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dimanche 3 mai 2009

Energie: base de tout    

Quand l'énergie peut faire défaut

Après la Crise Financière, la Crise Energétique ? (AgoraVox)
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La production agricole et industrielle n'ont pu et ne peuvent se développer sans l'énergie humaine couplée à des formes d'énergie naturelle, animales , physiques ou fossiles. La production et le développement des marchandises en sont étroitement dépendantes, ce que l'on a tendance à oublier. L'économie ne peut être dissociée de la thermodynamique.
[
De l'économie thermodynamique]
Comment imaginer un monde sans pétrole, par exemple?
Le temps est venu de réfléchir aux pénuries qui s'annoncent et de préparer des modes de développement acceptables socialement et écologiquement , basés sur une réduction drastique des sources d'énergie qui ont été à la source de nos société industrielles.
Des mutations encore difficiles à imaginer , que l'on ne prépare pas vraiment, sauf marginalement...Il serait temps de réaliser que "nous mangeons du pétrole"
Il y a urgence absolue. Les vingt ans qui viennent vont être décisives
.
Il importe de mettre en oeuvre rapidement une sobriété nouvelle pour sortir de l'état d'ébriété pétrolière qui nous a été imposé depuis une centaine d'années. Pourrons-nous le faire sans drames , sans secousses politiques majeures? Tel est le défi. Enorme .
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" La décennie 2010-2020, c'est la décennie de tous les dangers...C'est une rupture de civilisation. Il faut apprendre à penser l'impensable. A changer totalement notre mode de vie. Il faut l'anticiper si l'on veut sauvegarder la démocratie, sinon elle en mourra." (Y.Cochet)
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L’énergie est le véritable moteur de l’économie:
"Sommes nous victimes de l’illusion consistant à croire qu’une quantité d’énergie infinie est à notre disposition ? Le véritable moteur de la croissance, souligne Michael Lardelli, c’est la quantité d’énergie disponible. Dans les scénarios couramment utilisés, le renchérissement des énergies fossiles devrait permettre la rentabilisation de sources de plus en plus onéreuses en terme d’extraction. Mais qu’en sera-t-il du bilan énergétique global de l’humanité ? Serons nous à mêmes d’augmenter indéfiniment la ressource ? Dans cette équation, intervient la rentabilité énergétique. Celle-ci décroit avec le temps. Il faut de plus en plus d’énergie pour extraire des ressources primaires raréfiées et difficiles d’accès. Ainsi, si nous n’y prenons pas garde, nous pourrions nous trouver dans une situation de goulot d’étranglement énergétique, avec une quantité globale disponible stagnante - ou pire déclinante - une population qui continue à croître et élever son niveau de vie, et une auto-consommation du secteur énergétique devenant non négligeable. Dans une telle situation, les trajectoires de conversions aux nouvelles formes d’énergies seraient-elles soutenables ?...
La source d’énergie la plus importante dans l’économie mondiale, ce sont les hydrocarbures - molécules composées d’ atomes d’hydrogène et de carbone. Les petites molécules d’hydrocarbure forment des gaz tels que le gaz naturel. De plus grandes forment le liquide que nous connaissons en tant que pétrole brut. Des hydrocarbures peuvent être brûlés pour fournir l’énergie calorifique aux groupes électrogènes et aux moteurs. Presque tout le transport repose sur l’énergie liquide des hydrocarbures. Ils sont également incroyablement nécessaires pour fabriquer les matières plastiques. Il est difficile de trouver actuellement un produit manufacturé qui n’inclurait pas de plastique. Le pétrole et le gaz naturel fournissent presque les 2/3 de l’énergie utilisée dans l’économie mondiale. Une manière plus simple de dire la même chose, c’est que les hydrocarbures représentent les 2/3 de l’économie mondiale....
Quand une source d’énergie finie est trouvée qui rapporte un bénéfice d’énergie (par exemple des combustibles fossiles), la partie la plus facile à produire de cette ressource (exigeant le moindre investissement énergétique) est extraite d’abord puisqu’elle fournit le plus grand bénéfice net d’énergie. Alors que cette ressource finie s’épuise elle devient de moins en moins énergétiquement profitable puisque de plus en plus d’énergie doit être investie pour fournir progressivement moins d’énergie. Finalement aucune énergie ne peut être plus être extraite à partir de cette ressource. La production énergétique mondiale est maintenant en déclin, et la rentabilité de la production énergétique diminue simultanément. Ceci signifie que la part d’énergie nette disponible pour soutenir des activités autres que celle de la production d’énergie diminuera beaucoup plus rapidement que la production énergétique totale...."
Lire aussi
-Jancovici : il faut se "désintoxiquer" du pétrole
-La prospérité sans la croissance ? inventer une alternative
- Développement durable ou décroissance soutenable ?
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-Energie : notre plus grande épreuve ?
- Impasse énergétique ?
-Aujourd'hui , le peak oil ?
- Penser la crise pétrolière ?
-Pétrole et géostratégie US
-Le PETROLE , toujours le pétrole...
-Pétrole : vraie pénurie ou spéculation ?
-Pétrole : "excrément du diable" ?

samedi 2 mai 2009

Choses vues au Pérou



Un pays surprenant

Terre de contrastes et des extrêmes


Concentré de climats: du désert côtier ponctué d'oasis à la luxuriante Amazonie, en passant par la vaste étendue du Lac Titicaca et le sublime Machu Picchu jusqu'aux glaciers culminant à plus de 6000m
Histoire fascinante, mais souvent énigmatique, de par l'absence d'écriture. Les Incas ont régné sur une période assez brève, mais ont su prendre le meilleur des cultures précédentes, avec le génie de l'organisation et de l'agriculture raisonnée.
Une société aujourd'hui attachante, mais trés inégalitaire, conséquence de la conquête espagnole, qui s'est empressée de détruire le meilleur d'une tradition si riche

Quelques images volées:(cliquez)



-Visite du musée régional d'Ica au Pérou
-LIMA (musées)
-Cuzco - La Vallée Sacrée des Incas
-MachuPicchu360.com
-Histoire du Pérou
-Pérou: le retour de la contre-Réforme (agraire)
-Orchidées du Pérou





Agrobusiness et subventions

De si chères subventions...

«La PAC est une politique européenne à 55 milliards d'euros fondée sur un ensemble soigneusement calculé de mythes et de tromperies. C'est une histoire de gens puissants et fortunés qui exploitent la sympathie du public en faveur des petits et des faibles. Il faut que cela change»- Jack Thurston-





-"Plus de 63 millions d'euros en 2008. Le volailler Doux est le champion des subventions européennes, selon la première liste complète divulguée ce jeudi par le gouvernement sur www.telepac.agriculture.gouv.fr. Cette liste recense 508.000 bénéficiaires d'aides de la PAC en 2008 pour un montant de 10,39 milliards d'euros.
Parmi les 24 principaux bénéficiaires, qui ont touché des aides supérieures à 5 millions d'euros, on ne trouve aucun agriculteur. Si les agriculteurs (487.177) ont capté la plus grande partie de cette aide (9,5 milliards), sociétés, collectivités, associations caritatives, et forestiers en ont aussi largement bénéficié. A elles seules 3.880 entreprises ont perçu, au titre d'aides à l'investissement, à la restructuration ou à l'exportation, plus de 580 millions d'euros
."
[La reine d'Angleterre aussi est subventionnée... Elizabeth II, une des femmes les plus riches du Royaume-Uni, a perçu près de 530.000 euros de subventions agricoles européennes en 2008, selon les chiffres communiqués jeudi par le ministère de l'Agriculture, via la «ferme de Sandringham». Le prince Charles, son fils aîné, a reçu 95.222,56 livres pour son duché de Cornouailles, et 86.262,98 livres pour la ferme du Duché, soit un total de 181.485,54 livres.]
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-Subventions agricoles en France: le système post-colonial se sucre | Mediapart:

"Contraint et forcé par la réglementation européenne, le ministère français de l'agriculture a mis en ligne dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 avril la liste des bénéficiaires des subventions de la Politique agricole commune (PAC), au titre des paiements directs et autres soutiens à la production. Il s'agit ici du «premier pilier» de la PAC, celui qui représente pour France quelque 90% des subventions colossales (plus de 10 milliards d'euros chaque année) que l'agriculture, et surtout l'agro-business français, reçoivent du budget communautaire. On est dans le lourd, rien à voir avec les montants liés au développement rural («deuxième pilier») que Mediapart avait analysés lors de leur publication le 30 septembre 2008.On comprend à leur lecture que les dirigeants politiques français aient tout fait pour retarder la publication de ce qu'on hésitera pas à qualifier ici de chiffres de la honte. Et pour maintenir la plus grande opacité possible sur la ventilation de ces subventions. Avec 62,8 millions d'euros perçus entre le 16 octobre 2007 et le 15 octobre 2008, c'est le volailler Doux (basé à Châteaulin, Finistère) qui émerge en tête de la liste des 730 bénéficiaires ayant touché plus de 250.000 euros. Liste compilée par l'équipe de Jack Thurston, de l'ONG britannique farmsubsidy.org, pionnier de la lutte pour la transparence sur les subventions agricoles européennes, afin de suppléer la mauvaise qualité intentionnelle du moteur de recherche du ministère.

Derrière le roi du poulet de batterie, on trouve un fort peloton de groupes sucriers, bénéficiaires d'un des régimes agricoles européens les plus iniques, et qui le reste après la réforme récente. Saint Louis SNC (Paris VIIIe) au 2e rang avec 38,6 millions, Sucrière de la Réunion (à Saint-Louis, Guadeloupe) avec 22,57 millions, Eurosugar, «SucDen» (Sucres et denrées SA), Saint Louis Sucre S.A., Sucrerie de Bois Rouge, etc. «Le dernier petit sou...» s'écriait déjà un Michel Piccoli au sommet de son art dans Le Sucre, satire féroce de l'univers des spéculateurs au royaume de la betterave et de la canne.Responsables, le sucre, la banane, et surtout, explique Pierre Boulanger, du Groupe d'économie mondiale (GEM) de Sciences-Po, le fait que «les dernières réformes de la PAC ne s'appliquent pas dans les DOM». Pas de «découplage» des aides par rapport à la production, «tout est couplé à la production», explique ce chercheur, qui décortiquent depuis des années les incohérences économiques et sociales de la PAC.«Cela fait sept ans que j'ai publié le premier document plaidant pour la publication des bénéficiaires de la PAC. C'est donc un grand jour pour nous», a confié Jack Thurston à Mediapart. «Mais nous en sommes seulement au commencement», ajoute-t-il aussitôt. «Désormais, nous pouvons voir qui reçoit quoi, même s'il n'y a pas d'explication sur le pourquoi. Il y a un gros travail à faire pour rassembler et analyser les données, et surtout pour encourager les gens à trouver par eux-mêmes comment leur argent est dépensé», explique-t-il. Cela concerne tout spécialement la France, premier «bénéficiaire» de subventions qui absorbent encore près de 40% du budget de l'Union européenne.«La PAC est une politique européenne à 55 milliards d'euros fondée sur un ensemble soigneusement calculé de mythes et de tromperies. C'est une histoire de gens puissants et fortunés qui exploitent la sympathie du public en faveur des petits et des faibles. Il faut que cela change», affirme Jack Thurston. Parmi les quelques rares principaux bénéficiaires français identifiables par un patronyme, on trouve d'ailleurs La Compagnie Fermière de Rothschild à Favières (Seine-et-Marne), avec 271.892 euros et la SAS le Prince Albert de Monaco à Marchais (Aisne), pour 253.986 euros...

Les données arrachées à grand peine aux autorités françaises viennent donc confirmer ce que l'on savait déjà: l'extrême concentration des subventions sur les plus grosses exploitations dans une logique qui veut que plus on est riche, plus on est aidé..."(P.Ries)

-Top French CAP beneficiaries, 2008
-Subventions agricoles en France - Google Actualités
-Qui sont les principaux bénéficiaires de la politique agricole commune en France?
- Les subventions agricoles au banc des accusés
-L'avenir de la PAC en question
-Effets de la libéralisation agricole
-La politique agricole commune vidée de son contenu,
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- Agriculture : autre régulation
--Prix alimentaires : le vrai et le faux
- Agriculture et spéculation
- Famine mondiale : causes, remèdes ?
- Emeutes de la faim
-Multinationales et agriculture
-Emeutes de la faim

vendredi 1 mai 2009

Un banquier avoue


Comment peut-on être parasite de la haute finance? ...ou un système devenu fou

"...les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation. Et les autorités financières sont complices de ce grand mensonge, pour éviter de créer la panique..." (La Tribune)
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Confessions d'un banquier pourri: la crise financière vécue de l'intérieur

"...A tous ceux qui font encore confiance à leur banque... Tel est l'incipit de « Confessions d'un banquier pourri », publié sous le pseudonyme de Crésus, aux Editions Fayard (sortie en librairie le 15 avril, 17,90 euros). Rempli de confessions choc, il offre un récit hallucinant des milieux de la haute finance et de la crise financière de septembre 2008. A tel point qu'il pose la question de sa crédibilité. Philippe Cohen, rédacteur en chef du site Marianne2.fr - le magazine a publié en exclusivité des extraits du livre dans son numéro du samedi 11 avril - précise qu'il a pris la précaution de soumettre ce témoignage à un banquier qui l'a jugé tout à fait crédible. Nous avons été autorisés à en proposer également quelques morceaux choisis....Le petit jeu va maintenant être de savoir qui est Crésus ? L'auteur donne quelques indices : « Vous ne me connaissez pas. J'ai grandi dans l'ombre, au coeur du sérail de l'argent, écrit-il dans le prologue de son livre. Je suis un parasite de la haute finance, l'un des membres du directoire d'une des plus grandes banques de France. A peine surpayé, j'ai ramassé quelques dizaines de millions d'euros en une quinzaine d'années. Une paille, comparée aux salaires et aux primes des traders que je dirige. Ou plutôt que je dirigeais. Voilà cinq mois, j'ai été écarté des affaires par un président soudain très à cheval sur les règles et le contrôle des risques. » Une idée ?
« Eh bien, quand on m'interroge, je compare les banquiers à des bouchers pas très consciencieux. En fait nous avons fait disparaître les crédits à hauts risques dont nous voulions nous débarrasser en les mélangeant avec des créances de bonne qualité. La fabrication de ce cervelas d'un genre nouveau s'appelle la titrisation. Ensuite, on débite les nouveaux titres en tranches, qu'on vend en engrangeant au passage de belles commissions. [...] Quand les morceaux de viande avariée - en l'occurrence les subprimes - pourrissent et devienne toxiques, ça contamine toute la saucisse, et les acheteurs tombent malades. »

« Le processus était assez simple : au départ, on balançait aux structures des impayés ou des crédits à risques. Ensuite les types qui vendaient notre camelote noyaient ces produits incasables dans toutes sortes de liquidités avec deux objectifs : d'abord faire passer le risque de la Banque vers la Bourse, comme on se débarrasserait d'un mistigri encombrant, et, deuxième objectif, nettoyer nos bilans, puisque les créances invendables disparaissaient du passif pour réapparaître miraculeusement dans la colonne des actifs. »

« Pour sauver notre résultat, ne restait finalement que notre métier de base : nos clients les plus modestes, tous ces braves gens qui tiraient le diable par la queue. C'était eux qu'on assommait. Les marges sur nos encours de crédit allaient d'ailleurs progresser de 20 à 21% cette année. Que ce fussent les crédits à la consommation, les prêts-relais ou les découverts, toutes ces niches étaient incroyablement rentables, malgré ce qu'en disait notre discours officiel. Les crédits immobiliers se révélaient, eux aussi, très satisfaisants, avec une marge de l'ordre de 16%. Toutes nos divisions allaient perdre de l'argent, exceptée la banque de détail, justement. En ce domaine, nous avions encore quelques idées pour améliorer encore l'ordinaire. En multipliant les propositions à la clientèle, on avait réussi à faire exploser les frais bancaires : virements, chèques de banque, retraits, ouvertures de comptes, remises de cartes de crédits, consultations de comptes sur le net, tout justifiait un prélèvement d'apparence anodine. L'ensemble représentait à la fin plus de la moitié de notre bénéfice annuel!..."

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Crise immobilière : Après l'entrée, le plat de résistance… - AgoraVox
-Banques - Le grand mensonge:
"...les banques ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation. Et les autorités financières sont complices de ce grand mensonge, pour éviter de créer la panique.
On le voit avec la forte tension qui règne aux Etats-Unis à propos des « stress tests » réalisés sur la solidité des banques américaines. Mentir pour la bonne cause, on retrouve là un peu le même scénario que celui du Crédit Lyonnais, où la Commission Bancaire et le Trésor avaient été accusés d’avoir fermé les yeux sur les comptes truqués de la banque publique.
Mais, cette fois, ce n’est pas une seule banque qui est en cause, mais toutes les banques mondiales en même temps. De sorte que celle qui saura masquer ses pertes le plus longtemps sortira grande gagnante du jeu de poker menteur qui va maintenant succéder au théâtre du G20. »...
-Les actifs "toxiques" des banques pourraient totaliser 4.000 milliards de dollars, selon le FMI
-Les banques allemandes totalisent 816 milliards d'euros d'actifs à risque
-Les banquiers ont pillé les coffres publics
-Les banques savaient pour les subprimes et n'ont rien fait
-Oui, les banques sont vraiment au-dessus de la loi ! - AgoraVox

-Comment la finance a conquis et ruiné l’Amérique-
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Comment (peut-on) être banquier ?
--Redoutable pouvoir des banques
-Quand l'esprit vient aux banquiers...

vendredi 17 avril 2009

jeudi 16 avril 2009

USA: déclin programmé ?


L'Obamamania retombée, il faut se rendre à l' évidence: rien n'indique qu'O. prenne ses distances par rapport aux fauteurs de crise et soit prêt à rompre avec l'ancienne logique ...qui mène le pays au désastre assuré
Si les pays asiatiques, notamment la Chine, retirent leurs avoirs, le niveau de vie baisse de 20% et le dollar perd son statut de monnaie de référence.

Des Américains s'inquiètent : il y a des risques sérieux de faillite économique aggravée, des signes évidents de régression sociale accélérée ,des risques de réactions ultra-droitières et de régressions des libertés. [Déjà, les plus riches se mettent à contester l'impôt]
Chris Hedges fait partie de ceux-là
Puisse l'avenir lui donner tort!...
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La résistance ou le servage, il va falloir choisir. par Chris HEDGES:

"...Le déclin économique dure depuis des dizaines d’années. Le philosophe politique canadien, John Ralston Saul, a décrit en détail ce déclin économique dans son livre en 1992 : "Voltaire’s Bastards : The Dictatorship of Reason in the West." ("Les bâtards de Voltaire").David Cay Johnston a montré le mirage et la décomposition du capitalisme dans : "Free Lunch : How the Wealthiest Americans Enrich Themselves at Government Expense (and Stick You With the Bill)," ("Repas gratuit : comment les plus riches aux Etats-Unis s’enrichissent sur le dos de l’Etat (et vous laissent avec l’addition))"] et David C. Korten , dans "When Corporations Rule the World" ("Quand le secteur privé règne sur l’économie") et "Agenda for a New Economy," explique la conduite pernicieuse et les abus du capitalisme. Mais nos universités et les medias, enivrés par le pouvoir et croyant naïvement que le capitalisme mondial était une force de la nature qu’on ne pouvait arrêter, posaient rarement les bonnes questions ou donnaient rarement la parole à ceux qui le faisaient. Nos élites dissimulaient leur incompétence et leur perte de contrôle derrière la façade arrogante du jargon spécialisé et de théories économiques obscures.Les mensonges utilisés pour masquer ce déclin économique sont légion. Le président Ronald Reagan avait inclus 1,5 millions de militaires de l’armée de terre, de la marine et de l’aviation dans la population active civile, ce qui avait permis de faire chuter miraculeusement le taux de chômage de 2%.Le président Clinton avait décidé que ceux qui avaient renoncé à chercher du travail, ou ceux qui voulaient un emploi à plein temps mais ne trouvaient que du travail à mi-temps, ne seraient désormais plus comptés comme chômeurs. Cet artifice a permis de rayer des listes officielles du chômage quelque 5 millions de demandeurs d’emploi. Si vous travaillez plus de 21 heures par semaine (la plupart des employés à bas salaires qui travaillent dans des entreprises comme Wal-Mart effectuent 28h en moyenne), vous ne faites pas partie des chômeurs, même si votre salaire réel vous place en dessous du seuil de pauvreté. Le véritable taux de chômage aux Etats-Unis, si on compte ceux qui ont renoncé à rechercher un emploi et ceux qui n’ont pu travailler qu’à temps partiel n’est pas de 8,5% mais de 15%. Un sixième de la population active du pays est effectivement au chômage. Et les emplois disparaissent actuellement encore plus vite qu’au cours des mois qui ont suivi le krach de 29....

L’administration Obama, au lieu de choisir de changer de cap, s’est fixé pour objectif de regonfler la bulle. Les milliers de milliards de dollars de fonds publics dépensés à renflouer ces entreprises corrompues auraient pu servir à rénover notre économie. Nous aurions pu sauver des millions de personnes de la pauvreté.Le gouvernement aurait pu, comme l’a fait remarquer Ralph Nader, militant pour la défense des consommateurs, ouvrir 10 nouvelles banques pour 35 milliards de dollars chacune et créer un effet de levier de 10 contre 1 grâce au développement du marché des crédits.Des sommes énormes et inimaginables sont mises entre les mains sales de certaines sociétés privées sans aucun contrôle de ce qu’elles en feront. Or, elles utiliseront cet argent comme elles l’ont toujours fait, à savoir pour s’enrichir à nos dépens. "Vous allez être témoins des dilapidations, de l’imposture et des abus les plus phénoménaux de l’histoire des Etats-Unis", a répondu Nader quand on lui a posé la question sur ce plan de sauvetage. "Non seulement, il ne s’adresse pas aux bonnes personnes, non seulement il traite avec ceux qui ont commis ces exactions et non pas avec ceux qui en ont été les victimes, mais ses modalités n’imposent ni l’honnêteté ni l’efficacité.Le Département de la Justice est submergé. Il n’a pas le dixième de procureurs, d’enquêteurs, d’experts et d’avocats nécessaires pour s’occuper de la vague de crimes commis par les sociétés privées antérieurement à leur renflouement et qui a débuté en septembre de l’année dernière. Il n’a, en particulier, pas les moyens de s’occuper du pillage insatiable de cet argent frais auquel se sont livrés les bénéficiaires. On en voit déjà les effets. Les sociétés financières ne s’en sont pas servies pour accorder des prêts. Elles en ont utilisé une partie pour procéder à des acquisitions, ou pour conserver leurs bonus et leurs dividendes. Dans la mesure où ces gens-là sont assurés de ne pas finir en prison, et où ils constatent que peu de journaux signalent que des collègues auraient été incarcérés, ils se fichent du reste. C’est l’impunité totale. Et quand les cadres quittent l’entreprise, ils s’en vont avec un parachute doré. Même Rick Wagoner (le PDG de General Motors) part avec 21 millions de dollars d’indemnités."Une poignée d’anciens cadres ont reconnu que ce plan de sauvetage, c’était jeter l’argent par les fenêtres. L’ancien PDG de "American International Group Inc.", Maurice R. Greenberg, a déclaré jeudi devant le "Comité de la Chambre des Représentants des États-Unis pour la surveillance et la réforme du Gouvernement" ("House Oversight and Government Reform Committee") que les efforts pour remettre à flot la société avec 170 millions de dollars étaient un "échec". Selon lui, la compagnie devait être restructurée. Il aurait mieux valu, dit-il, qu’AIG se place sous la protection du "chapter 11" (qui aide les entreprises en difficulté, NDT) au lieu de demander de l’aide à l’Etat."Il y a des signes de décadence grave", explique Nader. "On dépense ces sommes d’argent sans savoir si le projet est viable"...

Le coût pour les classes moyennes et ouvrières devient intolérable. La banque centrale américaine a annoncé au mois de mars que les ménages ont perdu 5100 milliards de dollars, c’est-à-dire 9% de leur patrimoine, au cours des trois derniers mois de l’année 2008, la chute la plus brutale en un seul trimestre qui ait été enregistrée depuis 57 ans que les archives de la banque centrale existent. Pour l’année entière, leur patrimoine a baissé de $11.100 milliards de dollars, à savoir de 18%. Ces statistiques n’englobent pas la baisse des investissements à la bourse qui a probablement fait perdre des milliers de milliards de dollars supplémentaires au patrimoine collectif du pays.Le couperet au dessus de notre tête, inévitable si on ne change pas radicalement de politique, tombera subitement. Nous empruntons depuis ces dix dernières années au rythme de plus de 2 milliards par jour, et à un moment donné, il faut bien que cela cesse. Dès que la Chine, les états pétroliers et les autres investisseurs internationaux cesseront d’acheter des bons du trésor, le dollar deviendra de la monnaie de singe. L’inflation va monter en flèche. Nous serons dans l’Allemagne de Weimar...."

-La pauvreté bat son plein aux Etats-Unis:
"Il y a de plus en plus de monde qui fait la queue devant les centres d’accueil pour sans-abri et les centres de distribution d’aide alimentaire de tout le pays – un nombre en augmentation d’au moins 30% depuis l’été dernier..."
-Ces imbéciles qui gouvernent les Etats-Unis par Chris HEDGES:
"...Nos élites – ceux du Congrès, ceux de Wall Street et ceux qu’on nous prépare dans nos universités et écoles de commerce prestigieuses – n’ont pas les capacités pour réparer cette pagaille financière. En réalité, ils vont l’aggraver. A cause de l’éducation qu’ils ont reçue, ils n’ont aucune conception du « bien commun ». Ce sont des bureaucrates médiocres, timorés, sans imagination qui ont été formés à la gestion de systèmes. En guise de solutions, ils ne peuvent concevoir que des petites retouches qui feront plaisir aux milieux d’affaires. Ils ne pensent qu’en termes de chiffres, de profits et de promotions personnelles. Ils sont capables de refuser des soins médicaux aux malades pour augmenter les bénéfices d’une compagnie, tout comme ils sont capables de faire appel à l’argent des contribuables pour fourguer des systèmes d’armement couteux à quelques dictatures sanglantes. Les conséquences sur le plan humain ne figurent jamais dans leurs bilans. Le système démocratique, pensent-ils, est un effet collatéral du libéralisme économique. Et ils servent docilement le marché...."

- Démocratie US : mirage ?> « Une caste américaine, les élections aux Etats-Unis expliquées aux Français » John R. MacArthur
- Crise financière : Geithner et Summers se refusent à traiter le fond des problèmes
-La victoire des forces asymétriques, par William Lind
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-Rage et désespoirs américains
- Obama: énigme...
-Après l' empire....
-Qui est le vrai Obama ?