Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

jeudi 12 mars 2020

Il y a 9 ans, Fukushima

En attendant les JO.
                          Après le désastre, qui affectera la région de Fukushima pendant longtemps encore, Tokyo veut redorer son blason, faire oublier certains effets bien présents et présenter une nouvelle vitrine, en invitant au "tourisme nucléaire" et en incitant une partie de la population, parfois à son corps défendant, à réinvestir les lieux. 
   Les mises en garde du premier ministre de l'époque ont été oubliées, comme les nombreuses protestations de la population et les avis de maints experts.

   Un problème loin d'être réglé, objet d'âpres discussions
         "...Le 19 décembre 2019, les organisateurs des JO ont dévoilé que le relais de la flamme olympique débutera le 26 mars prochain au J-Village, un complexe d'entraînement de footballeurs situé dans la préfecture de Fukushima et utilisé comme base opérationnelle durant la crise nucléaire.  Une mise en scène soigneusement étudiée pour exposer au monde la renaissance de la région après la double catastrophe, naturelle et technologique, de 2011. Mais l'eau contaminée de Fukushima vient jouer les trouble-fêtes et le dossier est à nouveau évoqué dans les médias le 24 décembre. Selon un fonctionnaire d'État, « l'option d'un simple stockage à long terme n'est plus envisagée ». Les jeux sont-ils faits ? Pas encore, le gouvernement ayant tout intérêt à attendre la fin des JO pour se prononcer...."
      L' amnésie ne se décrète pas. Beaucoup se souviennent là-bas.
         Malgré la propagande officielle qui joue son rôle insidieusement.
  Mais les mensonges et les rideaux de fumée n'ont pas eu tout à fait  les effets escomptés. La question cruciale de la désinfection reste posée.   Les contre-vérités sont nombreuses, même à l'extérieur du Japon, depuis les premiers communiqués de Tepco.
     Le gouvernement, pour des raisons économiques, incite la population à revenir sur les lieux, mais dans des conditions très discutées. Ces incitations forcées ne se passent pas sans tensions et sans drames.
     La situation n' est pas sous contrôle, contrairement aux déclarations du Premier ministre, même si la catastrophe absolue a pu être évitée de justesse.
         Il est toujours bon de se rafraîchir la mémoire, beaucoup ayant tiré un trait sur ce qui aurait pu mettre en péril une partie de la population nippone.
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