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jeudi 18 mars 2021

Demain, la vie

 Matière à penser   (suite)

                     La vie, sous toutes ses formes, des plus simples aux plus élaborées, est d'apparition récente à l'échelle de l'histoire de la terre . Elle peut être aussi de disparition rapide, lente ou accélérée, par des raisons naturelles ou culturelles, ou les deux à la fois. L'humanité peut contribuer à la mise en péril de sa destinée contingente et fragile, sans même parfois s'en rendre compte, parfois avec les meilleures intentions.
    Aujourd'hui, beaucoup d'experts sonnent le tocsin, pour une prise de conscience rapide des risques majeurs que nous avons largement contribué à créer, sans perspectives à long terme, comme si la nature n'était qu'un cadre neutre et un objet de transformation et d'exploitation infini, en vue de ressources toujours croissantes.
   C'est la fin d'un mythe, purement utilitaire, depuis longtemps entretenu par la pensée biblique, nous enjoignant à dominer la création, et par la pensée cartésienne et ses avatars à l'aube de la période moderne.
                 On constate les effets d'une attitude purement prédatrice de plus en plus généralisée et sans limites assignées. Les ressources ne sont pas illimitées, Des incidences climatiques accélérées relèvent de notre action collective, malgré l'ignorance et le déni, l'indifférence et parfois le cynisme.
  Les voeux ne suffisent plus.  L'action est urgentissime. Une action collective, internationale. Un travail de totale re-conversion nous attend, au niveau économique, de totale modification de nos modes de pensée et de vie, sans régressions, de mobilisation de nos meilleures ressources inventives. Faut-il attendre une catastrophe de grande ampleur pour que commence une amorce d'action sérieuse et durable? Le virage ne sera pas simple, demandera du temps, mais il est de plus en plus compté. Tellement d'intérêts sont en jeu comme autant de freins.
      Même si le pire n'est jamais sûr, il faut entendre certaines voix, qui ont le mérite de la clarté, même si elles paraissent trop abruptes, tranchées et simplifiées. Il faut parfois aller droit au but.
      L'homme n'est "rien" ou si peu, comme l'avait déjà noté Pascal avec force...Son environnement n'est pas une pièce rapportée.
         Beaucoup d'indices devraient nous alerter. Il n'y a pas que les oiseaux...Des sols sont à l'agonie...
   La pensée écologique, sous ses formes diverses, n'est pas d'hier. Une pensée diverse et variée, qui demande à être sans cesse réactualisée.
  On ne peut séparer l'économique et le vivant, 
comme certains économistes l'avaient déjà signalé, se refusant à élaborer une pensée hors-sol. Comme René Passet ou JM Harribey.
      S'informer d'abord est une priorité. Il y a tant à apprendre...et à changer, parfois de manière graduée, parfois de manière radicale. Dans le simple intérêt de notre avenir bien compris. Ce n'est pas la planète qu'il faut "sauver" (elle en a vu d'autres...), c'est notre fragile humanité.
          Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou , soit un économiste. [Kenneth Boulding]
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