Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

mercredi 24 janvier 2018

De Versailles à Davos

Versailles, c'était l'apéro. A Davos, on passe à table.
                      Mais comme chaque année, selon le même rituel, à quelques nouvelles têtes près.
    Les businessmen et les politiques vont colloquer en choeur.
 Mais on ne parlera pas ou peu de l'essentiel, seulement  pour la forme.
   Le monarque Macron a choisi une nouvelle fois les dorures versaillaises, pour un speed dating, afin de draguer les "hommes qui comptent", profitant des défaillances anglaises et des tergiversations berlinoises du moment, to choose France. (On parle beaucoup globish en Macronie.) 
   Une petite rencontre dont la note nous sera présentée: une facture dérisoire, pour draguer un  public restreint et poli.
    Après les fastes de Versailles, il faut passer aux paysages helvétiques de renom.
   A Davos, c'est un rituel bien rodé, un forum dont on peu dire à l'avance qu'il n'en sortira rien.
     Là où tout n' est que calme, luxe et volupté.
        Comme disait Attali: . "les gens se rencontrent là-bas pour coordonner leurs agendas, planifier des rencontres ou faire du réseautage. [...] Il ne faut y voir rien de plus qu'une machine à café mondiale où des gens se rencontrent, bavardent, se serrent la main, échangent des tuyaux et s'en vont". "Davos est surtout une opération commerciale, très efficace et très réussie, où il faut payer pour participer et les places sont très chères",
   Dans l'ambiance feutrée des luxueux hôtels de la station alpine, on évoquera sans doute, entre autres soucis, la question des inégalités mondiales galopantes, mettant en péril la machine économique,  Mais juste pour la forme, sans regarder de près les risques d'une économie surtout fondée sur la rente, aux dépens des investissements productifs, le triomphe des marchés financiers dérégulés, globalisés, pour en analyser les effets pervers, court-termistes...
...Avant de passer à d'autres choses. Il y a tant à faire à Davos en matière de loisirs et de rencontres. L'optimisme domine cette année, alors...
     Quelques préoccupations quand même à partager pour les politiques, dans un esprit  responsive and responsible.
         Pour changer le cours du monde? Que nenni!
             Il faut que rien ne change...
                                      Davos sera toujours Davos: une machine à produire le langage des élites globales.
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mardi 23 janvier 2018

Privilèges d'Etat

Tout va bien à Bercy 
                     La République sait se montre généreuse avec ses hauts fonctionnaires, surtout certains.
      En toute discrétion.
  La description que donnait P.Bourdieu d'une certaine noblesse d'État n'est pas dépassée.
    La condition dorée de ces privilégiés, pas toujours inutiles, n'apparaît pas au grand jour. Tout est fait, au contraire, pour que le silence règne.
    Le secret domine le plus souvent sur leurs activités, leurs conditions d'existence, leurs revenus.
    Pourtant, certaines critiques pleuvent régulièrement, comme la dernière, du candidat Macron: "Dans son livre-programme « Révolution », le candidat Emmanuel Macron fustigeait « les hauts fonctionnaires qui se sont constitués en caste ». Il promettait même d’en finir avec leurs « protections hors du temps ».    Or rien de tel ne s’est passé, pour l’heure, sous sa présidence. Et pour cause, lui-même et son Premier ministre sont issus de ce moule (ENA, inspection des finances pour le premier, Conseil d’Etat pour le second) et promeuvent une certaine technocratie. Le livre de Jauvert est d’ailleurs sous-titré « Bienvenue en Macronie ».

    Pourtant Maryline Lebranchu avait dénoncé en son temps les pouvoirs exorbitants détenus par une petite caste. En vain.
     Une caste souvent mieux payée que le président, mais surtout se livrant à un pantouflage discutable et constituant des réseaux pas toujours favorables à l'intérêt commun: "D'anciens barons de Bercy se vendent à des multinationales pour révéler les failles des lois fiscales qu'ils ont eux-mêmes élaborées, des énarques incompétents ne sont jamais sanctionnés, des couples de technocrates se font la courte échelle pour privilégier leurs carrières..."
       Une sorte de nomenklatura, qui peut nuire aux décisions prises au niveau décisionnel, surtout soucieuse de ses propres privilèges ou de ceux de certains lobbyistes, à Bercy comme au Quai d'Orsay.
   Des privilèges dont profitent aussi des fonctionnaires moins en vue.
Pour quand des réformes à Bercy et ses fameux verrous? Le retour de l'esprit public, la notion de service d'Etat?
      Tiens, on n'entend pas la Cour des comptes sur le sujet, toujours prompte à fustiger les petits privilèges. Comme c'est étrange...
   Echanges de bons procédés.
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lundi 22 janvier 2018

LU

__ Transition énergétique : un débat compliqué
                                          Que ne simplifie pas l'épineuse question des terres rares
                      Des dépenses qui explosent.

__ Elle vous espionne et le fera de plus en plus.

__ Lactalis : le lait et l'argent du lait.

__  EPR d'Hinkley Point: dur, dur pour EDF
                Le point de vue de Corinne Lepage.
Un chantier maudit?
__ Hypothèse sur la disparition des Aztèques.

__ En Pologne, rien ne s'arrange pour les femmes. Mais elles résistent.

__  GPA : « Non au marché de la personne humaine »
                     "Personne ne peut ignorer que cette pratique fait partie d’un marché procréatif mondialisé en pleine expansion, qui inclut, comme en Californie, la vente du sperme et des ovocytes. Là où il existe, ce marché constitue une forme nouvelle d’appropriation du corps féminin.
    L’enjeu des choix législatifs nationaux et internationaux en ce domaine est considérable, face à la pression de tous ceux qui trouvent un intérêt financier important dans cette affaire : cliniques, médecins, avocats, agences de « mères porteuses », auquel s’ajoute l’intérêt subjectif de ceux que les agences appellent sans vergogne les « clients » et qui désirent obtenir un enfant à tout prix.
     L’objet d’un tel commerce n’est pas seulement la grossesse et l’accouchement, c’est aussi l’enfant lui-même, dont la personne et la filiation maternelle sont cédées à ses commanditaires.
   On convient à l’avance du prix du « service »
Dans son principe, une telle transaction commerciale (elle l’est toujours, même si l’on déguise le paiement en indemnité ou dédommagement) est contraire aux droits de la personne..."
       Des dérives évidentes.
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samedi 20 janvier 2018

Ultima verba

Derniers messages 
                              La visite des cimetières n'est pas toujours triste.
          Au Père Lachaise, on peut y faire d'intéressantes découvertes, tout en s'y promenant fort agréablement. 
         On peut difficilement résister au charme étrange  de certains cimetières ruraux anglais, curieusement désordonnés, comme à l'abandon, ou aux couleurs presque joyeuses des cimetières mexicains ou antillais. Il y a aussi les roumains et les autres...
      Mais le plus intéressant est ce qu'on peut lire sur la pierre ou le bois, les ultimes paroles du disparu ou de ses proches.
   Chacun laisse un petit message, avant de partir, comme une bouteille à la vie.
                      Enfin, s'il y pense, s'il peut, s'il en a eu envie...   
Ou d'autres se sont chargés de le faire à sa place,..avec plus ou moins de bonheur, parfois avec un mauvais goût plutôt kitch.
    Il y a des taiseux qui partent discrètement, sans laisser un mot sur la table
 Certains ne laissent pas de message. La plupart même.
Surpris pas la faucheuse. Manque de temps ou d'esprit...
   D'autres choisissent un granit froid, net, mais poli. Sans tralala. Silence éternel.... 
Il y a les laconiques, à la formule sèche et courte, à la romaine, du genre: N'oublie pas que tu es mortel.. Au cas où on l'oublierait...
   Il y a les volubiles, les bavards, qui en font des tonnes, pour attirer les futurs regards. Narcissiques jusqu'au bout...et au-delà. 
   D'autres font dans le conventionnel le plus plat: Au revoir, là-haut.. sans préciser les coordonnées...
D'autres font de l'humour jusqu'au bout. Ils ont ma préférence .Ils n'ont pas pris la mort au sérieux.
  Certains vont jusqu'à se moquer du monde gentiment ou cruellement, ou lancent une dernière blague, comme Allais: Ci-gît Allais - sans retour....ou comme Francis BlancheLaissez-moi dormir ! J'étais fait pour ça !
          Il y a les poètes, comme   d'Alfred de Musset au cimetière du père Lachaise, qui versifient jusqu'au bout: : 
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré;
La paleur m'en est douce et chère
Et son ombre sera légère
A la terre où je dormirai ! 

     Il y a les farceurs  comme le poète Scarron, premier mari de Madame de Maintenon, qu'une maladie, une terrible infirmité empêcha toute sa vie de dormir ! Il rima pour lui-même : 
Passant, ne fais pas de bruit !
Garde que ton pas ne l'éveille,
Car voici la première nuit
Que le pauvre Scarron sommeille ! 

      Il y a aussi les misanthropes ou les fatigués de la vie qui, comme Fernandez (1928-2005) soupirent éternellement de béatitude: Enfin seul! 
______Bref, l'imagination de certains semble sans limites...
                          Les épitaphes, quand elles sortent du conventionnel, font rêver ou sourire, selon le cas. La mort est ce qu'elle est. C'est ce qu'en disent les hommes qui présente un intérêt.
       Non, vraiment, pas toujours tristes, les cimetières.
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vendredi 19 janvier 2018

A la vôtre!

Vous reprendrez bien un peu de vin pesticides?
                                                                  Vain Dieu, le vin! Qui l'eût cru? Même pour nos grands crus.
        Un outrage à Bacchus et à notre santé! Le divin breuvage n'est plus ce qu'il était.
    Quelle histoire que celle du vin! Les anciens ne se doutaient pas de ce que nous en ferions: un produit parfois à haut risque.
  Quand on boit du vin, on boit un peu plus que du vin.
     Moi qui croyais que le divin jus de la treille était bon pour la santé, comme le disait mon cardiologue.
      C'est perturbant. Le goût des pesticides peut se détecter. Jusqu'à 12 pesticides, cela doit pouvoir arriver au nez et au palais d'un expert: le goût du vin ne lui échappe pas.
    Pourtant, les producteurs l'assurent. C'est bon pour la santé.
 Malgré quelques efforts, le vin est toujours chargé. Bayer est venu au secours de nos viniculteurs.
   Tout cela ne perturbe pas que mon esprit et mon corps de buveur modéré.
      La loi du silence a longtemps régné "Les chiffres sont têtus.... En dépit des plans de réduction de 50 % de l'utilisation des produits phytosanitaires à moyen terme, celle-ci a progressé dans l'agriculture de 2,6 % entre 2008 et 2010 et de 2,7 % entre 2010 et 2011, selon le laboratoire Excell, fondé par Pascal Chatonnet, oenologue et gérant de plusieurs vignobles familiaux à Pomerol et Saint-Emilion..."
    Quand on voit l'ampleur du problème, longtemps soigneusement caché, on est amené à se poser des questions  "Avec  783 000 hectares en 2011, la vigne représente 3,7% de la surface agricole française mais elle consomme à elle seule environ 20% des pesticides (en masse) dont une majorité de fongicides (80%)
    Et qui trinque dans l'histoire? D'abord les viticulteurs, victimes des pesticides, sachant que "La France est le premier pays européen utilisateur de pesticides et le troisième au monde."
   Mais des vins sans pesticides, ou plutôt avec moins de pesticides, cela existe, nous dit-on.
 Les grandes surfaces et autres Carrefour ont trouvé là un filon.
  Il faut être prudent devant les étiquettes "bio", souvent commercialement trompeuses.
  Il faut y regarder de plus près. Le sulfate de cuivre n'est pas terrible non plus.
      Malgré les prises de conscience et « un engagements fort sur le terrain », nous dit-on, il vaut mieux être circonspect
    ...Si l'on tient à sa santé, sachant que, malgré tout, on mourra quand même, comme dit François Morel.
       Quand le vin est tiré, faut-il toujours le boire?
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jeudi 18 janvier 2018

Point d'histoire

Ces Khazars oubliés    [Jalons]
                        Une brève existence aux prolongements discutés.
     L' historien israëlien Schlomo Sand, comme d'autres, se déclarait il y a peu khasar, fier de l'être, remettant en question une mythologie nationale ayant été à l'origine de son pays.
    Le mythe fondateur de l'exil avait été l'élément idéologique fondateur du retour sur la terre d'origine.
    Le discours officiel sur le retour du peuple juif dans sa terre serait un discours construit a posteriori, comme il arrive souvent dans l'histoire, où le mythe s'élabore souvent facilement pour fonder une légitimité.
   Mais qu'en est-il de cette thèse qui n'est pas sans intérêt mais qui suscite de nombreux débats entre historiens et d'autres, plus passionnés, en terre d'Israël, surtout à l'heure où le sionisme politique est en cours d'extension en Cisjordanie notamment.
      Qui furent ces Khazars, ce  royaume englouti  qui aurait été à l'origine de la branche askkénase?
  Un peuple de nomades au secours de Byzance, qui disparut sans laisser de traces, un peuple qui a préservé le Caucase de la conquête arabe musulmane et soutenu la lutte de l’empire byzantin contre son puissant voisin perse. Aux VIIe-IXe siècles, il jouait donc un rôle déterminant sur la scène du monde.
Plus étonnant encore : ce peuple turcophone s’est en partie converti au judaïsme, cas unique en son genre.   S’ils réussissent à garder leur identité de peuple de la steppe, jusqu'à se convertir au judaïsme, ils conservent aussi un pouvoir essentiellement clanique, sans État. Au moindre signe de faiblesse, les clans et tribus qui leurs sont soumis sont tentés de se révolter. Après une période de troubles dans les années 830, le rapport de force se renverse dans la seconde moitié du IXe siècle et conduit à la chute de l'empire khazar.
    Thomas Tanase est aeez prudent dans son interprétation
          "Cela ne signifie pas pour autant que les Khazars n’aient laissé aucun héritage. Arthur Koestler a popularisé l’idée d’une « treizième tribu » d’Israël, postulant que les Khazars auraient été la véritable origine des populations ashkénazes, ces communautés juives d’Europe centrale et orientale.  Les historiens ont plus que nuancé cette idée, qui repose sur une exagération manifeste. Ils ont parfois nié en bloc toute forme de lien, surtout si l’on estime que la conversion des Khazars n’a jamais concerné qu’une élite restreinte. Mais ce point de vue est lui-même aujourd’hui de plus en plus souvent nuancé.  De fait, une part du peuple khazar s’est bien convertie au judaïsme. Il n’est donc pas impossible, même si cela fait toujours l’objet d’un débat, que des groupes d’origine khazare aient été intégrés dans les populations juives est-européennes ou russes. Mais il ne s’agirait alors que d’un élément parmi bien d’autres, sans doute limité, dans une formation qui s’inscrit sur le temps long.   Les Turcs seldjoukides, appelés à une grande destinée, à l’origine lointaine de la Turquie moderne, sont issus de ces Oghouz qui ont côtoyé les Khazars ; on s’est parfois demandé, là aussi à titre d’hypothèse, si le fait que le fondateur de la dynastie, Seldjouk, ait appelé ses fils Mikhaïl (Michel), Yunus (Jonas), Musa (Moïse) et Israël ne témoigne pas d’une influence khazare."
     Ceux qu'on a nommés la treizième tribu d'Israël ont adopté le judaïsme essentiellement par opportunisme et par intérêt.,  à l’intersection de 3 grandes voies commerciales. D’est en ouest, la route de la soie, qui relie la Chine à la Méditerranée, du nord au sud, la route de l’étain et de l’ambre, vers le sud la route de l’encens, en provenance de la corne de l’Afrique et du Yémen en passant par l’Egypte. La route de la soie est un trait d’union entre l’empire chrétien de Byzance et les puissances perses et ensuite musulmanes de l’est et du sud.
  Ces Juifs de la steppe auraient quitté une sorte de religion chamanique pour adopter le judaïsme, afin surtout de se différencier de ses puissants voisins,  Byzance d'un côté, perse de l'autre.
       Si on suit S.Sand, la notion d'un peuple juif homogène, revenant sur ses terres tels qu'ils les ont quiitées pose problème. Le problème se pose aussi pour la branche  séfarade, qui serait l'aboutissement de nombreuses conversions en Afrique du Nord, de certains peuples berbères notamment 
   Mais épouser à la lettre sa thèse pose problème pour certains historiens, qui sont en fait partagés sur le sujet. à des degrés divers. En Israël, le déconstructivisme de Shlomo Sand et de quelques autres est diversement accueilli. Parfois avec hostilité, surtout dans les milieux religieux fondamentalistes (on le comprend, étant donné le poids des dogmes ambiants et le littéralisme de la lecture biblique) ou avec intérêt, surtout dans les milieux universitaires. 
          Encore du travail pour la recherche à venir, l'archéologie, la génétique des populations...
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mercredi 17 janvier 2018

Contradictions

Entre idéaux et réalité...
                        ...La marge est parfois grande.
C'est ce que souligne le manifeste suivant.
    Un peu de logique et de cohérence ne nuit point, même si les problèmes sont parfois difficiles à régler quand on est au pouvoir, d'autant plus qu'ils sont aussi l'héritage d'une situation qui n'a jamais été correctement abordée, qui a fait l'objet d'une politique de gribouille, dans le cadre de la cacophonie européenne sur le sujet.
   On a affaire à une politique migratoire pour le moins floue, dans le cadre dans l'ambiguïté du "en même temps" et d'une stratégie de l'essuie glace.
    On occulte l’urgence et la nécessité qui ont poussé les gens à venir jusqu’ici. Certains s'en indignent, même au sein de LREM
   D'autres soulignent que aucun gouvernement n'avait été aussi loin "Début décembre, plusieurs associations quittaient la table de Gérard Collomb après avoir pris connaissance de sa circulaire. Révélée le 12 décembre, elle vise à recenser les migrants dans les centres d'hébergement d'urgence et à évaluer leur situation administrative grâce à l'envoi "d'équipes mobiles" d'agents de préfecture et de l'Office des migrations internationales (Ofii). L'objectif de cette circulaire: "Déterminer leurs conditions légales de séjour en France", les "informer sur leurs droits et les procédures applicables" et les "faire convoquer pour des examens de situation plus poussés en préfecture" -ultime étape avant de mettre en oeuvre les procédures d'éloignement.
    Mais cela ne se passe pas comme ça, à la Porte de la Chapelle comme dans la région niçoise.
      La vielle peur de l'étranger prend le dessus, avec ses fantasmes d'envahissement, alors que le problème n'affecte qu'une partie minime de la population totale et que nous somme bien en-dessous de certains pays voisins..
        Il s'agirait d' abord de satisfaire l'opinion publique.
   D'anciens immigrés disent leur réticence à accepter cette politique migratoire:"Rappelons-nous de même les intellectuels Jean-Paul Sartre et Raymond Aron, diamétralement opposés dans leur manière de voir le monde, le premier de gauche, le second de droite, le philosophe André Glucksmann, le médecin Bernard Kouchner, Michel Foucault, Yves Montand, le cardinal François Marty, le rabbin Josy Eisenberg, l'écrivain allemand Heinrich Böll se mobilisant en faveur des boat people fuyant le communisme au Vietnam et au Cambodge. 120 000 Vietnamiens et Cambodgiens seront accueillis entre 1975 et le début des années 1980 en France.
                         Une rencontre « inutile » : c’est ainsi que deux associations – Utopia 56 et l’Auberge des migrants – considèrent la venue d’Emmanuel Macron aujourd’hui à Calais, à la veille des débats parlementaires sur le projet de loi sur l’asile et l’immigration. Elles ne participeront donc pas aux rencontres entre le chef de l’Etat, les élus, les forces de l’ordre et les acteurs de terrain. Pour son double discours, humaniste dans les mots mais très sévère dans les actes, le président est de plus en plus critiqué, par les acteurs humanitaires, mais aussi de nombreuses voix intellectuelles et publiques, tels J.M.G. Le Clézio, Louis Gallois ou des responsables syndicaux – et jusque dans les rangs de sa propre majorité. En claquant la porte d’une discussion qu’elles estiment – au vu de leur expérience – falsifiée et perdue d’avance, ces associations prennent un risque (être accusées d’empêcher les échanges), mais refusent surtout de se prêter à un simulacre de dialogue et de servir d’« alibi » à des politiques qu’elles désapprouvent. Et gardent leur liberté d’agir chaque jour, aux côtés des exilés du Calaisis.
               Au nom de la régulation...
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mardi 16 janvier 2018

Surprises

De la rentrée:
        
__    Pauvre banques! il faut bien qu'elles vivent...
               Elles vont diront que  "c'est parce qu'elles ne gagnent plus assez d'argent sur les intérêts qui sont trop bas pour avoir une marge suffisante. Elles vous diront qu'elles sont obligées de respecter la réglementation et donc de faire beaucoup d'investissements informatiques. Mais quand on regarde les résultats, ils s'inscrivent en milliards d'euros de bénéfices pour les dernières années. Les banques ne sont pas autant à la peine que la plupart des Français."
      On peut (théoriquement) contrer cette hausse.
            Même la Banque Postale se normalise: une hausse particulièrement marquée pour un établissement qui s'adresse à une clientèle parfois fragile.

__ Les riches ont bien de la chance

                 Ce n'est pas Mélanchon qui le dit, mais l'OFCE ou la Tribune.
      Attendons-nous à un grand ruissellement.
            L'ère des rentiers à de l'avenir.
                                ...le CAC 40 se porte bien, contrairement à l’économie réelle, PME comprises : « Selon les dernières statistiques, les profits de ces ténors sont passés de 59,8 milliards d’euros en 2012 à 73,6 milliards en 2013 (+23%), et devraient atteindre 87,3 milliards (+19%) au terme de cette année », nous apprend encore Dorion.
Pendant ce temps, de l’autre côté de la balance, la situation ne cesse de se détériorer. En 2011 (dernière année connue, les statistiques concernant l’année 2013 ne devant pas être disponibles avant fin 2015), 8,7 millions de personnes, soit 14,3% de la population française, vivaient en dessous du seuil de pauvreté (fixé à un revenu mensuel de 977 euros par mois)....

__ Pour beaucoup de retraités, ça ne va pas fort.

                                                     Cela ne devrait pas s'arranger.

__ Bonneteau fiscal en cours.
                                            Une refonte profonde?
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lundi 15 janvier 2018

Maussade

Mort, le soleil?
                  Môôn là! qué temps! Comme on dit dans les Vosges.
  Les pauv'gens du Nord souffrent d'un manque persistant de soleil.
     Ils en perdent leur légendaire moral.
     Comment sortir du marasme météorologique et psychologique?
    On a beau dire: dans le Ch'Nord il y a du soleil dans les coeurs:
Ch'est fou, ç'qu'in peut bien raconter sur'l'Nord et sur'l''Pas-d'Calais
Cha ch'est vrai, cha ch'est vrai.
À commincher par l'météo, qui dit qui pleut quand i fait bieau
Ch'est pas vrai, ch'est pas vrai
Ch'est vrai qu'nous'z'autes par ichi, in n'a pas l'soleil du midi
Cha ch'est vrai, cha ch'est vrai
Faut comme même pas exagéré, in est pas toudis in gélée
Ch'est pas vrai, ch'est pas vrai

    Çest vite dit et ça ne suffit pas. Que faire?
       Il y a bien les incantations: Toujours en regardant le ciel, dites 9 fois : 
"Je convoque le vent et la beauté 
le soleil et la clarté
Que le vent chasse ces nuages
et que le soleil éclaire mon visage
par le pouvoir de 3 fois 3 mon désir est roi,
que le charme opère"
 J'ai essayé, cela ne marche pas.
     Se raconter un conte?  Encore faut-il y croire.
       Se mettre à la danse rituelle indienne? A mon âge, vous n'y pensez pas!
        Chanter quelques airs incantatoires?  Cela remonte un peu le moral, mais ça ne dure pas.
             Peut-être la chanson de Nicoletta pourrait aider à se faire une raison, qui sait?
    En attendant des jours meilleurs et le retour du moral.
           Inévitablement il mourra un jour, ce sacré soleil. On a encore le temps....mais il pourrait faire un effort en attendant.
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A propos de "maussade":
C'est l'histoire de Arafat qui vient subir une intervention chirurgicale à Paris:
Au réveil, il trouve un chirurgien à ses côtés et lui demande, encore sous l'effet de la morphine: Où suis-je? _ A Paris, à l'hôpital Villejuif__Qui êtes-vous? _ Le professeur Israël__Quel temps fait-il dehors? _ Maussade...
    Et Arafat tombe en syncope.
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Terres rares:

De plus en plus rares?
                                     Problématique transition énergétique.
Baoutou_Mongolie
       Contrairement à leur dénomination , les terres rares ne sont pas des « terres » et ne sont pas si « rares » ! Cette appellation nous vient des scientifiques européens du XVIIe siècle. L’appellation « terre » vient du fait que les oxydes sont réfractaires au feu, et « rare », parce qu’il y en avait très peu en Europe. Les chercheurs de l’époque estimaient qu’il devait donc y en avoir peu dans le reste du monde » explique le géologue Paul Caro.
        De par leurs propriétés particulières, dans le domaine des nouvelles technologies, elles subissent une toujours plus forte demande et font l'objet d'une intense compétition, sur fond de dégradations écologiques. L'extraction et le raffinage de ces nouvelles matières premières ont des répercussions lourdes sur l'environnement.
   Les terres rares prennent une place de plus en plus importante dans les technologies visant à réduire notre consommation pétrole.
    En permettant de nous libérer des énergies fossiles, elles pourraient bien avoir un coût écologique important, en plus de créer de réelles dépendances géopolitiques.
   Une vérité qui dérange les certitudes des inconditionnels de la voiture électrique ou du smartphone. 
    La Chine se trouve de fait aujourd'hui en situation de monopole. 
         Elle est importatrice nette de terres rares d’ici 2025.

        ....97% de la production des terres rares se fait aujourd’hui en République populaire de Chine. Or, depuis la massification des postes de TV couleurs, les terres rares sont devenus indispensables aux filières de fabrication d’objets high-tech et de production d’énergie renouvelable – écrans à cristaux liquides, tablettes, ampoules basse consommation, batteries de voiture électrique ou hybride, comme la fameuse Toyota Prius. Bref, aux industries dites d’avenir. Sans parler de leur utilisation dites stratégiques dans les industries dites de défense, c'est-à-dire dans la production d’armes et d’objets militaires : missiles de croisières, munitions guidées, radars, équipements de visions nocturnes, satellites… Le quasi monopole de la Chine sur l’exploitation des terres rares a donc transformé une question géologique, minière et industrielle en quasi-crise géopolitique.
            “Les énergies fossiles ne sont plus la solution, elles sont devenues le problème.” Le ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, l’a répété le 12 décembre 2017 à l’occasion du One Planet Summit, qui portait sur le financement des politiques climatiques. On mesure mieux, à l’aune de cet unanimisme écolo-friendly, la controverse que va susciter l’essai iconoclaste du journaliste (au Monde diplomatique notamment) Guillaume PitronLa Guerre des métaux rares – La Face cachée de la transition énergétique et numérique. Dans cette enquête de terrain nourrie par six ans de tribulations dans une douzaine de pays, l’auteur jette une lumière crue sur un angle mort de la lutte contre le réchauffement climatique : paradoxalement, la manière dont sont produites les green-tech” dont dépendent les énergies renouvelables (ainsi que nos smartphones), et dont nous sommes de plus en plus friands, est très peu respectueuse de l’écosystème...
                 La guerre pour les ressources rares n'en n'est qu'à ses débuts. Même l'industrie de l'armement s'inquiète de l'épuisement des ressources en métaux « stratégiques » 
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