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jeudi 21 août 2008

L'antisémitisme comme arme ?


L'antisémitisme sous toutes ses formes est condamnable sans restriction.
Mais l'accusation d'antisémitisme peut être un alibi , le produit d'arrière-pensées manipulatrices, d'une volonté de culpabilisation, de victimisation, d'un refus de toute critique de la politique israëlienne, d'un sionisme intégriste, dont beaucoup de Juifs de par le monde condamnent les pratiques...__________________

-"La thèse de l’antisémitisme a été utilisée comme une arme pour rehausser l’image d’Israël et défendre sa politique" (Esther Benbassa)___________

- " Les juifs ont-ils un avenir ? Les juifs ont survécu au pire. Ils se sauveront eux-mêmes, à leur manière, et ils changeront. Mais la qualité de leur avenir dépendra largement de la capacité qu’ils auront à ne plus céder à la fascination de la souffrance, à ne plus voir dans l’hostilité des autres, réelle ou supposée, le principal ciment de leur identité. Au judaïsme s’impose le devoir de relever le défi de la vie." (J.C.Attias)_________________

-"La judéomanie est un nom que j'ai inventé pour qualifier un phénomène pas vraiment récent, mais qui a pris au fil des années des proportions inquiétantes. Je la définis comme l'admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l'antisémitisme par retour de boomerang. En d'autres termes, la judéomanie permet de qualifier la discrimination positive dont la communauté juive est l'objet en France, et comment ce qui peut a priori apparaître comme un privilège se révèle en fait être un piège pour les juifs de France." (J.Robin)____________

La nouvelle Inquisition : sionisme en France:

"...ces nouveaux inquisiteurs au service du sionisme ne soient pas tous d’une origine communautaire que d’autres revendiquent ouvertement peut aussi nous inquiéter sur la présence, sur notre propre sol, d’un courant qui outre-Atlantique forme la frange néoconservatrice-sioniste dont nul ne songe à nier l’existence ni le rôle qu’elle a pu jouer dans les orientations politiques guerrières de l’Empire américain !

Il est permis de penser que, au-delà de la solidarité indispensable avec les personnes victimes de cette nouvelle Inquisition, nous ne devrions pas ignorer dans quel contexte politique se passent ces actes : il ne s’agit pas seulement de "règlements de compte" qui devraient se résoudre devant la justice en faveur des victimes stigmatisées. Il s’agit d’une stratégie politique globale visant à préparer l’opinion à une adhésion sans limite aux théories du "choc des civilisations" et au ralliement avec la frange la plus belliqueuse de cette idéologie qui nous prépare un siècle de sang et de terreur, pas seulement au Moyen-Orient, en réplique à des actes issus de minorités le plus souvent non-étatiques dont la violence insupportable ne peut être niée, mais il nous est demandé d’accréditer les confusions, les amalgames et les mensonges qui désignent déjà comme "terroriste" tous ceux sur la planète qui songent seulement "à se défendre" contre nos prétentions dominatrices. ..
Ces événements qui peuvent sembler d’une importance factuelle dérisoire représentent en réalité des faits d’une importance majeure. Ils nous révèlent un glissement de nos perceptions qui nous fait banaliser l’intolérance. La crainte de l’inquisiteur contribue à faire accepter l’Inquisition. On peut y voir en effet l’effet de « la peur » qui a saisi nos sociétés depuis le 11-Septembre 2001. On peut aussi y voir l’impact d’une sournoise propagande au quotidien qui travaille pour banaliser aussi bien le découpage du monde en un axe du bien et un axe du mal, légitimant toutes les lois sécuritaires et les guerres préventives. Il est dans ce contexte attendu que les intellectuels ne soient au service que d’une seule cause qui sert les intérêts de l’Occident ; ceux d’entre eux qui tenteraient de garder une pensée « universaliste » sont suspects et discrédités, assimilés au camp déjà désigné ennemi ! Robert Redeker, dans sa sincérité délirante et sa phobie voyait partout une « islamisation des esprits ». En réalité, ce que "son affaire" avait révélé c’est tout le contraire, c’est une "islamophobisation massive des esprits". Ce que révèlent les excès de ceux qui croient défendre la lutte contre l’antisémitisme, c’est une sionisation massive des esprits..."

-Jean Robin : « La judéomanie a créé une distinction entre les citoyens français »
-Quel rapport à la la judéité ?
- Esther Benbassa, historienne du judaïsme
-Israël-Palestine : changement d'opinion ?
-Israëliens et palestiniens
-Palestine : simple " problème démographique" ?

-Veut-on nous rendre antisémites ?

vendredi 24 juin 2016

L' agriculteur et le glyphosate

Les lobbies ont encore gagné
                                             Jusqu'à quand?
                 Le désaccord sur l'interdiction des herbicides continue, mais le rapport de force n'est pas encore en faveur de ceux qui ont pris conscience des dangers de produits hautement toxiques, pas seulement pour leurs utilisateurs.
    Le glyphosate de Monsanto divise l'Europe, 
    Plus d'une centaine de produits ont été retirés en France, mais rien n'est joué.
    Les puissants lobbbies continuent leurs pression pour faire pencher la balance en leur faveur, malgré les résistances de certains pays, organisations, associations et particuliers directement concernés par les effets des herbicides diffusés encore à haute dose.
      Bruxelles va donc autoriser à nouveau la vente et la diffusion de ce que certains ont appelé la peste de nos campagnes, dont on retrouve des traces parfois importantes jusque dans nos villes et... les urines de nos parlementaires!
   L'association Monsanto-Bayer prévue ne serait pas une bonne nouvelle.
                On sait, depuis les études de M. Robin, que les agriculteurs sont les premières victimes des pesticides:
      L'agrobusiness ne peut plus nier les effets de ces produits.
Diverses publications, à la suite de l'étude de M.Robin, le soulignent suffisamment.
   La mobilisation des agriculteurs victimes  n'est pas encore suffisante pour amorcer un tournant.décisif, pas seulement dans les consciences individuelles et les témoignages.
    Les incidences familiales commencent à être mieux connues.
             Le bombe sanitaire  n'a pas encore révélé tous ses pouvoirs de nuisances.
Il est temps de sortir de certains errements agricoles.
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samedi 12 mars 2011

Notre pain quotidien

Ou notre poison quotidien?...

Vous reprendrez bien encore un peu de pesticides...

Le pain est notre quotidien, même s'il a perdu son importance dans notre alimentation

Peut-on encore dire: bon comme du bon pain?
Mais il n'y a pas que la pain...

_______Après Le monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin récidive: fille d'agriculteur, connaissant les effets sournois de l'utilisation à haute dose des produits phytosanitaires (développement inquiétant des cancers de la prostate, notamment), elle continue à explorer méthodiquement les conséquences des dérives de l'agrobusines, du point de vue sanitaire surtout.
Issue du monde rural, elle a pu observer, comme bien d'autres, ces paysans malades du progrès
__Une question de fond est posée, que se pose aussi un nombre croissant d'exploitants agricoles lucides: faudra-t-il que le monde agricole change ses méthodes et ses techniques hyperproductivistes
"lorsque l'espérance de vie baissera…"?
L'objectif d'une telle l'agriculture , où la qualité est sacrifiée aux dépens de la qualité, a un objectif depuis des décennies: sortir de la pénurie d'après-guerre, ouvrir les marchés, exporter, pouvoir nourrir un nombre croissant d'hommes sur terre, mécaniser au maximum pour libérer une main d'oeuvre disponible pour l'industrie et les services, etc.... D'où la nécessité de standardiser méthodes, normes, machines et produits et d'utiliser massivement des pesticides, herbicides,etc... pour de meilleurs rendements et d'appréciables économies de main d'oeuvre.
Les effets à long terme des
pesticides sont maintenant mieux connus.
Pourra-t-on nourrir le monde, sans pesticides, 9 milliards d’humains en 2050 ?
E. Pisani pensait que oui , mais il réfléchissait dans le cadre de l'agriculture des années 70, sans connaître ses effets pervers et la logique commerciale de l'OMC, qui affaiblit les cultures vivrières, en les soumettant brutalement à la concurrence..
Aujourd'hui, on en doute et on ne souhaite plus poursuivre la logique d'antan.
"...
Nous n'avons pas le choix, il faut encourager l'agriculture biologique, manger bio, cuisiner des produits frais, éviter au maximum les plats préparés vendus dans les supermarchés et introduire dans son alimentation des produits simples comme le curcumin, qui sont des anti-inflammatoires naturels corrigeant les défauts et excès de la malbouffe..."(MO Robin)
Ca ne mange pas de pain...

lundi 17 février 2025

Merci les microbes!

 Enfin, pas tous!

      Dans mon enfance, les microbes n'étaient pas considérés comme les bienvenus, toujours vus comme des intrus, voire des dangers. Sans nuances. On y voyaient des menaces invisibles, suscitant la crainte de contagions, de maladies, voire de mort. Mais ils ne sont pas tous dangereux, loin de là. Dans leur variété infinie, certains sont de  précieux alliés, de véritables partenaires. Si certains parfois jouent contre nous, d'autres conditionnent tout simplement la vie. cela fait un moment que la recherche bio-médicale le confirme.


                     __ De récentes recherches, dont nous fait part Marie-Monique Robin, l'illustrent bien.  Le microbiote qui nous habite, pas seulement intestinal, est un allié incontournable, un monde complexe, qui joue en notre faveur de manière silencieuse et permanente. Même dans nos intestins, qui jouent le rôle de "deuxième cerveau". On sait maintenant que le microbiote intestinal joue un rôle fondamental dans notre vie physique et psychique.__ A visionner sur Arte.



______ "Depuis cinquante ans, le taux d'incidence de l'asthme et des allergies a explosé dans les pays industrialisés : il était de moins de 5 % dans les années 1970 ; il est aujourd'hui de 35 %. Si rien n'est fait pour endiguer cette tendance, il pourrait atteindre les 50 % avant 2050 d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les causes de cette augmentation spectaculaire, encore largement ignorées des responsables de la santé publique, ont été élucidées par les scientifiques qui témoignent dans ce livre, après de longues recherches en Europe, en Asie, en Afrique et aux États-Unis. Leurs travaux ont montré que l'absence d'exposition précoce à une grande diversité microbienne (bactéries, virus et parasites, comme les vers intestinaux), liée à l'aseptisation des aliments et l'artificialisation des lieux de vie, a des conséquences dramatiques : elle appauvrit le microbiote intestinal des enfants, ce qui contribue à l'affaiblissement de leur système immunitaire et fait le lit des pathologies inflammatoires, y compris l'obésité, le diabète, la maladie de Crohn et même des troubles psychiatriques comme la dépression. À l'inverse, leurs études démontrent que les enfants nés dans des milieux ruraux traditionnels ne souffrent guère de ces maladies. Or celles-ci constituent les facteurs de comorbidité de la Covid-19, ce qui explique pourquoi les victimes du Sars-CoV-2 sont massivement plus nombreuses dans les milieux urbains des pays du Nord que parmi les populations rurales africaines et asiatiques. Un constat – étayé scientifiquement – qui a d'énormes incidences politiques.
Grâce à cette nouvelle enquête, aussi limpide que documentée, Marie-Monique Robin confirme l'importance de la biodiversité végétale, animale et microbienne. Sa protection constitue un indispensable outil de santé publique." 
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jeudi 22 mai 2014

Point d'histoire

Torture made in France
                                           Un passé qui ne passe pas
       La torture est d'une terrifiante banalité.
 Venue du fond des âges, elle est hélas! trop présente, sous des formes diverses, officielles ou masquées, au cours d'une histoire où elle fut souvent justifiée pour des raisons diverses (étatiques, policières et même religieuses)
    Ce qui se passe en Syrie nous le rappelle cruellement aujourd'hui.
Le nazisme et ses collaborateurs ont fait école.
    L'Amérique de Bush n'est pas si loin, qui en a fait une pratique institutionnalisée, jamais jugée. Un important rapport au Sénat là-dessus peine aujourd'hui à s'imposer.
      Les réflexions de A. Arendt restent à méditer. L'humanité n'est jamais vaccinée contre la perversité de ce  mal.
     L'action des organisations mobilisées contre cette pratique banalisée dans certains pays reste limitée et souvent sans réelle efficacité.
        Elle n'est pas une invention et une exclusivité de notre pays, mais la spécificité de sa pratique pendant la guerre d'Algérie laissent encore des traces d'un côté comme de l'autre.
  ________________La particularité française de cette pratique est qu'elle a fait école et est devenue un temps une matière d'exportation.
   Le maître d'oeuvre en fut le général Aussaresses, ami des tortionnaires en Amérique du Sud, notamment au Brésil et en Argentine. Il a tenu un rôle central de conseiller au sein de l'organisation Condor.
   En ce qui concerne l'Algérie, si Massu finit par reconnaître les faits et sembla les regretter, Bigeard les nia ou les justifia jusqu'au bout.
                Les recherches de Marie-Monique Robin aboutirent à un rapport accablant  concernant l'école française auprès du dictateur Videla.
____" « J’ai honte pour la France. J'espère que nous aurons le courage de faire toute la lumière sur cette face cachée de notre histoire pour que nous ayons enfin le droit de nous revendiquer patrie des droits de l'homme. » 
   Ces mots ont été prononcés en 2003 par Bernard Stasi, médiateur de la République, au moment où le Sénat remettait un prix à Marie-Monique Robin pour son documentaire Escadrons de la mort, l’école française.
   Dans cette enquête exceptionnelle, la réalisatrice faisait témoigner des généraux argentins qui, pour la première fois, reconnaissaient avoir utilisé des techniques de torture et de disparitions de manière méthodique. Son film, riche en témoignages et en preuves accablantes, servit de pièce à conviction dans plusieurs procès intentés en Argentine contre des responsables militaires.
    Mais le sujet premier du documentaire était de montrer comment la France exporta, dans les années 1960 et 1970, les techniques de lutte antisubversive apprises en Algérie, et forma les militaires sud-américains à la torture et au renseignement. Les méthodes employées durant l’opération Condor en Amérique latine furent inventées par les militaires français après la défaite de Diên Biên Phu, puis testées en Algérie. Par la suite, des vétérans devenus experts en guerre antisubversive (dont le général Aussaresses)..."
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mercredi 9 octobre 2024

Merci les microbes!

Enfin, pas tous!

      Dans mon enfance, les microbes n'étaient pas considérés comme les bienvenus, toujours vus comme des intrus, voire des dangers. Sans nuances. On y voyaient des menaces invisibles, suscitant la crainte de contagions, de maladies, voire de mort. Mais ils ne sont pas tous dangereux, loin de là. Dans leur variété infinie, certains sont de  précieux alliés, de véritables partenaires. Si certains parfois jouent contre nous, d'autres conditionnent tout simplement la vie. cela fait un moment que la recherche bio-médicale le confirme.


                     __ De récentes recherches, dont nous fait part Marie-Monique Robin, l'illustrent bien.  Le microbiote qui nous habite, pas seulement intestinal, est un allié incontournable, un monde complexe, qui joue en notre faveur de manière silencieuse et permanente. Même dans nos intestins, qui jouent le rôle de "deuxième cerveau". On sait maintenant que le microbiote intestinal joue un rôle fondamental dans notre vie physique et psychique.__ A visionner sur Arte.



______ "Depuis cinquante ans, le taux d'incidence de l'asthme et des allergies a explosé dans les pays industrialisés : il était de moins de 5 % dans les années 1970 ; il est aujourd'hui de 35 %. Si rien n'est fait pour endiguer cette tendance, il pourrait atteindre les 50 % avant 2050 d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les causes de cette augmentation spectaculaire, encore largement ignorées des responsables de la santé publique, ont été élucidées par les scientifiques qui témoignent dans ce livre, après de longues recherches en Europe, en Asie, en Afrique et aux États-Unis. Leurs travaux ont montré que l'absence d'exposition précoce à une grande diversité microbienne (bactéries, virus et parasites, comme les vers intestinaux), liée à l'aseptisation des aliments et l'artificialisation des lieux de vie, a des conséquences dramatiques : elle appauvrit le microbiote intestinal des enfants, ce qui contribue à l'affaiblissement de leur système immunitaire et fait le lit des pathologies inflammatoires, y compris l'obésité, le diabète, la maladie de Crohn et même des troubles psychiatriques comme la dépression. À l'inverse, leurs études démontrent que les enfants nés dans des milieux ruraux traditionnels ne souffrent guère de ces maladies. Or celles-ci constituent les facteurs de comorbidité de la Covid-19, ce qui explique pourquoi les victimes du Sars-CoV-2 sont massivement plus nombreuses dans les milieux urbains des pays du Nord que parmi les populations rurales africaines et asiatiques. Un constat – étayé scientifiquement – qui a d'énormes incidences politiques.
Grâce à cette nouvelle enquête, aussi limpide que documentée, Marie-Monique Robin confirme l'importance de la biodiversité végétale, animale et microbienne. Sa protection constitue un indispensable outil de santé publique." 
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vendredi 15 février 2008

Quel rapport à la la judéité ?





Jean Robin : « La judéomanie a créé une distinction entre les citoyens français »
"La judéomanie est un nom que j'ai inventé pour qualifier un phénomène pas vraiment récent, mais qui a pris au fil des années des proportions inquiétantes. Je la définis comme l'admiration outrée pour la communauté juive, qui génère de l'antisémitisme par retour de boomerang. En d'autres termes, la judéomanie permet de qualifier la discrimination positive dont la communauté juive est l'objet en France, et comment ce qui peut a priori apparaître comme un privilège se révèle en fait être un piège pour les juifs de France....La victimisation et la repentance ne sont omniprésentes dans notre pays que parce que ceux que nos élus l'ont bien voulu, et qu'ils ont envoyé ce message aux citoyens et aux médias : le culte du souvenir doit nous faire oublier la réflexion pour l'avenir. Ces visées électoralistes ont plongé le pays dans le puits sans fond de la commémoration, qui nous fait oublier jusqu'aux raisons pour lesquelles nous commémorons. Par exemple, nous sommes le seul pays à commémorer cinq fois par an la Shoah, alors qu'en Israël même ils ne la commémorent qu'une fois par an..."
-Un facteur d'antisémitisme : la « judéomanie » !
"La judéomanie est un livre éclairant déroulant une véritable thèse et avançant des propositions qui gagneraient à être discutées. Incontestablement, le livre de Jean Robin invite au débat. Mieux, il mérite un débat."
-Site personnel d' Esther Benbassa------------->Eloge de la diaspora (Avenir.pdf (Objet application/pdf)
" Tous les groupes ethniques et religieux savent utiliser les catastrophes, on ne va pas leur donner des leçons. Les Israéliens de tous âges sont tellement envahis par cette souffrance qu'ils ont du mal à voir celle de leurs voisins palestiniens. La souffrance de l'autre devient quasiment invisible, et pourtant aucune souffrance ne donne le droit de sous- estimer la souffrance de celui qui est en face de soi..."
-ElWatan-E. Benbassa(Objet application/pdf
Spécialiste de l'histoire du judaïsme, elle remet
en cause la volonté de placer l'Holocauste

au-dessus des autres génocides et ce qu'elle
nomme «la concurrence des victimes».
-Klein Théo, Manifeste d’un juif libre
-Le cadeau empoisonné
-La rupture, Nicolas Sarkozy, la France et Israël
-Norman G. Finkelstein
-Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël (Shlomo Sand)
------------------------------AgoraVox le média citoyen : Mais quelle mouche a bien pu le piquer ?---------------------------

mardi 25 mars 2008

Peur et répression





La peur est peut-être, parfois et dans certains cas, le "commencement de la sagesse", mais dans son usage politique, elle contribue à asservir.

Dans un livre récent, Histoire d’une idée politique (Fear : History of a Political Idea), le politologue américain, Corey Robin, entreprend une analyse très particulière de son pays, qui, présenté souvent comme modèle de libéralisme politique, est devenu à ses yeux un système de répression, où la peur, comme sous le maccarthysme, est devenue instrumentalisée aux dépens de certaines libertés individuelles, en stérilisant le débat politique. Son analyse veut s’appliquer à l’ensemble des démocraties où la peur est utilisée comme un moyen au service d’une politique répressive.

"La peur est, dit l’auteur, un instrument au service d’une élite au pouvoir ou d’insurgés en marche, instrument créé et façonné par des responsables (ou des activistes) qui espèrent en tirer un bénéfice politique, soit parce qu’elle peut les aider à atteindre un objectif politique déterminé, soit parce qu’elle reflète ou donne du poids à leurs croyances morales ou politiques, quand ce n’est pas pour ces deux raisons réunies."

Selon Martin Scheinin, rapporteur spécial de l’ONU contre le terrorisme : "... Il est clair que de nombreux gouvernements utilisent le concept de terrorisme pour soutenir des intérêts politiques par la voie de la stigmatisation de leurs opposants, et ce phénomène prend bien des formes. L’une d’elles consiste à tirer profit d’actes de terrorisme isolés ou individuels en les attribuant à des groupes, des organisations, des mouvements politiques, des groupes ethniques, alors catalogués comme terroristes sans le moindre fondement. Dans d’autres cas, un gouvernement tente tout simplement de neutraliser ses opposants en les traitant de terroristes sans qu’ils ne se soient jamais livrés à un acte de terrorisme... Les États peuvent s’impliquer dans des actes de terrorisme ou se livrer en coulisses au terrorisme en recrutant ou en finançant des groupes terroristes qui réalisent des attaques terroristes..."

On reconnaîtra derrière ces propos des allusions claires à des pratiques d’Etat, telles que l’utilisation de groupes extrémistes dans l’Italie des années 70, l’usage qu’a fait la CIA de certains groupes islamistes, à usage externe (Afghanistan)... Créer la peur, l’utiliser, l’amplifier, afin d’en tirer un bénéfice politique et/ou économique est une vieille pratique dont on trouve déjà des exemples dans l’Antiquité. Par exemple, Marcus Licinus Grassus, en 70 avant JC, profita de la révolte des esclaves menée par Spartacus pour pouvoir provoquer la terreur dans le cœur de Rome, dont Spartacus avait déjà battu la garnison lors d’une bataille. Il profita de cette action pour se faire déclarer prêteur puis consul et devenir, sous le Triumvirat, un des fossoyeurs de la République romaine, au profit d’un césarisme puissant, de plus en plus divinisé. On connaît aussi, plus proches de nous, les méthodes que les nazis ont pratiquées pour engendrer une peur sociale utile au régime : "Ils ont arrangé des affrontements, allumé des feux, causé autant de problèmes qu’ils le pouvaient, pendant qu’Hitler faisait des discours promettant qu’il pouvait arrêter la vague de terrorisme et de criminalité si on lui accordait des pouvoirs uniques. Ensuite, le Reichstag (le parlement allemand à Berlin) fut brûlé dans une attaque terroriste planifiée." Aux Etats-Unis, on se souvient de l’affaire du Maine, celle de Pearl Harbour ou celle de l’USS Maddox, dans le déclenchement de la guerre du Vietnam sous Johnson.

Machiavel avait bien vu l’importance politique de la gestion de la peur. "Maintenir les hommes dans la peur, c’est les maintenir sous un grand pouvoir. Le pouvoir suprême ici-bas est le pouvoir politique. Il n’est donc pas étonnant que les techniciens du pouvoir aient cherché à justifier l’usage de la peur. Une pratique machiavélique de la politique n’a aucun mal à justifier la valeur et l’emploi de la peur. Machiavel enseigne que le prince doit être craint, mais cependant ne pas être haï. S’il est haï, il retourne le peuple contre lui, s’il est seulement craint, il maintient son autorité et son pouvoir. Aussi est-il de ce point de vue de bonne politique de maintenir la peur, sans pour autant qu’elle se transforme en haine. Un peuple maintenu dans la peur reste « tranquille ». Il n’ose plus s’opposer au pouvoir. Un peuple qui se met à haïr son souverain cherchera à le renverser et il suivra ceux qui le conduiront à la révolte. Tous les tyrans que l’humanité a pu engendrer le savaient. Il existe une habileté calculée, rusée, "machiavélique" à manipuler l’insécurité et utiliser la peur pour assurer la légitimité du pouvoir. Machiavel dans Le Prince, n’en fait pas cependant un système, pour lui c’est surtout une question d’opportunisme politique, de tactique. Il est en tout préférable d’user de la loi".

Un autre auteur américain, Jonathan Simon, enseignant à Berkeley, analyse dans Governing through Crime l’usage politique de la peur engendrée par l’instrumentalisation de la délinquance interne. "La ’guerre contre le crime’ est devenue un thème consensuel sur la scène publique américaine depuis une quarantaine d’années. Mais elle répond moins à une demande sociale spontanée qu’à une construction idéologique et politique conjointe des démocrates et des républicains". Selon lui, "la législation encourage systématiquement la vengeance et la haine ritualisée plutôt que la prévention de la criminalité et la réduction de la peur. Les juges sont plus que chez nous sous l’influence des passions publiques. ’La politique sécuritaire est forcément plus idéologique, plus centrée sur la peur et l’émotion, et fait plus appel à l’imaginaire.’ L’auteur cite le cas de la Californie, où aujourd’hui, ’le réseau des prisons est un mammouth qui consomme bien plus de ressources que l’enseignement supérieur et qui domine de loin les dépenses publiques (plus précisément la part du budget dont l’État dispose librement). Malgré ces dépenses, les prisons californiennes, bâties pour n’être rien de plus que des hangars humains, sont devenues des lieux insalubres et surpeuplés dans lesquels des prisonniers meurent chaque semaine de maladies habituellement sans gravité, mais qui ne sont pas traitées’".

Son livre présente, selon S.Body-Gendrot, "une société américaine cimentée par le ’gouvernement par la peur’ ". Le crime est un thème unificateur, et tous les groupes sociaux reconnaissent leurs peurs propres dans le discours sur les menaces qui planent sur les personnes et les biens. En même temps, le choix de l’entre soi, de s’enfermer soi-même et de laisser les autres dehors, produit la croissante fragmentation de la société américaine. Les formes de protection sont autant de ségrégations, et font que chaque sphère produit ses propres normes, ses codes, ses règles, ses symboles, ses histoires, comme c’est le cas pour les résidences fermées, les gangs ou les entreprises. Si l’on suit cette opinion, ce n’est plus le crime qui sépare les insiders des outsiders. Fermer hermétiquement les frontières, aggraver les peines de prison ne fonctionne pas. Les meurtres se multiplient dans des zones interdites ? Tant pis. Ce qu’il faut réprimer, c’est le passage des frontières, l’intrusion dans une sphère à laquelle on n’appartient pas. On peut aussi faire allusion à ces nouvelles cités fermées et surveillées, où de plus en plus de retraités aisés surtout choisissent de terminer leurs jours, loin des menaces internes qu’ils fantasment plus qu’ils ne connaissent, des citadelles de fin de vie en quelque sorte, de tristes Fort Chabrol où la présence d’enfants, trop bruyants, n’est même plus acceptée.

Le 11-Septembre a réveillé des peurs latentes et en a suscité de nouvelles. Selon Serge Rouleau, du Québec libre, "... Les événements tragiques du 11-Septembre 2001 ont fourni aux politiciens du monde entier une occasion inespérée d’assurer la pérennité du mode de gouvernance par la peur. Pour s’assurer que le message serait bien compris par le monde entier, George W. Bush qualifia le geste des terroristes d’’acte de guerre’. Le terrorisme est une source inépuisable de dangers potentiels. Les actes terroristes sont spectaculaires et créent un fort sentiment d’insécurité dans les populations. La plupart des gens sont convaincus que les gouvernements sont les seuls organismes susceptibles de protéger les populations et de prévenir les actes terroristes. Depuis 2001, la guerre au terrorisme est devenue le véhicule privilégié pour maintenir les populations en état de soumission.
Les politiciens ont toujours su que la peur est le meilleur moyen de convaincre les populations réticentes à accorder leur soutien inconditionnel au gouvernement. Que ce soit pour détourner l’attention de la population, pour justifier plus de taxes ou pour faire accepter une législation impopulaire, les politiciens peuvent toujours compter sur un événement dramatique réel ou annoncé."

On a vu avec quelle facilité la loi Patriot Act a été votée en octobre 2001, pratiquement sans discussion. "Pas du tout à un paradoxe près, le gouvernement américain avait choisi ’liberté immuable’ comme nom de code pour son opération en Afghanistan, la réponse du berger à la bergère après le 11-Septembre. Or, les premières victimes de l’onde de choc du 11-Septembre ont justement été les libertés individuelles." Noami Wolf a analysé la peur qui ronge la société américaine et qui empêche parfois les plus courageux et les plus lucides de s’exprimer et de se manifester publiquement. Une chape de plomb pèse sur les esprits et les médias, même si les revers en Irak commencent à libérer davantage la parole. Ce développement de la peur donne aussi lieu à une industrie de plus en plus florissante.

Chez nous, le mythe de l’insécurité se porte bien et le fantasme des "classes dangereuses", qui fleurissait au XIXe siècle, tend à reprendre de la vigueur, sous une autre forme, notamment celle des banlieues présumées en quasi-état de guerre civile... La crise et la montée des inégalités aidant, avec son cortège de chômage, de précarité, de régression salariale, de remise en question du droit du travail, les peurs sont exacerbées et détournées de leurs causes pour constituer des moyens de pression psychologique qui échappent à la conscience claire des individus. L’insécurité, souvent confondue avec diverses formes d’incivilité, est montée en épingle. La peur, ou plutôt l’angoisse sociale diffuse et entretenue, est devenue un moyen de gestion courante des affaires humaines, pour favoriser la résignation (there is no alternative), endiguer les mécontentements... La précarité, dont personne ne se sent plus tout à fait exclu, engendre une peur latente du lendemain, qui ne favorise pas l’ouverture d’esprit, la compréhension des problèmes du présent, la disponibilité à l’action revendicatrice et militante. La volonté tend à être neutralisée. Les individus sont prédisposés au repli sur la sphère privée et y sont incités par des distractions diverses et une consommation qui fait oublier... Le sentiment de peur diffuse infantilise.

« C’est le système qui est Big Brother. Il n’y a pas de Maître derrière »
(Jacques Attali, France Info, 18 septembre 2007)

"...En France, puissance moyenne dont on ne voit pas que l'avenir puisse être glorieux-sauf si elle invente la politique qui soustraira le pays à son insignifiance et en fera une référence émancipatrice planétaire-, l'affect négatif est particulièrement violent et misérable.Il se traduit pas la peur des étrangers, des ouvriers, du peuple, des jeunes des banlieues, des musulmans, des loirs venus d'Afrique...Cette peur , conservatrice et crépusculaire, crée le désir d'avoir un maître qui vous protège, fût-ce en vous opprimant et paupérisant plus encore..."(A.Badiou)

ZEN


logo MOT 307

jeudi 21 novembre 2013

Tous des singes!

Black is (not) beautiful
                                      En  entrant dans la salle,  la voix de Johnny nous saisit.
Pourtant, on avait l'habitude.  Paul, le propriétaire du bar-tabac Le Black and White, en est resté à son amour de jeunesse et repassait en boucle le CD, parfois la journée entière:
                         Noir, c'est noir...Y a-t-il un espoir?...
     Après une journée de travail entre copains de chantier, on a commandé des bières. Des blanches, comme d'habitude.
  Dopée par la victoire de la veille, la discussion démarra comme presque toujours sur les grandeurs et décadences des Bleus.
__________Maurice lance, comme pour expliquer les déconfitures passées:
Il y a trop de noirs dans l'équipe de France...Pourtant je n'ai rien contre les noirs, j'ai même un ami Martiniquais. Il m'accueille quand je vais là-bas..Un rhum! j'te dis pas
_____         Trop de noirs? surtout quand on perd! lui rétorque Raymond
  ____  Bernard, narquois, lui rappelle Muriel Robin:
 "j’en parlais encore à midi avec ton père, et je lui disais :
« Chéri, y a beaucoup trop de blancs dans la famille... ». Des blancs, toujours des blancs, moi, j’en ai marre..
."

 _____      Pourtant y a un problème avec les noirs, rétorque Jean-Louis:  Ils y vont fort avec Taubira-banania, d'accord, mais le noir n'est tout de même pas une couleur terrible. Mais il n'y a pas de racisme en France. Peut-être en Italie, oui...
On n'est pas des sauvages!
Mais on a bien le droit d'avoir des opinions, de se poser la question: comment peut-on être noir? Ça étonne quand même.
Les asiatiques, c'est pas pareil, ils nous ressemblent tant et ils sont civilisés
Obama, c'est pas pareil non plus, il n'est pas tout à fait noir, quoique...
     _____   Déconne pas, rétorque Bernard, ce ne sont pas des singes tout de même!
 Et puis, nous sommes tous venus d'Afrique.
   Claudine Declerck a certainement parlé sans réfléchir. Et puis, elle aime les animaux..
Finie l'époque des   cocotiers, le bon temps de la coloniale.
   _____  François, qui n'en était qu'à sa deuxième bière, se réveille: Y a un problème avec la  la peau?
_______Bernard, sans s'énerver: La peau, c'est rien, juste une enveloppe.  Chacun a son sauvage. Moi la sauvagerie, je la vois du côté  des Banksters de la noire finance, ces sauvages, qui nous ont amenés à nous haïr les uns les autres. Ils doivent se réjouir de voir les pauvres se déchirer entre eux... Il y a des racistes occasionnels, éclopés de la crise, mais surtout de  vrais manipulateurs de masse, qui sont tapis dans l'ombre, surtout soucieux de leur fond de commerce. Des exploiteurs de colères...Goebbels avait tout compris.
Les cages,  elles sont aujourd'hui surtout morales, culturelles,économiques, politiques.
  Et puis, le blanc-rose, c'est pas aussi une couleur, non?
    ___Ouais, mais noir!...murmura Maurice, songeur, l'oeil mi-clos, après sa troisième bière.

 _____Là-dessus, pour éviter l'enlisement, et pour en finir avant de se retrouver, toujours bons copains, pour le petit noir du lendemain matin, je risquai cette double question pour nos champions:
Qui a dit! "On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir."?
Et qui a répondu plus tard? 
 « Imaginez un seul instant que Dieu soit noir ; comment pourrions-nous répondre, une fois arrivés là-haut, en ayant traité toute notre vie les Noirs comme des êtres inférieurs ? "
     On sentit comme un silence un peu pesant tomber dans la salle , tandis que Johnny, indifférent, continuait: Noir, c'est noir...♪♫♪
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-Relayé par Agoravox
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mercredi 15 mai 2019

Le sénateur et le saucisson

Gonflé!
          Ainsi donc, la dangerosité attribuée au glyphosate ne serait pas plus élevée que pour certains produits de charcuterie.
       Alors, vite, arrêtons les saucisson!
  En redoublant d'intensité sous le coup d'affaires récentes, en Europe comme aux USA, sans parler de certains pays asiatiques, les groupes Monsanto/Bayer conduisent certains lobbyistes, dûment listés, avérés ou masqués, à se ridiculiser en public. 
   Mais tous les sénateurs ne sont pas de la même farine.
     Si le produit phare de la firme américaine, cédée au plus vite à Bayer, qui s'en mort les doigts, a montré son efficacité redoutable comme défoliant massif pendant la guerre du Vietnam, dont on connaît les effets terribles sur beaucoup d'organismes humains et animaux, c'est sans doute par excès de consommation de charcuterie par la population victime....
    La haute toxicité du fameux désherbant a montré son efficacité, mais a su devenir incontournable dans l' agrobusiness et il devient difficile maintenant d'en faire l'économie, du moins dans un proche avenir, même si certains agriculteurs ont appris à s'en passer.
    La toxicité génétique du produit devient de jour en jour mieux établie, même s'il reste encore beaucoup d'études à mener pour progresser dans la recherche des corrélations et des mécanismes.  Il y a tellement de constats et d'indices majeurs depuis les études déjà anciennes de M.Robin, que le doute est de plus en plus injustifiable.
   Certaines victimes, hélas! ne peuvent plus en parler.
      L'arme du doute, c'est celle des industriels du produit, qui devait être miracle. On n'affirme plus, on insinue, pour retarder le plus possible toute position tranchée ou seulement des mesures définitives de précautions minimales.
    C'est dans la brèche du doute construit à l'aide d'une armée d'avocats que les affaires peuvent continuer. Comme on l'a fait pour l'amiante et même pour la cigarette pendant longtemps. C'est le bon moyen pour temporiser et paralyser toute décision politique responsable.
   Les procès, les débats de haut niveau sont pourtant nombreux et vont se multiplier, mais la résistance intéressée et la culture de l'ignorance et du déni font aussi leur oeuvre.
           Affaire (forcément) à suivre...
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samedi 14 juillet 2018

Le Luxembourg, c'est mieux

Il a choisi le Luxembourg.

     Avec raison. C'est un pays charmant et digne de confiance, avec la garantie du bon Mr Junker


     Encore des milliards qui s'envolent.

L'évasion fiscale coûte cher à la France , dans le contexte de dumping fiscal.


     Il y a aussi les banques:  Un quart des bénéfices des 20 plus grandes banques européennes se trouve dans des paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros, dont 20% pour les seules banques  

       Ce n'est pas Robin des Bois qui l'affirme, mais la très sérieuse organisation  Oxfam.
              On peut récupérer 200 milliards d'euros sans imposer aux Français une cure d'austérité
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mercredi 13 mars 2024

On les appelle "éternels"

A cause de leur durabilité

                                 "  C’est une menace invisible qui ne cesse de se propager. Alors que leur présence est déjà largement documentée dans l’eau ou les sols, les « polluants éternels », généralement désignés par le sigle PFAS (pour « substances per- et polyfluoroalkylées »), se retrouvent aussi de plus en plus dans les assiettes. Selon une étude menée par plusieurs ONG et donc les résultats sont publiés ce mardi 27 février, la présence de pesticides contenant ces substances chimiques a explosé entre 2011 et 2021 dans les fruits et légumes consommés en Europe..." 


        Arkéma est, parmi d'autres, en cause. Des produits chimiques présents dans la pluie, dans notre corps, ce qui est plus problématique. Une dispersion impressionnante, même là où ne l'attendrait pas. Un défi sanitaire majeur. Les victimes collatérales sont nombreuses.                                     Depuis longtemps déjà, ce qui n'était qu'un soupçon ou une hypothèse est devenu une certitude, réfutée seulement par ceux qui, à différents niveaux, ont intérêt à la poursuite de ses usages variés et parfois encore massifs. Sans parler de la pratique de certains pays comme le Brésil, dont nous importons maints produits agricoles. On sait que l'on a affaire à une bombe à retardement. Mais les perturbateurs endocriniens ne perturbent pas trop les Monsanto-Bayer et les autres, qui en font commerce et parfois usage massif, malgré les interrogations et les scrupules qui se font jour ça et là. Les effets sur la santé, commencent à inquiéter plus d'un producteur, dans la logique commerciale dans la quelle ils se trouvent insérés, gros céréaliers, betteraviers ou viticulteurs. Rendement oblige. Les enjeux économiques, à l'échelle internationale, étouffent la voix des chercheurs ou on minimise le risque, en revenant sur les engagement pris. Le fameux "plan écophyto" notamment se voit remis en cause, contre les engagements de l'Etat.                                                                                                       Cette annonce s’inscrit à rebours des engagements pris, des objectifs du plan Écophyto et des attentes de la population. ____« La réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques (c’est-à-dire les pesticides dans le langage courant, ndlr) constitue une attente citoyenne forte et une nécessité pour préserver notre santé et la biodiversité », peut-on ainsi lire sur la page dédiée du ministère de l’agriculture. Les organisations non gouvernementales (ONG) de défense de l’environnement déplorent, de leur côté, « le signal désastreux » envoyé par la suspension du plan Écophyto.  Nombre d’ONG et d’associations militent, en particulier, pour la reconnaissance des effets sanitaires liés à l’exposition aux pesticides chez les agriculteurs et au sein de leurs familles".                                                                                                                           Nos belles campagnes françaises ne sont pas seulement comme marginalisées, trop souvent loin des avantages des services publics, ou de qu'il en reste. La paysannerie, de plus en plus réduite en nombre, sur des terres de plus en plus concentrées, subit, quand elle ne reste pas traditionnelle ou semi-traditionnelle, des pressions fortes pour s'insérer dans le monde des multinationales ou de l'industrie alimentaire locale, qui ont souvent une puissance insoupçonnée, non seulement pour fixer les prix de production sans négociation, mais aussi pour imposer l'achat  des produits phytosanitaires et des intrants. C'est le monde de l'agrobusiness, qui fait beaucoup de perdants, sous la pression de puissants lobbies, qui se sont installés jusque dans le monde des coopératives agricoles, avec l'appui de syndicats puissants, au nom du "progrès". Un système qui s'est imposé, notamment en Bretagne, qui produit ses winners et trop souvent ses loosers, quand le poids des dettes se fait trop fort et que la course au rendement produit des effets délétères.                   ____ L'accoutumance à l'emploi encore systématique du glyphosate, notamment, est devenue persistante, malgré les mises en garde, les études qui aujourd'hui ne permettent plus de douter de leur nocivité pour la santé des utilisateurs et de l'environnement, sans parler de la qualité des sols. Que ce soit des produits de Bayer-Monsanto ou d'un autre. Leurs effets nocifs sur le système endocrinien sont maintenant bien connus, surtout après les études sur le sujet, en France ou ailleurs, notamment les travaux de Marie Robin. Malgré les dénégations des vendeurs ou le doute constamment instillé.                                ___________