Le Président au carrefour
______________________ "Je me situe entre l’immobilisme et l’incantation" (F.Hollande)
On attendait le cap...
Une année d'attentisme, d'hésitations...révélatrice d'une grande impréparation.
La perplexité, voire la déception, est aussi à gauche.
Faute d'être Roosevelt, notre Président serait-il en passe de faire du Schröder?..
...L'homme qui, engagé chez Gazprom, murmure à l'oreille de François.
«
Le progrès, c'est aussi de faire dans les moments difficiles des choix
courageux pour préserver l'emploi, pour anticiper les mutations
industrielles et c'est ce qu'a fait Gerhard Schröder ici en Allemagne et
qui permet à votre pays d'être en avance sur d'autres » a déclaré F.H. au congrès du SPD, dans une ode remarquée. Peut-on être plus clair?
Malgré l'irritation merkelienne et les menaces de la CDU.
Mais l'Allemagne actuelle est-elle la mieux placée pour donner des leçons?
Le "changement" n'ayant pas jusqu'ici tenu ses promesses, le "mouvement" sera-t-il en mesure de le faire?
Le PS se contentera-t-il de continuer à jouer à la droite complexée?
____François Hollande s'incline devant les dogmes de l'Europe -
La Commission européenne obéit toujours au même logiciel néolibéral. « Il n’y a pas d’inflexion. Nous sommes toujours dans les mêmes objectifs arbitraires sans lien avec la situation économique. Là où il faudrait des programmes de relance, on poursuit l’austérité par d’autres moyens »,
insiste Henri Sterdyniak. Des réformes, il en voit de nombreuses qui
s’imposent, mais pas celles préconisées par la commission. « Limiter
la domination de la finance, faire une vraie séparation bancaire entre
les banques de dépôts et d’investissement, en finir avec la concurrence
fiscale… Cela devrait être des réformes impératives. On oublie les
origines de la crise. Elle n’a pas été causée par les allocs et les
retraites, mais la faillite du modèle néolibéral financier. On utilise
la crise pour faire avancer les réformes néolibérales...
« La commission reste dans le dogme néolibéral. Mais il est des
biens collectifs, des situations de monopole naturel, comme typiquement
l’énergie ou le ferroviaire, où le public est moins cher que le privé,
pour le profit de tous, et pour une simple raison : il n’a pas le même
coût du capital que le privé, il n’est pas obligé de rémunérer ses
actionnaires », rappelle Christophe Ramaux. Mais là encore, cette leçon d’économie a été volontairement oubliée.
« Si la France accepte sans discuter la vision néolibérale
de Bruxelles, ce n’est pas seulement par tactique ou par faiblesse. Le
mal est plus profond que cela. Toute une partie des élites, notamment à
Bercy, est persuadée que ces réformes structurelles sont exactement ce
qu’il faut faire. On est en train de payer des années de régression
intellectuelle, d'absence de débat théorique », dit Christophe Ramaux. Cette carence risque de se payer au prix fort..."
___Dans son langage abrupt, Emmanuel Todd, qui avait beaucoup espéré en l'action du nouveau Président, en fait un bilan sans complaisance...
Vers quoi ira le mouvement de l' An II?..
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