Mes articles dans AGORAVOX (qui n'est plus ce qu'il était...) -signés: ZEN)-

samedi 21 mars 2020

Journal de crise (1)

Petite revue de presse
                          On assiste à un confinement, qui commence à affecter en profondeur notre vie quotidienne , après un début teinté d'incrédulité et d'interrogations inquiètes. Tiendrons-nous? Comment?   Malgré la volonté de diversification de ses occupations, l' assignation à domicile modifie  notre conception du temps, notre rapport au réel, surtout social et familial. La confusion qui a présidé à l'établissement de règles nouvelles, diverses selon les pays, n'est pas faite pour apaiser les esprits les plus critiques.
     De plus, ce confinement est à double détente et les situations sont bien diverses selon les lieux et le niveau de vie. Il n'est pas également supporté.
     __ Que cette crise montante soit un révélateur de notre société, de ses dysfonctionnements et de ses tares, a été déjà plus d'une fois souligné, à des niveaux divers. Pas seulement au niveau matériel, mais aussi institutionnel.  La casse des services publics des vingt dernières années apparaît sous une lumière plus crue, obligeant l'Etat (qui, disait Reagan, était "le problème") à faire machine arrière, de manière parfois chaotique et périlleuse.
      __ Les conséquences psychologiques  de cette crise inédite risquent d'être lourdes, quand on en fera le bilan, Si un bilan peut être fait de données qui ne sont guère mesurables.
      ___ On perçoit à peine les incidences économiques globales de cette période dont on n'entrevoit pas la fin, à tous les niveaux, qui obligeront forcément les instances décisionnelles à prendre le chemin d'un new deal, qui devra être mondial ou ne sera pas.
      __ Les USA semblent s'engager dans une voie difficile, après les tergiversations de Trump. Les carences du système de santé et les inégalités criantes obligent le pouvoir à reconsidérer (momentanément) quelques principes ultra-libéraux, sans atteindre les engagements de Roosevelt en son temps. Plus par intérêt et par peur, redoutant une tragédie à l'italienne.
               ___ Un certain humour, heureusement, continue à être entretenu, pour calmer les angoisses et guérir les bleus de l'âme.
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