Où va Netanyahou?.
Rabin, au secours, ils sont devenus fous!
De droitisation en extrême-droitisation, le gouvernement israëlien ne cesse d'inquiéter, même certains de son camp...
Le bon M Ayrault a pris son bâton de pèlerin pour prêcher la paix, ou du moins le début du commencement d'une négociation éventuelle pour sortir d'une situation sans issue, volontairement bloquée.
A sa suite, le pauvre E.Valls fait semblant de hausser le ton, très , très conciliant, en proclamant, solennellement mais amicalement: La colonisation doit cesser, ... comme tant d'autres l'on dit avant lui, avec plus ou moins de conviction douteuse et avec l'insuccès que l'on sait..
Vox in deserto. Parti pris, résignation ou mauvaise conscience agitée? La voix de la France est devenue inaudible.
Sur fond de profondes divisions internes, on observe, dès 2009 la montée des extrêmes...Vers le chaos?
Malgré les démentis constants, la colonisation continue et la droitisation de la société se confirme, effet notamment de la peur instrumentalisée et de négociations sans cesse repoussées. Les extrêmes s'attisent.
Les critiques envers le régime de Netanyahou et l'ascendant de plus en plus grand des groupes extrémistes, ne sont plus seulement le fait de cadres de l'armée, de la gauche ou d'une certaine presse encore critique, elles émanent maintenant de généraux et du coeur du gouvernement:
La démission du dernier ministre de la défense l'amène à mettre les pieds dans le plat.
«Notre boussole morale pour les questions fondamentales a été perdue» a
regretté Moshe Yaalon qui a décidé également d’une pause dans sa vie
politique. Un départ qui laisse le Premier ministre libre de donner son
coup de barre à l’extrême droite.
Des militaires font entendre leur voix
"Nous gagnons chaque bataille, mais nous perdons la guerre..."
Ce
constat critique adressé aux gouvernements successifs d'Israël,
surtout depuis l'époque Rabin, n'émane pas de quelque antisémite borné
ou de quelque anti-israëlien notoire, ou même d'un journaliste de
Haaretz, souvent critique à l'égard de la politique du Likoud et de ses
alliances avec les sionistes les plus radicaux. Non.Il émane d'un ancien haut représentant du Shin Beth, le pendant israëlien du FBI américain, aux méthodes discutées, qui, avec d'autres membres, plus que perplexes,
s'en prend à la politique suicidaire menée par les différents
gouvernements d'Israël, du Likoud en particulier, qui ont mené la
politique du pire en prétendant défendre l'intérêt du pays, au mépris
d'une démocratie pourtant revendiquée.
Un courageux plaidoyer pour la paix, un peu acide et parfois désespéré. La nostalgie de l'époque Rabin, assassiné pour ses efforts de paix, plane sur ces évocations, faisant allusion aux dégradations de la vie politique qui s'en suivent à l'égard du problème palestinien.
Le documentaire, diffusé par Arte, ravageur pour les dirigeants israéliens, ne manque pas de surprendre, étant donné la nature et l'activité passées des témoins. Six anciens chefs de service du service de sécurité parlent et ce qu’ils disent est terrible pour Israël et la politique de ses dirigeants.
Benjamin Netanyahu s'arrime à l'extrême-droite au nommant à un poste-clé Avigdor Lieberman, l'un des personnages les plus contestés, notamment pour des propos d'une rare violence. (*)
Netanyahu aura réussi, une nouvelle fois à son avantage, à créer un beau désordre:
Quels que soient les résultats de ces négociations, Benyamin Nétanyahou aura réussi à semer
un désordre général. Dans le pire des cas, sa coalition ne bougera pas,
mais ses membres comprendront la nécessité d’une discipline collective.
Dans tous les autres, sa coalition sera élargie et le principal parti
de l’opposition, les travaillistes, risque l’implosion.
« Il compte rester dans le système politique jusqu’en 2069 », avait
dit Avigdor Lieberman en février. Ces tractations politiques ravissent
Benyamin Nétanyahou. C’est le domaine où il excelle, où il déploie sa
roublardise et sa maîtrise des faiblesses humaines. Benyamin Nétanyahou
doit sa longévité exceptionnelle au poste de premier ministre à ces
moments où le temps s’accélère, où la tension monte et les promesses
sont aussi vite faites qu’oubliées, sous le regard électrisé de medias israéliens raffolant de ce feuilleton....
Le successeur de Moshe Yaalon à la Knesset sera automatiquement Yehuda Glick,
le suivant sur la liste du Likoud aux élections de mars 2015. Cet
activiste messianique à la barbe rousse milite depuis des années en
faveur de la construction d’un nouveau temple juif sur l’esplanade des
Mosquées (mont du Temple pour les juifs), à Jérusalem-Est. Victime d’une
tentative d’assassinat en 2014, il trouverait ainsi une tribune inédite
pour pousser en faveur de nouveaux droits d’accès à ce lieu saint pour les juifs.
_____
(*)- ... Ainsi, un politicien chassé du ministère des affaires étrangères en
2012 sous l’accusation de corruption, qui veut renforcer l’occupation de
la Cisjordanie et de Jérusalem-Est et étendre les colonies, qui tient
les citoyens arabes d’Israël pour une « nuisance » et leurs élus à la Knesset pour des « traîtres », qui veut « réoccuper » la bande de Gaza, qui réclame la destruction de l’Autorité palestinienne et l’application de la peine de mort pour les « terroristes », et qui considère le président palestinien Mahmoud Abbas comme un « terroriste-diplomate »,
va devenir le responsable d’une armée surpuissante, dotée de la bombe
atomique. Ainsi le tribun, résident d’une colonie de Cisjordanie qui
tient pour un héros le soldat franco-israélien Elor Azaria, qui a tué de
sang-froid un Palestinien gisant au sol gravement blessé, qui considère
les soldats lanceurs d’alerte de l’association « Rompre le silence »
comme des « mercenaires dont l’âme a été vendue à Satan », sera le chef de la puissante machinerie politico-militaire de l’occupation et de la colonisation.
« Il
est difficile d’imaginer le premier ministre Benjamin Netanyahou
prendre une décision plus imprudente et irresponsable que de choisir
Avigdor Lieberman comme ministre de la défense », constatait jeudi le quotidien Haaretz tandis que, dans le même journal, l’éditorialiste Gideon Levy lançait cet avertissement : « Nous devons préparer les abris, car nous risquons d’en avoir besoin bientôt. »... (Mediapart)
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CARNET DE BORD D'UN PASSEUR FATIGUE MAIS EVEILLE...QUI NE VEUT PAS MOURIR (TROP) IDIOT. _____________________________________________________ " Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]--------------------- " Le goût de la vérité n'empêche pas de prendre parti " [A.Camus] Pâques 2025: Un million de visites...Merci à vous fidèles lecteurs ou consultants d'un jour!
Le MILLION de visites est atteint.
Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!
lundi 23 mai 2016
dimanche 22 mai 2016
22 Mai 1916
Il y a cent ans:
Verdun
Mai 1916: La cote 104 , Douaumont
Tentative de reprise du fort
Il y a 90 ans, jour pour jour, débutait à 11h50 l'attaque, couvrant un secteur allant de l'Ouest de la ferme de Thiaumont à l'Est du fort de Douaumont, sur un front de 2 kilomètres, visant à reprendre le Fort . Menée en pointe par la 5e DI du Général Mangin (36e, 74e, 129e RI...) et appuyée entre autre sur son flanc ouest par des régiments de la 56e DI , celle-ci allait se solder 48 heures plus tard par un sanglant échec, malgré une occupation au 3/4 du fort et des percées jusque aux lignes 1bis allemandes suivant les cartes...
A 11h50, l'attaque est lancée. Un nouvel enfer humain dans un paysage lunaire.
*************************___ Douaumont: un fort exceptionnel.
_____Carte des positions.
Ailleurs, on fusillait pour l'exemple...
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Verdun
Mai 1916: La cote 104 , Douaumont
Tentative de reprise du fort
Il y a 90 ans, jour pour jour, débutait à 11h50 l'attaque, couvrant un secteur allant de l'Ouest de la ferme de Thiaumont à l'Est du fort de Douaumont, sur un front de 2 kilomètres, visant à reprendre le Fort . Menée en pointe par la 5e DI du Général Mangin (36e, 74e, 129e RI...) et appuyée entre autre sur son flanc ouest par des régiments de la 56e DI , celle-ci allait se solder 48 heures plus tard par un sanglant échec, malgré une occupation au 3/4 du fort et des percées jusque aux lignes 1bis allemandes suivant les cartes...
A 11h50, l'attaque est lancée. Un nouvel enfer humain dans un paysage lunaire.
*************************___ Douaumont: un fort exceptionnel.
_____Carte des positions.
Ailleurs, on fusillait pour l'exemple...
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samedi 21 mai 2016
Inépuisable!

Au moins ils ont participé...
Tout le monde ne peut être Einstein
Mais ils peuvent progresser
Et on ne peut dire qu'ils manquent d'imagination et de fantaisie
___Ils méritent quelques éloges:
Attentif en classe… au vol des mouches
A touché le fond mais creuse encore !
En nette progression vers le zéro absolu
A les prétentions d’un cheval de course et les résultats d’un âne
Participe beaucoup à la bonne ambiance de la classe
Se retourne parfois pour regarder le tableau...
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Au fil du net
* Echec du monde politique espagnol?

* Naples; du plomb dans l'aile
* Surpopulation carcérale: mauvais points pour la France
* Si les patrons gagnaient vraiment 100 smic
* Polluants chimiques: Ségolène au combat
* La démocratie selon les abeilles
* Nanomédecine de demain
* A fond la caisse! Vitesse limitée sur les autoroutes allemandes?
* 30% des emplois touchés par la révolution numérique en France:
* Vous avez dit "langues mortes"?
_____
- Revue de presse
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* Naples; du plomb dans l'aile
* Surpopulation carcérale: mauvais points pour la France
* Si les patrons gagnaient vraiment 100 smic
* Polluants chimiques: Ségolène au combat
* La démocratie selon les abeilles
* Nanomédecine de demain
* A fond la caisse! Vitesse limitée sur les autoroutes allemandes?
* 30% des emplois touchés par la révolution numérique en France:
* Vous avez dit "langues mortes"?
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- Revue de presse
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vendredi 20 mai 2016
Ils se battent pour nous
Avec vigueur et conviction
Certains osent prétendre que nos parlementaires ne font rien.
Qu'ils dorment, consultent leur téléphone portable ou vont à la pêche lors de votes importants.
Mais il faut laisser parler les mauvaises langues et les jaloux.
Ils en mettent du leur, nos zélus, allant même jusqu' à se battre pour nous.
Et pas seulement avec leur tête.
L' Ukraine est un modèle en la matière..
Avec un Président musclé, çacastagne marche toujours mieux.
Bon, mais on n'est pas obligé d' être aussi offensif...
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Certains osent prétendre que nos parlementaires ne font rien.
Qu'ils dorment, consultent leur téléphone portable ou vont à la pêche lors de votes importants.Mais il faut laisser parler les mauvaises langues et les jaloux.
Ils en mettent du leur, nos zélus, allant même jusqu' à se battre pour nous.
Et pas seulement avec leur tête.
L' Ukraine est un modèle en la matière..
Avec un Président musclé, ça
Bon, mais on n'est pas obligé d' être aussi offensif...
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Vrai Paradis
Pour notre bonheur, les paradis abondent
Il n'y pas que celui d'Allah.
Il y a les petits, les moyens, les plus grands.
Les voyants, les prestigieux, les plus discrets.
Les" honorables", les sulfureux.
Ceux bien de chez nous, d'autres à peine connus.
Bref il y en a pour tous les goûts.
Mais tant qu' à aller au paradis (ou en l'enfer -fiscal-), il vaut mieux vaut choisir l'excellence.
Pour l'instant, sous des dehors avenants et moralisateurs, le fin du fin, qui prend de l'ampleur, c'est celui qu'on appelle The new Switzerland, la nouvelle Suisse, exotisme en moins.
Il y a tout ce qu'il faut (en grand) Outre-Atlantique.
Attali n'avait pas tort (pour une fois) lorsqu'il disait naguère, à la louche: "Les Anglo-Saxons n'ont pas supprimé les paradis fiscaux, ils ont éliminé leurs concurrents."
(ou bien) "...J’attends avec gourmandise la publication, un jour, des « London Papers », qui dévoileront comment la si respectable City abrite bien des turpitudes financières et fiscales, au détriment des pays dans lesquelles les richesses sont créées. Ce sera infiniment plus important et signifiant que les quelques révélations de Panama."
On comprend mieux pourquoi l'Oncle Sam a fait les gros yeux à nos voisins helvètes. Une part du gâteau leur échappait. Et aussi pourquoi l'affaire récente de Panama s'est orchestrée dans l'ombre de Washington...Georges Soros y serait pour quelque chose, dit-on...
A moins que l'on ait tout faux, si l'on en croit l'humoriste NicolasCanteloup Sarkozy en 2009 : « Il n’y a plus de paradis fiscaux ! »
Il n'y pas que celui d'Allah.
Il y a les petits, les moyens, les plus grands.
Les voyants, les prestigieux, les plus discrets.
Les" honorables", les sulfureux.Ceux bien de chez nous, d'autres à peine connus.
Bref il y en a pour tous les goûts.
Mais tant qu' à aller au paradis (ou en l'enfer -fiscal-), il vaut mieux vaut choisir l'excellence.
Pour l'instant, sous des dehors avenants et moralisateurs, le fin du fin, qui prend de l'ampleur, c'est celui qu'on appelle The new Switzerland, la nouvelle Suisse, exotisme en moins.
Il y a tout ce qu'il faut (en grand) Outre-Atlantique.
Attali n'avait pas tort (pour une fois) lorsqu'il disait naguère, à la louche: "Les Anglo-Saxons n'ont pas supprimé les paradis fiscaux, ils ont éliminé leurs concurrents."
(ou bien) "...J’attends avec gourmandise la publication, un jour, des « London Papers », qui dévoileront comment la si respectable City abrite bien des turpitudes financières et fiscales, au détriment des pays dans lesquelles les richesses sont créées. Ce sera infiniment plus important et signifiant que les quelques révélations de Panama."
On comprend mieux pourquoi l'Oncle Sam a fait les gros yeux à nos voisins helvètes. Une part du gâteau leur échappait. Et aussi pourquoi l'affaire récente de Panama s'est orchestrée dans l'ombre de Washington...Georges Soros y serait pour quelque chose, dit-on...
A moins que l'on ait tout faux, si l'on en croit l'humoriste Nicolas
Après avoir pendant des années sermonné les autres pays qui aidaient les Américains riches à cacher leur argent à l’étranger, les États-Unis sont en train de devenir l’un des principaux paradis fiscaux pour les riches étrangers. En résistant aux nouvelles normes mondiales de transparence, les États-Unis créent un nouveau marché en pleine ébullition, devenant ainsi la destination incontournable pour dissimuler la richesse étrangère. Chacun, des avocats londoniens aux sociétés de fiducie suisses, se lance dans l’aventure, en aidant les gros comptes de par le monde à se transférer d’endroits comme les Bahamas et les îles Vierges britanniques vers le Nevada, le Wyoming et le Dakota du Sud.
« Quelle ironie, non, quelle perversité que les États-Unis, qui ont été si moralisateurs dans leur condamnation des banques suisses, soient devenus le dernier virtuose du secret bancaire, » écrit Peter A. Cotorceanu, avocat au cabinet juridique Anaford AG à Zurich, dans une revue juridique récente. « Ce colossal bruit d’aspirateur, vous l’entendez ? C’est le son de l’argent qui se déverse aux États-Unis. »
_Rothschild, séculaire institution financière européenne, a ouvert une société de fiducie à Reno, au Nevada, à quelques pâtés de maisons des casinos Harrah’s et l’Eldorado. Elle déplace à présent les fortunes de riches clients étrangers depuis des paradis fiscaux comme les Bermudes, sous le coup des nouvelles exigences de déclarations financières internationales, vers des fiducies Rothschild gérées au Nevada, non imposables...
...les États-Unis sont l’un des rares endroits où les conseillers font activement la promotion de comptes qui resteront secrets par rapport aux autorités étrangères...
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« Quelle ironie, non, quelle perversité que les États-Unis, qui ont été si moralisateurs dans leur condamnation des banques suisses, soient devenus le dernier virtuose du secret bancaire, » écrit Peter A. Cotorceanu, avocat au cabinet juridique Anaford AG à Zurich, dans une revue juridique récente. « Ce colossal bruit d’aspirateur, vous l’entendez ? C’est le son de l’argent qui se déverse aux États-Unis. »_Rothschild, séculaire institution financière européenne, a ouvert une société de fiducie à Reno, au Nevada, à quelques pâtés de maisons des casinos Harrah’s et l’Eldorado. Elle déplace à présent les fortunes de riches clients étrangers depuis des paradis fiscaux comme les Bermudes, sous le coup des nouvelles exigences de déclarations financières internationales, vers des fiducies Rothschild gérées au Nevada, non imposables...
...les États-Unis sont l’un des rares endroits où les conseillers font activement la promotion de comptes qui resteront secrets par rapport aux autorités étrangères...
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jeudi 19 mai 2016
Ascenseur pour l'Elysée
Mitterrand avait son rite ascensionnel.
Accompagné au fil du temps d'une cour politico-médiatique.
Il fallait toujours remonter la pente d'une popularité qui faiblissait...
Dans l'avant-course au pouvoir encore dans les brumes du Morvan,
Arnaud met ses pas dans ceux du Tonton de Solutré.
..La marche vers les hauteurs de Mâcon est la métaphore d'une montée autrement plus ardue.
Celle du perron de l'Elysée.
Le Mont Beuvray, ce n'est pas les marches d'un pouvoir juste entrevu.
Nouveau Moïse, à pied, en 4*4, il n'aura pas trouvé les Tables de la loi la nouvelle constitution.
La terre promise est encore loin...
Mais l'espoir fait vivre.
Le grand projet alternatif attendra un peu.
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Accompagné au fil du temps d'une cour politico-médiatique.
Il fallait toujours remonter la pente d'une popularité qui faiblissait...
Dans l'avant-course au pouvoir encore dans les brumes du Morvan,
Arnaud met ses pas dans ceux du Tonton de Solutré.
..La marche vers les hauteurs de Mâcon est la métaphore d'une montée autrement plus ardue.
Celle du perron de l'Elysée.
Le Mont Beuvray, ce n'est pas les marches d'un pouvoir juste entrevu.
Nouveau Moïse, à pied,
La terre promise est encore loin...
Mais l'espoir fait vivre.
Le grand projet alternatif attendra un peu.
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Revenu universel: une bonne idée?
Solution ou miroir aux alouettes?
Rarement idée n'a été objet de discussions aussi âpres et parfois passionnées.
Elle a tout pour séduire, dans son principe. Elle a beaucoup à être contestée dans ses modalités, ses applications et ses effets Un dossier d'une grande complexité.
On en parle. Depuis longtemps. D'abord dans le lignée de l'esprit de la philosophie politique utopique, depuis Thomas More en passant par Fourier, jusqu'à Friedman.
Elle refleurit aujourd'hui, à l'heure où la question du chômage semble apparemment irréductible, de la précarisation galopante, du creusement parfois effrayant des inégalités, de la fin d'une période heureuse de croissance qui semble se tarir, dans le contexte d'une mondialisation où le moins disant social tend à gagner l'espace du travail. La montée rapide d'une robotique qui n'en n'est qu'a ses débuts laisse présager, même en Chine, une régression des besoins de main d'oeuvre dans de nombreux secteurs d'activité.
Aujourd'hui, de plus plus, beaucoup réfléchissent à nouveaux frais à cette proposition déjà évoquée par le passé par Rocard, qu'on remet sur le chantier épisodiquement.
Certains organismes comme l'AIRE s'efforcent d'orchestrer le projet..
Une idée apparemment simple et généreuse, qui suscite cependant quelques réticences et soupçons, car elle fut défendue par le pape du néolibéralisme, Friedman, et l'est encore aujourd'hui par certains de ses épigones, et dont la mise au point semble difficile, même s'il en existe plusieurs modalités.
Manuel Valls aujourd'hui ouvre une voie, mais interprétée à sa manière:
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Rarement idée n'a été objet de discussions aussi âpres et parfois passionnées.
Elle a tout pour séduire, dans son principe. Elle a beaucoup à être contestée dans ses modalités, ses applications et ses effets Un dossier d'une grande complexité.
On en parle. Depuis longtemps. D'abord dans le lignée de l'esprit de la philosophie politique utopique, depuis Thomas More en passant par Fourier, jusqu'à Friedman.
Elle refleurit aujourd'hui, à l'heure où la question du chômage semble apparemment irréductible, de la précarisation galopante, du creusement parfois effrayant des inégalités, de la fin d'une période heureuse de croissance qui semble se tarir, dans le contexte d'une mondialisation où le moins disant social tend à gagner l'espace du travail. La montée rapide d'une robotique qui n'en n'est qu'a ses débuts laisse présager, même en Chine, une régression des besoins de main d'oeuvre dans de nombreux secteurs d'activité.Aujourd'hui, de plus plus, beaucoup réfléchissent à nouveaux frais à cette proposition déjà évoquée par le passé par Rocard, qu'on remet sur le chantier épisodiquement.
Certains organismes comme l'AIRE s'efforcent d'orchestrer le projet..
Une idée apparemment simple et généreuse, qui suscite cependant quelques réticences et soupçons, car elle fut défendue par le pape du néolibéralisme, Friedman, et l'est encore aujourd'hui par certains de ses épigones, et dont la mise au point semble difficile, même s'il en existe plusieurs modalités.
Manuel Valls aujourd'hui ouvre une voie, mais interprétée à sa manière:
Ce dont parle le premier ministre, c'est en réalité le "revenu minimum d'existence" proposé par le rapport du député Christophe Sirugue pour remettre à plat les minima sociaux. L'idée de celui-ci n'est pas d'accorder une allocation à tout citoyen français, mais plutôt de faciliter l'accès aux allocations déjà existantes, via une fusion des dix minima, dont le RSA, qui bénéficient à quatre millions d'allocataires. Et d'ouvrir cet accès aux jeunes entre 18 et 25 ans. Une révolution administrative, certes, mais dont l'application resterait liée à la situation personnelle des demandeurs. Les partisans d'un véritable revenu universel (eux-mêmes divisés sur les conditions d'application, le financement ou même son montant) ont tôt fait de noter la différence...
Macron y pense, sans grandes précisions...
D'autres en contestent maints aspects, comme l'économiste Denis Clerc, qui reconnaît que l'idée a le vent en poupe.Certes, les appellations diffèrent – allocation universelle, revenu inconditionnel, dividende social… –, mais elles désignent toutes le même objectif : fournir à chacun un revenu mensuel lui permettant de vivre, même s’il n’a pas d’autre revenu, et de vivre mieux s’il en a un. James Meade, un économiste anglais du siècle dernier, disait : « un revenu non pas pour exister, mais parce qu’on existe ». Ce partage égalitaire séduit bien sûr la gauche justement en raison du fait que chacun pèse le même poids dans ce partage, au contraire de la règle capitaliste qui rétribue chacun en fonction de ce qu’il est censé apporter. Mais il séduit aussi les milieux libéraux parce qu’il permettrait de supprimer nombre d’aides sociales, donc de rompre avec « l’assistanat », et inciterait chacun à se prendre en charge pour compléter ce revenu de base, au lieu de compter sur la société pour obtenir quelque amélioration de son sort. Enfin, il séduit une bonne partie du reste de la société parce que chacun le voit comme un supplément tombant du ciel, et bon à prendre en période de difficultés... (*)
Certains pays veulent expérimenter la formule, Le Québec après la Finlande, qui se propose de la tester dès 2017, mais pour la seule raison de réduire les charges de l'Etat.
Beaucoup de questions se posent.
Le revenu universel est bien une idée libérale : Il s’agit en réalité d’une idée déjà ancienne, défendue notamment par un Américain, prix Nobel d’économie en 1976, Milton Friedman. Dès 1969 c’est, d’après l’économiste, la solution pour éradiquer la grande pauvreté : on ne touche pas à l’équilibre de répartition des richesses, tel qu’il est produit par le capitalisme, mais on procure à tous un revenu minimum de subsistance afin de sortir de l’insupportable, qu’il n’y ait enfin plus personne qui crève de faim dans une société aussi riche. On retrouve cette idée dans Utopia de Thomas More (en 1516 !) ou défendue par le révolutionnaire américain Thomas Paine, le français Charles Fourier, le mathématicien Bertrand Russell ou l’anglais James Meade (également prix Nobel, en 1977). En 2013, le prix Nobel d’économie Paul Krugman se prononce à son tour en faveur d’un revenu de base. Le propos est généreux et semble tellement évident qu’on se demande pourquoi il n’est pas encore mis en place.
C'est que beaucoup, dans l'état actuel des choses, ne l'estiment pas réaliste...
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(*) -[suite]-......Le revenu de base va-t-il permettre d’améliorer le sort de tous ? Evidemment pas : il n’y a que les bateleurs de foire pour prétendre qu’il existe un remède universel capable de nous rendre tous plus heureux et en meilleure santé. L’ensemble des revenus, dans une société donnée, dépend de l’activité productive : en l’absence d’augmentation de cette dernière, ce que certains gagnent en plus doit forcément être compensé par des pertes pour d’autres.
Imaginons un revenu de base en France, d’un montant de 100 € mensuels. Rien du tout, diront certains. Sauf qu’un rien du tout mensuel multiplié par 12 puis par 65 millions d’individus, cela fait de très grosses sommes. Coût annuel pour la collectivité : 80 milliards, soit 6 % du revenu des ménages. Comment le financer ? Ce pourrait être, par exemple, une augmentation de 75 % de la CSG (actuellement 94 milliards) : pour les salaires et revenus d’activité, il faudrait la faire passer de 7,5 % à plus de 13 % (un peu moins pour les retraités, un peu plus pour les revenus financiers). Du coup, tous les salariés payés plus de 1 780 euros nets par mois, soit 60 % des salariés, seraient amenés à cotiser davantage qu’ils ne recevraient du revenu de base. De quoi les faire maudire ce revenu de base, pour eux source de paupérisation alors qu’il avait été vendu comme source d’amélioration. Quant aux artisans, commerçants et professions libérales, ils seraient plus que jamais tentés par l’évasion fiscale et le travail non déclaré. Certes, au lieu de la CSG, on pourrait choisir d’augmenter l’impôt sur le revenu. Mais il faudrait plus que le doubler : l’augmenter de 115 % ! Les plaintes actuelles contre les hausses d’impôts deviendraient sans doute l’équivalent d’un chant d’oiseau face au tonnerre de protestations que cela déchaînerait. Et tout ça pour… 100 € mensuels, quasiment une aumône, un cinquième du RSA. Et si vous souhaitez un revenu de base « décent », par exemple les actuels 800 euros du minimum vieillesse, il faudrait multiplier par huit le montant à financer par l’impôt ! Et là, tout le monde part en Angleterre, les classes populaires autant que moyennes, pour ne rien dire de Mme Bettencourt. Inutile de rêver : la société dotée d’un revenu de base permettant à ceux qui n’ont pas d’autres revenus de vivre décemment est l’équivalent du paradis pour les croyants : désirable, mais inaccessible de notre vivant.
La seule solution viable pour instaurer un revenu de base est donc de supprimer certaines prestations sociales. Ce qui réduit d’autant l’apport bénéfique du revenu de base en bas de l’échelle sociale mais qui a l’avantage d’éliminer radicalement le non-recours à certaines de ces prestations, non-recours lié à la complexité des démarches, à la crainte de la stigmatisation, ou à l’ignorance. Mais, chemin faisant, la suppression de certaines prestations sociales – allocations familiales, minima sociaux, couverture maladie universelle complémentaire, voire, dans certaines propositions, allocation logement – risquerait de s’accompagner de la réduction, voire de la suppression d’autres revenus sociaux : retraite, allocation chômage, ou même, pour les plus extrémistes des libéraux, l’assurance maladie. Tel est bien entendu le fondement de la position libérale en faveur de cette solution : ce ne sont donc plus des majorations d’impôts qui doivent financer le revenu de base, mais une baisse substantielle de la protection sociale. Réduire à peu, voire à rien, la protection sociale en France permettrait de réduire aussi les dépenses qu’elle engendre (672 milliards en 2013) ainsi que le coût d’une bureaucratie devenue inutile, tout en finançant un revenu de base qui serait l’équivalent d’un reçu pour solde de tout compte. Et, comme aux Etats-Unis, la société – libérée d’une bonne partie de ses prélèvements obligatoires – retrouverait le dynamisme de l’innovation suscitée par les « chasseurs de dollars », selon l’expression de l’économiste britannique John Stuart Mill [1]. On peut adhérer à cet idéal, mais il n’est pas certain que la société dans son ensemble en tire réellement avantage.
Et moins encore que les personnes en situation de pauvreté en tirent bénéfice : aux Etats-Unis, le pays qui se rapproche le plus de cette situation en ce qui concerne la protection sociale, la pauvreté, mesurée selon les règles européennes, atteint environ 25 % de la population, presque le double de la situation française. On peut rétorquer que c’est parce que, si la protection sociale obligatoire est réduite à peu de chose, le revenu de base compensateur, lui, n’est pas mis en place. Il est cependant douteux que, dans ce pays, la majorité des habitants accepteraient de verser autre chose qu’un revenu de base très faible quand on voit les réticences d’une partie importante de la population à mettre en place une assurance maladie généralisée.
Pour éviter cette dérive potentielle « à l’américaine », il nous faut donc regarder la faisabilité de la dernière solution – que l’on pourrait qualifier de « sociale-libérale » - celle consistant à financer un revenu de base qui ne soit ni une aumône ridicule ni la compensation d’une protection sociale réduite à très peu de choses. Cette solution repose sur un mixte des deux solutions précédentes : augmentation des impôts et réduction de certaines prestations sociales. C’est la voie choisie par Marc de Basquiat, co-président du Mouvement français pour un revenu de base, qui, pour l’occasion, s’est allié à un partisan résolu du libéralisme, Gaspard Koenig [2](voir encadré). Le problème, c’est que leurs calculs surestiment de plusieurs dizaines de milliards d’euros les recettes du dispositif.
Plus généralement, il n’y a pas de trésor économique caché et on retrouve toujours le même dilemme : soit on se fixe un niveau de revenu de base élevé, le seul acceptable, et cela n’est pas finançable sauf à sacrifier l’essentiel de la protection sociale. Soit on privilégie la faisabilité et le risque est que le revenu de base soit bien trop faible pour aider ceux qui en ont le plus besoin. La question de l’équilibre économique du revenu de base n’est évidemment pas la seule que l’on peut développer. La partie de la population en difficulté souhaite avant tout, comme tout un chacun « gagner » sa vie et non disposer d’un revenu sans rien faire. Car l’emploi permet d’acquérir non seulement un revenu, mais aussi une position sociale, une meilleure estime de soi, et permet de rompre l’isolement lié au chômage, tout en se sentant socialement utile.
Les partisans du revenu de base disent que, justement, la garantie inconditionnelle que ce dernier représente peut permettre à chacun de chercher chaussure à son pied et que bon nombre de personnes n’hésiteront plus à faire ce dont elles ont envie, quand bien même cela ne suffirait pas à faire bouillir leur marmite. L’assurance chômage des intermittents du spectacle joue un tel rôle. Mais si la société s’estimait quitte en versant un revenu de base aux personnes en voie d’exclusion – les chômeurs de longue durée par exemple – cela reviendrait en fait à les abandonner à leur triste sort.
Le revenu de base à la sauce « sociale-libérale » contribuerait sans doute à simplifier considérablement une protection sociale française, devenue souvent illisible du fait de sa complexité croissante, laquelle engendre le soupçon, chacun étant persuadé que les autres sont gagnants et que lui-même est le dindon de la farce. Mais cela supposerait des bouleversements – individualisation des droits, abandon de la progressivité des prélèvements – pas faciles à mener de front, et contestables sur le plan de la justice sociale. Il faut prendre conscience que toute médaille possède un revers, et se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle.
Macron y pense, sans grandes précisions...
D'autres en contestent maints aspects, comme l'économiste Denis Clerc, qui reconnaît que l'idée a le vent en poupe.Certes, les appellations diffèrent – allocation universelle, revenu inconditionnel, dividende social… –, mais elles désignent toutes le même objectif : fournir à chacun un revenu mensuel lui permettant de vivre, même s’il n’a pas d’autre revenu, et de vivre mieux s’il en a un. James Meade, un économiste anglais du siècle dernier, disait : « un revenu non pas pour exister, mais parce qu’on existe ». Ce partage égalitaire séduit bien sûr la gauche justement en raison du fait que chacun pèse le même poids dans ce partage, au contraire de la règle capitaliste qui rétribue chacun en fonction de ce qu’il est censé apporter. Mais il séduit aussi les milieux libéraux parce qu’il permettrait de supprimer nombre d’aides sociales, donc de rompre avec « l’assistanat », et inciterait chacun à se prendre en charge pour compléter ce revenu de base, au lieu de compter sur la société pour obtenir quelque amélioration de son sort. Enfin, il séduit une bonne partie du reste de la société parce que chacun le voit comme un supplément tombant du ciel, et bon à prendre en période de difficultés... (*)
Certains pays veulent expérimenter la formule, Le Québec après la Finlande, qui se propose de la tester dès 2017, mais pour la seule raison de réduire les charges de l'Etat.
Beaucoup de questions se posent.
Le revenu universel est bien une idée libérale : Il s’agit en réalité d’une idée déjà ancienne, défendue notamment par un Américain, prix Nobel d’économie en 1976, Milton Friedman. Dès 1969 c’est, d’après l’économiste, la solution pour éradiquer la grande pauvreté : on ne touche pas à l’équilibre de répartition des richesses, tel qu’il est produit par le capitalisme, mais on procure à tous un revenu minimum de subsistance afin de sortir de l’insupportable, qu’il n’y ait enfin plus personne qui crève de faim dans une société aussi riche. On retrouve cette idée dans Utopia de Thomas More (en 1516 !) ou défendue par le révolutionnaire américain Thomas Paine, le français Charles Fourier, le mathématicien Bertrand Russell ou l’anglais James Meade (également prix Nobel, en 1977). En 2013, le prix Nobel d’économie Paul Krugman se prononce à son tour en faveur d’un revenu de base. Le propos est généreux et semble tellement évident qu’on se demande pourquoi il n’est pas encore mis en place.
C'est que beaucoup, dans l'état actuel des choses, ne l'estiment pas réaliste...
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(*) -[suite]-......Le revenu de base va-t-il permettre d’améliorer le sort de tous ? Evidemment pas : il n’y a que les bateleurs de foire pour prétendre qu’il existe un remède universel capable de nous rendre tous plus heureux et en meilleure santé. L’ensemble des revenus, dans une société donnée, dépend de l’activité productive : en l’absence d’augmentation de cette dernière, ce que certains gagnent en plus doit forcément être compensé par des pertes pour d’autres.
Imaginons un revenu de base en France, d’un montant de 100 € mensuels. Rien du tout, diront certains. Sauf qu’un rien du tout mensuel multiplié par 12 puis par 65 millions d’individus, cela fait de très grosses sommes. Coût annuel pour la collectivité : 80 milliards, soit 6 % du revenu des ménages. Comment le financer ? Ce pourrait être, par exemple, une augmentation de 75 % de la CSG (actuellement 94 milliards) : pour les salaires et revenus d’activité, il faudrait la faire passer de 7,5 % à plus de 13 % (un peu moins pour les retraités, un peu plus pour les revenus financiers). Du coup, tous les salariés payés plus de 1 780 euros nets par mois, soit 60 % des salariés, seraient amenés à cotiser davantage qu’ils ne recevraient du revenu de base. De quoi les faire maudire ce revenu de base, pour eux source de paupérisation alors qu’il avait été vendu comme source d’amélioration. Quant aux artisans, commerçants et professions libérales, ils seraient plus que jamais tentés par l’évasion fiscale et le travail non déclaré. Certes, au lieu de la CSG, on pourrait choisir d’augmenter l’impôt sur le revenu. Mais il faudrait plus que le doubler : l’augmenter de 115 % ! Les plaintes actuelles contre les hausses d’impôts deviendraient sans doute l’équivalent d’un chant d’oiseau face au tonnerre de protestations que cela déchaînerait. Et tout ça pour… 100 € mensuels, quasiment une aumône, un cinquième du RSA. Et si vous souhaitez un revenu de base « décent », par exemple les actuels 800 euros du minimum vieillesse, il faudrait multiplier par huit le montant à financer par l’impôt ! Et là, tout le monde part en Angleterre, les classes populaires autant que moyennes, pour ne rien dire de Mme Bettencourt. Inutile de rêver : la société dotée d’un revenu de base permettant à ceux qui n’ont pas d’autres revenus de vivre décemment est l’équivalent du paradis pour les croyants : désirable, mais inaccessible de notre vivant.
La seule solution viable pour instaurer un revenu de base est donc de supprimer certaines prestations sociales. Ce qui réduit d’autant l’apport bénéfique du revenu de base en bas de l’échelle sociale mais qui a l’avantage d’éliminer radicalement le non-recours à certaines de ces prestations, non-recours lié à la complexité des démarches, à la crainte de la stigmatisation, ou à l’ignorance. Mais, chemin faisant, la suppression de certaines prestations sociales – allocations familiales, minima sociaux, couverture maladie universelle complémentaire, voire, dans certaines propositions, allocation logement – risquerait de s’accompagner de la réduction, voire de la suppression d’autres revenus sociaux : retraite, allocation chômage, ou même, pour les plus extrémistes des libéraux, l’assurance maladie. Tel est bien entendu le fondement de la position libérale en faveur de cette solution : ce ne sont donc plus des majorations d’impôts qui doivent financer le revenu de base, mais une baisse substantielle de la protection sociale. Réduire à peu, voire à rien, la protection sociale en France permettrait de réduire aussi les dépenses qu’elle engendre (672 milliards en 2013) ainsi que le coût d’une bureaucratie devenue inutile, tout en finançant un revenu de base qui serait l’équivalent d’un reçu pour solde de tout compte. Et, comme aux Etats-Unis, la société – libérée d’une bonne partie de ses prélèvements obligatoires – retrouverait le dynamisme de l’innovation suscitée par les « chasseurs de dollars », selon l’expression de l’économiste britannique John Stuart Mill [1]. On peut adhérer à cet idéal, mais il n’est pas certain que la société dans son ensemble en tire réellement avantage.
Et moins encore que les personnes en situation de pauvreté en tirent bénéfice : aux Etats-Unis, le pays qui se rapproche le plus de cette situation en ce qui concerne la protection sociale, la pauvreté, mesurée selon les règles européennes, atteint environ 25 % de la population, presque le double de la situation française. On peut rétorquer que c’est parce que, si la protection sociale obligatoire est réduite à peu de chose, le revenu de base compensateur, lui, n’est pas mis en place. Il est cependant douteux que, dans ce pays, la majorité des habitants accepteraient de verser autre chose qu’un revenu de base très faible quand on voit les réticences d’une partie importante de la population à mettre en place une assurance maladie généralisée.
Pour éviter cette dérive potentielle « à l’américaine », il nous faut donc regarder la faisabilité de la dernière solution – que l’on pourrait qualifier de « sociale-libérale » - celle consistant à financer un revenu de base qui ne soit ni une aumône ridicule ni la compensation d’une protection sociale réduite à très peu de choses. Cette solution repose sur un mixte des deux solutions précédentes : augmentation des impôts et réduction de certaines prestations sociales. C’est la voie choisie par Marc de Basquiat, co-président du Mouvement français pour un revenu de base, qui, pour l’occasion, s’est allié à un partisan résolu du libéralisme, Gaspard Koenig [2](voir encadré). Le problème, c’est que leurs calculs surestiment de plusieurs dizaines de milliards d’euros les recettes du dispositif.
Plus généralement, il n’y a pas de trésor économique caché et on retrouve toujours le même dilemme : soit on se fixe un niveau de revenu de base élevé, le seul acceptable, et cela n’est pas finançable sauf à sacrifier l’essentiel de la protection sociale. Soit on privilégie la faisabilité et le risque est que le revenu de base soit bien trop faible pour aider ceux qui en ont le plus besoin. La question de l’équilibre économique du revenu de base n’est évidemment pas la seule que l’on peut développer. La partie de la population en difficulté souhaite avant tout, comme tout un chacun « gagner » sa vie et non disposer d’un revenu sans rien faire. Car l’emploi permet d’acquérir non seulement un revenu, mais aussi une position sociale, une meilleure estime de soi, et permet de rompre l’isolement lié au chômage, tout en se sentant socialement utile.
Les partisans du revenu de base disent que, justement, la garantie inconditionnelle que ce dernier représente peut permettre à chacun de chercher chaussure à son pied et que bon nombre de personnes n’hésiteront plus à faire ce dont elles ont envie, quand bien même cela ne suffirait pas à faire bouillir leur marmite. L’assurance chômage des intermittents du spectacle joue un tel rôle. Mais si la société s’estimait quitte en versant un revenu de base aux personnes en voie d’exclusion – les chômeurs de longue durée par exemple – cela reviendrait en fait à les abandonner à leur triste sort.
Le revenu de base à la sauce « sociale-libérale » contribuerait sans doute à simplifier considérablement une protection sociale française, devenue souvent illisible du fait de sa complexité croissante, laquelle engendre le soupçon, chacun étant persuadé que les autres sont gagnants et que lui-même est le dindon de la farce. Mais cela supposerait des bouleversements – individualisation des droits, abandon de la progressivité des prélèvements – pas faciles à mener de front, et contestables sur le plan de la justice sociale. Il faut prendre conscience que toute médaille possède un revers, et se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle.
| Un « Liber » séduisant, mais pas financé |
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| Le projet de revenu de base baptisé « Liber », de Marc de Basquiat et Gaspard Koenig, peut se résumer en trois propositions. Tout d’abord, attribution d’un revenu de base mensuel de 450 € par personne (225 € par enfant jusqu’à 18 ans versés à la personne qui l’a en charge), pour un coût annuel total de 320 milliards. Il est prévu en outre une majoration pour les allocataires actuels du minimum vieillesse. Ensuite, suppression des prestations familiales (mais pas des allocations logement), des minima sociaux, de la prime d’activité (résultant de la fusion de la prime pour l’emploi et du RSA activité) et des bourses d’enseignement supérieur. Enfin, suppression de toutes les cotisations sociales, de la CSG, de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés. Viendrait s’y substituer un prélèvement forfaitaire de 35,5 % (23 % pour le revenu de base, 12,5 % pour l’assurance maladie) sur tous les revenus d’activité, de remplacement et du patrimoine, tandis que les employeurs, à la place des cotisations sociales patronales et de l’impôt sur les sociétés, paieraient la totalité des actuelles cotisations d’assurance chômage et de retraite de leurs salariés. La première mesure supprime la base familiale actuelle : chaque personne est taxée à la source séparément et perçoit un revenu de base séparément. La seconde mesure constitue un alourdissement des prélèvements à la source (35,5 % au lieu de 22 % sur les salaires sous plafonds, de 8 % sur les revenus de remplacement et de 15,5% sur les revenus financiers), alourdissement plus ou moins compensé par la suppression de l’impôt sur le revenu et le versement du revenu de base. Ce qui conduit à une légère détérioration pour les personnes isolées vivant de l’aide sociale (le revenu de base est inférieur de 15 € au RSA ou à l’ASS), surtout si cela s’accompagne de la suppression de certains des droits connexes). En revanche, les familles pauvres ou modestes verraient leur sort s’améliorer : un couple sans aucun revenu percevrait 900 € de revenu de base au lieu des 700 € actuels du RSA. Pour les ménages des couches moyennes, les choses sont plus compliquées. Les ménages disposant de revenus d’activité élevés seraient gagnants, même si c’est de peu [3]et même si, le plus souvent, ces personnes effectuent de l’optimisation fiscale pour réduire sensiblement leurs impôts. On pourrait se réjouir de ce que la grande majorité des gens soient gagnants, notamment dans les classes populaires et les couches moyennes. Paradoxalement, c’est plutôt une source d’inquiétude. Car, quand on creuse un peu, même le dixième le plus favorisé – celui qui capte les trois quarts des revenus financiers – devrait être gagnant. Pour une raison simple : ces revenus sont aujourd’hui taxés à la source à hauteur de 15,5 % et supportent ensuite l’impôt sur le revenu au taux marginal de 45 % (au-delà de 152 000 € par part). Une personne qui perçoit en revenus financiers un million d’euros par an supporte donc un ensemble de prélèvements de 535 000 €. Avec le revenu de base, le prélèvement ne serait plus que de 350 000 €. Ainsi, à quelques exceptions de faible importance près, tout le monde serait gagnant, et surtout les plus riches. Sauf que ce n’est pas possible. Il y a donc un loup dans le placard. Le loup vient de ce que le financement du dispositif « social-libéral » n’est pas assuré : une partie des 320 milliards nécessaires à son financement n’est pas au rendez-vous. Les auteurs du projet s’en défendent : le dixième le plus riche, expliquent-ils, serait taxé bien plus qu’il ne l’est aujourd’hui, et contribuerait pour plus de 180 milliards d’euros au financement du dispositif qui, de ce fait, serait équilibré, avec suffisamment de ressources pour assurer l’ensemble des charges. Le dixième le plus riche paiera pour tous les autres. Mais les auteurs attribuent à ce dixième une masse de revenus financiers quasiment deux fois plus élevée que le chiffre de l’Insee (250 milliards contre 135). C’est ce gonflement d’une grosse centaine de milliards qui apporte de quoi financer le revenu de base (et l’assurance maladie) et permet de répartir aux quatre cinquièmes les moins riches la trentaine de milliards qui est censée améliorer leur sort. A défaut – et défaut il y a –, il faudrait remonter le taux de taxation de 35,5 % à 38,5 %, ce qui réduirait sérieusement le nombre de gagnants, mais davantage dans le bas de la distribution que dans le haut, celui qui se trouve actuellement dans la tranche d’impôt sur le revenu à 45 %, et amoindrirait l’effet redistributif attendu. |
mercredi 18 mai 2016
Elle n'en manque pas une!
Soeur Christine a encore frappé!
Jeanne d'Arc des temps nouveaux, gauloise à ses heures, Boutin est toujours prête à bouter toutes les inconvenances de l'espace public français.
Elle n' a pas froid aux yeux.
Même si elle n'a très bien suivi le feuilleton en cours...
On ne peut lui reprocher d'être incohérente avec ses catho-rigido-boutino-traditionalo-paradoxalo-positions:
Partisane devant l'éternel du mâle brut (e?), Christine Boutin avait considéré en février dernier que "les femmes ont besoin de vrais hommes et pas de guimauve féminisée". A l'époque, elle avait eu un peu de mal à expliquer cette notion de "vrai homme" au-delà des questions de crème pour la peau (truc de fiotte) ou d'épilation (truc de fiotte). "Moi j’aime bien un homme qui est viril !", s'était-elle en revanche exclamée. Et si cela implique pour les femmes de se faire peloter contre leur gré dans les couloirs de l'Assemblée, eh bien elles n'ont qu'à fermer les yeux et penser à la République !
Fermez le ban!
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Jeanne d'Arc des temps nouveaux, gauloise à ses heures, Boutin est toujours prête à bouter toutes les inconvenances de l'espace public français.
Elle n' a pas froid aux yeux.
Même si elle n'a très bien suivi le feuilleton en cours...
On ne peut lui reprocher d'être incohérente avec ses catho-rigido-boutino-traditionalo-paradoxalo-positions:
Partisane devant l'éternel du mâle brut (e?), Christine Boutin avait considéré en février dernier que "les femmes ont besoin de vrais hommes et pas de guimauve féminisée". A l'époque, elle avait eu un peu de mal à expliquer cette notion de "vrai homme" au-delà des questions de crème pour la peau (truc de fiotte) ou d'épilation (truc de fiotte). "Moi j’aime bien un homme qui est viril !", s'était-elle en revanche exclamée. Et si cela implique pour les femmes de se faire peloter contre leur gré dans les couloirs de l'Assemblée, eh bien elles n'ont qu'à fermer les yeux et penser à la République !
Fermez le ban!
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Billet du jour
_ Coulisses et énigmes brésiliennes
A s'en tenir aux échos de la presse officielle concernant l'épisode politique brésilien en cours avec ses virages radicaux et ses étonnants rebonds, on peut rester dubitatif. Pourquoi maintenant? Pourquoi dans ces conditions?
Rien à voir avec la tradition des pronunciamentos latino-américains et la crise n'est pas une explication suffisante. Malgré l'ampleur d'une corruption déjà connue, la soudaineté et la force de le contestation de la rue et du pouvoir judiciaire posent des questions.
Vu les relations de nombreux membres de l'opposition avec des intérêts géopolitique US, on peut émettre une l'hypothèse crédible " Il est évident que, s’il devait se préciser (ce qui semble probable), l’éloignement de Dilma aurait des conséquences géopolitiques importantes. En effet, il permettrait d’abord au gouvernement de substitution de se débarrasser durablement du Parti des Travailleurs (puisqu’il s’agit aussi d’empêcher le retour de Lula aux élections de 2018). Surtout, il empêcherait le Brésil de poursuivre son rapprochement avec les BRICS, en rééquilibrant les relations du pays en faveur des USA et de l’Union Européenne. La Chine se verrait notamment priver d’une importante route commerciale – puisque le projet de canal au Nicaragua est au point mort, les Chinois avaient prévu avec le Pérou et le Brésil un gigantesque projet de ferroutage d’ouest en est, destiné à éviter le canal de Panama sans passer par le Cap Horn.
Sans compter que les investissements directs dans l’industrie locale seraient surveillés et ralentis. Enfin, le départ de Dilma gênerait durablement les efforts récents et laborieux d’intégration régionale (Mercosul), d’inspiration plus ou moins bolivarienne.
Une ingérence qui n'est pas nouvelle en Amérique Latine et qui ne devrait rien au hasard, dans le contexte actuel.
_________________________________
_ Visages de la corruption
Vieux problème s'il en est.
S'il n'est pas un problème envahissant comme dans certains pays, le phénomène de la corruption dans notre pays tient une place qu'on n'apprécie pas toujours dans son ampleur véritable:
Dernièrement, une nouvelle affaire de corruption éclatait dans les médias français, mettant cette fois-ci en lumière des transactions illicites pour l’obtention du permis de conduire impliquant un certain nombre de célébrités. Loin d’être la première affaire du genre, ni la dernière, elle ne constitue pour autant qu’une infime partie du phénomène de corruption qui gangrène la société française à tous les niveaux, depuis les plus modestes officiers de l’État jusqu’à ses plus prestigieux serviteurs, qu’ils soient élus ou nommés aux plus hautes fonctions.
Toutes les affaires de corruption ne défraient pas la chronique de la
même façon, et l’écrasante majorité n’est même jamais révélée au grand
public. Pour autant, en se basant sur ce qui apparaît dans les procès,
les confidences de certains industriels et même quelques indiscrétions
de corrupteurs eux-même, des journalistes ont pu évaluer à 30 milliards d’euros par an le montant de la corruption en France.
Une somme impressionnante mais qui ne serait en réalité qu’une
estimation basse ne tenant pas compte des transactions les plus occultes
impliquant de très hauts responsables industriels, syndicaux et
politiques, et dont seule l’histoire se fera peut-être l’écho dans
quelques années ou décennies. [De quoi financer l'assurance maladie et plus !]
Chaque année, l’ONG allemande Transparency International publie son classement des pays les plus corrompus, s’appuyant notamment sur un indice établi à partir des avis du FMI, de diverses organisations en faveur du développement et d’observateurs institutionnels. On a coutume de croire que la corruption ne concerne que les pays en développement ou encore quelques dictatures dont le régime politique favorise une oligarchie au détriment de la population. Pourtant, la France n’est pas en reste et, en 2016, elle est classée 23e seulement sur la liste des pays les plus vertueux et les plus transparents de la planète, à égalité avec l’Estonie, le Chili et les Émirats Arabes Unis.
Une corruption qui prospère avec notre argent...
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A s'en tenir aux échos de la presse officielle concernant l'épisode politique brésilien en cours avec ses virages radicaux et ses étonnants rebonds, on peut rester dubitatif. Pourquoi maintenant? Pourquoi dans ces conditions?
Rien à voir avec la tradition des pronunciamentos latino-américains et la crise n'est pas une explication suffisante. Malgré l'ampleur d'une corruption déjà connue, la soudaineté et la force de le contestation de la rue et du pouvoir judiciaire posent des questions.Vu les relations de nombreux membres de l'opposition avec des intérêts géopolitique US, on peut émettre une l'hypothèse crédible " Il est évident que, s’il devait se préciser (ce qui semble probable), l’éloignement de Dilma aurait des conséquences géopolitiques importantes. En effet, il permettrait d’abord au gouvernement de substitution de se débarrasser durablement du Parti des Travailleurs (puisqu’il s’agit aussi d’empêcher le retour de Lula aux élections de 2018). Surtout, il empêcherait le Brésil de poursuivre son rapprochement avec les BRICS, en rééquilibrant les relations du pays en faveur des USA et de l’Union Européenne. La Chine se verrait notamment priver d’une importante route commerciale – puisque le projet de canal au Nicaragua est au point mort, les Chinois avaient prévu avec le Pérou et le Brésil un gigantesque projet de ferroutage d’ouest en est, destiné à éviter le canal de Panama sans passer par le Cap Horn.
Sans compter que les investissements directs dans l’industrie locale seraient surveillés et ralentis. Enfin, le départ de Dilma gênerait durablement les efforts récents et laborieux d’intégration régionale (Mercosul), d’inspiration plus ou moins bolivarienne.
Une ingérence qui n'est pas nouvelle en Amérique Latine et qui ne devrait rien au hasard, dans le contexte actuel.
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_ Visages de la corruption
Vieux problème s'il en est.
S'il n'est pas un problème envahissant comme dans certains pays, le phénomène de la corruption dans notre pays tient une place qu'on n'apprécie pas toujours dans son ampleur véritable:
Dernièrement, une nouvelle affaire de corruption éclatait dans les médias français, mettant cette fois-ci en lumière des transactions illicites pour l’obtention du permis de conduire impliquant un certain nombre de célébrités. Loin d’être la première affaire du genre, ni la dernière, elle ne constitue pour autant qu’une infime partie du phénomène de corruption qui gangrène la société française à tous les niveaux, depuis les plus modestes officiers de l’État jusqu’à ses plus prestigieux serviteurs, qu’ils soient élus ou nommés aux plus hautes fonctions.
Toutes les affaires de corruption ne défraient pas la chronique de la
même façon, et l’écrasante majorité n’est même jamais révélée au grand
public. Pour autant, en se basant sur ce qui apparaît dans les procès,
les confidences de certains industriels et même quelques indiscrétions
de corrupteurs eux-même, des journalistes ont pu évaluer à 30 milliards d’euros par an le montant de la corruption en France.
Une somme impressionnante mais qui ne serait en réalité qu’une
estimation basse ne tenant pas compte des transactions les plus occultes
impliquant de très hauts responsables industriels, syndicaux et
politiques, et dont seule l’histoire se fera peut-être l’écho dans
quelques années ou décennies. [De quoi financer l'assurance maladie et plus !]Chaque année, l’ONG allemande Transparency International publie son classement des pays les plus corrompus, s’appuyant notamment sur un indice établi à partir des avis du FMI, de diverses organisations en faveur du développement et d’observateurs institutionnels. On a coutume de croire que la corruption ne concerne que les pays en développement ou encore quelques dictatures dont le régime politique favorise une oligarchie au détriment de la population. Pourtant, la France n’est pas en reste et, en 2016, elle est classée 23e seulement sur la liste des pays les plus vertueux et les plus transparents de la planète, à égalité avec l’Estonie, le Chili et les Émirats Arabes Unis.
Une corruption qui prospère avec notre argent...
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