriens, un rendement facile et rapide de fonds de pensions, hedge funds, etc...Un placement comme un autre...
_ Une
main basse sur des terres, dans une vision court-termiste et spéculative, sans souci de souverain
eté alimentaire des pays visés, souvent en situation de faiblesse dans des négociations asymétriques dites "gagnant-gagnant", qui sont souvent des jeux de dupes.. .De nouvelles formes de colonialisme, d'agrodépendance, qui ne vont pas dans le sens de l'intérêt des peuples. Même le Canada aux grands espaces est concerné, comme une partie de l'Amérique latine.
__L'Afrique, sous-peuplée et inégalement développée, est la plus visée, de l'Ethiopie au Mali et au Sénégal, avec l
a bénédiction de la Banque Mondiale. Une Afrique à vendre?__
"...Des grands noms de la finance internationale participent à ce bal des prédateurs mais, plus scandaleux encore bien que malheureusement attendu, Grain (ong) note que le groupe de la Banque mondiale et la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) sont parmi les ordonnateurs du spectacles et pressent les gouvernements d’adapter en conséquence leurs régimes fonciers."
_"Chez les financiers, le dernier chic aujourd’hui est de mettre la main sur des régions agricoles entières. Banques, fonds de pension et autres hedge funds ont rejoint le club des investisseurs terriens off-shore. Une communauté jusque-là réservée aux multinationales agroalimentaires et à certains Etats peu scrupuleux." -(Y. Groult)
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__"_Dans sa préface au rapport de l’Oakland Institute, Howard G. Buffet, homme d’affaires, philanthrope, avertit que si « l'Afrique a besoin d'investissements dans l'agriculture », elle n’a pas besoin, par contre, « de politiques qui permettent aux investisseurs étrangers de cultiver et d’exporter la nourriture vers leurs propres peuples au détriment de la population locale ».

« Je vais être encore plus audacieux », écrit le préfacier, par ailleurs fils du milliardaire Warren Buffet : « de telles politiques vont nuire à l’Afrique, en aggravant les conflits liés à l'eau, à la terre » avant de rappeler que « l'Afrique n'est pas une marchandise avec une étiquette ‘ouverte à tous’ ».

Ce n’est pas la première fois que la SFI est accusée de collusion avec les intérêts privés, dans des secteurs où elle sert aussi de « conseiller » aux Etats, en Afrique principalement."


__Cette course à la terre commence à sérieusement inquièter l'ONU (enfin!), dans un de ses rapports de 2009
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Nourrir la planète ou gonfler les profits ?
Agrobusiness