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mardi 12 mai 2009

Quand la politique perd la tête


Faillite de la régulation politique

De la crise, notamment immobilière,nous commençons à mieux comprendre les ressorts.C'est tout un système qui a failli . Le chaos nous menace dans cette crise systémique qui est loin d'avoir produit tous ses effets.L'économie financiarisée a pris des voies erratiques et la régulation, le contrôle politique ont été pris en défaut et le restent encore jusque dans la manière de traiter le mal

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-Lors de son discours à l’assemblée nationale du 17 Mars 2005, M. Sarkozy déclarait :« Il faut mettre en œuvre rapidement la réforme du crédit hypothécaire. Ce n’est quand même pas excessivement audacieux de proposer que les crédits immobiliers soient tout simplement et uniquement garantis sur la valeur des biens achetés ; ni excessivement anormal de demander aux banques d’accorder sur la même hypothèque un nouveau crédit, lorsque le précédent emprunt a été partiellement remboursé. Il faut inciter les banques à prêter à tous et pas seulement aux plus aisés. »
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-« Les gens qui ont conduit un bus scolaire les yeux bandés (et ont eu un accident) ne devraient jamais se voir confier à nouveau un autobus. Les institutions et les élites du monde économique ( universités, organismes de régulation, banques centrales, responsables gouvernementaux, organisations diverses employant des économistes) ont perdu leur légitimité avec l’échec du système. Il est irresponsable et stupide de placer notre confiance dans la capacité de ces experts pour nous permettre de sortir de ce pétrin. Au contraire, il convient de rechercher des gens intelligents, ayant les mains propres. »(N.N.Taleb)

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Réinstaurer le politique:

Le krach est le moment où les illusions se dégonflent, où les promesses se révèlent intenables, où l’on sort de la bulle, » écrit Paul Thibault, qui longtemps anima la revue Esprit. Il nous livre ici son analyse des mouvements de fond qui ont conduit à la crise : un processus de déterritorialisation généralisé qui a peu peu privé le politique - avec l’aval des élites - de ses moyens d’actions au nom de l’ « efficacité » économique, mais qui n’aurait sans doute pas pris une si grande ampleur si dans le même temps ne s’était installé le règne de l’individu, porteur de la délégitimation des institutions. L’effondrement du système met à nu l’état de délabrement auquel nous sommes parvenus, selon lui : « privé de légitimité par l’individualisme suffisant, privé de pouvoir et même de substance par le marché mondial, le politique, devenu affaire de communication, n’intervient plus que de manière erratique, au coup par coup, pour conjurer les difficultés bien plus que pour y répondre. »
"... Où est donc passée la confiance ? Qu’est-ce qui l’a fait fuir ? On soupçonne que c’est la levée des règles qui entouraient les activités commerciales et bancaires. Ces règles définissaient des rôles, ceux des banques de dépôt, des banques d’affaires, des assurances... En effaçant ces distinctions, nous sommes entrés dans un autre monde, où il n’y a plus de fonctions définies mais des activités, qui sont libres, auxquelles ceux qui s’y livrent donnent seuls forme, inventant des « produits » qu’ils offrent à l’appréciation des clients. L’activité bancaire a remplacé l’institution bancaire. L’encadrement, la caractérisation a priori, s’est effacé, il n’y a plus d’autre repère que l’évaluation a posteriori par les acheteurs.
Cette déréglementation emporte évidemment la déterritorialisation : c’est le politique qui est territorial, non le commerce. Elle entraîne aussi une fermeture sur soi du milieu des affaires. Que le public n’y comprenne rien, c’est une conséquence directe de la dérégulation. Si, pour ceux à qui elles s’imposent, les règles apparaissent comme des limites, pour l’extérieur elles sont un langage, elles sont l’expression du sens que la société et l’Etat attribuent aux actions considérées, elles créent de la clarté pour tous au prix d’une contrainte pour certains. Que la déréglementation mette hors jeu le citoyen ordinaire, que la banque pût devenir une activité ésotérique, c’était sans doute admis et même voulu par ceux qui ont mis en oeuvre le principal slogan de l’époque qui s’achève : libérer l’activité. Mais ce qu’ils n’avaient sans doute pas prévu, c’est ce qui fait désormais le quotidien de l’information : que les professionnels eux-mêmes, à force de pratiquer la dissimulation réciproque et de prendre des « positions risquées », peuvent finir par s’embrouiller dans leurs calculs. Morale de l’histoire : qui ne veut pas expliquer au public ce qu’il fait finit par ne plus le savoir lui-même.
Cet embrouillamini, cette illisibilité, peut être décrit comme une désinstitutionnalisation. Socialement, la lisibilité du monde et, même, la relative prévisibilité de l’avenir reposent sur des institutions, une cascade d’institutions (l’Etat, l’entreprise, la famille...) qui déterminent et distribuent rôles et règles. Dans le monde de la finance dérèglementée, il n’y a plus d’institutions pour nous protéger de l’inconnu, l’inconnu des comportements humains, l’inconnu de l’avenir. Les banques, dont on supposait qu’elles veillaient à la sécurité de nos dépôts en sélectionnant les bonnes demandes de crédit, se livrent surtout, apprend-on, à des spéculations qui ne produisent aucune clarté, mais qui se déroulent dans un brouillard dont les établissements financiers profitent. Spéculer, en effet, c’est espérer que les autres seront moins avertis ou moins malins que vous ; c’est espérer aussi que l’attrait du marché attirera sans cesse de nouveaux participants, et fera monter les cours, que le jeu sera toujours à somme positive. Les anciennes institutions financières ont, en s’adaptant au nouveau contexte, capitulé, choisi de profiter de la confusion créée par les dérégulations, au lieu de la dissiper. Mais elles peuvent arguer qu’elles y ont été contraintes par l’intensification de la concurrence, que ne disposant plus des amortisseurs qu’étaient, dans le cadre national, les tarifications, les dépôts non rémunérés, les complicités plus ou moins explicites, elles ont dû se lancer sur des terrains nouveaux et risqués. Le président de la MATMUT, assurance coopérative qui a perdu des plumes à la Bourse, s’est ainsi justifié : la concurrence empêche d’augmenter les primes alors que la législation, la jurisprudence, l’avidité des assurés accroissent les dépenses d’indemnisation, il faut donc se procurer d’autres ressources. Quel changement ! A partir d’une honnête mutualisation des risques, on est entré dans une sorte de casino où l’on pouvait distribuer plus que les assurés n’avaient apporté, grâce au talent des gestionnaires qui menaient, au détriment d’on ne sait qui, des raids profitables....

Quand, maintenant, les bourses et les banques font appel aux Etats, c’est donc un retournement complet et général qui se dessine. On ne sait pas sur quoi cela débouchera, mais on voit bien ce qui ne marche pas : l’économie laissée à elle-même et plus encore, ayant autorité sur l’organisation sociale, porteuse de vérité (la « vérité du marché », disait-on). Hypostasiée, l’économie a perdu la tête, la vérité dont elle est porteuse est locale et non universelle, relative à un cadre qu’elle ne saurait déterminer. Cet échec n’est pas seulement technique (celui d’un ensemble de professions à se discipliner), il est celui de toute une culture qui a privilégié un secteur d’activité pour qu’il serve de boussole sociale. Est donc particulièrement en question la stratégie des couches dirigeantes françaises qui ont parié depuis les années 1980, depuis Jacques Delors, que l’intériorisation des disciplines économiques imposées d’ailleurs, une modernisation importée, obligerait les peuples à un comportement plus rationnel, et en ce qui concerne les Français, à abandonner leur idée redistributive de la solidarité ainsi que leur égalitarisme trompeur et paralysant.Cette idée d’une vertu instillée par le marché n’a pas réussi, et cet échec pédagogique n’est pas propre à la France, ailleurs il a seulement pris d’autres formes : les Etats-Unis, l’Angleterre ont connu une austérité salariale plus stricte que nous, mais en s’endettant follement, les gagne-petit ont dans ces pays manifesté qu’ils restaient attachés au rêve d’abondance que l’on voulait leur enlever de la tête. Ce sont même ces gagne-petit qui, en s’endettant déraisonnablement, en jouant maladroitement (sans en avoir les moyens) le jeu du capitalisme, ont fait s’écrouler (sur eux) tout l’échafaudage...
En Occident, les ouvriers d’industrie ont été la catégorie la plus touchée alors que les bénéficiaires principaux étaient les multinationales devenues donneurs d’ordre mondiaux. Les gagnants et les perdants étaient les mêmes que ceux de la révolution reaganienne - que la gauche a dû avaliser, faute d’avoir trouvé une autre réponse aux difficultés auxquelles cette révolution a répondu. C’est pourquoi, sans que l’on voie vraiment qu’un seuil était franchi, les délocalisations lointaines ont paru s’inscrire dans la ligne de ce qui avait commencé à domicile. La continuité a été également celle d’une censure frappant toute évocation d’un volontarisme politique en économie, que l’on associait automatiquement à l’archaïsme de gauche, ou même au soviétisme...
Le président de la République a parlé de reconstruire, et même refonder, le capitalisme. Si cela peut être fait, ce sera en équilibrant la puissance, la mégalomanie du capitalisme, par une forte légitimité du politique. Donc, ce qui est d’abord à reconstruire, c’est la politique, dont le défaut est la toile de fond de beaucoup d‘erreurs d’orientation qui nous ont amenés là où nous sommes...."
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-Dimensions de la crise financière
-Pour une autre mondialisation
-Capitalisme dérégulé : le glas ?
-Faillite d'un modèle
-Crise: Que peut, que doit faire l'Etat ?
- Crise: subie ou provoquée ?

lundi 11 mai 2009

Refonder l'Europe


Des élections qui s'annoncent mal
Un désintérêt manifeste et généralisé: un signe...

"Méfiance, méconnaissance, désintérêt… Les citoyens européens n’accordent pas vraiment d’importance au travail de leurs députés. Au point qu’ils ne sont que 30% à être certains de vouloir voter le 7 juin prochain pour les élections européennes."
Est-ce étonnant ?
L'Europe a failli à son projet initial
Elle est devenue surtout un grand marché , ouverte à la libéralisation et à la mondialisation à l'anglo-saxonne
Une refondation s'impose sous peine d'échec
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"Les dogmes néolibéraux ont précipité le monde dans la crise globale. Or ce sont eux qui ont jusqu’à présent inspiré la construction européenne : elle fondée, de traité en traité, sur les principes du « marché libre » et de la concurrence « libre et non faussée » entre les systèmes sociaux et fiscaux des pays membres de l’Union. Alors que les droits sociaux -limités- leur restent subordonnés, le droit des affaires et les mouvements des biens, des services et des capitaux jouissent d’une priorité sans entrave. Par conséquent, le dumping salarial et social, la concurrence fiscale, l’abandon des droits du travail se généralisent.Les élections de juin doivent être l’occasion d’ouvrir un vaste débat citoyen et de refonder le projet européen.Exigeons la mise au pas de la finance, la fermeture immédiate des paradis fiscaux, des mesures contre la pauvreté, une politique de convergence sociale et d’harmonisation fiscale, le renforcement des services publics, des institutions plus démocratiques, une politique extérieure équitable (fondée notamment sur le principe de souveraineté alimentaire, l’abolition de la dette extérieure de tous les pays pauvres, une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme...)."


-Face à la crise, changeons l’Union européenne !

- Raoul-Marc JENNAR "Quelle Europe?"
-Cette Europe-là est irréparable
- Il faut construire l’Europe en respectant les peuples
-Pourquoi il faut s’opposer à une France atlantiste, par Hubert Védrine
- Liaisons dangereuses entre institutions et milieux d'affaires européens
-Royaume-Uni : les raisons d'un penchant atlantiste au détriment de la construction européenne - AgoraVox
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-Vers une Europe asservie ?

dimanche 10 mai 2009

Crise: subie ou provoquée ?


Fuite en avant ou plan délibéré?

Le débat vient de commencer:
Un organisme US trés fiable vient de révéler ce que certains soupçonnaient:
La crise financière ne devrait rien au hasard, mais aurait été "organisée" par la fine fleur des institutions financières les plus puissantes . Il reste à élucider le contexte, la genèse,les complicités et les motivations profondes. Il faudra sans doute du temps pour reconstituer un scénario précis.
Alors, fuite en avant dans un système devenu incontrôlé ou plan délibéré?
En tous cas, les grands organismes banquiers sont coupables de la crise, pas victimes
Des langues se délient...
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"Ces révélations ne sont pas vraiment étonnantes : qui pouvait croire, avec les moyens modernes de gestion des risques, que les banques US n’aient rien vu venir ? Pour que le désastre soit de cette ampleur, il faut bien qu’elles aient constaté à un instant donné que leur exposition, leurs risques étaient trop dangereux et aient décidé en conséquence une fuite en avant pour être renflouées par l’Etat honni car leurs défaillances étaient devenues insupportables : ce sont donc en quelque sorte des faillites organisées.C’est l’histoire de l’enfant qui s’est aventuré stupidement trop loin dans l’eau sur une plage et qui, pour ne pas être grondé et se poser en victime, va un peu plus loin encore et risque vraiment de se noyer pour pouvoir crier au secours..."(P.Renève)
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- Les banques ont délibérément provoqué la crise - AgoraVox:
"...Un dur coup, hier pour les « anticomplotistes ». Le Center for Public Integrity (CPI), par la voix de son directeur Bill Buzenberg, annonce que les banques qui prétendaient avoir été prises par surprises par la crise des surprimes qui a déclenché la faillite du système financier ont tout fait pour la provoquer en facilitant des prêts à très haut risque (AFP). Dont on ne pouvait raisonnablement s’attendre à ce qu’ils soient remboursés.
Le CPI met carrément la faute sur les agissements de 25 institutions financières. Ces institutions ont consenti à elles seules 72% du total des mauvais prêts hypothécaires. UN TRILLLION (USD$ 1 000 000 000 000). Des 25 institutions mises en cause, 21 appartiennent ou sont financées par l’une ou l’autre des banques que le Trésor américain inonde actuellement de milliards pour tenter en vain de les rescaper (bail out) aux frais des contribuables.Parmi les incriminées. Citigroup, HSBC, Barclays… tout le gratin du capitalisme. AIG, en particulier, à qui le Trésor américain , depuis le plan Paulson, a aussi donné directement 180 milliards de dollars (dont une parcelle a servi a payer des boni et à organiser une nouba pour ses agents… !) Toutes les autres escroqueries financières de l’Histoire apparaissent tout à coup comme des peccadilles. ON A SCIEMMENT DÉTRUIT LE SYSTÈME FINANCIER MONDIAL.Le cynisme de toute cette opération laisse pantois, car ce sabotage ne peut avoir eu lieu qu’avec la connivence du gouvernement des USA et au su de tous les gouvernements de quelques importance participant à la structure financière qui gère cette planète. L’élite qui dirige le monde nous a trahi et est partie avec la caisse.Cette étude a été publiée alors que la Chambre des représentants américaine devait approuver hier un projet de loi visant à créer une commission d’enquête indépendante pour examiner les causes de la crise économique. On avoue juste avant d’être démasqué. Les rats quittent la cale du navire qui sombre.

-Que vaut cette information ? L’étude du CPI a porté sur 7,2 millions de prêts consentis entre 2005 et 2007. Un échantillon significatif. Une conclusion irréfutable…

-Le désastre des « subprimes » est tout sauf une surprise:
"Une vingtaine parmi les plus grandes sociétés de prêts immobiliers fondés sur la technique des subprimes s’est appuyée sur le système financier des grandes banques américaines désormais créancières de milliards de dollars sur ces établissements en faillite ou en passe de l’être, selon le rapport d’une organisation de vigilance citoyenne.
La plupart des organismes de prêts immobiliers se sont adossés aux grandes banques d’affaires des États-Unis, lesquelles ont dû s’en porter acquéreur quand la bulle immobilière s’est achevée en 2006, après 5 ans de spéculation intense avec des évaluations très au-dessus de leur valeur réelle. Alors que la plupart des pourvoyeurs de subprimes ont disparu, leurs créanciers et les banques auxquelles ils appartiennent ont bénéficié de 700 milliards de dollars d’aide fédérale un an après que ces établissements financiers ont pollué les marchés avec les produits financiers dérivés des prêts immobiliers.Les organismes de contrôle bancaire des États-Unis doivent porter jeudi à la connaissance du public le nom des grandes banques dont les besoins en capitaux doivent être à nouveau satisfaits. Les banques monstres qui ont financé le système des subprimes ne sont pas les victimes d’un effondrement financier imprévu, explique Bill Buzenberg, porte-parole de cette organisation de vigilance américaine : ces banques étaient des dissimulateurs délibérés qui ont pourri le système de prêts qui menace maintenant le système financier..."

-Révélations sur le lobbying des géants du subprime:
"... Les 25 organismes de crédits immobiliers américains qui ont émis des prêts subprime auraient dépensé, sur 10 ans, près de 370 millions de dollars en lobbying et en donations électorales auprès de Washington. Leur cheval de bataille : limiter la régulation bancaire.C'est ce que révèle un article du Center for Public Integrity (CPI), une organisation américaine de journalisme d'investigation. "Leurs contributions politiques effrénées sont responsables de l'absence de régulation qui a conduit à la crise", explique Bill Buzenberg, le directeur de l'enquête. "Malgré tous les signaux d'alerte, le Congrès, la Maison Blanche et la Fed ont tergiversé alors que le désastre des subprime s'amplifiait".Le rapport montre que la plupart de ces organismes étaient soit détenus, soit largement financés par les grandes banques dont Citigroup, Goldman Sachs, Wells Fargo, JP Morgan et Bank of America. Celles-là mêmes qui ont dû être renflouées à hauteur de 700 milliards de dollars par l'Etat.A titre d'exemple, Countrywide Financial a émis 97 milliards de dollars de prêts subprime entre 2005 et 2007. La société est aujourd'hui détenue par Bank of America, qui a reçu 45 milliards de dollars de l'Etat. Le CPI calcule que Countrywide a dépensé un million de dollars en donations électorales et en lobbying à Washington entre 1999 et 2008.L'industrie financière a également été très généreuse dans ses dons aux campagnes électorales : 2,2 milliards de dollars de contributions auraient ainsi été versées sur 10 ans selon le Centre for Responsive Politics, un observateur indépendant. D'ailleurs, Barak Obama en serait l'un des plus gros bénéficiaires, ayant empoché 14 millions de dollars. Ainsi, certains analystes accusent le gouvernement d'être trop proche de Wall Street. Ce qui expliquerait pourquoi la politique en matière de sauvetage des banques du gouvernement actuel n'est pas foncièrement en rupture avec celle de George W Bush."

[-Tony Blair est-il sincère, hypocrite ou naïf ?:"Peut-on encore croire au capitalisme?
...On peut comprendre que les gens n'y croient plus! Ils ont vu le système financier fondre littéralement sous nos yeux. La confiance a disparu et tout s'est écroulé, comme un château de cartes. Aujourd'hui, nous sommes dans un nouveau monde, où toutes les pratiques antérieures doivent être revisitées..."]

-Oui, les banques sont vraiment au-dessus de la loi ! - AgoraVox
-Quand Warren Buffet, le FBI et John McCain entrent dans la crise

samedi 9 mai 2009

Obama et l'Afghanistan

Entêtement dans l'erreur?

Poursuite d'une logique impériale
...
ruineuse pour l'économie et vouée à l'échec

-Derrière les discours de façade, qui n'ont guère changé depuis Bush, y a-t-il encore un sens à mourir pour du pétrole?
-Les Américains se sont-ils jamais intéressés à un pays en dehors de leurs propres intérêts?
["Quel politicien aura le courage d’expliquer ... les enjeux militaires et pétroliers du conflit Afghan? Qui va demander (aux canadiens) s’ils sont prêts à dépenser des milliards et sacrifier la vie de leurs jeunes hommes et femmes pour aider le Gouvernement Américain à consolider sa présence militaire autour de l’Iran et pour permettre aux multinationales du pétrole de sortir le pétrole et le gaz naturel de l’Asie Centrale?" ]
[-La vérité sur l’Afghanistan-]
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"L’administration Obama commet une erreur historique en traitant le Pakistan avec une arrogance impériale et en ignorant les préoccupations et les désirs de son peuple. Il semble que nous n’ayons rien appris de la révolution iranienne." (E.Margolis)
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"« Comme ceux qui connaissent le mieux la région le reconnaissent en majorité, cette guerre entre les Etats-Unis et les talibans a provoqué, depuis l’invasion américaine de l’Afghanistan, une insurrection de type religieux et nationaliste parmi les Pachtouns, le plus important groupe tribal en Asie centrale. On estime leur nombre à 40 millions de personnes fortement soudées par des liens tribaux.La dernière question que je voudrais poser est de savoir si c’est sur cette voie que Barack Obama et son administration veulent réellement engager le peuple américain dans les quatre prochaines années. Ces inquiétudes sont aussi exprimées par le journaliste britannique Patrick Seale, « Obama and the AFPAK Trap » » (Obama et le piège de l’Afghanistan-Pakistan, 21 février)..." (A.Gresh)
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-Obama et l'Afghanistan-Pakistan:
"...Le 27 mars, le président Barack Obama a présenté sa nouvelle politique concernant l’Afghanistan-Pakistan, « A New Strategy for Afghanistan and Pakistan ». L’intervention du président était fondée sur un étude coordonnée par Bruce Reidel, un ancien de la CIA, White Paper of the Interagency Policy Group’s Report on U.S. Policy toward Afghanistan and Pakistan (PDF).« Je veux que le peuple américain comprenne que nous avons un but clair et précis : déranger, démanteler et défaire Al-Qaida au Pakistan et en Afghanistan et les empêcher durablement de revenir dans les deux pays. C’est le but que nous devons atteindre. Il n’y a pas de cause qui pourrait être plus juste. »Le président a annoncé l’envoi, en plus de 17 000 soldats supplémentaires, de 4 000 « instructeurs » qui seront chargés de former l’armée et la police afghanes dont les effectifs devront être portés respectivement à 134 000 et 82 000 hommes d’ici 2011.« Cet effort, a poursuivi le président, doit être accompagné par un effort dramatique dans le domaine civil. L’Afghanistan a un gouvernement élu, mais il est miné par la corruption et a du mal à assurer les services de base à son peuple. L’économie est menacée par un commerce de la drogue florissant qui encourage la criminalité et procure des fonds aux insurgés. » (...)« Aussi pour avancer dans ces objectifs de sécurité, d’opportunités et de justice – pas seulement à Kaboul mais aussi dans les provinces – nous avons besoin de spécialistes de l’agriculture, mais aussi des éducateurs, des ingénieurs et des juristes. C’est ainsi que nous pouvons aider le gouvernement afghan à servir son peuple et à développer une économie qui n’est pas dominée par les drogues illégales. Et c’est pour cela que j’ai ordonné une augmentation substantielle du nombre de civils sur le terrain. C’est aussi pourquoi nous devons chercher auprès de nos partenaires et de nos alliés, des Nations unies et des organisations d’aide internationales un effort dans le domaine civil – cet effort, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton cherchera à l’obtenir la semaine prochaine à La Haye ».« Dans cette période de crise économique, a poursuivi Obama, il est tentant de croire que nous pouvons diminuer cet effort civil. Mais ne vous trompez pas : nos efforts en Afghanistan et au Pakistan échoueront si nous n’investissons pas dans le futur. »

La presse américaine souligne la continuité entre cette politique et celle de son prédécesseur Bush...."

-Le piège "Afpak":
"...Au départ, l'analyse de M. Obama est la bonne. Elle repose sur trois postulats. D'abord, le terreau qui féconde le djihadisme international n'est pas l'Irak - dangereuse illusion de George Bush - mais ce sont l'Afghanistan et le Pakistan. Ensuite, la montée en puissance militaire de l'Amérique et de ses alliés en Afghanistan doit être complétée par un volet civil ambitieux. Enfin, l'Afghanistan ne pourra être stabilisé sans une remise en ordre d'un Pakistan en voie de "talibanisation". Cette approche intégrée du conflit, où le facteur civil et le paramètre régional ont toute leur place, est le signe d'une lucidité stratégique louable.Mais cette doctrine "Afpak" (pour Afghanistan-Pakistan) se heurte à des réalités qui fragilisent, c'est le moins qu'on puisse dire, le pari d'Obama. Washington a affaire à des partenaires difficiles et familiers du double jeu. Le premier obstacle tient dans le contentieux territorial opposant l'Afghanistan et le Pakistan, un legs de l'histoire coloniale britannique qui hypothèque tout partenariat sincère. Les deux Etats, qui ne s'entendent toujours pas sur le tracé de leur frontière, n'ont cessé de se soupçonner d'ingérences réciproques.A cela s'ajoute la complexité propre à chaque pays. En Afghanistan, le président Hamid Karzaï est éminemment controversé. On lui reproche la corruption de son Etat, son incapacité à régner au-delà de Kaboul, autant de handicaps qui font le lit des talibans. Et, au Pakistan, le président Asif Ali Zardari étale chaque jour davantage sa faiblesse, sa vision politique étriquée, sa dépendance croissante à l'égard d'une armée plus préoccupée par le péril indien que par le danger islamiste. Les responsabilités américaines dans le chaos actuel, illustrées par la tragédie des récentes victimes civiles afghanes, sont flagrantes. Facteur aggravant, elles se mêlent à des "trous noirs" politiques en Afghanistan comme au Pakistan, qui pourraient bien ouvrir un dangereux piège sous les pas de M. Obama..."

-Afghanistan, une nouvelle théorie des dominos:
"Sans préjuger des chances de succès de la stratégie afghane définie par Obama, Juan Cole s’inquiète de percevoir dans les justifications avancées par le président une réminiscence de la « théorie des dominos », en vogue dans les cercles politiques américains durant les années 1960, qui justifiait l’intervention au Vietnam par le risque de voir tomber les uns après les autres au mains des communistes les Etats de la péninsule asiatique. Dans cette nouvelle version, Al Qaida et ses alliés talibans représenteraient une force capable de conquérir Kaboul, puis de renverser le régime pakistanais à partir de ses bases des zones tribales. Tout cela est fort excessif, juge Cole, qui rappelle que le secrétaire à la défense Gates ne croit pas non plus à ce scénario. Certes, les tribus pachtounes en révolte ont une longue histoire de querelles et de lutte contre le pouvoir central, mais la disproportion des forces est telle qu’ils n’ont aucune chance de parvenir à s’en emparer, estime Cole, qui rappelle que, tant en Afghanistan qu’au Pakistan, si une majorité de la population se déclare opposée aux talibans, ils ne sont qu’une minorité à penser qu’ils représentent une menace réelle. Quel risque y aurait-il à surestimer l’adversaire ? En commettant une erreur d’analyse de ce conflit, Obama risque de s’engager obstinément dans une entreprise inutile et condamnée, juge Juan Cole...."

-Afghanistan et Pakistan : vanité des logiques impériales:
"L’accent mis sur la lutte contre les talibans, identifiés comme l’ennemi à abattre, méconnait une réalité fondamentale de cette région structurellement instable où les solidarités tribales prévalent sur les appartenances nationales héritées de puissances coloniales qui voulaient à dessein diviser pour régner. Dans ces équilibres fragiles, chaque acteur - Pakistan, Inde, Russie, etc.. pousse ses pions et tente de préserver ses intérêts stratégiques. Faute de comprendre cette réalité, et en particulier d’accepter de prendre en compte les intérêts du Pakistan, les USA s’enferrent dans une stratégie sans issue. Car les talibans, ce sont d’abord et avant tout des pachtounes, ethnie qui compte pour 15% de la population pakistanaise. Exiger du Pakistan qu’il mène une guerre totale contre les talibans c’est non seulement l’humilier en le traitant avec arrogance, mais surtout lui demander d’entrer en guerre contre une partie de son peuple, ce qu’il ne fera évidemment pas. De plus, Islamabad sait fort bien que cette nouvelle aventure néocoloniale, qui tente d’imposer par la force une volonté occidentale sur des peuples qui n’ont rien oublié prendra fin elle aussi un jour prochain. Il lui faudra alors tenter de retrouver un peu de stabilité après le chaos créé par l’occident (cf : l’Irak). Et les militants pachtounes, quel que soit le nom qui leur sera attribué à ce moment là, seront partie prenante..."

-Obama et l’Afghanistan: la tradition américaine?
- Un engrenage potentiellement dangereux en Afghanistan
-Obama aggrave la situation au Pakistan et en Afghanistan

-De bavure en bavure en Afghanistan :
" Que ce soit clair : nous travaillerons dur avec nos alliés afghans et ceux de la coalition pour éviter qu’il y ait des victimes civiles, lorsque nous aidons les Afghans à combattre notre ennemi commun », a promis le président américain Barack Obama. Il recevait mercredi à la Maison Blanche ses homologues afghan Hamid Karzaï et pakistanais Asif Ali Zardari, le jour même où le chef de la police de la province de Farah, dans le sud de l’Afghanistan, affirmait qu’une frappe de chasseurs de l’US Air Force sur le village de Bala Buluk, pour dégager des éléments des forces afghanes pris à partie par des maquisards, avait fait lundi plus d’une centaine de victimes, en majorité des civils. Comme à l’accoutumée, des enquêtes ont été ouvertes, par les autorités américaine et afghane, ainsi que par la représentation de l’ONU.Ce genre de « bavure » – que les militaires préfèrent habiller sous le vocable plus technique de « dommage collatéral » – est fréquent en Afghanistan, notamment de la part de l’US Air Force, connue pour ses règles d’engagement « robustes ». D’après les Nations unies, 2118 civils ont été tués dans des violences en Afghanistan en 2008, année la plus meurtrière pour la population afghane depuis le renversement des talibans en 2001 – soit une hausse de presque 40 % sur 2007. La mission d’assistance des Nations unies à Kaboul (Unama) en dresse régulièrement un bilan précis..".

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Afghanistan-Pakistan, « mission impénétrable »
- Débâcle afghane:
"Fisk, de retour d’Afghanistan, décrit la réalité d’un pays bien loin de l’image qu’en donnent les gouvernements occidentaux, qui continuent d’affirmer contre toute vraisemblance - et contre toute raison - que la « victoire » est proche. Les talibans sont à 20 Km de Kaboul et règnent en maître à Kandahar, nous dit l’envoyé spécial de The Independent. « La communauté internationale doit cesser de se mentir et se livrer à une réflexion fondamentale qui aurait dû être menée voilà quatre ou cinq ans, » avertit l’un des témoins qu’il a rencontré. Quand donc les politiques se mettront-ils à faire leur métier, c’est à dire se préoccuper du destin de la nation ? Faudra-t-il que les talibans viennent porter la guerre sur le sol français pour que cette désastreuse entreprise néocoloniale sans issue soit enfin remise en cause ?..."
-Les nouveaux talibans afghans mènent une vraie guerre de guérilla-
-L'Afghanistan, pour quelques dollars de plus... - AgoraVox
- Se désengager d’Asie Centrale
-Le piège afghan, la bombe à retardement pakistanaise:
"...Mme Fournot, qui connaît bien l’Afghanistan pour y avoir résidé durant l’adolescence, replace le conflit actuel dans une histoire de longue durée qui fait terriblement défaut ici. Elle rappelle que le soutien américain aux jihadistes durant la dernière guerre, largement instrumentalisé par le Pakistan, n’a jamais eu pour objectif d’aider l’Afghanistan et les afghans, mais uniquement d’affaiblir une union soviétique moribonde. A l’époque, les groupes modérés et laïques étaient ignorés par les USA, tandis que l’Arabie Saoudite exportait ses prêcheurs fondamentalistes, dans l’indifférence de leur allié. Si nous sommes oublieux de ce passé récent, les Afghans eux s’en souviennent fort bien. Quelques remarques. Les forces occidentales ont épuisé leur crédit moral en Afghanistan. Le renforcement du corps expéditionnaire qui affrontera l’offensive de printemps des talibans, la multiplication des attaques aériennes sur le sol pakistanais, feront à coup sûr de nouvelles et nombreuses victimes civiles, qui renforceront la détermination des Pachtounes à ne pas accepter de transiger, ni en Afghanistan, ni au Pakistan. La guerre menée en Afghanistan est une cause perdue. Mais l’enjeu désormais, c’est la stabilité du Pakistan. En poursuivant et en étendant les opérations militaires, le risque de voir se déclencher la « bombe à retardement » pakistanaise est accru d’autant. Faute de prendre conscience collectivement de cette situation - aussi désagréable soit-elle - ce constat nous échappe : avec sa crise économique qui répand la misère dans le monde, ses spéculations sur les matières premières et les grains, ses sanglantes aventures militaires, l’occident est objectivement l’un des facteurs majeurs de déstabilisation de la sécurité mondiale, largement perçu comme tel. Mais nous sommes les seuls à ne pas le voir...."
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- Afghanistan: l'impasse

vendredi 8 mai 2009

Palestine en morceaux



Un Etat palestinien est devenu un leurre,un horizon impossible, malgré les dénégations officielles.
Objectifs atteints pour Israël , qui se prépare un avenir difficile.

Mais il est interdit de critiquer Israël , sous peine d'être accusé d'antisémitisme


-Carte-fiction éloquente-
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« Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n'y a personne à qui les rendre »

« Il n'y a jamais rien eu de tel puisque les Palestiniens n'ont jamais existé »

Golda Maier Premier Ministre Israélien, 15 juin 1969

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« C'est le devoir des leaders israéliens d'expliquer à l'opinion publique, clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui sont oubliés avec le temps. Le premier de ces faits est qu'il n'y a pas de sionisme, colonisation ou Etat juif sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres »

Yoram Bar Porath, Yediot Aahronot, 14 juillet 1972.

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L'archipel de Palestine orientale:

"Depuis des années, les Nations unies condamnent régulièrement la politique de colonisation d’Israël. Même l’Union européenne et les Etats-Unis ne manquent pas une occasion de faire savoir que ce grignotage des terres palestiniennes met en danger la perspective de création d’un Etat palestinien indépendant.Cette politique s’est néanmoins poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, sans que jamais aucune mesure ne soit prise, alors que les statuts de la Cour pénale internationale considèrent que c’est « un crime de guerre ». Et jamais aucune sanction n’a été adoptée contre l’Etat qui poursuit cette stratégie. Pourtant, cet archipel de la Palestine peut-il vraiment constituer la base d’un Etat ?"
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>"Toutes les zones aux mains d’Israël, c’est-à-dire annexées (comme Jérusalem) ou occupées par des colonies, sont représentées par de l’eau.Résultat, les terres émergées forment une myriade d’îlots séparés les uns des autres : l’effet «bantoustan» est garanti. Ce document illustre à quel point parler de continuité territoriale palestinienne est de plus en plus illusoire. Kalkiliya, Tulkarem ne sont plus rattachées au reste de la Cisjordanie que par une route. Les zones interdites à la construction sont ironiquement représentées sous la forme de «réserves naturelles» ou de «côte protégée». L’auteur de la carte, qui a travaillé dans l’humanitaire, s’est servi de documents fournis par le Bureau de coordination des Nations unies pour les affaires humanitaires dans les territoires occupés et du travail de B’Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l’homme, qui recense les progrès de la colonisation en Cisjordanie, régulièrement dénoncée par le Quartet (ONU, Etats-Unis, Russie, UE) pour la paix au Proche-Orient."

-Palestine: vérité des cartes
-Settlement expansion seeing biggest boost since 2003
-Israël pourrait intensifier la colonisation en Cisjordanie
-La Palestine rongée par la colonisation
-Israël : nous trompons les nôtres
-Israël Palestine / Un pas de plus loin de la paix
-Palestine : un désastre programmé
-L'Union européenne capitule devant Israël
-Palestine : contradictions et hypocrisie de l'Union européenne
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-Comment Israël confisque Jérusalem-Est
-Les Palestiniens d’Israël, otages de l’extrême droite
-Israël et le racisme : c'est douloureux - AgoraVox
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- Israel: dangereuse dérive
- Etre arabe en Israël
- ISRAEL: opinion captive ?
- Vu de Tel-Aviv
- Israël : crises
- ISRAEL-Gaza: et après ?

--L’appropriation des ressources hydrauliques par Israël:
"...en 2005, les meilleurs puits se trouvaient sous contrôle israélien. Israël s’est ainsi approprié près de 55% du territoire de la Cisjordanie, en particulier les zones C, garantissant ainsi plus de 25 % de ses besoins en eau.
Mais ce faisant, l’État d’Israël réduit un éventuel État palestinien à un confetti de Bantoustans asséchés. Les impératifs hydrostratégiques d’Israël paraissent donc comme un obstacle majeur à la paix avec les Palestiniens."
-ISRAEL A TRANSFORME LA PALESTINE EN « PAYS DE LA SOIF »

jeudi 7 mai 2009

Internet en péril ?

Victime de son succès comme de ses dérives ?
Un risque systémique semble possible...

Que maîtrisons-nous vraiment?
Sans excès de dramatisation, un spécialiste s'interroge sur les limites et les fragilités d'un système, qui commencent à donner des sueurs froides à un certain nombre de connaisseurs et d'usagers
avertis

Mais le pire n'est pas certain, si l'on est prêt à croire, avec Hölderlin, que «là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve».

-"Hannu Kari, chercheur finlandais," professeur à la Helsinki University of Technology, n'est pas un farfelu; il est reconnu par ses pairs pour avoir participé à la mise au point du GPRS, une technologie d'accès au Réseau à partir d'un téléphone portable. «Dans cinq ans, ou bien Internet aura explosé, ou bien il n'existera plus sous sa forme actuelle», expliquait déjà Kari en 2001. Interrogé aujourd'hui par L'Express, il n'en démord pas, arguant qu' «un système bondé, mal conçu et pas sûr» est voué à disparaître. Le Réseau est-il en train de craquer?...
«Les systèmes de messagerie actuels sont en grand danger. J'ai bien peur que nous ne soyons obligés de repenser les normes sur lesquelles nous nous sommes appuyés jusqu'à présent», explique Mikko Hypönen, responsable technique de l'entreprise de sécurité F-Secure. Auteur d'un article prospectif au titre on ne peut plus clair - «Les pires cauchemars finissent par arriver» - le responsable technique Roelof Temmingh tire la sonnette d'alarme et pointe l'extrême fragilité d'un réseau «construit sur du vent». «Une attaque dévastatrice se produira dans les dix prochaines années», pronostiquent de leur côté les experts du Web Esther Dyson, Bob Metcalfe, Howard Rheingold, Simson Garfinkel ou encore David Weinberger, dans une tribune commune publiée au printemps 2004...."

-Et si Internet craquait...:
"Spams, virus, saturation... La Toile vacille, victime de son succès planétaire. Au point que certains annoncent déjà sa prochaine déroute. Fâcheuse pour les accros du Réseau, cette perspective serait aussi un désastre pour les entreprises du monde entier...
...rien, absolument rien, n'a été mis au point pour gérer la croissance du Web. Celui-ci continue de se détériorer et il est, bel et bien, sur le point de disparaître. Les virus, les spams, la détérioration de l'infrastructure du Web, les attaques intentionnelles, la manipulation des informations… Pensez aux hoax, ces fausses nouvelles qui circulent sans discontinuer, ces messages qui vous arrivent sans que vous puissiez reconnaître l'envoyeur… Il va arriver un moment où les entreprises et les MM. Tout-le-Monde vont être lassés et ne plus utiliser Internet. Celui-ci deviendra alors plus lourd à gérer qu'il n'apportera d'avantages. Et cela signera sa fin.
Internet n'est pas une machine qu'on allume ou qu'on arrête en appuyant sur un bouton. C'est avant tout un état d'esprit. Il s'agissait, au départ, d'un système d'échange d'informations, qui s'est ensuite enrichi d'une place de marché mondiale. Problème: la confiance n'est plus respectée. Il ne faut pas oublier que ce système, très astucieux, était censé rester confidentiel. A la surprise générale, il s'est imposé comme l'autoroute de l'information. Or rien n'a été fait pour gérer cette superbe ambition....
Si Internet vacille, c'est simplement qu'à sa naissance il n'avait pas été conçu pour les fonctions qu'il remplit aujourd'hui....
«On ne fait que recoller les morceaux, alors qu'il faudrait tout changer et redistribuer les cartes», explique un analyste, en élaborant la possible naissance à terme d'un Internet parallèle, payant. Certes, pour l'instant, Internet est protégé d'une explosion retentissante par sa structure. «C'est un peu comme le cerveau humain: il faudrait couper beaucoup de neurones pour que ça ne fonctionne plus du tout», tempère Philippe Courtot, de la firme de sécurité Qualys, qui, lui, parie sur un Internet mobile sécurisé. Il n'empêche. Alors qu'une Net économie de plus de 10 milliards de dollars repose sur des réseaux qui datent des années 1970, il convient de s'interroger sérieusement sur leur fiabilité...."

-La fin du Web (?)

mercredi 6 mai 2009

Investir dans le social ?


Une idée originale...?

J.Delors :...'du 23 juin 1981 au 22 mars 1983 : ministre de l'Économie et des Finances, dans le gouvernement Pierre Mauroy . À ce titre, il est l'un des initiateurs du tournant de la rigueur à partir de 1982 ; il est chargé en plus du Budget à partir de mai 1983. Bénéficiant de la confiance des milieux économiques internationaux, il applique d’abord une politique de « rupture » pendant la période dite de l’« état de grâce » : nationalisations, dévaluations du franc, amélioration de l’efficacité des circuits de financement, et politique de relance. Après une première pause dans les réformes sociales qu’il propose dès 1982, Jacques Delors encourage le maintien de la France dans le Système monétaire européen (SME) et pratique une politique de rigueur. Il supprime, notamment, l'échelle mobile des salaires en 1982, ce qui aura pour conséquence la perte de pouvoir d'achat des français depuis cette date....(Wiki)

- « La social-démocratie convertie au néo-libéralisme ne souhaite pas cette Europe sociale. Les gouvernements sociaux-démocrates persévèrent dans leur erreur historique : le libéralisme d’abord, le « social » plus tard, c’est-à-dire jamais, parce que la dérégulation sauvage rend toujours plus difficile la construction de l’Europe sociale " (Bourdieu)
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Malgré des déclarations louables:
"Je refuse une Europe qui ne serait qu'un marché, une zone de libre-échange sans âme, sans conscience, sans volonté politique, sans dimension sociale. Si c'est vers ça qu'on va, je lance un cri d'alarme."
"Le modèle économique européen doit se fonder sur trois principes : la concurrence qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit."...
J.Delors fut un chaud partisan de la liberté absolue de circulation des capitaux, un artisan, avec Pascal Lamy, d'une forme de mondialisation , qui montre aujourdhui ses effets pervers. Lamy affirmait:"

« Nous avons besoin du soutien du monde des affaires au système de l’OMC pour davantage de libéralisation. »

À Strasbourg, le 6 octobre 1999, il déclarait :« L’OMC doit élargir ses attributions pour englober des questions de société telles que l’environnement, la culture, la santé et la nourriture, qui, à l’instar de la concurrence et de l’investissement, ne peuvent plus être tenues à l’écart du commerce . »



Investir dans le social ...après l’avoir détruit !
"Jacques Delors, initiateur de l’orientation néolibérale de l’Union européenne (notamment à travers l’Acte unique signé en 1986), artisan du « tournant » de la politique économique française en 1982-83, se vantait naguère d’avoir désindexé les salaires par rapport aux prix, chose qu’aucun gouvernement de droite n’était capable de faire accepter aux syndicats, d’avoir imposé un plan de rigueur et d’avoir convaincu ses amis socialistes que le marché était indépassable. Aujourd’hui, il veut investir dans le social. Comment ?En prolongeant la durée de la vie active pour réformer les retraites et en refusant d’augmenter les cotisations sociales.En incitant les chômeurs à reprendre un travail, première qualité du RSA.En dégraissant le « mammouth », l’« État obèse », « difficilement contestable » ; il suffit de discuter les « modalités d’application ».En faisant référence à la notion libérale néoclassique de « capital humain » pour désigner le savoir et le savoir-faire des travailleurs. Mieux encore, en remplaçant le mot « travailleur » par celui de « capital humain ». Ainsi, Jacques Delors parle des « 14 millions de capital humain dans l’industrie automobile ». Il ne craint pas l’aporie en définissant le capital humain comme « la capacité des individus à participer à la société, d’abord par le… travail » !!!Bref, en approfondissant les politiques néolibérales qui ont mené à la crise."

-Fiction-parodie-crise

-On ne leur pardonnera pas facilement
"...N’est-ce pas Jacques Delors qui se vantait naguère d’avoir désindexé les salaires par rapport aux prix, imposé un plan de rigueur et convaincu ses amis socialistes que le marché était indépassable ? N’est-ce pas lui qui avait écrit un « Livre blanc » préfigurant l’Acte unique de 1986, son « traité favori », disait-il, qui allait achever de transformer la construction européenne en une machine néolibérale ?"
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-Le symptôme de la déflation salariale
-Un Appel pour le salaire maximum
-Vers un retour de la question sociale au coeur de la crise
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-PS : obsèques programmées ?
-Et la gauche?
-Aux origines de la construction européenne

mardi 5 mai 2009

Vers une Europe asservie ?


Dangereuse dérive ou tendance naturelle ?

Attendions-nous de l'Europe qu'elle renonce à une certaine forme d'indépendance économique et politique , qu'elle finisse par s'intégrer dans une sorte de nouvel ordre politique mondial où les USA imposeraient, par le biais de leurs puissantes multinationales, leur propre conception du commerce, des relations internationales, voire du droit et des libertés ?
C'est ce qui risque de se produire prochainement avec la création du futur Grand marché transatlantique. C'est un vieux projet , qui resort aujourd'hui des cartons, celui qui permettra aux multinationales de mener le bal...
Le nouvel agenda est dèjà prêt.

[Selon Raoul Jennar, le projet d'un grand marché transatlantique«revient à négocier par étapes l’élimination progressive, sur l’espace européen, de toutes les législations et réglementations, nationales ou locales, qui pourraient entraver l’activité des entreprises américaines : protections sociales et environnementales, droit du travail, services publics, politiques culturelles et d’éducation, normes sanitaires, marchés publics, investissements, concurrence, etc. ». Au moins autant que les protections tarifaires, le projet vise les « entraves non-tarifaires », c’est à dire les normes spécifiques qui font obstacle à la mise en place d’un grand marché transatlantique. Ainsi, le rapport d’Erika Mann « met en garde contre la prolifération de réglementations complémentaires au niveau national, le non-recours aux normes internationales pertinentes sur lesquelles fonder les réglementations techniques, (et) les exigences excessivement lourdes en matière d’étiquetage ». Demain, des OGM et des hormones laitières dans nos assiettes ?]

Sans consistance politique, l'Europe, telle qu'elle s'est façonnée, perdra sans aucun doute toute possibilité d'expression et d'action autonome vis à vis des grands blocs, elle ne peut avoir l'espoir de peser sur les intérêts américains.
Comme le disait P.Mendés-France: " L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot nationale et internationale. "
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-"Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des É-U, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l'accusation, je suis coupable et fier de l’être." --David Rockefeller, MEMOIRES, page 405

-« Nous remercions le Washington Post [...] et d’autres grands organes de presse dont les dirigeants ont pris part à nos réunions [Bilderberg]] et tenu leur engagement de discrétion pendant près de 40 ans. Il nous aurait été impossible de réaliser notre plan pour le monde [!] si nous avions été pris dans les feux de la publicité durant ces années. Cependant le monde est maintenant plus complexe et préparé à marcher vers un gouvernement mondial. Une souveraineté supranationale assurée par l’élite intellectuelle et les banquiers is certainement préférable à l’auto-détermination nationale pratiqué les siècles passés ». (Rockefeller-Mémoires)

[Texte d’origine :« We are grateful to the Washington Post, The New York Times, Time Magazine and other great publications whose directors have attended our meetings and respected their promises of discretion for almost forty years. It would have been impossible for us to develop our plan for the world if we had been subjected to the lights of publicity during those years. But, the world is now more sophisticated and prepared to march towards a world government. The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the national auto-determination practiced in past centuries. »]

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"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence; leur unique objectif est le gain."
-Napoléon Bonaparte-

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-Bloc euro-atlantique unifié en 2015 : vers l'Europe servile ? - AgoraVox:

"A un mois des élections européennes, les grands enjeux tardent à apparaître aux yeux des citoyens. D’où un désintérêt bien compréhensible. Pourtant, c’est la finalité même de l’Union européenne qui est en train d’être scellée, avec la récente officialisation du projet de Grand Marché Transatlantique, lui-même simple étape dans la marche forcée vers le « nouvel ordre mondial », dans lequel l’Europe se verra arrimée au navire américain. Le fantasme d’une Europe-puissance indépendante semble bel et bien en passe de s’évanouir. Sans même juger de la valeur du moment historique que nous vivons, il est invraisemblable qu’il se décide sans débat, sans que le peuple souverain n’en ait été aucunement informé. Assurément, un sale coup pour la démocratie....
Les Européens ne vont sans doute pas reprendre confiance en leurs représentants lorsqu’ils apprendront massivement ce que Jean-Luc Mélenchon a révélé au grand public (non initié), le 21 avril dernier sur BFM TV, à savoir l’existence d’un projet de "grand marché transatlantique dérégulé, sans droits de douane et sans barrières à la circulation des capitaux et des marchandises", voté (là est le comble) par le Parlement européen, "socialistes inclus", il y a quelques mois, dans la plus grande discrétion. "Nous sommes entraînés, à la date de 2015, annonce le sénateur de l’Essonne, dans une aventure où nous ne formerons plus qu’un ensemble économique et social avec les Etats-Unis, et personne n’en parle une seconde où que ce soit"...
De quoi s’agit-il exactement ? Le 26 mars 2009, le Parlement européen approuve par 503 voix pour, 51 voix contre et 10 abstentions, une résolution sur "l’état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux Etats-Unis". Son but : construire "un véritable marché transatlantique intégré", qui devra être établi "d’ici à 2015". C’est le Conseil économique transatlantique (CET), créé lors du sommet UE-USA du 30 avril 2007, et orienté entre autres par "des représentants du monde de l’entreprise", qui veillera à l’harmonisation des législations pour faciliter "l’approfondissement du marché transatlantique". E. Aperaude note à ce sujet, avec malice : "On imagine sans mal les choix qui seront opérés entre place de l’État et rôle du marché"...
Quant à Trait d’union, une sensibilité du PS née au lendemain de la campagne du Non à la Constitution européenne, elle appelle, le 26 juin 2008, à "Refuser l’Europe américaine" et dénonce dans le projet de grand marché transatlantique la "promotion fanatique du libre échange au niveau mondial comme le montre la déclaration commune du sommet UE-USA du 10 juin [2008] : « nous résisterons au sentiment protectionniste à l’intérieur et nous nous opposerons au protectionnisme à l’étranger. Les modèles du libre et juste échange et de l’investissement ouvert sont les piliers de la croissance économique mondiale »...
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-Nouvel ordre politique mondial ?
-La création de l'Union atlantique se précise
-La Fondation Bertelsmann au service d’un marché transatlantique et d’une gouvernance mondiale
-NON au grand marché transatlantique à l’horizon 2015
-La question à dix mille : « s'adapter au Nouvel Ordre Mondial » - AgoraVox
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...E. Aperaude relève (lui aussi) que le projet d’unification euro-atlantique n’est pas seulement économique, mais aussi politique et militaire, et va clairement dans le sens d’un alignement des Etats européens sur les Etats-Unis : "L’accord de partenariat, à négocier une fois le traité de Lisbonne ratifié, devra être conclu d’ici à 2012. Il devrait comprendre la création d’un Conseil politique transatlantique (CPT) de haut niveau, chargé de coordonner « systématiquement » la politique étrangère et de sécurité. Au cas où quelque chose échapperait à l’OTAN, « pierre angulaire de la sécurité transatlantique » dont le rôle est déjà gravé dans le marbre du traité de Lisbonne (en son article 42), le CPT serait ainsi chargé de rectifier « systématiquement » des positions « coordonnées ». Ce qu’en d’autres termes on appelle l’alignement. (...) Ce texte s’inscrit pleinement dans la reprise des cadres économiques structurels néolibéraux et dans une soumission à la puissance étasunienne.
Mais quelle est l’origine de ce grand projet ? Elle est à chercher, selon Paye, dans l’action d’un institut euroaméricain, le Transatlantic Policy Network (TPN), ou Réseau politique transatlantique. "Fondé en 1992 et réunissant des parlementaires européens, des membres du Congrès des États-Unis et d’entreprises privées, il appelle à la création d’un bloc euro-américain au niveaux politique, économique et militaire. Il est soutenu par de nombreux think tanks comme l’Aspen Institute, l’European-American Business Council, le Council on Foreign Relations, le German Marshall Fund ou la Brookings Institution. Il est alimenté financièrement par des multinationales américaines et européennes comme Boeing, Ford, Michelin, IBM, Microsoft, Daimler Chrysler, Pechiney, Michelin, Siemens, BASF, Deutsche Bank, Bertelsmann."
Cette organisation bicéphale euro-américaine élabore des documents qui sont, d’après Pierre Hillard, professeur de relations internationales à l’école supérieure du commerce extérieur (ESCE), de "véritables feuilles de route" pour aboutir à un bloc euro-atlantique unifié : d’abord, en 1995, le Nouvel Agenda Transatlantique, suivi en 1998 du Partenariat économique transatlantique, puis le rapport du 4 décembre 2003 intitulé Une stratégie pour renforcer le partenariat transatlantique, et enfin le Conseil économique transatlantique, établi par un accord signé le 30 avril 2007 à la Maison Blanche par le président américain George W. Bush, le Président du Conseil de l’UE Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso (ces étapes sont décrites, par exemple, sur le site de la Documentation française et celui de RFI).
Logique du système : vers un gouvernement mondial
Pour saisir la logique à l’oeuvre dans le projet de grand marché transatlantique, il convient de prendre du recul, et c’est là que l’analyse de Pierre Hillard peut s’avérer fort utile. Ce professeur de relations internationales prend très au sérieux la volonté des élites mondialistes (comme Jacques Attali) de voir naître un gouvernement mondial. L’avènement d’un tel pouvoir passe, selon lui, par la création de grands blocs politico-économiques standardisés, régis par les mêmes règles, les mêmes lois, au sein desquels les Etats seront peu à peu "concassés", et qui, à terme, pourraient fusionner dans "une sorte de région monde"..."

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lundi 4 mai 2009

Hopital: vers une santé au rabais?

Une logique purement gestionnaire ,exclusivement comptable,de type privé, est-elle compatible avec la qualité et l'égalité des soins ?

-"Il n'est pas possible de confier le pouvoir décisionnel à des personnes qui ne sont jamais rentrées dans des chambres d'hôpital et n'ont jamais vu la souffrance. Si l'administration devient toute-puissante en matière de santé, c'est la déshumanisation du système de soins qui s'ensuit." (L.Rimondi)

-Au nom de la « culture du résultat » et d’une conception managériale de l’hôpital public, le président de la République souhaite en effet « responsabiliser » les établissements de santé. Comment ? En rendant public un tableau qui les classera selon des « indicateurs simples » comme le « taux d’infection » et le « taux de mortalité ». « Je veux des résultats concrets », a-t-il prévenu. Les hôpitaux qui obtiendront un bon score seront récompensés, les autres sanctionnés. Pour obtenir de bons points (entendez : des budgets), les hôpitaux publics devront donc veiller à ne pas admettre trop de malades susceptibles de trépasser, comme les victimes d’un carambolage sur l’autoroute, sous peine de faire chuter leur classement au tableau d’honneur. (...) Le président tient à appliquer une grille de lecture commerciale au monde médical. L’hôpital y est envisagé comme une entreprise, et la santé publique comme une marchandise (Pharmacritique)
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Après "l'appel des 25", l'appel des "petits patrons":
"...La réforme HPST passera, quelle que soit l’opposition des patrons, qu’ils soient grands ou petits".
Tel était le message délivré par le Président de la République lors de sa visite à l’hôpital de Rambouillet, dont Gérard Larcher, président du Conseil d’administration, est aussi l’auteur du rapport qui servit de base à la loi.
Cette loi traduit une décision de Nicolas Sarkozy : il veut un seul patron à l’hôpital, le directeur, et réduit à l’extrême le rôle des médecins dans les instances qui le dirigent. Mais pourquoi donc vouloir à tout prix donner tout le pouvoir au directeur ?
Le but est d’appliquer à tout prix une logique exclusivement comptable. Déjà, on a modifié radicalement le financement de l’hôpital. D’un budget global, on est passé en moins de 10 ans à la tarification par pathologie : calcul du prix de revient de chaque maladie, subtilités du codage des séjours de patients,… certains établissements ont compris plus vite que d’autres ce qui était « rentable » et ce qui l’était moins. Mais il est facile de ne pas faire, quand on n’en a pas l’obligation, ce qui n’est pas (encore) le cas de l’hôpital public. Et si l’hôpital n’a pas les moyens matériels de fonctionner, il lui faudra encore fermer des lits ou réduire des activités, il n’aura plus de capacité d’accueil suffisante, il ne pourra plus faire face à ses obligations : à nous les listes d’attente à l’anglaise !
S’il est en déficit, parce que sous-payé, il n’aura plus guère, comme recours, que de licencier des personnels qui sont 70% de son budget. Il en résultera une altération du service, et on entendra alors crier haro sur le baudet, au nom bien entendu de la qualité des soins. Et si grâce à ces mesures, en fait contre productives pour la santé de la population, le budget de l’hôpital est en équilibre, le directeur sera bien noté et probablement financièrement récompensé : le schéma est connu dans l’entreprise privée, hélas !
On cachera la misère en continuant à entretenir dans certains CHU des « pôles d’excellence » et autres « centres de référence » formant la tête de réseaux aux pattes bien maigrichonnes ; le gros de la troupe, dans les hôpitaux généraux, ceux des villes de province non universitaires et des banlieues, continuera de parer au plus pressé. Les difficultés de recrutement des médecins et des soignants grandiront d’ autant plus que l’exercice médical y sera plus pénible, et moins intéressant, intellectuellement et matériellement; et les directeurs pourront essayer de boucher les trous avec des médecins au statut précaire ou avec des « mercenaires » payés au prix fort…
Croyez vous que les soins en seront meilleurs ?
Nous avons choisi l’hôpital public non universitaire parce que nous voulions soigner les malades qui y viennent en étant libres d’organiser leur prise en charge et leur traitement au mieux de leur intérêt, un peu moins soumis aux contraintes d’une hiérarchie pesante, à l’abri de l’ influence excessive de l’argent, et au sein d’équipes soignantes médicales et paramédicales coordonnées (c’est ça, les services dont on veut la mort). Nous y avons vécu les progrès remarquables des 30 dernières années, et nous avons toujours cherché, au sein de nos établissements, à faire bénéficier nos patients de l’innovation.
L’indépendance et la liberté : voila ce qui fait peur aux gestionnaires qui croient pouvoir réduire la direction d’un hôpital à sa seule gestion économique...."

Hôpitaux : les médecins fâchés de n'être plus maîtres chez eux | Rue89
"...« Si les médecins, qui ne sont pas franchement de gauche, descendent dans la rue, c'est qu'il y a un vrai problème », assure Frédéric Caux, dermatologue à l'hôpital Avicenne (Bobigny). Après quinze ans à gauche, il a voté Sarkozy et le « regrette ». Voici ce qui lui fait peur aujourd'hui :« On était dirigé par des fonctionnaires, on sera sous les ordres de PDG, qui n'auront que des lignes comptables en tête et seront jugés sur leurs résultats financiers. »La loi Bachelot veut modifier la gouvernance des hôpitaux en laissant aux directeurs tout pouvoir de gestion. En fait, les médecins sont vexés de ne plus être maîtres chez eux. Même si le Sénat a promis mardi qu'il amendrait le texte pour trouver un terrain d'entente. Emmanuel Tiret, chef de service à Saint-Antoine à Paris, reconnaît qu'en l'état actuel du texte :« On aura voix au chapitre, mais le directeur pourra passer outre notre avis. S'il est intelligent, il nous entendra, mais en cas de conflit il aura le dernier mot. »Les directeurs d'hôpitaux, nommés par les Agences régionales de santé, ne sont pas totalement sourds aux questions médicales. Comme l'explique Florence Cymbalista, chef de service en hématologie et biologie à Avicenne :« Beaucoup d'administratifs nous ont apporté un soutien discret. Mais c'est eux qui serviront de fusible s'ils ne remplissent pas les objectifs »

-La loi Bachelot sur l'hôpital ne fait que des mécontents:
"...si le directeur de l’hôpital est le seul à tout décider comme le veut la loi Bachelot, il n’y aura plus de contrôle médical. Avec ce que ça implique sur le plan éthique. Et la gestion ne sera plus qu’administrative. Bien sûr, chaque corps défend ses acquis en descendant dans la rue (ce mardi), mais la loi Bachelot propose un changement historique qui mérite l’unité contre elle »....
-La fièvre monte dans les hôpitaux
-2009, année de réforme de l’hôpital
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- Hopital Public en danger
-Les pauvres et autres malades non rentables sont priés d’aller voir ailleurs !
-Bulle médicale ?
- Psychiatrie sous influence
-La santé est-elle capital(e) ?