Le MILLION de visites est atteint. Merci de vos visites et de votre indulgence. En route pour la suite...si Dieu me prête vie!

lundi 11 juillet 2011

Ceci n'est plus un pays

Dernière crise Outre-Quiévrain?

_Nos amis belges sont déconcertants.
Si proches et si difficiles à comprendre....
Pour un Français cartésien, cela tient du surréalisme...
Quoique, si on connaît mieux les conditions de la naissance de leur Etat si récent, certains aspects s'éclairent un peu mieux
_____Il y a un an déjà...un tournant.
Plus de gouvernement. Le sens aigü de la négociation, chère à nos voisins, se trouvait en défaut.
Malgré l'appel du roi, rien n'y fit.
Et pourtant, la Belgique a marché un an, comme par habitude, par défaut...
_Aujourd'hui, un cycle se termine sans doute. On semble assister à un "un projet mort"...
Albert II, l'ultime recours, désemparé et impuissant, entre dans l'arène, dans une situation devenue a priori sans issue..
Le compromis, sport dans lequel le pays était passé maître, est-ce fini? Va-t-on vers la radicalisation? Est-ce la mort d'une belle idée?
Une séparation de velours semble de moins en moins probable, surtout à la suite d'une si longue crise et à cause du casse-tête de Bruxelles.
_Le quotidien Le Soir est très critique et plutôt pessimiste, malgré des appels pathétiques à de nouvelles négociations.
Pour De Wever, qui ne fait pas dans la nuance,"la Belgique... constitue le plus grand échec du continent."
___Un espoir: Les jeunes Flamands ne sont pas séparatistes
Heureusement, les belgeries ont toujours cours...
Et
les Belges gardent leur humour ( et ICI)

dimanche 10 juillet 2011

Voilà...


______________Voilà, il fallait que j'en parle
J'aimerais comprendre, voilà...
Il y a peu de choses qui exaspèrent ma zénitude, mais, voilà, l'usage inflationniste du terme
voilà a le don de me donner des boutons. Pourquoi?
Voilà, j'en ai parlé à mon psy. Il n'a pas de réponse, voilà, au sujet de mon irritation récurrente.
Voilà, je voulais dire que je ne comprends pas d'où est venu ce récent tic de langage , voilà.
Je veux dire, voilà, que cette nouvelle forme de ponctuation verbale, voilà, me hérisse le poil, voilà...
Le dictionnaire, voilà, ne m'est d'aucun secours.
__Est-ce une nouvelle façon, voilà, de "souligner un argument" (Robert), d'attirer et de maintenir l'attention de son interlocuteur ou de l'auditoire, d'exorciser sa crainte du silence, du temps mort, de souligner l'évidence supposée d'un avis, de mettre mieux en valeur sa géniale pensée, de masquer, voilà, un certain embarras ou seulement une manière de faire une pause commode , voilà, pour préparer la suite du propos...
Ou une façon de se mettre au diapason, voilà, d'une certaine mode d'expression mécanique et branchée, que semblent avoir adoptée aussi des journalistes, voilà, comme...voilà, un certain animateur bien connu et quelques autres?...
Au micro, voilà, il arrive que tel sportif ou vedette interviewé sorte une dizaine de voilà en quelques phrases seulement.
Qui pourrait m'aider, voilà, à dissiper ma perplexité et mon énervement?..

Un linguiste? un sociologue du langage? un bobologue attitré?
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Voilà que ça me reprend...
C'est grave, docteur?

samedi 9 juillet 2011

L'arroseur arrosé

Politique de sécurité en question


Cour des comptes:
____________________un pavé dans la mare


_La sécurité était le grand objectif du Président.
Une vitrine se lézarde. La politique de sécurité menée par le locataire de l'Elysée est un échec malgré les vives réactions du premier flic de France:
« Le rapport de la Cour des comptes sur les forces de sécurité confirme l’échec accablant de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. (...) C’est une politique de la poudre aux yeux. (...) La pseudo-culture du résultat basée sur une politique du chiffre et les effets dévastateurs de la mise en œuvre aveugle de la RGPP (Révision générale des politiques publiques, Ndlr) ont instrumentalisé, démoralisé les forces de police, cassé leur rapport de confiance avec la population et paralysé leur efficacité. Il est temps de tourner la page. L’alternance et la victoire de la gauche à l’élection présidentielle permettront de proposer aux Français une nouvelle politique de sécurité publique. »(F. Rebsamen)
__Accusée de partialité, la Cour des comptes, instance non infaillible, mais au travail le plus souvent sérieux, ne règle pas des comptes, elle officialise des données qui sont souvent vécues douloureusement, parfois avec colère sur le terrain et notamment de la part de nombreux agents de l'ordre:
"Dans ce premier diagnostic d'ampleur de la politique de sécurité de M. Sarkozy, la Cour des comptes, d
ont la mission fondamentale est d'exercer sa vigilance sur la bonne utilisation des fonds publics, ne se limite pas à pointer quelques dysfonctionnements. C'est toute la logique sous-tendant cette politique, aux effets plus que contrastés, qui se trouve disséquée : maigres, voire mauvais, résultats en matière de lutte contre la délinquance malgré des moyens en hausse constante jusqu'en 2009 ; inégale répartition des forces de l'ordre sur le territoire, avec des fonctionnaires peu présents sur le terrain ; obsession de la politique du chiffre et de la culture du résultat qui tourne à la manipulation des statistiques. Cette politique, jugée coûteuse et plutôt inefficace, s'accompagne d'un mouvement de désengagement de l'Etat au profit des polices municipales et d'une envolée, controversée, de la vidéosurveillance..."
____Les statistiques sont souvent sujettes à caution, parce que bricolées,
Mais, "entre 2002 et 2010, "les forces de police et de gendarmerie ont bénéficié d'un renforcement de leurs crédits et de leurs effectifs pour accomplir leurs missions", révèle le rapport. Mais malgré la communication ultra-positive du gouvernement sur la baisse de la délinquance, les résultats sont contrastés. Selon les Sages, les chiffres sur lesquels s'appuient le ministère ne sont pas "pertinent[s] en raison de [leur] hétérogénéité". Ils notent, en effet, que si les atteintes aux biens ont fortement reculé grâce notamment à la baisse des vols de voiture, les violences aux personnes ont augmenté de 20% entre 2002 et 2009." (L'Express)
"Le rapport note au passage qu'"en 2009 la reprise à la hausse de la délinquance a été évitée en grande partie par le refus des services d'enregistrer des plaintes" de victimes d'escroqueries. La baisse de la délinquance a résulté, selon les magistrats, du fort recul des vols d'autos et de dégradations de biens privés."
______________________
-
Insécurité : la grande faillite de Nicolas Sarkozy
-Comment Guéant s'est mis les commissaires à dos

-Les shérifs de Chauvigny

vendredi 8 juillet 2011

(Très)brèves du jour



__L'Europe des Shadoks

"Voilà donc les nations d'Europe enfermées dans une spirale sans fin et se mettant à pomper tels les Shadock sans savoir vraiment pourquoi. Et les simples citoyens que nous sommes devant rappeler que pour résoudre un problème de déséquilibres il faut d'abord savoir d'où ils viennent. Verser sans fin des aides empoisonnées aux taux d'intérêt exorbitants ne résolvant pas le problème de base des pays comme la Grèce ou le Portugal. De fait, nous le savons tous, le problème de base est le déficit non pas de l'état, mais de la balance commerciale de ces nations. Endetter les états pour équilibrer leurs comptes à court terme sans s'attaquer à l'origine des déséquilibres revient à faire du crédit revolving pour finir ses mois difficiles..."
(Merci à Yann) __ l'Europe en pleine confusion
________________
_Vive le CAC 40!
__Guéant furieux :Rapport "contrasté"
_Gabin: trop fort!
_____Refondons!
_Faut pas s'gêner!...
_____Fallait l'inventer!...
_Tous big brothers?

jeudi 7 juillet 2011

Jurés populaires

Vox populiste?

__A première vue, l'initiative présidentielle d'introduire des jurés populaires en correctionnelle peut apparaître comme une avancée démocratique. En effet, c'est au nom du peuple que se rend la justice, quel que soit le type de juridiction.
Mais cette idée relève d'un jugement erroné.
Le "but de la manœuvre : contribuer par la présence de citoyens tirés au sort à durcir des verdicts beaucoup trop laxistes aux yeux du chef de l’État. Il est comme cela, Sarkozy, il croit dur comme fer que les magistrats du siège n’ont qu’un objectif : relaxer le maximum d’accusés ou prononcer les peines les plus légères possibles. D’où la volonté de faire appel à des jurés populaires tirés au sort et porteurs d’un idéal forcément plus répressif. Avec mission, pour ces Saint-Just ou ces Robespierre venus de la France profonde, non seulement d’exiger, mais d’obtenir contre les délinquants un alourdissement significatif des peines d’emprisonnement..."
L'heure est, il faut le dire, à la répression, à la méthode du karcher, non plus à la prévention et à la pédagogie de la loi. Le but non avoué est surtout de durcir la justice des mineurs et de réduire le prétendu pouvoir des juges, peu considérés à l'Elysée (C'est un euphémisme!...)
Mais l'expérience des Assises prouve que les jurés sont en général plus cléments que les juges eux-mêmes, plus sensibles qu'ils sont au parcours psychologique, familial et moral du prévenu.
_De plus, les professionnels de la justice, vus leurs pauvres moyens, craignent un alourdissement des procédures et un allongement des audiences correctionnelles avec l'introduction des jurés populaires. On ne peut non plus sous-estimer le fait que les jurés sont toujours plus ou moins soumis à l'influence des magistrats professionnels. Il leur faudra une formation qui ne se fera pas en quelques heures pour s'habituer aux procédures et même au langage technique parfois utilisé. En aura-t-on les moyens? Tout cela a un coût. Et auront-ils accès aux dossiers? On en doute, quand il y a parfois plusieurs affaires par jour.
De plus, il est prévu que les délits financiers, vu leur aspect technique, ne seront pas de leur ressort, ce qui paraît hautement discutable. N'y a-t-il pas là deux poids, deux mesures?...
Robert Badinter parle de "populisme judiciaire":
"C'est à cette aune-là, à l'élaboration d'une justice correctionnelle à deux vitesses, qu'apparaît la véritable inspiration du projet présidentiel: il s'agit d'une expression de plus de la défiance de l'exécutif à l'égard des magistrats qui s'est souvent manifestée dans les dernières années. Face à la montée croissante de la violence physique, s'il faut recourir à des citoyens ordinaires pour assurer la répression, c'est donc que les magistrats professionnels ne suffisent pas à la tâche. Plutôt que d'avouer l'échec de la politique pénale conduite en ce domaine depuis dix ans, il est plus aisé de dresser cet acte implicite d'accusation contre la magistrature..."
_
le Parlement adopte définitivement le projet de loi. Certains disent qu'elle ne sera pas applicable, par son coût réel et sa lourdeur prévisible.

Ne va-t-on pas vers une certaine forme de justice à l'américaine, ou vers un système hybride qui englobe les défauts des deux modes de fonctionnement?

mercredi 6 juillet 2011

Si Samsung m'était conté

L'emprise de l'entreprise



______________________Si on tape Samsung dans Google, on va d'abord trouver un nombre considérable de pages vantant les mérites de la firme et surtout de ses produits électroniques de dernière génération au design époustouflant. Le design, c'est essentiel pour la marque. Du moins pour ces produits, car Samsung ne fabrique pas que des écrans plats, des ordinateurs ou des téléphones portables. C'est un énorme conglomérat (un Chaebol ), un géant qui se distingue aussi dans la construction navale, le bâtiment, et parfois dans...la fraude.
_Image d'ultramodernité et de puissance, qui se reflète dans le gigantisme des usines et l'organisation du groupe. Il y a un esprit Samsung, comme il y a un esprit Toyota, comme il y avait un esprit Michelin et Boussac, celui d'une entreprise "
totale" (comme Mauss parlait de phénomène social total) tendant à investir tous les aspects de l'existence, pas seulement un certain rapport au travail.
___Il suffit de
visionner ce document (Un oeil sur la planète) très intéressant et de parcourir le commentaire éclairant qui en est fait pour comprendre la pression subtile ou féroce que la firme exerce sur les ouvriers et les cadres, pour un engagement de tous les moments, dans un paternalisme pesant, au service de la perfection érigée en religion, de la production pour l'exportation. Certes, il ne faut pas extrapoler à tout le pays les résultats de cette enquête.
Le temps de travail n'est pas compté dans ce véritable empire, qui domine la vie sociale et politique de ce petit pays, qui a vu dans l'exportation la seule voie de développement.
C'est aussi la vie quotidienne qui est profondément affectée par l'investissement individuel et la prolifération des technologies de pointes. Une société "futuriste" par bien des aspects, mais en stress permanent
_Une société performante, certes (par exemple, grâce à Samsung, la Corée est devenue le troisième marché mondial pour Renault), mais où on dort peu et où l'idéal de la firme imprègne la vie quotidienne
.
"La Corée est très compétitive : les coûts de production représentent 70% de ceux en France. "Nous n'avons pas de syndicats dans l'usine", se félicite Joon Geol Lee, responsable du contrôle des coûts chez RSM, en faisant référence aux grèves régulières qui ont lieu chez Hyundai, tout en soulignant : "Nos salariés sont jeunes, 33 ans en moyenne contre 43 ans chez Hyundai. Cela permet d'avoir des coûts salariaux plus bas."
_Dès l'enfance, domine l'obsession de la réussite. Le système scolaire, à deux vitesses, se révèle épuisant pour l'enfant, avec ses journées interminables et sa course obsessionnelle au diplôme. Tout un ensemble de conditions qui peut expliquer pourquoi le suicide, dont le pays est le champion mondial, est la quatrième cause de décès et commence à sérieusement inquiéter les responsables du pays.
Certes, la Corée du Sud revient de loin, ruinée après une guerre terrible. L'état du pays, il y a cinquante ans, ne permettait guère de deviner un tel parcours. Cependant, on ne peut parler de miracle, comme on le fait trop souvent. Comme le Japon, l'économie du pays reste fragile, ayant tout misé sur l'exportation.

__On pourrait conseiller aux Coréens, pour vivre mieux, de lire un peu Lafargue...

"Tout sacrifier à l'efficacité économique, c'est oublier le sens et le but même de la vie"
(Yann)
_-_Le côté obscur du modèle sud coréen
__________________________
_Article paru dans Agoravox

mardi 5 juillet 2011

USA: too big to fail ?

Qui va sauver l'Amérique?

_Aux USA, ça va beaucoup mieux...du côté des hyperriches...
Seulement, les extrêmes ne cessent de croître et c'est la sixième année de crise immobilière.
Les expulsions continuent, sur fond de marasme économique, après une courte et illusoire reprise. Rien d'essentiel n'est réglé, malgré quelques réformettes.
LA DETTE AMÉRICAINE atteind des sommets stratosphériques.
Elle a été multipliée par plus de trois depuis 2003.
_Un cycle se termine. L'opulence et la suprématie économique US, nées de la guerre, déclinent, même s'il y a encore quelques beaux restes de la splendeur passée. Le délabrement de l'économie se poursuit. L'empire s'efface , qui vit à crédit. Que serait-il sans son dollar de référence et son armée, grand business , mais gouffre financier?
_La faillite des États américains s’accélere et certains Etats mordent sur leur budget de fonctionnement et leurs dépenses sociales. Après New-York, la Californie,... le gouvernement du Minnesota cesse ses activités, en faillite.

___
_L'impuissance d'Obama contre le pouvoir de Wall Street est patente et tragique_ les démocrates veulent augmenter les impôts des plus riches, les républicains veulent réduire les dépenses sociales_ comme vient de le signaler le NY Times:
"L'incapacité d'Obama à demander des comptes à ceux qui ont plongé l'économie américaine dans la crise financière a miné son premier mandat et pourrait lui couper la voie à un second, écrit l'ex-chroniqueur théâtral du New York Times Franck Rich. «Ce qui hante l'administration Obama est ce qui hante encore le pays: l'absence étonnante de sanction contre la cupidité qui a conduit l'Amérique à sa plus grave crise financière depuis la Grande Dépression. Il n'y a eu aucun contentieux juridique, moral ou financier intenté à l'encontre de ces puissants malfaiteurs. Il n'y a eu aucune réforme significative qui pourrait empêcher cette catastrophe de se répéter. Le temps peut guérir la plupart des blessures, mais pas celles-ci. Le chômage chronique reste prégnant, rappelant douloureusement les ravages infligés à des victimes innocentes de cette faillite. Comme Hamlet tourmenté par le fantôme de son père, l'Amérique sera traqué par ses fautes inexpiées, jusqu'à ce qu'elle promette “vengeance tout le reste est rayé effacé, n'a jamais existé”.»(Mediapart)

___________________L'Amérique est de fait en cessation de paiement :
"Lundi 16 mai la dette publique américaine a crevé le plafond des 14 294 milliards de dollars. Cela signifie qu’à ce niveau les États-Unis ne sont plus, selon leurs propres règles en mesure d’emprunter. Autrement dit, les États-Unis sont au bord de la faillite. Le gouvernement américain s’est cependant accordé jusqu’au 2 août pour négocier avec le Congrès le relèvement du plafond de la dette. Plan qui ne saurait être accepté par les Républicains qu’à la condition expresse d’être assorti d’une réduction drastique de la dépense publique.
__
Cela devrait se traduire par une suspension de traitement de 800 000 civil servant, certains services non vitaux de l'Administration fermés, tels les parcs nationaux. La solde d'une partie des armées (2,3 millions de personnes concernées) pourrait aussi se voir différée, comme l’a laissé entendre le Secrétaire à la Défense, Robert Gates, à l’occasion d’un passage sur la base Camp Libert à proximité de Bagdad ! Trois ans après la liquidation de Lehman Brother, point de départ du krach mondial de septembre 2008, l’adage « too big to fail » risque donc de ne plus s’appliquer seulement aux établissement financiers véreux mais à l’État fédéral lui-même dont l’éventuel défaut de paiement entraînerait ipso facto une crise de confiance à échelle planétaire. Le système financier mondial ne repose-t-il pas sur le principe de solvabilité absolue de Big Sister Amerika ?.."
_Mais la grande soeur a l'habitude de changer les règles comme elle l'entend et de faire marcher la planche à billets, privilège qu'elle n'accorde pas à d'autres. Cependant, les Etats-Unis sont le domino suprême:
"Les Etats-Unis ne sont bien-sûr pas le Grèce mais, du haut de leurs déficits insoutenables et de leur jeu politique malsain, ils en prennent le chemin. Avec, pour corollaire, une question angoissante : Qui sera bien capable de renflouer les Etats-Unis le moment venu ?"

___Le système est au AU BORD DE LA PARALYSIE
:
"Il a fallu à la Fed deux jours de réunion de son comité de politique monétaire pour décider de ne pas bouger. Prise, comme sa collègue britannique qui vient également de tenir une réunion avec le même effet, entre des signes inflationnistes et une détérioration des prévisions de croissance et du chômage. Et pour cause : ni ses injections de liquidités ni le maintien de son taux directeur au plus bas n’y font quoi que ce soit. « Nous sommes préparés à prendre des mesures supplémentaires, manifestement, si les conditions le justifient » a été le seul commentaire un tant soi peu concret de Ben Bernanke, le président de la Fed, qui a reconnu « ne pas avoir de lecture précise des raisons pour lesquelles ce rythme ralenti de croissance persiste », une manière de reconnaître que ses outils conceptuels sont aussi inopérants que ne l’est sa panoplie d’outils."

______Le dollar américain est en mauvaise posture,
"Depuis la fin des accords de Bretton Woods en 1971
, le cours de la monnaie américaine est imbriqué à celui du cours du marché, lequel est défini par le cours des biens commercialisés dont les prix sont indexés indirectement au prix de leur élaboration, c’est à dire par « in fine » le pétrole. Ainsi la chaîne créée pouvait s’apparenter à une augmentation du prix du baril vers une augmentation de la valeur du dollar.Dans les années 1980-1990, la fièvre de l’argent roi et libre a pu atteindre de nouvelles sphères, en effet il a pu encore fructifier via l’ouverture du capital des sociétés en bourse tout d’abord et pour les particuliers ensuite.
Dans les années 1990-2000, l’émergence des premiers produits financiers (Sicav par exemple) et de la bulle internet sont apparues. Puis elles ont été suivies de la bulle de l’immobilier et de ses crédits et de tous ses produits dérivés. Cette monnaie s’est donc ajoutée sur les différents marchés de change, ce qui a permis aux sociétés occidentales de continuer à s’enrichir, mais de plus en plus artificiellement. Cette façon de faire tourner la planche à billets aurait dû nous exposer à des inflations hors de contrôle (semblable à la situation catastrophique du Deutsch Mark après la crise financière de 1929). Heureusement, nous avons un contre poids de taille : l’économie chinoise. Des millions de nouveaux travailleurs arrivent sur le marché mondial et augmentent la valeur « travail »
...
(2)
_Pour sauver les meubles, Obama met l'Europe sous contrôle, mais sans le succès escompté: "Avec la France de Sarkozy entrée dans son giron et l'Angleterre son alliée inconditionnelle, le retour de l'Allemagne dans la sphère états-unienne marque la fin de l'indépendance de l'Europe et son alignement sans faille aux intérêts de l'oligarchie de la mondialisation libérale. L'enjeu en Grèce est de sauver l'euro et de maintenir une parité euro-dollar favorable aux intérêts américains, le prix a payer par les grecs et les autres peuples d'Europe ne pesant pas grand chose dans la balance..."

__Les États-Unis sont au bord de la faillite:
"Que se passerait-il si les États-Unis ne pouvaient plus honorer leur dette, comme cela a été le cas pour la Grèce, l'Irlande, ou le Portugal ? Ce serait «l'équivalent financier d'une bombe nucléaire», s'alarme Aaron Kohli, spécialiste des bons du Trésor chez Nomura Securities. Le cataclysme mondial serait tel que les gens n'y croient pas. «Ils doivent trouver une solution, ils ne peuvent pas laisser la planète finance exploser», se rassure un analyste, qui note que les marchés financiers ne montrent pas de signes d'inquiétudes sur la capacité des autorités américaines à s'entendre...
_L’Amérique bientôt en cessation de paiement ? .... Le gouvernement américain s’est cependant accordé jusqu’au 2 août pour négocier avec le Congrès le relèvement du plafond de la dette. Plan qui ne saurait être accepté par les Républicains qu’à la condition expresse d’être assorti d’une réduction drastique de la dépense publique. ... Ce n’est évidemment pas un hasard si l’agence de notation Moody’s vient, ce jeudi 3 mai, d’avertir le Congrès américain qu’elle envisageait l’abaissement de la note des É-U si un accord permettant le relèvement du plafond de la dette publique n’était pas rapidement trouvé. Depuis trois années consécutives le déficit budgétaire américain se situe en effet entre 9 et 11% du Pib, le Produit intérieur brut. Or pour toute réponse le président Barak Obama a donné à l’Administration fédérale l’objectif mollement volontariste d’une réduction de 4000 milliards de dollars du déficit budgétaire au cours des douze prochaines années… des intentions vagues relevant à l’évidence du cautère sur une jambe de bois et davantage de l’effet d’annonce dans le cadre d’une campagne de com. pré-électorale que d’une volonté manifeste. Car que faire maintenant hormis sabrer les budgets de dépenses sociales et de santé ? À savoir, démonter ce qui avait été laborieusement acquis : la réforme de l’Assurance santé réputée comme la seule grande réussite du quadriennat de M. Obama (à l’exception bien sûr de la liquidation spectaculaire du monstre Ben Laden). Cela reviendrait alors à accepter peu ou prou le plan d’austérité républicain, lequel prévoit une baisse de 5800 milliards de dollars des dépenses publiques sur dix ans (six fois cependant les économies prévues par le projet Obama)… une rigueur budgétaire axée sur une révision déchirante des programmes Medicaid et Medicare, les deux volets de la réforme de l’assurance maladie si péniblement adoptée en 2010. Pour Obama cela équivaudrait bien entendu à suicide politique. Un cas de figure qui aiderait à trancher la question de savoir si l’actuel président Démocrate est autre chose qu’un fantoche (une fabrication destinée à donner le change et conduire), utile entre autres, à conduire des actions extérieures déstabilisatrices de l’équilibre international au bénéfice premier d’une gamme étendue de groupes de pressions et d’intérêts privés (pétroliers, armements, Aipac, etc.) ? Et cela mieux encore que son prédécesseur Républicain, George Walker Bush ! Ou s’il est malgré tout un tant soi peu au service de la Nation américaine en dépit d’une marge de manœuvre filigranique ? Aujourd’hui la Maison-Blanche se trouve donc prise dans l’étau d’une double contrainte : d’un côté réduire les dépenses publiques dans le cadre d’un plan de rigueur draconien afin d’obtenir l’accord du Congrès en faveur d’un relèvement du plafond de la Dette et s’aliéner l’électorat populaire ; de l’autre, ménager son électorat et prendre le risque de voir les É-U perdre leur label de solvabilité AAA, avec pour conséquence le risque d’une nouvelle crise systémique d’une ampleur inégalée. Un choix cornélien !...(Léon Camus)

__La crise de la dette souveraine devient inévitable, "Le pire n’est jamais certain, mais contrairement à la doxa médiatique, il devient jour après jour toujours plus probable. Les USA n’ont plus de ceinture de sécurité ou de corde de rappel : la FED est grosse jusqu’aux yeux de dette des agences et de MBS pour la plupart invendables, la monétisation de la dette fédérale est donc devenue impossible. Une crise de la dette fédérale laisserait l’Etat américain sans recours."
Mais un Etat peut-il vraiment faire faillite ?
Une dette publique peut toujours se renégocier ou même s'effacer, ce qui s'est déjà passé dans l'histoire. Mais Washington n'est pas Athènes, et la dette de cette dernière est comparablement microscopique. Pour les USA, étant donné leur position financière stratégique et leur affaiblissement économique dû à leur désindustrialisation, on n'ose imaginer la formidable régression qui suivrait une perte de confiance généralisée, les pays asiatiques retirant massivement leurs bons du trésor...Plus dure serait la chute! Pour l'instant, le dollar est encore un refuge, faute de mieux. Mais que fera la Chine-Amérique?
Quand les banques font main basse sur les politiques publiques, on peut s'attendre au pire
.
Les barbares sont-ils à la porte? (1)
________________
-
Lagarde intervient dans le débat sur la dette américaine
-FIN DE PARTIE ?

lundi 4 juillet 2011

Histoire d'une escroquerie

"Ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie ",
___________disent les "indignés" espagnols

Ils ont raison
Certains ont vu la crise comme un phénomène quasi-naturel, une sorte de tsunami économique, dont la nécessité historique semblait inéluctable: il y a toujours eu des crises...
D'autres y voient l'aboutissement d'un complot élaboré de toutes pièces dans les plus hautes sphères de la finance.
S'il y a bien eu consentement, convergences d'intérêts, complicités, l'aboutissement de la crise, qui ne connaîtra pas son terme avant des années, est bien le résultat d'une politique délibérée, provoquée
, en même temps que l'effet d'un système qui a fini par échapper au contrôle d'une finance prédatrice ,de la cupidité folle d'organisations banquières dévoyées. Roubini, entre autres, avait vu venir l'enchaïnement pervers, l'obstination dans l'aveuglement. "Cette crise est le résultat d’une politique de dérégulation menée depuis vingt ans et assumée par républicains et démocrates, tous sous l’influence du lobby de Wall Street".
"«Qui est responsable ? Les banques, évidemment, qui ont oublié que le coeur de leur métier était d'évaluer les risques, et qui, pis encore, les ont transférés à d'autres. Mais les pouvoirs publics également : ils ont conduit des politiques à courte vue, et, surtout, ils ont été des régulateurs déficients.
«Qui est coupable ? En arrière-fond, c'est un modèle idéologique, libéral et anglo-saxon qui a failli. On ne peut impunément se préoccuper exclusivement du profit à court terme.» (Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein . L'un est vice-président de la banque Lazard, l'autre directeur de la Fondation Jean-Jaurès.)
La sortie de crise sera longue et difficile
Parler de crise sans cause relève de la dénégation, de la mauvaise foi, de la volonté de maintenir les choses en état.

_Dans la phase de l'eurocrise actuelle, "Le prétendu "sauvetage" (de la Grèce) s'adresse (pourtant) davantage aux banques françaises et allemandes qu'à la Grèce : "Le CAC 40 accentue ses gains, confiant sur la Grèce" peut-on lire sur le site du Point.fr. Il représente en réalité une vaste opération de socialisation des pertes : une étude des Échos montre que "grâce" à ces plans, "la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l'exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd'hui à 1 450 euros ". Or tous les économistes s'accordent pour dire que la Grèce ne pourra pas rembourser l'intégralité de ses dettes. En s'opposant de manière farouche à toute restructuration, Nicolas Sarkozy et Jean-Claude Trichet jouent ainsi la montre au plus grand bénéfice des banques françaises ; lorsque la Grèce fera défaut, ce seront les finances publiques des autres pays européens seront en première ligne… Et les peuples européens paieront l'addition via de nouvelles mesures d'austérité. "Privatiser les profits, socialiser les pertes", cette logique semble plus que jamais d'actualité : avec la nouvelle gouvernance économique, promue par les gouvernements européens et la Commission et votée par le Parlement européen, les finances publiques seront mises sous tutelle, et à l'image de la Grèce, l'austérité permanente pour les peuples garantira les bénéfices des banques. Il est essentiel que les peuples européens se mobilisent pour mettre en échec cette "stratégie du choc" à l'échelle européenne...."

_Wolfgang Hetzer, l'un des haut responsables anti-corruption de l'OLAF, l'Office européen de lutte anti-fraude, a écrit un livre analysant comment des criminels en col blanc organisés ont conçu la crise financière actuelle à leur profit.Interviewé par plusieurs médias allemands, Wolfgang Hetzer affirme que des politiciens de haut niveau sont complices dans les crimes de la mafia financière et que le système judiciaire n'est pas en mesure de faire face à des crimes de cette nature.Il affirme par exemple au journal allemand Die Welt que ce sont des manipulations financières ourdies par des gestionnaires financiers et couvertes par des politiciens qui ont abouti à la crise de la dette des Etats européens"
_La crise financière actuelle a été organisée :
________
Pour mieux comprendre l'essentiel des mécanismes d'une crise évitable, voir le film
__«Inside Job» [http://www.megaupload.com/?d=EJOX66UV]____
(Attendre la fin du compte à rebours sous l'inscription téléchargement premium et cliquer sur téléchargement régulier une fois qu'il apparaît avant de télécharger)
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La Banque centrale européenne est-elle passée sous la coupe de Wall Street ?
_Quand les agences de notation font du sabotage



dimanche 3 juillet 2011

La dame d'Obama

Chicago girl

Lagarde ne meurt pas, mais se rend au FMI

-Bon chic, bon genre, la french élégance affichée, Mme Lagarde a séduit.
Elle a réussi sa tournée des grandes capitales pour finalement l'emporter sur ses rivaux.
Un modèle parce que femme? On a connu des femmes dont l'intransigeance économique et la cruauté sociale ont été exemplaires...
Dénonçant du bout des lèvres les niches fiscales, elle savait fermer les yeux sur les cachotteries des multinationales.
_Notre extra-lucide Christine dirigera donc le FMI. Mais pour quoi y faire?
Tentera-t-elle une réforme d'une institution tant décriée, qui vient encore d'approuver les mesures drastiques imposées par Cameron à son pays?
On en doute. On voit mal Mme LaRigueur, qui a battu des records, esquisser un tournant au coeur de cette instance, comme avait commencé à vouloir le faire, dit-on, DSK, pour desserrer l'étau de la finance prédatrice et du dollar-roi.
_Formée aux méthodes de management américaines, elle ne déplaira pas à Wall-Street, dont les intérêts sont bien représentés à la Maison-Blanche. Elle est très proche des desiderata de l'oligarchie financière du pays où elle va s'installer, dans l'esprit du sérail depuis longtemps.
A Paris, elle savait déjà choisir son camp. On comprend pourquoi elle saura s'opposer à d'éventuelles pressions européennes.
________Les «Chicago Boys» d'Obama ont négocié la nomination de Lagarde au FMI
"...C'est surtout le succès d'une administration Obama qui, par la désignation d'une personnalité notoirement non qualifiée à la direction générale, s'assure du maintien de l'influence prédominante des Etats-Unis au FMI, alors même que la crise du surendettement des pays dits «avancés» menace à terme rapproché la première puissance mondiale... à l'évidence, si les Etats-Unis veulent conserver leur droit de préemption sur la présidence de la Banque et le premier adjoint au Fonds, ils ont besoin des Européens, qui y détiennent toujours collectivement plus du tiers des droits de vote. Et puisque les Européens ont choisi Mme Lagarde pour succéder à DSK, va pour Mme Lagarde...
Le 5 juillet prochain, l'exécutrice des grandes et surtout des basses œuvres de Nicolas Sarkozy sera donc la cinquième personnalité française (sur onze directeurs généraux depuis 1946) à occuper le bureau du «MD». Cocorico! Pour lire, dans un excellent anglais, les discours écrits par le «staff», Mme Lagarde sera parfaite. Pour les affaires sérieuses, on s'en remettra aux quelque 2.500 fonctionnaires du Fonds, dont des centaines d'économistes dotés des compétences qui manquent à la nouvelle numéro un, et bientôt à... David Lipton (c'est-à-dire à la Maison Blanche). Pour le meilleur et (plus sûrement) pour le pire..." (P.Ries)
Mais la dame de Bercy saura-t-elle se dépêtrer des affaires sous le tapis la concernant?
Un Tapiegate ne risque-t-il pas d'abréger son séjour à Washington?

samedi 2 juillet 2011

Big (or thin) Society?


Big Society ou grand fiasco ?


UK Uncut! Arrêtez le massacre!


_On se demande si Cameron et son équipe ne sont pas en train de brader le royaume
Le FMI et l'OCDE ont applaudi. David Cameron serre les boulons, comme prévu:
slimming diet!
Le malade ne survivra pas. L'austérité est au programme pour le plus grand nombre. Le massacre est en cours, n'épargnant surtout pas les plus pauvres (dont la reine!..-lol!_Poor queen!)
La City, de son côté, continue à pomper avec allégresse, la "santé bancaire" retrouvée (quoique...), grâce à la générosité des aides publiques.
_Hélas pour Cameron, de plus en plus de sujets du Royaume, même parmi ses proches, pensant qu'il compromet l'avenir par dogmatisme libéral aveugle, contestent son projet de Big Society, qui signifie tout bonnement,
malgré ses démentis, un désengagement de l'Etat, que Maggie n'aurait pas désapprouvé.
Le pauvre, il
"s’échine depuis plusieurs années à faire partager sa passion pour une Grande-Bretagne fondée sur ce qu’Edmund Burke [philosophe irlandais du XVIIIe siècle] appelait les “petites brigades”. Dans cette optique, des groupes de volontaires, des animateurs de quartier façon Obama, des associations et des organisations caritatives issues de la société civile sont appelés à se substituer à un Etat en retrait pour assumer progressivement la gestion de services variés, des bibliothèques à l’office des forêts, en passant par les toilettes publiques..."
_Retour au 19° siècle, époque de Dickens? Big Society ou bullshit [connerie] ?
En tous cas,
rhétorique stérile. Miroir aux alouettes ...qui ne trompe plus beaucoup d'Anglais, qui commencent à sortir de leur passivité et à descendre dans la rue, contre la grande liquidation.
.Devant les effets
d'une politique qui s'inspire directement des USA, l'opinion commence à réagir. Des manifestations inhabituelles dans le Royaume se développent et d'autres sont à venir. Une radicalisation qui ne touche plus seulement les étudiants
.
«Nous voulons démonter le mythe selon lequel 1) nous sommes tous dans le même bateau, et 2) il n'y a pas d'autre alternative que la rigueur. Il nous semble décisif de casser cette rhétorique, pour que les gens comprennent que le gouvernement leur ment. Nous présentons donc des alternatives simples. Par exemple en attirant l'attention sur l'évasion fiscale: cela représente 25 milliards de livres par an à l'échelle de la Grande-Bretagne. C'est choquant. Cet argent suffirait à remplacer les coupes budgétaires du secteur public... Ou encore les aides aux banques: on leur donne 100 milliards de livres par an, sans même parler des plans d'aide en temps de crise», assure Dani Wright.
_Des coupes claires affectent tous les domaines des services publics, surtout l'éducation et les problèmes de santé.
"Un (autre) objectif, peut-être le plus important est la démolition de toutes les conquêtes de l’immédiat après-guerre, le « welfare state ». Ce sont les services publics qui sont dans le collimateur, en particulier le National Health Service. Le gouvernement voudrait le réduire à une sorte d’organisme de financement et de contrôle de compagnies privées auxquelles on confierait les tâches de santé publique.Leur mise en concurrence entraînerait le transfert de plus d’un million d’emplois du NHS vers des myriades de compagnies privées dont certaines sont grandes et puissantes. Cela s’appuie sur une attaque idéologique contre le service public : les conservateurs ne cessent de louer les « bienfaits du marché », de dénoncer le « trop d’Etat » et de promouvoir le volontariat et le bénévolat."
Pendant ce temps , la pompe à phynance de la city, secteur choyé, fonctionne comme jamais.
Deux mondes aux antipodes l'un de l'autre, dont l'un fonctionne aux dépends de l'autre. La moralisation des affaires attendra. Et Cameron parle de justice...