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mardi 6 janvier 2026

Le temps des ingérences brutales

Il l'avait promis. Il l'a fait.                                                                                                                                                                        Fidèle à sa parole. Il assume. On ne peut lui reprocher le contraire. MAGA s'invite avec ses gros sabots...   '...Désormais, Washington ne cache plus l’aspect économique de son impérialisme. Même si l’enlèvement de Nicolás Maduro a été justifié a posteriori par la « liberté » du peuple vénézuélien et la lutte contre le trafic de drogue, l’expansionnisme économique a été immédiatement mis en avant par l’administration Trump. Dès samedi, le président états-unien avait annoncé : « Nos très grandes compagnies pétrolières, les plus importantes du monde, vont se rendre sur place et dépenser des milliards de dollars. » Plus tard, il pouvait affirmer : « Nous allons extraire du sol [du Venezuela] une quantité colossale de richesses. »     Ce n'est pas inédit. Mais on a connu plus de ruse avec Bush et Cheney au Moyen-Orient,  avec un dessein comparable et les conséquences que l'on connaît                                                                                                                                                Quel sera le pays suivant: ColombieNicaragua? Mexique? Groenland?... Sans le moindre avis du Congrès, bien sûr. Il est assez grand pour prendre ses décisions tout seul et comme l' Onu est sans voix, paralysée, pourquoi se gêner?                                           Il est le maître de Amériques, SON continent, son "hémisphère", selon la doctrine Monroe retrouvée et adaptée. Washington avait déjà ses habitudes Outre Atlantique: le Chili, Panama, etc. L'oncle Sam est "chez lui", notamment depuis qu'il s'est beaucoup agrandi aux dépends du Mexique...La Pax Americana, c'est un leurre.                                                                                     Ce n'est pas tant que Maduro soit un garçon toujours recommandable, mais il a du pétrole, beaucoup de pétrole, mais il n'y a pas que cela.   Et la Chine lorgne sur cette ce trésor.    C'est le nouvel âge de Washington. Le début d'un nouvel mpérialisme prédateur, un nouvel âge d'or. LEurope aussi est visée, indirectement, c'est sûr. Plus sûrement que par le passé. Après tout, elle dépérit...  Le Business par la force, sans vergogne,il fallait y songer, même si les précédents historiques ne manquent pas. L'Europe a bien mis à genoux l'empire chinois, au début du 20° siècle.                                                                                                                Bon début d'année dans le tableau de chasse de Demolition Man! Que devient l'ordre  international   ou ce qu'il en restait? Machiavel en serait-il revenu? C'est le retour de la politique du gros bâton...

«Où trouve-t-il toute cette énergie ?», se demandent les admirateurs français de Donald Trump, fascinés par son autoritarisme et son usage de la force brute. Dans les années 1930, l'extrême droite était déjà subjuguée par la brutalité et la violence des fascismes conquérants. Le président des USA démarre l'année 2026 par un coup d’État militaire. Il a bombardé la capitale du Venezuela puis a kidnappé son président, avant de l'exhiber de manière humiliante devant le monde entier : menotté avec un bandeau sur les yeux, comme un trophée. Cette mise en scène sert à montrer que le droit international n'existe pas pour les USA. Que l'Empire peut faire ce qu'il veut, où il veut. Qu'il peut enlever n'importe quel chef d’État s'il en a envie. Que la loi du plus fort l'emporte. Histoire d'être encore plus clair, Trump a donné une conférence de presse pour la chaîne conservatrice Fox News et une «adresse à la nation». Il assume pleinement le pillage des ressources du Venezuela et ne s'embarrasse même plus de formules creuses sur la «démocratie». Dans son discours, il assure que les Etats-Unis vont «gouverner» le Venezuela, et vont exploiter le pétrole du pays : «Nous allons faire intervenir nos très grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, qui vont investir des milliards de dollars pour réparer les infrastructures gravement endommagées et partager les ressources pétrolières et commencer à générer des revenus». Comme un chef de gang, Trump vient donc de faire main basse sur les plus grandes réserves d'or noir du monde. Plus grave encore, il menace désormais tous les pays d'Amérique Latine. Le président de Colombie, Gustavo Petro, un homme de gauche qui a dénoncé le coup d’État au Venezuela, est visé : il devrait «faire gaffe à ses fesses» selon Trump. «Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. […] Il fabrique de la cocaïne et l’expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe». Méthode mafieuse : une annonce à peine voilée qu'il pourrait renverser le gouvernement élu de ce vaste pays de 51 millions d'habitants, doté d'une puissante économie. Puisqu'il n'y a plus aucune limite, Donald Trump affirme aussi sur FoxNews que «quelque chose va devoir être fait avec le Mexique», estimant que «les cartels dirigent le pays». Il s'agit de l'un des plus grands pays du monde, peuplé de 130 millions d'âmes, avec une présidente de gauche élue en 2024. Le Mexique est régulièrement injurié et déstabilisé par son voisin, mais à présent les menaces n'ont jamais été aussi précises. Enfin, Cuba aussi reste dans le viseur. Marco Rubio, secrétaire d’État de Trump, déclare : «Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet». C'est donc une annonce de guerre contre tout le continent américain. Il y a les pays déjà gouvernés par l'extrême droite qui se soumettent totalement à la domination des USA, et les autres, qui subiront des attaques. Trump a même menacé le Canada l'an dernier. Le président des USA invoque la «doctrine Monroe», instaurée au 19ème siècle, qui consistait à faire des USA les «protecteurs» de tout le continent américain, pour ses propres intérêts. Cette doctrine avait permis à la puissance impériale d'installer une suprématie sur tout le continent, et de faire et défaire les gouvernements qui lui déplaisaient. Trump ose même ce 3 janvier : «les doctrines Monroe sont très importantes. Mais nous les avons largement dépassées». Tout cela est malheureusement cohérent avec son programme, publiquement annoncé. En décembre, un document de 33 pages était publié par la Maison Blanche, pour définir les contours de la «stratégie de défense nationale» des USA. Le texte, clairement néofasciste, parlait de «l'effacement civilisationnel» de l’Europe, de stopper les flux migratoires et de «restaurer la suprématie américaine» en Amérique Latine. Les USA, qui disposent de l'appareil militaire le plus puissant de la planète, sont la principale menace pour la paix mondiale. Un fasciste mafieux impose sa loi par les armes, et personne ne bouge. Pire, la France et ses voisins continuent à lui servir de paillasson, à lui acheter des armes, à soutenir ses actions, à confier à ses entreprises des missions cruciales. Ce jeudi, en début de soirée, neuf pays seulement avaient condamné l’attaque contre le Venezuela : la Chine, le Bélarus, le Brésil, le Mexique, le Chili, Cuba et la Colombie. Aucun pays européen.

   Pour Gabriel  Zucman" C’est bien le pétrole qui constitue le mobile essentiel de ce coup de force : l’accaparement et l’extraction des plus importantes réserves d’or noir du monde, longtemps exploitées avec une profitabilité inouïe par les multinationales américaines et leurs actionnaires. Maduro était un dictateur brutal et corrompu, mais Trump s’entend très bien avec de nombreux dictateurs brutaux et corrompus, cela ne génère chez lui nulle hostilité. __ L’objectif principal de l’expédition trumpiste est ailleurs : reprendre l’exploitation de la manne pétrolière vénézuélienne au profit des grandes fortunes américaines, exploitation qui avait atteint un premier paroxysme dans les années 1950, pendant cet « âge d’or » mythifié par le mouvement MAGA. Si l’on veut comprendre l’ambition de la Maison Blanche, c’est sur cette histoire peu connue qu’il faut revenir : celle d’un extractivisme international poussé à son paroxysme, dont Trump cherche à écrire aujourd’hui un nouveau chapitre qui, s’il y parvient, pourrait s’avérer plus extrême encore. La production pétrolière vénézuélienne commence dans les années 1910 par un vice fondateur : le pétrole est pour ainsi dire donné aux majors étrangères. Le dictateur Juan Vicente Gomez accorde des concessions extraordinairement généreuses aux multinationales américaines et britanniques, qui y développent rapidement la production. Dès 1929, Caracas pèse pour plus de 10 % de la production d’or noir de la planète et en est le premier exportateur mondial. Initialement, Britanniques et Américains se partagent le gâteau. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les seconds finissent par rafler la mise. Le Venezuela devient le premier réceptacle des investissements internationaux américains, et sa première source de profits étrangers. Il faut bien prendre la mesure des richesses ainsi extraites du Venezuela par les Etats-Unis au mitan du 20e siècle. En 1957, au sommet de cet extractivisme transfrontière, les profits enregistrés par les majors américaines au Venezuela sont du même ordre de grandeur que l’ensemble des bénéfices réalisés par toutes les multinationales américaines – tous secteurs confondus – dans tous les autres pays d’Amérique latine et tous les pays d’Europe continentale confondus !
L’équivalent de 12 % du produit intérieur net vénézuélien – c’est-à-dire de la valeur de tous les biens et services produits chaque année dans le pays – va aux actionnaires américains. Soit à peu près autant que ce que touche la classe populaire du Venezuela, les 50 % les plus pauvres du pays. Le PIB du Venezuela augmente, mais au profit des grandes fortunes états-uniennes qui encaissent les dividendes et des employés américains bien payés. Le Venezuela abrite en effet au début des années 1960 la plus grande communauté d’expatriés américains. Ces derniers y vivent dans des enclaves qui leur sont réservées, dotées d’hôpitaux flambants neufs et de terrains de baseball luxuriants. C’est « l’âge d’or » auquel le pouvoir trumpiste souhaite revenir. Un partage de la rente pétrolière qu’on peut difficilement imaginer plus injuste et inégalitaire. C’est aussi un modèle de développement foncièrement instable, qui ne peut susciter que des réactions violentes. Car comment accepter que les revenus versés aux actionnaires étrangers soient du même ordre de grandeur que ceux touchés par la moitié de la population locale ? Jusqu’aux années 1950, dans la foulée de Gomez, les différents régimes au pouvoir à Caracas préfèrent choyer les capitaux internationaux, maintenant une fiscalité légère, se pliant aux désidérata des majors, s’enrichissant souvent au passage. À partir des années 1960, comme dans le reste de l’Amérique latine, les gouvernements successifs vont essayer de négocier des conditions financières plus équilibrées. Le Venezuela prend la tête de ce mouvement. C’est un homme politique vénézuélien, Juan Pablo Pérez Alfonzo, qui se trouve derrière la création de l’OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole) en 1960. Le pays prend les rênes du mouvement pour faire advenir un « nouvel ordre économique international », exiger une réécriture des règles du commerce mondial.Ce processus culmine dans la nationalisation, en 1976, des actifs d’ExxonMobil, Shell et Chevron au Venezuela. Donald Trump a 30 ans. Il ne cesse aujourd’hui de dénoncer ce « vol ». Et ne cache guère son objectif principal : revenir aux conditions léonines de la période 1920-1960. S’il y parvient, on peut envisager un doublement voire un triplement des profits de l’industrie pétrolière américaine, l’un des plus gros financeurs de Trump et du parti républicain. Les réserves d’or noir du Venezuela sont en effet considérables : les plus importantes du monde. Et elles sont quasi-inexploitées, la production s’étant effondrée en raison de la mauvaise gestion du régime chaviste et du durcissement des sanctions américaines en 2017. Les enjeux financiers sont d’autant plus importants que les prix du pétrole sont plus élevés que dans les années 1950. Si Trump parvenait à rétablir les conditions financières qui prévalaient au milieu du 20e siècle, la manne captée par les majors américaines et leurs propriétaires en serait augmentée d’autant. Quand Trump dit qu’il veut « gouverner » le Venezuela, c’est là son projet. Pour fixer un ordre de grandeur, les profits d’Aramco – le principal producteur de pétrole d’Arabie saoudite, pays qui abrite les deuxièmes plus grandes réserves d’or noir – se sont élevés ces dernières années à $100-$150 milliards par an. $100 à $150 milliards par an : c’est la somme en jeu, aujourd’hui, derrière l’enlèvement de Maduro. " _____________
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lundi 24 août 2026

Doctrine Monrë: le retour (suite)

 De Washington à Santiago, le Big Stick

                 L' Amérique aux Américains!        La diplomatie du dollar                                                                                                  A-t-on vraiment pris la mesure de ce renversement de planètes que nous sommes en train de vivre? L'homme de la Maion Blanche, certes, n'invente rien, mais il remet en question fondamentalement l'ordre mondial précaire instauré à la fin de la Seconde guerre mondiale et des traités qui l'accompagnaient. C'est la fin chaotique et dangereuse d'échanges mondiaux libéraux, certes imparfaits et inégaux, mais permettant tant bien que mal une croissance inégalement partagée, mais partagée quand même, surtout par intérêt, et une période de paix (souvent très) relative et régulièrement ponctuée par une volonté US de contrôler ce nouveau marché au profit du roi Dollar.                     Aujourd'hui, le retournement trumpien d'ordre machiavélien change radicalement la donne sur les deux continents: ce sera la force et (ou) la ruse, sans faux semblant...Les traités et les alliances de circinstance résultant du seul intérêt, souvent personnel, du Boss.      Aujourd'hui, phénomène nouveau, une partie de l'Amérique latine est entraînée vers les mêmes dérives . C'est le temps des ingérences cruciales  dans le grand "pré carré" du nord et du sud-outre-Atlantique.                                                                                                                  ___ "J’ai toujours aimé le proverbe ouest-africain : « Parlez doucement et portez un gros bâton ; vous irez loin.", disait  Théodore Roosevelt, à son époque, pour illustrer la diplomatie américaine et justifier les interventions militaires pour la conquête de nouvelles zônes d'influence d'alors, notamment sur l'île de Cuba. Au fond, il ne faisait que reprendre une règle diplomatique courante et appliquer un principe déjà énoncé par Machiavel dans Le Prince.




     "...Bien que déjà en oeuvre avant sa présidence, Roosevelt a utilisé la force militaire à plusieurs reprises au cours de ses deux mandats avec une touche plus subtile pour compléter ses politiques diplomatiques et appliquer la doctrine Monroe lors de multiples interventions en Amérique latine. Cela comprenait la Grande Flotte Blanche, 16 cuirassés qui ont pacifiquement fait le tour du monde comme une illustration du prestige croissant mais neutre des États-Unis sous la direction de Roosevelt..."                        ____Une expression reprise récemment par Joe Biden.  Question de dosage...Parfois, avec plus de force que d'amabilité apparente, parfois avec plus de brutalité, comme sous Bush Junior, dans ses "croisades" moyen-orientales.. IL s'agissait d'ailleurs sous des prétextes les plus "nobles", de faire d'excellentes affaires en matière pétrolière et d'exploiter différentes ressources abondantes en Afghanistan, comme ce fut reconnu par la suite, après les échecs répétés sur le terrain. Mais ces aventures militaires tournant au fiasco ne furent pas perdues pour tout le monde...                 


                            Les guerres américaines, de conquêtes territoriales ou/et d'influences politico-économiques, furent pratiquement ininterrompues tout au cours de sa brève histoire. La diplomatie du dollar a pris plus d'une fois des formes brutales.  Même la dernière intervention armée de l'armée US en Europe, ne fut pas dénuée d'arrière-pensées hégémoniques, comme le reconnaît l'historien Pauwels et comme le disait parfois à mi-voix le général de Gaulle, qui n'a pas apprécié les interventions US lors de la fin de la dernière guerre, dans une des phases de la guerre d'Indochine et dans le conflit algérien.... On ne parlera pas de celles qui ont joué et continuent à le faire dans le domaine économique, de manière plus ou moins habile et machiavélique. Pour ne pas parler d'actions plus directement politiques, comme à l'époque de Pinochet, la CIA aidant. Business first!                 __________________________

jeudi 8 septembre 2022

Le bâton et le dollar

      La diplomatie du dollar

                                             Par la force et (ou) la ruse...      ___ "J’ai toujours aimé le proverbe ouest-africain : « Parlez doucement et portez un gros bâton ; vous irez loin.", disait  Théodore Roosevelt, pour illustrer la diplomatie américaine et justifier les interventions militaires pour la conquête de nouvelles zônes d'influence, notamment sur l'île de Cuba, à son époque. Au fond, il ne faisait que reprendre une règle diplomatique courante et appliquer un principe déjà énoncé par Machiavel dans Le Prince.




     "...Bien que déjà en oeuvre avant sa présidence, Roosevelt a utilisé la force militaire à plusieurs reprises au cours de ses deux mandats avec une touche plus subtile pour compléter ses politiques diplomatiques et appliquer la doctrine Monroe lors de multiples interventions en Amérique latine. Cela comprenait la Grande Flotte Blanche, 16 cuirassés qui ont pacifiquement fait le tour du monde comme une illustration du prestige croissant mais neutre des États-Unis sous la direction de Roosevelt..."                        ____Une expression reprise récemment par Joe Biden.  Question de dosage...Parfois, avec plus de force que d'amabilité apparente, parfois avec plus de brutalité, comme sous Bush Junior, dans ses "croisades" moyen-orientales.. IL s'agissait d'ailleurs sous des prétextes les plus "nobles", de faire d'excellentes affaires en matière pétrolière et d'exploiter différentes ressources abondantes en Afghanistan, comme ce fut reconnu par la suite, après les échecs répétés sur le terrain. Mais ces aventures militaires tournant au fiasco ne furent pas perdues pour tout le monde...                 


                            Les guerres américaines, de conquêtes territoriales ou/et d'influences politico-économiques, furent pratiquement ininterrompues tout au cours de sa brève histoire. La diplomatie du dollar a pris plus d'une fois des formes brutales.  Même la dernière intervention armée de l'armée US en Europe, ne fut pas dénuée d'arrière-pensées hégémoniques, comme le reconnaît l'historien Pauwels et comme le disait parfois à mi-voix le général de Gaulle, qui n'a pas apprécié les interventions US lors de la fin de la dernière guerre, dans une des phases de la guerre d'Indochine et dans le conflit algérien.... On ne parlera pas de celles qui ont joué et continuent à le faire dans le domaine économique, de manière plus ou moins habile et machiavélique. Pour ne pas parler d'actions plus directement politiques, comme à l'époque de Pinochet, la CIA aidant. Business first!                 __________________________

samedi 14 mars 2026

Trump, chef de guerre

           C'est bien connu, puisqu'il l'affirme, Donald est un chef de guerre d'exception, même si c'est le prix Nobel qui  motive sa très modeste personne. Son expédition moyen-orientale risquée va-t-elle se solder par un succès sur l'intransigeance iranienne ou est-elle destinée à s'embourber, malgré la mise au pas de l'armée. Par manque d'anticipation, notamment. La simple opération punitive risque de tourner au cauchemar pour lui, dans cet affrontement non conventionnel, où une certaine cohésion se produit. Il n'a pas retenu la leçon les revers cinglants de Bush junior dans cet "Orient compliqué", comme disait de Gaulle déjà à son époque. Cela n'a rien à voir à l'opération vénézuélienne rondement menée. Il s'agissait déjà de pétrole. Depuis la fin de l'occupation ottomane, qui jouait le rôle de stabilisateur, c'est crise après crise, conflit après conflit, montée des extrêmes, alimentée par des courants islamistes extrêmes.    


                                                                                                                                          Officiellement, les USA ne veulent plus se mêler de ces conflits locaux. Dans les faits, leurs intérêts pétroliers qui les tiennent à l'Arabie saoudite, depuis 1945 notamment, les ramènent dans cette partie du monde et les conduisent  à trahir la doctrine Monroe, remise au goût du jour. Mais, " ...de la part d'un Président qui, dans son discours d’investiture, avait promis qu’on mesurerait son succès à l’aune des guerres dans lesquelles il ne se laisserait pas entraîner, l’année écoulée a comporté son lot de surprises. En revanche, la position de M. Graham n’a pas changé depuis trente ans. Un peu comme ceux qui vont répétant que l’Amérique décline, que ses coups de boutoir ne sont que convulsions et râles d’un empire agonisant, ou comme les européistes qui réagissent à l’avalanche de faillites de l’Union européenne en réclamant une organisation encore plus fédérale du continent, l’influent sénateur de Caroline du Sud ne possède qu’une clé à son trousseau : la guerre. Y compris quand il s’agit de débarrasser un allié — Israël, par exemple — d’un ennemi — au hasard, l’Iran. Dans l’avion présidentiel qui le ramène de Mar-a-Lago, M. Graham va donc demander à son ami et partenaire de golf — on prétend qu’il laisse gagner M. Trump pour entretenir leur amitié — de tuer l’ayatollah Ali Khamenei, « Hitler moderne » et « nazi religieux ». Au risque d’un embrasement régional ? Nullement, car, « si tout se passe bien, la paix intervient. Tout le terrorisme parrainé par un État s’arrête. Le Hezbollah, c’est terminé. Le Hamas, c’est terminé. Israël et les Saoudiens font la paix. Et c’est une nouvelle ère pour le Proche-Orient (1) ». Une opération militaire, et l’arrière-cour américaine est débarrassée des narcoterroristes ; une autre guerre, et le Proche-Orient s’éclaire..." La magie pourra s'opérer, prix Nobel à la clé!...                                                                                                                                                   C'est Pete qui est à la barre, alors cela risque d'être compromis, avec son projet de vengeance destructrice. Un piège, dans une guerre sans fin? On a connu cela en Afghanistan. Les risques d'embrasement se précisent, qui ferait le jeu de Téhéran...Les gros sabots de l'oncle Sam risquent de mener au pire. L'impasse politique joue contre le généralissime au discours fumeusement pacifiste, qui n'a toujours pas la moindre accord du Congrès...Pour s'engager dans la seconde guerre mondiale, Roosevelt dû déployer pas mal de moyens et de persuasion pour faire accepter l'entrée en guerre. Plus tard, Bush utilisa la ruse et le mensonge à l'ONU pour s'engager dans la piteuse et meurtrière aventure irakienne. On a vu ce qu'on a vu... Et quand Dieu est mêlé à l'affaire...          __ Questions en suspens ______

jeudi 8 janvier 2026

Varia

__ Vassalité

__ Une vie

__ Doctrine Monroe

__ Mécontentement

__ Le procureur

__       Le vice-roi  >>

__ Cyberattaques     

__ Besoin de bière?

__ Absolute Resolve  

__ Concurrence chinoise

__ Fédérateur de l'Europe?

__ Austérité culturelle    

__ Vénézuela: scénarii    

__ Le jour d'après

__ Israël: recul démocratique

__ Pétrole et contrôle mondial

__ Soulagement et angoisse

__ Une affaire de pétrole


       ____________  Affaiblir l'Europe ______________

samedi 23 janvier 2010

Le dollar, l'empire et la monnaie

Le dollar sur la défensive ?

Chute programmée?

-Une monnaie dévoyée
_________ Le dollar et l'Empire
"« Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »
Nathan Rothschild, 1791
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"L'Empire des dettes"



____Au vu des choix économiques adoptés par La Maison Blanche et les lobbies financiers, rares sont ceux qui parient sur la pérennité du dollar et sa suprématie durable, dans une Amérique devenue insolvable
Si la chute du dollar est en partie due à la volonté d'exporter dans de meilleures conditions et de renforcer la difficulté d'importer, donc de faire payer aux autres pays une partie de la dette abyssale, elle est aussi et surtout l'effet d'une dégradation de fait d'un système qui s'épuise à se recomposer et à durer, mais dans les conditions à peu près identiques qu'avant l'éclatement de la crise. On conserve la même logique que celle qui a mené au désastre, ce qui laisse présager de nouvelles déconvenues.

____________________________De l’émergence et du déclin du règne de l’étalon-dollar-

"...Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d’assurer leur gigantesque source de revenu qu’est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l’euro, tels l’Irak, l’Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l’augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme «réserves monétaires». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n’est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde.
.."

-Le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l’argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l’ensemble des biens-fonds des Etats-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu’à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel («executive order number 11110»).
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Point de vue

-La fin de l'hégémonie du Dollar - AgoraVox:

______"Il a été dit, très justement, que celui qui détient l’or fait la loi. Dans des temps plus reculés, il était communément admis qu’un commerce honnête et équitable nécessitait qu’une chose pourvu d’une réelle valeur soit obtenue de l’échange. Au départ était donc le troc. Et puis, on découvrit le pouvoir d’attraction universel de l’or et sa commodité pour l’échange des denrées les plus encombrantes. Non seulement l’or facilite les échanges de biens et services, mais il sert également comme réserve de valeur pour celui qui souhaite épargner en cas de temps durs. Bien que la monnaie se développait naturellement dans le marché, les gouvernements, gagnant en puissance, prirent le contrôle exclusif de celle-ci. En certains temps, les gouvernements réussissaient à garantir la qualité et la pureté de l’or, mais au fil du temps, ils apprirent à dépenser plus que leurs revenus. L’augmentation des impôts ou l’invention de nouvelles taxes provoquaient éternellement l’ire de la population, rois et césars apprirent donc rapidement à gonfler leurs devises en réduisant la quantité d’or de chaque pièce, et ce en espérant toujours que leurs sujets ne découvriraient pas l’escroquerie. Mais le peuple le fit toujours, et signifiait son mécontentement. Cela poussa les gouvernants à rechercher davantage d’or par la conquête d’autres nations. Les gens s’accoutumaient à vivre au dessus de leurs moyens, appréciant le pain et le cirque. Financer des folies par la conquête de terres étrangères semblait être une alternative logique à un travail plus dur et plus productif. D’ailleurs, la conquête ne rapportait pas seulement de l’or mais également des esclaves. L’imposition des habitants des territoires conquis apportait elle aussi une motivation pour la construction d’empires. Ce système marcha correctement pendant un temps, mais le déclin moral de la population conduisait à une fainéantise, une réticence à produire par soi-même. Le nombre de pays pouvant être mis à sac était limité et cela menait toujours les empires à leur chute. Quand l’or ne pouvait plus être obtenu, la puissance militaire s’écroulait. En ces temps, ceux qui détenaient vraiment l’or faisaient les lois et vivaient bien. Cette règle générale perdura au travers des époques. Quand l’or était utilisé, et que les lois protégeaient le commerce honnête, les nations productives prospéraient. Mais quand les nations riches – avec des armées puissantes et l’or – ne concentraient leurs forces qu’à la construction d’empires pour faire de l’argent facile elles déclinèrent.
Aujourd’hui les principes restent les mêmes, mais le processus diffère : l’or n’est plus la devise du royaume, mais le papier. Désormais, « celui qui imprime la monnaie fait la loi » ; du moins pour le moment… Bien que l’or n’est pas utilisé, les buts sont donc les mêmes : contraindre les pays étrangers à produire ; financer l’Etat par le biais d’une supériorité militaire et le contrôle des machines à imprimer la monnaie. Puisque l’impression de papier-monnaie n’est rien de moins que de la contrefaçon, l’émetteur de la devise internationale doit toujours être le pays disposant de la puissance militaire pour garantir le contrôle du système. Ce plan semble idéal pour obtenir une richesse perpétuelle. Le problème, cependant, est qu’un tel système détruit la morale de la nation contrefactrice, comme c’était le cas quand l’or était la monnaie et qu’elle était obtenue par la guerre. Cela détruit la volonté de produire et d’épargner, en même temps que cela encourage à la dette. Quand le papier-monnaie est rejeté, ou quand l’or s’épuise, richesses et stabilité politique sont perdues. Le pays passe alors d’une vie au dessus de ses moyens à une autre en dessous, jusqu’à ce que le système économique et politique s’ajuste aux nouvelles règles ; - des règles qui ne sont cette fois plus écrites par les détenteurs de la défunte presse à papier...______« La diplomatie du Dollar », une politique instituée par William Howard Taft et son secrétaire d’Etat Philander C. Knox, fut conçue pour promouvoir les investissements commerciaux U.S en Amérique latine et en extrême orient. McKinley fomenta une guerre contre l’Espagne en 1898 et le pendant de Theodore Roosevelt à la doctrine Monroe précéda l’agression de Taft pour utiliser le dollar et l’influence diplomatique pour sécuriser les investissements à l’étranger. La signification du changement opéré par Roosevelt était que nos interventions pouvaient maintenant être justifiées par la simple faiblesse apparente d’un pays (nous intéressant) vis-à-vis de l’influence de l’Europe. Non seulement avons-nous revendiqué un droit, mais également une obligation pour le gouvernement de protéger nos intérêts commerciaux des européens. Cette nouvelle politique talonna la diplomatie « gunboat » de la fin du 19eme siècle et signifiait que nous pouvions acheter de l’influence avant de menacer d’utiliser la force. A ce temps la diplomatie du dollar de William Howard Taft était clairement mise au point. Les semences d’un futur empire américain étaient plantées et destinées à grandir dans le terreau politique fertile d’un pays qui perdit son amour et son respect pour la république léguée par les auteurs de la constitution. En effet, en peu de temps, la diplomatie se transforma en hégémonie, dans la seconde moitié du 20eme siècle. Cette transition ne pu se réaliser qu’avec un changement dramatique dans la politique monétaire et dans la nature du dollar lui-même..._____L’accord de Bretton Woods de 1944 « figea » le dollar comme monnaie de réserve mondiale, remplaçant ainsi la livre anglaise. Grâce à nos forces politiques et militaires, et parce que nous avions une masse importante d’or, le monde accepta notre dollar (fixé à 1/35ème d’une once d’or) en tant que monnaie de réserve mondiale...

Le 15 aout 1971 : Nixon met fin à la convertibilité dollar-or

Tout ceci finit le 15 aout 1971. Nixon ferma le robinet et refusa de payer la moindre once des 280 million restantes. Fondamentalement, nous avions déclaré notre insolvabilité et chacun reconnaissait qu’un autre système monétaire devait être conçu pour stabiliser les marchés. Etonnamment, un nouveau système fut conçu autorisant les USA à faire marcher la planche à billet pour la monnaie de réserve mondiale, et ce sans restrictions ! – même pas un semblant de convertibilité avec l’or. Alors que la nouvelle politique était encore plus profondément défectueuse, on permettait malgré tout à l’hégémonie du dollar de s’étendre
._______ « Pétrole payable en dollar exclusivement ».Réalisant que le monde s’embarquait dans quelque chose de nouveau l’élite des gérants de fonds (« money managers ») avec un fort soutient de la part des autorités, trouvait un accord avec l’OPEP (Organisation des pays producteurs de pétrole) pour fixer le prix du pétrole en U.S dollars exclusivement, pour toutes les transactions mondiales. Le dollar gagna ainsi une place particulière parmi les devises mondiales, et fondamentalement, le dollar était ainsi garanti par le pétrole. En retour, les Etats-Unis promirent de protéger les divers royaumes riches en pétroles du golfe persique contre les menaces d’invasions ou de coup d’états intérieurs. Cet arrangement contribua à alimenter l’islamisme radical parmi ceux qui rejetaient notre influence dans la région. L’accord donna au dollar une force artificielle avec d’extraordinaires bénéfices financiers pour les USA. Cela nous permit d’exporter notre inflation monétaire en achetant du pétrole et d’autres biens avec une importante ristourne tandis que l’influence du dollar prospérait....
la relation dollar/pétrole doit être maintenue pour sauvegarder la prééminence du dollar. La moindre attaque contre cette relation sera énergiquement arrêtée, comme cela a déjà été fait. En novembre 2000, Saddam Hussein demanda des euros pour son pétrole. Son arrogance était une menace pour le dollar, son manque de puissance militaire n’a jamais été une menace. Lors de la première réunion du cabinet de la nouvelle administration en 2001, déclara le secrétaire du Trésor Paul O Neill, le principal sujet abordé était de déterminer comment nous allions pouvoir nous débarrasser de Saddam – bien qu’il n’y avait pas de quelconques indices selon lesquels il représentait une menace. Cette forte inquiétude au sujet de Saddam surprenait et choquait O Neill....
C’est un bénéfice inestimable pour nous d’importer des biens de valeur et d’exporter des dollars qui se déprécient.

Les pays exportateurs sont devenus accro à nos achats dont dépend leur croissance économique. Cette dépendance les rend complices pour continuer l’escroquerie, et leur participation maintien la valeur du dollar artificiellement élevée. Si ce système était viable à long terme, les citoyens américains n’auraient jamais plus besoin de retravailler. Nous aussi nous pourrions apprécier le « pain et le cirque » comme les romains le faisaient, mais leur or s’épuisa finalement et l’impuissance de Rome à continuer le pillage des nations conquises mit fin à leur empire...

La même chose nous arrivera si nous ne changeons de cap. Bien que nous n’occupons pas de terres étrangères pour piller directement, nous avons néanmoins répandu nos troupes dans 130 pays à travers le monde.
Notre effort intense pour déverser nos forces dans le Moyen orient riche en pétrole n’est pas une coïncidence. Mais contrairement aux vieux jours, nous n’affirmons pas notre droit de propriété direct sur les ressources naturelles ; - nous insistons juste sur le fait que nous puissions acheter ce que nous voulons en payant avec notre propre papier-monaie.
N’importe quel pays qui conteste notre autorité le fait à grand risque...

les pays qui contestent ce système – comme l’Irak, l’Iran et le Vénézuela – deviennent les cibles des changements de régimes que nous planifions.Ironiquement, la supériorité du dollar dépend de notre force militaire, et de même, notre force militaire dépend du dollar. Aussi longtemps que les bénéficiaires étrangers prennent notre dollar en l’échange de leurs biens et acceptent de financer notre consommation extravagante et notre militarisme, le statu quo continuera peu important l’importance que notre dette extérieure prendra....
La loi économique selon laquelle un commerce honnête nécessite une monnaie fondée sur des choses disposant d’une réelle valeur ne peut pas être abrogée. Le chaos qui un jour résultera de notre expérience longue de 35 années de monnaie mondiale basée sur la confiance (« world fiat money ») nécessitera un retour à une monnaie ayant une réelle valeur. Nous saurons que ce jour approche quand les producteurs de pétrole demanderont de l’or, ou son équivalent, plutôt que des dollars ou des euros. Le plus tôt sera le mieux."
_________________["La suprématie du dollar ne va pas sans domination militaire et politique des pays producteurs de pétrole et vice versa. Mais l’objectif n’est pas seulement de maintenir l’empire, mais de saper de manière préventive deux puissances commerciales et économiques potentiellement concurrentes : l’Union Européenne et la Chine.Pour la première, les Etats-Unis procèdent par division politique au moyen du Royaume-Uni et de certains pays de l’Est nouvellement intégrés dans l’UE, sans oublier le basculement récent de la France de Sarkozy et de l’Allemagne de Merkel dans l’internationale libérale dirigée par la finance étasunienne.Pour la Chine, il n’y a qu’à méditer les récents évènements : troubles dans le Xinjiang, privation de la Chine de toute relation avec les pays du Moyen-Orient ou d’Asie centrale qui pourrait mettre en danger les intérêts américains ; la guerre d’Afghanistan sert en premier lieu à cela (empêcher la chine de mettre pied en Asie centrale riche en pétrole ) et il n’y a pas que les EU qui y ont des intérêts géostratégiques mais aussi l’UE, l’Inde, la Turquie et le régime d’Arabie Saoudite, par exemple. L’Iran est dangereux pour les EU en ce sens qu’il pourrait nouer des liens stratégiques à terme décisifs avec la Russie et la Chine. Les récents évènements du Yemen visent aussi la Chine dans ce sens qu’il faut maîtriser le circuit d’approvisionnement de cette dernière en pétrole (40% du pétrole transite par la mer rouge).On voit bien donc que le fragile nouvel ordre mondial repose désormais sir la relation Etats-Unis – Chine : La Chine doit travailler pour les Etats-Unis si elle veut que son économie puisse continuer à croître et de l’autre côté, les Etats-Unis doivent être à même d’asphyxier financièrement ou de priver la Chine de pétrole à tout moment.-B.K.]

-Système monétaire mondial – crise du dollar
>Système monétaire mondial – crise du dollar.<
_______-L'empire des dettes : à l'aube d'une crise économique épique - AgoraVox
_____-La chute du dollar déclenche des inquiétudes en chaîne____-Faut-il avoir peur de la chute du dollar ?____-Dollar : le début de la fin ?-La fin de la récré ! ____- AgoraVox-Le sacrifice du Dollar____ - AgoraVox-La crise bancaire n’est pas terminée____- Le dollar devient une crise eschatologique____-Sarkozy incapable de tourner la page du dollar,
- Escroquerie à la Réserve fédérale : de Bernanke à Bernankoff ?
- La FED: escroquerie monétaire et endettement des nations
_____________Michael Moore bouge encore!-
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-Dollar en détresse
-Fin du dollar roi ?
- Menaces sur le dollar
-Ambivalente monnaie
-Pouvoir des banques

jeudi 19 mars 2026

Cuba: retour à la cause départ?

En pire.   Dans le giron de l'oncle Sam

                                             Les infortunes d'un île abandonnée

      L'appétit du locataire de la Maison Blanche est sans limites sur la terre américaine. Sans vergogne, il s'agit de business. Après les ambitions groënlandaises, encore en suspens, le hold-up à Caracas, voici venir l'appétit pour La Havane, l'ancien "protectorat"... (Toute) l'Amérique aux Américains! a décrété the big Président. Pour leur plus grande richesse...                                                                                                              L'étau se resserre. Un retour au bon vieux  temps, quand les USA administraient l'île et profitaient de ses ressources avec les mafias implantées? C'était le bon temps...quand le luxe s'étalait outrageusement à La Havane. Il y a encore de bonnes affaires en perspectives à deux pas de la Floride, dans cette perle des Caraïbes.  Triste destin que celui de cette île où la musique est reine, mais où la vie devient de plus en plus compliquée, pour utiliser un euphémisme. L'histoire n'a pas joué en sa faveur. Le blocus US a asphyxié la fragile économie de l'ïle, l'amenant à se livrer à d'autres dépendances pour survivre et à s'humilier, en demandant grâce.                  "... Après la guerre d'indépendance cubaine les États-Unis exercent une influence considérable sur l'ile. L'amendement Platt, imposé par le Congrès des États-Unis à la Constitution cubaine, octroie deux bases militaires à l'armée américaine, donne à celle-ci le droit d'intervenir partout dans l'ile, et interdit au gouvernement cubain de signer tout traité qui « affecterait son indépendance » ou de contracter des dettes publiques. Aux termes de ce texte, le gouvernement américain se réserve le droit d'« intervenir pour la préservation de l'indépendance cubaine et le maintien d'un gouvernement qui assure la protection de la vie, de la propriété et des libertés individuelles ». Les capitaux américains deviennent propriétaires d'une grande partie de l'économie cubaine : plantations de cannes à sucre et de tabac, mines et chemins de fer, électricité, eau et téléphone... "                                                                                [         Trump est prêt à tout, à l'arbitraire indéchiffrable. Mais le but est clair: faire tomber Cuba après l'avoir affaibli. L'histoire chaotique de l'île risque encore de connaître des épisodes humiliantes.....Malgré les promesses de résistance. La nouvelle cible de l'empereur risque de ne pas être facile à atteindre.                             " Le journaliste Herbert Mattiews avouait: "...La question se pose : si nous n’avions pas l’Amérique latine à nos côtés, notre situation serait dramatique. Sans accès aux produits et aux marchés d’Amérique latine, les Etats-Unis seraient réduits au statut de pouvoir de second rang » (The New York Times, 26 avril 1959). De cette préoccupation naît, dès le début du XIXe siècle, l’image de la région comme d’une « arrière-cour » à protéger — et à soumettre — coûte que coûte. Le projet se pare initialement des atours d’une préoccupation solidaire : en 1823, le président James Monroe condamne l’impérialisme européen et proclame « l’Amérique aux Américains ». Mais sa doctrine ne tarde pas à se transformer en un instrument de domination du nord sur le sud du continent.     Tantôt violent, tantôt discret, l’expansionnisme des Etats-Unis en Amérique latine façonna à ce point l’histoire du continent que de nombreux intellectuels continuent de voir la main noire de Washington derrière chacun des obstacles sur lesquels trébuchent les pouvoirs progressistes de la région. Au moment de chercher des responsables à leurs problèmes domestiques, les gouvernements latino-américains ne rechignent pas toujours à puiser à la source de cet anti-impérialisme mécanique, flirtant parfois avec les théories du complot. Il faut dire que le sentiment anti-yankee ne tombe pas du ciel sur le continent de José Martí : il découle de plus de cent cinquante années d’ingérences bien réelles, d’innombrables coups tordus et de vrais complots, manifestations d’une volonté d’hégémonie qui a connu plusieurs évolutions historiques.  Entre 1846 et 1848, le Mexique se voit dépouiller de la moitié de son territoire au profit du voisin du Nord. Puis, entre 1898 et 1934, les militaires américains interviennent à vingt-six reprises en Amérique centrale : ils renversent des présidents, en installent d’autres ; c’est le temps de la mise sous tutelle de Cuba et de Porto Rico (1898), (…)       _________________