Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

lundi 17 septembre 2018

Des boulots à la con?

Il y a travail et travail.
                           Les boulots à la con auraient-il  de l'avenir?
      Il est beaucoup de métiers (même si les métiers au sens classique tendent à disparaître) qui, heureusement ont du sens, faute parfois d'avoir de l'avenir.
  Où l'individu comme l'employeur ne s'investissent pas en vain, pour faire comme si, sans pression du milieu , des modes, des usages convenus, des intérêts financiers douteux, où ils y trouvent une satisfaction véritable, malgré la pénibilité, les frustrations, la fatigue.
   Le sens du travail, c'est une question qui est au coeur de toute activité de production ou de service, ce qui ne veut pas dire  que le travail soit toujours une fête. Plus que le travail en soi, ce sont les conditions de travail qui sont fondamentales dans la désirabilité ou non de l'activité productrice..
  On ne parlera pas de la pratique plus ou moins obscure de la placardisation, qui peut être un enfer.
     Or de plus en plus de types de travail n'ont d'utilité que l'apparence, alors que le travail devient une denrée rare. C'est le sentiment de l'inutilité qui pèse. C'est un phénomène qui prend plus d'ampleur qu'on ne le croit.
       La vacuité de l'activité est le plus souvent péniblement vécue.
            Si la pensée de Graeber mérite d'être nuancée, elle est indicatrice d'un malaise souvent vécu.
          Selon Graeber, d’innombrables salariés de la finance, du marketing ou du secteur de l’information sont aujourd’hui convaincus d’occuper des emplois inutiles, absurdes, voire nuisibles pour la société. Dans son truculent essai Bullshit Jobs (« Boulots à la con »), paru le 5 septembre aux éditions Les liens qui libèrent, David Graeber, anthropologue et professeur influent de la London School of Economics, explore les racines de ce phénomène, dont les conséquences ne se limitent pas à la souffrance professionnelle. Car au-delà, explique-t-il, notre société entière échoue à utiliser le progrès technologique comme un outil de libération des individus.
     Les emplois inutiles que vous décrivez n’ont-ils pas toujours existé ?        Oui, mais ils se sont multipliés de façon exponentielle ces dernières décennies. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les salariés conscients de la faible utilité de leurs emplois, comme ceux rencontrés pour ce livre : le consultant, dont les rapports ne sont lus par personne, l’assistant brassant de l’air car son chef a besoin de justifier sa position hiérarchique, l’avocat d’affaires gagnant de l’argent uniquement grâce aux erreurs du système… Des millions de personnes souffrent aujourd’hui d’un terrible manque de sens, couplé à un sentiment d’inutilité sociale. Ce qui peut sembler paradoxal : en théorie, l’économie de marché, censée maximiser les profits et l’efficacité par le jeu de la concurrence, ne devrait pas permettre à ces jobs peu utiles d’exister....

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