Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 22 septembre 2018

Re-plan santé

Encore une réforme pour la forme?
                                                      A la marge?
    Alors que c'est tout le système qui est en question. Tout un mode de gestion et de prise en charge des malades. Des principes de management, qui ont beaucoup à voir avec l'esprit du secteur privé, mais trop peu avec ceux de la spécificité de ce système qui s'éloigne peu à peu du service public.


     Un plan santé 2.0 s'annonce, qui risque d'être un emplâtre sur un jambe de bois, qui sauve la face sans s'attaquer au fond, après tant de dérives libérales.
   Si l'on veut conserver un des meilleurs système de santé au monde, il est temps de retrouver quelques principes de bon sens. Remettre le malade au coeur de l'institution, comme le réclament aussi plus d'un soignant, à quelque niveau qu'il soit.
   Le docteur Dupagne, non sans humour parfois mordant, remet en question les tares d'une organisation qui dégrade les conditions de travail et le bien-être des malades, selon un glissement qui vient déjà de loin.
   Que l' hopital soit en réanimation, cela commence à se savoir. On en parle en plus haut lieu et ce ne sont pas quelques mesures à la marge qui feront illusion.
   Les soins palliatifs doivent être abandonnés et il faut rompre avec la loi HPST et le principe, le  leurre de la tarification à l'activité.
     Soigner l'hôpital est devenu une urgence. Il est urgent de prendre un virage, mais pas n'importe lequel, si l'on ne veut pas glisser vers le système libéral anglo-saxon et notamment américain.
   Le nôtre fonctionne déjà à plusieurs vitesses dans les faits, et Véronique Vasseur lançait déjà un SOS il y a quelques années.
Le meilleur y côtoie souvent le pire et il ne faudrait pas jeter le bébé avec l' eau du bain.
   La situation financière, plus que tendue, est régulièrement signalée ici ou .
  Quand les infirmières n'ont plus le temps de parler aux malades, sommées d'être polyvalentes et de fonctionner au rendement, il y a des questions à se poser. 
    La "gouvernance" hospitalière demande une refonte d'urgence.
                   Ce ne sont pas (seulement) les hommes qui sont (ou peuvent être) malades, c'est le système et la logique productiviste qui la caractérise
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