Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 20 décembre 2017

Il y a urgence!

Vite, toujours plus vite!
                                                    Il y a urgence....à ralentir  
                                                                 La vitesse est devenue une dimension de plus en plus présente dans la vie quotidienne de nos concitoyens, à des degrés divers, toujours pressés par le temps, les rythmes imposés par une vie trépidante, vivant montre en main. même dans les loisirs, où l'échappée psychologique hors des contraintes quotidiennes devient problématique, psychologiquement surtout.
   Cette propension/pression tend à envahir tous les aspects de la vie quotidienne et devient une nouvelle manière d'exister. Jusque dans nos rêves. Le domaine du sport n'échappe pas à la règle: toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus haut...
    Prendre son temps apparaît parfois comme culpabilisant. Pas seulement dans l'atelier de confection pakistanais ou l'usine de montage japonais... Nous sommes asservis à une logique de production et de ses dérivés, qui retentit sur tout le reste de la vie. Les nouveau modes de management vont dans ce sens, parfois brutaux, souvent source de souffrances.
      Dans la production de masse depuis le fordisme, le temps est devenu de plus en plus un facteur de productivité, donc de richesse, un aspect de l'organisation du travail et, partant, des loisirs, un mode de vie. C'est les Temps Modernes.
  Nous sommes devenus  prisonniers et malades de la vitesse même devant notre smartphone.
           Gagner du temps, même la finance s'y met: pour le trading haute fréquence, cette guerre 2.0, la milliseconde compte et il n'y a nul repos pour le jeu des algotithmes. Un jeu dangereux, comme dit Krugman.
   Il serait temps de trouver les conditions de rephasage entre notre vie et nos activités. Nos esprits qui tendent à s'emballer, devenant moins disponibles pour l'essentiel. Le  problème est global, économique, civilisationnel.
         Pourtant, l'ébauche de la nécessité d'un autre monde commence à s'esquisser, du moins en pensée, contre cette compression du temps qui n'est pas sans conséquences sur la vie psychologique, sociale et économique, cette " course effrénée aux profits ­immédiats et ses conséquences sur la planète et sur la ­société tout entière. Un monde soumis aux serveurs informatiques et aux algorithmes, qui échappent à tout contrôle, dont l’espace temps n’est plus celui des hommes mais celui des ordinateurs. Un secteur financier qui ne bénéficie qu’à quelques personnes dans le monde. A l'image de l'Américain Thomas Peterffy, fondateur et président d'Interactive Brokers, une entreprise située dans le Connecticut. Ce malin, milliardaire et cynique programmeur informatique, pour qui « le capitalisme reflète la nature intrinsèque de l’Homme », est persuadé que ce modèle ne s’écroulera jamais. « Celui qui aura les meilleurs logiciels aura les meilleures chances de l’emporter sur les autres. »
         L'immédiat et la vitesse sont devenus la norme. L’accélération, notre rythme quotidien. « Mais à quel prix ? Et jusqu’à quand ? » interroge le réalisateur Philippe Borrel  dans son dernier film, L’urgence de ralentir« Ce que nous vivons, appuie l’économiste Geneviève Azam, c’est vraiment la colonisation du temps humain dans toutes ses dimensions – biologique, social, écologique – par le temps économique. C’est un temps vide, sans racine, sans histoire, seulement occupé par la circulation des capitaux ». Directement pointés du doigt, les milieux financiers et la logique d’actionnaires en attente d’une rentabilité immédiate. 

  Parfois jusqu'à la frénésie...    
   Illustration de cette accélération financière et technologique: le trading haute fréquence dans lequel les algorithmes ont remplacé les hommes. « Le marché est un serveur mettant en relation des acheteurs et des vendeurs qui sont désormais des algorithmes, relate Alexandre Laumonier, auteur de 6Un ordre est exécuté au New York Stock Exchange en 37 microsecondes, soit 1350 fois moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’œil... » Le rythme est désormais dicté par les machines. « Celui qui compressera le temps le plus rapidement possible gagnera la partie », assène le sociologue Douglas Rushkoff. A moins que les catastrophes écologiques, économiques et sociales annoncées ne prennent les devants...
    Le court-termisme et la financiarisation de l'économie sont potentiellement destructeurs des fondamentaux de l'économie elle-même.
         " La logique de rentabilité et de compétitivité, propre à l’activité économique (« la concurrence ne dort jamais »), s’étend à tous les domaines de la vie. Le temps libre, d’autant plus précieux qu’il a été "gagné", doit lui aussi être géré efficacement ; mais cette réticence à courir le risque de le dilapider a de lourdes conséquences. Il en résulte un handicap qui, pour le coup, est également partagé du haut en bas de l’échelle sociale : « Pas plus que l’exploiteur, l’exploité n’a guère la chance de se vouer sans réserve aux délices de la paresse », écrit Raoul Vaneigem. Or, « sous l’apparente langueur du songe s’éveille une conscience que le martèlement quotidien du travail exclut de sa réalité rentable » . 

   Rosa ne dit pas autre chose : selon lui, si l’on veut reprendre la main sur le cours de l’histoire individuelle et collective, il faut avant tout se dégager des « ressources temporelles considérables » pour le jeu, l’oisiveté, et réapprendre à « mal » passer le temps, en se désimpliquant de cette logique, où au bout du compte la vie perd sa substance comme le temps perd son poids, sa densité. De s'arrêter souvent au bord du chemin pour se sentir seulement exister.
     Ce qui est en cause, ajoute-t-il, c’est la possibilité de « s’approprier le monde », faute de quoi celui-ci devient « silencieux, froid, indifférent et même hostile » ; il parle d’un « désastre de la résonance dans la modernité tardive ». La chercheuse Alice Médigue, elle aussi, identifie un « phénomène de désappropriation » qui maintient le sujet contemporain dans un état d’étrangeté au monde et à sa propre existence . Avant le règne de l’horloge — que les paysans kabyles des années 1950, rapporte Pierre Bourdieu, appelaient « le moulin du diable » —, les manières de mesurer le temps reliaient d’ailleurs naturellement les êtres humains à leur corps et à leur environnement concret. Les moines birmans, raconte Thompson, se levaient à l’heure où « il y a assez de lumière pour voir les veines de la main » ; à Madagascar, un instant se comptait à l’aune de la « friture d’une sauterelle »
      Parce qu’elle plonge ses racines très profondément dans l’histoire de la modernité, la crise du temps ne se satisfera pas de solutions superficielles. D’où la prudence avec laquelle il faut considérer des initiatives comme le mouvement européen slow — « lent » : Slow Food pour la gastronomie , Slow Media pour le journalisme, Cityslow pour l’urbanisme… 

    Aux Etats-Unis, le penseur Stewart Brand supervise dans le désert du Texas la construction d’une « Horloge du Long Maintenant » censée fonctionner pendant dix mille ans et redonner ainsi à l’humanité le sens du long terme. Le projet perd toutefois de sa poésie lorsqu’on sait qu’il est financé par M. Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon : on doute que ses employés, obligés de cavaler toute la journée dans des entrepôts surchauffés, y puisent un grand réconfort existentiel..."      
    Immense défi que celui qui consiste à s'abstraire de la tyrannie du court-terme, qui est un aspect de la crise que nous vivons, anthropologique autant qu'économique. 
                                                           Est-ce ainsi que les hommes vivent? ♪♫♪
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mardi 19 décembre 2017

Prisons françaises

Un contre-modèle.
                             Une société se juge à l’état de ses prisons  (Camus)
      Depuis des années, malgré les nouvelles constructions annoncées, l'état des prisons françaises est toujours aussi problématique.
    Régulièrement , des rapports notent nombre d'insuffisances et de dysfonctionnements: l'état matériel des locaux, le surnombre, la promiscuité, les violences internes, l'insuffisance en nombre et en formation du personnel pénitentiaire, etc...
   Depuis R.Badinter, les rapports se suivent et se ressemblent...comme pour les institutions psychiatriques.
     Nous faisons juste un peu mieux que la Moldavie.
  Le bilan est accablant. Dans l'indifférence la plus grande.
 La prison ne peut plus dans ces conditions jouer le rôle qui lui a été assigné.
    Le tout-carcéral est un échec et la lenteur des procédures pénales, due à une justice sans moyens suffisants, aggrave les choses.
   De plus, une bonne part des détenus relèvent de soins psychiatriques.
      Parler de scandale ne choquerait que ceux qui ont encore de la rétention carcérale une image médiévale, purement punitive. L'isolement, quand il s'impose, ne peut être que la préservation (temporaire ou non) de l'ordre public. La réinsertion sociale, dans la plupart des cas doit être l'objectif, à l'exemple de ce qui se pratique avec assez de succès dans d'autres pays. Même s'il n'y a pas de système idéal. On peut toujours évoluer vers le moins pire.
    La réhabilitation par le travail, quand il existe, devrait être repensé.
        Un long chemin reste à faire pour arriver à reconstruire un système pénal le moins mauvais possible. C'est un choix politique.
     Ce n'est sûrement pas vers le tout-répressif à l'américaine qu'il faut chercher, où là-bas il y a plus de prisons que d'écoles,, business aidant. 
    Allons-nous aussi vers une privatisation de plus en plus grande, ce que en UK on commence à cesser de faire?
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lundi 18 décembre 2017

La ville se meurt...

...La ville est (presque) morte.
                        On achève bien les centres-villes.
      Une ville peut se dépeupler, lentement ou rapidemet pour plusieurs raisons.
        Le cas de Détroit après la crise de 2008 et l'effondrement de l'industrie automobile en est un exemple récent.
   Mais ce qui pose problème aujourd'hui, de manière plus générale, c'est la perte de substance des centres des villes moyennes, depuis une vingtaine d'années, du fait de la disparition ou de l'exode massif des commerces de proximité au profit des espaces commerciaux extérieurs, qui drainent la clientèle là où "on trouve tout" facilement, de l'alimentation aux loisirs en passant par le bricolage et la restauration....et même ce à quoi on n'aurait pas pensé.
       No parking, no business. Le slogan américain a été suivi un peu partout, sans résistance des consommateurs.
   Il suffit de voir ce qu'est devenue une ville de 10 à 20.000 habitants: un quasi-désert. Des agences bancaires, immobilières, des coiffeurs, quelques services....Une activité réduite à une peau de chagrin. Des soirées assez sinistres, des week-end tristes. Des centres urbains désertés, sans vie.
        La surproduction de surfaces de vente en périphérie a créé les conditions de ce déclin, qui renforce une régression des relations de voisinage, de la vie associative, de la vie tout court. Parfois même le boulanger ou le boucher s'est exilé. Comme s'en plaint par exemple le maire de Perpignan: 
« ... La situation est catastrophique : sur les trois dernières années, 300 000 m2 de superficies commerciales ont vu le jour et 100 000 m2 sont déjà prévus pour la suite. Une multiplication des centres commerciaux aux effets dévastateurs : un quart des commerces du centre-ville ont déjà fermés. Cette concurrence exacerbée a des incidences directes sur l’emploi, avec une baisse de 10% des salariés, et fragilise la viabilité des commerces restant avec une baisse d’un tiers de leur chiffre d’affaires ».
Selon le parlementaire, une « spirale infernale» se met alors en place : la fréquentation du centre-ville diminuant, les commerces baissent en qualité, la ville perd en attractivité, « notamment auprès des classes moyennes et supérieures qui préfèrent partir emménager en périphérie », amplifiant d’autant plus la paupérisation du centre-ville.....
    L’étude PROCOS précise : «le nombre de commerces en cœur de ville reflue depuis 12 ans, il a diminué en moyenne de 3,7 %. Alors que dans le même temps, le parc des surfaces commerciales français a doublé, passant de 70 millions à près de 140 millions de mètres carrés »
         Les centres-villes sont donc en péril, ainsi que les villages environnants, mais on ne s'attaque pas aux causes principales. La proximité recule: Face à la disparition du commerce de proximité partout en France, et jusque dans des villes de taille conséquente comme Le Havre ou Saint-Etienne, le gouvernement s’apprête à annoncer une série de mesures. Mais pas question, bien entendu, d’instaurer un moratoire sur l’implantation de grandes surfaces en périphérie. Au nom de la liberté, Bercy s’y oppose. C’est la même comédie depuis la loi Royer de 1973. Régulièrement, les responsables politiques feignent de découvrir le problème et prennent quelques décisions pour masquer, en la matière, leur soumission au libéralisme sans limites. On ne voit pas de quelle liberté il s’agit quand une poignée de centrales d’achat imposent leur loi. L’Allemagne, l’Italie, la Suisse réglementent leur urbanisme commercial. Y vit-on moins libre qu’en France (Xavier de Jarcy)
       Il est devenu urgent de changer de modèle:
   le dispositif d’autorisation préalable délivrée par les CDAC est notoirement peu efficace et, malgré ses remaniements successifs, n’a jamais permis de réguler la prolifération anarchique des zones commerciales dans les périphéries des villes.
      Et la question n'est pas seulement esthétique (la laideur des entrées de villes), elle est aussi immobilière et micro/macro-politique.
     Les promoteurs et les grands groupes de distribution ont gagné, avec la complicité d'élus locaux à courte vue et/ou intéressés électoralement, au nom d'une modernité naïvement proclamée.
    Il est bien tard pour revenir en arrière et toutes les incantations comme tous les colloques restent purement verbaux.
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- L'agonie commerciale des quartiers centraux dans les petites villes : l'exemple de Parthenay
- Le cas d'Albi.
- Les coulisses de la grande distribution.
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dimanche 17 décembre 2017

La 2 CV de Mr HULOT

Le vélo c'est écolo, répète notre ministre.
                               Il a raison. Mais ce n' est pas une révolution.
        Le vélo, c'est  l'avenir.
             Mais encore faut-il savoir prendre des risques et ne pas se décourager, même si on se casse un bras.
   Mais quand on est baroudeur...
        En tous cas, c'est la solution, dit-il. La preuve...
     Même si le tout électrique, même vélocipédique, à terme, c'est pas terrible...
                    Il reste que Mr Hulot manque un peu de logique:
     Ses neuf véhicules (à moteur!) ça fait un peu désordre.
   Passe encore pour la deudeuche de madame. C'est tendance.
  On comprend qu'il ait pu s'attirer l'ire de ses copains.
Mais il ne  recule pas, dit-il, il compose.
  Il assume.
       Combien de temps encore chez Jupiter, avant l'accident fatal?

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Facebook contre FB

Une puissance ambiguë
                                     La juteuse plate-forme de Mark Zuckerberg est comme une nébuleuse qui prend des proportions gigantesques, pas loin des plus grands aux USA, atteignant 300 milliards de dollars à Wall Street, devenue sixième puissance de capitalisation boursière de la planète.
   Ce puissant réseau social qu'il est devenu permet d'échanger des informations de toutes natures  entre particuliers et entre organisations diverses, quelles quelles soient. 
     Mais ce géant n'est pas à l'abri de polémiques, qui ne sont pas nouvelles. Sa puissance pose problème, comme ses excès et ses laxismes, sa passivité coupable et un grand nombre de dérives, qui peuvent avoir des incidences politiques.
     On lui a souvent fait grief de jouer avec la complicité naïve des personnes pour les entraîner vers toujours plus de contacts  de courses aux like, de recherches inconsidérée d' amis et d'amener à liker de manière infantilisante  mais profitable pour la cagnotte de Zuckerberg.
      Nombre de critiques ont déjà été émises concernant les questions tournant autour de la vie privée, sa sécurité et un certains nombres de pratiques non orthodoxes.
      Devenu un miroir de notre ambivalence, FB n'a pas son pareil pour profiter des vulnérabilités de l’homme, comme le dit Sean Parker, un ancien repenti de la maison. Car les critiques de fond fusent aujourd'hui de l'intérieur même de l'organisation, de la part de pionniers qui ont assisté à des dérives progressives.
   Et ils n'y vont pas avec le dos de la cueillière:
                                                         « Mes enfants ne sont pas autorisés à utiliser cette merde »« Dieu sait ce que ça fait au cerveau de nos enfants », « un mélange dangereux »… Ces dernières semaines, plusieurs anciens cadres de Facebook ont fait publiquement part de leurs inquiétudes face à ce qu’était devenu le réseau social au point d’exprimer parfois leurs remords d’avoir contribué à son succès....
        Sean Parker a expliqué début novembre à Axios que Facebook exploitait les vulnérabilités psychologiques humaines pour pousser les utilisateurs à publier toujours plus de contenus et obtenir, en récompense, des réponses et des mentions «J'aime». «Dieu seul sait ce qu'ils font aux cerveaux de nos enfants», s'était-il alors alarmé.
       Et surtout, sans doute plus pertinent: "Nous avons tous désormais accès à une quantité d’informations pertinentes bien supérieure aux capacités attentionnelles dont nous disposons pour en prendre connaissance. Il convient donc de mettre au premier plan de nos analyses une nouvelle rareté : l’attention.... 
   L'attention, une faculté malmenée de nos jours, dont le déficit progressif explique bien des problèmes scolaires, entre autres.
         FB ne fonctionne le plus souvent que grâce à notre complicité, mais une complicité stimulée, facilitée, entretenue. C'est le miroir de nos ambivalences, disait quelqu'un. Etre connu et reconnu, dans une solitude sociale de plus en plus grande.
     C'est le domaine du net-narcissisme, engendré par la frustration et l'envie, un domaine plein de pièges tendus, le domaine de la pensée binaire, du suivisme et du conformisme, du recul de la réflexion autonome. Dans l'univers mondialisé et uniformisé de la pensée binaire libérale, tous les avis se valent. Il n'y a plus de magistère de la pensée.
        Mark Zuckerberg proteste et veut s'amender. Mais le voudra-t-il et le pourra-t-il, étant donné les puissant intérêts qu'il défend? Il ne suffit pas d'être philanthrope et d'aspirer modestement à la présidence future des USA...
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samedi 16 décembre 2017

Survol

__ L'épine dans le pied:  Notre-Dame-des-Landes
                                                                       Le "problème" était Ayrault...dit-elle.
  
       Notre-Dame des Landes: L'aéroport de la discorde, projeté dès 1964 
___Un dossier qui divise 
 * Eléments pour un débat:
Nantes a-t-elle vraiment besoin d'un deuxième aéroport ?
-Un projet de 1967 pour répondre aux défis de notre temps
-Un énarque proche de François Hollande s'insurge 
-Ces aéroports qui coûtent cher et ne servent presque à rien
 - Comment l'Etat a manipulé les chiffres.
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__  Agriculture : Paysans écrasés.

__ Les tribulations d'un locataire élyséen.


__  Il faut geler le Smic, disent les  z"experts" (sans doute autoproclamés)


__   Syrie-Genève : retour à la case départ?


__ Géopolitique. Terrorisme et crime organisé. un autre point de vue.


__ Quand le Japon monétise 100% du PIB de dette publique.


__ Pourquoi les enfants de 2 à 6 ans aiment-ils (à ce point) les dinosaures ?:


__ Précarité énergétique : 
 Quoi de plus banal de se chauffer?

__ Centres-ville en péril : la proximité recule: Face à la disparition du commerce de proximité partout en France, et jusque dans des villes de taille conséquente comme Le Havre ou Saint-Etienne, le gouvernement s’apprête à annoncer une série de mesures. Mais pas question, bien entendu, d’instaurer un moratoire sur l’implantation de grandes surfaces en périphérie. Au nom de la liberté, Bercy s’y oppose. C’est la même comédie depuis la loi Royer de 1973. Régulièrement, les responsables politiques feignent de découvrir le problème et prennent quelques décisions pour masquer, en la matière, leur soumission au libéralisme sans limites. On ne voit pas de quelle liberté il s’agit quand une poignée de centrales d’achat imposent leur loi. L’Allemagne, l’Italie, la Suisse réglementent leur urbanisme commercial. Y vit-on moins libre qu’en France ? (Xavier de Jarcy)
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__ Paroles, paroles...  COP-23 : LA GRANDE ILLUSION ! 
       De fort belles affaires sont à venir...  "C’est l’homme du jour et il arbore un fier sourire. Thomas Buberl, le PDG d’Axa, vient d’annoncer devant une salle plénière bondée que le premier groupe mondial d’assurance désinvestit massivement des énergies fossiles, très émettrices de gaz à effet de serre. Il n’assurera plus aucun projet de construction de centrale à charbon ni d’entreprise d’extraction de sables bitumineux et de pipelines associés. Parallèlement, Axa désinvestit du charbon : les entreprises qui en tirent plus de 30 % de leurs revenus, qui construisent activement de nouvelles centrales et qui en extraient plus de 20 millions de tonnes par an ne recevront plus d’argent du groupe.
    Quelques minutes plus tard, il fait face à plusieurs dizaines de journalistes pour parler de l’initiative issue du G20 pour inciter les entreprises à informer leurs partenaires financiers sur leur exposition au risque climatique, le TCFD. Et dans un élan apparent de sincérité, il lâche : « L’initiative volontaire, c’est toujours mieux que la législation. » En quelques secondes, il a résumé l’esprit du lieu et du jour. Le One Planet Summit, ce sommet de la finance climat voulu par Emmanuel Macron (voir ici), célèbre le génie du marché et de la créativité managériale pour réduire les émissions de CO2.
    « Si les mesures volontaires échouent, il faudra de la réglementation », s’inquiète Mark Tucker, président de la banque HSBC. « L’énergie propre est moins chère que le charbon, l’efficacité énergétique permet d’économiser de l’argent », résume Michael Bloomberg, ancien maire de New York et président du TCFD, ajoutant : « Les entreprises n’ont pas d’autres choix que de faire attention à l’environnement : c’est comme ça qu’elles pourront recruter des gens, c’est ce que les investisseurs veulent et c’est ce que les consommateurs veulent. » En bref, le climat, c’est une bonne affaire...
               Pour un « Green New Deal » Mais l'économie verte peut être dénaturée.
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vendredi 15 décembre 2017

LA Chine avance...

...Ses pions numériques.
                    Brûlant les étapes à grande vitesse.
                                                                         Big brother de demain?
      Sur de nombreux plans, les avancées de la Chine en matière scientifique et technologique ne cessent de nous étonner. Son grand bond en avant en cours semble ne pas devoir connaître de limites. La Chine 4.0 est en route.
     Elle brûle les étapes dans de nombreux domaines, même dans les secteurs de pointe, comme la robotique.
    Mais même s'il y a lieu d'éviter la sino- admiration béate, voire la sino-lâtrie (sans tomber dans la sino-phobie) il y a lieu de s'interroger sur certaines applications en cours.
     Il est un point sur lequel des questions se posent avec une certaine inquiétude: celui du développement rapide des technologies basées sur la reconnaissance faciale, qui progressent à grande vitesse, en même temps que le déploiement rapide des caméras de surveillance presque omniprésentes.
         Presque partout, les personnes peuvent être suivies et reconnues, sans que pour l'instant personne ne semble s'interroger là-bas  sur les dangers de ce développement rapide et performant dans de nombreux lieux publics et qui n' a pas qu'un but utilitaire.
       Ce système performant, conçu pour assurer la sécurité des citoyens, a été déployé dans de nombreuses municipalités chinoises. D'ici 2020, près de 600 millions de caméras devraient être installées dans le pays. Certaines d'entre elles, dont le nombre reste secret, sont dotées d'outils de reconnaissance faciale et permettent d'associer une identité aux visages filmés. D'autres se contentent d'en identifier l'âge, le sexe ou certains traits physiques. 
     On peut facilement imaginer, étant donné la nature du régime, que ces nouveaux moyens sophistiqués peuvent être facilement utilisés pour le contrôle des personnes et des foules à des fins sociales et  politiques.
     Il y aura bientôt une caméra pour deux habitants. Difficile de passer entre les mailles de ce nouveau Big Brother.
         Le Wall StreetJournal a expliqué l’intention du régime chinois d’installer quelques 600 millions de caméras à reconnaissance faciale CCTV dans le pays – soit une pour trois personnes, alors qu’il en existe déjà 176 millions aujourd’hui. Le pays est aidé dans sa tâche par l’obligation pour tout citoyen de plus de 16 ans d’enregistrer auprès des autorités une photo d’identité. Une réalité un peu trop proche de la fiction…
       Nous voilà entrés dans un type de société où la surveillance généralisée tend à devenir la norme. Un monde que Orwell n'aurait même pas imaginé.
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«Plus on est habitué à être observé, moins on est sensible aux atteintes à la vie privée» (A.Rouvroy)
          - "Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d'augmenter ce que les spécialistes appellent notre "traçabilité". Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d'intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaitre à tout moment le "profil" de chaque individu._Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée..._________________________

jeudi 14 décembre 2017

En noir ou en couleur

Le noir et blanc lui va si bien

                La couleur dis-trait bien souvent.
        Le noir et blanc ramène à l'essentiel.
    Un oeil à l'affût:
                                                                ...Tant dans la douceur du regard d'Hervé Baudat que dans l'impression de ses clichés argentiques réalisée par les impeccables éditions Bergger. Hervé Baudat travaille à la chambre, en 4/5. Il saisit des inconnus dans la rue, les cafés, le métro ou dresse le portrait d'artistes, écrivains, musiciens, poètes. Ses photographies se retrouvent dans les collections du musée Rodin et de la Bibliothèque nationale....
       Il y a photos et photos... Celles qui captent l'émotion, qui donnent à penser et... les autres.
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Theresa à tout va...

Fog and Mess in London 
                   On ne sait pas où elle va mais elle y va...
  Elle y May du sien et  a beau afficher en permanence un sourire inoxydable et de circonstance, elle part à la dérive.
     Comme le pays, qui navigue à vue, dans le fog le plus complet
          La scission va coûter cher, très cher. What a pity!
   C'est l'improvisation la plus improbable dans le discussion de marchands de tapis à Bruxelles.
    On s'aperçoit après coup qu' il n'y avait pas de plan, pas d'étude d'impact. Theresa avale son chapeau (qu'elle n'a pas, contrairement à la Queen) tous les jours, louvoyant entre les récifs dans cette dérive inédite, sans boussole ni horizon.
    Peut-on encore faire confiance au fameux britisch pragmatisme pour tirer bénéfice de ce divorce non préparé.  On commence à en douter, même au 10 Downing Street.
  De concessions en concessions, elle plie le genou avec le plus grand flegme, dans une  certaine "ambiguïté constructive" (sic),sourire aux lèvres. Une duplicité ambiguïté  albione qui atteint des sommets.
   Elle lâche une partie de la cargaison par dessus bord pour sauver le canot en péril.
         Mais tout n'est pas perdu, malgré l'ambiance toxique et les humiliations.
   L'ancienne banquière, fille de vicaire anglican, continue à ramer avec obstination dans les eaux tumultueuses de la Tamise, là où elle s'est mise.
   Mais pour combien de temps? Aucun gage de succès.
  Elle s'efforce, dans sa générosité, de retenir par la manche les ci-devant invités qui veulent aller voir ailleurs. L'herbe n'est plus si verte dans les compagnes anglaises.
     De toutes manières, il va falloir passer à la caisse et peut-être subir une petite saignée dans l'industrie nationale qu'était devenue la finance depuis Marggie surtout.
. Mais Theresa n'est pas écossaise.    Un certain Macron lorgne sur la City, dit-on.
    Le feuilleton continue...
  Certains broient du noir. Mais noir n'est pas toujours noir...même si certains parlent de dislocation des lambeaux de l'empire. A Buckingham Palace, le silence est de rigueur.
       __L'Europe s'en remettra-t-elle, alors que le royaume a largement contribué à son ouverture néolibérale, tout en étant un petit contributeur mais un grand bénéficaire. Même Elisabeth, dans le besoin, en a profité. Mais que vont devenir ses chevaux?
     Junker fait le gros dos dans les tractations byzantines en cours et se demande (peut-être) si la machine (le machin, aurait dit un certain général) va pouvoir repartir...
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mercredi 13 décembre 2017

Le tocsin?

Pas absolument sûr, mais pas improbable
                                                Faut-il craindre un nouveau krach boursier?
                                                                                                             Oui, sauf si....
                       Il ne faut sans doute pas se laisser aller à la panique (qui peut être un facteur autoréalisateur de crise.)
     Mais on ne peut pas ne pas prendre en compte certains avertissements, venus d'horizons différents, qui convergent sur de nombreux points pour annoncer la forte probabilité d'un nouveau krach boursier. 
      Certes l'économie n'est pas une science exacte, mais elle peut souvent avoir assez de rigueur pour prévoir certaines tendances lourdes, et on se souvient de la crise de 2007,  peu envisagée dans la folie financière du moment, sauf par quelques esprits qui ne cédaient pas à l'euphorie ambiante, comme Roubini, Jorion et quelques autres..  que personne n'a écoutés, jusqu' au jour où...
      Oui, une nouvelle crise financière n'est pas à exclure pour des raisons souvent convergentes. On l'a remarqué, une crise tous les dix ans semble être devenue le règle dans le contexte de la finance mondiale dérégulée.
     Les réformes bancaires promises ont été insuffisantes et superficielles. La séparation des banques notamment, souvent claironnés par un temps, n'a pas été faite, exposant toujours les particuliers aux risques inhérents aux excès de la spéculation, à la finance-casino et aux risques de la finance haute-fréquence, livrée aux algorithmes, aux activités boursières incessantes et ultra-rapides, mal maîtrisées.
      Sans parler des méga-banques en danger, aux activités peu orthodoxes, parfois criminelles, comme le rappelle le document diffusé par Arte, et celles qui vont toujours très mal, comme la Deutsche Bank et certaines banques italiennes.
     De plus les bulles sont des menace mal cernées, mais toujours potentiellement menaçantes. Elles vont, elles viennent.
      Les banquiers sont peu bavards sur ces sujets, on le comprend, à part quelques-uns, rarement.
  On comprend aussi pourquoi le surendettement, ce fléau peut représenter un risque systémique à travers le crédit non justifié économiquement, non responsable. Les dettes d'Etat les plus importantes ne sont pas en Grève..Une drogue dure qui peut être mortelle, pour les institutions ou pour les individus.
      Le crédit à taux zéro voire les taux négatifs ne sont pas de éléments qui rassurent à long terme et l'absence d' une certaine inflation, à laquelle l'Allemagne tient comme un totem sacré, contre-carre la consommation et participe à la formation des inégalités, renforçant la position d'une rente surdimensionnée.
    Les inégalités galopantes qui ne cessent de se creuser sont à prendre en compte, du fait de la masse incroyable de cash en circulation qui ne s'investit pas et du déficit de la demande.
  On peut donc s'attendre à une prochaine crise financière venue des banques, mais pas seulement.
        La crainte d'un nouveau choc se fait plus présente: L' explosion de la dette, taux d'intérêt bas, créances douteuses : les excès de la finance ravivent, chez les experts réunis aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence, les craintes d'un nouveau choc, dix ans après une crise qui a bouleversé la planète. "Il y aura une nouvelle crise, je ne sais pas quand, mais ce dont je suis sûr c'est qu'elle pourrait être un évènement dramatique pour notre style de vie, pour la démocratie et les valeurs libérales", a mis en garde Paul Tucker, ancien vice-gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE). La question d'un possible nouveau choc mondial, lié aux nouvelles menaces pesant sur le secteur financier, revient régulièrement sur le devant de la scène, bien que la reprise économique mondiale soit sur la bonne voie.Encore mercredi, le Fonds monétaire international (FMI) a alerté sur les "risques négatifs" que peuvent représenter pour l'économie globale "l'incertitude sur les politiques dans les économies avancées" mais aussi "les vulnérabilités du secteur financier et un soudain durcissement des conditions financières".
        Certains extrapolent sans doute, mais les voix sont nombreuses qui vont dans le même sens.
" Rien n’a été fait ou presque en matière de régulation financière, ni taxe Tobin, ni séparation des activités de banque de détail et banque d’investissement. Nous rappelons que la crise financière américaine s’est étendu en Europe par le truchement de la banque d’investissement et de l’intensité aboutie de la libéralisation financière depuis 30 ans et qu’une nationalisation des banques de détail européenne aurait été souhaitable. Tout cela pourtant en dépit et il faut le dire, d’une volonté politique réelle (Nouvelles charges en capital, le Dodd Frank Act américain de 2010, le projet d’Union bancaire européen de 2012, le rapport Volker américain, le rapport de la commission Vickers en Grande Bretagne, le rapport de la commission Liikanen pour la Commission européenne…). Le trading haute fréquence s’intensifie, les marchés boursiers américains montrent de nombreux signes de faiblesse, nous sommes donc assis sur un baril de poudre et la prochaine crise financière démarrera avec trois phénomènes déclencheurs et propulseur : la hausse des taux de la FED, une crise obligataire, et les technologies de propulsion du risque domino…
    Les "banksters" ne semblent pas trop s'en soucier. Tant que ça marche...
            Peu prennent en compte le risque représenté par la Chine, son économie explosive et ses financements souvent obscurs, en rapport étroit avec HSBC qui a pignon sur rue là-bas et ici, jouant un rôle souvent trouble, sur tous les tableaux..         Jusqu'ici tout va bien...
      Il y a trop de cash en circulation, d'origines les plus diverses, souvent les plus douteuses. 
  Et la machine à cash est un vrai problème.
..... Jamais autant d'argent n'a circulé sur la planète. Au total, la masse monétaire mondiale a doublé entre 2000 et 2006, progressant trois fois plus vite que la production. Résultat, en six ans, 2 165 milliards de dollars de trop se seraient accumulés dans la machine économique globale, d'après les calculs exclusifs de L'Expansion. " Tout cet argent en quête de rendement entraîne le gonflement d'une multitude de bulles financières. Plus ça dure, plus la probabilité d'une crise grave augmente ", prévient Laurent Berrebi, chef économiste de Groupama Asset Management et auteur avec Michel Aglietta d'un essai sur les désordres du capitalisme mondial. De fait, ce genre d'aventures s'est souvent mal terminé. 
A l'origine de ces excès, des taux d'intérêt incroyablement bon marché....
        Les désordres du capitalisme mondial...On oublié que la destruction du capital est l'oeuvre du capital lui-même, la contradiction étant au coeur du système, comme Marx et plus tard Schumpeter l'avaient analysé. Le pire n'est jamais sûr, mais ne pas envisager le pire, le nez dans le guidon, est le pire...
                                     Mais, qu'on se rassure, le CAC 40 se porte bien._ L'amnésie aussi...__________________________